Horizons de france 1968 1968.
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BERSOT (Ernest) ; RICARD (J-J-A.) ; REGAZZONI (Ant.) ; BEAUX (Jean-Jacques) ; DELAAGE (Henri) ; GUILLARD (M.) ; LOUANDRE (Ch.)
Reference : 677
Paris ; Paris ; Paris ; Paris ; Paris ; Paris : Hachette et Cie ; chez l'auteur ; E. Dentu ; Edouard Garnot ; E. Dentu ; Garnier frères ;, 1853 ; 1853 ; 1859 ; 1855 ; s. d. (vers 1857) ; 1853 ; 1853. UN RECUEIL D'OUVRAGES RARES
Paris : Hachette et Cie, 1853 ; Paris : chez l'auteur, 1853 ; Paris : E. Dentu, 1859 ; Paris : Edouard Garnot, 1855 ; Paris : E. Dentu, s. d. (vers 1857) ; Paris : Garnier frères, 1853 ; Paris : Hachette et cie, 1853. In-8° (120 x 173 mm) 192 pp. - 179 pp. - 104 pp. num. 3 à 106 (absence probable d'un premier feuillet bl.) - 155 pp. - 198 pp. - 36 pp. - 146 pp., demi-percaline, plats de papier marbré, tranches à fines mouchetures brune (reliure de l'époque). Recueil de 7 ouvrages d'ésotérisme reliés en un seul volume, dont des éditions originales rares. La plupart des textes portent sur le magnétisme animal. On a ainsi : Une édition originale de Mesmer et le magnétisme animal, le best-seller d'Ernest Bersot sur Franz Anton Mesmer (1734-1815), fondateur de la théorie du mesmérisme. (Caillet 1055). Une édition originale rare des Lettres d'un magnétiseur avec portrait de l'auteur gravé sur acier par E. Gervais en frontispice. De ce recueil de onze lettres on connaît surtout la sixième, adressée au marquis de Saint-Victor, qui traite d'expériences somnambuliques menées en présence de Victor Hugo, Théophile Gautier, Paul Lacroix, Roger de Beauvoir... (Caillet 9388 ; Dorbon-Ainé 4117). Une édition originale du Nouveau manuel du magnétiseur praticien précédé d'une introduction par un magnétiseur spécialiste, du célèbre magnétiseur italien Regazzoni. Entre 1855 et 1860, Regazzoni, qui exerçait alors à Paris, attirait foule de curieux et de médecins à ses séances expérimentales de magnétisme. Les récits de l'époque suggèrent que ses prouesses étaient grandes : dans son enthousiaste préface, Delaage évoque la technique du « foudroiement » : « avec la rapidité de l'éclair et la violence de la foudre, il les renverse dans un état de catalepsie » (p. 18). Regazzoni était également capable de provoquer la « nymphomanie » et la « turgescence mammaire » (p. 19) ! Dans ce manuel pratique, Regazzoni livre les techniques de son magnétisme spectaculaire. On apprendra ainsi à provoquer chez le sujet la catalepsie, la paralysie des sens et des membres ainsi que l'insensibilité. (Dorbon-Ainé 3953 ; Caillet 9213). Une édition originale très rare de De l'influence du magnétisme sur le développement de la voix et du goût en musique. Dans ce très curieux ouvrage, Jean-Jacques Beaux raconte ses expériences de magnétisme. Leur but, de manière tout à fait originale, est de développer chez ses trois sujets une oreille musicale et une jolie voix ! Le ton de l'ouvrage fait parfois sourire : « Alors Madame F..., blessée dans son amour propre, répondit : « Ah ! Je chantais bien avant d'être magnétisée. » Elle chantait comme une... meringue. (p. 79) (Dorbon-Ainé 254 ; Caillet 891). » L'ouvrage passionnant du journaliste Henri Delaage Le monde occulte ou mystères du magnétisme et tableau du somnambulisme à Paris ; plus qu'un traité de magnétisme, on a là le portrait de la société des disciples parisiens de Mesmer. Delaage insiste sur le caractère protéiforme du magnétisme et s'intéresse à toutes ses manifestations, du magnétisme thérapeutique au magnétisme divinatoire. Si Delaage était lui-même un grand défenseur du magnétisme, son ouvrage fait la part belle à la dénonciation des charlatans. Une édition originale peu commune de Table qui danse et table qui répond, expériences à la portée de tout le monde, une brochure portant sur le phénomène des tables tournantes. Il s'agit d'un recueil de témoignages visant à prouver la réalité de la « danse des tables ». L'auteur invite les sceptiques à reproduire l'expérience en détaillant le protocole prescrit par le Dr. Andrée. (Caillet 4843 pour l'édition de 1854 ; Dorbon-Ainé 2025). Une édition originale de La sorcellerie, qui détaille l'histoire de la sorcellerie occidentale de l'antiquité au Moyen-âge, en s'attardant plus particulièrement sur les charmes (lycanthropie, « l'aiguillette »...) et outils (talismans, baguettes, peaux de hyènes, pierres précieuses...) utilisés par les sorciers. Un chapitre est consacré au Sabbat tandis qu'un autre recense plusieurs cas d'accusation de sorcellerie. (Dorbon-Ainé 2765, Caillet 6808). Provenance : « B. on de M... », mention manuscrite sur la première garde. « Monsieur de Morague », transfert du papillon de relieur, « M. de Morague à relier œ toile anglaise ».
