Beau manuscrit comportant un petit dessin dans la lettre initiale. en feuille Très bon 1684
Reference : 12034
édition originale
Librairie Seigneur
Martine Seigneur
Conforme aux usages de la profession.
Aux sources du Capitalisme DEPARCIEUX (Antoine) ; SAINT-CYRAN (Paul Edme Crubier de) ; DUVILLARD DE DURAND (Emmanuel-Étienne).
Reference : 14878
(1746)
, , 1746-1790. Ensemble 1 vol. in-4, demi-veau havane marbré, dos lisse orné, pièce de titre en veau vert, tranches jaune, dos restauré (reliure de l'époque).
Précieux recueil factice réunissant les six éditions originales fondatrices de la démographie actuarielle française, de la première table de mortalité française (1746) aux premières théories de l'assurance-vie (1790).1. DEPARCIEUX (Antoine). Essai sur les probabilités de la durée de la vie humaine ; d'où l'on déduit la manière de déterminer les Rentes viagères, tant simples qu'en tontines. A Paris, Chez les Frères Guerin, 1746. In-4 de VI-(2)-132-XXII-(1) pp., 22 tables dont 8 sur double page.Édition originale. Armoiries du dédicataire de Boullongne, intendant des finances, gravées par Cochin en tête de la dédicace.Antoine Deparcieux (Cessous, 28 septembre 1703 – Paris, 2 septembre 1768), fils de cultivateurs cévenols, membre de l'Académie des sciences depuis 1746, « toujours animé du souci de faire œuvre utile, pédagogique et qui réponde aux besoins de la société » (Persée, Dix-huitième siècle, 2004), construisit la première table de mortalité française à partir des registres des tontines de 1689 et 1696 et des nécrologes de divers ordres religieux parisiens, « tables reprises et reproduites tout au long de la seconde moitié du XVIIIe siècle par toute une pléiade d'auteurs, allant de Buffon à Süßmilch, en passant par Moheau, Price et l'encyclopédiste Jaucourt » (INED, 2003). Un siècle après leur publication, elles continuaient à être utilisées par les compagnies d'assurance françaises dans leurs calculs actuariels. L'ouvrage valut à son auteur d'entrer à l'Académie des sciences. Deparcieux a servi de modèle au géomètre philosophe du conte de Voltaire L'Homme aux quarante écus.Coquelin & Guillaumin, I, p. 550 ; Einaudi, 1529 ; Kress, 4801 ; INED, 1346 ; Garrison-Morton, 1691.1 ; Smith, History of Mathematics, II, p. 530.2. [DEPARCIEUX (Antoine) & THOMAS]. Objections faites à M. Deparcieux [...] sur son livre des probabilités de la durée de la vie humaine ; avec les réponses à ces objections. [Paris, 1746]. In-4 de 6 pp.Édition originale. 4 tables dont une sur double page. Distribué par l'éditeur pour l'achat d'un volume de l'Essai sur les probabilités.3. DEPARCIEUX (Antoine). Addition à l'Essai sur les probabilités de la durée de la vie humaine. Paris, H. L. Guerin & L. F. Delatour, 1760. In-4 de 32-(3) pp., 17 tables dépliantes.Édition originale. Important supplément publié quatorze ans plus tard : Ordres de mortalité humaine et manière de s'en servir pour le calcul des rentes viagères. INED, 4040 ; Kress, 4801a.4. SAINT-CYRAN (Paul Edme Crubier de). Calcul des rentes viagères sur une et sur plusieurs têtes : contenant la théorie complète de ces sortes de rentes. Paris, Cellot & Jombert, Fils jeune, 1779. 2 parties in-4 de VIII-44 et 58-(1) pp.Édition originale. Saint-Cyran (1738-1793), mathématicien et capitaine du génie aux Caraïbes, donne un exposé très pédagogique sur les calculs de rentes viagères sur une, deux ou plusieurs têtes. Il est également l'auteur d'une Réfutation du projet des amis des noirs sur la suppression de la traite des Nègres et sur l'abolition de l'esclavage. INED, 1714.5. DUVILLARD DE DURAND (Emmanuel-Étienne). Recherches sur les rentes, les emprunts et les remboursemens. A Paris, chez l'auteur ; A Genève, Chez François Dufart, 1787. In-4 de (8)-128 pp., 2 planches dépliantes, 2 tableaux dépliants dont 1 sur papier fort (44 x 60 cm).Édition originale. Duvillard de Durand (1755-1832). Ce Calcul qui prouve qu'on pourra libérer l'État d'une partie des Rentes viagères à 10 pour 100 s'inscrit directement dans le débat sur les rentes viagères émises par le gouvernement français et leur difficile remboursement, débat dans lequel Deparcieux demeurait l'auteur français de référence. In fine : Prospectus d'un cours de mathématiques à l'usage du commerce et de l'industrie (Genève, 1784) dans lequel Duvillard donna pour la première fois l'idée du maximum, cœur de ses Recherches. INED, 1715 ; Kress, B.1204.6. DUVILLARD DE DURAND (Emmanuel-Étienne). Plan d'une association de prévoyance, dans laquelle ses membres feront entr'eux, et pour eux, de la manière la plus avantageuse possible, tous les arrangemens connus sous la dénomination d'Assurances sur la vie. De l'Imprimerie de Clixte Volland, [1790]. In-4 de 28-(2) pp.Édition originale. Premier projet cohérent d'association d'assurance-vie en France, dix mois après la Révolution. INED, 1714 ; Kress, 1838.
