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Reference : 5205

‎[New York]. Correspondance d'un immigrant français et sa famille aux Etats-Unis.‎

‎ 1859-1877 Ensemble 26 lettres manuscrites in-8 de une ou plusieurs pages.‎

‎Correspondance inédite d'un immigrant rouennais et sa famille à New-york, s'étalant sur près de vingt ans (1858-1877) et principalement adressée à ses parents restés en France. Fils de Dumas Dalleinne, connu pour sa particpation à l'insurrection rouennaise de 1848 et membre actif du comité de résistance de 1851 (il fut transporté en Algérie en 1852, rapatrié en 1854 et continua à s'opposer à l'Empire) Ernest Dalleinne, ouvrier tailleur, est soumis à la suite de son père à une surveillance politique très sévère de la police impériale, accrue après l'attentat d'Orsini en 1858, l'année où il quitte la France avec son épouse fille du socialiste Aimé François Sureau et leurs trois enfants. Nous présentons avec les lettres le billet d'embarquement au Havre daté du 8 juin 1858. New York 21 mai 1859 Mes chers parents (…) La vie avec nos parents d'Amérique n'est pas superbe ce sont des gens qui ne parlent que misère qui ne voient que le malheur devant eux, ils vous font voir des maux où il n'y en a pas. La moindre conversation est pour attrister les personnes qui les écoutent. Je vais en deux mots vous en donner une idée. A notre débarquement la première chose était que l'on ne pouvait sortir dans les rues de la ville sans être armé jusqu'aux dents en second lieu que la vie dans ce pays était très cher que tous les objets de première nécessité étaient à des prix fous, ensuite on me dit que je gagnerais beaucoup d'argent que si je pouvais avoir seulement sept ou huit dolards (sic) par semaine nous pourrions très bien vivre, le bien jugez vous même et vous verrez qu'ils agissent presque sans discernement. D'abord la ville de New York est très habitable, on n'a pas besoin d'être armé pour sortir on est aussi en sûreté dans la rue que chez soi, ensuite les vivres y sont très bon marché . (…) La famille Dalleinne débarque à New-York trois ans avant le début de la guerre civile américaine (1861-1865) qui vint émailler la prospérité de la ville. Les habitants de New-York, pour la plupart des commerçants, ne désiraient pas se lancer dans le conflit, étant donné qu'ils entretenaient des relations commerciales avec les États confédérés d'Amérique. Mais lorsque le président Abraham Lincoln instaura la première conscription pendant l'été 1863, les New-Yorkais réagirent dans la violence, durant les Draft Riots qui restèrent l'un des épisodes les plus violents dans l'histoire du pays, avec 105 civils tués. L'essor de la ville reprit immédiatement après la fin de la guerre civile. New York le 30 décembre 1866 : voici mon adresse Dalleinne 224 Hudson Street NewYork Etats-Unis. Je pense cette année 1867 travailler à mon compte c'est le seul moyen dans ce pays comme partout d'arriver à un bien être quelconque (mars 1867 :) vous me demandez quel état que je fais. Je fais de la gravure sur verre, c'est très à la mode dans ce pays. On fait cela sur de grandes glaces pour les portes des maisons riches. c'est une très jolie décoration. Eugène doit en avoir vu à Paris ; ça produit des ornements blancs sur fond clair c'est dans ce genre que je crois pouvoir bientôt travailler à mon compte ». Dans l'almanach du commerce de New-York Trow's New York city directory, nous trouvons pour l'année 1861 (vol. 74, p. 204) : Dalleinne Ernest, painter, 118 seventh av. Cinq ans plus tard The Trow City Directory Co.'s, formerly Wilson's, for 1866-1867, mentionne Suireau A. & Dalleinne (Aime Suireau & Ernest Dalleinne) 222 Hudson. Nous joignons quatre lettres d'Ernest Dalleinne antérieures au corpus new-yorkais datées 1847-1848 à St Cloud, Courbevoie et Paris.‎

Reference : 5794

‎[Orléans]. Procès-verbal et comptes de l'exécution des testaments et codiciles de François-de-Paule L'Amirault Chevalier Seigneur de Chaussy ancien maire de la ville d'Orléans.‎

‎ 1769-1773 Manuscrit in-folio de 322 pp. parchemin de réemploi, lacets (reliure de l'époque).‎

‎Testament et exécution testamentaire registrés par Maîtres Chau et Jullien l'Aîné notaires au Châtelet d'Orléans chargés « pour les garder au rang de ses minutes et en délivrer des expéditions : ont signé les jours et an que dessus en observant que l'enveloppe qui contenait les différentes pièces a été jointe au présent procès-verbal, la minute des présentes est signée, l'Amirault de Cottinville, L'Amirault du Gay du Roy, d'Orléans de Charnay, Bezançon de Chaussy… » Maire d'Orléans en 1757, « François-de-Paule Lamirault, Ecuyer, Seigneur de Chaussy, né le 15 août 1700, épousa, par contrat du 13 Avril 1744, Marie-Madelene Bezanson, fille de Jean-François Bezanson-de-Soulers, Ecuyer, Trésorier & Général des Finances de la Généralité d'Orléans. On ignore s'il a des enfans, faute de Mémoire. » Testament et exécution testamentaire registrés par Me Jullien qui en demeure chargé pour les garder au rang de ses minutes et en délivrer des expéditions, dont acte : et ont signé les jours et an que dessus en observant que l'enveloppe qui contenait les différentes pièces a été jointe au présent procès-verbal, la minute des présentes est signée, l'Amirault de Cottinville, L'Amirault du Gay du Roy, d'Orléans de Charnay, Bezançon de Chaussy… (La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse, VII, p. 411). Très beau manuscrit du XVIIIe siècle, important pour l'histoire d'Orléans.‎

Reference : 23407

‎[Piéce manuscrite sur vélin]. [Moulin de Batereau à Saint-Menoux] "Acquisition faite par madame de Sainct Menoulx du molin de batereau contre Mr Pierre Desaulges". ‎