Paris : Société la Nationale, vers 1863. LE CATALOGUE D'UNE LÉGENDAIRE COLLECTION D'ART DU XVIIIE SIÈCLE, AUJOURD'HUI DISPERSÉE
Cahier in-f° (202 x 301 mm), [12] ff. dont le titre - [2] f. bl. manuscrits à l'encre brune sur papier vélin non filigrané, ligature de fil rose (travail de l'époque). Catalogue manuscrit, inédit, de la vente de gré à gré en 1863 de la nue-propriété de la célèbre collection d'objets d'art de François Walferdin à Georges de Monbrison (épelé parfois Montbrison). Cette copie du catalogue fut réalisée par ou pour la compagnie d'assurance sur la vie « La Nationale ». L'ensemble fut, selon un article de Claretie paru en 1880, « acquis par Georges Monbrison (1830-1906) contre 20000 livres de rente », mais donc conservé par Walferdin jusqu'à sa mort. Il semble y figurer plusieurs oeuvres de Fragonard inconnues des principales monographies et qui n'apparaissent pas au catalogue la vente Walferdin de 1880. Centrée principalement sur le XVIIIe siècle, la collection comprenait alors un total de 1154 tableaux, sculptures, lots de dessins et gravures, y compris de nombreuses pièces de Fragonard, dont Walferdin fut l'un des premiers collectionneurs : 113 tableaux, 5 miniatures, 426 dessins, 27 eaux-fortes, 4 contre-épreuves de dessins, et 89 gravures réalisées d'après ses oeuvres. Sont également représentés Claude Gillot, Jean-Baptiste Greuze, Carle van Loo, Antoine Watteau, Joshua Reynolds, Théodore Géricault, François Boucher, Pierre Prudhon, Jean-Antoine Houdon, etc. Pour chaque oeuvre, le catalogue recense les informations suivantes : pièce dans laquelle elle était accrochée au domicile de M. Walferdin, numéro d'ordre, désignation des tableaux (titre de l'oeuvre), hauteur et largeur (en cm) et parfois observations, à savoir : forme ou état ou particularité ou couleur ou technique. La collection Walferdin fut dispersée à sa mort au cours de deux ventes. Une première vente eut lieu à Drouot le 3 avril 1880. Aucun des 12 tableaux mis en vente le 3 avril 1880 n'apparaît dans notre catalogue manuscrit. Peut-être s'agit-il d'acquisitions postérieures à la vente de 1863. Claretie explique en effet « après la vente de cette collection déjà ancienne, Walferdin avait recommencé une petite galerie qui, à sa mort, est revenue à des collatéraux qui la font vendre ». La seconde vente, également organisée par Drouot, se tint du 12 au 16 avril de la même année. Le catalogue de cette vente recense 79 tableaux de Fragonard, 7 tableaux attribués à Fragonard, et 6 tableaux d'après Fragonard, ainsi quelques tableaux non-catalogués réunis sous le numéro 94 (une note manuscrite sur l'exemplaire du catalogue de la vente scanné sur Gallica indique que 6 tableaux auraient été vendus sous ce numéro). On compte également 8 miniatures par Fragonard et 1 par Mlle Gérard, 5 pastels par Fragonard et 1 d'après Fragonard, et enfin 379 dessins (la plupart réunis en lots), en plus d'un nombre inconnu de dessins non-catalogués vendus en lot sous le numéro 275. La vente rapporta la somme de 457 416 francs. Bien que le catalogue de cette seconde vente annonce que la collection « va être livrée aux enchères dans son intégrité, sans addition, sans retranchement » hormis « quelques productions de Fragonard trop libres pour être exposées » la comparaison soulève de curieuses différences. En effet, pour n'évoquer que les tableaux : la plupart des tableaux recensés en 1863 reparaissent dans la vente de 1880, malgré un occasionnel changement de titre ou d'attribution (par exemple, le