Tahiti, Au vent des îles, 2004, in-8°, 532 pp, 16 gravures et photos, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état
La “découverte” de Tahiti (1767-1769), les récits des voyageurs inventèrent une société où les jeunes femmes auraient eu pour règle de pratiquer “l’amour libre” et même de le faire “en public”. Le discours fut un point de vue masculin centré sur l’Europe, dissertant sur les variétés humaines et les couleurs de peau, mais aussi sur la supposée nature universelle des femmes. — A l'arrivée de Bougainville à Tahiti en 1768, un curieux épisode marque la naissance d'un mythe durable : un chef de village amène une jeune fille à bord et, la dénudant, la propose aux officiers français interloqués. Une fois à terre, plusieurs d'entre eux font la même expérience. La publication de ces récits plus ou moins enjolivés, puis confirmés par d'autres navigateurs, diffusa l'idée qu'il s'agissait d'une forme d'hospitalité typiquement polynésienne. A Tahiti, en particulier, les femmes étaient très désirables et s'adonnaient spontanément à l'amour en public. Ainsi naquit le mythe de la « nouvelle Cythère » et de la sexualité libre des Polynésiens. Serge Tcherkézoff reprend, avec un luxe de détails, l'intégralité de ce dossier pour déconstruire une légende dont les effets contagieux sont parvenus jusqu'à influencer les ethnographes du xxe siècle. Il explore, en particulier, les fantasmes des Européens du XVIIIe siècle concernant la nature féminine, la blancheur des Polynésiennes et les préconstruits antiquisants qui leur font voir « Vénus », « Hélène » et « Priape » aux Antipodes. Il analyse les autres éléments qui, comme les danses de « vahinés », confortent l'image d'une société entièrement vouée à la sensualité... — En retournant aux journaux de bord, on entrevoit la face demeurée cachée de ce que furent les premiers contacts entre les Tahitiens et les Européens. Les "femmes" qui vinrent au devant des visiteurs étaient de très jeunes filles ; loin de sourire, elles tremblaient de peur, puis jouaient en pleurant un rôle imposé par les adultes. L"amour" n'avait rien à faire dans ces scènes. Et les danses présentées n'avaient rien d'érotique. Ce livre restitue ce qui s'est réellement passé sur les rivages de Tahiti. Il reprend aussi tout le dossier des interprétations concernant les postures et la "nudité" dans la danse polynésienne, ainsi que le malentendu occidental sur la place de la "sexualité" dans la culture. Mais comment a-t-on pu se tromper à ce point ? Ce livre retrace aussi l'émergence, puis les influences réciproques des deux inventions, raciale et sexuelle-sexiste, qui ont créé le mythe. L'ancien mot "Polynésie" fut redéfini quand les savants européens voulurent distinguer "deux races" dans le pacifique : "claire" et "noire" (Polynésiens/"Mélanésiens"), D'autre part, avec la "découverte" de Tahiti (1767-69), les récits des voyageurs inventèrent une société où les jeunes femmes auraient eu pour règle de pratiquer "l'amour libre" et même de le faire "en public". Tout se mêla : les visiteurs furent subjugués parce que ces femmes si "libres" leur parurent "très blanches" de peau. Le discours fut un point de vue masculin centré sur l'Europe, dissertant sur les variétés humaines et les couleurs de peau, mais aussi sur la supposée nature universelle des femmes. La vie publique, chez les aristocrates et chez les imprimeurs de Paris et de Londres, fut une course au sensationnel, à coup de rumeurs et de publications fantaisistes. Surtout la réécriture du journal de bord en un récit officiel "offert au roi" a tout brouillé : les faits quotidiens du séjour des Français à Tahiti, en avril 1768, et du séjour des Anglais un an plus tard ont disparu derrière la présentation imaginaire d'une supposée "coutume" locale. Les récits européens n'ont pas seulement exagéré, ils ont tout déformé. Depuis deux siècles, la vision européenne de la Polynésie "traditionnelle" repose sur une immense méprise. (4e de couverture) — L’analyse historique extrêmement documentée proposée par Serge Tcherkezoff dans ce livre permet d’illustrer les malentendus qui peuvent surgir lors des contacts entre témoins européens et acteurs indigènes, chacun des partenaires développant sa propre vision des choses à propos de l’autre sur la base de ses propres préjugés. Dans le cas particulier le mythe de la liberté sexuelle des tahitiennes a induit des ravages dans la pensée occidentale jusqu’à aujourd’hui... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Tahiti: Ministère de la Culture de Polynésie Française, Musée de Tahiti et des Iles, 2003 in-4, 192 pages, nombreuses illustrations. Bibliographie. Broché, très bon état.
