Seul portrait dédicacé connu S.l.n.d. [« Galerie contemporaine, 126 boulevard de Magenta » et « Cliché Nadar, rue d'Anjou-Saint-Honoré, 51 »]. 1 tirage sur papier albuminé (250 x 340 mm), encadré. Célèbre portrait sur papier fin, contrecollé sur carton de la Galerie Contemporaine littéraire (2e série, n°37). Rarissime épreuve dédicacée : «à mon cher Villegeorges, souvenir d'amitié, George Sand»
Ce portrait fait partie de l'une des entreprises éditoriales les plus caractéristiques de la fin du XIXe siècle : La Galerie contemporaine, publiée de 1876 à 1884, réunit 242 biographies illustrées de 410 photographies, dont 241 reproduits en photoglyptie par la maison Goupil & Cie Ce procédé photomécanique nouveau connut pendant trente ans un énorme succès dans la presse et l'édition, grâce à une impression stable, diffusable en grand nombre et bien moins coûteux que les tirages argentiques. George Sand est la première figure féminine à être publiée dans la Galerie Contemporaine. Le portrait reprend l'un des fameux clichés exécutés par Nadar en mars 1864 : une série de huit clichés de la romancière au mois de mars 1864. La bonne dame de Nohant ne s'appréciait pas physiquement, et ne fit confiance qu'à Nadar pour poser, lequel consacra de longues heures à la photographier jusqu'à ce que l'image lui convienne : « Les épreuves de ma photographie n'ont pas encore très bien réussi chez Nadar j'y retourne demain...", écrit-elle à Maurice son fils le 8 mars 1864 à Paris. Ces photographies, restées célèbres, inaugurèrent le début d'une longue série. Nadar qui avait toujours admiré la romancière, l'avait placée en tête de son Panthéon Nadar (1854) et lui avait dédicacé un livre, Quand j'étais étudiant (1856) : « À madame George Sand, enthousiasme fervent et profond respect » ; la romancière deviendra par ailleurs la marraine de son fils Paul. Précieuse épreuve dédicacé par Georges Sand, qui devait décéder l'année même de cette parution, le 8 juin 1876, si bien que les portraits signés sont absolument rarissimes, George Sand n'ayant que peu d'occasions de les avoir en mains. On ne connaît qu'un autre portrait dédicacé de la série Nadar, au petit format carte de cabinet (à Charles-Edouard de Vasson) et quelques autres tirages dans ce même format carte, simplement signés.
Rare tirage signé - Edimbourg, 1942 S.l.n.d. [Edinburgh, 1942] 1 tirage argentique (155 x 205) sur papier, monté sur carton (200 x 255 mm) avec tampon au dos. Photographie originale signée par le général de Gaulle (en marge inférieure du carton de support). Le tampon de copyright comporte la mention : «E.R. YERBURY & SON. 92 MORNINGSIDE ROAD, EDINBURGH».
Très beau portrait photographique du général de Gaulle, pris à Édimbourg en 1942 par Edward Reuben Yerbury, dans l’atelier de la maison E. R. Yerbury & Son. La photographie appartient à un moment très précis de l’histoire de la France libre. Le 23 juin 1942, de Gaulle se rend à Édimbourg pour inaugurer la Scottish Free French House, installée au 28 Regent Terrace, dans l’un des plus beaux ensembles géorgiens de la New Town, au flanc de Calton Hill. La maison devait servir à la fois de lieu d’accueil pour les Français libres de passage en Écosse et de centre de rayonnement culturel français. Après la guerre, elle deviendra pour un temps le consulat général de France, avant de devenir la résidence officielle du consul général. Le discours prononcé ce jour-là est resté célèbre. De Gaulle y célèbre l’alliance franco-écossaise, l’ancienne Auld Alliance, scellée à la fin du XIIIe siècle, et la présente dans une formule appelée à une grande fortune : « la plus ancienne alliance du monde ». En pleine guerre, alors que la France libre cherche partout ses appuis, ce rappel historique n’a rien d’anecdotique. Il permet au Général d’inscrire le combat présent dans une fidélité longue, presque dynastique, entre l’Écosse et la France. C’est dans ce contexte que s’inscrit le portrait réalisé par Yerbury. Edward Reuben Yerbury, issu d’une importante dynastie de photographes d’Édimbourg, dirige alors avec la maison familiale l’un des studios les plus réputés de la ville. Installé à Morningside Road, le studio E. R. Yerbury & Son s’était fait une spécialité du portrait, avec une exigence de pose, de lumière et de tirage qui lui valut une reconnaissance bien au-delà du cercle local. En 1942, Yerbury est sollicité pour réaliser plusieurs études photographiques du chef de la France libre. Le portrait est d’autant plus intéressant qu’il fixe un de Gaulle encore en guerre, mais déjà pleinement constitué dans son image publique. Ce n’est pas le de Gaulle présidentiel des années 1960, ni même seulement l’homme du 18 Juin : c’est le chef de la France libre au moment où sa figure se stabilise, droite, grave, militaire, offerte à la fois aux réseaux français, britanniques et alliés. L’image prise à Édimbourg devint rapidement l’un des portraits de référence du Général, appréciée de ses fidèles et largement diffusée au cours de l’année 1942. Le destin ultérieur de Yerbury confirme l’importance accordée à ces portraits. À la Libération, le photographe fut invité par le gouvernement français à Paris, en 1945, pour photographier à nouveau de Gaulle. Le geste témoigne de la reconnaissance portée à ces images de guerre, réalisées loin de la France occupée, mais déjà destinées à construire la présence visible du chef de la France libre. Magnifique tirage, l'un des rares connus signés.
