Couverture souple imprimée. Non coupé et non rogné.
Reference : 80282
Paris Les éditions de Minuit 1990 316 pp. In-12 carré. Broché. Parfait état. 1 volume. ÉDITION ORIGINALE. Un des 47 exemplaires numérotés sur vergé des papeteries de Vizille, seul grand papier.Quelle faute Fanny a-t-elle commise ? De quoi est-elle coupable pour être ainsi rejetée par les siens qui ne paraissent pas, eux, la considérer comme des leurs ? D'ailleurs, se nomme-t-elle bien Fanny ? Que reproche-t-on à ses vingt ans ? Des amourettes, des insolences ? D'avoir séduit son cousin Eugène ou d'avoir quitté Georges, son fiancé, « qui lui ressemblait » ? D'avoir traversé quelque crise d'originalité juvénile ; d'être le « mouton noir » qui dérange toute famille ; d'être adoptée, peut-être, ou une « pièce rapportée », comme on dit ? Aucune de ces hypothèses ne paraît se vérifier au fur et à mesure que se développe le récit.
Librairie Koegui
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Hambourg : s. n., 1798. UNE RARE CHRONIQUE ANTI-RÉVOLUTIONNAIRE
2 vol. in-8° (200 x 130 mm), [1] f. - [1] pl. - [1] f. - iii pp. - [4] ff. - 397 pp. - [1] pl.+ [1] f. - [1] pl. - [1] f. - 436 pp. - [7] pl., demi-basane mouchetée, dos lisse orné, tranches mouchetées de rouge (reliure de l'époque). Remise en vente de l'édition originale (Paris, et chez tous les libraires de l'Europe, 1798) avec un titre de relais (malgré l'annonce de corrections et d'augmentations, Tourneux affirme qu'il s'agit du même tirage ; « Le seul titre est changé »). Il existe une autre remise en vente de l'originale à l'adresse de Lerouge (Paris), portant le titre Le Procès de Louis XVI. L'ouvrage reparaît ensuite, avec de nouveaux frontispices, sous le titre Histoire du dernier règne de la monarchie française (Paris : Lerouge ; Hambourg : Im-Friscoenik, sans date). La véritable seconde édition n'est publiée qu'en 1814. Chronique anti-révolutionnaire du procès des Bourbons, cette compilations de documents officiels parus dans les journaux de l'époque couvre la période pré-révolutionnaire depuis la réunion des États généraux, l'emprisonnement et la captivité de la famille royale, les procès de Louis XVI, Marie-Antoinette, Louis-Philippe d'Orléans et Élisabeth de France, la mort du dauphin Louis XVII et l'exil de Marie-Thérèse de France. L'ouvrage est illustré de 9 planches gravées, dont 6 portraits (Louis XVI, Marie-Antoinette, Louis XVII, Marie-Thérèse de France, Louis-Philippe d'Orléans, Élisabeth de France) et 3 scènes (« Louis XVI témoigne à ses fidèles amis, au moment d'être séparé d'eux, sa reconnaissance et celle de sa famille, le 13 août 1792 » ; « Dernière entrevue de Louis XVI avec sa famille, 20 janvier 1793, à sept heures du soir » ; « Adieux de Marie antoinette à son fils, Louis-Charles de Bourbon, 3 juillet 1793 »). PROVENANCE : « De la bibliothèque de Mr. De la Place de Mont-Evray », étiquette imprimée aux contreplats supérieurs. Michel-Augustin-Thérèse De la Place (1761-1841) au château du Mont-Evray (Loire-et-Cher), avocat au parlement de Paris, chevalier de la Légion d'honneur, il fut président de la Cour impériale d'Orléans et publia un ouvrage sur les almanachs orléanais. Barbier III, 1050 ; Tourneux I 3587-3588a et IV 20937. Manque à la coiffe de tête et petit travail de vers sur un mors au tome 2. Quelques rousseurs, petite tache d'encre aux pp. 387-88, manque angulaire sans atteinte au texte aux pp. 433-34.
VERTOT (René Aubert de) ; LOCKE (John) ; MAZEL (David, trad.) ; GOLDSMITH (Oliver) ; YMBERT (J. -G. trad.)
