Paris, Firmin-Didot, 1862. In-12 en pleine basane au dos lisse orné de filets, roulettes d'encadrement, et d'étoiles dorés, d'un décor romantique sur les plats estampés à froid. Faux-titre et titre, 592 pp. Illustré d'un portrait de l'auteur en frontispice. Reliure un peu frottée, petite épidermure sur le plat supérieure, quelques rousseurs.
Reference : DEZ-7408
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Editions de France, 1925, in-12, iv-298 pp, 125 dessins dans le texte et à pleine page, une carte, broché, couv. illustrée, bon état
Le redressement économique de 1923 et ses conséquences formidables (« malgré tout, le rentier allemand a moins perdu que le rentier français ») ; La République et les partis ; Pacifisme et bellicisme. — "M. Jean de Granvilliers nous expose, en une série de chapitres bien documentés, ce qu'il lui est apparu de “l'Allemagne, comme je viens de la voir”. Certes le livre de M. de Granvilliers est des plus intéressants et des plus utiles, car nous ne saurons jamais assez ni trop ce qui se passe en Allemagne, dans l'Allemagne haineuse et sournoise, telle que l'a laissée sa défaite, dans l'Allemagne où fermentent tous les espoirs perfides ou brutaux de revanche, dans cette AIlemagne qui ne devrait être à cette heure, si la guerre avait eu sa fin véritable et ses conséquences logiques, qu'une colonie exploitée en commun par les Alliés. Mais il n'en est pas ainsi et M. Jean de Granvilliers nous en apporte le témoignage. Son livre est fait pour augmenter nos justes méfiances, car il nous renseigne sur l'état matériel, intellectuel et moral de nos fâcheux voisins d'outre-Rhin. Or, si nous en croyons M. Jean de Granvilliers, et il n'y a aucune raison pour ne pas croire un observateur impartial et avisé, l'Allemagne s'est montrée à lui dans une inquiétante vitalité et dans un redoutable état de relèvement. Certes, elle n'est pas encore redevenue l'Allemagne impériale, mais elle est toujours une Allemagne profondément militariste et profondément laborieuse. Cette Allemagne. M. de Granvilliers l'a étudiée dans son redressement économique, dans ses services publics, dans son enseignement, dans ses distractions, dans ses partis politiques, partout où se manifeste, par des indices minimes ou des marques plus apparentes, l'activité de sa vie nationale. Aussi, le livre de M. Jean de Granvilliers est-il un livre à lire et à méditer, un livre de document et d'avertissement, donc un bon livre." (Henri de Régnier, Le Figaro, 24 juin 1925)
Société d'édition d'enseignement supérieur, 1952, in-12, 254 pp, reliure demi-toile verte à coins à la bradel, dos lisse avec titres dorés (rel. de l'époque), bon état
"Le livre de Drijard est un remarquable et original essai de vulgarisation. Il est issu d'un cours professé à la Sorbonne. Comme toutes les bonnes synthèses, ce nouveau livre, conçu et écrit pour des étudiants, ne laissera pas d'intéresser les spécialistes. Le parti pris de synthèse s'affirme dès le sous-titre : « Les grands traits de son évolution (de l'Allemagne) politique et culturelle des origines à nos jours ». Dans de vigoureuses considérations préliminaires, l'auteur attire notre attention sur la singularité de l'Allemagne et des Allemands : indétermination géographique et psychologique ; diversité ethnique et opposition, reprise de Minder, entre souches anciennes et souches nouvelles ; importance de la notion de territoire, oscillations entre l'unité et le fédéralisme ; diversité confessionnelle ; essor industriel, croissance des villes, opposition des classes extrêmes séparées par une classe moyenne relativement faible ; distinction des deux Allemagnes, non pas la bonne et la mauvaise qu'il est trop facile d'opposer, mais de l'Allemagne du Sud-Ouest, « pays de liaison, de passages et d'échanges de toute nature », et de l'Allemagne du Nord-Est qui, après avoir colonisé les terres de l'Est, s'est retournée contre l'Ouest et le Sud pour les unifier