8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 P., Editions Bossard, 1922, pt in-8°, 205 pp, un portrait de Pascal gravé sur bois par Achille Ouvré en frontispice, numéroté sur papier vélin pur chiffon (Coll. des Chefs-d'œuvre méconnus)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Auguste Picard, 1914, gr. in-8°, vii-140 pp, pièces justificatives, index des noms, broché, bon état
"Dans cette notice, M. de Finfe de Bussy a raconté la vie d'un puîné des seigneurs de Vervins, cadets de la maison de Coucy. Ce personnage, Raoul de Coucy, né vers 1500, mort en 1562, servit d'abord les Guises, puis le roi et devint fauconnier de François Ier. L'auteur s'est attaché surtout à démontrer que Raoul de Coucy n'avait pas laissé de postérité légitime. Il pense que Louis de Coucy, fils de Raoul et auteur d'une branche qui a subsisté jusqu'au commencement du XIXe siècle, était un bâtard. Le principal des arguments invoqués en faveur de cette thèse se tire du fait que Louis n'a pas recueilli l'héritage paternel, qui est allé à des collatéraux. S'il a tenu, après Raoul, la seigneurie de Poilcourt, c'est en vertu d'une donation “propter nuptias”. Le raisonnement paraît convaincant. Il est vrai qu'un fils légitime pouvait être déshérité par son père ; mais l'exhérédation n'était permise que dans des cas exceptionnels." (Max Prinet, Bibliothèque de l'École des chartes, 1916) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hachette, 1976, in-8°, 287 pp, tableaux statistiques, biblio, broché, bon état (Coll. Le temps et les hommes). Edition originale
"Les très nombreuses études de démographie historique ont fait progresser nos connaissances sur la société rurale du XVIIIe siècle, mais elles nous laissent un peu sur notre faim. C'est le grand mérite de J.-L. F. d'avoir recherché dans les ouvrages de l'époque (littéraires ou religieux) ce qu'était la vie des hommes et des femmes sur lesquels on possède à présent tant de statistiques. Quel sentiment nos ancêtres éprouvaient-ils vis-à-vis des autres membres de leur famille ? Qui considéraient-ils comme de leur sang ? Brantôme, Saint-Simon et, pour les familles bourgeoises, quelques rares journaux intimes nous renseignent sur ce point. Les sources sont moins sûres pour les masses rurales. Dans quelle mesure, un écrivain comme Rétif de la Bretonne, cédant à la tendance sentimentaliste de la fin du XVIIIe siècle, n'a-t-il pas enjolivé ses souvenirs de jeunesse en décrivant une société patriarcale qui n'avait guère existé ? L'analyse des dictionnaires de cas de conscience et des Manuels de confesseur met au contraire l'accent sur l'aspect négatif des sentiments. Il n'y est question que de jalousie et de haine entre proches. Mais le propos de cet ouvrage, qui fourmille d'idées et de suggestions, n'est pas seulement d'analyser les sentiments. Il veut surtout trouver des explications aux graphiques et aux statistiques patiemment élaborés par les démographes. Après bien d'autres, J.-L. F. recherche la cause de la baisse de la fécondité en France. Elle tiendrait surtout à l'amélioration de la condition féminine, c'est-à-dire, en quelque sorte, à la généralisation de la préciosité, déjà courante dans la haute société dès le XVIIe siècle. Le respect de la femme et l'importance qu'on accorda à sa vie à une époque où une femme sur 10 mourait en couches (estimation d'ailleurs un peu excessive) serait donc à l'origine de la révolution démographique..." (Jacques Houdaille, Population, 1976) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard/Julliard, 1975, in-12, 255 pp, 16 pl. d'illustrations hors texte, références, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Archives)
Bergeries, pastourelles, violences rustiques des vilains... Des amours paysannes d'autrefois nous ne connaissions que l'image déformée qu'en ont laissée nobles et bourgeois. Peut-on aller plus loin ? Peut-on faire parler ce monde rural muet et sans mémoire ? Jean-Louis Flandrin présente ici un essai d'ethnographie historique. Le folklore a fixé gestes et clichés ; la loi de l'Église et de l'État a marqué des interdits ; les archives judiciaires évoquent les contraintes sociales et leur transgression ; les comptages des démographes restituent le temps long des comportements collectifs. Confrontés, recoupés, ces témoignages partiels restituent, des obsessions adolescentes aux liaisons tragiques, du mariage aux déviances, les codes amoureux d'une société traditionnelle. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Seuil, 1981, in-8°, 376 pp, notes, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. L'Univers historique). Edition originale
