Cercle Grolier, Paris, 1923. 344 pp. (26 x 34,5 cm), superbe reliure avec étui (voir photos). Edition ornée de 42 eaux-fortes originales hors texte en couleurs de LOBEL-RICHE. Exemplaire n° 151/200 sur papier vélin.
Reference : ERJ-789
Ce tirage contient une préface inédite de Monsieur Camille Mauclair. Superbe ouvrage malgré quelques rousseurs. Rare. Reliure amateur. Photos complémentaires sur demande.
Librairie ancienne Guillemot
M. Eric Guillemot
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1855 Paris, Bureau de la Revue des Deux Mondes, du 15 mai au 15 juin 1855. Un volume in-8° (160 x 232 mm) de 673 pages, numérotées 665-1336. Reliure de lépoque en cartonnage bradel fantaisie, dos lisse orné de filets dorés, pièce de titre rouge.
CELEBRE EDITION PREORIGINALE de dix-huit des poèmes des Fleurs du Mal, qui paraîtront en recueil chez Auguste Poulet-Malassis (1825-1878) en 1857 et dont le titre définitif apparaît ici pour la première fois. En fait, trois de ces pièces: III. Le Tonneau de la Haine, XI. La Cloche [qui deviendra: La Cloche Fêlée] et XIV. Le Spleen (qui deviendra: De Profundis Clamavi), avaient en tout cas déjà été publiées avec dautres dans le «Messager de lAssemblée» du 9 avril 1851, sous le titre général: «Les Limbes». Les quinze autres pièces étaient alors encore inédites: I. Au Lecteur, II. Réversibilité, IV. La Confession, V. LAube spirituelle, VI. La Volupté (qui deviendra La Destruction), VII. Voyage à Cythère, VIII. A la Belle aux Cheveux dOr (qui deviendra LIrréparable), IX. LInvitation au Voyage, X. Moesta et Errabunda, XII. LEnnemi, XIII. La Vie Antérieure, XV. Remords Posthume, XVI. Le Guignon, XVII. La Béatrice (qui deviendra Le Vampire), XVIII. LAmour et le Crâne.On remarquera la présentation pour le moins prudente de léditeur(page 1079) : «En publiant les vers quon va lire, nous croyons montrer une fois de plus combien lesprit qui nous anime est favorable aux essais, aux tentatives dans les sens les plus divers. Ce qui nous paraît ici mériter lintérêt, cest lexpression vive et curieuse même dans sa violence de quelques défaillances, de quelques douleurs morales que, sans les partager ni les discuter, on doit tenir à connaître comme un des signes de notre temps. Il nous semble dailleurs quil est des cas où la publicité nest pas seulement un encouragement, où elle peut avoir linfluence dun conseil utile, et appeler le vrai talent à se dégager, à se fortifier, en élargissant ses voies, en étendant son horizon». Et parmi les «défaillances» du poète, léditeur pointe immédiatement le cinquième quatrain de «Au Lecteur» («Ainsi quun débauché pauvre qui baise et mange / Le sein martyrisé dune antique catin, / Nous volons au passage un plaisir clandestin / Que nous pressons bien fort comme une vieille orange»), apparemment de mauvais goût, selon loptique pudibonde de lépoque, lui substituant quatre lignes de points. Cette prudence nempêchera pas un distingué critique du Figaro de déclarer que Baudelaire, en tant que poète «ne sera plus cité désormais que parmi les fruits secs de la poésie contemporaine», concluant avec emphase: «Et cest cette poésie scrofuleuse, écoeurante, que la Revue des Deux Mondes nous offre [...]! Ah, vous nous la donnez belle, M. Buloz [François Buloz (1803-1877), directeur de la Revue depuis 1831]!» (Cité par Auriane de Viry).Baudelaire, en revanche, fut très touché par lamitié que Buloz lui avait témoignée en publiant ses poèmes. Le 13 juin 1855, il lui écrivit: «Navez-vous pas publié des morceaux de moi qui auraient fait reculer dautres recueils, et même ne mavez-vous pas depuis lors je lai appris récemment fort convenablement défendu? Quoique je men sente fort digne, je devais vous en remercier: je vous dirai quelque chose de mieux: je my attendais.» (Cité par Pierre Clarac). Très bon
1855 Paris, Bureau de la Revue des Deux Mondes, du 15 mai au 15 juin 1855. Un volume in-8° (165 x 245 mm) de 673 pages, numérotées 665-1336. Reliure de l'époque en demi-veau rouge, dos à nerfs orné. Première charnière intérieure rompue, sinon reliure et bloc de texte irréprochables.