‎Saint-Menoux,, (1589). feuillet 65 x 20 cm, 15 lignes de 59 cm. ‎

‎Vente faite par Pierre de Saulge, receveur de Saint-Menoux, à dame Constance de Bauffremont, "dame et abbesse de Sainct Menoulx", du moulin de Batereau. Pièce signée par Jehan Vincent, notaire à Saint Menoux, en la salle de la Maison Abbastyalle" le 20 avril 1589. - Pièce pliée, en bon état.‎

Reference : 3393

‎[Portugal. Manuscrit]. 1828 Acontecimentos Prezenciados em Lisboa, que Promoverao a Elevaçao ao Throno de sua Magestade o senhor D. Miguel 1. o Rey e senhor.‎

‎ 1828 Manuscrit in-8 de (46) ff., basane havane, titre doré sur le premier plat (reliure moderne).‎

‎ Récit portugais manuscrit et anonyme des « événements de Lisbonne qui ont concouru à la montée sur le trône de Sa Majesté Miguel 1er ». En 1826, Pierre Ier du Brésil succède à son père sur le trône du Portugal sous le nom de Pierre IV de Portugal. Empereur du Brésil depuis 1822, il nomme son frère Michel (1802-1866) régent et cède son trône à sa fille Maria da Gloria ; en 1826, celle-ci monte sur le trône du Portugal, prend le nom de Marie II de Portugal tout en étant fiancée au régent, son oncle afin d'éviter des querelles de succession. Le 28 juin 1828, Michel détrône sa nièce et se proclame roi de Portugal sous le nom de Michel Ier de Portugal. Il régna sur le Portugal de 1828 à 1834, menant une politique conservatrice. Chassé du pouvoir par son frère qui rétablit Marie II sur le trône, il est exilé en Autriche. Le récit commence le lundi 29 avril 1828 et intègre les documents officiels édictés au gré des événements. Manuscrit d'une grande lisibilité, sans rature.‎

Reference : 5605

‎[Prise d'Alger, 1830. Carnet de campagne.]‎

‎ 1830-1839 Manuscrit in-16 broché (8 x 15 cm) de (23) ff. à la plume et au crayon, couverture muette.‎

‎Précieux carnet de campagne anonyme d'un soldat du 3e régiment de ligne qui prend part au blocus maritime d'Alger puis débarque en Afrique le 14 juin 1830. Le régiment se trouve aux combats du 24 au 29 juin aux camps de Dely-Ibrahim et Sidi-Kalef, enfin à l'investissement, au siège et à la prise d'Alger, du 30 juin au 5 juillet. Son compte-rendu (qui occupe les 9 premiers feuillets du carnet) rédigé en style télégraphique, débute à Saint-Chamas près de Marseille le 14 avril (1830) à 11h, heure de son arrivée. Ecrit à Josephine - le 3 mai, ma lettre contenant un mandat de 400 F. du receveur général des Bouches-du-Rhone sur celui de la Moselle, et payable le 30 mai de cette année. Touché le 2 mai la somme de 282f. y compris mon indemnité de route… Arrivé à Toulon le 14 mai et embarqué le 16 mai à 8 heures… descendu à terre le 14 juin et touché le sol africain… le 5 juillet lundi à midi on est entré par capitulation à Alger… parti le 22 juillet avec une expédition dans la plaine de metijiad jusqu'à Blida. Le 3e régiment de ligne rentre en France le 3 décembre 1830. (Galibert, l'Algérie ancienne et moderne, 1844, p. 579) embarqué le 28 janvier à huit heures du matin à bord de la gabarre la caravane et arrivé dans la rade de marseille le 3 février (1831) paris 24 février/tombé malade mercredi 9 mars et quitté pour la première fois. (9 premiers feuillets). Madame Delaunay rue Rambuteau 27 Paris.‎

Reference : 2893

‎[Registre de correspondances]. Londres, Paris.‎

‎ 1812-1816 In-4 de (26)-154 pp. couvertes d'une écriture fine, régulière et très lisible (environ 30 lignes par page), [98] ff. vierges, le tout sur papier filigrané et réglé horizontalement, cuir de Russie fauve, dos lisse, encadrement de guirlande et semis de croisillons à froid sur les plats, tranches marbrées (reliure du XIXe siècle).‎

‎Important registre de correspondance active comprenant 156 lettres et billets, depuis le 26 mai 1812 jusqu'au 26 septembre 1816. L'auteur ne donne pas d'éléments pour l'identifier exactement, mais une tradition extrinsèque attribue le texte à un membre de la famille gantoise des Falligan, qui a laissé de sa richesse et de son activité passées le magnifique hôtel qui orne le Kouter (place d'armes) de la ville. Le manuscrit s'organise en deux volets complémentaires : 1. Les premiers feuillets sont occupés par un registre alphabétique des correspondants, sur feuilles à onglets latéraux. 2. Le corps du texte consiste dans la minute de lettres expédiées depuis Londres (155 sur 156) ou Paris (la dernière) à de nombreux correspondants, et rédigées la plupart du temps en français, mais quelques fois en anglais. Les matières traitées sont essentiellement commerciales et financières (envoi de factures, de connaissements, d'états, etc., compte-rendus d'affaires, suivi de différents cours), confiées à des intermédiaires la plupart résidant à la Martinique, à l'Ile-Bourbon (Maurice) ou à l'Ile-de-France (la Réunion). Mais une partie des lettres revêt un caractère plus intime, celles, généralement plus longues, adressées à M. de Montbrun Desbassyns, ou Mme Sophie de Montbrun, qui apparaissent comme des membres de la très célèbre et abondante famille créole Panon Desbassyns, originaire de Toulon, et fixée dans les îles dès le XVIIe siècle. Elle y fit souche de nombreuses branches, et devint l'une des plus riches familles de propriétaires terriens de Maurice et de La Réunion. Le ton de ces dernières missives laisse penser que l'auteur des lettres était le père ou le frère de Sophie de Montbrun ; il traite surtout avec son mari, et, si les considérations de négoce ne sont pas absentes, les sujets les plus variés sont abordés, dont la situation politique en Europe : c'est ainsi que les lettres du 4 novembre et du 23 décembre 1812 donnent des nouvelles de ce que l'on pouvait savoir à Londres de l'issue de la Campagne de Russie. Les opinions du rédacteur sont celle d'un "émigré" qui se glorifie de sa situation, et est résolument opposé à celui qu'il appelle ironiquement "le grand empereur". Les échecs de l'armée impériale en Russie le réjouissent : "Vous verrez par les papiers que ses succès en Russie lui ont coûté cher, que malgré tous ses efforts, il n'a pas encore rompu l'armée russe (...)" (4 novembre) ; "Les choses ont bien changé de face en Russie, et l'orgueil du petit caporal doit être terriblement rabaissé par la retraite qu'il est obligé de faire et que l'on pourrait appeler à plus juste ttre une fuite plus qu'une retraite. Nous sommes tous ici dans l'admiration de Russes par le dévouement dont ils donnent des preuves tous les jours." (23 décembre). D'ailleurs, la dernière lettre signée de Londres est du 23 juin 1814 : avec une interruption de deux ans, l'auteur reprend son registre pour la dernière fois, le 26 septembre 1816, mais la missive est de Paris et l'on apprend que l'auteur est revenu de Londres à Paris. Dos et plats un peu frottés, qq. déchirures de ff., notamment une avec manque de texte en bas du ff. 102-103, mais bon exemplaire.‎