Gauguin, Tahiti et la photographie. (Tahiti: Ministère de la Culture de Polynésie Française, Musée de Tahiti et des Iles, 2003). [M.C.: Océanie, Tahiti, Gauguin, photographie]
[Paris], Dépôt-Général de la Marine, 1844 [1845]. 600 x 423 mm.
Très rare et beau plan de la rade de Papeete, sur l'île de Tahiti, en Polynésie Française. Il a été levé et dressé en 1838 par Louis Urbain Dortet de Tessan, ingénieur hydrographe de la Marine, à bord de la frégate la Vénus, sous les ordres de du Petit-Thouars, capitaine du vaisseau. Il a été gravé par Michel, et est issu du très rare atlas hydrographique de la relation de voyage ayant pour titre Voyage autour du monde sur la frégate la Vénus, pendant les années 1836-1839, publiée entre 1840 et 1845. Y sont nommés la Pointe (cap) de l'Est et la Pointe de l'Ouest, l'île de la Reine ou Motu-Uta, et l'île Aouna, qui semble avoir disparu aujourd'hui. La carte est accompagnée d'un texte d'avertissement et d'une table de réduction des mètres en brasses et en pieds. Elle est illustrée de quatre profils côtiers de l'entrée de la baie et de l'île de Tahiti. Cachet imprimé du Dépôt général de la Marine figurant une ancre. La Vénus fit escale à Papeete du 27 août au 16 septembre 1838. Capitaine de vaisseau, du Petit-Thouars quitta Brest en 1836, pour une expédition dans le Pacifique à bord de la frégate la Vénus. L'objectif principal était de protéger les intérêts de la France dans la région, mais aussi de prendre des renseignements sur l'industrie baleinière, et d'acquérir toutes les informations possibles concernant l'état réel des différents pays visités. Les observateurs scientifiques de la Vénus étaient des officiers de marine français qui feraient des observations hydrographiques et astronomiques et collecteraient des spécimens d'histoire naturelle dans les pays visités. L'expédition fit diverses escales, notamment au Brésil, autour du cap Horn, à Callao au Pérou, à Hawaï, à Tahiti, en Nouvelle-Zélande, au Kamtchatka et en Alaska, puis longea les côtes de l'Amérique vers le sud. Elle repartit vers Brest en juin 1839. De retour en France, du Petit-Thouars défendit l'idée d'une présence française en Océanie, et conseilla au gouvernement de Louis-Philippe l'annexion des îles Marquises. Il fut promu contre-amiral et commandant des forces navales d'Océanie. En 1841, conformément aux instructions reçues, il occupa l'archipel des Marquises. En 1842, il fit signer un traité de protectorat à la reine Pomaré de Tahiti en 1842, puis il annexa Tahiti au nom de la France. Cette annexion implanta la France en Polynésie. Bel exemplaire. Catalogue des cartes, plans, vues de côtes, mémoires, instructions nautiques, etc., qui composent l'Hydrographie Française, 1847, p. 160, n°1026.