Seul portrait de Pagnol dédicacé à Fernandel connu. S.l.n.d. [circa 1938]. 1 tirage argentique (240 x 295 mm) en noir, sous verre. Dédicace en marge inférieure : « à mon ami Fernandel. Saturnin - Gédémus - Schpountz, avec mon admiration et mon affection. Marcel Pagnol 1937 ».
Dans cette historique dédicace, Pagnol rappelle les trois personnages que Fernandel venait d’incarner sous sa direction : Saturnin dans Angèle (1934), Gédémus dans Regain (1937), et surtout le rôle-titre du Schpountz (1938), film qui fit de lui une véritable vedette. « C’est à Pagnol, dira Fernandel, que je dois d’avoir pu prouver que j’étais un vrai comédien. » La dédicace permet de dater le portrait du tournant 1937-1938, au cœur de leur féconde collaboration. Leur association devait marquer durablement le cinéma français : La Fille du puisatier (1940), Naïs (1945), puis Topaze (1951), confirmèrent cette alliance entre l’auteur dramatique devenu cinéaste et l’acteur populaire qui, selon Pagnol, « possédait le don de faire rire des êtres qui ont tant de raisons de pleurer ». Leur complicité fut pourtant suivie d’une brouille retentissante après le refus de Fernandel de jouer Ugolin dans Manon des sources : Pagnol le traita de « grimacier », et il fallut attendre la fin de leur vie pour que s’apaise cette querelle. Précieux portrait, qui fut la propriété de Fernandel toute sa vie durant. C'est le seul portrait de Pagnol dédicacé qu'il possédait, témoin de l'âge d'or de la collaboration entre les deux hommes.
Portrait de Churchill par Florence Vivienne.Tirage signé. [London: Vivienne, 20th Century Studios Ltd., 1950]. 1 tirage original, monté sur carton fort, encadré. Tirage original. Le premier portrait de Churchill par Florence Vivienne. Rare tirage offert par Winston Churchill : il porte, en marge inférieure, la signature de Churchill à E. M. Pommier, un résistant français. Une lettre du secrétaire privé de Churchill a été conservée au verso, certifiant que cette photographie et la signature ont été envoyées à Pommier avec les compliments du Prime Minister.
Florence Vivienne Entwistle débuta dans la photographie en aidant en 1934 son mari, Ernest Entwistle et son fils, Antony. Elle créa son propre studio à la fin des années 1930 et se spécialisa dans les portraits de personnalités. Les relations avec les Churchill dépassèrent le strict cadre professionnel puisque, en octobre 1949, la fille des Churchill, Sarah, épouse le fils de Vivienne, Antony. Les Churchill « apprendra le mariage... par les journaux et en furent très contrariés... surtout Clémentine, qui le prend très mal ». Néanmoins, le 19 décembre 1949, le couple Churchill rencontre le couple Vivienne et, « après un agréable déjeuner ensemble, Florence Vivienne réalise le portraits de Winston Churchill, dans son studio de Piccadilly » (Gilbert, Vol. VIII, p. 496). Le portrait plut tant à Churchill qu'il l'utilisera dès l'année suivante, pour la campagne des élections générales de février 1950 et qu'il deviendra l'un des plus célèbres du Prime Minister. Florence Vivienne était connue pour exiger de ses sujets qu'ils viennent dans son studio et la jaquette qui orne son autobiographie (They Came to My Studio, publiée en 1956) est illustrée par cette photographie. Vivienne rappelle (p. 16) combien cette image est devenue iconique, et qu'elle était alors la seule qu'elle ait prise de Churchill. La National Portrait Gallery conserve 214 portraits de Vivienne, dont celui-ci (14, en tout, pour la famille Churchill, la plupart ayant été pris dans leur maison de campagne, Chartwell).
Seule épreuve signée connue par Man Ray [Paris, circa 1950]. 1 tirage sur carte, d'après-guerre, signé « Man Ray » à la mine de plombe en angle inférieur droit. L'épreuve est signée Man Ray à la mine de plomb en angle inférieur droit et contient au dos la mention, de la main de Char, «René Crevel».
