210 vignettes sur bois dessinées par Giacomelli Très bel ouvrage de Jules Michelet (1798-1874), publiée en 1856. Ce livre est le premier des quatre chants de ce romantique « poème de la nature » que l écrivain avait rêvé dans sa retraite bretonne. Il sera suivi par l’insecte, la Mer et la Montagne. Le goût de Michelet pour les choses de la nature datait de sa jeunesse et seuls ses grands travaux historiques l'avaient jusqu alors empêché d y répondre. Cette tétralogie n est cependant point l'œuvre d un naturaliste, mais d'un poète : et c'est parce qu il est d abord poète que Michelet, au lieu de voir dans les animaux de simples produits de la nature, y salue de véritables personnes, à peine inférieures à nous, et parfois supérieures. Ainsi nous fait-il admirer l'intelligente ingéniosité du vol de l'oiseau, qui se gonfle pour monter dans l'azur, afin de se faire plus large, donc plus léger, et au contraire, quand il veut tomber, se fait tout petit, étroit, lourd comme une pierre. Plus que l'homme, l'oiseau est ami de l air. Volume in4, 27x20, demi chagrin vert, tranches dorées, plats un peu décolorés, bel état intérieur, 424pp. Hachette 1867
Reference : CZC-10224
Livres anciens & Autographes
M. Pascal Poidevin
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Gallimard, 1980. Grand in-8, cartonnage couleurs. Petits chocs en tête et en queue, pour le reste en belle condition.
Au temps où le roi «Charles Cinq et Trois font Huit et Huit font Seize» régnait en Takicardie, l'oiseau avait bâti son nid. . . Edition originale de ce bel album, paru l'année de la sortie du film éponyme.
Édition originale. Un des 60 premiers exemplaires sur japon avec 20 eaux-fortes de Foujita. Spectaculaire et irradiante reliure de Thérèse Moncey. Corps d'ouvrage rogné court en tête. Paris, Éditions Excelsior, (15 octobre) 1927. 1 vol. (175 x 225 mm) de 1 f., [3] f., 145 p., [3] et 1 poème dépliant en fin de volume. Maroquin orangé, grand décor mosaïqué figurant un oiseau au centre d'un lever de soleil, dos mosaïqué orné, titre doré, tranches dorées sur témoins, contreplats et gardes chèvre velours noir avec encadrement de maroquin orange, doubles gardes de papier à décor, couvertures et dos conservés, chemise et étui bordé (reliure signée de Thérèse Moncey). Édition originale. Un des 60 premiers exemplaires sur japon impérial (n° 13), avec 20 eaux-fortes hors-texte de Foujita. Couverture illustrée par l’artiste. Tableau poème dépliant en fin de volume (« Le Vieillard sur le mont Omi »).
Ce recueil contient un ensemble de textes très différents, composés à l’occasion du deuxième séjour de Paul Claudel en Extrême-Orient, pendant la mission de son ambassade au Japon (novembre 1921 - février 1927) : des poèmes en prose sur le Japon (qui pourraient s’ajouter aux pages de Connaissance de l’Est), des considérations sur le pays (philosophie, poésie et art japonais), un discours aux étudiants de Nikkô (juillet 1923) intitulé Regard sur l’âme japonaise ainsi qu’un récit du terrible tremblement de terre et de la destruction de Yokohama, où l’auteur se met à la recherche de sa fille, Reine, à qui est dédié l’ouvrage, et qu’il crut perdue. C’est la deuxième collaboration de Claudel avec Foujita (1886-1968), qui avait illustré Connaissance de l’Est deux ans plus tôt. Vingt magnifiques eaux-fortes de Foujita - signalons que les exemplaires sur japon sont les seuls à les contenir : les autres papiers n’en contiennent que 15, puis 12. Spectaculaire et irradiante reliure de Thérèse Moncey.
La Farandole, 1976. In-8 broché, couverture décorée. Petit pli au coin supérieur, se reportant sur les feuillets. Fort belles illustrations de Bilibine, reproduites d'après les originaux de l'auteur conservées au Musée du Goznak à Moscou.
Gallimard jeunesse, 2005. In-4, cartonnage à l'italienne. Epuisé dans ce format .
Igor adore la musique, mais il chante faux... Dommage pour un oiseau ! Or, comme le prouve cette histoire, les possibilités de l'art sont innombrables et offertes à tous. L'important c'est de ne pas avoir peur de s'exprimer.
Provenant de la Bibliothèque du Duc d’Aiguillon. A Paris, chez Knapen & Fils, Lib.-Imp. de la Cour des Aides, 1782. In-8 de viii pp., 244 pp., 1 carte dépliante hors-texte in-fine (Terres Australes ou Partie Septentrionale de l’Isle de Kerguelen), (2) ff. Plein veau glacé moucheté, filet à froid d’encadrement sur les plats, dos lisse orné de fleurons dorés, pièce de titre de maroquin vert, tranches rouges. Reliure de l’époque. 199 x 126 mm.
