Editions A. et J. Picard et Cie, 1965, in-8 br. (16,5 x 25), 225 p., 1ère édition, 13 tableaux et 7 cartes dépl. in-fine, bon état.
Reference : QWA-21189
Une étude solide, où s'affirme la compétence multiple de J.-F. Lemarignier, historien chartiste et juriste. Le texte comprend 176 pages auxquelles s'ajoutent les appendices, index, cartes, tableaux. Voir le sommaire sur photos jointes.
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Picard, 1965, gr. in-8°, 225 pp, 13 tableaux et 7 cartes dépliants in fine, biblio, index, broché, bon état
"Les « Premiers temps capétiens » ne sont pas de ceux où l'on peut s'attendre à des découvertes sensationnelles de documents inédits – du moins en ce qui concerne les rois et leur entourage. Le nouveau ne peut venir que de l'historien. Mais les plus grands progrès de l'histoire sont presque toujours venus d'un regard neuf et, s'agissant des vieux textes, d'une lecture nouvelle. Ainsi en a fait J. F. Lemarignier avec les actes des quatre premiers souverains capétiens – publiés ou catalogués par les Bénédictins de Saint-Maur pour Hugues Capet, par W. M. Newman pour Robert le Pieux, par F. Soehnée pour Henri Ier et par M. Prou pour Philippe Ier, à quoi il faut ajouter quelques rares découvertes postérieures à ces publications. A cette documentation J.-F. Lemarignier a posé une question simple et précise : qui sont les personnages qui souscrivent les actes royaux ? Une fois établie la liste de ces souscripteurs, et, à partir d'elle, des tableaux et des cartes donnant le rang social et l'origine géographique de ces personnages, une série de questions toujours simples font progresser l'enquête. Est-il possible de donner de l'entourage royal une image sociale et régionale ? Cette image évolue-t-elle pendant la période séculaire envisagée ? Cette évolution de l'entourage permet-elle de définir les progrès de l'autorité royale ? La réponse est nette et décisive. De 987 à 1077 environ le déclin royal est continu. A partir du deuxième tiers du règne de Philippe Ier un redressement s'amorce. (...) J.-F. Lemarignier ouvre ou confirme des perspectives de tous ordres : sur l'évolution juridique des actes royaux et de leurs souscriptions – apparition du mandement, effacement des fidèles devant les témoins – ; sur l'évolution religieuse : attitude de la royauté face à la réforme grégorienne et à Cluny ; sur l'évolution sociale : essor de cette féodalité castrale déjà si bien mise en valeur par Georges Duby dans le Maçonnais du XIe siècle. Et tout ceci dans un ouvrage solide, où s'affirme la compétence multiple de J.-F. Lemarignier, historien chartiste et juriste, clair et alerte (le texte ne comprend que 176 pages auxquelles s'ajoutent les appendices, index, cartes, tableaux), écrit avec un grand bonheur d'expression..." (Jacques Le Goff, Annales, 1968)