Reference : 5801

‎[Reliure brodée. Carnet manuscrit].‎

‎ 1850-1854 Manuscrit in-12 de 7 ff., demi-veau vert, dos lisse muet, sur les plats frise dorée d'encadrement et damier (trois cases sur huit) de fils en dégradé rose et vert, gardes toilées, crayon mine de l'époque à embout en étain (reliure de l'époque). ‎

‎Joli specimen de reliure brodée vers 1860 établie sur un petit carnet personnel (agenda, livre de comptes et itinéraire) rédigé tête-bêche à l'encre et au crayon entre 1850 et 1854. ‎

Reference : 5810

‎[Risorgimento. Poésie italienne. Versailles septembre & octobre 1859].‎

‎ 1859 3 liasses manuscrites de 35, 123 et 126 ff. (environ 15 x10 cm) reliées en 1 vol. 8, chagrin vert, filets sur le dos et double encadrement à froid sur les plats, date et lieu en lettres dorées sur le titre (étiquette à François 1er Algier rue St Honoré… Papeterie, Nouveautés).‎

‎Recueil anonyme de quatrains italiens rédigés au crayon sur de petits billets recto verso, soit environ cinq cents poèmes anonymes, composés près de Paris à l'automne 1859. C'est l'année de la campagne d'Italie correspondant à la deuxième guerre d'indépendance italienne qui voit s’affronter l’armée franco-piémontaise à celle de l’empire d'Autriche. Sa conclusion permet la réunion de la Lombardie au royaume de Sardaigne et pose la base de la constitution du royaume d’Italie. Curieuse pièce d'archive qui regroupe les exercices poétiques d'un italien en exil à l'époque du Risorgimento.‎

Reference : 5663

‎[Rébus].‎

‎ 1843 ca Petit in-8 (13 x 17 cm) aquarellé de (2) ff. (armes et titre) et 57 portraits, 1 titre et 16 blasons, 1 titre et 47 rébus, demi-basane noire, dos lisse orné (reliure de l'époque).‎

‎Beau specimen d'album anonyme de rébus entièrement aquarellé dont le goût fut ravivé en France au cours de la Restauration, et surtout sous la Monarchie de Juillet grâce à la mode que relance L'Illustration dès son premier numéro en 1843. Suite de 47 rébus aquarellés plus le titre, avec l'explication notée au crayon au dos. Précédée d'une suite de 57 portraits en couleurs de personnages historiques. Restauration ancienne au verso des portraits de Vespace et Alfieri. Ex-libris avec devise Sapere aude.‎

Reference : 5818

‎[Sarlat-la-Canéda]. L. Bouffanges. Revue du Pays Sarladais. A. Larouverade. Lettres à Julie page 323.‎

‎ 1875 Manuscrit in-folio de 695-(16) pp., table, demi-chagrin brun, dos à nerfs (reliure de l'époque).‎

‎Source érudite et rare sur l'histoire de Sarlat-la-Canéda en Dordogne à travers deux articles de Louis Bouffanges et Larouverade publiés en 1840 et 1836 dans le Sarladais journal de la Dordogne, administratif, judiciaire, littéraire, agricole et d'annonces. Périodique local à très petit tirage, Le Sarladais (1834-1907) publia dès sa première année des travaux d'histoire locale qui ne connurent pas de tiré à part, ainsi des études de Louis Bouffanges et Larouverade. Précieux pour les renseignements collectés, les historiens en firent des copies manuscrites dont un exemplaire de l'article de Bouffanges La Revue sarladaise est conservé au musée d'Histoire de Sarlat et du Périgord Noir (sans les lettres à Julie). Louis Bouffanges est l'auteur de travaux sur La Boétie dont la famille était originaire de Sarlat. Cet exemplaire a été établi pour Henry Chambon avec son ex-libris en tête de volume et cette note en fin de table : Ce volume a été copié par Louis Therenard sur la collection du vieux Journal Le Salardais que seul possède Mr Julien de Cerval qui a eu l'extrême obligeance de me le confier. J'en ay terminé la table ; ce 25 janvier 1875. Henry Chambon. Vue photographique de Sarlat en regard du titre, armoiries coloriées de la ville de Sarlat, photographies de la maison de la Boétie et de la Tour de l'Endrevie.‎