Paris, Guiraudet et Gallay, avril 1824 in-8, 238 pp., un f. vierge, [2] ff. mal chiffrés de table, demi-basane fauve, dos lisse orné de filets et larges fleurons dorés, coins en vélin, tranches citron (reliure de l'époque). Bon exemplaire.
Le chimiste et médecin Armand-Jean-François Seguin (1767-1835, qui donna son nom à l'actuelle Île-Seguin, où il avait installé une manufacture) fut aussi, en raison de l'importante fortune amassée par son activité de fournisseur aux armées, un homme d'affaires et financier (il fut l'un des banquiers de Bonaparte sous le Consulat). Relié avec 8 opuscules sur le même sujet (et l'indemnité aux émigrés) : I. PELEGRIN (P.) : Du Projet de réduction des rentes françaises, où l'on démontre que cette mesure n'est ni légale, ni profitable, ni nécessaire ; suivi d'un plan de degrèvement de soixante millions par an sur les contributions, et de la création d'un fonds destiné à fermer les dernières plaies de la révolution. Paris, Delaunay, avril 1824, 66 pp. - II. MALBOUCHE (Justin-Fortuné) : Opinion sur le remboursement de la rente. Paris, Imprimerie de Gaultier-Laguionie, 1824, [4]-26 pp. - III. Lettre à M. le comte de ***, Pair de France, sur le projet de loi relatif à la réduction des rentes. Par l'auteur de La Politique de M. de Villèle, et de la Lettre sur la septennalité. Paris, J. G. Dentu, 1824, 65 pp. - IV. De la Réduction des cinq pour cent, et de la facilité d'acquitter les dettes provenant des confiscations. Paris, Rapilly, Dondey-Dupré, 1824, 36 pp. - V. MOSBOURG (Jean-Antoine-Michel Agar, comte de) : Lettre à Son Excellence le comte de Villèle, ministre des finances, président du Conseil des ministres, etc., etc., sur le projet de remboursement ou de réduction des rentes. Paris, Delaunay, 1824, [4]-27 pp. - VI. Réponse au discours de S. Ex. M. le comte de Villèle, ministre des finances, sur le projet de remboursement des rentes. Paris, Imprimerie d'Hippolyte Tilliard, 1824, 23 pp. - VII. DU PLESSIS DE GRENEDAN (Louis) : Discours à la Chambre des Députés, sur le projet de loi proposé le 3 janvier 1825, afin d'accorder une indemnité aux propriétaires des biens-fonds confisqués et vendus en exécution des lois sur l'émigration. Paris, Anthelme Boucher, 1825, 92 pp. - VIII. [OILLIAMSON (Marie-Gabriel-Eléonor d') :] Réflexions sur les émigrés rentrés en France. [Paris], J. G. Dentu, s.d. [1825], 7 pp. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Imprimerie nationale, s.d. (1790) in-8, 26 pp., dérelié.
Toutes les rentes foncières perpétuelles sont déclarées rachetables. Interdiction de créer à l'avenir des redevances foncières non rachetables.Martin & Walter, Anonymes, 1476. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Imprimerie Nationale, (1791) in-8, 26 pp., en feuilles.