n°49 du manuscrit, recensé comme l'esquisse du tableau « Paysage, un paysan dans l'eau chassant le bétail », est indiqué en 1880, n°92, comme une étude d'après Fragonard. Le n°83, « Le départ pour le bal de l'opéra », est quant à lui attribué à Mlle Gérard sous le n°119). Cependant, quelques tableaux vendus en 1880 ne sont pas documentés (aucun tableau de même dimension) dans le catalogue manuscrit de 1863 : aucune trace, ainsi, du n°20, « L'abdication de Marie Stuart », 31 x 23 cm. Plus curieusement encore, au moins 16 tableaux indiqués dans le catalogue manuscrit de 1863 ne semblent reparaître (même en prenant en compte les changements de titre et d'éventuelles erreurs dans les dimensions) ni dans la vente du 3 avril, ni dans celle des 12 au 16 avril. Ces tableaux comprennent notamment : - N°24, « Triomphe de Flore », 30 x 49 cm. Rosenberg ne semble documenter aucun tableau de sujet et de dimensions similaires. - N°27 « Le pot au lait », ovale, 64 x 53 cm, sans bordure. Cette toile célèbre (la hauteur et la largeur sont vraisemblablement inversées sur le manuscrit) est conservée au musée Cognacq-Jay. Ni le catalogue de l'exposition « Fragonard, les plaisirs d'un siècle » (musée Jacquemart-André, n°21) ni Rosenberg n'évoque sa présence dans la collection Walferdin. Le catalogue Jacquemart-André retrace ainsi ses provenances successives : « vente Prault 27 novembre 1780 ; vente N. Ponce, 12-16 décembre 1831, n°1 ; vente 9 février 1848, n°65 ? ; vente 26 novembre 1849, n°58, La Cruche renversée ? coll François ? vendu à E. Cognacq, 15 décembre 1913. » Rosenberg ajoute : « [Cuzin] accepte, avec prudence, une seconde version « sur parchemin » du tableau, de mêmes dimensions que la toile du musée Cognacq-Jay, disparue depuis la vente Doistau du 5-6. III.1937 ». - N°72, « Les petits chiens et leur maîtresse », 78 x 61 cm. Rosenberg ne semble documenter aucun tableau de sujet et de dimensions similaires. Le titre évoque deux tableaux bien connus de Fragonard, mais leurs dimensions sont différentes : « La jeune fille aux petits chiens » (ovale, 61 x 50 cm) et « L'éducation fait tout » (55 x 68 cm, également un dessin au bistre présent dans la collection Walferdin). Certaines oeuvres, reparues au catalogue des ventes, ont suivi des parcours moins mystérieux. Par exemple : - Le buste en terre cuite de Mirabeau par Jean Antoine Houdon fut acquis en 1880, pour la somme de 4000 francs, par l'état pour le Musée du Louvre. - Le début du modèle, huile sur toile ovale, fut vendue pour la somme de 15 000 francs à Édouard André lors de la vente de 1880 ; elle compte encore aujourd'hui parmi les pièces maîtresses du Musée Jacquemart-André. - Le sacrifice au Minotaure, huile sur toile, fut acquise par M. Brame pour la somme de 5 300 francs à la vente de 1880. Après un passage par la collection Jacques Doucet, dispersée en 1912, la toile reparaîtra en vente en novembre 2023. Elle est estimée à ce jour entre 4 000 000 et 6 000 000 d'euros. Homme politique d'orientation libérale, physicien inventeur de l'hypsothermomètre et de l'hydrolocomètre, François Walfredin (1795-1880) collabora également à l'édition Brière des oeuvres de Denis Diderot. Un « portrait » plus littéraire, signé par Clarétie et paru dans la Chronique du Temps, le dépeint de la sorte : M. Walferdin « fut un type du vieil amoureux des jolies choses du temps passé, un amant du dix-huitième siècle alors que le dix-huitième siècle était alors méconnu [...]