Nouméa 10 mai 1904 | 11.50 x 18.10 cm | 4 pages sur un double feuillet
Lettre autographe signée de Victor Segalen adressée à Emile Mignard. Quatre pages rédigées à l'encre noire et au crayon de couleur bleu sur un double feuillet.Pliure transversale inhérente à l'envoi. Emile Mignard (1878-1966), lui aussi médecin et brestois, fut l'un des plus proches amis de jeunesse de Segalen qu'il rencontra au collège des Jésuites Notre-Dame-de-Bon-Secours, à Brest. L'écrivain entretint avec ce camarade une correspondance foisonnante et très suivie dans laquelle il décrivit avec humour et intimité son quotidien aux quatre coins du globe. C'est au mariage de Mignard, le 15 février 1905, que Segalen fit la connaissance de son épouse, Yvonne Hébert. Un problème d'ordre mécanique empêche la Durance de quitterNouméa; Segalen s'y trouve après avoir assisté au conseil de santé annuel réunissant chaque année les médecins des navires de la division française du Pacifique pour décider des convalescences, congés et mutations: « Tahiti est bien loin, mon cher Emile, Brest aussi ; tout est loin, reculé encore par la grisaille Nouméenne...L'attente...l'incertitude. Voici quinze jours de jeu de balançoire : retournerons-nous à Tahiti ? Nos chaudières sont agonisantes, les répartitions se compliquent... Désarmement à Saïgon? ? Cap-Horn à la voile (!!)...Mystère... »Il se languit de Tahiti: «Cela me ferait une vraie peine de manquer ce retour à Tahiti. Ce faux départ, cet adieu hémiplégique me navrerait. J'ai quitté mon île avec la certitude du retour, et néanmoins en faisant matériellement comme si je ne devais jamais y revenir. L'adieu à ce pays a ceci de spécial que c'est un adieu définitif, irrémédiable, non pas au pays peut-être (bien que les chances d'y repasser soient bien minimes), mais aux être aimés, que l'on retrouvera plus tard vieillis, déformés.» Cet arrêt forcé lui permet de s'adonner à la rédaction de ses Immémoriaux, qui paraîtra finalement en 1907 au Mercure de France sous le pseudonyme de Max-Anély (Max en hommage à Max Prat et Anély, l'un des prénoms de sa femme), Segalen n'étant pas autorisé, en sa qualité de médecin militaire, à signer une uvre fictionnelle de son patronyme: «Je profite de cet interminable séjour en une ville insipide pour rédiger, rédiger à outrance toutes les notes vécues intensément à Tahiti.» Ces notes se trouvent pour la plupart dans le manuscrit des Immémoriaux et dans le Journal des Îles. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
Nouméa 15 mai 1904 | 11.50 x 17.80 cm | 4 pages sur un double feuillet
Lettre autographe signée de Victor Segalen adressée à Emile Mignard. Quatre pages rédigées à l'encre noire et au crayon de couleur bleu sur un double feuillet.Pliure transversale inhérente à l'envoi. Emile Mignard (1878-1966), lui aussi médecin et brestois, fut l'un des plus proches amis de jeunesse de Segalen qu'il rencontra au collège des Jésuites Notre-Dame-de-Bon-Secours, à Brest. L'écrivain entretint avec ce camarade une correspondance foisonnante et très suivie dans laquelle il décrivit avec humour et intimité son quotidien aux quatre coins du globe. C'est au mariage de Mignard, le 15 février 1905, que Segalen fit la connaissance de son épouse, Yvonne Hébert. Segalen se trouve à Nouméa, ville qu'il exècre, depuis début avril 1904. Il a assisté au conseil de santé réunissant chaque année les médecins des navires de la division française du Pacifique pour décider des convalescences, congés et mutations. Depuis plus de deux semaines, un problème d'ordre mécanique empêche la Durance de quitterNouméa. Il avait même été envisagé, comme le relate Segalen dans une lettre écrite à Mignard le 10 mai 1904, le désarmement du navire vieillissant à Saïgon, sans escales à Tahiti. Il vient cependant d'apprendre qu'il pourra regagner son île pour quelques mois avant son retour en métropole: «Transes. Joyes. Retranses. Espoirs mitigés de retour vers Tahiti, et crainte subconsciente du désarmement à Nouméa, de mon passage sur la Meurthe, stationnaire du pays. Huit mois de Calédonie!!! Mon bilan des 15 derniers jours. Néanmoins tout semble s'arranger et surtout nos vieilles chaudières qui étaient en cause. J'aurais été fort triste de ne plus revoir Tahiti.» Pour une raison demeurée inconnue, un très beau