Ce tirage constitue l'un de ceux que Man Ray a fourni dans les années 50-60 à ses amis proches. Un tirage figurait dans la vente Breton (2003, n° 5106), identique à celui-ci – sans être signé. C'est la seule épreuve signée connue : ce tirage constitue l'un de ceux que Man Ray a fourni dans les années 1950-1960 à ses amis proches. Un tirage figurait dans la vente Breton (2003, n° 5106), identique à celui-ci - mais non signé. Notre épreuve est celle de René Char, avec une note au verso de la main du poète. Le suicide de Crevel le frappa douloureusement. Des années plus tard, il avouera : « Je n'ai pu, depuis la mort de ce frère précieux, relire un seul de ses ouvrages. C'est dire combien je m'ennuie de lui, de l'éclat de sa présence, des conquêtes de sa pensée dont il était prodigue. C'est l'homme, parmi ceux que j'ai connus, qui donnait le mieux et le plus vite l'or de sa nature. Il ne partageait pas, il donnait. » Toutes les autres épreuves recensées de ce portrait iconique sont vierges de la signature de Man Ray, et souvent dans des tirages tardifs réalisés par Gassman. Lorsque Pierre Paraf, le directeur de La République, rend hommage à René Crevel dont le suicide vient d'être découvert, il évoque un artiste « dont les généreuses indignations étaient servies par un âpre talent satirique ». L'écrivain et poète, surréaliste de la première heure, mais exclu du mouvement en 1935 et membre critique du Parti communiste depuis 1922, s'est donné la mort à son domicile, ne laissant qu'une note pour sa maîtresse, la comtesse argentine Tota Cuevas de Vera : « Prière de m'incinérer. Dégoût. » Peut-être celui d'une France bourgeoise et parlementaire de la IIIe République qu'il méprisait l'une et l'autre, telle qu'il la décrivait avant sa mort dans les colonnes de Comoedia : « Vice en pantoufle, adultères rondouillards, mesquinerie, lésine, sourire faussement bonhomme, au fond positivisme insensible jusqu'à la minute catastrophique, où, alors, la terreur pousse les esprits soi-disant libres à remettre Dieu à la mode, à s'en tirer par une assurance sur la vie et sur la mort. Tous ces symptômes d'ailleurs accusent une maladie qui, pour être celle de la Troisième République, ne date point d'hier. » René Crevel consacre un article à Man Ray dès 1925, qu'il présente comme l'auteur d'une chasse miraculeuse et comme un sorcier, un « chasseur du mystère » (Crevel, « Le Miroir aux objets », L'Art vivant, n° 14, 15 août 1925). Man Ray tire ce portait sept ans plus tard. Il sera utilisé bien plus tard pour la couverture de la biographie de Michel Carassou et également par Claude Courtot pour le frontispice de son René Crevel aux « Poètes d'aujourd'hui » chez Seghers (1969), une image dont Marie Laurencin témoigna de son extraordinaire justesse, avec ses « cheveux jamais pareils et (s)on visage changeant d'adolescent rieur et malheureux ». Jean-Claude Vrain, dans son catalogue de Portraits d'écrivains, datait ce portrait de 1932 : « Ce très beau portrait tranche avec la plupart des photographies de René Crevel que nous possédons. L'écrivain y fait moins dandy, sa mise est moins élégante. Il apparaît ici sous un aspect beaucoup plus ‘terrien', en bras de chemise, le col déboutonné. Son visage, moins angélique que d'habitude, mais toujours d'un aspect poupin, exprime une détermination et une force que l'on retrouve dans certains de ses textes les plus virulents comme Le Clavecin de Diderot » (n° 307 du catalogue). La version proposée, non signée, était également un tirage tardif des années 1970 par Pierre Gassman. Le Centre Pompidou conserve le négatif de la photo qui a servi à ce recadrage, sous la cote AM 1995-281 (524). Provenance : René Char
Seule épreuve signée connue [1934], pour la prise de vue, [1944], pour la signature voire le tirage. 1 tirage argentique (233 x 293 mm) et (330 x 420 mm avec marges) noir et blanc. Encadré. Rare portrait, méconnu, dont il existe peu d'épreuves. La photographie est signée à l’angle inférieur droit « Rogi-André 1944 » et dans la marge blanche « Rogi-André. Paris ». : il s'agit de la photographe hongroise Rosa Klein et le portrait fut réalisé en 1934 dans l'appartement de Paul Éluard.
Rosa Klein fut un temps l'épouse d'André Kertesz, qui l'initia à la photographie dans les années 1920. Au milieu du bouillonnement intellectuel parisien, elle se lie avec les artistes d'avant-garde, notamment les surréalistes, dont elle réalise de nombreux portraits, en suivant le conseil de Kertesz : « Ne jamais photographier quelque chose pour lequel tu éprouves peu d'enthousiasme, mais seulement ce qui t'intéresse passionnément. » Elle privilégie - et c'est une nouveauté - de faire poser les modèles dans leur environnement, certains critiques relevant dans ses portraits une influence du cubisme, par exemple lorsqu'elle réalise une composition géométrique grâce au jeu des ombres et des lumières - comme ici, avec ce portrait utilisant les éléments de la pièce où se tient Éluard. En 1941, pendant la Seconde Guerre mondiale, Rogi André a été contrainte de fuir en zone libre et de se réfugier en Touraine en raison de ses origines juives, avant de regagner Paris et de s'y cacher grâce à l'aide de la galeriste Jeanne Bucher. Elle décède le 11 avril 1970 à Paris, dans la pauvreté, et tous ses modestes biens sont mis en vente à l'Hôtel Drouot. Une partie de ses archives, et notamment ses tirages, sont cependant sauvés du désastre grâce aux efforts de Jean-Claude Lemagny, conservateur responsable de la photographie contemporaine au département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France, qui en fait l'acquisition pour la collection de la BnF, qui possède une épreuve de ce tirage (cote 40299995), non signée ; un tirage tardif de 1982 est détenu par le Centre Pompidou (AM1983-429). On connaît par ailleurs une autre épreuve de ce tirage, non signée par la photographe mais offerte par Paul Éluard à Max-Pol Fouchet, dédicacée. Ce sont les trois seules épreuves connues. Notre épreuve, tirée par l'artiste en 1944, est la seule qui soit signée, ici par deux fois : sur la photo, et sur le montage.