Édition originale très rare, illustrée d’1 carte hors texte. Brossard, Kerguelen le découvreur et ses îles, t. I, p. 582; Dunmore, t. I, p. 210 ; Du Rietz, Bibliotheca Polynesiana by Kroepelien, 641 ; Howgego, I, K12, p. 566 ; Ryckebusch, t. II, 4434, p. 111 ; Sabin, 37618 ; Sydney & Spence, Antarctic Miscellany, 650, p. 79. Manque à Chadenat, à Hill. L’ouvrage fut rapidement mis au pilon puisqu’il avait été interdit avant sa parution à cause de la dédicace «à la Patrie», et ne fut que très peu connu en dehors du cercle étroit des officiers de marine (Lapérouse avait emporté le livre de Kerguelen à son bord). « Ce volume est devenu très rare, le gouvernement en ayant fait saisir le plus grand nombre d’exemplaires» (Hoefer, t. XXVII, 611). Yves-Joseph Marie de Kerguelen (1734-1797), navigateur breton, officier de la marine du Roi, s'intéresse à ce qui est une des grandes préoccupations des milieux scientifiques et littéraires de son temps: l'existence d'un continent austral qu'on situait dans le Pacifique sud et dont Bouvet de Lozier avait cru apercevoir l'extrémité en 1739. Il partit en 1771 à la découverte de la Terre de Gonneville (en 1503, le capitaine de Gonneville naviguant vers le sud aurait trouvé une contrée paradisiaque au climat délicieux où des indigènes hospitaliers vivaient nus dans une abondance naturelle). Premier voyagede découverte : Le 1er mai 1771, du port breton de Lorient, Kerguelen mit à la voile pour l’Île de France. Le navire qui lui avait été attribué était le «Berryer» (nom d’un ancien ministre de la Marine et des Colonies), une corvette de 900 tonneaux de la Compagnie française des Indes, chargée de munitions pour la garnison de la colonie et de vivres, suffisantes pour alimenter 300 hommes d’équipage pendant une période de quatorze mois, temps estimé du voyage. À son bord se trouvait le savant astronome, l’abbé Alexis-Marie de Rochon, qui bientôt entra en conflit avec le capitaine trop autocratique à son goût. Quand le «Berryer» atteignit Port-Louis, le 20 août 1771, Rochon l’abandonna et chercha à joindre l’expédition rivale de Marion Dufresne et Crozet pour le Pacifique sud. Pierre Poivre, alors intendant de l’île, fit bon accueil à Kerguelen. Il offrit, à la demande de ce dernier, en remplacement du «Berryer», considéré comme «mauvais marcheur», une flûte et une gabare, plus légères et moins dispendieuses, la «Fortune» et le «Gros-Ventre», gabare de 16 canons, commandé par François Louis Alesno de Saint-Alloüarn (Saint Alloüarn était en mauvaise santé et pendant tout le voyage le «Gros-Ventre» fut commandé par Boisguehenneuc). Il était trop tôt pour naviguer au Sud, et Kerguelen fut requis d’étudier une nouvelle route vers l’Est qui avait était suggérée par un officier du nom de Jacques Raymond de Geron de Grenier, décédé avant d’avoir pu vérifier sa théorie. De retour à Port-Louis, après trois mois de navigation, la «Fortune» et le «Gros-Ventre», quittèrent l’Île de France le 16 janvier 1772 et firent cap plein Sud. Le 12 février, une terre est en vue. À l’aube du 13 février, les Français virent s’étendre les premières terres de la côte Ouest d’une couronne d’îles qu’ils nommèrent «la France Australe», auxquelles l’explorateur anglais James Cook donnera le nom «terre de Désolation » ou d’Îles Kerguelen lors de son troisième voyage. Était-ce là la terre paradisiaque de sieur Gonneville ou était-ce le continent austral si prometteur de richesses? Kerguelen décida d’envoyer une chaloupe, la «Mouche», afin de trouver un mouillage sûr pour le «Gros-Ventre». Ce fut un désastre. Malgré les courants violents, les Français (équipage du «Gros-Ventre») réussirent malgré tout à aborder sur le rivage et prirent possession de l’île (Kerguelen ne mit jamais pied à terre). Séparés par de très mauvaises conditions météorologiques, la «Fortune» rejetée au large par la tempête, Kerguelen décida le 16 février de retourner à l’Île de France, afin de rapporter sa découverte. Le 16 mars, il jetait l’encre à Port-Louis. La «Fortune» n’ayant point reparu, Saint Allouarn suivit ses instructions à la lettre et fit voile vers la Nouvelle-Hollande (Australie). Le «Gros-Ventre» atteignit le cap Leeuwin le 18 mars 1772. Saint Allouarn envoya Maingaud pour prendre possession de la bande côtière. Le 3 mai 1772, le «Gros-Ventre» arriva à Timor, le 18 juillet il mouillait à Batavia et le 5 septembre, il jetait l’encre à Port-Louis. Saint Allouarn, cet homme probe et modeste, scrupuleux et malade, perdit la vie peu de temps après son arrivée. Kerguelen, de retour en France, annonça pompeusement à Versailles qu’il avait découvert le continent austral. Louis XV le nomma capitaine de vaisseau et le fit chevalier de l’Ordre de Saint-Louis. Second voyagede colonisation - échec: Kerguelen repartit en mars 1773 avec l'«Oiseau» et le «Dauphin» pour une nouvelle mission d’exploration de la Terre australe, dont il releva environ 80 lieux de longueur de côtes, sans parvenir à déterminer si il s’agissait d’un archipel isolé ou de quelques îles prolongeant un continent allant jusqu’au pôle. Force de mauvais temps, il dut remonter vers le nord, fit une escale à Madagascar et rentra en septembre 1774 à Brest, où l’avenir s’annonçait sombre pour lui. Provenance prestigieuse: précieux exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque et provenant de la Bibliothèque du Duc d’Aiguillon, secrétaire d’état des affaires étrangères (1771-1774) et secrétaire d’état de la guerre (1774), avec ex libris.