et les organiser à sa manière. Ces considérations préliminaires sont précédées et éclairées de deux belles citations de Nietzsche et de Claudel sur la complexité et la plasticité du « peuple du milieu » (nous y ajouterions volontiers quelques phrases empruntées à L'Allemand de Jacques Rivière). Dans les chapitres suivants, l'auteur étudie le Ier Reich, puis l'évolution de 1648 à 1815, puis le siècle du IIe Reich (1815-1914), puis l'Allemagne du XXe siècle. Très judicieusement il associe toujours l'évolution politique et l'évolution culturelle, et nous devons à cet esprit de synthèse quelques-uns des meilleurs passages, par exemple sur le paradoxe luthérien (pp. 45 et suiv.), sur la résurrection de la Prusse après Iéna (pp. 75 et suiv.), sur l'importance de Hegel (pp. 133 et suiv.), sur l'époque wilhelminienne qui choisit la puissance au détriment de l'équilibre (pp. 154 et suiv.), sur la préparation spirituelle de l'Allemagne nouvelle par Nietzsche et Wagner (pp. 171 et suiv.)" (Robert Pelloux, Revue française de science politique, 1953)
Laffont, 1992, fort in-8°, 1560 pp, traduit de l'anglais, 13 cartes, 10 figures, chronologie, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bouquins)
"Lorsque les canons se turent le 8 mai 1945, l'Allemagne n'était plus. Et les Alliés n'avaient pas seulement écrasé une nation ennemie, mais un régime inhumain, coupable d'atrocités d'une ampleur sans doute inégalée dans l'histoire occidentale. Un double fardeau de destruction matérielle et de dévastation morale s'abattit sur les Allemands, auquel devait s'ajouter, en 1949, la division de leur pays provoquée par la création, sous contrôle soviétique, de la République démocratique allemande. Moins d'un demi-siècle plus tard, au terme d'une brusque réunification que personne ou presque n'attendait plus, l'Allemagne, d'objet de l'Histoire, en était redevenue l'un des principaux acteurs à part entière. Tandis que la guerre froide s'achevait avec la désintégration de l'URSS, elle apparaissait de nouveau comme la puissance dominante en Europe. Une métamorphose étonnante, que voici pour la première fois décrite et analysée dans une riche synthèse, saluée lors de sa première édition en Angleterre comme le grand livre de référence sur l'Allemagne contemporaine. OEuvre de deux historiens attachés à la célèbre Hoover Institution de l'université de Stanford aux Etats-Unis, cette histoire n'éclaire pas seulement le passé immédiat de la République fédérale mais aussi celui de l'Europe à laquelle elle est désormais étroitement liée. Pourvue de nombreuses cartes, de tableaux et d'une chronologie détaillée, elle sera en outre un précieux instrument de travail pour tous ceux qu'intéresse notre fascinant voisin." (Georges Liébert) — "L'ouvrage, écrit par deux historiens et chercheurs de la Hoover Institution de l'Université de Stanford en Californie, s'efforce de rendre compte, au jour le jour, pour ainsi dire, de l'histoire de l'Allemagne de 1945 à 1991. Par l'accumulation des faits et des citations et l'éventail des sujets tant politiques qu'économiques et sociologiques, il constitue un instrument de référence. (...) L'ouvrage brille par la précision des annexes, de la chronologie, de la bibliographie, de l'index et de la table des matières ainsi que par l'originalité de la cartographie : ainsi une carte représente les partitions et les amputations territoriales de l'Allemagne rapportées à l'échelle de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis, un tableau représente le pourcentage assez effarant de destruction des villes (Dresde, Grand Berlin, Hambourg : 50 %, Cassel, Emden, Francfort-sur-FOder, 75 %)... Bref un livre fondamental sur le sujet." (Olivier Servoise, Politique étrangère, 1992)
Gallimard, 1953, in-12, 340 pp, préface d'Edmond Vermeil, notes bibliographiques, reliure demi-toile verte à coins à la bradel, dos lisse avec titres dorés (rel. de l'époque), bon état, envoi a.s.