Portrait offert aux Guillevic [Paris, c. 1947]. 1 tirage (180 x 240 mm) noir et blanc sur papier fort. Beau portrait du poète, quelques mois avant le disparition de Nusch. Envoi signé (en marge inférieur gauche) : «à Colomba et à Guillevic qui sont le printemps de la poésie, très affectueusement, Paul Éluard, 25 Mai 1947».
Dans Ouvrir, un recueil d'inédits publié en 2018, il parlait ainsi de son ami : « Eluard pouvait être nuage, il pouvait être roc tant étaient profondes sa sensibilité, sa réceptivité. C'était un rêveur aux aguets, tout autant qu'un transformateur, un modeleur de ses rêves. » Il fut, bien plus qu'avec Aragon ou Breton, proche du poète, qu'il considérait cimme «un surréaliste débrouillé. Je constate avec tristesse qu'on s'est un peu éloignés de sa poésie.» (in Entretien avec P. Marin, revue Enjeu, 2003, p. 191).
Epreuve originale par Henri Martinie 1 tirage argentique en noir (15 x 22 cm), sous passe-partout. Tampon « Collection Sirot-Angel » au dos. Beau et célèbre portrait de Paul Éluard, vers 1930.
Cette épreuve originale est issue de la collection Sirot-Angel, du nom de l'un des premiers collectionneurs français de clichés et tirages photographiques. « La carrière d'Henri Martinie, né en Corrèze en 1885, s'illustre particulièrement dans le domaine littéraire. Dans son studio parisien de la rue de Penthièvre, il réalise entre 1920 et 1940 un ensemble exceptionnel de portraits d'écrivains français et étrangers en visite à Paris, parmi lesquels Philippe Soupault, Georges Bernanos, Jean Cocteau, James Joyce, Francis Scott Fitzgerald ou Paul Éluard. Le Studio Martinie travaille par ailleurs régulièrement à l'Assemblée nationale où il bénéficie d'un emplacement réservé, réalisant en série de très nombreux portraits des députés et ce, jusqu'aux années 1950. Henri Martinie décède à Paris en 1965. L'ensemble de sa production - près de 15.000 négatifs - a été acquis par l'Agence Roger-Viollet en 1968 » (notice du site Roger-Viollet). Une variante (de profil) de ce portrait a été reproduit dans le catalogue Les Livres surréalistes de la librairie José Corti (1932), dans lequel le nom du photographe est annoncé comme « Ph. Martinie » et non Henri.
Eluard par Man Ray, 1927 [Paris, 1927]. Tirage noir et blanc sur papier (170 x 230 mm). Tampon au dos « MAN RAY 31 bis, Rue Campagne Première PARIS» et note manuscrite au crayon «Éluard, 1927», mais en tirage postérieur. Tirage avec recadrage du célèbre portrait d'Éluard prit par Man Ray à Paris en 1927 dans son atelier du 31bis rue Campagne Première.
La rencontre entre Paul Éluard et de Man Ray prend sa source au tout début des années 1920 : c'est le 14 juillet 1921 que Man Ray, qui résidait jusqu'alors à New York, arrive à Paris. Au café Certà, passage de l'Opéra, quartier général des Dadaïstes, Marcel Duchamp l'introduit à un groupe d'amis auquel appartient Éluard. Man Ray reviendra sur cette rencontre dans son Autoportrait : « Une demi-douzaine d'hommes et une femme étaient assis autour d'une table, dans un coin isolé. Après les présentations, nous essayâmes de converser. Jacques Rigaut, qui parlait quelques mots d'anglais, traduisait les questions et les réponses. C'était assez sommaire, et pourtant je me sentis à l'aise avec ces inconnus qui semblaient m'accepter comme un des leurs, sans doute à cause des goûts qui m'étaient attribués. En outre, ils semblaient déjà au courant de mes activités new-yorkaises. André Breton, qui devait quelques années plus tard fonder le mouvement surréaliste, paraissait déjà dominer les autres et portait sa tête imposante comme un défi ; Louis Aragon, écrivain et poète, semblait également sûr de lui et quelque peu arrogant. Le poète Paul Éluard, avec son grand front, ressemblait à une version, en plus jeune, du portrait de Baudelaire que j'avais vu dans un livre. » La première véritable rencontre artistique des deux hommes aura lieu dans le n° 7 de La Révolution surréaliste, en juin 1926. Éluard y publie un texte en prose intitulé « A la fenêtre », que vient illustrer une photographie de Man Ray intitulée « Course d'autos » ; cette collaboration marque un rapprochement certain entre les deux hommes, qui n'ira que culminant au cours des années trente pour s'ouvrir sur une réelle amitié dont témoigne, en 1934, le poème d'hommage à l'oeuvre photographique de Man Ray qu'Éluard fait paraître dans La Rose publique sous le titre « Man Ray ». Facile et Les Mains libres suivront. Une séance de pose aura lieu en 1927, avec plusieurs (au moins quatre) prises de vues sous des angles différents, mais toutes ce jour-là (même costume, même pochette), et c'est la plus ancienne que nous connaissions (faussement datée parfois de 1922). Les épreuves comportent au verso le tampon de l'atelier, au 31 bis rue Campagne première, comme ici - mais l'épreuve proposée est clairement plus tardive.
