Editions Royer 1843-1er tirage des gravures de Gavarni-Deux vol in 4° reliés en 1/2 chagrin marron (-complet des 22 lithographies et des deux partitions.(c13)
Reference : YMX-1406
Coins émoussés,rousseurs
Librairie Simone Thomas
M. Jean-Pierre Thomas
43 rue de la Liberté
93160 Noisy le Grand
France
06 61 53 36 00
chèques, espères ou virement bancaires. Librairie THOMAS 25 bis quai des Grands Augustins 75006
VOLTAIRE (François-Marie Arouet, dit). VERGIER (Jacques). SENECE (Antoine Bauderon de). MONCRIF (François-Augustin Paradis de). DUCERCEAU (Jean-Antoine). GRECOURT (Jean-Baptiste Willart de). SAINT-LAMBERT (Jean-François de). CHAMFORT (Sébastien-Roch Nicolas), PIRON (Alexis). DORAT (Claude-Joseph).
Reference : 2403
Paris J. Lemonnyer 1878-1879 Deux volumes in-16 (16 x 11 cm.), 208 et 210 pp. couverture conservée, demi-reliure à coins maroquin vert, dos à nerfs décorés (Pagnant). Edition illustrée de 46 gravures par Duplessis-Bertaux. Tirage non justifié sur papier vergé d'Arches. Cuir très légèrement assombri.
Charmant exemplaire bien relié de ce recueil de petits conteurs de la fin du XVIIème et du XVIIIème siècles. (Vicaire II, 950-951). Jacques Vergier (1655-1720), poète et conteur, fréquenta les milieux littéraires après une carrière dans l'administration de la Marine. Ses oeuvres ne furent publiées qu'après sa mort tragique (il fut assassiné par la bande de Cartouche, rue du Bout-du-Monde.) Antoine Bauderon de Sénecé (1643-1737) fut le premier valet de chambre de la reine Marie-Thérèse. Il publia entre autres ouvrages une Lettre de Clément Marot touchant l'arrivée de Lully aux Champs-Elysées (1688), Epigrammes et satyres (1695) et une paraphrase des psaumes de David (1722). François-Auguston Paradis de Moncrif (1687-1770) fut poète, musicien et acteur. Académicien depuis 1733 (outre ses fonctions successives de secrétaire, lecteur, censeur royal et secrétaire général des postes), il est l'auteur de comédies et de ballets, de poésies et de chansons. Jean-Antoine du Cerceau (1670-1730) fut père jésuite et le précepteur du prince de Conti. Il mourut aussi briquement, tué accidentellement au fusil de chasse par un de ses élèves.Jean-Baptiste Willart de Grécourt (1683-1743) se fit connaitre par la vivacité de ses sermons, puis par les contes et les vers licencieux qu'il faisait circuler sous le manteau ou lisait dans des cercles choisis. Jean-François, marquis de Saint-Lambert (1716-1803) est aussi oublié aujourd'hui qu'il fut célèbre en son temps. Militaire, il parut à la cour du roi Stanislas à Lunéville. Il fut l'amant de Madame du Châtelet - elle mourut en couche de ses oeuvres. Outre ses oeuvres de littérature poétique (Epitre à Chloé, Fêtes de l'amour et de l'hymen), il est l'auteur d'un Essai sur le luxe pour l'Encyclopédie, d'un Discours sur la Poésie et d'un pesant ouvrage de morale laïque inspiré de d'Holbach et d'Helvétius, Principes des moeurs chez toutes les nations ou Catéchisme universel. "Sec, spirituel, bien tourné, il avait du trait, quelque imagination, de l'élégance, de la raideur" Sainte-Beuve.Sébastien Roch Nicolas, dit Chamfort (1740-1794) est bien connu pour son esprit étincelant, capable de passion malgré une lucidité cynique. Auteur de pièces à succès, il est élu à l'Académie en 1781 et devient administrateur de la Bibliothèque nationale. Ses écrits polémiques lui valent d'être arrêté et il meurt des suites d'une tentative de suicide. Les Maximes qui lui assurent l'essentiel de sa postérité sont publiées après sa mort. Ses contes en vers furent publiés pour la première fois en 1788 par Cazin.Alexis Piron (1689-1773), esprit brillant, caustique, désintéressé, follement gai, composa de nombreuses pièces de tous les genres et fut au centre de nombreuses polémiques littéraires - il est l'auteur de centaines d'épigrammes griffant les poètes de son temps. "Le plus turbulent des poètes" (Jules Janin), "le sel et la gaité même" (Sainte-Beuve).Claude-Joseph Dorat (1734-1780) fut un auteur fécond de pièces et de poésies, toujours en quête du succès, frivole et sans illusion sur sa postérité ("tout ce qui plait n'est pas durable"). Il reste dans les mémoires comme un auteur charmant et léger, habiles aux "riens élégants". Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligue Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.