"C'est une idée très répandue, chez les Occidentaux d'aujourd'hui, que nous avons des difficultés particulières sur le plan sexuel, et qu'elles sont imputables à notre morale traditionnelle, d'essence chrétienne. Mais est-ce en reniant brutalement la morale de nos pères que nous surmonterons nos difficultés ? En réalité, nous ne sommes pas libres de refuser notre héritage. Et plus nous voulons l'ignorer, plus nous en sommes prisonniers. En rendant à ce passé ce qu'on en a censuré, en montrant les rapports qui existaient entre telle attitude ancienne envers la sexualité et tels autres traits, abolis ou vivaces, de la culture occidentale, l'Histoire devrait permettre de réapprécier notre système de valeurs, et par là de surmonter les difficultés présentes." (J.-L. F.) — "J.-P. Flandrin poursuit sa quête au travers des œuvres des clercs obnibulés par l'impureté." (Robert Fossier, Revue Historique, 1984) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hachette, 1954, in-12, 253 pp, 8 pl. de gravures et portraits hors texte, 2 cartes, dont une des voyages de Lapérouse sur double page, biblio, annexes, reliure demi-basane carmin, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. illustrée par Gustave Alaux conservée (rel. de l'époque), bon état
"L'exploration du Pacifique semble à première vue un de ces sujets bien connus, et sur lequel tout a été dit. Par le mystère qui entoure sa fin tragique, Lapérouse en particulier jouit de ce prestige qui récompense presque uniquement les explorateurs malheureux. Descendant de marins voué à l'archivistique, l'auteur a centré son livre sur le second, le « vicaire » du navigateur languedocien, son trisaïeul le Breton Fleuriot de Langle... Paul-Antoine-Marie Fleuriot de Langle n'eut pas un destin ordinaire. Né le 1er août 1744 au chateau de Kerlouet, diocèse de Tréguier, c'est en l'église Saint-Louis de Brest qu'en bon marin il se maria (décembre 1781) en présence de la fleur de la noblesse bretonne, baptisa son fils trois ans plus tard, et fut inhumé le 25 juin 1889 (ce n'est pas une coquille) après que ses restes eurent connu pendant un siècle une sépulture... provisoire sous un arbre voisin de l'anse de l'Ile Tutuila (Samoa) où le 11 décembre 1787 il était tombé sous les casse-têtes avec M. de Lamanon, de l'Académie de Turin, et dix autres, quelques mois seulement avant le naufrage des frégates à Vanikoro. J'avoue avoir été conquis par cette figure un peu mélancolique, un peu hautaine, tendre et humaine en même temps. L'homme a ses nostalgies : en un siècle où le tour du monde est encore une merveilleuse aventure, où l'Océanie apparaît un paradis pré-romantique, il rêve – en bon gentilhomme – à sa famille, à sa terre, à son manoir qu'il veut agrandir... Il a ses secrets : tel autre de ses descendants, Jean de La Varende, affirme plus nettement sur la foi d'une tradition qu'il aurait été choisi d'abord pour commander l'expédition, dont il devint second en prodiguant d'ailleurs à son ami Lapérouse (il l'avait déjà accompagné en 1782 à la baie d'Hudson) le dévouement le plus complet. Sa mort, bien que survenue au grand soleil du Pacifique et devant tant de témoins, reste aussi mystérieuse que celle de son chef..." (Jean-Paul Faivre, Journal de la Société des Océanistes, 1954) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Hachette, 1850, in-12, vi-363-(1) pp, reliure pleine basane fauve, dos à 4 faux-nerfs pointillés orné de caissons dorés, titre doré, décor à froid et encadrement doré sur les plats, fer doré du lycée impérial d'Orléans au 1er plat, tranches marbrées (rel. de l'époque), une coupe frottée, bon état