Rare et précoce portrait de Joseph Kessel 1 tirage argentique (145 x 200 mm) sur carte (180 x 240 mm). Tampon Studio G. L. Manuel frères 7 rue Dumont-d'Urville. Rare et précoce portrait de Joseph Kessel, au milieu des années 20.
Éluard par André Rogi, 1934. Seule épreuve connue [Paris, 1934]. 1 tirage argentique (233 x 293 mm) et (330 x 420 mm avec marges) noir et blanc. Encadré. Seule épreuve connue de cet portait d'Éluard par Rogi André.
Elle est l'oeuvre de la photographe hongroise Rosa Klein (dit Rogi André) et fut réalisée en 1934, dans l'appartement de Paul Éluard. Rosa Klein fut un temps l'épouse d'André Kertesz, qui l'initia à la photographie dans les années 1920. Au milieu du bouillonnement intellectuel parisien, elle se lie avec les artistes d'avant-garde, notamment les surréalistes, dont elle réalise de nombreux portraits, en suivant le conseil de Kertesz : « Ne jamais photographier quelque chose pour lequel tu éprouves peu d'enthousiasme, mais seulement ce qui t'intéresse passionnément. » Elle privilégie - et c'est une nouveauté - de faire poser les modèles dans leur environnement, certains critiques relevant dans ses portraits une influence du cubisme, par exemple lorsqu'elle réalise une composition géométrique grâce au jeu des ombres et des lumières - comme ici, avec ce portrait utilisant les éléments de la pièce où se tient Éluard. En 1941, pendant la Seconde Guerre mondiale, Rogi André a été contrainte de fuir en zone libre et de se réfugier en Touraine en raison de ses origines juives, avant de regagner Paris et de s'y cacher grâce à l'aide de la galeriste Jeanne Bucher. Elle décède le 11 avril 1970 à Paris, dans la pauvreté, et tous ses modestes biens sont mis en vente à l'Hôtel Drouot. Une partie de ses archives, et notamment ses tirages, sont cependant sauvés du désastre grâce aux efforts de Jean-Claude Lemagny, conservateur responsable de la photographie contemporaine au département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France, qui en fait l'acquisition pour la collection de la BnF. Cette épreuve manque au fonds ; on connaît en revanche quatre épreuves d'un portrait plus rapproché d'Eluard, qui date de la même séance, où Eluard est assis, dos à la porte : une à la BnF, un tirage tardif de 1982 au Centre Pompidou (AM1983-429), une épreuve dédicacée par Paul Éluard à Max-Pol Fouchet et une épreuve de 1944, signée par Rogi. De cette variante où le poète se tient debout, on ne connaît que ce seul tirage - par ailleurs inédit.
LVMH. 2024. In-4. Broché. Etat d'usage, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 167 PAGES - Nombreuses illustrations couleur, dans et hors texte - une carte sur une planche dépliante - en francais et en anglais. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
EYES N°19, 2024- Le magazine du groupe LVMH- Loewe au diapason du japon- l'alchimie de singapour- portrait de tatsuhi kuroki- louis vuitton a l'americaine- unesco guerlain: portrait de valentine mushimiyimana- Guerlain: portrait de clement renaudet- kenzo: portrait de isabelle rodriguez cahu- DFS: portrait de prashant mahboobani- chandon: portrait de dan buckle directeur de la viticulture et de l'oenologie- tiffany & co: portrait de neo moepi- belmond: maroma, a belmond hotel une oasis au coeur de la riviera maya- DFS: portrait de renee chisolm- chandon: portrait de kaushal khairnar .... /// BERNARD ARNAULT - GAEMPERLE CHANTAL- DE RINCQUESEN VIRGINIE- GARCIN SOPHIE- FREYSS HELENE- ... Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Librairie Nouvelle. 9 Mai 1908. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 24 pages, paginé de 295 à 318 .Illustrées de nombreuses gravures en noir et blanc dans le texte et hors texte. Texte sur 3 colonnes.. . . . Classification Dewey : 70.4-Journalisme, chronique
