n°253, In 12 broché, couverture illustrée en couleurs de STARACE. Faux-titre, titre, 251 pages, 2 pages de catalogue Arthème Fayard Cie le livre populaire. Collection à 2fr25
Reference : 11308
Charbonnel
M. Sylvain Charbonnel
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Sans lieu, ni nom ( Miséré), 1934. 1 volume in-4° oblong cousu par une cordelette noire ; couverture beige imprimée et illustrée en noir ; 22 feuillets non chiffrés dont le feuillet de justification, chaque feuillet gravé, de papier japon très mince, est protégé par un feuillet vierge de papier plus épais.Taches d'encre au 1er plat , déchirure sans manque au dos, très pale trace de mouillure angulaire aux 2 derniers feuillets de protection et au 2ème plat, sans atteinte aux gravures; petites piqûres à 3 feuillets, petit arrachage dans la marge interne du 1er feuillet..
Ce rare recueil renferme :Justification- Dédicace ( à Madame Lauth-Sand )- Préface de Hugues Lapaire ( 2 feuillets)- Sur la place (bois de Miséré) -Texte de Jacques des Gachons illustré d'un bois de Miséré- L' Eglise ( bois de Miséré)- Sous la guenillère ( bois de Miséré)- Le Château (bois de miséré)- Nohant , poème d' Emile Vinchon illustré d'un bois de Miséré- Le Pavillon ( bois de Miséré) - Le parc ( bois de Miséré)- Le perron ( bois de miséré)- Sur la Tombe de George Sand .Poéme de Gabriel Nigond orné par Miséré- Sous l' if ( bois de Miséré) - Le Théatre de Maurice ( bois de Miséré)- Marionnettes par Aurore Sand ( 2 feuillets) - Deux Marionnettes du Théatre de Maurice :Balandar et le pompier ( bois de Miséré) - Un coin du salon ( bois de Miséré) - Au Chevet de l' église ( bois de Miséré). Table . Première édition et 1er tirage de cet ouvrage rare entièrement gravé sur bois par le peintre berrichon Adolphe Miséré. Tirage sur japon vergé limité à 170 exemplaires, celui-ci n° 42, avec envoi autographe signé de Miséré ( Reu-CH1)
Sans date. Pierre Labracherie: Camille Desmoulins grandeur et misère d'une âme ardente
Bon état
P., EDHIS, 1979, 2 vol. in-8°, viii-432 et 492-vii pp, brochés, bon état. Peu courante réimpression de la rarissime édition originale publiée à Paris en 1840
Buret critique l'économie libérale et donne des arguments de poids aux militants ouvriers et aux théoriciens socialistes de la Monarchie de Juillet, ainsi qu'aux fondateurs du socialisme scientifique, Marx et Engels. Ce livre est un des plus remarquables de la nouvelle école économique française. C'est la première protestation du travail contre les abus du capital. — "Eugène Buret (1810-1842) récuse une conception de l’économie politique qui se concevrait comme indépendante de la philosophie morale et propose par conséquent de traiter sociologiquement de la question sociale. En particulier, sont extrêmement suggestives les superbes définitions de Buret. La misère : « la pauvreté moralement sentie »; le paupérisme, non plus la misère individuelle, mais « [...] la misère en tant que fléau social, la misère publique », définitions auxquelles Michelet dans “Le Peuple” se référera et dont Proudhon puis Marx probablement, s’inspireront..." (Juliette Grange)
Paris s. d. [1890] | 21.30 x 14 cm | 3 pages in-8 au verso de 4 feuillets de l'Assistance publique de Paris