Un chapitre entier est consacré aux éditions de Buffon. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Garnier Frères, 1858, in-12, 295 pp, 3e édition augmentée et en partie refondue, reliure demi-chagrin vert, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés, encadrements à froid sur les plats, fer doré (couronne de feuilles encadrant "Université de France. Lycée impérial de Bonaparte"), bon état
Notice biographique sur Georges Cuvier, Zoologie, Anatomie comparée, Ossements fossiles, Application de l'anatomie à l'histoire naturelle générale, Du mot nature défini par M. Cuvier, Du mot nature défini par Buffon, Exposition critique de la philosophie de la nature par M. Cuvier, Liste des ouvrages de M. Cuvier, etc. — "M. Flourens fût membre de l’Académie des sciences, professeur au Muséum d’histoire naturelle, un des auteurs du Journal des savants et secrétaire perpétuel à l’Académie des sciences. En 1840, sa réputation parvenue à son apogée recevait sa consécration la plus glorieuse ; il fut élu membre de l’Académie française. L’appréciation que M. Flourens a donnée des travaux et des idées d’illustres savants a beaucoup contribué à sa popularité. Dans ses écrits sur l’Histoire des travaux de Georges Cuvier, sur l’Histoire des travaux et des idées de Buffon, M. Flourens se fait le vulgarisateur heureux des idées et des travaux de ces deux grands génies qui, comme il le dit, se complètent et se comprennent l’un par l’autre..." (Claude Bernard, Discours de réception à l’Académie française, 27 mai 1869) — "In his biographies of distinguished scientists Flourens tried to sum up their achievements, relating their work to what was done before and after along the same lines, in a clear, simple, elegant and engaging style. They were very popular, and some are masterpieces which served as models for other biographies". (DSB V, p. 45) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Henri Jonquières, 1930, in-8°, lv-305 pp, un portrait en frontispice et 8 gravures hors texte, reliure demi-chagrin crème, dos à 5 nerfs soulignés à froid, pièce de titre chagrin vermillon, signet (rel. de l'époque), bon état
Ce récit "constitue un véritable réquisitoire contre la société de l'Ancien Régime." (Bourgeois & André 842). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hachette, 1856, in-8°, xlix-432 pp, un frontispice dépliant et une planche hors texte, 2 tableaux généalogiques, index, reliure demi-veau fauve, dos à 4 nerfs filetés et soulignés à froid, pièce de titre basane noire (rel. de l'époque), bon état
A l'hiver 1665, une commission juridique extraordinaire venue de Paris se transporte à Clermont. Il s'agit aux lendemains de la Fronde de rétablir l'ordre dans une région écartée et d'y affirmer l'autorité du pouvoir central. Un jeune abbé, réputé parmi les beaux esprits de Paris, se trouve par hasard faire partie de l'escorte des magistrats. C'est Esprit Fléchier (1632-1710), futur évêque de Nîmes. Le journal où il consigne les travaux de la cour des Grands-Jours d'Auvergne aurait pu être un catalogue sinistre de crimes et de malheurs, mais la fantaisie de Fléchier l'a transformé en un recueil d'anecdotes malicieuses et pittoresques. Dans ce témoignage exceptionnel, le portrait d'une province lointaine contraste avec la description d'un tribunal souverain qui prétend purger le pays de ses criminels invétérés. Le ton badin et précieux que Fléchier emploie pour rendre compte des épisodes les plus sordides confère à ce journal une double résonance : c'est à la fois un document littéraire original et l'illustration d'un moment majeur de l'histoire des institutions et de la société française au XVIIe siècle. — Ce récit "constitue un véritable réquisitoire contre la société de l'Ancien Régime" (Bourgeois & André 842). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., H. Laurens, 1964, in-4°, 74 pp, index, broché, bon état
