Gustave TOUDOUZE. Ensemble de lettres autographes signées Écrivain Ensemble de trois lettres autographes signées. Première lettre : "à mon ami HC. Heymann bien cordial souvenir" Dimensions : 18,5 x 12 cm État : Voir photos pour plus de détails. Nombre de pages : 1 page Seconde lettre datée du vendredi 12 août 1892 : "Mon cher ami, Par le même courrier j'informe Edmond de Goncourt de votre désir et je lui annonce votre visite avec une carte de moi vous recommandant, ou une lettre de vous. J'ignore en effet s'il est à Paris en ce moment ou s'il se trouve encore à Champrosay chez Alphonse Daudet. Il reçoit le mercredi dans l'après-midi ; allez donc mercredi prochain chez lui à Auteuil, 67 boulevard Montmorency. Vous pourriez peut-être, car cela me semble pressé, lui écrire, au reçu de ma lettre, en attendant mercredi. Je ne sais s'il pourra vous faire l'article que vous désirez, mais vous pouvez toujours le lui demander et si cela lui va, je pense bien qu'il le fera. Mille bons souvenirs et très cordialement à vous." Dimensions : 21,2 x 13,5 cm État : Voir photos pour plus de détails. Nombre de pages : 1 page Troisième lettre : "A M. Hippolyte Fournier Cordial et reconnaissant souvenir." Dimensions : 18,4 x 11,7 cm État : Voir photos pour plus de détails. Nombre de pages : 1 page Gustave TOUDOUZE Gustave Toudouze, né le 19 mai 1847 à Paris et mort le 2 juillet 1904 dans la même ville, est un romancier, auteur dramatique et journaliste français. Il est le père de l'écrivain Georges-Gustave Toudouze. Wikipédia Edmond de GONCOURT Edmond Huot de Goncourt né à Nancy le 26 mai 1822 et mort à Champrosay le 16 juillet 1896 est un écrivain français. Il est le fondateur de l'Académie Goncourt qui décerne chaque année le prix homonyme. Une partie de son œuvre est écrite en collaboration avec son frère, Jules de Goncourt. Wikipédia Alphonse DAUDET Alphonse Daudet, né le 13 mai 1840 à Nîmes et mort le 16 décembre 1897 à Paris, est un écrivain et auteur dramatique français. Il est le mari de Julia Rosalie Céleste Allard, et le père de Léon Daudet, Lucien Daudet et Edmée Daudet. Wikipédia Hippolyte FOURNIER Hippolyte Émile Louis Fournier, né le 4 mars 1853 à Rablay et mort le 12 janvier 1926 à Gonnord, est un peintre, sculpteur, illustrateur et conservateur de musée français. Wikipédia Contactez-nous Lettres autographes, vieux papiers, livres anciens, photographies, gravures, timbres... Nous expertisons et/ou rachetons dans toute la France vos lettres, collections de lettres et livres anciens. Paiement Sont acceptés les paiements par eBay, par PayPal, par virement ou par chèque. Envoi Envoi soigné dans un emballage rigide et étanche sous trois jours. Prévoir les délais postaux habituels en plus. Retour Satisfait ou remboursé. Si vous n'êtes pas entièrement satisfait, retour à la charge du vendeur pour l'Europe. À la charge de l'acheteur pour le reste du monde.
Paris 11 février 1844 | 10.40 x 13.60 cm | quatre pages sur deux feuillets
Trois lettres autographes signées par Gérard de Nerval (2 pages signées «Gérard»), Théophile Gautier (1 page) et un troisième scripteur qui n'a pas signé (1 page), adressées à Louis Desessart. La troisième lettre a été rédigée par un certain «Robert» (cf. la lettre de Nerval) Louis Desessart, éditeur attitré de Théophile Gautier, publia avec Barba la pièce Léo Burckart de Nerval en 1839. À la suite d'ennuis financiers, il fut contraint de se réfugier «dans cette triste et charmante ville de Bruxelles». Les trois amis rédigent ce courrier à Paris, où ils se sont retrouvés au retour du long voyage en Orient qu'entreprit Nerval: «J'ai vu l'Égypte 6 mois; puis j'ai séjourné en Syrie 3 mois à Constantinople 4 mois le reste en route. C'est assez beau. Je ne m'amuse plus qu'en voyage et je vis double autant que je puis.» Ce voyage force l'admiration de Théophile Gautier qui ne se rendra que des années plus tard en Turquie et en Egypte: «Je suis à Paris et voudrais être au Caire d'où Gérard arrive.» L'exotisme des voyages lointains contraste ici violemment avec la tristesse et l'austérité de l'Europe: «Quelle tristesse que Paris quand on revient des pays éclairés du soleil.» (Nerval) D'autant plus que, loin des rêves d'évasion, Paris rime avec travail et mélancolie: «Nous sommes comme les gens malades qui ne se trouvent bien nulle part. Je crois que le bon temps est passé et que les bonnes