Deux tomes en un volume sous étui bordé. Reliure janséniste de l'époque en plein maroquin long grain turquoise signée Meunier. Doublure encadrée de maroquin et de soie brodée à décor floral. Dos à quatre nerfs. Titrage et toutes tranches dorées. Couvertures et dos conservés. Infime frottement (1mm) aux deux nerfs supérieur. Dos légèrement insolé. Illustrations hors-textes.
Reference : 84369
Paris Damase Jouaust 1880 196 et 224pp Fort in-8 Relié Superbe exemplaire 1 volume Exemplaire unique numéroté sur Japon, enrichi - en plus des eaux-fortes en trois épreuves présentes dans les exemplaires de ce tirage - d'états intermédiaires et des eaux-fortes pures achetés par le premier possesseur de l'ouvrage auprès de différents acteurs, dont le graveur Monziès. Les notes manuscrites - datées - du possesseur sont inscrites au contreplat du plat inférieur du deuxième tome Très belle édition de ce texte de Lesage - l'auteur du Gil Blas - originellement paru en 1707
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Paris, Alphonse Lemerre 1878, 1878, 1879, 155x90mm, frontispices, broché. Couverture à rabats. Dos des tomes de Gil Blas de Santillane I et IV fendus, tome III couvertures et dos empoussièrés, tome II en bon état. Dos du tome I de Le Diable boiteux fendus, tome II en bon état. Volume du théâtre dos fendu avec couvertures et dos empoussièrés. Intérieurs propres sur tous les sept volumes.
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« Le Diable boiteux eut un succès des plus marqués à la cour et à la ville » (C. Parfait). Édition originale « extrêmement rare » (Tchemerzine) du « Diable boiteux » de Lesage. « C’est l’un des classiques français les plus rares en première édition » (La Rochebilière). In-12 de (5) ff. dont le frontispice, 318 pp. (mal chif. 314), (4) ff. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs orné de double filet et fleurons dorés, double filet or sur les coupes, dentelle intérieure dorée, tranches dorées. Reliure signée de Cuzin. 151 x 88 mm. Lesage, Alain René. Le diable boiteux. Paris, veuve Barbin, 1707. Édition originale « extrêmement rare » (Tchemerzine) du grand roman de Lesage qui « fut sans conteste l'un des plus considérables succès de librairie de tout le XVIIIe siècle », avec le carton de la page 17-18. Tchemerzine, IV, 172-173 ; Cordier, 1910 ; Brunet, III, 1007 ; Le Petit, 481-482 ; Cohen, 344 ; Rahir, Bibliothèque de l’amateur, 507. Elle est ornée du frontispice gravé par Magdeleine Horthemels représentant Dom Zambullo et le diable boîteux. « Édition originale fort rare dans laquelle parurent XVI chapitres. Ce roman satirique avait été inspiré à Le Sage par un ouvrage espagnol du même genre et portant le même titre, El diablo cojuelo, satire amusante des mœurs de Madrid par Louis Velez de la Duenas y Guevara » (Le Petit). « Les exemplaires de cette première édition sont extrêmement rares » (Tchemerzine). Alain-René Lesage reprit le roman espagnol El diablo cojuelo de l’écrivain Luis Velez de Guevara et le développa dans un ouvrage narratif plein d’esprit, qui devait être universellement connu.Il s’agit d’une série de tableaux séparés qui ne sont nullement reliés entre eux. Ils sont souvent interrompus par de longues digressions et des contes insérés dans le récit lui-même.Dans son livre Lesage s’éloigne d’une façon très nette de ses contemporains.Ce qui le séduit, c’est l’enquête morale poursuivie par les grands écrivains du siècle précédent, de Bruyère et La Rochefoucauld jusqu’aux romanciers picaresques espagnols. Le « Diable boiteux » eut une vogue prodigieuse. Il faut convenir que le livre méritait son succès. C’est la critique de tous les états, de toutes les conditions. Les traits dont il est semé ont de la finesse, de la variété, de la naïveté. C’est d’un de ces récits qu’on trouve au chapitre IV que Beaumarchais a tiré son drame d’Eugénie. « C’est l’un des classiques français les plus rares en première édition » (La Rochebilière). Seule une dizaine d’exemplaires en est actuellement recensée. La rareté de cette édition