Exemplaire à toutes marges, très pur, conservé dans sa brochure bleue d’éditeur, condition d’exception. Paris, chez Maradan (de l’Imprimerie des Sourd-muets), 1808. In-8 de xvi pp., 287, (1) p. d’errata. Conservé broché tel que paru sous couverture de papier bleu, étiquette imprimée sur le dos, non coupé à l’exception des premier et dernier cahiers, non rogné. Brochure de l’époque, condition des moins communes. 213 x 140 mm.
Rare édition originale de l’un des grands textes de la modernité, l’un des plus importants de l’Abbé Grégoire (1750-1831), imprimé à Paris sous le Premier Empire, en l’année 1808. « Figure emblématique de la Révolution française ; l’Abbé Grégoire se rallia au Tiers état et, à l’Assemblée Constituante, réclama non seulement l’abolition totale des privilèges et de l’esclavage mais prôna aussi le suffrage universel. Cet ouvrage, souvent cité comme référence par les auteurs étrangers est le fruit de longues années de recherches, il porte également trace de nombreuses ambiguïtés, qui tiennent au statut de Grégoire sous l’Empire ; portant le titre honorifique de sénateur il n’en est pas moins en désaccord avec pratiquement toutes les orientations du régime. L’ouvrage est un manifeste contre le rétablissement de l’esclavage et de la traite négrière, mais il est aussi un gage de la fidélité aux combats abolitionnistes menés au sein des deux Sociétés des Amis des Noirs. Le fondement philosophique de la position de Grégoire est l'unité du genre humain, qui lui permet de concilier la proclamation révolutionnaire des droits de l'homme et le message évangélique. En ces temps de censure impériale, l’ouvrage reçut un accueil discret, mais provoqua surtout des ripostes indignées du parti colonial, alors bien en cour qui le présenta comme un manifeste du nigrophilisme, un néologisme alors extrêmement péjoratif. » (B. Gainot). Le livre « De la littérature des Nègres » est dédié « à tous les hommes courageux qui ont plaidé la cause des malheureux noirs et sang-mêlé, soit par leurs ouvrages, soit par leurs discours dans les assemblées politiques, pour l’abolition de la traite, le soulagement et la liberté des esclaves ». Deux cent soixante et onze personnes sont expressément mentionnées, dont la moitié sont des Anglais, le quart des Français, les nationalités restantes étant, dans l’ordre, des Américains, des Allemands, des Danois, des Suédois, des Hollandais, des Italiens, et un Espagnol. Les huit « nègres et sang-mêlés » font l'objet de rubriques particulières, plus détaillées. Le contexte n’est guère favorable à une publication épousant la cause des Noirs : rétablissement de l’esclavage en 1802, législation consulaire discriminatoire à l’égard des gens de couleur. En 1807, une enquête de police recense toutes les personnes de couleur établies en métropole, afin de les soumettre à un projet d’enrôlement militaire. Une loi du 3 juillet 1802 interdisait l’entrée des Noirs et des hommes de couleur sur le territoire métropolitain… Plus récemment, Aimé Césaire s’exprimait ainsi : « Trop fortes sont ses convictions, trop ardente sa passion de la justice, trop vibrante sa pitié pour les faibles et les innocents, pour que Grégoire louvoie et épargne... Je n’en veux pour exemple que la page extraordinaire qui termine l’ouvrage qu’il écrivit en 1808 : “De la littérature des Nègres”, page d’un lyrisme échevelé que je voudrais lire à chaque colonialiste, à chaque raciste, à chaque lyncheur de Nègres, à chaque brûleur de juifs : Des hommes qui ne consultent que leur bon sens, et qui n'ont pas suivi les discussions relatives aux colonies, douteront peut-être qu’on ait pu ravaler les Nègres au rang de brutes, et mettre en problème leur capacité intellectuelle et morale. Cependant cette doctrine, aussi absurde qu’abominable, est insinuée ou professée dans une foule d’écrits. Sans contredit les Nègres, en général, joignent à l’ignorance des préjugés ridicules… Français, Anglais, Hollandais, que seriez-vous, si vous aviez été placés dans les mêmes circonstances ? Je maintiens que parmi les erreurs les plus stupides, et les crimes les plus hideux, il n’en est pas un que vous ayez le droit de leur reprocher. Mais si les Nègres, brisant leurs fers, venaient, (ce qu’à Dieu ne plaise), sur les côtes européennes, arracher des Blancs des deux sexes à leurs familles, les enchaîner, les conduire en Afrique, les marquer d’un fer rouge ; si ces Blancs volés, vendus, achetés par le crime, placés sous la surveillance de ‘géreurs’ impitoyables, étaient sans relâche forcés, à coups de fouet, au travail, sous un climat funeste à leur santé, où ils n’auraient pas d’autre consolation à la fin de chaque jour que d’avoir fait un pas de plus vers le tombeau… Si blasphémant la Divinité, les Noirs prétendaient faire intervenir le Ciel pour prêcher aux Blancs l’obéissance passive et la résignation ; si des pamphlétaires cupides et gagés imprimaient que l’on exerce contre les Blancs révoltés, rebelles, de justes représailles, et que d’ailleurs les esclaves blancs sont