heures d'autrefois où nous disions tant de sages folies ne reviendront plus. À quoi sert de vivre puisqu'il faut travailler et qu'on ne peut ni voir ses amis ni leur écrire ni rien faire de ce qu'on voudrait?» (Gautier) Les deux écrivains sont très compatissants quant à l'exil belge de leur ami, Bruxelles apparaissant ici comme la capitale du spleen: «Quoi! Vous êtes encore dans cette triste et charmante ville de Bruxelles! [...] Bruxelles est encore plus noir, pauvre garçon!» (Nerval) Cette triple lettre a en réalité été rédigée à l'initiative de «Robert»: «N'est-ce pas, mon cher ami, que je suis habile à faire oublier mes torts? [...] je trouve le moyen en compensation, de t'envoyer ces autographes de deux de tes [...] camarades, de tes plus doux souvenirs, de deux célébrités qui malgré toutes leurs sympathies, toute leur affection pour toi, ne t'eussent jamais écrit un mot, si je ne leur avais pas taillé leurs plumes, affrété leur papier, comme à de petits enfants boudeurs, et si je ne leur eusse dit: écrivez tout de suite, tout de suite à l'exilé que vous aimez le mieux.» - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Paris 23 janvier s. d. [1936] | 13.50 x 21 cm | en feuillets
Trois lettres autographes signées d'Emmanuel Mounier adressées à Henri Petit, 7 pages à l'encre noire sur papier en tête comportant l'adresse du siège de la revue Esprit. Pliures inhérentes aux mises sous pli. Ensemble de trois lettres apportant des suggestions de correction sur le manuscrit de Un homme veut restervivant: le bilan moral d'uneépoque, débat humaniste sur la foi chrétienne par Henri Petit qui paraitra chez Aubier-Montaigne ennovembre 1936 dans lacollection Esprit, qu'Emmanuel Mouniervenait de prendre en charge en lien avec sa revue éponyme. La position de Mounier, chrétien engagé, l'amène à écrire ces lignes pleines d'ironie: «Prenez ceci pour ce que vous voudrez. Un certain snobisme à la fois de sectaire et d'archéologue s'est bien emparé de la manière d'écrire le dieu (article et minuscule), au dieu, que cela agace un peu. Pourquoi pas Dieu, comme dit à la fois l'incroyant et l'homme de peuple athée? C'est tellement plus sympathique.» (Nous remercions Yves Roullière, vice-président de l'Association des Amis d'Emmanuel Mounier et chargé de ses uvres complètes, du précieux éclairage qu'il nous a apporté sur ces lettres sans nom de destinataire explicite.) - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Sully Prudhomme, Les Epreuves. Paris, Lemerre, 1866. In-12, 80p. Edition originale du second recueil de poésies de l'auteur, exemplaire du tirage. Toutefois le papier est de belle qualité. Exemplaire enrichi de trois lettres autographes signées : -Paris, 20 octobre 1872, 3p in-12. Probablement au compositeur Édouard Okolowicz (1842-1888), afin de l'autoriser à mettre en musique ses vers. La lettre mentionne notamment L'Invasion, une composition d'Okolowicz publiée en 1872, et une mise en musique de Pauvres petits oiseaux de Victor Hugo, tiré des Châtiments. -Paris, 12 octobre 1875, 2p in-8. Il ne peut envoyer d'inédit à son correspondant, ayant tout utilisé pour son dernier recueil et n'ayant que des ébauches. -Lyon, 1er octobre 1888, 3p in-8. Il regrette de ne pouvoir donner à sa correspondante la préface demandée pour un volume d'oeuvres du « penseur puissant et de l'excellent écrivain dont [elle sert] la mémoire ». Provenance : famille Masséna avec son ex-libris gravé aux armes avec la devise « Victor et Fidelis ». Reliure signée Lemardeley, demi-maroquin brun, dos à nerfs, fleurons, tête dorée, couvertures conservées. Exemplaire très frais. Dos légèrement passé. Bon exemplaire.
13,5 x 20,8 Mont-de-Marsan / Paris 1866 Trois lettres à en-tête du Cabinet du Ministre de l'Instruction Publique, dont la première entourée d'un liseré noir 1. Au lycée de Mont de Marsan, 15 octobre 1866. Monsieur le Sénateur, La réalité dépasse les espérances. Aujourd'hui 190 internes sont inscrits. Demain il y en aura 200. La maison est trop petite. Si le Conseil Général m'abandonnait la magnanerie que le département consent déjà à me prêter, je la transformerais en une élégante chapelle et je donnerais l'ordre de commencer immédiatement la construction nécessaire pour augmenter d'un tiers le lycée. Je sais bien que le conseil ne se réunira que dans dix mois, mais vous connaissez assez les dispositions de vos