Trs fatigu, Gregh demnde le report de son cours la Sorbonne sur Victor Hugo...
Reference : 3087
Librairie Blaizot & Pinault
M. Paul Blaizot
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02/02/1928 Belle lettre de compliments Grasset pour son ouvrage intitul "Remarques sur l'action" (Paris, NRF, 1928).
...Vous recevrez en mme temps que ceci 2 petits pomes qui, je pense, plairont l-bas. Veuillez en avoir soin et prendre souci d'eux et de leur destine, s'il vous semble possible... J'espre que votre sant est meilleure que la mienne moi toujours alit, mais a va mieux, un peu... Verlaine a not en tte : ...16 rue St Victor (aux bons soins de Mlle Krantz)... [Verlaine s'tait install chez Eugnie Krantz en 1891. Il mena auprs d'elle une vie mouvemente. En fvrier 1895 on le retrouve de nouveau chez Mlle Krantz qui avait dmnag au 16 rue Saint-Victor (comme indiqu ici), avant de s'tablir rue Descartes (au 39) o mourut Verlaine le 8 janvier 1896] Verlaine fit de nombreux sjours en Angleterre et y rencontra de jeunes artistes britanniques. Mais, de ces rencontres, il demeure un mystre dans la correspondance, puisque seules neuf lettres (ou fragments) nous sont connus par la Correspondance (tome III) tablie par Van Bever. Cependant, nous connaissons l'amiti qui unissait Verlaine au pote anglais Arthur Symons (il fut le premier traduire Verlaine), qui publia dans la revue The Savoy en avril 1896, la dernire relation de voyage de Verlaine en Angleterre. Invit par Symons, il s'tait rendu Londres et Oxford pour des confrences avec son ami le peintre William Rothenstein en novembre 1893. C'est probablement par l'intermdiaire de Symons que Verlaine fit la connaissance de l'diteur du jeune pote anglais, William Heinemann (il fut galement l'diteur de Conrad) qui venait de fonder sa maison d'dition Londres en 1890.
25/12/1860 Le pote crit son diteur pour lui demander : & Un grand service, et pour cela je nai que cinq minutes ; le courrier part& Il lui demande de & voir (tout de suite) Turgan au Moniteur, et de lui demander sil na pas reu la copie dun feuilleton que je lui ai adress, et que jai affranchi St Laurent du Var pour Paris, le Vendredi 16 Dcembre. Turgan mavait promis, quaussitot en recevant de la copie, il menverrait immdiatement de largent. Le feuilleton ne lui plait-il pas ? Nen veut-il plus ? Je voudrais absolument une solution, etant sans le sou et comptant sur ces feuilletons. Mais je nai pas besoin de vous dire de lui demander cela avec grande douceur !...Il ajoute& Merci, mille fois et pardon de la peine que je vous donne, mais il y a urgence&
...Je vous recommande tout particulirement Monsieur Alfred Gauche, un jeune pote trs dsireux de se faire connatre...Fonde en 1889 par Lon Deschamps, la revue littraire et artistique La Plume obtient un vif succs, en publiant des auteurs comme Paul Verlaine, Jules Laforgue, Stphane Mallarm, etc& Ds ses dbuts, elle fait appel des illustrations puis des dessins excuts par de clbres artistes : Eugne Grasset, Toulouse-Lautrec, Paul Gauguin, Pissarro, Signac, Seurat, Odilon Redon, etc&
16/02/1869 TRS BEAU SONNET EMPREINT DE TENDRESSE FILIALE EN HOMMAGE SA MRE LISABETH-ZLIE DE BANVILLE :...Ma mre, pour fter sous les cieux rajeunis, Le jour o tu naissais, je veux avec tendresse Faire parler encore la lyre enchanteresse Dans le triste silence o nos cSurs sont unis. Voici venir le temps des lilas et des nids : Dj, comme une haleine errante et charmeresse, La brise du printemps suave nous caresse, Ma mre, et ce nest pas moi seul qui te bnis ! Car, du sjour lointain cach sous tant de voiles, Sitt quavec la nuit seffacent les toiles, Ceux qui sont dans les cieux nous regardent pleurer...Thodore de Banville qui vouait sa mre une vritable adoration, lui rendit souvent hommage dans ses posies. Le tout premier recueil de Banville, Les Cariatides, salu par Charles Baudelaire, souvre sur un pome ddi sa mre : Oh ma mre, ce sont nos mres dont les sourires triomphants, bercent nos premires chimres, dans nos premiers berceaux denfants... . Dans son avant-propos Roses de Nol (recueil entirement consacr sa mre et publi en 1878), Banville dclarait : Les quelques pomes qui suivent ne sont pas des Suvres d'art. Ces pages intimes, tant que ma si faible sant et les agitations de ma vie me l'ont permis, je les crivais rgulirement pour mon adore mre, lorsque revenaient le 16 fvrier, jour anniversaire de sa naissance, et le 19 novembre, jour de sa fte, sainte Elisabeth. Parmi ces vers, destins elle seule, j'avais choisi dj quelques odes qui ont trouv place dans mes recueils. Les autres ne me paraissaient pas devoir tre publis, et je sais bien ce qui leur manque. Presque jamais on ne se montre bon ouvrier, lorsqu'on crit sous l'impression d'un sentiment vrai, au moment mme o on l'prouve. Mais, en les donnant aujourd'hui au public, j'obis la volont formellement exprime de Celle qui ne sera jamais absente de moi et dont les yeux me voient. D'ailleurs, en y rflchissant, j'ai pens qu'elle a raison, comme toujours ; car le pote qui veut souffrir, vivre avec la foule et partager avec elle les suprmes esprances, n'a rien de cach pour elle, et doit toujours tre prt montrer toute son me. Paris, le 19 novembre 1878. Roses de Nol, A ma mre...). CE PRSENT POME SEMBLE INDIT.