Publié pour la première fois en 1918, cet ouvrage consacré à l’architecte-graveur Giovanni-Battista Piranesi (Mestre 1720 – Rome 1778) est plus qu’une biographie. Il s’agit d’une véritable étude de la société italienne et romaine au XVIIIe siècle qui, sur bien des points, fait encore autorité aujourd’hui. Fils d’un tailleur de pierre vénitien, Giovanni-Battista Piranesi reçut une formation d’architecte. Passionné par l’antiquité romaine, il accompagna, alors âgé de vingt ans, l’ambassadeur de Venise auprès du Saint-Siège à Rome. Il put alors satisfaire à loisir sa passion et parfaire sa formation auprès des maîtres romains. Lors de ce séjour, il s’initia à la gravure, art qu’il pratiqua sa vie durant, gravant des vues de Rome où les ruines antiques sont omniprésentes. Sa formation d’architecte et son œil passionné d’amateur d’antiquités offrent à notre regard ébahi une profusion d’œuvres qu’il publia dans plusieurs recueils. Ses talents d’architecte furent peu sollicités. C’est principalement la famille des Rezzonico, Vénitiens comme lui et dont fut issu le pape Clément XIII, qui lui permit d’exercer sa profession. Il fut notamment l’architecte de la restauration du prieuré des chevaliers de Malte à Rome et de son église, Sainte-Marie-Aventine. — "L'étude si complète consacrée par M. Focillon à l'œuvre un peu oubliée de Piranèse (1720-1778) intéresse non seulement l'histoire de l'art, mais celle de l'Italie au XVIIIe siècle." (Louis Bréhier) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
PUF, 1970, gr. in-8°, 368 pp, biblio, index, broché, couv. à rabats, bon état
"C'est tout le dossier de la révolte des Nu-Pieds, au sens large, que Mme Foisil a voulu reprendre, après beaucoup d'autres (évoqués dans une très utile et instructive « étude historiographique de la révolte » qui, avec l'étude des sources, constitue l'introduction du livre). Un tel propos se justifiait d'autant plus que l'auteur ne s'est pas contenté, comme ses devanciers, d'utiliser les seules sources publiées, mais s'est efforcé d'atteindre tous les documents possibles par une soigneuse investigation dans les dépôts d'archives et les bibliothèques. Ce livre sérieux, bien documenté et bien mené ajoute une pièce de valeur au dossier ouvert depuis plus de vingt ans sur les soulèvements populaires en France avant la Fronde." (François Lebrun, Annales de Bretagne, 1970) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Champion, 1969, gr. in-8°, 604 pp, biblio, index, broché, bon état
"C'est en français que M. W. Folkierski, professeur à l'université de Cracovie, a écrit ces 600 pages ; si un tel hommage à la « langue universelle » est aujourd'hui plus rare qu'il ne l'était au XVIIIe siècle, il faut pourtant le signaler. (...) Le sous-titre de l'ouvrage est plus exact que le titre même, qui est trompeur : il s'agit des théories esthétiques de la fin du XVIIe siècle et des trois premiers quarts du XVIIIe. Les 350 premières pages étudient le goût, le beau, la « belle nature », l'imitation, les rapports de la poésie et de la peinture, et le théâtre, et sont exposées les idées des esthéticiens français et anglais : Dubos, Batteux, Trublet, Crouzas, Voltaire, Condillac, Saint-Evremont, Fontenelle, Montesquieu, Fénelon, Lamotte, le P. Brumoy, Riccoboni, Murait ; Hutcheson, Burke, Home, Shaftesbury, J. Richardson, Harris et Webb ; une place particulièrement importante est faite à quelques-uns d'entre eux : Condillac, Shaftesbury, Burke. Ces divers écrivains ne sont pas examinés séparément l'un après l'autre ; leurs opinions sont reliées entre elles ou opposées les unes aux autres sous des rubriques qui énoncent le sujet des questions. La 2e partie est consacrée à Diderot, la 3e partie à Lessing. On a ainsi une vue des principaux problèmes qui ont préoccupé le XVIIIe siècle français, anglais et allemand." (S. Etienne, Revue belge de philologie et d'histoire, 1926) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Moutiers, Brides-les-Bains (Savoie), F. Ducloz, 1889, in-8°, 235 pp, 2 gravures, texte joliment encadré, impression en couleurs et or, broché, couverture rempliée, bon état. Edition originale, un des 500 exemplaires numérotés sur papier simili-japon (seul tirage)