CELEBRE EDITION PREORIGINALE de dix-huit des poèmes des Fleurs du Mal, qui paraîtront en recueil chez Auguste Poulet-Malassis (1825-1878) en 1857 et dont le titre définitif apparaît ici pour la première fois. En fait, trois de ces pièces: III. Le Tonneau de la Haine, XI. La Cloche [qui deviendra: La Cloche Fêlée] et XIV. Le Spleen (qui deviendra: De Profundis Clamavi), avaient en tout cas déjà été publiées avec dautres dans le «Messager de lAssemblée» du 9 avril 1851, sous le titre général: «Les Limbes». Les quinze autres pièces étaient alors encore inédites: I. Au Lecteur, II. Réversibilité, IV. La Confession, V. LAube spirituelle, VI. La Volupté (qui deviendra La Destruction), VII. Voyage à Cythère, VIII. A la Belle aux Cheveux dOr (qui deviendra LIrréparable), IX. LInvitation au Voyage, X. Moesta et Errabunda, XII. LEnnemi, XIII. La Vie Antérieure, XV. Remords Posthume, XVI. Le Guignon, XVII. La Béatrice (qui deviendra Le Vampire), XVIII. LAmour et le Crâne.On remarquera la présentation pour le moins prudente de léditeur(page 1079) : «En publiant les vers quon va lire, nous croyons montrer une fois de plus combien lesprit qui nous anime est favorable aux essais, aux tentatives dans les sens les plus divers. Ce qui nous paraît ici mériter lintérêt, cest lexpression vive et curieuse même dans sa violence de quelques défaillances, de quelques douleurs morales que, sans les partager ni les discuter, on doit tenir à connaître comme un des signes de notre temps. Il nous semble dailleurs quil est des cas où la publicité nest pas seulement un encouragement, où elle peut avoir linfluence dun conseil utile, et appeler le vrai talent à se dégager, à se fortifier, en élargissant ses voies, en étendant son horizon». Et parmi les «défaillances» du poète, léditeur pointe immédiatement le cinquième quatrain de «Au Lecteur» («Ainsi quun débauché pauvre qui baise et mange / Le sein martyrisé dune antique catin, / Nous volons au passage un plaisir clandestin / Que nous pressons bien fort comme une vieille orange»), apparemment de mauvais goût, selon loptique pudibonde de lépoque, lui substituant quatre lignes de points. Cette prudence nempêchera pas un distingué critique du Figaro de déclarer que Baudelaire, en tant que poète «ne sera plus cité désormais que parmi les fruits secs de la poésie contemporaine», concluant avec emphase: «Et cest cette poésie scrofuleuse, écoeurante, que la Revue des Deux Mondes nous offre [...]! Ah, vous nous la donnez belle, M. Buloz [François Buloz (1803-1877), directeur de la Revue depuis 1831]!» (Cité par Auriane de Viry).Baudelaire, en revanche, fut très touché par lamitié que Buloz lui avait témoignée en publiant ses poèmes. Le 13 juin 1855, il lui écrivit: «Navez-vous pas publié des morceaux de moi qui auraient fait reculer dautres recueils, et même ne mavez-vous pas depuis lors je lai appris récemment fort convenablement défendu? Quoique je men sente fort digne, je devais vous en remercier: je vous dirai quelque chose de mieux: je my attendais.» (Cité par Pierre Clarac). Très bon
Hatier. 2000. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 79 pages.. . . . Classification Dewey : 372.6-Livre scolaire : français
Sommaire: Baudelaire et les Fleurs du mal, Histoire et structure des Fleurs du mal, Thèmes baudelairiens, L'univers des Fleurs du mal, L'art des Fleurs du mal, Modernité des Fleurs du mal. Classification Dewey : 372.6-Livre scolaire : français
Michel Lévy frères | Paris 1868-1870 | 11 x 18 cm | 7 volumes reliés et une lettre montée sur onglet
Première édition collective en partie originale, «extrêmement importante» selon Clouzot: «De plus en plus recherchée, à juste raison, elle comporte en édition originale: une partie des Fleurs du Mal, les Petits Poèmes en prose, les Curiosités esthétiques (sauf les deux Salons), L'Art romantique (sauf Gautier et Wagner).» Les Fleurs du Mal est en troisième édition et dernière vouluepar l'auteur en partie originale, à la bonne date de 1868. Vingt-cinq poèmes des Fleurs du Mal paraissent ici pour la première fois, l'édition totalisant à présent 151 poèmes (contre 100 pour l'édition de 1857). Volume 1: Les Fleurs du Mal, volume 2: Curiosités esthétiques, volume 3: L'Art romantique, volume 4: Petits Poèmes en prose, volume 5: Histoires extraordinaires, volume 6: Nouvelles Histoires extraordinaires et volume 