collègues pour me dire si je puis compter sur l'assistance du département en une affaire où son intérêt est engagé autant que celui de la ville. Croyez Monsieur le Sénateur à mes sentiments de haute considération." [Signature] "V. Duruy" 2. "Paris, le 17 novembre 1868. Monsieur le Sénateur et cher Collègue. Je pars demain pour Compiègne où je dois passer huit jours. Vous voyez qu'il m'est impossible de présider notre session du Conseil général. J'espère que cette lettre vous trouvera encore dans vos Landes et que vous n'aurez point à faire par ce froid le long voyage de Paris à Mont-de-Marsan. Croyez mon cher Collègue à mes sentiments les plus dévoués. [Signature] "V. Duruy" 3. "Paris, le 31 décembre 1868. Mon cher Collègue. Je vous écris sur une table qui tremble sous une montagne de dossiers. J'ai beau la débarrasser le soir, la marée montante revient toujours. Trois ou quatre jours d'absence en cette saison me mettraient en retard pour un mois. Il faut donc renoncer au plaisir d'aller revoir vos collègues, Mont de Marsan, St Séver et ce département que je trouve si beau, parce que je n'y rencontre que des gens aimables et que j'y vois les idées justes pousser très vite.. Voulez-vous présenter au Conseil mes regrets et mes excuses. J'espère que M. Malgras chargé d'une mission d'importance générale dans les 3 académies du midi aura disposé son itinéraire de manière à se trouver vers le 12 à Mont de Marsan. Je souhaite qu'il puisse avoir l'honneur de vous entretenir de l'état de l'instruction primaire dans les Landes, dont il vient de fouiller tous les recoins. Faites lui raconter devant votre collègue de Mimizan son excursion dans cette commune et son étonnement d'y trouver un excellent orphéon auquel j'envoie une bannière. Mais je m'oublie à causer avec vous comme si nous étions sous les ombrages de la pépinière et j'entends déjà rouler dans ma cour les voitures des 77 corporations société etc etc que j'aurai à recevoir tout le long du jour, avec des fleurs de rhétorique ! Plaignez-moi. Votre tout dévoué, V. Duruy. Si j'avais pu me rendre à Mont de Marsan, j'aurais essayé d'entraîner le Conseil à St Séver pour donner une marque d'intérêt à la succursale de votre lycée. M. Malgras a été fort satisfait de l'Ecole nationale de Dax et de son nouveau jardin d'expériences. ah ! nous ferons quelque chose avec la bonne volonté de tous." Victor Duruy a été un des grands ministres de Napoléon III, en charge de l'Instruction Publique. (1863-1869). Cette correspondance avec Charles Corta (1805-1870) sénateur proche de l'Empereur et vice-président du Conseil général des Landes, est une bonne illustration de l'oeuvre éducative de Victor Duruy à travers la France sous le Second-Empire. Le lycée impérial de Mont-de-Marsan, inauguré le 15 octobre 1866, et la création de son "enseignement secondaire spécial" devinrent une référence en France. Ces trois lettres témoignent également de l'attachement de Victor Duruy au département des Landes. Victor Duruy avait été élu au Conseil général des Landes en 1867 et deviendra successivement vice-président puis président du Conseil général en novembre 1868 jusqu'en 1871. Pour mémoire les invitations à Compiègne par le couple impérial étaient réservées aux proches de l'Empereur et aux personnalités qui comptaient sous le Second Empire. Très bon état. PHOTOS NUMERIQUES DISPONIBLES PAR EMAIL SUR SIMPLE DEMANDE-DIGITAL PHOTOGRAPS MAY BE AVAILABLE ON REQUEST
4 pages in-12 obl. sur trois feuillets à l'en-tête imprimé de "La Nouvelle Revue", Paris et Saint-Esteve, s.d. et 1889. Dans le premier courrier, elle remercie de l'envoi d'un ouvrage : "J'ai lu comme un roman, avec un très grand plaisir votre très beau livre". Elle souhaite en faire parler et demande à faire envoyer un exemplaire "plus ordinaire" au château d'Andilly, à Emmanuel Rodocanachi,(1859-1934), contributeur de La Nouvelle Revue. Dans le second courrier, elle décline un rendez-vous et, évoquant une récente parution de son correspondant, demande : "n'y a-t-il point un grave défaut à la lèvre de l'Impératrice ?". Enfin le dernier courrier évoque le comte Vasili, pseudonyme d'un collectif formé par Juliette Adam, Élie de Cyon, Henri Durand-Morimbau et Catherine Radziwill. Juliette Adam assure que M. de Mondois [?] "n'a jamais collaboré à aucun des livres du comte Vasili" et lui a juste fourni des renseignements.