heureux, plus heureux que les paysans au sein de l’Afrique… Quels cris d'horreur retentiraient dans nos contrées ! Européens, prenez l’inverse de cette hypothèse et voyez ce que vous êtes ! Depuis trois siècles, les tigres et les panthères sont moins redoutables que vous pour l’Afrique. Depuis trois siècles, l’Europe, qui se dit chrétienne et civilisée, torture sans pitié, sans relâche, en Amérique et en Afrique, des peuples qu’elle appelle sauvage et barbares. Elle a porté chez eux la crapule, la désolation et l’oubli de tous les sentiments de la nature pour se procurer de l’indigo, du sucre, du café. Puissent les nations européennes expier enfin leurs crimes envers les Africains ! Puissent les Africains goûter enfin la liberté et le bonheur ! Dût-on ici-bas n’avoir que rêvé ces avantages pour soi-même, il est du moins consolant d’emporter au tombeau la certitude qu’on a travaillé de toutes ses forces à la procurer aux autres. » (« De la littérature des Nègres » reprise par Aimé Césaire, Paris, 2005). Précieux, bel et rarissime exemplaire préservé tel que paru, à toutes marges, avec de nombreux témoins, non coupé, dans sa brochure bleue d’éditeur en très bon état de conservation. Cette édition originale au retentissement international est un puissant et distingué marqueur culturel des principales bibliothèques contemporaines auxquelles elle manque généralement tant elle est peu commune.
Paris, Audot libraire éditeur, 1838 (titre) [Paris, Engelmann et Cie, 1835]. 1835 2 vol. in-folio (555 x 370 mm.) de I. [1] f de titre de papier jaune, 48 pp. de texte (Paysages, 1e division), 30 pl ; 34 pp. de texte (Portraits et Costumes, 2e division), 20 pl [erreurs de numérotation rectifiées au crayon, pl 12 à 15 reliées à lenvers], [1] f de 4éme de couverture de papier jaune. II. [1] f de titre de papier jaune, 51 pp. (Moeurs et Usages des Indiens, 3e division), 30 pl ; 32 pp (Moeurs et Usages des Nègres, 4e division), 20 pl., [1] f de 4éme de couverture de papier jaune. (Rousseurs prononcées aux ff de texte et aux pl 15, 20, 21 de la div.1, aux pl 5, 11, 12, 13, 15, 16 de la div. 2, aux pl 11, 12, 27 de la div. 3, aux pl 14, 15, 20 de la div.4, quelques traces de mouillures en marginales, corps douvrage à toutes marges, entièrement non rogné). Demi maroquin rouge d'époque, dos lisse, titre de maroquin noir, plats recouverts de papier marbré, couvertures éditeur de livraison utilisées comme titres dans chaque volume. (décolorations et griffures sur les plats, coiffes et coins habilement restaurés).
Unique édition en français d'une des plus belles descriptions du Brésil, aussi recherchée pour sa rareté que pour les 100 superbes lithographies hors-texte, ouvrage publié par léditeur Engelmann et Cie en 1835, un des rares exemplaires vendus par le libraire Audot avec son titre imprimé en 1838. Johann Moritz (ou Maurice ou João Maurício) Rugendas, fils d'une famille d'horlogers, de peintres, dessinateurs et graveurs intallés à Augsbourg en Bavière, nait en 1802. Il apprend le dessin avec son père, directeur de l'école de dessin de cette ville, puis il devient pensionnaire chez Albrecht Adam à Munich, où il étudie aussi sous la direction de Lorenzo Quaglio. On a de lui des dessins et des lithographies exécutés avant ses vingt ans. En 1821, il obtient un contrat de dessinateur pour l'expédition d'exploration organisée par G. Langsdorff au Brésil, qui arrive à Rio de Janeiro en mars 1822. Un grand voyage dans l'intérieur est prévu, mais les événements politiques qui vont aboutir à l'indépendance du Brésil empêchent le départ, et le jeune Rugendas se détache du groupe en octobre, poursuivant ses projets personnels. Cependant, lorsqu'en mai 1824, l'expédition part enfin pour le Minas, il se joint à elle, mais le 1er novembre, il la quitte définitivement après des démélés avec Langsdorff. L'itinéraire de Rugendas au Brésil n'est pas connu hors des périodes où il suivait l'expédition Langsdorff. Il n'a pas laissé de journal et ce qui reste de sa correspondance donne peu d'information. Selon les archives, Rugendas arrive par voie de terre à Rio le 29 mars 1825, après cinq mois de voyage solitaire. Il en part pour Bahia le 4 juin. Il reste dans cette région du 15 juin au 3 août, avant de s'embarquer pour l'Europe. En 1827 commence la publication de son "Voyage Pittoresque dans le Brésil" à Paris, chez Godefroy Engelmann, pionnier alsacien de la lithographie. Il est prévu vingt livraisons trimestrielles de cinq planches lithographiées in-folio (54x34 cm), accompagnées d'un texte en allemand ou de sa traduction française (par M. Golbery). Mais la publication prend du retard, et les dernières livraisons n'arrivent qu'en 1835. Rugendas repart pour l'Amérique espagnole en 1831. Les somptueuses planches qui illustrent l'ouvrage ont été gravées par Deroi,V. Adam, J. David, Vattier daprès les compositions exécutées sur place par Rugendas. Il comprend finalement quatre parties : paysages, portraits et costumes, murs et usages des Indiens, murs et usages des nègres. Traduit