Toutes les rentes foncières perpétuelles sont déclarées rachetables. Interdiction de créer à l'avenir des redevances foncières non rachetables.Martin & Walter, Anonymes, 1476. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Comté de Benauges, Gironde - Ensemble de 8 documents (1614-1804) - Registre de rentes seigneuriales, actes judiciaires, terrier, imprimé de fête Ensemble de huit documents relatifs au Comté de Benauges, seigneurie de l'Entre-deux-Mers (Gironde), s'échelonnant de 1614 à 1804. La pièce la plus ancienne est un registre manuscrit de rentes seigneuriales tenu entre 1614 et 1619. Cahier manuscrit in-quarto cousu artisanalement, d'une dizaine de pages écrites, tenant le compte des redevances dues par les tenanciers du fief : sommes en argent, froment, chapons et poules, fractions de tenures. Le toponyme Mourens y revient à plusieurs reprises, ainsi que des noms de tenanciers (Jean Chatenier, maître cordonnier au bourg de Cazeneuil ; Pierre Sablat ; Simon Certois ; Toumas Cadys ; Catherine Chamou ; Antoine Sauvion ; Guillaume Girard, entre autres). Factum judiciaire imprimé (postérieur à 1693). Mémoire imprimé plaidant la cause de Henry François de Foix de Candalle, comte de Benauges, contre le syndic des manants et habitants du Comté, dans un différend portant sur la confirmation d'un concordat et d'une transaction passés en 1494 et 1604 relatifs aux droits seigneuriaux (guet, avoine, cens des poules, picotin de blé). Le texte retrace l'historique complet du contentieux, avec citation d'arrêts du Parlement de Guyenne échelonnés de 1515 à 1691. Fragment manuscrit de sentence judiciaire (6 septembre 1730, signifié le 3 octobre 1730). Extrait d'une décision de la Cour ordinaire du Comté de Benauges, dans l'affaire opposant les parties à Jean Baptiste Mouchet, défendeur, avec mention du bourg de Soulignac et des dépens liquidés à 55 sols. Fragment manuscrit de comptes (17 février 1763 et 27 mai 1765). Règlement de comptes entre un dénommé Charouloux et un certain Jacques Léon Manou, demeurant au Bourg des Ormeaux, faisant référence à un contrat du 22 mai 1735 et à une condamnation de l'ordre de Benauges du 25 janvier 1729. Extrait manuscrit du terrier d'Arbis - copie du XIXe siècle (original de 1752). Transcription d'érudit reprenant un acte du 18 avril 1752 par lequel le procureur fiscal du comté de Bénauge reconnaît, au nom des seigneurs Charles-François de Wavrans et son épouse, l'ensemble des droits seigneuriaux du comté (justice, cens, rentes, moulures, droit de fief). Le document détaille ensuite la description du domaine (château, jardins, parc, écuries) avec mesures d'arpentage, et se poursuit par des entrées datées de 1756 et 1760. Grande affiche imprimée - Appointement du juge du Comté (27 janvier 1767). Ordonnance de Louis Chardevoine, sénéchal de Montarouch et juge gruyer du Comté de Benauges, rendue sur réquisition du procureur du Roi Joseph Roustaing, réglementant l'entretien des chemins traversant le Comté : obligations des propriétaires riverains, largeurs et curage des fossés, amendes prévues pour les contrevenants. Imprimée à Bordeaux chez Jean Chappuis. Acte notarié sur parchemin (10 février 1772). Acte de partage successoral entre les héritiers Cailleau, impliquant des habitants de plusieurs paroisses de la Bénauge dont Naujan, portant sur une maison avec chambres et cheminées ainsi que sur une pièce de terre labourable et vigne au lieu-dit de Chamerian. Plaquette imprimée illustrée - La Nouvelle Rosière (24 juin 1781). Relation de la fête de la Rosière donnée au château de Benauges par la comtesse de Wavrans en l'honneur de sa fille, avec en tête une vue gravée du château dans un médaillon de roses. Le texte relate le couronnement de la rosière élue, Jeanne Planeau, dotée de deux cents livres promises pour le jour de ses noces. La plaquette se clôt par des pièces de vers dédiées à Mademoiselle de Wavrans. Imprimée à Bordeaux, achevé d'imprimer chez Pierre Phillippot, diffusée par le libraire J. B. Garde. L'ensemble documente sur près de deux siècles l'administration seigneuriale, la vie sociale et la justice locale d'un même comté girondin.