passage concernant Tahiti a été barré au crayon de couleur bleu: «J'aurais été fort triste de ne plus revoir Tahiti. Le départ de cette île a cela de spécial qu'il est définitif et qu'il n'y a guère, pour les sympathies qu'on laisse là-bas, derrière soi, de valable Au Revoir.» Cet exil nouméen permet à Segalen de poursuivre la rédaction de ses Immémoriaux, qui paraîtra finalement en 1907 au Mercure de France sous le pseudonyme de Max-Anély (Max en hommage à Max Prat et Anély, l'un des prénoms de sa femme), Segalen n'étant pas autorisé, en sa qualité de médecin militaire, à signer une uvre fictionnelle de son patronyme: «Les feuillets raturés s'accumulent; j'espère rentrer avec les 2/3 de «composés» [...] Je voudrais avoir remis les épreuves avant ma prochaine campagne; de façon à clore en même temps un gros morceau de vie intense, être paré à de nouveaux spectacles, resensibilisés pour de nouvelles races et de nouveaux soleils.» - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
Tahiti Magazine. 1988. In-4. Broché. Etat d'usage, Couv. légèrement pliée, Dos satisfaisant, Pliures. 54 pages - nombreuses illustrations en couleurs et en noir et blanc dans le texte.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Sommaire : Heiva taupiti i tahiti - un jardin sous la mer - tahiti aquarium - 1er festival sous marin - underwater festival - tatouage traditionnel - tattooing - a portrait of stella lehartel - all about tahiti and the islands - the restaurants of tahiti - today's polynesia. Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Michael Hanrahan Kalani Miller Kelly Slater Raimana Van Bastolear Stephen Low The Ultimate Wave Tahiti ( ) (3D) The Ultimate Wave Tahiti Michael Hanrahan
Reference : 500269905
(2012)
ISBN : 5050582897395
Universal 2012 13 7x17 2x1 1cm. 2012. blu_ray.
Neuf
Denoël, 1989, in-8°, 291 pp, 20 pl. de gravures hors texte, 3 cartes, glossaire, annexes, chronologie synoptique, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. L'Aventure coloniale de la France - Destins croisés)
"Voici un livre courageux et décapant sur la Polynésie française. La thèse soutenue par l'auteur est que l'avenir de Tahiti et des archipels qui l'environnent a beaucoup plus affaire avec l'histoire des deux siècles passés – depuis l'arrivée régulière des premiers Européens que nous appelons « la découverte » – qu'avec la tradition d'une Polynésie ancienne devenue depuis cette découverte largement métisse. Le livre est courageux parce qu'il va à l'encontre d'un stéréotype de l'identité culturelle véhiculée dans toute la zone Sud de la planète selon lequel l'avenir des peuples colonisés se bâtit, en réaction contre l'acculturation imposée ou suscitée par le colonisateur, sur les traditions pré-coloniales occultées par la colonisation, traditions considérées comme authentiques de ces peuples. Il prend notamment à rebrousse-poil le substrat idéologique sur lequel Pouvanaa a Oopa, héros persécuté de l'indépendance polynésienne, fonda son combat contre la domination coloniale (cf. p. 232). Le livre est aussi décapant. Outre une claire synthèse de la société ancienne, juste nécessaire pour l'intelligence de l'histoire contemporaine, “Tahiti métisse” opère une relecture stimulante pour l'esprit du phénomène colonial à Tahiti. Et d'abord en notant combien était en mouvement l'univers polynésien, il dévoile le mythe, propagé par Alain Gerbault et d'autres, du fatal impact de l'Occident sur « un fragile mécanisme d'horlogerie délicatement réglé une fois pour toutes » qu'aurait été la culture ancienne alors qu'il est évident que toute société est « un organisme vivant toujours prêt à se régénérer et à s'adapter aux circonstances imprévues» (op. cit. p. 21). Ensuite, l'aventure du contact avec l'Europe est pleine d'imprévus. Le commerce que les Européens de passage s'ingéniaient à faire naître sur les plages de l'île, non seulement ne cessa jamais d'être contrôlé par les chefs des unités politiques tahitiennes, mais encore prospéra si bien dans les mains de ces derniers qu'ils en devinrent pour les capitaines et trafiquants européens de redoutables rivaux..." (Claude Robineau, Journal de la Société des océanistes, 1990) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
1999 / 324 pages. Broché. Editions Gallimard / Guide.