en portugais par Sergio Milliet, le livre ne sera publié au Brésil quen 1940 et ensuite réédité plusieurs fois. Parmi les livres illustrés sur le Brésil qui ont été publiés au 19e siècle, il faut souligner la qualité exceptionnelle de l'oeuvre graphique de Rugendas, ainsi que l'originalité de ses points de vue, y compris dans le commentaire. Peu nombreux furent ceux qui, à l'époque, trouvèrent le peuple, y compris et principalement les Noirs, au Brésil, autant ou plus intéressant que la haute société, la nature ou les "sauvages". Quelques lignes du texte du quatrième cahier concernent la "capoeira", dans la quatrième division du livre, "Usages et coutumes des Nègres". La planche 18 de cette division s'intitule :"Jogar Capoeira ou danse de la guerre" (16e livraison, avril 1835). Un autre dessin intéressant se trouve dans la première division, "Paysages". C'est un détail de la planche 27 intitulée "San-Salvador", une vue de la ville depuis la presqu'île d'Itapagipe, entre l'église de Boa Viagem et le fort du Monte Serrat (19e livraison, juillet 1835). Au premier plan, quatre Noirs d'un groupe de neuf sont représentés dans des postures qui rappellent celles de la capoeira. Notre exemplaire fait partie des rares vendus par léditeur parisien en livraisons en 1838, chaque volume a été relié à toutes marges avec pour titre une couverture de livraison intitulée « Voyage pittoresque au Brésil » et in-fine le quatrième de couverture indiquant les conditions de la souscription. Exemplaire bien complet et conservé dans sa reliure dorigine et non rogné. Borba de Moraes, 754 ; Sabin, 73935. 2 vol in-folio (555 x 370 mm) of I. [1] f yellow paper title page, 48 pp. of text (Landscapes, 1st division), 30 plates; 34 pp. of text (Portraits and Costumes, 2nd division), 20 plates [numbering errors corrected in pencil, plates 12 to 15 bound upside down], [1] f of yellow paper back cover. II. [1] f yellow paper title page, 51 pp. (Mores and Customs of the Indians, 3rd division), 30 pl; 32 pp (Mores and Customs of the Negroes, 4th division), 20 pl., [1] f yellow paper back cover. (Pronounced foxing on text pages and plates 15, 20, 21 of div. 1, plates 5, 11, 12, 13, 15, 16 of div. 2, on pl. 11, 12, 27 of div. 3, on pl. 14, 15, 20 of div. 4, some traces of water damage in the margins, body of the work with all margins, entirely untrimmed). Contemporary red half morocco, smooth spine, black morocco title, marbled paper-covered boards, publisher's delivery covers used as titles in each volume. (discoloration and scratches on the boards, caps and corners skillfully restored). The only French edition of one of the most beautiful descriptions of Brazil, sought after both for its rarity and for its 100 superb lithographs, published by Engelmann et Cie in 1835, one of the few copies sold by the bookseller Audot with its title printed in 1838. Johann Moritz (or Maurice or João Maurício) Rugendas, son of a family of watchmakers, painters, draftsmen, and engravers based in Augsburg, Bavaria, was born in 1802. He learned to draw with his father, director of the city's drawing school, then became a boarder at Albrecht Adam's in Munich, where he also studied under Lorenzo Quaglio. We have drawings and lithographs by him dating from before he was twenty. In 1821, he obtained a contract as a draftsman for the expedition organized by G. Langsdorff to Brazil, which arrived in Rio de Janeiro in March 1822. A long journey into the interior was planned, but the political events that led to Brazil's independence prevented the expedition from setting off, and the young Rugendas left the group in October to pursue his own projects. However, when the expedition finally left for Minas in May 1824, he joined it, but on November 1, he left it for good after a falling out with Langsdorff. Rugendas' itinerary in Brazil is unknown except for the periods when he was following the Langsdorff expedition. He left no journal, and what remains of his correspondence provides little information. According to the archives, Rugendas arrived in Rio by land on March 29, 1825, after five months of traveling alone. He left for Bahia on June 4. He remained in that region from June 15 to August 3, before embarking for Europe. In 1827, his Voyage Pittoresque dans le Brésil (Picturesque Journey through Brazil) began to be published in Paris by Godefroy Engelmann, an Alsatian pioneer of lithography. Twenty quarterly installments of five lithographed folio plates (54x34 cm) were planned, accompanied by a text in German or its French translation (by M. Golbery). But publication was delayed, and the last installments did not arrive until 1835. Rugendas left for Spanish America again in 1831. The sumptuous plates illustrating the work were engraved by Deroi, V. Adam, J. David, and Vattier based on compositions executed on site by Rugendas. It ultimately comprises four parts: landscapes, portraits and costumes, customs and traditions of the Indians, and customs and traditions of the Negroes. Translated