. M. Walferdin s'était comme retiré dans son logis de l'île Saint-Louis, et il y vivait en compagnie de Fragonard. Ah ! Fragonard ! C'était, je ne dirai pas « son homme », cette fois : c'était son Dieu, son demi-dieu, si l'on veut, car Denis Diderot passait peut-être avant Frago dans l'admiration de M. Walferdin. Encore n'en répondrais-je point. » (in Revue de l'Agenais et des anciennes provinces du sud-ouest, 1880, vol. 7, pp. 178). Ce catalogue nous semble essentiel pour l'étude de l'oeuvre de celui qui est l'un des principaux représentants du style rococo et l'un des plus grands noms de la peinture française. Bibliographie : - Portalis, Roger Baron. Honoré Fragonard, sa vie et son oeuvre. Paris : J. Rothschild. 1889. - Le même « La collection Walferdin et ses Fragonard », in Gazette des Beaux-Arts, avril 1880. pp. 297-322. - Rosenberg, Pierre. Tout l'oeuvre peint de Fragonard. Paris : Flammarion. 1989. - Dupuy-Vachey, Marie-Anne. Fragonard. Les plaisirs d'un siècle, cat. exp. Paris, Musée Jacquemart-André, 2008. Quelques feuillets légèrement effrangés, petite mouillure marginale en fin d'ouvrage.
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Paris : Bance, 1856. NOTRE-DAME DE PARIS VUE PAR SON RESTAURATEUR LE PLUS CONTROVERSÉ
In-12° (185 x 118 mm), [4] ff. - 132 pp. - 4 pp. - [5] pl., broché tel que paru. Édition originale, illustrée de 2 plans et de 3 planches gravées, de cet ouvrage publié en 1856 alors que les travaux de restauration de la cathédrale entrepris par Viollet-le-Duc arrivaient à leur terme. Mêlant l'histoire de Notre-Dame à des descriptions architecturales d'une impressionnante exhaustivité, l'ouvrage témoigne du souhait des auteurs de voir « renaître [ses] anciens jours de foi et de grandeur, en même temps que, par les soins du gouvernement, les artistes de notre époque lui rendent son antique parure, effaçant de toutes parts les outrages du temps et des hommes. » (p. 132). Membre du Comité de la langue, de l'histoire et des arts de la France et de la Commission des édifices religieux, Ferdinand de Guilhermy (1808-1878) partageait avec Viollet-le-Duc une passion pour l'archéologie du Moyen-Âge. Ce-dernier, qui s'était fait connaître sur le chantier de la basilique de Vézelay, s'engagea en 1843, avec Jean-Baptiste-Antoine Lassus, sur un vaste projet de restauration de Notre-Dame, que le siècle précédent n'avait pas épargnée. Il y introduisit des ornements d'un style novateur, précurseur de l'Art nouveau. La plupart de ces décorations, jugées trop fantaisistes, seront remplacées en 1945 -- on conserva néanmoins ses célèbres gargouilles. Viollet-Le-Duc justifie son parti-pris artistique dans un chapitre portant sur la décoration et l'ameublement de la cathédrale : « Il n'existe peut-être dans aucun des diocèses de France une église épiscopale dont la décoration intérieure soit aussi peu en rapport avec la dignité de son caractère. » (p. 109). C'est en effet avec émotion que les auteurs décrivent, par exemple, la destruction des vitraux du Moyen-Âge ordonnée par les chanoines sous Louis XV : « Pierre Levieil, fabricant de vitraux modernes, et destructeur patenté de vitraux anciens, raconte froidement qu'il eut mission de démonter toutes les verrières de la nef et du choeur de Notre-Dame pour les remplacer par du verre blanc [...] » (p. 119). Curieusement, la flèche de Notre-Dame, qui ne fut inaugurée qu'en 1859, est représentée sur les gravures ; il s'agit donc autant d'une « description » que du projet de Le-Duc pour l'édifice. Quelques rares rousseurs, habiles petites restaurations au dos.