Rouen J. Lemonnyer 1878 Deux volumes in-16 (16 x 11 cm.), 199 et 197 pp. couverture conservée, demi-reliure à coins maroquin vert, dos à nerfs décorés (Pagnant). Edition illustrée d'un frontispice et de 22 figures, 11 dans le premier tome par Duplessis-Bertaux et dans le second 10 dessinées par Garnier et Fesquet et gravées par Champollion. Notice sur Nogaret par G. E. des Bordes. Tirage non justifié sur papier vergé d'Arches.
Recueils de contes en vers dont la première édition a été publiée chez Cazin en 1780, et augmentée en 1806. Felix Nogaret (1740-1831) fut bibliothécaire de la Comtesse d'Artois et censeur dramatique de 1800 à 1806. Il publia de nombreux ouvrages dont plusieurs recueils de contes (Fruit de ma quête ou l'Ouverture du sac (1779), l'Aristénète français (1780)) souvent pour subvenir à ses besoins les plus élémentaires, ses ressources se limitant à une maigre pension. Dos très légèrement jauni, quelques rares piqûres. (Vicaire, II, 952) Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligue Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.
Paris Gallimard - Connaissance de l'Orient 1987 In-8 (h. 22,5 cm.) 558 pp couverture souple.
marques de pliure à la couverture sinon bon état. Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligue Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.
[Contes de fées]. [CAYLUS, Anne-Claude-Philippe de Tubières, comte de].
Reference : LCS-18020
Rarissime exemplaire relié en élégant maroquin ancien. De la bibliothèque Cécile Eluard. A La Haye, 1741. 2 tomes en 2 volumes in-12 de : (3) ff., 346 pp.; (1) f., 390 pp., (1) f. de table. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos lisses ornés, coupes et bordures intérieures décorées, tranches dorées. Reliure du XVIII' siècle. 158 x 90 mm.
Edition originale de quatorze délicieux contes de fées, d’une insigne rareté en maroquin ancien : « Le Prince Courtebotte et la princesse Zibeline ; Rosanie; Le Prince Muguet et la princesse Zaza ; Tourlou et Rirette ; La princesse Pimprenelle et le prince Romarin ; Les Dons ; Nonchalante & Papillon ; Le Palais des Idées ; Lumineuse ; Bleuette & Coquelicot ; Mignonnette; L'Enchantement impossible ; Minutie ; Hermine. » Leur réimpression dans le Cabinet des fées suscita des réserves de la part de l'éditeur qui les estimait un peu trop licencieux. (Les Contes de fées, B.n.F., 2001, n° 32 ; Gumuchian, n° 1519: "Édition originale rare."). Barchilon (Le conte merveilleux français, 1690-1790, pp. 125-128) - qui fait un éloge dithyrambique de Caylus et de ses contes - a montré que Le Prince Courtebotte pouvait être une des sources d'Andersen pour La Reine des Neiges. « Caylus est l'ami des écrivains modernes, il est le mentor des fameux dîners du-bout-du-banc chez Mlle Quinault ; société où la libre-pensée et le goût des plaisirs réunissent des écrivains comme Crébillon fils, Voisenon, Moncrif, Duclos et quelquefois Maurepas ou Montesquieu. C'est là que naissent 1'« Académie de ces dames et de ces Messieurs » et l’« Académie des colporteurs », productrices collectives d'œuvres facétieuses et satiriques ; c'est là également que s'élaborent dans une sorte d'atelier d'écriture avant la lettre, toutes sortes d'œuvres brèves dans tous les genres, dont nous restent par exemple, le recueil des Étrennes de la Saint-Jean, certains textes attribués à Crébillon, ou encore la Reine Fantasque de Rousseau. Le style « poissard » qu'on aimait y pratiquer après Vadé, trouvait en Caylus un amateur doublé d'un collecteur, qui finit par rédiger en 1740 tout un roman dans ce style : Histoire de Guillaume (1740), sans compter de nombreuses parades. Ces fréquentations et ces amitiés ne lièrent pas pour autant le comte au milieu encyclopédiste dont il méprisait le sectarisme ; cet hôte habituel de Mme Geoffrin n'aimait ni Voltaire, ni d'Alembert et détestait Diderot. Concernant la production féérique de Caylus, Julie Boch défend une thèse originale : celle de la cohérence d'une esthétique qui s'actualise autant dans la production savante du comte que dans l'œuvre contée. Traducteur du fameux Tyran le Blanc (1737), auteur d'un essai : Sur l'origine de la chevalerie et des anciens romans (1756), cet ami du comte de Tressan doit être compté comme une figure à réévaluer dans la cohorte des théoriciens « classiques » et « modernes » du genre romanesque (et de sa composante merveilleuse), en compagnie de Chapelain, Huet, Perrault, Addison, etc., mais