Bel état.
MARCAILHOU d'AYMERIC (Alphonse) [ANTILLES] [GUADELOUPE] [MARTINIQUE][TAHITI] -
Reference : 12359
Paris, Editions Amoureuses des Tropiques, 1934. 1 volume in-8 carré, broché, couvertures imprimées souples, 140 pp., ouvrage illustré de six compositions, bon état. Avec une Préface de May de Brulard.
Impressions de voyages aux Antilles et dans le Pacifique, au style quelque peu lyrique et romantique.
Tahiti, L. Gauthier, (1907), in-8, à l'italienne, [2] pages de texte et 12 planches montées sur onglets, relié par une cordelette verte, couvertures illustrées en couleurs, petite photographie contrecollée sur le plat supérieur, Album composé de 31 clichés de Lucien Gauthier, reproduits par procédé photomécanique ; la première de couverture est agrémentée d'un tirage original au gélatino-bromure d'argent, représentant une vue panoramique du port de Papeete. La couverture et chacun des feuillets sont ornés de compositions au pochoir de E. Rocher, "dessinateur à Paris" ; d'inspiration Art Nouveau et teintées d'exotisme, elles servent d'encadrement aux photographies, qui sont elles-mêmes l'illustration d'un "exotisme fin de siècle", avec ses vahinés et ses jeunes gens en habits colorés, se baignant dans les sources paradisiaques de l'île et jouant de la flûte au clair de Lune. Lucien Gauthier (1875-1971), né à Paris, embarqua à bord d'un navire à destination de Tahiti et y ouvrit un atelier de photographie en 1904. Il se fit connaitre grâce à ses panoramas et réalisa quelques reportages pour l'Illustration. Il quitta l'île en 1921. Son oeuvre est emblématique d'un "exotisme conventionnel" qui cherche à renouer avec le mythe polynésien : "Le travail de Gauthier tente tardivement et presque anachroniquement de rechercher l'aspect unificateur du mythe ; la pérennité du thème de l'Éden, la cristallisation de nos propres aspirations dans une universalité feinte se heurtant aux acquis culturels d'une société industrielle" (Tréhin). Légers accrocs à la couverture, sans manque ; néanmoins, bel exemplaire. Jean-Yves Thréhin. Tahiti. L'Éden à l'épreuve de la photographie. Gallimard, 2003, pp. 149-159. Couverture rigide
Bon à l'italienne, [2] pages de
Reference : albad925bb0dc7aac38
Victor P. E. Tahiti. In English /Victor P. E. Tahiti. Hachette 1966. 92 c. We have thousands of titles and often several copies of each title may be available. Please feel free to contact us for a detailed description of the copies available. SKUalbad925bb0dc7aac38.