into Portuguese by Sergio Milliet, the book was not published in Brazil until 1940 and was subsequently reprinted several times. Among the illustrated books on Brazil published in the 19th century, Rugendas' graphic work stands out for its exceptional quality and originality of perspective, including in the commentary. Few people at the time found the people of Brazil, including and especially the Black population, as interesting as high society, nature, or the savages. A few lines of text in the fourth notebook concern capoeira in the fourth section of the book, Usages and Customs of Negroes. Plate 18 in this section is entitled Jogar Capoeira or Dance of War (16th installment, April 1835). Another interesting drawing can be found in the first section, Landscapes. It is a detail from plate 27 entitled San-Salvador, a view of the city from the Itapagipe peninsula, between the church of Boa Viagem and the fort of Monte Serrat (19th installment, July 1835). In the foreground, four Black men from a group of nine are depicted in poses reminiscent of capoeira. Our copy is one of the few sold by the Parisian publisher in installments in 1838. Each volume has been bound with full margins and features a delivery cover entitled Voyage pittoresque au Brésil (Picturesque Journey to Brazil) and, at the end, the back cover indicating the subscription conditions. This copy is complete and preserved in its original binding and untrimmed. Borba de Moraes, 754; Sabin, 73935.
L'Arbalète, Marc Barbezat, Décines 1958. 1 volume in-8 (205 x 155 mm), 154 pages, broché sous couverture à rabats titrée de la main de Jean Genet et lithographiée par Mourlot. ÉDITION ORIGINALE de la pièce de Jean Genet. 1 DES 35 EXEMPLAIRES NUMÉROTÉS SUR JAPON NACRÉ, premier papier. Celui-ci n° IV à l'état de neuf, entièrement non coupé, habillé du papier cristal translucide de l'éditeur. Volume in-octavo. Original wrappers lithographied in black after the original Jean Genet hand-writing. First edition, first printing. This is 1 of just 35 printed on Japon nacré (n° IV). An untouched and uncut copy. Pristine condition clothed with the Barbezat's usual glassine paper.
Très bel exemplaire sur Japon, à l'état de neuf. Présentation de l'œuvre : Autour de l'année 1955 Raymond Rouleau suggéra à Jean Genet d’écrire une pièce qui serait jouée essentiellement par des comédiens de couleur. L’idée parut intéressante à l’auteur encore qu’il se demandait : « Mais qu’est-ce qu’un Noir ? ». Souhaitant répondre à cette question, Genet se mit au travail et imagina un procès au cours duquel des notables de race blanche seraient jugés par des Noirs. La pièce achevée, Raymond Rouleau voulut la mettre en scène. Malheureusement dans l’impossibilité de réunir une distribution adéquate, il dut renoncer. Genet profita de ce contretemps pour retravailler son texte. En 1957, quelques jeunes comédiens noirs, élèves du Centre Dramatique de Paris, avaient l’intention de se réunir pour monter une compagnie théâtrale : Les Griots, dont le but était de promouvoir la littérature et le théâtre africains. Ils demandèrent à Roger Blin de les faire travailler. L’occasion était belle de leur soumettre la pièce de Jean Genet, dans sa version définitive. Le travail de répétitions dura six mois. Certains comédiens étaient martiniquais, haïtiens, d’autres camerounais, d’autres guinéens et guyanais, il fallait uniformiser les accents. De plus, pour les Noirs interprétant des Blancs, le port du masque était indispensable, les comédiens devaient donc se familiariser avec cet accessoire… Les Nègres furent joués très peu de temps après le voyage du Général de Gaulle en Afrique du Nord, annonçant l’indépendance du pays. Dans ce contexte, le spectacle devrait avoir un impact violent sur le public et ne manquerait pas de choquer nombreux spectateurs. Roger Blin s’attendait au pire. Lui même jugeait «la pièce très méchante et plus que de la sympathie qu’éprouve Jean Genet pour les Noirs ou pour toutes les catégories de gens opprimés, il s’agit là d’une critique en règle de toutes les valeurs blanches, d’une mise en boîte de l’histoire de France». Comme prévu, la première représentation fut houleuse. Se sentant agressé en tant que Blanc, Eugène Ionesco sortit au milieu du spectacle. Si de nombreuses critiques furent détestables, elles n’eurent qu’une faible influence sur le public. La salle fut complète jusqu’en juillet 1960. On venait voir Les Nègres par curiosité. Comme le reste du public, certains ressortissants noirs qui travaillaient en France et qui, pour la plupart, avaient des revendications à formuler, trouvaient néanmoins que l’auteur avait dépassé les bornes (G. Latour)
Hachette. 24 juin 1905. In-12. Broché. Bon état, Livré sans Couverture, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 12 pages environ illustrées de gravures en noir et blanc. Paginées de 290 à 300. Une livraison.. . . . Classification Dewey : 70.4412-Le journal des voyages