"Une étude fouillée qui commence par l'historique des négociations interalliées à propos de l'Allemagne entre 1941 et 1945. Rappel indispensable, car l'attitude des Alliés allait déterminer pour longtemps l'orientation et les destins du pays vaincu. Même au plus fort de la « Grande Alliance », la vieille idée d'utiliser l'Allemagne contre la Russie et le communisme hante certains esprits en Angleterre et aux États-Unis. A la mort de Roosevelt elle gagne les milieux dirigeants. Mais c'est surtout à partir de l'échec de la Conférence de Moscou en mars 1947, qu'elle domine la politique allemande des Occidentaux, avec tout ce que cela comporte sur les plans économique, social, politique, idéologique. La scission s'accentuant entre les anciens alliés entraîne la bipartition de l'Allemagne. L'auteur donne à ce propos une part de responsabilité à la France qui, au nom d'un fédéralisme inspiré par le souci de sa sécurité, s'oppose la première à l'établissement d'une administration centrale pour l'ensemble du pays. Quant au peuple allemand, quelles vont être ses réactions au lendemain de la tragédie nationale, dont il ne semble pas entièrement responsable, au dire de M. Grosser ? Il leur manifeste, en effet, beaucoup de compassion, de sympathie même et rappelle l'existence d'une Résistance sporadique qui néanmoins compte, de 1933 à 1938, 435 000 victimes de l'Hitlérisme. (...) Plus loin, l'auteur souligne d'ailleurs qu'il est devenu à l'heure actuelle de mauvais goût, voire dangereux, de rappeler ses états de service dans la Résistance. Si la dénazification aboutissait à un échec, la décartellisation, sur le plan économique, allait connaître un sort identique. Pour aider au relèvement de l'Allemagne, les Occidentaux étaient mus par différents mobiles. La crainte de laisser sans contrepoids la puissance accrue de l'URSS n'était pas le seul. Les milieux d'affaires anglo-saxons avaient des intérêts dans ce pays. De plus son entretien revenait fort cher à l'Amérique. Aussi fallait-il le remettre au travail et abandonner la plupart des restrictions prévues, les réparations, les démontages, la limitation de la production, etc. Les anciens maîtres de forge tels Krupp, les magnats de la finance et bien d'autres qui avaient commandité le nazisme, furent remis en selle. (...) Au total, l'image très complète que nous donne de l'Allemagne de Bonn M. Grosser est fort sombre et incite, comme le souligne M. Vermeil, à la plus grande vigilance." (Pierre Angel, Annales ESC, 1955)
Armand Colin, s.d. (1888), in-12, 295 pp, proclamations, discours et messages des empereurs Frédéric III et Guillaume II en annexe (pp 267-295), reliure demi-percaline bordeaux, dos lisse, pièce de titre basane noire (rel. de l'époque), qqs rares et pâles rousseurs, bon état
Le portrait comparé des trois empereurs d'Allemagne par l'historien Ernest Lavisse (1842-1922). Élève de l'École Normale supérieure, reçu deuxième à l'agrégation d'histoire derrière Gabriel Monod, il devient secrétaire du cabinet du ministre de l'Instruction publique Victor Duruy (1865-1868) puis est nommé précepteur adjoint du prince impérial Louis-Napoléon en 1868. Il se rallie définitivement au régime républicain en 1877. En 1888, il accède à la chaire d'histoire moderne à la Sorbonne. À cette époque, il a surtout publié des ouvrages sur l'Allemagne où il avait passé trois ans après 1870 : Étude sur l’histoire de la Prusse (1879) ; Essai sur l'Allemagne impériale (1881) ; Trois Empereurs d’Allemagne (1888). Sa carrière se déploya ensuite jusqu'à faire de lui « l'instituteur national » de la Troisième République. — "Ses cours publics, à certaines heures, furent pour lui des triomphes : nul de ses auditeurs n'a pu oublier les leçons qu'il professait en 1888 sur Guillaume Ier, Frédéric III et Guillaume II, durant ces cent jours qui virent se succéder, sur le trône allemand, trois empereurs..." (René Doumic, Revue des Deux Mondes, 1922)