s'explique par le fait que Lesage ayant remanié et augmenté le texte du Diable boiteux en 1726, les éditions antérieures furent alors délaissées (Henri Cordier, Essai bibliographique sur les œuvres d'Alain-René Lesage, Paris, Lehec, 1910, n° 58-1 ; Roger Laufer, « Essai de bibliographie matérielle », n° 1, dans Alain-René Lesage, Le Diable boiteux, Paris, La Haye, Mouton, 1970, pp. 22-23, avec une coupure différente dans la composition de l'adresse du libraire mais identique à l'exemplaire décrit et reproduit par Tchémerzine, t. IV, pp. 172-173). Un texte presque entièrement différent de la version définitive de 1726. Le remaniement que Lesage opéra sur Le Diable boiteux en 1726 est si important que les éditions antérieures à cette date sont à considérer comme un ouvrage distinct des éditions parues à partir de 1726. « Ce qui se perpétue dans l’ouvrage de Le Sage, c’est le goût du portrait, plutôt physique que moral, qu’il contemple et caresse avec amour dans tous ses détails. Mais tandis que La Bruyère se borne à tracer quelques lignes sobres, dans une intention essentiellement moralisatrice, chez ce dernier, au contraire, domine un intérêt très différent : l’amour du pittoresque, l’amour purement artistique de la réalité contemplée sous ses aspects les plus colorés et les plus mouvementés ; cette tendance à l’observation du monde de nos semblables se rattache à une longue tradition de l’esprit gaulois : s’étant exprimée pour le première fois dans les fabliaux et dans les « Chroniques » de Froissart, elle devait trouver plus tard, dans l’œuvre de Balzac, son aboutissement et son couronnement. C’est cette tournure d’esprit qui donne tout son sens et toute sa valeur au « Diable boiteux » » (Dictionnaire des Œuvres). Le Petit cite un exemplaire provenant de la bibliothèque du comte de Sauvage et Guy Pellion (1882) : superbe en maroquin rouge par Cuzin 595 fr. Bel exemplaire de cette rare originale, revêtu d’une séduisante reliure de Cuzin en maroquin rouge.
édition_originale reliure moderne
Paris de l'Imprimerie Leblanc, 1810. In-8 relié de 479 pages au format 20,5 x 4 x 13 cm. Reliure d'époque demi veau marron avec plats papier. Dos carré avec pièce de titres, filets et fleurons dorés. Plats avec petits frottis aux coins, aux bords des plats et aux mors. Intérieur frais, malgré de petites rousseurs éparses, quelques taches brunes ou noires à la goutière de quelques pages et un minuscule manque de papier circulaire, sans gravité, au bord supérieur de 4 pages. Frontispice et 4 planches en noir, gravées, hors texte. Alain René Le Sage (1668 -1747) fut un des auteurs les plus lus aux XVIIIe et XIXe siècles. Ce tome premier d’œuvres choisies est complet en lui-même et contient Le Diable boîteux, Les béquilles du Diable boîteux, Une journée des Parques, Entretiens sérieux et comiques sur les cheminées de Madrid. Il est précédé de 54 pages consacrées à une Vie de Le Sage. Le Diable boîteux, roman fantastico-satirique fut publié en 1707. L'auteur en pris le nom et l’idée dans " El Diablo cojuelo ", de Louis Velez de Guevara. Notre édition est enrichie par 3 opuscules" Entretiens Sérieux et Comiques des Cheminées de Madrid, Les Béquilles du Diable Boiteux, Une Journée des Parques, Songe ", qui complète le roman, dont l'action se déroule entièrement sur une nuit d'octobre. Le thème du livre est le suivant : Un étudiant, nommé Cléofas Léandro Pérez Zambullo, s'échappe par une lucarne d'une maison où il avait un rendez-vous galant. Mais la dame de son cœur, Dona Thomasa, lui a tendu un piège pour le forcer à l'épouser. L'étudiant se cache dans le grenier de la demeure d'un magicien. Là, il entend des soupirs provenant d'un flacon qui contient un démon capturé par le magicien. Le démon veut que Cléofas le libère. L'étudiant brise la fiole, d'où sort un petit homme boiteux, avec des jambes de bouc. C'est Asmodée le démon. Enfin libéré, le démon entraîne Cléofas sur la tour la plus haute de Madrid, d'où il dévoilera à son ami les secrets de chaque foyer. Edition originale collective, illustrée.