Splendide ouvrage pour les bibliophiles. — "L'Histoire de la comtesse de Savoie est le meilleur des romans composé par Mme de Fontaines au commencement du dix-huitième siècle. On soupçonna Voltaire d'y avoir mis la main. En réalité, sa tragédie peu connue d'Artémise, jouée en 1720, offre même plan, même marche et mêmes détails. Mme de Fontaines a imité l'épisode de Genèvre et Ariodant, de l'Arioste, et emprunté à Mme de la Fayette le caractère de son héros Mendoce et de la comtesse, sans atteindre le charme délicat de la Princesse de Clèves. Ce petit volume était presque introuvable. M. Ch. Buet l'a fait réimprimer avec notices et commentaires, plus encore par amour de sa chère Savoie que par admiration littéraire. Cette édition très coquette, un peu trop bigarrée peut-être d'encres dorée, argentée, rouge, rose, bleue, verte et même noire, est dédiée à Sa Majesté Marguerite de Savoie, reine d'Italie. Elle a été tirée à cinq cents exemplaires. C'est une curiosité bibliographique." (Et. Cornut, Etudes religieuses, philosophiques, historiques et littéraires, 1890) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Foucault, 1826, 2 vol. in-8°, 564 et 376 pp, reliures demi-veau glacé caramel à coins, dos à 4 larges nerfs filetés, caissons à froid, pièces de titre et tomaison basane noire, roulette dorée en queue, tranches marbrées (rel. de l'époque), C. de bibl., étiquettes en queue, bon état (Coll. complète des Mémoires relatifs à l'histoire de France, depuis le règne de Philippe-Auguste, jusqu'au commencement du dix-septième siècle ; avec des notices sur chaque auteur, et des observations sur chaque ouvrage, par M. Petitot). Exemplaires trés bien reliés à l'époque
"Les mémoires du marquis de Fontenay-Mareuil ne sont pas, comme la plupart de ceux qui parurent au temps de la Fronde, une oeuvre personnelle où l'auteur ne parle que de lui-même et en bons termes, mais une oeuvre impersonnelle : c'est l'histoire de son temps. Et après avoir examiné les récits des adversaires de Richelieu et de Mazarin, il est indispensable de les contrôler en consultant les mémoires d'un partisan de ces ministres, froid et expérimenté, diplomate sans passion." (Bourgeois et André, II, 736) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Desjonquères, 2002, in-8°, 204 pp, broché, bon état (Coll. XVIIe siècle)
Œuvre de jeunesse que Fontenelle remania jusqu'à la fin de sa vie, Les Lettres galantes de Monsieur le Chevalier d'Her*** ont le charme des œuvres inclassables. Recueil de lettres, " pot-pourri " où l'on peut humer l'esprit de Pétrone, transposition épistolaire et néanmoins romancée de saynètes qui rappellent la comédie moyenne, galerie de portraits ébauchés où l'on distingue, derrière les rideaux d'un théâtre imaginaire, l'ombre des Modernes de l'antiquité, ces lettres, plus qu'un anti-roman dans lequel Fontenelle se ferait, avant Diderot, parodiste du romanesque, semblent un " nouveau roman " dans lequel il appartient au lecteur de tracer son chemin pour suivre dans leurs détours les aventures d'un Chevalier aussi plein d'esprit que d'imagination. Sous les allures d'une galanterie qui se mue en libertinage mutin, c'est un style que Fontenelle invente, une écriture singulière qui transpose une parole en liberté, dont on retrouvera certains tours et bien des accents dans la prose du jeune Marivaux. Œuvre importante dans l'histoire du roman, ces Lettres galantes montrent de manière éclatante qu'au tournant des Lumières l'esprit de gaieté n'interdit pas la profondeur et qu'un Moderne comme Fontenelle ne jugea jamais que la raison dût nécessairement divorcer de la jubilation. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mercure de France, 1993, in-8°, 628 pp, introduction et notes de Micheline Cuénin, un portrait, un tableau généalogique et 3 cartes hors texte, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Le Temps retrouvé)
Les Mémoires laissés par les marins de Louis XIV sont rares et d'un style assez technique. Ceux du comte de Forbin, trop longtemps occultés, se révèlent exceptionnels tant par l'étendue et la variété des aventures militaires qu'ils couvrent que par la plaisante vivacité de leur écriture. Nul n'a parcouru tant de mers, du Siam à la mer Blanche, nul n'a pu faire valoir, en tant d'opérations risquées, une pareille connaissance des flots et des hommes ; nul n'en a parlé avec plus d'agrément. Le franc-parler de cet officier trop intelligent lui valut d'être, jusqu'à ce jour, fort calomnié. Il est temps que ce texte passionnant, divertissant d'un bout à l'autre, contribue à lui rendre justice tout en nous régalant de plaisirs sans mélange. Cette édition est enrichie de notes substantielles et d'annexes nombreuses permettant une meilleure plongée dans ces glorieuses années. – "Forbin