NORGE (Georges Mojin dit) - [Bruxelles 1898 - 1990] - Poète belge
Reference : GF32570
Au dos de trois cartes (formats 10x15 cm environ) - enveloppes - bon état malgré quelques petites taches d'encre -
1/ "petit carton pour vous envoyer nos simples et chaudes pensées amies" - 2/Ils sont privés de leurs nouvelles depuis longtemps - "Après quelques avatars...on dirait que la sérénité revient sur la pointe des pieds" - 3/un tout simple et bien chaleureux bonjour - "On piochetoujours ferme la poèsie et la peinture" -
3 pages 1/2 in8 et 2 pages in12 - bon état -
1 - curieuse lettre à l'en tête de la Revue des Deux Mondes : le sujet de "Un taciturne" étant du même genre que celui de "La Prisonnière", il demande de ne pas en parler: "La Revue préférant faire silence sur cette littérature des cas anormaux" - 2 - Il aimerait qu'il recommence pour la revue ses promenades à travers le théatre - Mais pour des raisons qui lui sont personnelles, il lui demande de ne rien dire du Tzar Lénine et du Général Boulanger dont les sujets sont "à l'heure actuelle, déplacés" - Il reste Judith, et le nouveau Guitry ainsi que la pièce qu'il vient d'adapter..- 3 - Il lui demande pour la Revue une tournée à travers les pièces de théatre en particulier celle de Giraudoux chez Jouvet - Jacques DEVAL (ou Jacques Boularan) était un dramaturge, scénariste et réalisateur français par ailleurs père de Gérard de Villiers -
Yvan NOE [Jean Noetinger dit - Nancy 1895 - Nice 1963] - Romancier et réalisateur français
Reference : GF30804
1 page in8 et 4 pages in12 - bon état -
1 - Il le félicite pour le succès de son roman et de ses pièces - Il lui demande d'être son parrain à la société des auteurs avec Roger Ferdinand - "Ainsi sera reconstituée pour un instant la brillante équipe d'Hollywood"- Ils ne donnent pas signe de vie car ils vivent "dans la retraite et le cafard"..- 2 - Emouvante lettre : "Je n'ai jamais écrit une lettre pareille" - Il décrit longuement leur graves difficultés financières et professionnelles et demande "deux billets qui nous méneraient au port, cette fois définitivement" - "pour le présent, nous crevons de faim" - 3 - Carte pneumatique : Il remercie de tout coeur - De plus, la chance sourit et grâce à lui, ils peuvent attendre - Pierrette passe vendredi dans une petite boite et il lui propose deux places - Jacques DEVAL (ou Jacques Boularan) (1866 - 1972) était un dramaturge, scénariste et réalisateur français par ailleurs père de Gérard de Villiers -
1927 4 pages in-8 à l'en-tête imprimé de la "Société des Artistes Indépendants" et une page in-4, "14 rue de l'Abbaye" et Barfleur, 6 février 1927, 17 juin 1931 et 20 février 1934. Président de la Société des Artistes Indépendants, Signac encourage le jeune peintre Pierre Monteret (né en 1897) en lui achetant un tableau, "Europe", d'une "composition charmante", et il espère recevoir sa visite : "vous verrez que votre oeuvre sera, dans ma petite collection, en bonne compagnie, à côté de Cézanne, Seurat, Jongkind et autres bons peintres"... Quatre ans plus tard, en 1931, le peintre se désole d'avoir raté la visite de Monteret et craint de ne pouvoir le soutenir "au moment où les amateurs évitent de tourner le bouton de porte des galeries, au moment où les marchands n'achètent rien et ne tiennent même pas leurs engagements"... Enfin, en 1934, il annonce être "fortement grippé" (Signac disparaît des suites d'une longue maladie en 1935) et ne peut se rendre à l'exposition de son confrère. On trouve une référence au tableau "Europe" de Pierre Monteret, présenté au Salon des artistes indépendants de 1927 et acquis par Paul Signac, dans le catalogue de la récente exposition du Musée d'Orsay, Signac collectionneur (Gallimard et Musée d'Orsay, 2021, p. 223). L'artiste Pierre Monteret partagea dans l'après-guerre la vie du peintre et maître-cartonnier d'origine russe Elie Grekoff.
1928 3 demi-pages in-4, Paris, s.d. [vers 1928]. En réponse à une enquête réalisée par la revue hebdomadaire Cinémonde, à la question : "Un metteur en scène a-t-iI le droit de modifier l'intrigue d'un roman ou d'une pièce qu'il portera à I'écran ?". "On n'a pas le droit de modifier l'intrigue d'une oeuvre littéraire ou théâtrale adaptée à l'écran"... Quant à l'influence du cinéma sur le théâtre, "Le cinéma a débarrassé le théâtre de propres formules périmées où il s'attardait. A chaque invention parallèle, le théâtre gagne en qualité. Tournants dangereux peut-être, mais utiles !". Enfin, Il reste dubitatif sur l'action éducative du cinéma, déplorant la facilité des succès commerciaux, "il y a aussi une sorte de mécénat de la Bêtise"...
1 demi-page in-12 ("Château de Castelman", 4 octobre 1904), 2 pages in-12 (s.l., 1er mai 1909 et s.d. "samedi"). En remerciement de sa réponse (1904) ; à propos de sa pièce Sire, créée en novembre 1909 à la Comédie Française, dont il transmettra bientôt le manuscrit recopié (1909) ; urgente demande de rendez-vous (s.d.).
