2 pages in-4.Fragment de la prface de son ouvrage "The French Revolution" publi en 1932.
Reference : 27178
Librairie Blaizot & Pinault
M. Paul Blaizot
164 faubourg Saint Honoré
75008 Paris
France
+33 1 43 59 36 58
La vente se fait au comptant.
Le manuscrit est compos dun Pome Autographe (1 p.) de 10 vers rims : ...Le sort ne te fit pas pour vivre sous un Maitre, / et tout Mari pourtant veut toujours un peu lEtre. Ah ! ressaisir ta Lyre et reprendre tes Crayons ; de ta Cleste voix faire vibrer les doux sons ; par ta Danse lgre tonne Terpsichore... et dun Manuscrit Musical Autographe (1 p. 1/2) titre Le Rveille (sic) du Troubadour, canon 3 voix gales . La partition est constitue de 12 portes musicales (cl de Sol, avec bmol) sous lesquelles sont notes les paroles du canon : ...Mon Luth dormait, ne pouvait laccorder. Ma faible voix nosait plus prluder...
70 pages in-12, dont 2 pagines 32 par erreur.Manuscrit autographe comportant de nombreuses corrections de l'auteur.
2 pages in-12.Gustave Nadaud, chansonnier franais, n Roubaix en 1820, mort Paris en 1893, a crit plus de 300 chansons grand succs. Le prsent manuscrit est une amusante proposition d'annonce matrimoniale: "...J'imagine le plus... drle des mariages: ma femme aurait le got des arts et des voyages. Cinquante ans, veuve, ayant des enfants maris, libre par consquent, riche assez. Mais croyez que je ne prtends pas toucher sa fortune; nos revenus feront bourse commune... Au rebours des poux unis civilement, nous nous marions, nous, religieusement. Non, point d'tat civil, tout au plus un notaire... Qui voudra faire ainsi mon bonheur... et le sien! Que si vous connaissez cette aimable personne, nommez-la. Je l'emmne. O donc ? A Carcassonne. G. Nadaud. Juin 1883."
Notes sur les programmes de futures reprsentations :& Sur le programme, pensons mettre vers le commencement (aprs les gants noirs) le N de Xavier de Courville, car il lui faut apporter des petits accessoires de dcors quil lui faut remporter. Et je ne voudrais pas, que, mis la fin du programme il retarda la libration de la scne, pour la reprsentation du Roi ; Mais ; Je vous enverrai une ide de la suite du programme, et nous verrons larrter ensemble... Yvette Guilbert dbute au thtre en 1885 avant de se tourner vers la chanson quelle aborde en comdienne. Son art, fond sur le dcalage existant entre la thtralit de la diction et de la mimique, et l'importance accorde dans ses chansons au sous-entendu et l'allusion, visait la critique des turpitudes morales de la bourgeoisie 1900. Jusqu' l'apparition des auteurs-compositeurs-interprtes dans les annes trente, Yvette Guilbert passa pour symboliser, en France et l'tranger (o elle fit de triomphales tournes), le caf-concert parisien dans ce qu'il avait de meilleur.Joint la quatrime et dernire page dune lettre dYvette Guilbert un destinataire inconnu : & Enfin cher ami envoyez moi vite ces 50 ou 60 petits feuillets dont jai besoin de suite !...
S.D. Haraucourt porte, dans cet article, un regard lucide sur le choix et le rle des comdiens au thtre : la suite de nombreux procs & destins trancher des diffrents survenus entre les directeurs de thtre et leurs pensionnaires au sujet de rles imposs ceux-ci par ceux-l& , Haraucourt ironise : & un artiste doit-il tre admis considrer que tel ou tel rle nest point de son emploi ? La soubrette peut-elle prtendre quun rle de dugne ne correspond pas son temprament, le jeune premier refuser un rle de grime, le tragdien un rle comique ? (& ) Quil est donc difficile pour les hommes de sentendre, mme quand leurs intrts sont connexes, et par cela seul quils vivent et travaillent ensemble ! La question est pourtant bien simple. Exiger que tout comdien joue nimporte quel rle, cest videmment exiger quil soit un grand comdien& Si le directeur insiste, il court le risque que & son pensionnaire occupe le rle, mais non quil le remplisse, et tout le monde en ptira& Mais est-ce aux tribunaux de trancher et de & poser en principe que nul ne pourra tre contraint de jouer un rle quil considre comme tranger ses moyens ? Ce serait un autre pril& & Mais, direz-vous, cette question mrite-t-elle quon sy attarde et quon en parle ?... Sans doute & puisquaujourdhui, comme lpoque des Csars, le double cri des foules est redevenu ce quil tait autour du Colyse : panem et circenses *! Revendication matrielle : le droit au pain ; revendication spirituelle : le droit au thtre. [& ] La parole qui ne descend pas dun trteau na pas de chance dtre entendue, et la France attentive possde deux estrades du haut desquelles on lui jette quotidiennement sa pture de verbe : la Chambre [des dputs] et le thtre& Il termine son article sur une anecdote : lautre soir, dit-il, au thtre, on donnait deux pices : lune en vers, bte et insipide, lautre, en prose, excellente ; cependant, les vers de la premire : & tombaient du trteau et la foule coutait avec ravissement ces douces inepties, elle sen dlectait ou tout au moins faisait mine de sen dlecter pour ne pas avoir lair dtre ferme aux belles choses : Dlicieux, Exquis ! Adorable, Dune fracheur ! Dune jeunesse !... Et la presse, den parler & en bien ou en mal, peu importe, car le bien et le mal sont indistinctement monnaies de gloire : les publicistes, qui considraient comme une faveur inapprciable daccorder cinq lignes banales ces mmes vers publis en volume, les discuteront, pseront, analyseront parce quon les leur prsente sur le trteau& Tout autre fut le sort de la pice en prose & La salle coutait, avec mfiance, et se tenait sur la rserve, incertaine de savoir si elle applaudirait le moraliste ou si elle huerait le trouble fte& Lheure se faisait angoissante, et lme lectrique des foules se tendait dans lexpectative de son propre jugement. Un dtail dcida du sort. la minute prcise o le drame, mont son point culminant, slanait pour planer des hauteurs tragiques, la voix dune cabotine jaillit : le cri eschylien sortit dune poupe& scellant dune manire irrversible lchec de la pice.Edmond Haraucourt dbute sa carrire littraire, sous le pseudonyme de Sire de Chambley, par la publication dun recueil trs libre intitul La Lgende des sexes, pomes hystriques et profanes (1882). Conservateur du muse du Trocadro de 1894 1903 et du muse de Cluny de 1903 1925, il fut aussi prsident de la Socit des gens de lettres de 1920 1922.