Sans lieu [Montreuil ?], sans nom, sans date (circa 1950-1960). 64,5 x 80 cm. Technique mixte sur papier et matière plastique peinte avec collage de fils textiles, sous cadre en bois. Composition de grand format mettant en scène des animaux dans un paysage désertique, rocheux et nocturne. Sorte de jardin d'Eden où se côtoient lions et colombes, faune sauvage ou de jungle exotique (tigre, serpent) et chat domestique, avec au premier plan une créature mi-chatte mi-femme enlaçant un renard, l'oeuvre joue sur les contrastes et multiplie les références. Elle s'inscrit dans le cadre d'une double évolution de la carrière du peintre Willy Ingold dans les années 1950-1960 : d'une part, le retour à une esthétique d'inspiration surréaliste qui avait marqué ses débuts, et sous la bannière de laquelle il se présente lors de plusieurs Salons des Artistes Indépendants ; d'autre part, sur le plan formel, l'expérimentation de "nouvelles matières" (résine, plastique, textile, ...), objets d'une exposition au long cours dans son atelier de Montreuil. Souvent couplée à l'emploi de techniques mixtes innovantes, elles signent son intérêt grandissant - et de plus en plus exclusif - pour la décoration. Il y consacre d'ailleurs la seconde partie de sa vie professionnelle à travers des créations multiformes : panneaux, tentures, affiches, objets, sculptures, mobiliers, accessoires, etc.
Reference : 2850
Quelques taches, débords de peinture et légères salissures dans les marges sans conséquence sur l'oeuvre, sinon bon état de conservation. Wilhelm (dit Willy) Ingold est un artiste peintre et décorateur du XXe siècle dont la vie et la carrière demeurent aujourd’hui encore auréolées de mystères. D’origine suisse, il naît à Travers, commune de Lauperswyl du canton de Neuchâtel, le 14 avril 1895. A l’issue de son service militaire, en 1915, il est incorporé dans les forces armées helvètes en tant que carabinier d’infanterie. En poste notamment à la frontière franco-suisse, à proximité du Sundgau, il obtient le grade de caporal et documente son quotidien de sous-officier. Dans l’ensemble, l’expérience de la Première Guerre mondiale marque profondément le jeune dessinateur, qui s’installe à Paris une fois libéré de ses obligations militaires, en 1919. On dispose de rares éléments biographiques sur son parcours dans l’entre-deux-guerres, tels que son mariage avec Hélène Anne-Marie Momas (1897-1981) au début des années 1920, suivi de la naissance d’une fille, et l’établissement du couple à Vincennes. Il est difficile de dire quel métier il exerce, s’il fréquente les milieux artistiques de la capitale, ou si ses œuvres de la période Art Déco dont on trouve des traces éparses (projets d’illustrations de livres, notamment) ont trouvé un quelconque écho. Le déclenchement du second conflit mondial, en septembre 1939, le contraint d’abord à effectuer un service actif de quelques mois à Colombier, en Suisse, puis à séjourner à Bordeaux (juin 1940-février 1941) où se situe provisoirement le Consulat. Il regagne ensuite la capitale française et, tout en s’acquittant consciencieusement de ses devoirs administratifs envers son pays natal (sous le contrôle de la Chancellerie militaire du Consulat), reprend l’habitude de dessiner les soldats et officiers, qu’il s’agisse des troupes d’Occupation ou des forces armées de la Libération. C’est sans doute après-guerre qu’il acquiert un atelier au 65 rue Carnot, à Montreuil, ainsi qu’un statut plus officiel d’artiste, artisan d’art et décorateur. Inscrit à la Société des Artistes indépendants, il expose ses créations lors des salons annuels, à partir de 1953 : les peintures « classiques » (fleurs, paysages, portraits) des débuts évoluent en « compositions décoratives » avec des animaux, ses sujets de prédilection (par exemple en 1957, lors de la 68e Exposition). Les années 1960 sont l’occasion pour lui d’explorer de « nouvelles matières », de confirmer son éclectisme (il s’essaie à de nombreuses techniques et opte pour des styles variés) et d’obtenir le Premier Prix à l’Exposition nationale des Arts et Techniques de l’Artisanat organisée par la Chambre des Métiers de la Seine, en 1961. Il meurt à la fin de la décennie. - Clients Livre Rare Book : Les frais postaux indiqués sont ceux pour la France métropolitaine et la Corse, pour les autres destinations, merci de contacter la librairie pour connaître le montant des frais d'expédition, merci de votre compréhension. Livre Rare Book Customers : The shipping fees indicated are only for France, if you want international shipping please contact us before placing your order, thank you for your understanding. - Frais de port : -Colissimo France 25 € -Colissimo International (Union Européenne + Suisse : 45 €) (Reste du Monde : 150 €)
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Harlin Quist, 1970. In-8, cartonnage couleurs.
Illustrée par Nicole Claveloux, cette petite pépite est pratiquement introuvable. . .