Reference : 5209

‎[Shangaï]. Correspondance familiale entre Millau et Shangaï, années 1920.‎

‎ 1911-1929 Environ 180 lettres manuscrites in-8 de une ou plusieurs pages.‎

‎Etonnante correspondance manuscrite échangée entre la France métropolitaine et Shangaï, alors concession française en territoire chinois : Henri Sarthou, architecte et son épouse Valentine Sarthou, institutrice, échangent avec la famille d'Eugène Dalleine, leur beau-frère, principal du collège de Millau dans l'Aveyron. Une première série de lettres est adressée par Henri Sarthou à sa soeur Jeanne depuis l'Egypte (Le Caire, Heliopolis) où il est en poste durant les années de guerre. Les époux Sarthou arrivent à Shangaï en 1920, Henri affecté au bureau d'ingénieur du Conseil d'administration municipale de la municipalité française, Valentine au Collège municipal français de Shangaï : « Shangaï, 7/7/22. La pension est en ce moment remplie de cris, d'agitation, de bruits de toutes sortes, courses de coolies dans les escaliers, appels de boys dans les chambres, mobilisations de tailleurs, couturières, charpentiers, cordonniers : Madame Tapernoux quitte Shangaï pour l'Amérique (…) Dans le grand établissement il y a eu une lauréate au brevet simple et six au certificat d'études primaires. La première citée est une Française quant aux autres, et le mérite est plus grand, ce sont des Anglais ou Russes, une Française seulement. » Les dernières lettres sont datées 1929. La concession française de Shanghai est un territoire chinois qui fut sous contrôle français de 1849 à 1946 dans la ville de Shanghai. Dans les années 1920 et 1930, Shanghai a été le théâtre d'un formidable essor culturel. Avec le Conseil municipal, la garde municipale s'organisa, un collecteur d'impôts ainsi qu'un inspecteur des routes furent nommés, plusieurs banques viennent aussi s'installer au sein de la concession, les ruisseaux furent comblés et de grandes avenues furent tracées pour les tramways et les nombreuses automobiles. En 1930, la concession française de Shanghai est à son apogée. Importantes archives familiales de deux français originaires de l'Aveyron en poste à Shangaï dans les années 1920. Quelques documents imprimés et photographies de famille sont joints. I. (environ 35 lettres) correspondance adressée de Shangai par Henri Sarthou à Jeanne Sarthou institutrice à Oloron dans les basses Pyrénées (cachets de la poste faisant foi) 1 tapuscrit de 6 ff. college municipal français Changai renseignements sur les conditions faites au professeurs et desiderata. II. Correspondance et enveloppe à en tête du college de millau adressée à m. sarthou à shangai par Jeanne sarthou III. (environ 30 lettres). Correspondance adressée à Madame Valentine Sarthou institutrice à la municipalité française de shangai IV. correspondance adressée à jean sarthou ‎

Reference : 4300

‎[Siège de Fribourg-en-Brisgau, 11 octobre 1744].‎

‎ 1750 ca] Ensemble 21 pièces manuscrites in-4 en feuilles (98 ff.).‎

‎Précieuse source manuscrite sur le siège de Fribourg-en-Brisgau le 11 octobre 1744, l'une des grandes batailles de la Guerre de Succession d'Autriche (1740-1748). Le maréchal de Coigny avait fait investir Fribourg-en-Brisgau, depuis le 19 septembre 1744, lorsque le roi Louis XV, arrivé de Strasbourg, prit le commandement de l'armée. L'abondance des eaux de la rivière Treisam (Dreisam) qu'il fallait arrêter et détourner pour pouvoir donner l'assaut à la place surplombante de Fribourg entourée de fortifications, nécessita la construction d'un canal, sous les bombardements ennemis. Le maréchal de Coigny rendait compte au roi tous les jours du progrès des travaux, et en recevait les ordres. Après la prise de Fribourg, Louis XV fit détruire les fortifications. C'est un ensemble de documents recopiés à l'époque, très certainement destinés à des archives privées une fois la guerre terminée. Toutes les pièces sont manuscrites. I. Fribourg. 1. Mémoire relatif au plan de la Ville chateau et forts de Fribourg. Du corps de la place et des dehors. In-4 manuscrit de (20) ff. 2. Remarques sur Fribourg quand on va en faire le siège. In-4 de (5) ff. 3. Observations sur les attaques de Fribourg et sur les avantages et défauts de la fortification tant pour la ville que pour le château et les (…) de la montagne. Signé Perdiguier. In-4 de (5) ff. 4. Chateaux de Fribourg. 1744. 15. 9bre. Mémoire sur l'espèce d'impossibilité de soumettre les châteaux par la voye ordinaire des armes. Fait au camp de Fribourg le 15 9bre 1744. In-4 de (2) pp. 5. Mémoire pou servir d'instruction à la défense de Fribourg. Fait à Fribourg le 22e avril 1794. In-4 de (17) ff. Joint A Fribourg, le 1er septembre 1694 (2) ff. II. Le canal. 6. Remarque sur Fribourg quand on voudra faire le siège. « le vestige du canal que nous avons fait en 1713 vers la fin d'octobre doit servir de guide à ceux qui seront charger de la conduite de cet ouvrage » Suivi de Remarques sur la hauteur des eaux du fossé de Fribourg. In-4 de (7) ff. 7. Projet de la conduite à tenir doresnavant pour achever le canal du détour de la Treissam. In-4 de 2 ff. 8. Profil du canal pour saigner la rivière de Treissam sous Fribourg sur 4000 toises de longueur. In-4 de 2 ff. III. Le siège. 9. Disposition de l'assaut projetté à l'attaque de Fribourg. In-4 de 4 pp. 10. Projet pour se loger dans une longueur de 100 toises. In-4 de (4) ff. 11. Dispositif de l'assaut général (en note : dispositif qui avait été donné pour l'assaut du 3 9bre). In-4 de (2) ff. 12. Attaque des forts et châteaux de Fribourg (mémoires, observations, remarques, propriétés particulières, des fortifications, dispositif de la tranchée… pour se rendre maître des châteaux). In-4 de 3 pp.13. Dispositif pour la tranchée de la nuit du 17 au 18. In-4 de (2) pp. 14. Mémoire sur la continuation de l'attaque de Fribourg. In-4 de (2) ff. 15. Remarque sur l'effet des bombes tirés à ricoche dans un chemin couvert armé en guerre. In-4 de (4) ff.16. 1744. Ce 4e 9bre devant Fribourg. La nuit du 2 au 3, on attaqua le bastion. « on n'est pas certain du volume d'eau que l'ennemi peut mettre dans son fossé ; il en a mis jusqu'au genou et suivant certains mémoires on peut en mettre six pied ». In-4 de (4) pp. IV. Effectifs et ordres de bataille. 17. Campagne 1744. Siège de Fribourg. Etat des dépenses faites en galions, Clayes… In-4 de 15 ff. 18. Ordre de Bataille des troupes en Allemagne. M. le mareschal de Coigny. In-folio d'1 feuillet replié.19. Projet de compositions des brigades par armée (Noailles, Saxe). (1) f. 20. Officiers généraux et brigadiers. 1 p. 21. Des brigades. Des régiments (liste nominative et participative). In-4 de 3 pp. [On joint huit pièces imprimées et manuscrites contemporaines de l'ensemble sur Fribourg relatives à d'autres batailles entre 1743 et 1747 : ordres de bataille ; l'ancienneté des brigades des régiments ; armée du roi de Bavière et celle autrichienne ; mémoires sur la ville de Gueldres de 1759 et 1760.]‎