Reference : 955
Paris ; id. ; id. : de l'imprimerie de Belin ; chez André ; chez Lesguilliez, 1792 ; An III (1795) ; an XI - 1802. UN TRIO D'OUVRAGES DE LA BIBLIOTHÈQUE DU MAJORDOME DE MADAME DE STAËL ET DE LOUIS-PHILIPPE
PROVENANCE : Joseph Uginet (Versailles, 1771 - Paris, 1853), ex-libris « J. Uginet » contrecollé sur les contreplats supérieurs et tampon humide rouge « BIBLIOTHEQUE DE STE PÉRINE » aux titres. Entré au service de Germaine de Staël comme simple valet de chambre vers 1790, Uginet devint vite son homme de confiance. Passé au service de Louis-Philippe d'Orléans en 1814, il sera nommé, en 1830, grand-maître des valets de la Cour. Après la révolution de 1848, il se retira à Sainte-Périne, maison de retraite onéreuse où il décédera ; il possédait une bibliothèque de cinquante volumes qui forma le fond de la bibliothèque de l'institution. VERTOT (René Aubert de). Révolutions de Portugal. In-12° (171 x 108 mm), xii pp. - 382 pp., demi-basane, dos lisse orné de filets, plats de papier marbré rose (reliure de l'époque). Histoire, fort estimée en son temps, de la révolution portugaise de 1640. Impression sur papier bleuté. L'abbé de Vertot fit paraître son Histoire de la Conjuration du Portugal en 1689, et connut aussitôt le succès : la Glorieuse Révolution anglaise venait de s'achever, et l'intelligentsia littéraire, intriguée par les événements, fouillait l'histoire à la recherche de parallèles. Madame de Sévigné, Bossuet et le très critique père Bouhours louèrent tous l'élégance de son style. En 1701, l'auteur publia, sous le titre Histoire des Révolutions du Portugal, une nouvelle édition de l'ouvrage augmentée de détails sur la monarchie portugaise et sur Alphonse IV, qui régnait alors sur le pays. Il signa également, entre autres ouvrages, une Histoire des révolutions arrivées dans le gouvernement de la République romaine et une Histoire des Révolutions de Suède dont le succès fut tel que la cour de Stockholm chargea un envoyé de l'engager à composer une histoire de Suède. [AVEC]. LOCKE (John) / MAZEL (David, trad.). Du gouvernement civil, traduit de l'anglais. Septième édition, exactement revue et corrigée sur la dernière édition de Londres, et augmentée de quelques notes par L. C. R. D. M. A. D. P. Paris : chez André, An III (1795). In-12° (171 x 108 mm), xvi pp. - 342 pp. - [1] f., demi-basane, dos lisse orné de filets, plats de papier marbré rose (reliure de l'époque). Réimpression de l'édition parue à en 1755 à Amsterdam chez J. Schreuder & Pierre Mortier le jeune, avec la traduction de David Mazel (parue un an après l'originale anglaise et fort décriée par Locke, bien qu'influente en France) et des notes par Rousset de Missy. Cette édition avait déjà été réimprimée en 1780 à Amsterdam, chez Bartelemi Vlam. Paru anonymement en 1689, ce double-essai, dans lequel Locke justifie les réformes engagées par Guillaume III au lendemain de la Glorieuse Révolution, n'atteignit la notoriété que dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. La déclaration d'indépendance des États-Unis en reprend textuellement quelques éléments. [AVEC]. GOLDSMITH (Oliver) / YMBERT (J. -G. trad.). Le Ministre de Wakefield ou Histoire de la Famille Primrose, traduit de l'Anglais de Goldsmith, avec les Poésies rendues en vers, et quelques notes, par J. -G. Ymbert fils. Paris : chez Lesguilliez, an XI - 1802. 2 vol. in-12° (171 x 108 mm), [1] f. - [1] pl. - [1] f. - xliv pp. - 246 pp. - [1] f. + [1] f. - [1] pl. - [1] f. - 257 pp. - [1] f., demis-basane brune, dos lisse avec pièce de titre rouge et pièce de tomaison verte, filets dorés, plats de papier moucheté (reliure de l'époque). Première édition de cette troisième traduction française du Vicaire de Wakefield, avec une préface sur la vie de l'auteur. L'ouvrage est illustré en frontispice de deux gravures réalisées par Adam d'après Huot. Publié pour la première fois en 1766, The Vicar of Wakefield connut un succès immédiat. Considéré tantôt comme un roman sentimental, tantôt comme une parodie du genre, l'ouvrage de Goldsmith marqua durablement la littérature à venir : il est ainsi cité aussi bien par Stendhal (Vie de Henri Brulard) que par Jane Austen (Emma), Schopenhauer (« L'art d'avoir toujours raison »), Mary Shelley (Frankenstein), Charles Dickens (David Copperfield, Le conte de deux cités) ou encore Goethe (Les souffrances du jeune Werther). Révolutions de Portugal : Petit manque à la coiffe de tête, coins et coupes frottés, papier bruni à certains cahiers. Du gouvernement civil : Petit manque à la coiffe supérieure, coins frottés, papier uniformément bruni, pâle mouillure angulaire à quelques cahiers, manque marginal aux pp. 37-40. Le Ministre de Wakefield : Frottements, rousseurs légères. Vol. 1 : trous marginaux aux pp. 7-8, manque marginal aux pp. 51-52 et 99-100 ; vol. 2 : mouillure en pied au frontispice et à quelques feuillets.