S. n. | s. l. 1958 | 21 x 27 cm | deux feuilles perforés
Manuscrit autographe complet sur un feuillet perforé de 40 lignes rédigé à l'encre bleue de la chanson intitulée "Baisers de Tahiti", présentant le texte définitif de cette chanson et deux ratures. Nous joignons, sur un feuillet perforé letapuscrit complet de la chanson. Une petite tache brune sans gravité en tête du premier feuillet du manuscrit. Bel ensemble de cette chanson, qui fut écrite en 1958 mais ne fut hélas jamais interprétée. Vian y conte les souvenirs d'un Français du Nord se remémorant ses années tahitiennes. "Palmiers de Tahiti / Chansons des plages bleues / Soleil de Tahiti / Que j'étais heureux" Provenance : Fondation Boris Vian - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
Tahiti 4 mars 1903 | 14 x 9 cm | une carte postale
Carte postale autographe signée de Victor Segalen, envoyée depuis Tahiti et adressée à Emile Mignard. Quelques lignes rédigées à l'encre noire autour de la reproduction photographique en noir et blanc d'une vue de Bora-Bora, adresse manuscrite du correspondant au verso. Quelques taches sans gravité, un coin coupé sans doute pour prélever le timbre. Moins de deux mois après son arrivée en Polynésie, le Docteur Segalen semble avoir pris femme : "Un mot de mon épouse à ton adresse : [de la main de ladite épouse] iaorana fetii Tepeva te here neivou ia se no te mea e fetii no Tapeva Maraca Vahine. [de la main de Segalen de nouveau] Ce qui veut dire : je te salue ami de Tépéva (Tépéva c'est mon nom tahitien), et j'aime toi parce que tu es l'ami de Tépéva. signé Maraéa-femme." La biographie de Segalen ne fait aucune mention de cette exotique épouse.Laurence Cachot dans son étude intituléeLa Femme et son image dans l'uvre de Victor Segalen, souligne la fascination de l'écrivain pour le beau sexe, «source de beauté et de plaisir pour l'homme, [ou] cause première de ses maux». L'attrait de Segalen pour la beauté maori est, selon elle, indissociable de son admiration pour les femmes tahitiennes peintes par Paul Gauguin: «L'écriture de V. Segalen est, en quelque sorte, au service de la peinture de P. Gauguin, car les tableaux littéraires sont le pendant des tableaux picturaux. Même lorsque V. Segalen décrit les femmes réelles de Tahiti, ses descriptions du corps, des traits, des qualités physiques et du maintien des vahinés, doivent beaucoup au regard de P. Gauguin.» (op. cit.) Emile Mignard (1878-1966), lui aussi médecin et brestois, fut l'un des plus proches amis de jeunesse de Segalen qu'il rencontra au collège des Jésuites Notre-Dame-de-Bon-Secours, à Brest. L'écrivain entretint avec ce camarade une correspondance foisonnante et très suivie dans laquelle il décrivit avec humour et intimité son quotidien aux quatre coins du globe. C'est au mariage de Mignard, le 15 février 1905, que Segalen fit la connaissance de son épouse, Yvonne Hébert. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
Nouméa 3 & 6 mai 1903 | 9.20 x 12.20 cm | 4 pages sur une carte lettre
Lettre autographe signée de Victor Segalen adressée à Emile Mignard. Quatre pages rédigées à l'encre noire sur une carte lettre. Monogramme de Victor Segalen, créé par lui et tracé de sa main en bas à gauche de l'adresse. Emile Mignard (1878-1966), lui aussi médecin et brestois, fut l'un des plus proches amis de jeunesse de Segalen qu'il rencontra au collège des Jésuites Notre-Dame-de-Bon-Secours, à Brest. L'écrivain entretint avec ce camarade une correspondance foisonnante et très suivie dans laquelle il décrivit avec humour et intimité son quotidien aux quatre coins du globe. C'est au mariage de Mignard, le 15 février 1905, que Segalen fit la connaissance de son épouse, Yvonne Hébert. Dans une lettre du 25 mars 1903, Segalen avait parlé à Mignard de la probable création d'un poste de médecin en Polynésie: «Le Gouverneur de Tahiti a demandé en France, par le précédent courrier, des médecins de renfort pour les îles