Reference : 3422

‎[Suisse. Coutumes du Valais. 1571]. Incipiunt feliciter Statuta et decreta inclytae Patria Vallesii, noviter sedulo recognita, ac multis in Locis aucta et in subsequetem ordine redacta.‎

‎ 1770 ca Manuscrit in-8 de 226-(6) pp. 47 pp., basane brune, dos lisse orné, pièce de titre manuscrite grattée sur le dos, tranches rouges (reliure de l'époque).‎

‎Copie manuscrite établie vers 1770 des statuts du Valais (Suisse). Le 23 mai 1571, furent publiés les nouveaux Statuts valaisans qui resteront, en tant que Corpus juris Vallesii, en vigueur jusqu'à l'introduction du code civil valaisan en 1855, après avoir subi plusieurs additions et modifications que l'on trouve copiés d'une main différente en fin d'exemplaire (période 1697-1773). Ex-libris manuscrit Casperi Eugenii Stockalper Conciliarii Status Vallesii Colonelli 1Xbre 1804. De la bibliothèque du comte de Fortis avec son ex-libris : François Marie, comte de Fortis (Chambéry 1768-1847) avocat général à Lyon, a été l'un des propagateurs les plus zélés des études historiques et littéraires en Savoie. Il a publié Description de Lyon et de ses environs et Voyage statistique et pittoresque à Aix-les- Bains.‎

Reference : 2846

‎[Sur l'arrêt du 10 janvier 1784].‎

‎ 1785 Manuscrit in-4 broché de 6 pp.‎

‎« Les lettres patentes du roy, données à Versailles le 31 Décembre dernier portent que nonobstant la modification de l'arrêt d'enregistement des précédentes lettres patentes du 18 mars 1784 Sa Majesté veut que les Juges & consuls, continuent à connoitre des procès pour raisons des faillites jusqu'à ce qu'autrement il soit dit et ordonné. » ‎

Reference : 3703

‎[Vivarais]. Cest le livre / des contractz / de la maison / des Soulholz / au pouvoir /danne Bezasse / veufve de feu / Jacques Béraud / de Montpezat.‎

‎ 1620 ca In-8 de (47) feuillets non chiffrés, couverts d'une écriture cursive moyennement lisible (environ 20 lignes par page) ; (5) feuillets vierges. Vélin souple de l'époque à rabats rempliés et lacés, titre poussé en lettres calligraphiées sur le premier plat, coutures apparentes au dos (Des feuillets roussis ou avec oxydation due à l'encre, mais bel exemplaire, tel que constitué).‎

‎Il s'agit d'un recueil manuscrit d'actes et de contrats rédigé vers 1620 à l'usage d'Anne Bezasse, veuve de Jacques Béraud (ce dernier vivait encore en 1616 puisqu'il est l'auteur d'une reconnaissance en faveur de sa femme, ce qui permet une datation approximative). L'ensemble semble d'un seul tenant et d'une seule main, à l'exception des deux feuillets terminaux (46-47), d'une autre main, moins soignée et plus cursive, qui y a consigné des acquittements de rentes échelonnés de 1666 à 1680. La localisation exacte n'est pas facile : au moins cinq paroisses d'Ancien Régime portent le nom de Montpezat. Mais la mention des "Soulholz" comme lieu-dit d'où sont originaires plusieurs membres de la famille, comme le patronyme rare de "Bezasse" (aujourd'hui éteint, mais dont la dernière localisation était en Ardèche) incite à identifier le Montpezat du manuscrit à Montpezat-sous-Bauzon (07), dont un des hameaux anciens porte bien le nom de Souilhols (orthographe actuelle). De surcroît, la mention du prince d'Harcourt (Alphonse-Henri-Charles de Lorraine, 1648-1719) dans les acquittements de rente des deux derniers feuillets confirme cette identification : cadet de Lorraine, le prince possédait des terres dans la région. Voici la liste des actes de la première partie (ff. 1- 45) : 1. Testement de Pierre Soulhol des Soulholz de Montpezat (de 1580, collationné en 1600). 2. Quictance pour Pierre Soulhol du lieu des Soulholz parroisse de Montpezat (de 1565). 3. Quictance pour Jacques Béraud du Villaur, parroisse de Montpezat (de 1606). 4. Recognoissance de Pierre Soulhol des Soulholz de Montpezat. 5. Testement de Antho[ine] Bezasse habitant des Soulholz parroisse de Montpezat (de 1610). 6. Quictance pour Anthoine Bezasse habitant du lieu des Soulholz parroisse de Montpezat (de 1583). 7. Quictance pour Jehanne Soulholle des Soulholz parroisse de Montpezat (de 1612). 8. Quictance pour Jehanne Soulholle femme danthoine Bezasse du lieu des Soulholz parroisse de Montpezat (de 1609). 9. Quictance po[ur] Jehanne Soulholle veufve de Mr Anthoine Bezasse des Soulholz parroisse de Montpezat (de 1612). 10. Quictance de 1606. 11. Quictance. 12. Quictance de 1604. 13. Quictance de 1606. 14. Recognoissance faicte par Jacques Béraud du Marer pour et au nom danne Bezasse sa femme (de 1616), suivie d'une quittance afférente. 15. Recognoissance de Pierre Soulhol du lieu des Soulholz (de 1560). 16. Quictance pour Anne Bezasse femme de Jacques Béraud du Villard parroisse de Montepezat (de 1617).‎