a servi sur mer de 1675 à 1707, le plus souvent sous les ordres de Jean Bart, de Tourville et de Duguay-Trouin. Il fit campagne sur les côtes du Portugal en 1679, aux Antilles en 1680 et se distingua aux bombardements d'Alger de 1682 et 1683. Il partit au Siam où il fut nommé gouverneur de Bangkok et amiral de la flotte siamoise par le roi de ce pays. Rentré en France il est fait prisonnier par les anglais. Après son évasion avec Jean Bart, il fait campagne en Mer du Nord et participe à l'affaire de Lagos en 1693. Puis les campagnent s'enchaînent, Constantinople, la campagne de Catalogne et le siège de Barcelone, l'Adriatique (1702) où il intercepte le commerce vénitien, bombarde Trieste et rançonne Fiume, le Levant pour chasser les corsaires de Flessingue (1703-1704). De 1706 à 1707 il combat les anglais et les hollandais puis il quitte la marine après l'échec de l'opération visant à remettre Charles-Edouard Stuart sur le trône d'Angleterre." (Bourgeois & André, Sources II, 883 / Taillemite, Dictionnaire des marins français) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Horizons de France, 1942, pt in-8°, 204 pp, un portrait gravé en frontispice, cartonnage éditeur
Un mousquetaire de la mer (1655-1688). ~ Le rival de Jean Bart (1688-1693). ~ La guerre au soleil (1699-1705). ~ Cap au Nord (1706-1707). ~ Dans les eaux britanniques (1707-1710). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Roma, Editoriale Lavoro et Milan, Electa, 1994, 2 vol. in-4° (25 x 28), 571 pp, pagination continue, des centaines d'illustrations en noir et en couleurs, copieuse bibliographie, 2 index, reliures pleine toile blanche, jaquettes illustrées, sous emboîtage imprimé, bon état (Coll. Il patrimonio artistico del Quirinale). Texte en italien
Splendide monographie sur les tapisseries conservées dans le palais du Quirinal. Par le nombre et la qualité des oeuvres, la collection de tapisseries du Quirinal est l'une des plus grandes et des plus prestigieuses d'Europe et du monde. Elle se compose de 236 pièces de fabrication italienne, flamande et française, allant du début du XVIe au début du XIXe siècle. Les tapisseries présentées dans le livre sont regroupés par régions d'origine et centres de production. Chaque pièce est décrite précisément, avec son nom, la ville et la manufacture, son histoire, son authenticité, sa taille, les matériaux, et des références bibliographiques. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Dijon, EUD (Editions universitaires de Dijon), 1985, in-8°, 392 pp, annexes, biblio, graphiques et tableaux, broché, bon état, envoi a.s.
Voici une étude très fouillée du bail à cheptel simple, en Auxois, menée de 1700 à 1850, à partir des registres des bureaux de contrôle des actes notariés et d'inventaires après décès. Dans ce contrat, la bailleur laisse un fonds de bétail au preneur qui doit en assurer l'entretien et la conservation, à la condition de se partager, à moitié, le croît ou le mécroît. Le fonds de bétail est généralement constitué de bovins et d'ovins, et varie de quelques bêtes (une vache suitée et quelques moutons ou brebis), à un attelage (bovins ici rarement des chevaux) ; ou à un troupeau plus important (attelages et une centaine de moutons). Il s'agit donc de différentes catégories de preneurs allant des prolétaires ruraux non-exploitants, disposant avec quelques bêtes, de moyens de survie, et représentant 30 à 40 % des preneurs, jusqu'aux exploitants aisés qui trouvent, par là, les moyens de production indispensables à la culture. Le cadre chronologique de l'étude correspond à la période de crise de l'agriculture particulièrement aiguë de 1750 à 1800, et liée, ici comme dans d'autres régions, à la crise des pâturages traditionnels entraînant celle de l'élevage et des fumures, et donc des cultures... (Florence Gauthier, Annales historiques de la Révolution française, 1986) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1914, in-8°, 397 pp, broché, qqs rousseurs éparses, bon état
Blondel (1696-1764) fut envoyé à Madrid en 1717, à Hanovre en 1719, à Turin en 1725, à Mayence et Mannheim en 1734, à Vienne en 1749, où il veilla à l'exécution des clauses du traité d'Aix-la-Chapelle (Frangulis, Dict. Diplomatique, p. 120). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Alphonse Lemerre, 1900 in-12, 283 pp, broché, bon état