René ROCHER - [Paris 1890 - 1946] - Acteur et metteur en scène français
Reference : GF30817
4 pages in4 - bon état -
1 - Il expose ses difficultés financières et ses démêlés avec le fisc pour le théatre Antoine - Il lance un SOS - Il lui faut absolument 10 000 francs et tout de suite - Il fait appel à son amitié - Il lui fera 4 traites pour le rembourser - 2 - Il lui demande de ne pas l'oublier - "Mon doux percepteur a refusé tout acompte.. et exige immédiatement la totalité" de la dette - "L'existence m'emmerde...je ne vous le cache pas" - 3 - Il le remercie de tout coeur et propose les date de remboursement ..- Jacques DEVAL (ou Jacques Boularan) (1866 - 1972) était un dramaturge, scénariste et réalisateur français par ailleurs père de Gérard de Villiers -
Louis BARTHOU - [Oloron-Sainte-Marie 1862 - Marseille 1934] - Avocat et Homme politique français
Reference : 35035
3 pages in12 - bon état - adresse au dos -
1/ "Qui ne dit mot, consent, et d'ailleurs, c'était entendu sans réserve" - 2/ rendez-vous - 3/ Il vient de voir le Ministre et a besoin de causer avec lui -
[Photographie] - Ange de SAINT PRIEST - Directeur de l'Encyclopédie du XIXeme siècle (1836 1853) -
Reference : 34575
6 pages 1/2 in8 - En tête: "Encyclopédie du XIXme Siècle" (pour 2 d'entre elles) - Adresse au dos - Bon état - On y joint un petit billet autographe signé de Saint Priest et une autre lettre au même sur le même sujet du 3 mai 185[8] -
Bel ensemble concernant l'article "Photographie" rédigé par l'abbé Moigno [Guémené 1804 - Saint Denis 1884] : Ils sont en train de retirer la livraison qui contient cet article publié il y a plus de douze ans - "et vous savez les progrés accomplis depuis ce temps" - Si les deux premiers tiers de l'article, "consacrés à l'historique et à ce qui se rapporte aux plaques", n'a pas besoin de changement, le reste doit être modifié pour signaler "les procédés et progrès successifs en ce qui se rapporte au verre, au papier, à la toile et maintenant au bois.."- Il est aussi question de la place disponible et du nombre de colonnes à retrancher, peut être au dépens partiel de l'article "Photométrie" qu'il a aussi fait -
FABRE, Ferdinand ; [ BOURDIER DE BEAUREGARD, Hermance ; ALBOIZE, Jean ]
Reference : 63978
(1863)
[ Ensemble de documents consacrés à Ferdinand Fabre, dont 6 lettres autographes signées et 2 cartes de visites avec mention autographe de Ferdinand Fabre ] 1 L.A.S. de 2 pages, datée de 1863 : "Mon Cher Levallois, Après avoir passé trois mois dans un village du Midi fort reculé et où ne parvient pas le moindre bruit des journaux, j'arrive à Paris et je lis le trop bienveillant article que vous avez bien voulu consacrer à "Julien Savignon". Recevez, je vous prie, l'expression un peu tardive de ma reconnaissance. Hélas ! Cher Monsieur Levallois, n'apprenant rien de moi après m'avoir traité d'une manière si flatteuse, ne m'aurez-vous pas accusé d'ingratitude ? Accusez Paris, accusez nos [...] travaux qui, à certaines heures, nous obligent à réclamer la solitude comme un impérieux besoin [ il évoque ensuite ses "Etudes cévenoles" et termine en annonçant son troisième roman : "Mademoiselle de Malavielle" ] ; [ On joint : ] 1 L.A.S.,1 page, non daté : "Cher Monsieur Augier, Voulez-vous et pouvez-vous répéter le 1er acte de [ l'aventurier ? ] demain matin mercredi à midi pour le quart. Un mot de réponse je vous prie [ ... ] ; [ On joint : ] 1 L.A.S. datée du 12 mai 1870 : "Monsieur, J'autorise avec plaisir M. Ernest Chesneau à publier mon nom dans la liste des rédacteurs de la "Correspondance Générale" [... ] ; [ On joint : ] 1 L.A.S. , 2 pages datées du 22 janvier 1877 [ adressée à Eugène Montrosier ] : "Cher Monsieur, Je vous remercie d'avoir bien voulu vous occuper, dans le Musée des Deux Mondes, des travaux de mon beau-frère. Mon ami Laurens demeure 73, rue Notre-Dame des Champs [... ] ; [ On joint : ] 1 L.A.S. , 2 pages non datées : "Mille regrets, mon cher Monsieur, ; ma femme, en sa qualité d'Inspectrice des pensionnats, est appelée samedi à la commission d'examen et ne sera pas de retour aux Batignolles avant six heures [... ] ; [ On joint : ] 2 CDV enrichies de qq. mots de remerciements ; [ On joint : ] 2 L.A.S. et 3 cartes autographes signées de Mme Veuve Ferdinand Fabre , adressées à Jean Alboize, rédacteur à l'Artiste, pour l'hommage à son défunt mari ; [ On joint : ] Manuscrit autographe signé J. A. [ Jean Alboize ] de l'article consacré à Ferdinand Fabre dans le Journal l'Artiste à l'occasion de sa mort en février 1898, 2 pages ; [ On joint : ] Un recueil de coupures de presse consacrées à Ferdinand Fabre
Très intéressant ensemble de manuscrits et autographes consacrés à l'écrivain Ferdinand Fabre (1827-1898), dans lequel l'auteur cite ses deux romans "Jean Savignac" et "Mademoiselle de Malavielle", et fournit notamment l'adresse de son grand ami le peintre Jean-Paul Laurens, grand illustrateur de son oeuvre et auquel il dédiera son roman "l'Abbé Tigrane".
Ensemble de 7 lettres autographes signées, d'une lettre tapuscrite signée et d'une carte de visite avec quelques lignes autographes signées, au total 10 pages, rédigées entre 1910 et 1925 [ adressées à Fernand Hauser dont : ] "Cher Monsieur Hauser, Je tremble encore à l'idée qu'après avoir interrogé trois groupes de frères qui n'ont rien de commun avec Etéocle ni avec Polynice, vous auriez pu me poser, devant mon frère, une question analogue sur un divorce possible. Aussi, tandis que mon frère s'occupe à lire votre intéressant article de la "Presse" sur "l'Accord Fraternel", je prends bien vivement cette feuille de papier blanc qui traîne sur la table, et je vous écris en cachette, pour vous affirmer que nous continuons toujours à nous entendre, comme si le lieu de notre naissance était Bangkok (Siam)" [signé Max Fischer, et l'on peut lire, écrit de la même main, le même texte en regard, signé d'Alex Fischer ! ] ; [On joint : ] Quelques coupures de presse relatives à Max et Alex Fischer et une carte postale représentant les frères Fischer
Bel ensemble de courriers adressés à l'écrivain Fernand Hauser par le duo d'écrivain comique d'origine suisse Max Fischer (1880-1957) et Alex Fischer (1881-1935), qui furent notamment directeurs littéraires aux Editions Flammarion à partir de 1904. Plusieurs courriers jouent avec humour sur cette relation fraternelle peu commune en littérature.