Reference : 4305

‎A ma Suzanne. Journal de ma vie au régiment. Caserne Canrobert de Saint-Mihiel, Lorraine. Lucien Jillé, soldat électricien. Matricule 12637, 2e section. 161e d'Infanterie. 7e Compagnie, 1er peloton, 7e escouade, 2e Bataillon. Classe 1906.‎

‎ 1907-1909 Cahier manuscrit in-4 (23 x 18 cm) de (210) pp., toile imprimée, dédicace A Suzanne sur le plat supérieur.‎

‎Journal manuscrit autographe de Lucien Villé, parisien, soldat de la classe 1906, tenu du 2 novembre 1907 au 2 septembre 1909 dans la Caserne Canrobert à la « limite de Saint-Mihiel et de Chauvancourt » (Meuse). Importantes villes de garnison depuis la perte de l'Alsace Lorraine en 1870, Saint-MiIhiel et Chauvoncourt comptaient avant la Grande Guerre 11.000 hommes de troupes pour 9.000 civils, dont 2.000 officiers. Socialiste et antimilitariste, le soldat Villé supporte mal la discipline, se rebiffe souvent et tente sans cesse de se faire porter pâle afin d'échapper aux corvées. « Je suis sur des épingles » est l'une des expressions qui revient régulièrement dans ce journal rédigé souvent en argot. Il évoque les manoeuvres arrassantes, mais aussi l'instruction élémentaire qu'il dispense aux Bretons - têtes dures - de son régiment, et les petites réparations d'électricité qu'il effectue dans la caserne. Il râle contre les aléas de la vie de régiment, la promiscuité des dortoirs, la nourriture infecte, le manque d'argent qui l'empêche de bien profiter des permissions. Mais il a tout de même des loisirs, le billard, le café-concert, le bordel, encore que ces dernières occupations ne soient évoquées qu'à demi-mot, puisque le journal est rédigé à l'intention de Suzanne, sa promise, qui est restée à Paris. Portrait photographique de l'auteur en frontispice et huit croquis et photographies dans le texte : portraits du soldat en buste et en pied, de sa fiancée, entrée de la caserne Canrobert avec soldats en faction, la centrale électrique de la caserne. En annexe : Carnet d'adresses des amis de régiment ; Notes sur la qualité de la viande la garnison (coupures de presse du 27 mars 1908 : la viande pour les troupes dans l'Est), quelques notes, ce que l'on voit et que l'on trouve sur une pièce de 5f. à l'effigie de la République Fran. tableau de conscrits. En tête de volume, l'auteur a placé en guise de frontispice son portrait photographique en uniforme orné « à l'angle des franges du drapeau du régiment coupé le 3 avril 1908 » suivi de son appréciation personnelle : « Essai autour de ma tête imitation de cadre chêne, quel sale salop que je fais c'est degueulass peux pas l'effacer, le 28-3-08. Lucien ». A la fin du manuscrit, cette petite note : « En cas de disparition, ce journal devra être envoyé à Mademoiselle Suzanne Donzé, 152 rue Saint-Maur à Paris 11e arrondissement ». Intéressant document manuscrit, tenu au jour le jour et d'une parfaite lisibilté, illustré de tirages photographiques du temps.‎

Reference : 962

‎Acheminement au Retour de l'âge d'or. Honneur, Gloire et Puissance à l'Esprit Universel ici bas et dans l'Eternité.‎

‎ 1837 Manuscrit in-folio de (2)-9-(1) pp., cartonnage moderne.‎

‎Manuscrit calligraphié anonyme, daté de « France le 18 Octobre 1837 » à l'attention de « Monsieur Torrent docteur en Médecine à Thiers (Puy-de-Dôme) ». Soigné en 1834 pour une fièvre cérébrale qui survint à la suite d'un long traitement pour névrose, un patient adresse trois ans plus tard une longue correspondance à son médecin traitant, en vue d'obtenir un certificat médical dont le « sort futur de la France et du globe terrestre dépend peut-être ». Il explique comment sa convalescence se mua en mission quand il s'aperçut que cette fièvre était la cause physique d'illuminations : « en rendant maladifs tous mes organes cérébraux, en les rendant sensibles à toutes les variations de l'atmosphère et de la température, à tous les effets des vents, des orages, des fermentations vaporeuses et gazeuses comme à ce qu'on nomme Magnétisme, électricité, foudre (…) et à force d'observation, d'étude, d'application et de réflexion, je suis venu à bout de percevoir, comme j'espère faire percevoir à mes semblables, la clé de tous les secrets de la Nature, et conséquemment j'ai trouvé la précieuse clef de l'âge d'or ». Atteint de troubles de la mémoire, il est contraint de consigner « en plein air » ces fulgurances qui lui donnent les clés de l'univers, seules capables de « ramener ces mêmes délices de l'âge d'or qui faisaient autrefois de la terre un paradis terrestre, sous le règne de l'innocence, des vertus et des bonnes Mœurs de nos premiers pères ». « Cet essai, ce tableau, cet ouvrage, perçus, esquissés et écrits en plein air, surpassent tellement toute capacité connue des facultés humaines, qu'avant même d'être lue, entendue ou comprise, mon ébauche du Mécanisme de l'Univers court grand risque d'être regardée comme l'oeuvre d'un fou ou d'un visionnaire, d'un extravagant ou d'un insensé. Or jaloux de présenter à ma patrie ce fruit de mes longs et périlleux travaux, je me suis décidé à l'offrir à Sa Majesté Louis-Philippe, premier roi des Français, avec prière d'autoriser l'Académie Française à juger mon ouvrage ». Nous n'avons aucune trace de cet ouvrage et les renseignements manquent sur le docteur Torrent mais on peut lire cette note manuscrite sur le titre : « Cette prose a été écrite par un client soigné par l'Oncle le Docteur Torrent. C'était un pauvre dément. Je l'ai trouvé dans la bibliothèque de Suchères. Tante Marie me l'a donné comme curiosité ! en 1934 ».‎

