Reliure postérieure plein chagrin bleu. Dos à nerfs, date dorée au talon. Tête dorée. Couvertures et dos conservés. Reliure non signée de Devauchelle.
Reference : 85002
Paris Charpentier 1886 491 pp Fort in-12 Relié Très bel exemplaire 1 volume ÉDITION ORIGINALE. Un des exemplaires numérotés sur papier de Hollande, deuxième grand papier après seulement 10 japons.Quelles destinées que celles des enfants de Gervaise ! Claude, Jacques, Étienne, Nana, tous sublimes mais tous condamnés par une lourde hérédité. Pour Claude, la névrose enfantera le génie. Dans le Paris des ateliers d?artistes précaires, Zola ?[veut] peindre la lutte de l?artiste contre la nature, l?effort de la création dans l??uvre d?art, effort de sang et de larmes pour donner sa chair, faire de la vie?. Faire, ou plutôt plaquer, la vie tout entière sur un rectangle de toile, effort impossible par excellence répété jusqu?à l?échec final, jusqu?à la mort : ?tant d?espoirs, de tortures, une vie usée au dur labeur de l?enfantement, et ça, et ça, mon Dieu?.
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2 pièces autographes signées à savoir: 1 L.A.S. de 3 pp., datée du 12 mai 1908: «Mon cher ami, il pleut, mais ton article sur le Briseur de Fers vient de nous apporter le soleil. Oh! mon cher ami, comme tu es gentil! comme je devine, en relisant ton article, le charmant parti-pris de ne voir que le bon côté de mon livre! C’est une page de camarade, évidemment, et non de critique, quoiqu’elle soit superbe et d’une habileté délicieuse. Car c’est de «l’habileté du cœur». Eh bien, tu as raison, après tout! Tu ne signales au public que les bonnes choses, puisqu’elles lui sont utiles. Leur démontrer que je n’ai pas de talent eût été peut-être un jeu d’artiste mais une grosse erreur de moraliste et de philosophe. J’ai un petit nombre, lentement, très lentement grandissant d’amis et de lecteurs. Ce que je leur dis depuis 15 ans ne peut que leur faire du bien, les raffermir ou les consoler. Je ne cherche pas à donner le goût du «militaire» mais de «l’énergique». Si j’y parviens, qu’importent mes fautes! Du reste, je connais, aussi bien et même mieux que quiconque, mes défauts. Tu peux me le mettre sous les yeux et en ajouter de nouveaux, quand tu me rencontreras. Je suis à ce point dénué de «vanité littéraire» que je t’écouterai […] Mon livre est noble et pur d’intentions, je l’ai écrit laborieusement. Il vaut bien ce qu’il coûte. Le reste n’est que de la fumée de cigare. Maintenant, je veux aller te serrer la main à l’Echo [ … ] En attendant, mon vieux Rar, je t’embrasse»; [ On joint: ] 1 réponse autographe signée au questionnaire du «Salon des Littérateurs», billet de 2 feuillets pré-imprimé: Maître idéal: «Prothée». Esthétique: «Un beau livre sur mes genoux». Prix rêvé: «Les ors et les argents sont fous! ». Devise artistique: «Simplement». Description de l’œuvre en vers de huit: «Parce que le bec de mes plumes, Dans l’orme agité du journal, Tirelire mes amertumes, Et lance un pi-huit matinal, Est-il dit qu’une œuvre m’est née? Alors j’ai volé ma journée… Parce que d’un bout de pastel, En un coin de mauve banlieue, J’esquisse le flâneur untel, Ai-je fait plus d’un quart de lieue, Vers la connaissance du bien? Holà, Dentu, je n’en sais rien! Œuvre, mot risible, oiseau rare. – Vais là-bas fumer un cigare»
Belle réunion de deux très intéressantes pièces autographes signées de l’écrivain Georges d’Esparbès (1863-1944). Fréquentant le Chat Noir, ami de Léon Bloy ou de Jean Moréas, Georges d’Esparbès exaltera l’héroïsme militaire. On joint une troisième pièce signée par son fils Robert (dit Asté d’Esparbès).
Armand Colin, 1960, gr. in-8°, xi-453 pp, 14 pl. de gravures hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Le travail d’Annarosa Poli prend place parmi les quelques œuvres pionnières qui se sont efforcées de redonner la place qu’elle méritait à un auteur méprisé et à une femme décriée. L’ouvrage, en effet, paraît en 1960, et il est à l’évidence le fruit d’un long, minutieux, exemplaire travail préparatoire. Or, seuls quelques chercheurs, dans la décennie 1950-1960, qui passaient d’ailleurs pour excentriques, s’intéressaient alors à George Sand autrement que comme la romancière de bluettes paysannes. C’était cependant plus la vie que l’œuvre qui était mise en avant. Cette fascination pour une vie “scandaleuse” plutôt que pour une œuvre que ses contemporains jugèrent pourtant de tout premier ordre, continue, hélas, de nos jours, même si le “scandale” est traité positivement. Annarosa Poli a donc eu d’autant plus de mérite à prendre en compte tout l’œuvre qu’elle ne disposait même pas alors des œuvres autobiographiques et de la Correspondance dans les éditions entreprises par G. Lubin, même si celui-ci lui communiqua, avec la gentillesse qu’on lui connaît, des renseignements utiles. Ce qui rend cet ouvrage particulièrement précieux, c’est d’une part l’originalité et la richesse de la thématique adoptée, d’autre part la qualité non seulement de la recherche, mais aussi de la mise en œuvre des éléments recueillis, qui en font, même à l’heure actuelle où elles abondent, l’une des biographies les plus intéressantes et les plus sûres. — "Étant donné l'importance de l'Italie dans la culture musicale et littéraire de Sand et dans son inspiration romanesque, il était normal qu'une sandiste de la première heure, le professeur Annarosa Poli, spécialiste de la littérature du XIXe siècle connaissant bien les archives françaises et italiennes, fit autorité dans le domaine de la bibliographie de George. Son ouvrage le plus diffusé : l'Italie dans la vie de George Sand, paru chez Armand Colin en 1960, est une mine de renseignements sur la vie vénitienne de la romancière, de Musset et du Dr Pagello." (Francine Mallet, George Sand, 1995) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
À Cologne, Éditions Taschen, 2013.
FISCHER Stefan, Jheronimus Bosch, L'œuvre complet. À Cologne, Édition Taschen, 2013. In-folio (400x290mm), cartonnage éditeur sous une couverture à rabats imprimée en couleurs (représentant Le Jardin des délices), dans sa mallette carton avec poignée, 300 pages. Avec 2 pages dépliantes. Texte imprimé sur papier vergé, reproductions sur papier glacé. In fine : le catalogue des peintures, le catalogue des dessins -de la main du peintre, atelier et suiveurs-, sources sur la vie et l'œuvre, bibliographie, index. Selon André Breton ''Bosch est le visionnaire intégral. Son œuvre sortie de l'oubli remet en cause les fondements même de l'art de peindre''. En plus des éléments biographiques concernant la vie de l'artiste (vers 1450-1516), Stefan Fischer plonge le lecteur dans le tourbillon des processus créatifs aussi bien matériels qu'intellectuels du peintre. Dès 1474, sont envisagés -de manière chronologique- ses premières œuvres, son ascension sociale et artistique. Un chapitre est consacré aux différentes Tentations de Saint Antoine, un autre à l'immanquable Jardin des délices (vers 1503). L'ouvrage s'achève sur l'examen des œuvres tardives de l'artiste. Exemplaire en très bon état.