3 L.A.S. totalisant 4 ff. in-12 rédigés recto-verso,datées des 27 août, 1er septembre et 10 septembre 1873 : détail du texte : Première L.A.S. : " Orléans le 27 août 1873. Monsieur, je vous adresse le spécimen pour le volume de M. d'Aurevilly. Il y a énormément de matières : le spécimen est encore neuf sur une justification assez large comme vous le voyez, interligne à deux points, et nous formerons 10 feuilles pleines à 10 feuilles 1/2. Il faudra évidemment un faux titre pour chaque partie. Le caractère sera très bon, très net. Mais la quantité de matière et le nombre limité de feuilles nous forcent à être compact, trop compact pour faire un volume élégant. Il faudrait pouvoir blanchir davantage et s'étendre jusqu'à 19 feuilles au moins. Je ne vous parle pas du corps 10, nous faisons d'emblée 11 feuilles et plus. Je pourrais me mettre en mesure de vous livrer pour paraître dans la première quinzaine d'octobre". - Seconde L.A.S. : "Orléans, le 1 septembre 1873. Monsieur, Je prends la liberté de venir troubler la tranquillité de votre villégiature pour vous mettre un peu au courant de mes travaux. J'ai envoyé à Monsieur Assollant ses 5 et 6e feuilles. La 7e sera prête sous trois jours au plus. [...] Barbey d'Aurevilly est commencé et d'ici 4 jours j'ajouterai trois compositeurs jusqu'à épuisement de la lettre disponible. Cardenio va partir en ballots chez le brocheur. Veuillez être assez bon pour donner des ordres pour l'expédition du papier pour achever Rachel et commencer le nouveau [... avec les commentaires autographes d'Edouard Dentu à la suite, pour son commis Sauvaitre : ] "La lettre ci-jointe vous mettra au courant des travaux chez Jacob. Envoyez-lui sans tarder le papier qu'il demande. Le volume de Barbey fera onze feuilles. [ ... ] Je vous retourne les deux traites acquittées. Envoyez à Emile Gaboriau, hôtel d'Orléans à Royan (Charente-Inférieure) quinze cents francs [... ] Il est en effet préférable de ne faire paraître l'affiche qu'au moment de la mise en vente des Mémoires de Paul de Kock". - Troisième L.A.S. "Orléans le 10 septembre 1873. Monsieur, J'expédie à M. Barbey d'Aurevilly la dernière feuille de son travail, et la troisième sera finie lundi et expédiée le jour même ou mardi au plus tard. Vous ne m'avez pas fixé de nombre ; prendra-t-on empreintes ? Monsieur Assolant ne renvoie pas plus les épreuves que par le passé. Je lui avais écrit directement le conjurant de hâter sa lecture des épreuves. Ainsi que je vous l'ai dit dans ma dernière lettre j'ai expédié Cardenio chez le brocheur et la facture du volume que M. Sauvaistre doit avoir sous les yeux. Je serai à Paris la semaine prochaine vers le 16. Je serai très heureux de vous y rencontrer [ etc... ]"
Provenant du fonds Dentu, ces 3 très intéressantes lettres autographes signées de l'imprimeur orléanais Georges Jacob, évoquent son travail de composition d'un ouvrage de Barbey d'Aurevilly. Il ne peut s'agir que de l'édition originale de l'ouvrage majeur de Barbey, "Les Diaboliques", qui paraîtra en 1874 chez Dentu, imprimé par Georges Jacob en 2200 exemplaires (Vicaire, I, 305). On y évoque aussi que le roman "Cardenio", oeuvre de Gustave Aimard parue chez Dentu en 1874. Quant au roman d'Assolant évoqué par Jacob, s'agit manifestement de "Rachel" publié chez Dentu en 1874. Rare courrier d'imprimeur évoquant le long labeur préparatoire à l'édition d'un des chefs-d'oeuvre de la littérature française. La seconde des 3 lettres est enrichie de 2 pages d'annotations autographes par Edouard Dentu à l'attention de son premier commis Sauvaistre.