Reference : 72082aaf

‎Album de poésie manuscrit de Montreux de 1919, rempli de vers d'Edouard Tavan, Eugène Rambert, J. Millaud, Pierre Crépieux et autres auteurs,‎

‎ 1919, in-8vo, 3 ff. + 116 p. (159 poèmes), toile originale avec le mot POESIE et bordures florales dorées autours d'un dessin d'oiseau, tranches dorées; dorures, dessin et bords frottés, dos fendu, l'intérieur‎

‎L'auteur anonyme a inscrit (après la page de titre préimprimée avec le mot poésie entouré d'oiseaux) 'Souvenir d'affection de M.D. avril 1919. Montreux'. Probablement tenue par une jeune femme, qui a commencé cet album avec de la poésie sentimentales, mais après les premières 20 pages a continué avec des vers surtout pour enfants (peut-être les siens?). La plupart des poèmes sont datés et porte le nom du poète. Nous trouvons ainsi une belle collection de poésie d'auteurs de la Suisse Romande et de France: Wuarin, J. Aicard, Edouard Rostaud, L. Tournier, T. Chautier, Louis Ratisbonne, Jean Richepin, André Theuriet, Victor de Laprade, Henri Warnery, Sully Prudhomme, Lucie Delarue-Mardrus, Octave Aubert, La Fontaine, Léon Xaurof, R. Ecoffey, Maurice Bouchor, Georges Jacottet, Desbordes-Valmore, Rosemonde Gérard, Arnault, Cuchet Albaret. ‎

Reference : 77012aaf

‎Album ou calendrier manuscrit avec des citations bibliques et proverbes pieux. ‎

‎ 1894, in-12o (10x9.5 cm), 367 ff. + 1 f. vierge, bon état, dédicace sur 1ère page, Rel. en cuir à 4 nerfs, filet au long des bords, griffe et crochet en métal richement ornés, tranches bleues, bel exemplaire. ‎

‎Petit livret précieux, cadeau de Noël à sa soeur Germaine, signé 'Bl.' à Dresde en décembre 1894. D'une main sûr, elle à rempli ce calendrier avec une citation de la bible pour chaque jour avec une page de proverbe au début de chaque mois, dont une partie est en anglais. Les proverbes ainsi que la date sur chaque page sont richement calligraphiés avec la première lettre de chaque ligne en encre rouge, entouré par des ornements en bleu, pendant que le texte est en noir. Elle a fait aucune correction ou faute. Le premier proverbe commence par 'Saisis ma main craintive et conduis-moi, - Fais que toujours je vive plus près de toi.' ‎

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Reference : 99432aaf

‎Almanach. - Almanac, pour l’année MDCCLXXXVIII. Désignant les observations astrologiques ... les foires de la Suisse et les principales foires de l’Europe ... contenant enfin l’Etat de la République de Berne. Almanach incomplet, mais avec notes personnelles manuscrites pour l’année 1788 dans la région de Bex VD.‎

‎Berne, Chez Rud. Albr. Haller, 1788, in-8vo, 7 ff. (notes) + 2 ff. vierges + 8 ff. (almanach imprimé) + 37 ff. v., notes en encre noir et en écriture latine bien lisible, les ff. de l’almanach après le mois d’août manquent, un bloc de ff. vierges détachées, reliure d’origine en plein cuir avec ornements à froid et bandelette en tissu, petite pochette pour billet à l’interieur du plat arrière, dos fendu, usée sur les bords, sinon bon état.‎

‎Almanach original et livre de raison d’un homme aisé, dans la région de Bex VD. L’almanach est celui de Berne, dont faisait partie le pays de Vaud à ce moment. D’une belle main il nota pour l’année 1788 des événements importants et les comptes qu’il tenait pour cette année. Vente de boeuf (avec âge, nom et prix ainsi que le mode de paiement), placement ou location du bétail à la Tornaz, sommes d’argent prêtées à différentes personnes, l’engagement du jeune Jean Emanuel Gallaz comme ,valet à l’essays’ avec ses salaires mensuels et la note qu’il est parti sans rien dire en novembre...Il note également qu’on a inoculé son fils Georges sur le fils de 4 ans de Maître Roux, serrurier. C’est une des très rares mentions de cette ancienne forme de vaccination contre les maladies dangereuses telle que la petite vérole dans un almanach privé! ‎

Reference : 92902aaf

‎Alsace. - Lettre de réhabilitation pour Claude Eugène Haismann, issue par la cour impériale de Colmar en 1866.‎

‎ 34.5x44 cm, diplôme sur papier plié, préimprimé et rempi à la main, signé Napoléon, avec timbre (empreinte) sur le papier, bon état. ‎

‎Document officiel du Second Empire. Le boucher Haismann de Sermamagny (Ht. Rhin, aujourd’hui Terr. de Belfort), après trois mois d’emprisonnement, peine subi pour outrage public à la pudeur, jugé par le tribunal de Belfort, il est réhabilité dans tous ces droits. Lettre de réhabilitation présenté en audience publique par le procureur général. Cette lettre est timbrée de l’empreinte du second Empire, basée sur le sceau avec l’inscription ,Napoléon, Empereur des Français’. ‎

Reference : 7579

‎Apocalypse de Jean.‎

‎Paris, Club du Livre, 1981 ; deux tomes, in-4 ; tome 1 : reliure cuir imitation maroquin vert foncé, dos à nerfs décoré et doré, plats décorés et doré à la plaque, étui bordé ; tome 2 : traduction et commentaires de Jean Grosjean, Yves Christe et Montague Rhodes James ; demie reliure du même cuir, étui bordé. Le fac-similé du manuscrit Douce 180 n'est pas numéroté, il comprend 97 miniatures rehaussées d'or ou d'argent ; la traduction fait 124, (6) pp.‎