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AU BUREAU PRINCIPAL DES EDITEURS. 1830. In-8. Cartonné. A relier, Couv. défraîchie, Dos abîmé, Quelques rousseurs. 400 PAGES - Dos partiellement manquant - 1er plat abîmé - 13cm x 21cm.. . . . Classification Dewey : 840.08-XIX ème siècle
Table : Quel diable c'est que le Diable Boiteux. Où et par quel hasard don Cléophas Léandro Pérez Zambullo fit connaissance avec lui ; Suite de la délivrance d'Asmodée ; Dans quel endroit le Diable Boiteux transporta l'écolier, et des premières choses qu'il lui fit voir ; Histoire des amours du comte de Belflor et de Léonor de Cespèdes ; Suite et conclusion des amours du comte de Belflor ; Des nouvelles choses que vit don Cléophas, et de quelle manière il fut vengé de dona Thomasa ; Des prisonniers ; Asmodée montre à don Cléophas plusieurs personnes, et lui révèle les actions qu'elles ont faites dans la journée ; Des fous enfermés ; Dont la matière est inépuisable ; De l'incendie, et de ce que fit Asmodée en cette occasion par amitié pour don Cléophas ; Des tombeaux, des ombres et de la mort ; La force de l'amitié, histoire ; Du démêlé d'un poète tragique avec un auteur comique ; Suite et conclusion de l'histoire de la force de l'amitié ; Des songes ; Où l'on verra plusieurs originaux qui ne sont pas copies ; Ce que le Diable fit encore remarquer à don Cléophas ; Des captifs ; De la dernière histoire qu'Asmodée raconta. Comment, en la finissant, il fut tout à coup interrompu, et de quelle manière désagréable pour ce Démon don Cléophas et lui furent séparés ; De ce que fit don Cléophas après que le Diable Boiteux se fut éloigné de lui, et de quelle façon l'auteur de cet ouvrage a jugé à propos de le finir ; Le béquilles du Diable Boiteux. Classification Dewey : 840.08-XIX ème siècle
Londres, Pierre Van Cleef, 1758, pt. in-8vo, 6 ff. + 239 p. / 22 p. + 13 planches gravées hors-texte, reliures en plein veau d’époque, frottées, dos à nerfs ornés en or, avec pièces de titre rouges, tranches rouges.
Le Diable Boiteux est un roman publié par Lesage en 1707. Le héros du Diable boiteux se fait transporter par le diable sur le toit de chaque maison, pour voir ce qui s’y passe et avoir l’occasion de conter une aventure, sans liaison avec ce qui précède ni avec ce qui suit. Cet ouvrage était aussi une imitation de l’espagnol el Diablo cojuelo de Luis Vélez de Guevara, mais une imitation libre, appropriée aux mœurs françaises et fécondée par l’observation originale et personnelle de l’esprit humain. Lesage n’a guère emprunté à Guevara que l’idée et le cadre du principal personnage, le diable; il a fait une création toute nouvelle en lui donnant, suivant la remarque de Villemain, ‘une nature fine et déliée, malicieuse plutôt que méchante’. Dans cette œuvre, où le merveilleux n’est là que pour la forme, toute une diversité d’aventures et de portraits défilent rapidement devant le lecteur, en soumettant à une critique railleuse et pleine de finesse une foule de types, tous frappants de naturel et de vérité. C’est avec le Diable boiteux que Lesage s’annonce comme romancier de premier ordre. Le succès du roman, qui fut considérable, acheva enfin de distinguer le nom de Lesage de la foule des écrivains. Cette dernière œuvre donna cours à plusieurs anecdotes. Deux seigneurs se disputèrent le dernier exemplaire de la seconde édition, en mettant l’épée à la main dans la boutique du libraire Barbin. Boileau s’indignait d’une telle vogue et menaçait, dit-on, de chasser son laquais pour avoir introduit chez lui le Diable boiteux, tandis qu’au théâtre, les portiers étouffés pouvaient attester la gloire de l’auteur. QUERARD, V, 225.
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