QUATUOR Pierre Blondel Bel envoi autographe en page de garde à Jacques Lemonier broché, 190x140, très bel état int., 143pp, illustrations de Jean Levasseur. Edition Nouvelle Pleiade, Paris 1998
Reference : CZC-5003
Livres anciens & Autographes
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AU BUREAU DE LA REVUE. 1 juillet 1948. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. Paginé de 386 à 576.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Sommaire : Deux lettres inédites par Fénelon, Pages flammées par Pierre Reverdy, Chateaubriand par Alain, Poèmes par René Char, Quatuor sur le thème de l'amour et du temps par Jean Cassou, Journal littéraire par Paul Léautaud, Un mouvement arabe d'autrefois par André Duboscq Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Apud Federicum Morellum, in uico Bellouaco, ad vrbanam Morum | Parisiis 1558 | 16 x 22.7 cm | Relié
Rare édition originale, dont il nexiste aucune réimpression avant le xxe siècle, complète de toutes ses poésies néo-latines, écrites pour lessentiel à Rome. On trouve aussi deux poèmes en grec aux ff. 60 et 62, ainsi quun poème à lorigine du célèbre sonnet Heureux qui comme Ulysse. Reliure moderne en plein vélin souple, dos lisse, tranches rouges, contreplats et gardes blanches. Quelques défauts à lintérieur de louvrage: discrète restauration en marge intérieure du verso de la page de titre; petite déchirure sans manque en pied des ff. 2 et 3; trace dhumidité en marge inférieure des ff. 25 à 28, et 45 à 48; infime accident marginal au f. 44, sans atteinte au texte. Publié au mois de mars 1558, ce précieux exemplaire réunit quatre livres de poèmes latins Elegiæ. Varia Epigrammata. Amores Faustinae. Tumuli composés par Du Bellay à Rome et à Paris entre 1553 et 1557. Notre recueil, également référencés sous les noms de Poemata et uvres latines, fut imprimé la même année que trois autres ouvrages de la période romaine: Les Regrets, Divers Jeux Rustiques et Les Antiquitez de Rome. * «Je parvins enfin à avoir les Poemata, recueil composé en latin durant la période romaine de Joachim du Bellay. Sa lecture fut une révélation, bouleversant ma compréhension de luvre. » (Éric Crubézy, Le Cavalier de Notre-Dame) Dans son manifeste de 1549, «langevin» écrivait contre les «reblanchisseurs de murailles» et leur poésie néo-latine. Pourtant, quatre années plus tard, dans la ville éternelle, lauteur fut à son tour bilingue. À la différence des autres recueils dits «romains», Les Regrets, Les Antiquitez de Rome et Divers Jeux Rustiques, tous écrits en langue vernaculaire, les Poemata furent entièrement rédigés en langue universelle, le latin. On trouve dans la pièce Ad lectorem (f. 16), quelques vers dans lesquels Du Bellay tente de justifier sa légère contradiction intellectuelle. Il utilise pour sa défense une image parlante: «Gallica Musa mihi est, fateor, quod nupta marito: Pro Domina colitur Musa Latina mihi.» [La Muse française est pour moi, je lavoue, ce quune épouse est pour son mari. Et cest comme une maîtresse que je courtise la Muse latine.] Une autre muse accompagnait également le poète pendant son exil romain: Faustine, dont la «lumière» est omniprésente dans le livre des Amores. Sur le feuillet 37 de notre exemplaire, Du Bellay linvoque sous une variété de désignations: elle est Pandore, dotée de tous les dons des dieux, mais aussi Déesse ou Colombe. «Du Bellay laima vraiment, non plus de tête, comme il avait aimé Olive, mais avec son cur et sa chair, dune passion ardente, fougueuse, tourmentée.» (Henri Chamard) Faustine des Poemata est une véritable romaine. La traduction de Thierry Sandre restitue son portrait: «elle avait des yeux noirs, des cheveux noirs, un front large dune blancheur de neige, des lèvres couleur de rose, et des seins sculptés par les mains de lAmour. Rome navait jamais vu et ne devait jamais voir femme plus belle, Faustine était charmante». En 1558, au crépuscule de sa vie, Du Bellay ne chante plus lamour théorique comme il a pu le faire dans ses premiers recueils français, notamment dans LOlive en 1549. À Rome, au contact de la rime et de la femme latine, Du Bellay se livre sans retenue ni pudeur. «Quelle différence entre Olive et Faustine! La jeune romaine ne pétrarquisait pas: laventure fut des plus simples.» (Les Amours de Faustine, introduction de Thierry Sandre). Mais bientôt le mari de Faustine, «trop froid, et laid, et vieux» («Sed quod frigidulus conjux, turpisque, senexque» f. 36), «ce rustre» («ferus» f. 34), met fin à la romance courte mais bien réelle qui liait le gentilhomme français et la dame romaine. Lorsque Du Bellay quitte Rome à la fin du quatrième été. Jean Dorat, son professeur du collège de Coqueret, raille le retour de son brillant élève. Selon lui, en retrouvant sa patrie, Du Bellay se réappropriait certes la
1992 N° 4 - Cahiers semestriels - Arfuyen / Granit / Lettres vives, éditeurs - Publié avec le concours de la Galerie Marwan Hoss, Paris - juin 1992 - Grand in-8 broché - Illustrations en N&B hors texte
Légers frottements et traces sur la couv. Bon