aussi de certains adversaires relativement intéressants du genre sur des bases moralisantes, de l'abbé de Villiers jusqu'à Moncrif. Concernant le conte et la féerie, Caylus est l'auteur de deux mémoires produits dans le cadre de l'Académie des Inscriptions, l'un Sur les fabliaux (1753), l'autre Sur la féerie des anciens comparée à celle des modernes (1756) : « ces deux essais théoriques postérieurs à la rédaction de trois des quatre recueils de contes, écrit Julie Boch, éclairent de façon rétrospective la conception à la fois historique et esthétique que Caylus se fait du genre qu'il pratique ». On y trouve un retour à l'esthétique de la 'ligne claire' exemplifiée par Perrault : élégance, naïveté, brièveté, simplicité ; mais surtout un recentrage sur la dimension axiologique qui oppose Caylus à la tendance satirique et libertine qui prévaut depuis 1730. Génériquement, Caylus travaille le conte dans une perspective large, comme un élément du muthos (apologues, récits fabuleux divers, paraboles bibliques) ; il situe le conte merveilleux dans la filiation du roman médiéval, pose des jalons pour la transmission de certains éléments depuis l'Antiquité, et remonte encore en arrière vers l'Inde (serait-il l'un des premiers porteurs de la théorie indianiste?) ; contrairement à Huet, il insiste sur la continuité d'une transmission depuis la culture arabe jusqu'à La Fontaine. Julie Boch montre bien comment cette réflexion vient s'inscrire en fiction dans certains de ses contes. Elle montre aussi la précision de sa culture relativement à l'histoire moderne du genre, notamment par rapport aux grandes conteuses du XVIIe siècle, qu'il cite ou dont il reprend onomastique ou situations. Elle confirme après J. Barchilon et R. Robert, que «l'entreprise littéraire de Caylus se présente doublement comme un retour aux sources », soulignant sur ce plan ce qu'il partage avec le conte éducatif à la façon de Fénelon. La partie consacrée aux Féeries nouvelles, concerne le double jeu de Caylus entre « convention et parodie » dans ses contes de fées. Julie Boch épingle formules et procédés, accessoires et métamorphoses magiques, contes étiologiques et contes à gageures, contrastes et parallélismes plus ou moins sophistiqués, pour montrer que Caylus tente de renouveler le genre en finesse. Quant à sa forme de parodie, elle recourt aux compétences supposées des amateurs pour couper court, susciter le burlesque, inscrire une intertextualité affichée, démythifier rois et fées, les premiers faisant les frais d'une intention satirique qui signe bien l'époque où ces contes s'écrivent. Touchant l'édition des textes eux-mêmes, il faut souligner la pertinence et la qualité de l'annotation littéraire : rapports citationnels ou intertextuels avec les conteuses antérieures (Aulnoy, Lhéritier, Murat, de la Force, Lintot), avec Perrault, Fénelon, Galland, Bignon, Hamilton, Crébillon, le Montesquieu des Troglodytes (La Belle Hermine et le prince Colibri), avec le roman baroque, le roman arthurien et les Amadis, la poésie de salon, le monde de la pastorale, les moralistes classiques, etc., ou encore la filiation fo1klorique à travers certains contes-types. On vérifie ainsi tout ce que gagne le conte merveilleux d'auteur à être lu comme texte de part en part littéraire. Dans les Contes de fées de Caylus ressortent au plan moral : critique politique (relativement délimitée mais féroce à l'égard des rois ou des collecteurs d'impôts), satire de mœurs (très prononcée, dans la lignée de La Bruyère et Montesquieu), rejet des valeurs liées au matérialisme et au libertinage ainsi qu'à une certaine approche « bourgeoise » du monde ; construction morale des personnages à l'épreuve de l'expérience, dans un contexte où le personnel féerique perd de sa toute puissance au profit d'une plus grande humanité. Au plan esthétique : retour à l'idée classique du naturel, rejet des éléments baroques du genre : « tout le fracas devenu si commun dans les histoires de féerie » (Rosanie), réévaluation du genre pastoral, mais aussi « contamination du genre féerique par une esthétique réaliste » que Julie Boch rattache selon sa thèse de la cohérence de l'ensemble du projet caylusien, au goût du détail concret, des usages ordinaires, de la couleur locale caractéristiques de l'érudit et de l'amateur d'art. Délicieux et rarissime exemplaire de l’édition originale relié en élégant maroquin ancien. De la bibliothèque Cécile Eluard.