"Journal hebdomadaire. Sommaire : Société Nationale des Beaux-Arts. La Gandara : Portrait de Mlle Dolley. Lhermitte : La Famille.J.-E. Blanche : Les enfants de M. Saxton Noble. Jean-Jacques Rousseau : Passage du bac à Tywrow (Russie). Léon Couturier : Vieux marin breton. Damoye : Le moulin de Presle. Guillaume : Plaisir austère. Dauchez : Kérambleis. Alphonse Stengelin : Le bain des vaches en Hollande. Jean Béraud : Au Cercle. Brown : Avant la course. Falcou : La vallée de la Seine. Caro-Delvaille : ""Le Paon Blanc"". A. Berthon : Portrait de M. Jules Gauthier. P. Carrier-Belleuse : Cigale. Société des Artistes Français. H. Jacquier : Glorieux bûcher (30 Mars 1814). Aston Knight : Rivière Normande. Georges Lavergne : Portrait de Mme P. M. Cecil Jay : La Cruche de faïence de Delft. De Joncières : Les feuilles d'Automne. Maxime Faivre - Mort de Madame de Lamballe. Frédéric Lauth : Le voile gris. Maxence : Méditation. Albert Maignan : Sous le cèdre. Tony Robert-Fleury : ""Sous la révolution"". Charles Manciet : Portrait de Mme F. M. ... Edmond Petitjean : L'entrée du port à Honfleur. Albert Matigton : ""Rêve de Cigale"". G. Patricot : Portrait de fillette. Depalézieux : Bateau à la côte. Albert Plauzeau : La Pologne. Mascré : Crépuscule d'Automne dans les Alpes. Zwiller : Les Arts vaincus par la Science. Pascau : Les officiants. Galliau : Portrait de Mme J. Ernest Bordes : Portrait de Mlle M de S. Saint Pierre : Au-devant de l'aimé. Joseph Bail : Le Repas du Soir. Mlle Hélène Lavergne : Portrait de Mme P. L... M. Henri Zo : L'arrivée à la Plazza. Marcel Baschet : Portrait de M. Rochefort. Benoit-Lévy : Sur la digue à Volendam. Paul Saïn : Paysage. E. Bourgeois : La Ruine. Edouard Zier : Portrait de la princesse de T... . Maurice Toussaint : Aquarelle. Mlle Lecomte : A la fontaine. Jules Cayron : Portrait de Mme K. R... . A. Guillemet : Le soir. Didier-Pouget : Bruyères en fleurs. Classification Dewey : 70.4-Journalisme, chronique"
Paris Niel, P.G. 1848 Édition originale. Un beau portrait de Catherine de Médicis. À l'origine un portrait du XVIe siècle, il a été reproduit en fac-similé dans «Portraits des personnages français les plus célèbres du XVIe siècle» de Niel, publié en 1848. Un petit blason en relief figure en bas au centre du portrait. Généralement propre, seule la feuille présente une légère marque. Actuellement sous passe-partout. Bien que ce même portrait soit nommé sous plusieurs noms lors de recherches en ligne, cet exemplaire porte le nom de Catherine à l'encre rouge sur le bord supérieur. Dimensions de l'image: 33cm x 23cm. Dimensions du passe-partout/feuille: 50cm x 36cm. Jules Niel, ou Paul-Gabriel-Jules Niel (1800-1872), était bibliothécaire au ministère de l'Intérieur. Un portrait rare.
First edition thus. An attractive portrait of Catherine of Médici. Originally a sixteenth century portrait, it was reproduced in facsimile in Niel's "Portraits des personnages français les plus célèbres du XVIe siècle" published in 1848. To the bottom centre of the portrait is a small embossed crest. Mainly clean, there is a touch of marking to the sheet only. Now under passe partout. Although this same portrait is given several different names in online searches, this copy has Catherine's name in red ink to the top edge. Image is 33cm x 23cm. Passe partout / sheet is 50cm x 36cm. Jules Niel or Paul-Gabriel-Jules Niel (1800-1872) was a librarian at the Ministry of the Interior. A scarce portrait. .