Drame historique entaché de romantisme. Par André Foulon de Vaulx (1873-1951), fils de l'industriel et historien Henri Foulon de Vaulx. Il fut président de la Société des poètes français. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Genève, Mégariotis, 1979, in-8°, 566 pp, reliure simili-cuir éditeur, bon état. Reprint de l'édition Guillaumin de 1885
"Cependant le plus étonnant fut que les adversaires de l'impôt sur le revenu l'accusèrent à la fois d'être l'introducteur de la révolution socialiste et une réincarnation de l'Ancien Régime. En effet, tous les intervenants dans ce débat, de quelque côté qu'ils se situent, ont profondément enraciné leur argumentation dans des analyses historiques. Outre les références aux systèmes fiscaux anciens qui abondent dans les discours parlementaires, la production bibliographique relative à la fiscalité et plus généralement aux finances de l'Ancien Régime fait un bond spectaculaire pour concentrer dans les années 1870 à 1920, l'essentiel de la littérature sur ce sujet (...) En 1885, Fournier de Flaix, dans son ouvrage 'La réforme de l'impôt en France aux 17e et 18e siècles', indique clairement que le but de son entreprise est de préparer à la réforme par l'analyse des précédents historiques..." (Mireille Touzery, Les origines de l'impôt sur le revenu en France : de la monarchie aux républicains radicaux, XVIIIe-XIXe siècles, 1997) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Genève, Editions du Mont-Blanc, 1942, in-4°, 280 pp, lettre préface de Edouard Chapuisat, 54 illustrations dans le texte et 33 illustrations sur 28 planches hors texte, biblio, index, reliure pleine toile écrue illustrée en couleurs de l'éditeur (lég. salie), 2 perforations au 2e plat et sur les derniers feuillets, sinon bon état (Grand Prix d'Académie de l'Académie française, 1952). Edition originale, un des 1200 ex. numérotés sur papier bouffant fin blanc «Sihl extra»
"M. F. Fournier-Marcigny évoque, au cours d'une oeuvre admirablement documentée et richement illustrée, la transformation de la Genève moyenâgeuse des grandes foires et du négoce, en la Genève de Calvin, Rome protestante." (Ernest Gloor, “En Suisse, terre d'asile : quatre siècles de refuge”, 1954) — Fernand Fournier-Marcigny est né à Genève le 26 avril 1896. D'ascendance bourguignonne et savoyarde, devenu Genevois, il consacra toute sa vie aux relations franco-suisses et au développement de l'amitié entre les deux pays. Après une enfance très pauvre, il se dirige vers le journalisme. Avant la première guerre mondiale, il collabore déjà à plusieurs journaux et revues. En décembre 1917, il entre au “Journal Français” de Genève ; dès lors, il ne cessera d'en faire partie : secrétaire général, rédacteur en chef, directeur enfin. Il mène parallèlement une activité débordante. Journaliste, il collabore à divers journaux suisses, français et canadiens. Ecrivain, il reçoit en 1952 le Prix de l'Académie française pour l'ensemble de son oeuvre. Il est mort le 18 février 1975. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Douin, 2015, in-12, 312 pp, broché, couv. illustrée, bon état. Réimpression de l'édition de 1894, “Variétés chirurgicales”
Alfred Franklin (1830-1917) a été bibliothécaire, historien et écrivain. Ce très grand érudit se spécialisa dans l’histoire de Paris. Il nous a laissé une fabuleuse collection en vingt-sept volumes, intitulée « La vie privée d’autrefois », sur les moeurs et usages des parisiens. « La chirurgie », publié en 1894, est le quatorzième volume de cette collection où il nous décrit l’histoire de la saignée, de la chirurgie à l’Hotel-Dieu, des sages-femmes, des accoucheurs, des dentistes, des opération des calculs et hernies, des châtreurs, des renoueurs, des oculistes, des pédicures, des hôpitaux et des hospices de Paris. Les anecdotes et curiosités sont étonnantes dans ce texte savamment écrit et la richesse des références bibliographiques démontre le soin avec lequel Alfred Franklin s’est documenté pour écrire ce livre. Un ouvrage incontournable sur l’histoire de la médecine. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.