Paris : Audot, 1824. A DESTINATION DES ROSOMANES, RHODOGRAPHES ET AUTRES RHODOLOGUES
In-8° (217x139 mm) de [2] ff. - viii - 182 pp. - 24 pp. (catalogue d'Audot), maroquin vieux rose, dos lisse, entièrement non rogné (reliure moderne). Première édition française du Rosarum Monographia, modifiée par rapport à l'originale anglaise ; ce traité botanique eut une importance considérable pour les « rosomanes » du XIXe siècle. Entre 1815 et 1870, hors la France et la Belgique, « le seul pays européen qui comptait en matière de roses, était l'Angleterre » (Joyaux, p. 145). Les botanistes voyageurs anglais se succèdent, rapportant en Europe quantité de roses nouvelles. Ces découvertes attisent au sein de la classe bourgeoise une véritable fièvre « rosophile » : il s'agit non seulement de constituer une collection spectaculaire, mais également, à l'âge d'or de la taxonomie, d'établir son autorité parmi les « rhodographes » et « rhodologues ». Pour servir aux botanistes comme aux amateurs, Auguste de Pronville fait paraître en 1818 une Nomenclature raisonnée des espèces, variétés et sous-variétés du genre Rosier, fondée sur l'observation des roses conservées dans les jardins et pépinières parisiens. Claude-Antonius Thory lui succède en 1820, avec son Prodrome de la monographie du genre rosier. C'est toutefois en Angleterre que paraît la nomenclature qui fera le plus longtemps autorité : John Lindley, s'appuyant notamment sur la collection du botaniste explorateur John Banks (dont il documente la bibliothèque et l'herbier), publie sa Rosarum Monographia (1820). Il y identifie 76 espèces de roses, dont 13 nouvelles. Une seconde édition de l'ouvrage parait en 1830. Auguste de Pronville, donnant en 1824 la première traduction française du Rosarum Monographia, amène à 78 (plus 21 espèces « douteuses ») le nombre d'espèces documentées. L'ouvrage s'ouvre sur une réflexion, composée par le traducteur, concernant l'histoire de la rhodographie et les différentes nomenclatures appliquées au genre rosier. Il remplace également l'appendice de Lindley sur les roses cultivées dans les jardins des environs de Londres par un appendice décrivant les espèces, variétés et sous-variétés cultivées dans les jardins des environs de Paris tel que celui de la Malmaison, initié par la passionnée Joséphine de Beauharnais et documenté par le peintre Redouté. Bibliographie : JOYAUX, François. La rose, une passion française. Bruxelles : éditions complexe. 2001. Très pâle mouillure marginale interne angulaire en tout début d'ouvrage, quelques rousseurs éparses.
Robert Laffont, collection Bouquins, 1989. 2 forts volumes in-8 brochés (plus de 1110 + 1160 pages), couvertures décorées, très légèrement défraîchies. Epuisés.
"Il est bien vrai que les gens gagnent à être connus, disait Jean Paulhan qui ajoutait tout aussitôt : Ils y gagnent en mystère. Cette boutade, Léo Malet aurait pu la donner comme devise à son détective de choc Nestor Burma. Il aura fallu longtemps pour que justice soit enfin rendue à l'inventeur du roman " dur à cuire ", du roman noir français, quelque cinq ans avant son explosion dans la " série " de même couleur. On pourrait reprendre, à propos de Léo Malet, la célèbre formule que Raymond Chandler a écrite à propos de Dashiell Hammett : " Il a sorti le crime du vase vénitien et l'a laissé tomber dans la rue ". Nestor Burma a certes des traits communs avec ses cousins " privés " d'Amérique qu'il s'est découverts sur le tard. Tout comme eux il est un peu râpé, gouailleur, faussement cynique, spécialiste des causes fauchées, tordues, se faisant dérouiller plus souvent qu'il ne met " le mystère K.O. " Et surtout il doit beaucoup aux expériences aventureuses et aux mille et un métiers de son créateur. On trouvera dans le présent ouvrage les toutes premières enquêtes de Burma, quatre nouvelles recueillies pour la première fois et le début de la grande fresque des Nouveaux Mystères de Paris. On sait que Léo Malet a transformé le plan de Paris en un vaste jeu de marelle où son héros doit résoudre un crime par arrondissement. Il lui reste encore cinq cases à remplir pour réussir le pari qu'il s'est fixé. Nous ne doutons pas qu'il ne finisse par gagner le Paradis ou, ce qui revient au même, à atteindre le 20è cercle de son Enfer, de ce Paris sordide, poétique et secret où résonne en sourdine la complainte des pauvres mecs."