Manuscrit autographe complet signé de Paul Verlaine d'une des Chroniques de l'hôpital, 90 lignes serrées à l'encre noire, au verso de feuillets de l'Assistance publique de Paris. Chronique de l'une des hospitalisations de Paul Verlaine, se produisant entre septembre 1889 et février 1890. La mention «III» a été rayée au crayon bleu de typographe. Dans leur recueil définitif, le texte se trouve en effet en seconde position. Dans la version publiée par Le Chat noir, le 5 juillet 1890, on ne constate pas de variante avec notre manuscrit. Il s'agit donc du dernier état du texte remis à l'imprimeur. Jacques Borel situe la rédaction de cette chronique lors d'un passage à l'hôpital Cochin en juin 1890. Verlaine a passé de longs jours hospitalisés au cours de sa vie et plus particulièrement à cette époque. Durant ces séjours, il compose les Chroniques de l'Hôpital, des poèmes en prose en huit parties. Il y mêle l'anecdote, les observations de la vie des malades ainsi qu'une fine analyse poétique du milieu hospitalier. Verlaine débute par un constat troublant et désabusé: «Décidément, tout de même, il noircit l'Hôpital, en dépit du beau mois de juin [...] Oui, l'Hôpital se fait noir malgré philosophie, insouciance et fierté.» Malgré le beau temps, la rigidité du système, la misère et la maladie assombrissent la vision du poète: «Réprimons toutes objections sous peine d'expulsions toujours dures, même en ce mois des fleurs et du foin, des jours réchauffants et des nuits clémentes, pour peu que l'on loge le diable dans sa bourse et la dette et la faim à la maison.» La sortie, par expulsion ou pour guérison et la vie à l'extérieur n'offrent pas plus de réconfort que le séjour: «Évidemment nous sortirons tôt ou tard, plus ou moins guéris, plus ou moins joyeux, plus ou moins sûrs de l'avenir, à moins que plus ou moins vivants. Alors nous penserons avec mélancolie [...] à nos souffrances morales et autres, aux médecins inhumains ou bons.» Un sentiment déjà éprouvé lors de ce qu'il appelle «mes entractes», temps où il n'est pas hospitalisé. Car à la sortie de l'hôpital, c'est une vie de misère qui l'attend, malgré sa reconnaissance déjà acquise. Sa misère, Verlaine la met en parallèle de celle de la classe ouvrière qui partage ses séjours dans des hôpitaux. Le poète appelle à la résignation ses «frères, artisans de l'une et de l'autre sorte, ouvriers sans ouvrage et poètes... avec éditeurs, résignons-nous, buvons notre peu sucrée tisane ou ce coco, avalons bravement qui son médicament, qui son lavement, qui sa chique ? ! Suivons bien les prescriptions, obéissons aux injonctions, que douces nous semblent les injections et suaves les déjections, et réprimons toutes objections». Avec eux, le poète souhaite profiter de la beauté du mois de juin en reprenant deux vers de la Chanson sentimentale de Xavier Privas: «Nous nous plairions au grand soleil. Et sous les rameaux verts des chênes, nous, les poètes, aussi bien qu'eux, les ouvriers, nos compagnons de misère.» Égaux devant le malheur, qu'ils soient actifs ou oisifs, pourraient-ils ressentir de la nostalgie une fois dehors: «Et peut-être un jour regretterons-nous ce bon temps où vous travailleurs, vous vous reposiez, où nous, les poètes, nous travaillions, où toi l'artiste, tu gagnais ton banyuls et tes tods?» Malgré cette rêverie, Verlaine est «las de tant de pauvreté (provisoirement, croyez-le, car si habitué, moi, depuis cinq ans ? !)» et il conclut, amer par le constat d'une médecine moderne sans humanité: «l'Hôpital avec un grand H, l'idée atroce, évocatrice d'une indicible infortune, de l'Hôpital moderne pour le poète moderne, qui ne peut, à ses heures de découragement, que le trouver noir comme la mort et comme la tombe et comme la croix tombale et comme l'absence de charité, votre Hôpital moderne tout civilisé que vous l'ayez fait, hommes de ce siècle d'argent, de boue et de crachats ? !» - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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