Gambier, l'archipel de la Société et les Pomotous. Ces médecins seraient en même temps administrateurs.» Cette nouvelle lettre, rédigée un peu plus d'un mois plus tard, nous apprend l'avortement de ce projet: «Je devais t'avertir, mon bien cher Emile, des débouchés possibles. Je l'ai fait; en te les déconseillant sous la forme de fonctions d'administrateur colonial. Je t'en dissuade d'autant plus maintenant que l'on m'apprend le rappel en France du Gouverneur de Tahiti. Avec lui sombrera sans doute son projet. Tu n'as pas à le regretter.» Segalen, présent en Polynésie depuis fin janvier 1903 est désormais bien intégré aux colons et aux indigènes, avec lesquels il pratique désormais la chasse:«Pourtant je te dirai avoir pris quelque plaisir à chasser, sur un grand pied, le cerf. Comme rabatteurs: des chiens, des gendarmes, des canaques. Comme armes: des mousquetons Lebel dont nous avions limé les balles pour les transformer en dum-dum [balle destinée à s'écraser dans le corps de l'animal sans le traverser] Comme gibier, une dizaine de cerfs acculés dans une presqu'île.» En dépit de ces loisirs très pittoresques, Segalen songe toujours à la création romanesque: «Néanmoins j'ai besoin de moins de remue-ménage pour m'attaquer à ce qui me hante. Et mon Promeneur de nuit m'obsède. Pendant mes quinze jours de mer je vais avancer ma documentation pour pouvoir dès mon arrivée à Tahiti, me mettre à l'ouvrage.» L'ouvrage portera finalement le titre Les Immémoriaux et paraîtra en 1907 au Mercure de France sous le pseudonyme de Max-Anély (Max en hommage à Max Prat et Anély, l'un des prénoms de sa femme), Segalen n'étant pas autorisé, en sa qualité de médecin militaire, à signer une uvre fictionnelle de son patronyme. Pour l'heure, Segalen est prêt à tous les sacrifices pour se consacrer à ce travail qui l'obsède: «Je liquide ma femme comme trop absorbante et pas assez maorie: j'ai changé de case et je vais loger face récif.» Belle lettre évoquant l'obsédante création des Immémoriaux, superbe hommage de Victor Segalen à la civilisation maorie. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
Tahiti 23 août 1904 | 11.50 x 18.10 cm | 4 pages sur un double feuillet
Lettre autographe signée de Victor Segalen adressée à Emile Mignard. Quatre pages rédigées à l'encre noire sur un double feuillet.Pliure transversale inhérente à l'envoi. Emile Mignard (1878-1966), lui aussi médecin et brestois, fut l'un des plus proches amis de jeunesse de Segalen qu'il rencontra au collège des Jésuites Notre-Dame-de-Bon-Secours, à Brest. L'écrivain entretint avec ce camarade une correspondance foisonnante et très suivie dans laquelle il décrivit avec humour et intimité son quotidien aux quatre coins du globe. C'est au mariage de Mignard, le 15 février 1905, que Segalen fit la connaissance de son épouse, Yvonne Hébert. Dernière lettre de Tahiti que Segalen envoya à son ami: «La dernière lettre avant le départ qui me rapproche, mon bien cher Emile. Donc, nous quittons Tahiti le 1er Septembre. Rien de changé en notre retour, que l'imprévu modifiera certainement. Serons à Nouméa vers le 13 Septembre.» Cette ultime lettre est l'occasion pour Segalen de dresser un bilan, assez surprenant de sobriété quand on sait avec quelle crudité il dévoilait à son ami ses aventures charnelles: «L'une des choses qui me laisseront ici le plus de regrets sont les «possibilités chirurgicales» quittées. Je m'étais mis, en ces temps derniers, aux yeux; et les cataractes indigènes sont matières à cures bénévoles...Cela me fera sourire, plus tard, d'être quatrième sous-fifre, en un hôpital maritime, à une ouverture d'abcès. » Cet exil nouméen permet à Segalen de poursuivre la rédaction de ses Immémoriaux, qui paraîtra finalement en 1907 au Mercure de France sous le pseudonyme de Max-Anély (Max en hommage à Max Prat et Anély, l'un des prénoms de sa femme), Segalen n'étant pas autorisé, en sa qualité de médecin militaire, à