3 L.A.S. adressées à Melchior Barthès, à savoir : 1 L.A.S. de 2 pages datée de Marseille le 17 avril 1874 : [ Marius Bourrely se réjouit d'être rentré en contact avec son confère, "que j'ai peut-être connu à mon séjour à St Pons en 1841. Votre lettre m'a rappelé d'agréables souvenirs et la mémoire d'un ami d'enfance que j'ai toujours porté dans mon coeur, Louis Boujol ] "J'accepte de grand coeur votre proposition d'échange de livres [... ] je commencerai toujours par mon premier volume de "Fables de La Fontaine", en vers provençaux, en attendant les autres. L'époque n'est guère à la littérature provençale et les souscripteurs se font tirer la manche. Je comprends cela par les tiraillements que nous fait éprouver la politique de nos gouvernants et jusqu'à ce que le problème de monarchie ou de République soit résolu, il en sera ainsi. Il faut avouer que nous sommes un singulier peuple et que la France une nation bien étrange. Votre qualité de Membre de la Société Archéologique de Béziers ne vous amènerait-elle pas dans cette ville, le 14 du mois prochain ? [ ... ] Je rêve aussi de revoir St Pons [ ... ] Excusez-moi si je ne vous ai pas répondu plus vite, mais j'étais en train d'achever les Fables de Florian, en provençal toujours, et mon oeuvre achevéen je vous au écrit" [...] ; [ On joint : ] 1 L.A.S. de 3 pages datée de Marseille le 4 juin 1877 : "Cher confrère, Beaucoup de gens voudraient pouvoir, comme vous, avoir la folie de publier un volume de poésies néo-romanes ; mais hélas ! pour beaucoup la fable du Renard et des raisins sera éternellement vraie. Ensuite ce volume vous ouvrira les portes du Majorat et qui sait si un jour vous ne serez pas appelé à occuper mon fauteuil ! Nous sommes tous mortels et je serai flatté de savoir ma Cigale d'Or passer dema boutonnière à celle de mon confrère érudit [il évoque ensuite la réclame qu'il fera pour lui, cite trois vers en provençal, évoque un M. Bizet de la gare de Cette, parle de sa brochure "Cigau e Cigalo" et conclut sur son homonyme Victor Bourrelly, de Rousset... ] ; [ On joint : ] 1 L.A.S. de 3 pages datée de Marseille le 27 juin 1878 : "Mon Cher Felibu, Je viens un peu tard vous accuser réception des deux derniers exemplaires des Flouretos ; mais il n'y a pas de ma faute [ cela en raison de la fête félibréenne qu'il détaille ] "Je vous ai adressé samedi Jan de La Valado" [... ] "J'ai propagé votre oeuvre dimanche, mais nos félibres marseillais ne sont pas languedociens et leur enthousiasme poétique ne dépasse pas Avignon. Mon dernier mot n'est pas dit, et je ne désespère par encore de vous trouver quelques adhérents dans nos contrées. J'accepte de bonne part les observations que vous me faites au sujet des Contes de La Fontaine, et je m'y attendais à l'avance ; aussi vous disais-je que cet ouvrage n'était pas destiné à la publicité. J'aurais pu employer mieux mon temps dites-vous. On ne peut pas faire toujours des oeuvres sérieuses et l'esprit a besoin, souvent, de se retremper dans la gaudriole pour reprendre son élan et s'élever dans les sphères plus hautes. Ma Muse est très inconstante et quand elle trouve des obstacles, elle aime à les franchir [ ... ] Que penserez-vous quand je vous dirai que j'ai entamé l'Orland Furioso de l'Arioste, un poème en 46 chants, toujours en provençal ? [etc... ]
3 très belles lettres autographes signées adressées par l'écrivain d'expression provençale et majoral du Félibre Marius Bourrely (1820-1896) à son confrère le poète occitan de Pons-de-Thomières, Melchior Barthès (1818-1886). Ces lettres sont d'autant plus remarquables que Marius Bourrely fut le préfacier des "Flouretos" de Berthet, et qu'il s'y exprime sur les difficultés rencontrées dans la publication de la littérature occitane, et s'y justifie de sa traduction en provençal des "Contes" de La Fontaine.
GOZLAN Léon ( Marseille 1803 - Paris 1866), romancier , journaliste.
Reference : 11430
2 lettres autographes signées, sans date (vers 1855), à "Mon cher Mr Verteuil" et "Mon cher ami", également à Verteuil qui était secrétaire de la Comédie française. “Je n' ai pas oublié la promesse que je vous ai faite…". Gozlan annonce qu'il a trouvé le sujet de la pièce en quinze jour et il ajoute "Maintenant je vous demande quinze pour faire la pièce. Est-ce trop ? Je crois que Dumay ne répondrait pas mieux…". Il évoque ici Charles Dumay. 1 page in-8. Dans l'autre lettre Gozlan fait une une demande amusante pour obtenir une loge " Je veux m'applaudir ce soir; et à cet effet je viens vous demander de me favoriser d'une loge d'où je puisse m'admirer,me couronner & me jeter des fleurs". 1 page in-12.On joint à l'entête de la Comédie Française, un Bulletin d'avertissement du Lundi 27 août 1855, convoquant L. Gozlan à 11heures à la générale de sa pièce "Le Gâteau des reines".