Véritables créations littéraires, dans un style très personnel, ces contes sont remarquables par leur ironie et l’absence des morales traditionnelles. Copenhague, Bianco & Schneider for C.A. Reitzel, 1842-1844-1837.3 parties en 1 volume in-16 de : VIII pp. avec le titre général, la table générale et la préface (« Til de aeldre Laesere »), (2) ff., 61 pp., (1) f. de table, pp. 3 à 76 (sans le faux titre de cette partie), (1) f., 60 pp. et (1) f. Relié en chagrin rouge, dos lisse. Quelques feuillets roussis.126 x 77 mm.
L’un des rares exemplaires du recueil réunissant pour la premiere fois 9 des principaux contes d’Andersen.Le premier opuscule regroupe 4 contes en second tirage (1842) : « Fyrtoiet »(Le Briquet), « Lille Claus og store Claus » (Grand Claus et petit Claus), « Prindsessen paa Aerten » (La Princesse au petit pois) et « Den lille Idas Blomster » (Les fleurs de la petite Ida).La seconde partie présente 3 contes également dans le deuxième tirage (1844) : « Tommelise » (La petite Poucette), « Den uartige Dreng » (Le vilain garçon) et « Reisekammeraten » (Le compagnon de route). Le troisième recueil comporte l’édition originale de deux des contes les plus celebres d’Andersen : « La petite sirène » et « Les habits neufs de l’empereur » (« Den lille Havfrue » et « Kejserens nye Klaeder »). Les premiers contes d’Andersen furent seulement publiés à 200 exemplaires, ce qui explique leur grande rareté sur le marché. Les quelques exemplaires qui sont parvenus jusqu’à nous présentent presque tous une compilation des différents tirages de ces contes ; d’autre part, ils sont rarement complets de tous les feuillets de titre, de faux titre et de table.Le collectionneur Jean Hersholt écrivait d’ailleurs en 1954 que « no copy with all its title-pages and tables of contents has ever been offered for sale by any dealer or at any auction sale”. « The tales of Hans Christian Andersen are unique. Unlike Perrault’s and Grimm’s, his stories were original inventions […] The “Eventyr” are fairy tales of supernatural creatures and fantastic happenings. […] Over and above their intrinsic merit Andersen’s stories signalized a new and fundamentally different approach to the writing of books for children. Mawkishness, didacticism, and moral proselytizing were totally abjured and he was the harbinger of a new era in this genre” (Printing and the Mind of Man, n°299). Hans Christian Andersen (1805-1875) est un écrivain danois qui, grâce à ses nouvelles et à ses Contes, incarne le génie populaire nordique. C’est à trente ans, après le traditionnel voyage en Italie que se doit d’accomplir tout jeune écrivain romantique, qu’il publie un court recueil de « Contes pour les enfants » (Eventyr fortalte for Born). D'autres parties, complétant le premier volume, apparurent en 1837.Après un départ hésitant, le succès fut foudroyant et, en quelques années, le petit vagabond d’Odense allait devenir l’un des écrivains les plus fêtés du monde. Véritables créations littéraires, dans un style très personnel, ces contes sont remarquables par leur ironie et l’absence des morales traditionnelles. Bon exemplaire de ce recueil rare et recherché qui comporte la première impression de deux des contes les plus importants d’Andersen : « La petite sirène » et « Les habits neufs de l’empereur ».