Duc de Montmorenci En feuille Très bon XVIIIè Feuille 27 x 21 cm
Reference : 11532
Librairie Seigneur
Martine Seigneur
Conforme aux usages de la profession.
1879 Cahier in-8° (211 x 135 mm), [1] f. de titre, 316 pp. numérotées 1-314, [1] f. de table contrecollé au plat inférieur, le tout manuscrit aux encres bleue, rouge et noire, demi-toile violine, plats de papier gaufré (travail de l'époque)
UN "PIERRE MENARD, AUTEUR DU DON QUICHOTTE" DU XIXE SIECLE. Manuscrit autographe inédit d'une traduction française complète du récit d'aventure de Gustave Aimard Les Chasseurs d'abeilles, signée Henri Moog et datée du 1er juillet 1879. L'objet est fort curieux, dans la mesure où le roman, rédigé en français, paraît pour la première en français en 1864. Une traduction anglaise est publiée en 1868 par J. A. Berger, puis rééditée plusieurs fois dans le courant des années 1870. Conscient de l'absurdité de l'entreprise ou induit en erreur par le cadre nord-américain du roman (aucune des éditions anglaises consultées ne fait explicitement mention d'une traduction depuis le français), Henri Moog a retraduit le roman vers le français en s'appuyant sur l'une des éditions anglaises ; en effet, la structure de ses phrases ainsi que ses choix lexicaux sont visiblement calqués sur ceux de la traduction de 1868. Ainsi, au premier paragraphe de l'originale de 1864, on lit : "Depuis la découverte des riches placeres de la Californie et de la rivière Frazer, l'Amérique septentrionale est entrée dans une ère de transformation tellement active, la civilisation a si bien marché à pas de géants que, pour les poëtes et les rêveurs amoureux des grands spectacles de la nature, il n'est plus qu'une contrée, encore aujourd'hui presque inconnue, où ils puissent jouir de l'aspect majestueux et grandiose des mystérieuses savanes américaines. Le traducteur anonyme engagé par J. A. Berger restructure le paragraphe comme suit : "Since de dicovery of the gold-fields in California and on the Fraser River, North America has entered into a phase of such active transformation, civilisation has advanced with such giant strides, that only one region is still extanta region of which very little is knownwhere the poet, or the dreamer who delights in surrounding himself with the glories of nature, can revel in the grandeur and majesty, which are the great characteristics of the mysterious savannahs." Henri Moog, enfin, propose, sur le modèle de l'anglaise : "Depuis la découverte des mines d'or en Californie et sur la rivière Fraser l'Amérique du nord est entrée dans une phase de transformation si active, la civilisation a avancé avec de tels pas de géant, qu'une seule région subsiste région de laquelle très peu est connu où le poëte, où le rêveur , qui se plaît à s'entourer des gloires de la nature peut y vivre dans la grandeur et la majesté, qu'offrent ces savanes mystérieuses et caractéristiques." Prototype de l'écrivain-aventurierdont les péripéties au Mexique et en Californie sont vraisemblablement en grande partie inventées Gustave Aimard rentre définitivement à Paris au début des années 1850 et, dès 1854, enchaîne les publications. Grâce à ses feuilletons consacrés à l'ouest américain, il jouit d'une notoriété similaire à celle d'Eugène Sue ; il peine cependant à répondre à toutes les demandes de ses éditeurs : il donne ainsi à Cadot le roman L'Araucan, en grande partie auto-plagié des Chasseurs d'abeilles paru la même année chez Amyot. On ne sait que peu de choses du "traducteur" de l'ouvrage ; un cadre retrouvé avec le manuscrit porte au dos la mention "Donné à ma mère à l'époque de ma naissance par la comtesse de St Yorre / 10 août 1855 / jour de ma naissance / Henri Moog". Son singulier projet, en tous cas, n'est pas sans évoquer la nouvelle de Borges "Pierre Ménard, auteur du Quichotte". Quelques ratures et corrections. Reliure frottée.
Paris, chez tous les libraires, 1887. 10,6 x 7,7 cm, 135 pp. Broché, couverture rempliée illustrée d'une eau-forte colorisée (Henri Boutet). Exemplaire sur papier vergé. Ouvrage en partie débroché sinon bon exemplaire. Six eaux fortes tirées en différents ton hors-texte et de nombreuses illustrations de Henri Boutet réhaussées à l'aquarelle.
Toulouse, Henri Laurent, sans date [circa 1920-1930]. 32 x 24,5 cm, 80 pp. Relié cartonnage d'éditeur, deuxième plat taché sinon bon exemplaire.
Bruxelles, Société des Bibliophiles et Iconophiles de Belgique 1913-1915. 29 x 23 cm, xxii-238-3 ff. et 222 pp. Broché, tampon d'un numéro sur la page de garde et ex-libris contrecollé de A. Fritz. Bel exemplaire, nombreuses illustrations hors-texte. Un des 125 exemplaire de sociétaire num. sur papier d'Arches et signé par le Président de la Société des Bibliophiles et Iconophiles de Belgique, le Prince de Ligne. Exemplaire nominatif du Baron Édouard Empain.
Édouard Louis Joseph Empain, baron Empain (né le 20 septembre 1852 à Belil-en-Hainaut, Belgique, mort le 22 juillet 1929 dans la commune bruxelloise de Woluwe-Saint-Pierre) était un ingénieur, général, entrepreneur, financier et industriel belge. Entre autres entreprises, il se consacre aux transports en commun avec des réseaux de tramways en Belgique et dans divers pays ainsi qu'au métro de Paris que sa société, la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris construit et exploite jusqu'en 1945. Il est également passionné par l'Égypte. À ce titre, il se consacre à l'égyptologie en amateur éclairé, mais aussi il participe à la "modernisation" de l'Égypte. C'est à lui que l'on doit la création de la ville nouvelle d'Heliopolis avec ses bâtiments inspirés de diverses architectures du monde entier et son réseau de tramways électriques.C'est le fondateur d'une célèbre dynastie industrielle. Général et aide de camp du roi des Belges, il est anobli par Léopold II en 1907.
Paris, chez tous les libraires, 1887. 10,2 x 7,7 cm, non paginé. broché, couverture rempliée illustrée d'une eau-forte colorisée (Henri Boutet). Exemplaire sur papier vergé. Bel exemplaire. Douze eaux fortes tirées en différents ton (noir, bleu, sanguine, etc), une pour chaque mois.