‎Exemplaire en parfait état.‎

Reference : 89892aaf

‎Appenzell. - Osterschrift.- Prob- oder Examensschrift des Mathias Mayer im Nageldach, (Appenzeller Vorderland - Appenzell a/Rd.)‎

‎ 1811, 41.5x51.5 cm (Blatt) / 55x 68 (Rahmen), Aquarell, Tuschfeder mit brauner Tinte auf Papier, der Text verziert mit goldgehöhten kalligraph. Initialen u. Titelzeilen in Zierschrift, reich ausgemalt mit floralen Ornamenten, urspr. gefaltet, im breiten Goldrahmen unter Glas, ‎

‎Diese Schreibprobe zeigt die schönste Handschrift des Schülers Mathias Mayer „auf das osterliche Examen 1811“. Die frommen Zeilen sind teilweise in deutscher Kurrentschrift und teilweise in lateinischer Schrift geschrieben und mit schönen Initialen sowie Blumenranken verziert. In der Mittelgirlande prangt die Nummer 1, welche Mathias als den besten Schüler seiner Klasse auszeichnet. An der Schlussfeier am Ostermontag trugen die Schüler meist ihre Proben in einer Prozession zur Kirche mit den besten Schülern an der Spitze. Die sogenannten Prob- oder Examensschriften, später auch Osterschriften genannt, waren v.a. im Kanton Appenzell der Gradmesser für die schulische Leistung der Schüler. Dieses wichtige Zeugnis der Volksbildung war das ganze 18. Jh. und noch bis in die 1830er Jahre der wichtigste Moment im ganzen Schuljahr für die Schüler und ihren Lehrer. Denn auf Ostern mussten die Schüler unter Anleitung des Lehrers eine möglichst schöne Probe ihres Schreibkönnens ablegen. Danach ergänzte ein vom Lehrer beauftragter Maler die kalligraphischen Initialen. Der Pfarrer, Schulvorsteher, Gemeinderäte etc. begutachteten am Freitag vor Palmsonntag die Proben im Rathaus und vergaben eine Rangnummer. Der Schüler mit der letzten Nummer sah sich dem Spott und Hohn seiner Mitschüler ausgesetzt und wurde als „die Sau“ bezeichnet. Diese Schreibprobe war so wichtig, dass Eltern ihre Kinder mit Vorteil zu dem Lehrer schickten, dessen Schüler die schönsten Probschriften hervorbrachten. Zur Zeit der Privatschulen und der freien Lehrerwahl, war dies natürlich auch für die Lehrer bedeutsam und so manch einer richtete den ganzen Lehrplan auf diese Schreibübung aus. Mit Beginn der modernen Pädagogik und der Schulreformen um 1830 verschwand der Brauch allmählich. T. Fuchs, Ostern als Höhepunkt im Schuljahr, in: Appenzeller Zeitung, 9.4.2009.‎

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Reference : 5790

‎Archives d'Eugène Bertrand, directeur de l’Opéra de Paris à la fin du XIXe siècle.‎

‎ 1879-1899 Environ 400 lettres manuscrites. Joint un album memento, recueil de condoléances adressées à la veuve Bertrand en 1899, télégrammes tapuscrits et manuscrits dont Saint-Saens et Massenet, nécrologies (coupures de presse contrecollées) etc.‎

‎Correspondance reçue d'écrivains, de musiciens, de librettistes et artistes lyriques, peintres et sculpteurs dont Paul Alexis, Charles Gounod, Alexandre Dumas fils, Edouard Detaille, Eugène Labiche, Henry de Regnier, Léon Carvalho, Sarah Bernhart, Henri Meilhac, Emile de Najac, Ludovic Halévy, Alfred Stevens, Catulle Mendès, Henri Rochefort, Ambroise Thomas, Etienne Carjat, Réjane, Albert Millaud, Jules Claretie, Adrien Boieldieu, Georges Feydeau mais aussi Marie Sasse, Henry Buguet, Henri Chivot, Alexandre Bisson, Roger Jourdain, Charles Lecocq, Ludovic Durand etc. Après un séjour aux Etats-Unis, de 1859 à 1865, le comédien Eugène Bertrand (1834-1899) joua à l'Odéon et à Bruxelles, puis prit la direction du petit et du grand théâtre lyrique de Lille où il révéla en 1868, la cantatrice Adelina Patti. Directeur du Théatre des Variétés de 1869 à 1891, il fonda en 1883 avec Louis Planquin et Francis Plunkett, l'Eden-Théâtre de la rue Boudreau. En 1892, il fut nommé à la tête de l'Opéra de Paris - sa correspondance est particulièrement copieuse cette année là. Ses archives par leur abondance et le prestige des correspondants donnent à voir le théâtre lyrique du Paris fin-de-siècle. De cet ensemble prestigieux, nous nous arrêterons sur la lettre d'Emile Zola expédiée de Médan le 23 octobre 1879, significative de la teneur de ces papiers et de la notoriété d'Eugène Bertrand à cette époque : Je vous remercie d'avoir bien voulu me communiquer une lettre, à laquelle je ne comprends rien d'ailleurs. Et je saisis cette occasion pour vous dire combien j'ai été fâché d'apprendre que le premier chapitre de Nana vous a causé un chagrin personnel. Permettez-moi de vous faire remarquer que mon Théatre des Variétés n'est pas du tout le votre. Les lecteurs ne sauraient s'y tromper. Il me fallait un théâtre central, me donnant le coeur du Paris qui l'amuse. J'ai donc pris les variétés, estimant qu'un déguisement de nom constituerait une allusion plus facheuse encore. Mais il est bien évident que ma volonté a été de résumer en traits vifs un tableau des théâtres d'opérettes à une certaine époque, et non de préciser l'histoire d'un théâtre particulier. Je vous affirme qu'il n'y a dans mon oeuvre aucun portrait. D'ailleurs l'accentuation des figures suffirait à mettre hors de cause tout le personnel actuel, le directeur, les auteurs et les artistes. Veuillez donc me croire, cher monsieur, votre bien dévoué et votre bien reconnaissant pour les renseignements matériels que vous avez bien voulu me permettre de prendre chez vous l'année dernière. Emile Zola.‎

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