le problème de la civilisation des nègres - l'institut Hampton en Virginie - la vie de Booker T. Washington - l'écoel professionnelle de Tuskegee en Alabama - conciliateurs et agitateurs - le vote des nègres et la casuistique de la Constitution , avec gravures dans le texte : école maternelle de Hampton accueillant de petits enfants noirs, cour de travail manuel, Booker T. Washinton leader de l'éducation des nègres aux Etats Unis dans son costume universitaire, à l'institut Hampton: cour sde maçonnerie, d'électricité, cours de laiterie le cours de menuiserie. Photo pleine page: salut au drapeau exécuté par les enfants noirs de l'institut Hampton. Autres photos dans le texte à l'institut hampton: cours de chimie, basket-ball dans la cour, cours de cosmographie, cours de botanique et cours de mécanique. Classification Dewey : 70.4412-Le journal des voyages
Imp. de l'Indépendant. 1963. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 96 pages. Relié par deux agraffes.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
"Sommaire : Le Trompe-l""oeil de la consolidation : de l'O.A.S au Conclave par Maurice Bardèche - Nos intellectuels sont-ils des imbéciles ? par François d'Orcival - Les nègres partout, vivent les nègres par Pierre Hostfetter - Vers une dictature de l'O.N.U ? par Major R.H. Williams - etc. Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues"
L'Arbalète, Marc Barbezat, Décines 1958. 1 volume in-8 (205 x 155 mm), 154 pages, broché sous couverture à rabats titrée de la main de Jean Genet et lithographiée par Mourlot. ÉDITION ORIGINALE de la pièce de Jean Genet. 1 DES 3200 EXEMPLAIRES NUMÉROTÉS SUR PAPIER VÉLIN DE LANA. Second papier après 35 ex. sur Japon nacré . Celui-ci n° 60 à l'état de neuf, entièrement non coupé, habillé du papier cristal translucide de l'éditeur. Volume in-octavo. Original wrappers lithographied in black after the original Jean Genet hand-writing. First edition, first printing. This is 1 of just 3200 printed on vélin de Lana (numbered 60). An untouched and uncut copy. Pristine condition clothed with the Barbezat's usual glassine paper.
Très bel exemplaire sur Lana, à l'état de neuf, habillé du papier cristal translucide de l'éditeur. Présentation de l'œuvre : Autour de l'année 1955 Raymond Rouleau suggéra à Jean Genet d’écrire une pièce qui serait jouée essentiellement par des comédiens de couleur. L’idée parut intéressante à l’auteur encore qu’il se demandait : « Mais qu’est-ce qu’un Noir ? ». Souhaitant répondre à cette question, Genet se mit au travail et imagina un procès au cours duquel des notables de race blanche seraient jugés par des Noirs. La pièce achevée, Raymond Rouleau voulut la mettre en scène. Malheureusement dans l’impossibilité de réunir une distribution adéquate, il dut renoncer. Genet profita de ce contretemps pour retravailler son texte. En 1957, quelques jeunes comédiens noirs, élèves du Centre Dramatique de Paris, avaient l’intention de se réunir pour monter une compagnie théâtrale : Les Griots, dont le but était de promouvoir la littérature et le théâtre africains. Ils demandèrent à Roger Blin de les faire travailler. L’occasion était belle de leur soumettre la pièce de Jean Genet, dans sa version définitive. Le travail de répétitions dura six mois. Certains comédiens étaient martiniquais, haïtiens, d’autres camerounais, d’autres guinéens et guyanais, il fallait uniformiser les accents. De plus, pour les Noirs interprétant des Blancs, le port du masque était indispensable, les comédiens devaient donc se familiariser avec cet accessoire… Les Nègres furent joués très peu de temps après le voyage du Général de Gaulle en Afrique du Nord, annonçant l’indépendance du pays. Dans ce contexte, le spectacle devrait avoir un impact violent sur le public et ne manquerait pas de choquer nombreux spectateurs. Roger Blin s’attendait au pire. Lui même jugeait «la pièce très méchante et plus que de la sympathie qu’éprouve Jean Genet pour les Noirs ou pour toutes les catégories de gens opprimés, il s’agit là d’une critique en règle de toutes les valeurs blanches, d’une mise en boîte de l’histoire de France». Comme prévu, la première représentation fut houleuse. Se sentant agressé en tant que Blanc, Eugène Ionesco sortit au milieu du spectacle. Si de nombreuses critiques furent détestables, elles n’eurent qu’une faible influence sur le public. La salle fut complète jusqu’en juillet 1960. On venait voir Les Nègres par curiosité. Comme le reste du public, certains ressortissants noirs qui travaillaient en France et qui, pour la plupart, avaient des revendications à formuler, trouvaient néanmoins que l’auteur avait dépassé les bornes (G. Latour)
Paris : De l'Imprimerie de Hautbout l'aîné, l'an V [1797]. In-12, veau blond, dos lisse orné, tranches rouges (reliure de l'époque). Manques à la coiffe de tête, coins émoussés, trou de ver à un mors. Édition originale de la traduction française de cette relation de voyage en Afrique composée de 8 lettres dans lesquelles l'auteur abordera les différents aspects de la Sierra Leone et notamment la traite des noirs.