EMAP FRANCE. Novembre 2012. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 186 pages. Nombreuses illustrations en couleurs et noir et blanc dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 770-Photographie
Sommaire : Dossier : les secrets du portrait, Paolo Verzone, Quelle focale pour le portrait ?, Le portrait en profitant des opportunités, Le portrait de Sartre par Cartier-Bresson, Quatre leçons par Jean Turco, Un portrait retouché par un labo pro, Comment je suis devenu strobiste Classification Dewey : 770-Photographie
Musée-Galerie de la Seita. 1985. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 96 pages - nombreuses photos et illustrations en noir et blanc et quelques unes en couleurs dans et hors texte. Texte sur deux colonnes.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Sommaire : Edito par Frédéric Edelmann - Autoportraits par André Fermigier - Faces cachées : la question du portrait en Islam par Gérald Duverdier - Un jeu littéraire : le portrait au XVIIe siècle par Maurice Lever - Morceaux choisis : anthologie poétique de la femme par Jean Baudry - Carnet mondain : portraitistes et littérateurs à la fin du XIXe siècle par Jean Adhémar - Les Jeanne : les mille et un portraits de la pucelle par Régine Pernoud, Véronique Clin - Traits pour traits : portraits et caractères par Jacques Renoux, Pierre Renaud - Entre poire et visage : la caricature par Michel Jouve - Mise en pli : l'art de la grimace par Gérard Mouizel - Identité : portrait de l'individu au XXe siècle par Philippe Boucher - Refaire son portrait par Dr Gilbert Aiach - Sosies par Julie Mily - Portrait robot par Laurent Greilsamer - Joindre portrait : prémices matrimoniales par Nicolas Brasart... Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
LVMH. 2024. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 167 pages - nombreuses photos en couleurs dans et hors texte - texte en anglais et en français.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Sommaire : Portrait de Tatsushi Kuroki - loewe au diapason du Japon - dior, l'art du retail - lvmh recherche, créer la beauté du monde - LVMH l'alchimie de Singapour - Belmond à bord de l'eastern & oriental express - portrait de Kaushal Khairnar - portrait de Dan Buckle - Louis Vuitton régénérer la terre de tous - cloudy bay, héros des îles - portrait de Prashant Mahboobani - portrait de Renee Chisolm - Louis Vuitton à l'américaine - sephora inclusifs par choix - portrait de Wojciech Giec - Repossi la couleur des saphirs - parfums christian dior, le jardin de koro etc. Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
<p><meta charset="utf-8"><span>Qu’est-ce qu’un portrait ? S’il s’agit bien de la représentation d’une personne, la ressemblance physique avec le modèle n’est pas toujours le critère le plus pertinent pour le définir. Cet art a évolué au fil du temps, en particulier les conventions régissant sa réalisation.</span><br><span>Son origine est rapportée par des mythes ou des légendes. Parce qu’ils se réfèrent à l’absence d’une personne ou à sa disparition, ces récits soulignent une fonction essentielle du portrait : garder le souvenir de celui qui n’est plus là, à commencer, pour les chrétiens, par le Christ ou des saints. Ils mettent aussi en avant des croyances, notamment sur son rôle de substitut. L’art funéraire et l’art religieux, relié aux notions de mémoire et célébration, éclairent sur les usages et fonctions du portrait, de la dévotion à la propagande, au désir de pérenniser le souvenir d’un ancêtre. La figure du collectionneur et les théories du portrait complètent cette présentation.</span><br><span>Tous les types de portrait sont déclinés, mais aussi les costumes, accessoires et attributs, la grande variété des techniques, matériaux et supports, ou les sujets, de même que « l’envers » du portrait, envisagé comme punition, ou utilisé pour critiquer, avec la caricature.</span><br><span>Cet ouvrage présente le portrait dans sa diversité, sans se limiter aux œuvres peintes, avec quelques exemples du Proche-Orient antique ou de l’Afrique actuelle. Il est complété par deux index et une bibliographie.</span></p> Paris, 2018 Hazan 333 p., nombreuses illustrations et photographies couleur, broché. 13,5 x 20
Neuf
Cocteau, 1942 Paris, mai 1942 Tirage argentique d'époque (170 x 230 mm). Beau tirage original d'atelier, d'époque, légendé au dos «Jean Cocteau Mai 1942» par le photographe, avec tampons «photo Papillon, 3 passage de l'Union, Inv. 46-07 Paris 7ème».
Le Centre Pompidou conserve une autre remarquable photographie de cette même séance, inventoriée sous le n° AM 2012-6112, mais datée de 1939 ; la mention manuscrite portée sur notre tirage, contemporaine de l'épreuve, invite très probablement à corriger cette datation. Formé par François Kollar, membre de l'AEAR, reporter en Espagne puis portraitiste attitré des éditions Denoël et Steel, André Papillon est un photographe discret, mais à la technique sûre et reconnue. Ce beau portrait livre le poète posant devant la sculpture de ferronnerie figurant un grand oiseau fantastique, que l'on serait tenté de lire, dans l'univers même de Cocteau, comme un coq héraldique - allusion possible au Coq et l'Arlequin - dont la silhouette prolonge comme en négatif le profil même du poète. Très beau tirage. De la collection Max-Pol Fouchet.
Un des 10 sur japon. Frontispice par Picasso Paris, Maurice Sachs, (10 juillet) 1929. 1 vol. (195 x 250 mm) de 191 p., 1, [1] et 1 f. Broché. Édition originale. Portrait en frontispice de Picasso. Un des 10 exemplaires sur japon impérial (n° 12).
Première réunion de ces poèmes de Reverdy, publiés de manière éparse entre 1919 et 1929. À sa disparition, en 1960, seuls Picasso et deux autres de ses amis, Georges Braque et l'éditeur Tériade, furent prévenus de sa disparition le 17 juin. En son hommage, Picasso illustrera le dernier des poèmes du poète Sable mouvant, qui parut de manière posthume en 1966 sous l'égide de Louis Broder.
S.l.n.d. [circa 1977]. Un dessin au feutre noir rehaussé à la gouache sur un feuillet (135 x 230 mm) contrecollé sur une feuille d'Arches (200 x 275 mm). Cabu a dessiné en marge un petit portrait dans une vignette (25 x 55 mm) au crayon bleu, signé. Ce dessin a été utilisé par Régine Deforges pour illustrer la couverture du Françoise Sagan, par Pol Vandromme, édité par Deforges en 1977.
