Pierre-Jean Oswald, 1960, in-8 br. (12 x 19), 43 p., coll. "L'aube dissout les monstres", notice de Francis Jeanson, portrait de l'auteur par Henri Kréa, ex-libris, bon état.
Reference : QWA-21219
Enfant de la Casbah d’Alger, Ismaël Aït Djafer (1929-1995) qui dessinait aussi à ses heures est connu pour être l’auteur d’un long poème dramatique écrit d’une traite à la fin des années 40. Sa complainte trouve son origine dans un fait divers survenu le 20 octobre 1949. Ce jour-là, la petite Yasmina est poussée par son père sous les roues d’un camion parce qu’il ne pouvait plus rien pour elle. Traduit devant les assises, Ahmed Khoumi est déclaré fou et interné. Le poète en fait un long et puissant cri de révolte et de colère contre l'intolérable misère du petit peuple de la Casbah. On a vu dans ce long poème, le précurseur de la poésie de combat qui a marqué la création littéraire de la lutte de libération nationale. Publié une première fois en 1951 par l’organisation de jeunesse de l’UDMA, le poème sera repris par Les Temps modernes (N° 98 de janvier 1954, pp. 1225-1252) , revue dirigée par Jean-Paul Sartre, avant de faire l'objet de la présente édition.
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Paris, Pierre-Jean Oswald, Paris, Pierre-Jean Oswald1960 ; in-12, broché, couv. verte imprimée. 43 pp., 1 f.PREMIÈRE ÉDITION PARUE EN FRANCE de ce poème qui avait été publié d’abord à Alger par la Jeunesse de l’Union démocratique du Manifeste algérien. Le 20 oct. 1949, à Alger, Khouni Ahmed, un mendiant, marche rue F. Roosvelt. Il n’a pas mangé, il est tuberculeux et il tient par la main Yasmina, sa petite fille. Un camion passe et soudain il jette l’enfant sous les roues. Comme elle n’est pas morte, il la pousse une seconde fois. Traduit devant les assises, Khouni est déclaré fou et enfermé dans un asile. Dédié à ceux “qui n’ont jamais eu faim” ce poème admirable est l’oeuvre d’un étudiant aglérien.