Ces lettres sont suivies d'une « Note du traducteur sur la traite des nègres », indiquant en ces termes : « En finissant cette lettre où les sophismes les plus absurdes sont employés à justifier le plus immoral de tous les trafics, je ne puis dissimuler que plus d'une fois l'indignation m'a fait jeter la plume ». À la suite décrivant une « Notice historique Sur la nouvelle colonie de Sierra-Leone par le citoyen Grégoire » et un « Extrait d'une lettre particulière sur la nouvelle colonie de Sierra-Leone, et sur les manœuvres des marchands d'esclaves pour détruire l'établissement ». L'édition est illustrée d'une planche représentant une « vue de la rivière de Sierra-Leone et du Rivage Nord […] prise de la montagne St-George, où fut formé l'établissement de nègres libres en 1787 »
Delhomme et Briguet - Librairie de Firmin-Didot et Cie. 1887. In-8. Broché. Etat passable, Plats abîmés, Dos abîmé, Quelques rousseurs. 230 + 142 pages (toute fin de l'ouvrage manquant). Illustré de nombreuses gravures en noir et blanc dans et hors texte. Manques sur le dos. 2e plat manquant. Fichette annotée de prix (Institution Saint-Joseph, 1895) et annotations au crayon bleu en page de garde.. . . . Classification Dewey : 910.41-Tours du monde
Aspect des régions du Pôle Nord. Les tourmentes de la neige. La nuit polaire. Aurores boréales. Le Groënland, etc. Au pays des Nègres. L'esclavage. Les marchés d'esclaves. Supplices et sacrifices humains. Les 'Coutumes' du Dahomey. L'anthropophagie africaine. Nègres et Noirs. Condition de la femme. Les sorciers blanc, etc. Classification Dewey : 910.41-Tours du monde
Au bureau du journal. 6 février 1864. In-Folio. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 16 pages environ illustrées de nombreuses gravures en noir et blanc - Paginées de 82 à 96. . . . Classification Dewey : 70.4417-L'illustration / Figaro salon
SOMMAIRE : Revue politique de la semaine. — Incendie de l’église de la Compagnie, à Santiago. — Correspondance de Danemark. — Courrier de Paris. — Le foyer perdu (nouvelle). — Chronique musicale. — Les nègres de l’armée fedérale. — Revue littéraire. — Gazette du Palais.— Les freres Schla-gintweit et leur voyage dans l’Inde. — Banquet offert, à Marseille, à M. LucYireceveur général des Bouches-du-Rhône.—Bal donné,à Marseille, par M. le sénateur chargé de l’administration des Bouches-du-Rhône.Gravures : Le général de Meza, général en chel de l’armée danoise, etson état-major. — Vue de la ville de Rendsborg ( Slesvig-Holstein). — Les troupes autrichi(nnes passant l’Elbe, près de Hambourg. — Les nègres de l’armée fédérale (li gravures j.—Les frères Schlagintweit et leur voyage dans l'Inde (6 gravures). —Banquet offert, à Marseille, à M. Lucy. — Fête donuée par M. le sénateur de Maupas, à Marseille. — Échecs. — Rébus. Classification Dewey : 70.4417-L'illustration / Figaro salon
Decines (Rhône), Marc Berbezat, L'Arbalète, 1967. Volume in-12, broché, 190 pages, couverture illustrée pelliculée. 33 photographies hors-texte imprimées en noir sur papier glacé. Exemplaire sur Alfa bouffant
Exemplaire non coupé. Parfait état.
Les sables d'Olonne les jeunes et le monde face à face 1974 - 1 vol. In-8 - Broché - couverture illustrée - 138pp - bon état.
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Paris Mackar et Noël 1849 br. in-4, titre, 16pp.,
La France musicale « Qui ne connaît La Bamboula ? Cette danse spectaculaire et excitante qui incarne les émotions nègres ? Joyeux ou triste, plaintif, amoureux, jaloux, solitaire, fatigué ou le coeur plein de rancune, le nègre oublie tout en dansant la “Bamboula”. C’est un chef-d’œuvre… »Ecrit à Clermont sur l'Oise c'est la première des trois pièces de la Louisiana Creole suite. Dédié "à sa Majesté Isabelle II, Reine des Espagnes".