Paris, Gallimard, 1962 et 1966 2 vol. (140 x 210 mm) de 306 et 261 pp. Brochés. Edition originale (pas de grands papiers). Joint : tirage en noir d'un portrait de l'auteur. Rare réunion des deux premiers tirages.
[Paris], novembre 2004. 1 tirage original noir et blanc (300 x 400 mm). Épreuve originale justifiée et signée par le photographe : « Novembre 2004. 1/2, respectueusement. Emmanuel Berry ».
Beau portrait de Jorge Semprun, réalisé dix ans après la parution en septembre 1994 de L'Ecriture ou la vie. Un livre qui aura mis cinquante ans à être conçu : « Il était devenu très clair que j'avais remplacé l'écriture, qui était la mémoire et le passé, par l'aventure politique, qui était nourrie d'espoir et d'avenir, par définition, surtout la politique communiste puisqu'elle se propose de changer la société. Alors, il n'y avait rien de plus efficace pour ne pas être lié au passé et se projeter en avant (...). J'ai lu alors Une journée d'Ivan Denissovitch de Soljenitsine. Et quand le livre est paru, je me suis dit : "II faut revenir et tu n'as pas le droit de rester dans cette innocence" » (Entretien de Paul Alliès avec Jorge Semprun, Pôle Sud, n°1, 1994, p.23-34). Ancien élève de Serge Gal, Emmanuel Berry se spécialise tôt dans la photographie en grand format et le laboratoire noir et blanc ; il rencontre en 1992 Robert Frank, et participe auprès de lui à la réalisation et au montage de plusieurs courts métrages. Il reçoit en 1994 le prix Ilford.
Portrait signé par René Lacoste [Wimbledon, 1927]. 1 tirage (115 x 170 mm) dans l'encadrement (280 x 335 mm) monté sur carton, floqué du logo Lacoste. Signé par René Lacoste à l'encre noire.
René Lacoste, l'un des « Quatre Mousquetaires » du tennis français avec Henri Cochet, Jean Borotra et Jacques Brugnon, a remporté la Coupe Davis pour la France en 1927 et 1928. Sur le plan individuel, il a remporté à trois reprises les Internationaux de France de tennis (1925, 1927, 1929), deux fois le tournoi de Wimbledon (1925, 1928) et deux fois l'US Open (1926, 1927). Il fut désigné meilleur joueur du monde en 1926 et 1927. René Lacoste est évidemment connu pour ses activités d'industriel, et particulièrement pour la marque de textile portant son nom dont le logo est un crocodile. Son surnom, « le crocodile », the Alligotor, lui fut attribué par la presse américaine, à la suite d'un pari qu'il aurait fait en 1923 avec Allan Muhr, alors capitaine de l'équipe de Coupe Davis, à Boston. Lacoste aurait craqué sur une superbe malle en alligator dans la vitrine d'une boutique. Allan Muhr, voyant l'intérêt de acoste pour cet objet lui aurait proposé ce pari : s'il remporte un match décisif, la malle est à lui. Le match fut perdu, mais l'anecdote du pari remonta jusqu'à un journaliste qui décida de surnommer Lacoste The Alligator, ce qualificatif rappelant aussi qu'il était un joueur tenace « qui ne lâchait jamais sa proie ». S'inspirant du surnom donné à Lacoste, Robert George dessine alors un crocodile, qu'il fait broder en 46 couleurs sur le blazer blanc que porte en avant match Lacoste, au niveau de la poche. Cette photographie, prise à Wimbledon en 1927, est l'un des plus célèbres du joueur arborant ce fameux blazer. Six ans plus tard, après avoir mis un terme à sa carrière, il lance avec André Gillier, le leader de la bonneterie française, la marque Lacoste, une collection de polos principalement destinée aux joueurs de tennis et aux golfeurs. Habitués à porter une chemise aristocratique à manches, les joueurs de tennis vont rapidement se laisser convaincre par le caractère à la fois sportif et élégant de ces nouvelles tenues. Ce logo à usage personnel devient vite le symbole de la marque. Le logo varie selon les tailles et couleurs avant que Lacoste ne tranche pour un petit crocodile vert à écailles blanches, gueule ouverte et rouge. Qui ne connaîtra aucune variation jusqu'en 2011, où le logo subit une légère refonte.
Paris, A la Librairie des Bibliophiles et chez Rapilly, 1875-1877. 4 volumes 310 x 240 mm, (1) f. blanc, (3) ff., portrait gravé en frontispice, 66-(2) pp. + (1) f. blanc, (3) ff., reproduction héliographique, d'après le procédé Durand, d'une des planches les plus rares de l'oeuvre en frontispice, 75-(1) pp. + (3) ff., 127-(1) pp., portrait gravé à l'eau-forte en frontispice + (3) ff., 123-(1) pp., portrait gravé à l'eau-forte en frontispice. Reliure demi-maroquin, tranche sup. dorée, très bel état, les couvertures sont conservées, vol. 1 : décharge du portrait gravé sur page de titre, couvertures légèrement empoussiérées. Tirage à 475/500 exemplaires numérotés, 1 des 450 exemplaires numérotés sur papier vergé. Très bel exemplaire.