7: Aventures d'Arthur Gordon Pym - Eurêka. Reliures en demi chagrin bordeaux, dos à cinq nerfs ornés de fleurons dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier caillouté, reliures de l'époque. Une très évocatrice lettre autographe de charles Baudelaire citant toutes ses uvres en courssignée «C. B.» et adressée à Auguste Poulet-Malassis a été montée sur onglet en tête des Fleurs du Mal. Quatre pages rédigées au crayon de papier sur un double feuillet en date du 13 juin 1859. Cette lettre a été publiée dans Les Lettres (Mercure de France, 1906). Baudelaire écrit de Honfleur à son éditeur, où il se trouve chez sa mère depuis avril 1859. Cette dernière a réservé à son fils deux pièces mansardées de sa maison et la proximité de la mer semble propice au travail: «Vous me direz ce que vous pensez de mon Salon. Et de mon Gautier? Dans peu de temps, je vais pouvoir vous livrer votre Opium et Haschisch, et peu de temps après, les Curiosités complètes, qui seront suivies des Nouvelles fleurs.» Le poète doit travailler sans relâche pour éponger ses dettes parisiennes et notamment celles contractées auprès du destinataire de cette lettre: "Puis-je aller à Paris, sans crainte? Sans inquiétude? "Je fais allusion au billet de 430 [], et à la promesse de renouvellement que vous m'avez faite à Paris. [] Vous vous brouilleriez avec De Broise, si vous aviez un protêt, et si j'en avais un ici, ma mère me flanquerait à la porte. Or, je veux utiliser jusqu'à la fin de l'année la bonne disposition du travail où je suis.» Rare et précieux ensemble en reliure uniforme de l'époque de la célèbre première édition des uvres complètes précédée de la longue et belle notice de Théophile Gautier rendant hommage à son disciple «impeccable», enrichi d'une belle lettre autographe dans laquelle l'Albatros évoque ses principales uvres. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Paris : Éditions René Kieffer, 1920. UNE ILLUSTRATION ART DÉCO DES FLEURS DU MAL, EXEMPLAIRE DE LA BIBLIOTHÈQUE PERSONNELLE DE RENÉ KIEFFER
In-12° (207 x 175 mm), [1] f. bl. - [2] ff. - [2] pl. - [2] ff. - 363pp. - [2] ff. - [26] pl., maroquin noir, dos lisse orné à froid à la plaque, décor à froid à la plaque sur les plats, roulette intérieure à froid, contregardes et gardes de papier marbré doré, tête dorée, couvertures et dos conservés, étui bordé (reliure signée RENÉ KIEFFER au contreplat et avec son étiquette estampée à la première garde blanche). Un des 10 exemplaires de tête sur Japon Impérial (n° 4), agrémenté d'une aquarelle originale inédite signée intitulée « Épigraphe pour un livre condamné » et d'une suite en noir. Suivent 25 sur vélin avec un dessin original ayant servi à l'édition et une suite en noir, puis 450 exemplaires sur vélin, pour un tirage total de 485 exemplaires. Il est enrichi d'une autre aquarelle rehaussée au crayon de papier datée 1906 vraisemblablement d'une autre main, naïve, et de 3 lettres autographes signées d'André Domin à René Kieffer. Deux en 1918 au sujet de la dimension des pages pour Les Fleurs du mal ainsi que les aléas de la vie d'André Domin et une de 1930 évoquant des comptes financiers à apporter au SPAD. Il est revêtu d'une reliure éditeur à décor à la plaque à froid de fleurs inscrites dans un encadrment losangé (Sanjuan planche LI). L'édition présente 26 illustrations hors-textes au trait, colorées au pochoir avec le titre du poème au-dessous et 52 culs-de-lampes en noir. René Kieffer publie par ailleurs 100 exemplaires d'un tiré-à-part des planches de Domin. André Domin, connu pour avoir fondé avec Marcel Genevrière la maison de décoration d'Avant-garde « Dominique », exaltant la densité du matériau, fut tout d'abord illustrateur de presse et de publicité. Il participa pour les éditions Kieffer à deux ouvrages, Litanies de la Rose de Remy de Gourmont publié en 1919 (Sanjuan p. 666) et Les fleurs du mal de Baudelaire en 1920. Dans un style résolument Art déco, Domin n'hésite pas à moderniser son trait, pour au possible le dépouiller. Recueil de poèmes des plus célèbres, Les fleurs du mal est, dès le début du XXe siècle, un incontournable pour l'édition de luxe. Malgré procès et censure, il est ce jour considéré comme une oeuvre capitale de la poésie moderne. Monod 1075 ; Sanjuan 19 (planches I, II). Dos insolé, quelques légères traces violettes marginales aux pp. 186-187.