Paris : chez tous les libraries (Chez les marchands de nouveautés), 1846. UN CURIEUX CHANSONNIER ILLUSTRÉ DE RÉBUS
In-12° (149 x 85 mm) de (2] ff. - 212 pp. et [13] ff. de planches, demi-veau havane, dos lisse, tranches à fines mouchetures (reliure de l'époque). Édition originale de ce rare et curieux chansonnier illustré de 13 planches sur papier fort dont un frontispice, un titre gravé, 11 rebus et un feuillet d'explication pour ces-derniers. Florilège composé d'environ 200 chansons, depuis le Moyen Âge jusqu'à l'époque contemporaine : chansons chevaleresques, bachiques, de table, à boire, badines, galantes mais aussi, romances, vaudevilles, etc., signées ou anomynes. On retrouve parmi les auteurs : Maitre Adam, Henri IV, François Bussi d'Amboise, le président Hénault, Phillipe II, duc d'Orléans (dit le Régent), le Chev. Lablée, de La Tour, Racine fils, Coulange, Honoré Albert (de Saint-Florent-le-Vieil), feu Jenneval, Roquefort, Belle aîné, Joseph Legrand, Deschamps, Etienne Jourdan, Alexandre Tailland, d'Haguenier, Troisvallets (président de la Société des Lutins), G. Verry, Philipon de La Madeleine, Chozet, M. F. P. A. Leger, Casimir-Ménestrier, Alex. Buffi, Saint-Evrémont, Vadé, Piron, Pontdevel, Halbert d'Angers (éditeur du présent recueil), Panard, Madame de Cassini, Grécourt, le Brun, Charrin, collé, l'abbé Prévost, Madame Favart, Saurin, Madame Deshoulières, Marmontel, Fréron, Gallet, Hamilton, Rigoley de Juvigny, La Bruère, La Fare, La Condamine, de la Loupetière, l'abbé de Lattaignant, Sanadon, Moncrif, Pavillon, Fénelon, Le Sage, de la Poujade, Moreau, Dufresny, La Sablière, l'abbé Fleury, le comte de Bonneval, Masson de Morvilliers, Audinot, Cruset (Invalide), Boufflers, Girard-Raigné, Royou, Dorat, Regnard, de Saint-Laurent, Simon (de Troyes), etc. On peut citer, parmi ces nombreuses pièces, une « Marseillaise épicurienne » ou encore le « Récit pour un buveur que l'on prie de chanter, et qui n'en a pas l'habitude. Au vin qui est dans son verre ». Une curieuse note biographique est consacrée à Cruset, poète et soldat qui, ayant perdu ses deux mains lors de la bataille de Denain, fit construire pour ses moignons deux étuis de cuir fort dans lesquels il dissimulait « différentes ouvertures propres à recevoir les tiges de différents instruments, tels que rossignols, crochets, poinçons, etc. » Cet outillage lui servait à voler ses camarades de l'Hôtel des Invalides... (pp. 158-159). PROVENANCE : « Bibliothèque de M. René Amédée Choppin (de Villy) », ex-libris gravé armorié « d'azur au cerf ailé d'or passant sur un épieu d'or, issant de la pointe de l'écu » à la devise « MONSTRANT REGIBUS ASTRA VIAM ». René Amédée Choppin (1806-1886), Chef de service à la Banque de France, bibliophile. La famille Choppin d'Arnouville s'est distinguée dans la magistrature. Jean Choppin fut anobli en 1554. Son frère René Choppin, seigneur d'Arnouville, célèbre avocat au parlement de Paris, fut aussi anobli en 1578 pour avoir entre autres rédigé plusieurs ouvrages utiles à l'État (Domaine de la Couronne, Police ecclésiastique). Le prénom René s'est transmis régulièrement de génération en génération dans cette lignée. La branche de Villy descend de celle d'Arnouville. Seules 3 bibliothèques posséderaient l'ouvrage : France (BnF), Allemagne (Berlin, Staatliches Institut für Musikforschung) et USA (Middlebury College Library).