Paris Chez Masson et fils 1822 à Paris, chez Masson et fils, libraires, 1822., (1 bl), VIII, 440p, (2 bl). In-8, demi veau glacé, pièce de titre, mord supérieur faible, tranche marbrée, dos plat orné de filets -
Réunion de deux des plus importants textes de Condorcet, "Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain" paru précédemment en 1793 et "Réflexions sur l'esclavage des nègres" paru en 1781. Fervent abolitionniste, Condorcet publie très tôt en 1781 ce texte fameux défendant le droit des noirs et plaidant l'abolition. Il publiera également en 1789 " Au corps électoral sur l'esclavage des noirs".
[Bruxelles], Mouvement Art Libre / Transédition & MJS (Marc Dachy éditeur), 1993. Feuille de papier Grandmonde de 100 x 70 cm pliée pour former un livre de 21 x 17,5 cm sous coffret toilé illustré par l'artiste. Bon état. Livre imprimé à soixante dix-sept exemplaires numérotés et signés du monogramme de l'artiste, le nôtre portant le numéro 69. Chaque exemplaire du livre est unique : les 20 dessins de Macha Poynder sont imprimés sur des journaux en caractères asiatiques rapportés de New York, découpés et collés sur la feuille.
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1 vol. in-8 br., Présence Africaine, Paris, 1967, 299 pp. et LXXXIX planches hors texte
Bon état (qq. rouss. sur couv.) pour l'édition originale de cet ouvrage aussi célèbre que controversé, publié plus de 10 ans après "Nations nègres et culture".
Auteur : Federico Garcia Lorca Titre : Les Nègres (Texte espagnol & traduction par Guy Lévis Mano) Édition : Guy Lévis Mano (GLM), Paris, 1946 Tirage : Édition originale de la traduction. Exemplaire n° 59 faisant partie des 495 sur vélin du Marais (après 30 Hollande). Reliure : Broché avec couverture à rabats de l'éditeur. Dimensions : 19,4 x 25,5 cm État : Bel exemplaire, non coupé, intérieur frais, couverture bien conservée par son papier cristal. Papier cristal jauni et déchiré à plusieurs endroits surtout au niveau du dos. Nombre de pages : 31 pages.
L'Arbalète/Marc Barbezat, 1967, 159 pp., broché, sur bouffant alfa, photographies d'Ernest Scheidegger, un peu défraîchie, dos un peu écrasé, état correct.
Napoléon Chaix | Paris 1856 | 15.4 x 24.3 cm | 2 volumes reliés
Très rare édition originale illustrée de 2 frontispices, de 18 planches ainsi que d'1 tableau d'1 carte dépliante en fin du second volume. Rousseurs éparses. Reliures en demi chagrin noir, dos lisses orné de filets et fleurons à froid, noms dorés en queues des dos qui comportent quelques frottements, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, légères éraflures sur les coins, tranches mouchetées, reliures de l'époque. Né à Versailles en 1809, Anne Jean-Baptiste Raffenel entra, dès 1825, dans l'administration de la Marine. Après avoir effectué plusieurs navigations, notamment en Afrique, aux Antilles et aux États-Unis, il fut affecté au Sénégal et explora, à partir de 1843, la rivière de la Falémé ainsi que les pays du Bondou et du Bambouck. Le résultat de cette expédition fut publié en 1846 sous le titre Voyage dans l'Afrique occidentale (1 vol. in-8 et 1 atlas in-4). La même année, le ministère de la Marine confie à Raffenel une mission plus ambitieuse, consistant à traverser le continent africain d'ouest en est, du Sénégal jusqu'à l'Égypte en passant par les sources du Nil. Muni d'instructions détaillées de l'Académie des sciences et doté d'une importante subvention, il parvient, en 1847, dans le bassin supérieur du Sénégal, parcourt le Kaarta sur la rive droite du fleuve, mais se voit interdire par El-Hadj Omar l'accès au Niger. Parvenu aux limites du Ségo, il est trahi par ses guides et livré aux Bambaras qui le retiennent prisonnier durant huit mois. Le retour en France a lieu en juin 1848. Pendant sa captivité, il avait rassemblé les matériaux de son Nouveau voyage dans le pays des Nègres : "Non seulement cette relation renferme un tableau complet de l'état social, moral et politique du Soudan occidental, mais elle contient en outre d'utiles réflexions sur les réformes et améliorations à introduire dans le gouvernement du Sénégal" (Hoefer). - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
- Le Club, 2001 Fort Volume au format 12.5 x19cm, reliure pleine toile titrée en doré en creux sous jaquette jaune et noire, bel exemplaire, 1180 pages.Présentation de Jacques Baudou Bibliographie de Jean-Jacques Schléret.
Volume N°6 de la collect°. - Très Bon Etat Mise à jour du Samedi 27 Juin 2026. Paiement PayPal immédiat, Mondial Relay pour : France, Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne (Communiquer votre point ou locker si connu). Une participation supplémentaire peut être demandée pour les colis lourds hors France où les envois compris entre 5 et 25 kg sont dégressifs : 2 à 4 kilogrammes - 7.99 / 5 à 10 kg - 15.99 / 15 -25 kg - 25.99. Certaines de nos collections ( Vian, Céline, Camus (...) peuvent être expédiées en Franco de port. Pour linternational hors Europe (Suisse, Canada, Japon, Etats-Unis, les frais dexpéditions peuvent varier selon le poids (mise à jour : 1 juin 2026).