signer une uvre fictionnelle de son patronyme: «Le scénario de mon livre est bâti. J'aurai à mon retour, un mois de travail très dur, puis le laisserai mûrir pour reprendre mon Esthétique des Idées-Malades. J'ai besoin de deux ans d'Europe.» Le 29 janvier 1902, Segalen avait soutenu sa thèse dont le titre était L'observation médicale chez les écrivains naturalistes et traitait des névroses dans la littérature contemporaine. Sous l'impulsion de Gourmont et de Fleury il projetait d'approfondir son sujet et de publier l'ouvrage évoqué dans cette lettre; cette publication ne verra jamais le jour. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
Tahiti Musée de Tahiti et des îles 2001 in 8 (20x13) 1 volume broché, couverture à rabats illustrée en couleurs. 151 pages, avec des photographies hors texte en noir et blanc, bandeau illustré conservé. Bel exemplaire
Très bon
Paris Editions Albin Michel 1950 in 8 (19x14) 1 volume broché, couverture illustrée. 247 pages, avec 20 dessins faits sur place par Amandine Doré, 24 photographies de l'auteur, petite restauration ancienne au dos. Tome premier seul: Tahiti, Moorea, les Polynésiens. Bon exemplaire
Bon Broché
Saint Germain en Laye: Imprimerie de L. Toinon et Cie, 1861 in-8, 115 pages. Cartonnage moderne recouvert de papier de création de qualité, rousseurs, bel exemplaire. L'ouvrage contient 2 textes L'histoire de Joseph fils de Jacob et L'évangile de Saint-Marc. Texte français et tahitien en regard. Très rare, Un seul exemplaire référencé au CCfr.
Second livre pour les écoles de Tahiti. E parau piti na te mau haapii raa no roto i te parau iriti tahito hia o te ore i faatitiaifaro hia ra. (Saint Germain en Laye: Imprimerie de L. Toinon et Cie, 1861) [M.C.: Polynésie, Tahiti, livre scolaire religieux, langue tahitienne]
Papeete: Imprimerie du Gouvernement, 1902 gr. in-8, 230 pages. Broché, couv. imprimée un peu poussiéreuse, très bon état intérieur. Rarissime, aucun exemplaire référencé au WorldCat.
Annuaire des établissements français de l'Océanie 1902 [titre sur la couverture: Annuaire de Tahiti et dépendances pour 1902.] (Papeete: Imprimerie du Gouvernement, 1902). [M.C.: Polynésie française, Tahiti, histoire]
Office de promotion et d’animation touristiques de Tahiti et ses îles
Reference : 78568
Obun Printing juillet 1984, brochure non paginé avec cartes - très bon état
Musée de l'Homme. " Publications de la Société des Océanistes ". 1962. Grand in-8° broché. 670 pages. E.O.
Bon état.
Bureau de la revue. 2003. In-4. Relié toilé. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 66 pages. Nombreuses illustrations en couleurs dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 700-LES ARTS
Sommaire : Gauguin a Tahiti, L'atelier des tropiques, un entretien avec Claire Frèches-Thory, La découverte de l'Océanie par Laure Meyer, Le premier séjour a Tahiti par Valentine Buvat, 1894, le retour a Pont-Aven par André Cariou, Aux prises avec le marché par Jean Paul Morel, D'ou venons-nous ? : le testament par Geoffroy Regnauld, Les marquises, nouvel Eden ? par Geoffroy Regnauld Classification Dewey : 700-LES ARTS
Larousse.. 1er février 1930. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. Paginé de 65 à 96. Nombreuses illustrations en noir et blanc dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 70.4412-Le journal des voyages
Sommaire : Le chemin de fer transsaharien par Jean Delosne, Le cinquantenaire de Tahiti par Stéphane Faugier, Le charme de Tahiti par Pierre Loti, Le nouveau croiseur-école Jeanne d'Arc par Emile Condroyer, Hollywood, capitale du cinéma par René Manevy, Le caoutchouc par H.C., Littérature étrangère, un coup de fortune par R. Kipling, David Golder par Irène Nemirovsky Classification Dewey : 70.4412-Le journal des voyages
Paris: Presses de la Cité, 1976 in-8, 266-(6) pages. Broché, comme neuf.
Fiu. Tahiti, la pirogue et la bombe. (Paris: Presses de la Cité, 1976) [M.C.: Polynésie, Tahiti]