Verteuil (1809-1882) était secrétaire général de la Comédie française. Le Gâteau des reines, comédie en 5 actes, en prose, par Léon Gozlan, fut donnée au Français le 31 août 1855 et publiée la même année chez Michel Lévy.( Cl Sp)
3 L.A.S. à savoir : 1 L.A.S. de 3 pages, datée de Paris 15 juin 1854 : "Monsieur, si l'article qui accompagne cette lettre convient à la rédaction de la Revue contemporaine, veuillez me répondre un mot [... ] ou bien à Mirande, département du Gers, où je me rends pour aller entreprendre un voyage très détaillé et très consciencieux dans la Navarre la Catalogne l'Aragon et les provinces françaises des Pyrénées. Le travail que je vais faire comme complément demon Histoire des Pyrénées portera principalement sur l'archéologie, et tout ce qui se rattache à l'étude et à l'histoire des monumens ; sur les langues ou idiomes de ces contrées comparés entre eux ; je dois recueillir les chants populaires, les traditions, les légendes, et si la revue contemporaine veut publier les fragments les plus intéressants de ce travail, j'y mêlerai quelques traits de moeurs, certaines anecdotes afin de rendre les articles plus attrayants. [etc... ] ; [ On joint : ] 1 L.A.S. de 4 pages, datée de Mirande le 1 juillet 1854 : "Monsieur, Puisque mon travail sur la Navarre convient à la revue contemporaine et que le premier article ne vous paraît pas assez long, je vous envoie le second, afin de le compléter. Je sais comprendre, monsieur, les nécessités légales qui vous obligent à ne pas toucher à des questions politiques et sociales, je vous permets donc de supprimer les paragraphes qui vous paraitront, soit dans le 1er article soit dans le manuscrit que je vous envoie, les passages qui vous paraîtront dangereux au point de vue de vos relations avec le parquet ; soyez sobres cependant car mes conclusions sont toujours bien anodines ; mais agissez selon vos règles de prudence. [... ] Il me serait difficil de vous indiquer avec précision l'étendue de mon travail sur l'Aragon et la Catalogne. M. le Ministre de l'Instruction Publique vient, ainsi que vous avez pu le voir par les journaux du 17 et du 18 juin, de me donner une mission archéologique importante dans les trois provinces du nord de l'Espagne, et je ne puis savoir encore quels sont les matériaux que je pourrais recueillir, et quels sont ceux qui seront propres à entrer dans les articles [etc...] ; [ On joint : ] 1 L.A.S. de 3 pages, datée de Paris 16 janvier 1866 : "Monsieur, vous avez été si bon collègue à mon égard, l'année dernière, en rendant compte du livre que je vous avais offert : "Les chrétiens ou la chute de Rome", que j'ose bien espérer un accueil semblable pour le volume que j'ai l'honneur de vous remettre aujourd'hui : "Le colporteur des Pyrénées. Ouvrage d'éducation pratique dédié aux classes laborieuses" est l'histoire d'un jeune homme intelligent et probe qui jeté dans les embarras d'une existence difficile et pauvre se montre supérieur à toutes les infortunes, reste constamment bon frère, excellent fils et trouve enfin le repos et la joie, non pas dans l'enrichissement, mais dans l'amour d'une honnête fille, dans le bien qu'il fait autour de lui et dans la satisfaction de remplir tous ses devoirs [ etc... ]
Très intéressant ensemble de 3 lettres de Justin Cénac-Moncaut (1814-1871) évoquant ses travaux sur les Pyrénées et l'Espagne parus dans la Revue Contemporaine, et les prémices de ce qui deviendra son "Voyage archéologique et historique dans l'ancien royaume de Navarre" publié en 1857, et de sa "Mission scientifique en Espagne par Justin-Édouard-Mathieu Cénac-Moncaut" parue en 1858. Dans la dernière lettre, il recommande son ouvrage "Le Colporteur des Pyrénées, ou les Aventures de Pierre Ardisan" publié en 1866.
2 lettres à savoir à une L.A.S. de 2 pages et une lettre tapuscrite enrichie d'une mention autographe signée, de 2 pages : 2 très belles lettres de Bernard Clavel évoquant la guerre du Golfe et son pacifisme : 1 L.A.S. signées de 2 pages adressées à l'écrivain bordelais Michel Suffran, datée du 16 janvier 1991 : [ ... ] "votre lettre du 14 arrive en ce jour où il n'est plus question ni de roman ni de quoi que ce soit d'autre que cette épouvantable guerre qu'on nous annonce, qui est là, sur nous, même si elle n'a encore tué que très peu. Je suis à terre. Je n'arrive pas à écrire. Je suissuspendu à la radio, le coeur chaviré, comme l'étaient, à mon grand étonnement, les adultes en 39. Je viens de relire "La Célébration de l'Art Militaire" ce chef-d'oeuvre du Père Lelong, et je me replonge dans l'admirable "Journal des années noires" de Jean Guéhenno. Il y a trois photos dans mon bureau (en plus de celle de Josette) Casamayor, Guéhenno, Lecoin. Il y en aurait quatre si celles que je possédais du Père Lelong ne m'avaient pas été prises. Les vrais hommes de paix que j'ai pu rencontrer ne sont pas nombreuses. Triste journée où des socialistes en peau de fesses vont encore se réclamer de Jaurès qu'ils trahissent tant qu'ils peuvent. Je suis écoeuré et découragé" ; 1 L. signée de 2 pp. avec mentions autographes à Michel Suffran : "Cher Michel, voici copie d'une lettre à Jacques Bofford qui lit chaque jour une lettre à la radio suisse", dans laquelle il évoque également la Guerre du Golfe
Très belles lettres, témoignant remarquablement de l'engagement pacifiste de Bernard Clavel. Voir également dans notre catalogue notre exemplaire de "Lettre à un képi blanc" de Bernard Clavel, évoquant la figure du contestataire et défenseur de l'objection de conscience Louis Lecoin.