Paris : 1969. AUTOBIOGRAPHIE TAPUSCRITE INÉDITE
In-4° (280 x 200 mm), [2] ff., 129 pp., attache métallique, couverture cartonnée titrée. Tapuscrit inédit, autobiographie rédigée par Marie Gerin en juin 1969, à l'âge de quatre-vingt ans, et dans laquelle elle revient notamment sur son expérience des deux Guerres mondiales. Née à Caen le 5 janvier 1890, Marie Rabut est éduquée religieusement, mais perd ses professeurs en 1904 suite à la loi de suppression de l'enseignement congrégationiste. Elle habite Paris lorsque éclate la Première Guerre mondiale, et entre au service des blessés à l'Hôpital 103 de l'École Normale Supérieure. À l'été 1914, elle promet le mariage au capitaine Nicolas Gerin (1878-1961), chasseur alpin fait prisonnier à Biderstroff et détenu au Fort IX d'Ingolstadt. Selon le récit de l'auteur, Gerin aurait « contribué à introduire le ski en France. C'est dans son bataillon que sont venus les premiers éclaireurs norvégiens qui venaient enseigner le ski aux chasseurs alpins. En 1905, il a ouvert à Briançon la première école de ski en France et inauguré les premiers tremplins à saut. » (p. 26) Nicolas Gerin est libéré en septembre 1918 ; il épouse Marie Rabut en décembre. Le couple a six enfants que Marie Gerin tente d'éloigner de Paris au début de la Seconde Guerre mondiale. Elle décrit les mesures de « défense passive », le renforcement des vitres, l'entraînement au black-out... Lorsque Pétain déclare l'armistice en juin 1940, la famille fuit à Lyon, où Marie Gerin prend soin des petites filles réfugiées avant de regagner Paris. L'auteur détaille le système de « cartes familiales » permettant de communiquer avec la zone non-occupée, le rationnement, le départ de son fils avec un « groupe d'enfants parisiens qui vont se joindre à un grand rassemblement d'enfants à Vichy pour souhaiter une bonne année au chef de l'État » (p. 56-57), les expéditions risquées de sa fille en zone non-occupée pour le ravitaillement, le départ de son autre fils pour l'Espagne depuis laquelle il rejoint l'Afrique du nord et les États-Unis, où il est formé comme pilote de chasse... Dans les années qui suivent la Libération, Marie Gerin visite l'Italie en compagnie de son époux ; après la mort de ce-dernier en 1961, elle voyage seule aux États-Unis et au Canada puis au Liban et à Jérusalem, qu'elle parcourt trois mois seulement avant le début de la guerre de Six jours. Elle y avait rejoint son fils qui, employé par l'UNICEF, demeure sur place pour aider à l'évacuation des réfugiés jordaniens. Marie Gerin meurt en 1973. « J'ai vécu de bout en bout le drame de la guerre de 1914-1918 et le cauchemar de celle de 1939-1945. [...] J'ai vu naître la Tour Eiffel dans le ciel de Paris ; je n'ai pas connu les diligences, mais la lampe à huile a fait partie de mon univers quasi quotidien. [...] J'ai vu naître le cinéma, l'automobile, l'aviation... Mon père m'a conduit au terrain d'Issy les Moulineaux voir Wilbur [W]Right s'élever de quelques coudées. » (pp. 126-27). Couverture décolorée.
1888 couverture rigide Londres, Chapman and Hall, 1888. In-8, reliure pleine toile, tranches jaunes, signet bleu indépendant, couverture passée. Xii, 239 pages, illustrations (portraits, lieux...) sous serpente. Ex-dono d'un descendant de la famille Southgate : "To Madame la Baronne de Kogan, with kindest regards of a descendant, Paris, 1888". Ce recueil de lettres est un témoignage précieux sur la condition féminine aux Etats-unis au début du 19ème siècle. Bel état intérieur, bon exemplaire.
Bon