Paris Chez P. Bertrand, libraire-éditeur 1851 In-8 Broché
EDITION ORIGINALE. 4 planches hors texte, dont une carte du Soudan et différents types de visage d'Afrique. L'ouvrage comprend un « Vocabulaires de plusieurs langues du Soudan », traduisant en francais les dialectes Haoussa, Filani, Courami et Java. 64 pp & 4 pl. - Bien de la présentation du livre de l'auteur "Expédition dans les parties centrales de l'Amérique du sud, de Rio de Janeiro à Lima, et de Lima au Para"( 6pp.) & du catalogue de l'éditeur in fine. >Petits défauts à la couverture verte, mais bon exemplaire en condition d'origine. Bon 0
Marc Barbezat, 1963. PHOTOS SUR DEMANDE
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La Rochelle 1790 une lettre (de 4 pages, une grande feuille pliée en deux) manuscrite à l'encre brune sur les 3 premières page sur papier velin bleuté ligné filigrané, format : 20 centimètres de large x 25,5 centimètres de haut, adresse de la lettre au centre de la 4ème page à l'encre brune : à Mr Louis Admyraud négociant de la Rochelle, Chez Mr Vincent, Rue St Joseph à PARIS, lettre signée SUIDRE , La Rochelle, le 10 Juillet 1790,
le navire Le Bon Père : parti de Rochefort, le 9 Avril 1789, ira d"abord sur la côte d'Angole pour faire provision d'Esclaves Noirs avant d'aller les vendre à SAINT DOMINGUE ou il arrivera en Avril 1790, Là il va vendre les esclaves et recharger en sucres, cotons et caffés pour rentabiliser son voyage de retour à La Rochelle ou il arrtivera en septembre 1790........EXTRAITS DE LA LETTRE : ICI ON NE CROIT PAS A LA GUERRE, CEPENDANT LA FLOTTE ANGLAISE ET CELLE DE HOLLANDE SONT EN MER, DES NOUVELLES FRAICHES DE PORT-AU-PRINCE (SAINT-DOMINGUE), 200 ML DE REMISES (SUR LA VENTE DES NEGRES) ET CHARGEMENT DU SUCRE PAR "LE BON PERE"(NAVIRE NEGRIER), LE RESTANT DU CHARGEMENT SERA DU CAFFE ET DU COTON........."............RARISSIME............en bon état (good condition). en trés bon état
Marc Barbezat. 1963. In-8. Broché. Etat d'usage, Couv. légèrement pliée, Dos plié, Quelques rousseurs. 180 pages, nombreuses planches de photos en noir et blanc - papier jauni, coins frottés, coiffes abimées, annotation à l'encre sur la page de titre.. . . . Classification Dewey : 792-Théâtre
Photos de Ernest Scheidegger. Classification Dewey : 792-Théâtre
P. Bertrand | Paris 1851 | 13.5 x 22 cm | Relié
Edition originale illustrée de 4 planches hors-texte, dont une carte du Soudan. Les planches représentent des types humains ainsi qu'une carte du Soudan, établie "d'après les Nègres esclaves à Bahia". Reliure à la bradel demi chagrin noir, dos lisse orné de deux fleurons dorés, date dorée en queue, plats de papier marbré, couvertures conservées (petit trou sur le second plat), reliure moderne. Naturaliste et explorateur, Francis de Castelnau effectua, de 1843 à 1847, un important voyage d'exploration à travers l'Amérique du Sud, visitant notamment le Pérou et le Brésil. En 1848, il fut nommé consul de France à Bahia. Arrivé dans cette ville, il remarqua que plusieurs esclaves originaires d'Afrique savaient lire et écrire l'arabe et le lybique. En les interrogeant, certains d'entre eux lui parlèrent des Niams-Niams, ou hommes à queue qui existeraient dans une région nommée ici "Soudan", mais correspondant au Nigeria actuel. Castelnau développe ici les renseignements qu'il a pu recueillir sur ce sujet. Il décrit plusieurs tribus originaires du Soudan et représentées parmi les esclaves de Bahia : Nagos, Gèges ou Dahomeys, Gallinhas, Minas, Borgos ou Bargous, Tapas, Angols ou Congos, Haoussas, Filanis ou Foullatahs. Puis il relate les interrogatoires des esclaves de Bahia qui auraient vu ou entendu parler des Niams-Niams, recueillant ainsi de nombreux renseignements ethnographiques et géographiques sur cette région de l'Afrique. Se trouve à fin un vocabulaire de plusieurs langues du Soudan (Haoussa, Filani, Courami, Java). Bel et rare exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
182 PAGES-14,5 CM X 19,5 CM-33 PHOTOGRAPHIES DE ERNEST SCHEIDEGGER-(13B)
MARC BARBEZAT COUVERTURE SOUPLE ETAT TRES BON