Jean de Bonnot Reliure d'éditeur 1967 Seize volumes in-8 (14,5 x 21 cm), reliure d'éditeur pleine peau, décor doré sur le dos et sur les plats, têtes dorées ; très bon état général. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Paris, A. Quantin, Imprimeur-éditeur, 7, rue Saint-Benoit Relié 1880 2 volumes in-8, (12x18.5 cm), reliure d'éditeur, dos titrés, 378 et 397 pages, traduction et notes de Ernest Jaeglé ; tampons sur les pages, usures sur les coiffes, traces sur les plats, état très correct. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Paris, Ponthieu, libraire au Palais-Royal Cartonné 1823 In-8 (13,3 x 20,2 cm), cartonné, xxxiv-372 pages ; coiffes et coins usés, trace d'humidité sur les dernières pages, assez bon état général. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Un carnet format in-12 relié demi-veau à petits coins rouge, avec petits onglets de vélin (porte plume) , étiquette du librairie Gardiner & Sons, n°20 Princes Street, Cavendish Sqe, 90 ff. (à 20 lignes par pages, tracées au crayon par l'auteur) dont 95 pp. mas (encre) avec 7 ff. découpés (dont 4 entre pp. 92 et 101), 4 ff blancs, 2 pp. ms. (encre), 9 ff. blanc (ou avec petit croquis - coupe d'un château), 14 ff. ms. (encre et crayon), 2 ff. blanc, 1 p. ms.
Extraordinaire manuscrit d'une jeune française anonyme, dame de compagnie de la Duchesse Charlotte Douglas-Hamilton et de sa fille aînée Lady Charlotte. Le récit est plein de vie et d'esprit et dresse un extraordinaire portrait de l'Angleterre de l'époque, et de certaines de ses figures célèbres (le duc Edward St Maur, et la duchesse de Somerset, Lord Robert Seymour, Lord Beckford, Sir Richard Hoare, etc..). The story is full of life and spirit and provides an extraordinary portrait of England at the time, and some of its famous figures (the Duke and Duchess of Somerset, Lord Robert Seymour, Lord Beckford, Sir Richard Hoare , etc. ..). Voici une longue série d'extraits du journal : "Je quitte Londre le 5 d'août 1822. Je pars ravie, enchantée d'aller visiter la plus belle province de l'Angleterre en voyageant de la manière la plus agréable. ... Il est 9 heures et demi nous montons dans une bonne berline attelée de 4 chevaux. Hyde Park et sa nouvelle statue (celle du Duc de Wellington)... Londres enfin et ses faubourgs disparaissent à notre vue. Nous allons comme le vent, et bientôt nous entrons dans ces campagnes si bien ornées qui environnent la capitale des 3 royaumes. L'intérieur de la voiture est très paisible. Le rhume de la Duchesse nous prive de son amabilité ordinaire. Lady Charlotte a pris l'habitude d'être grave en voiture, elle es sérieuse comme elle le sera pendant tout le voyage. Le Duc seul a la bonté de répondre à toutes mes questions ; c'est à sa douceur, à son esprit éclairé qui en atteignant les branches les plus élevées des hautes sciences, sait encore se plier au niveau des esprits les plus ordinaires, que je dois la connaissance de quelques détails sur ce pays bien digne d'être le rival de la France." "Notre 1er relais est à Brenfort sur la Tamise. Le roi George III avait choisi ce lieu pour sa résidence d'été. Il y a a fait bâtir un château gothique dont la singularité et le mauvais goût rappellent autant le pauvre royal esprit qui l'ordonne que la sottise de l'architecte qui put en donner le plan. Ce monument tombe déjà en ruine, car Georges IV, au lieu de continuer les folies de son père, en a créé de nouvelles dans le goût chinois" ... "La grande route de Bath présente un aspect bien différent. Elle traverse des landes immenses pendant plusieurs milles qui ne sont interrompues que par de jolies maisons de campagne dont les parcs ornés de la plus belle végétation contrastent d'une manière frappante avec l'aridité qui les entoure. Ainsi la terre pour être fertile ne demande que l'aide de l'homme opulent et celui-ci satisfait des landes où il peut chasser le renard et le lièvre oublie que des familles nombreuses pourraient trouver l'opulence dans le sacrifice d'un plaisir qui se changerait bientôt en une source de jouissances réelles" ... "L'anglais s'occupe du bonheur du monde entier, chez lui une grande partie de la nation vit d'aumône, et cette île renferme 22 millions d'arpents incultes !" ... "Nous atteignons le village de Belfont, si célèbre dans la gastronomie anglaise par l'auberge de Harvey, auteur immortel d'une sauce piquante à laquelle il a donné son nom, et qui est vraiment digne de l'éternité tant qu'il y aura des palais délicats. Cette auberge a encore acquis un autre genre de célébrité en logeant chaque nuit les fly-midnight. Le génie anglais (grâce à la bonne sauce du maître de cette maison, qui provoque le débit de ses vins de Portugal), reconnaît aux mouches de cette habitation un pouvoir surnaturel. Vers le soir elles prennent un corps humain avec ou sans une ame, je ne sais, monte dans une élégante voiture aérienne et parcourent ainsi tout le royaume. une chambre reste en permanence pour elle car les premiers rayons de l'aurore les rappellent ici, fussent-elles en Lancaster Shire. Cette chambre est remplie d'habits qui varient presque tous les jours. On n'y voit des pommades et des rubans, car remarquez que c'est un corps de demoiselles que ces mouches prennent, comme si elles pensaient que cette figure abrégeait un peu la métamorphose. Nous n'arrêtons point à cette auberge, nous avons déjeuné, la sauce est inutile, et les fly-midnight au milieu du jour n'y sont que des mouches ordinaires. Nous continuons notre route maintenant bordée de haies, qui ombrage d'un côté du chemin au moins un trottoir à s'il en est bien entretenu. Nous y rencontrons plusieurs de ces robustes galloises vêtues de jupons courts marchant à grands pas la tête couverte d'un petit bonnet noir sur lequel elles placent un immense panier de fraise ou de framboise qu'elle portent à la capitale.ces galloises quittent leur pays montagneux vers le mois d'avril ; viennent par bande se louer dans les jardins qui approvisionnent Londres ; elles y sont employées pour les travaux du jardinage, cueillent les fraises, et les apportent sur leur tête, quelquefois d'une très grande distance. Mais beaucoup plus fraîches que si elles avaient essuyé les cahots d'une charrette. à la fin d'août ces femmes satisfaites du petit produit de leur peine achètent quelques nouveaux vêtements et retourne chercher la neige de leurs montagnes. Rentrées dans leurs chaumières elles passent dans la plus grande oisiveté sept ou huit mois de l'année après la corvée qu'elles sont venues faire en Angleterre, dont le produit les a vêtues et qui a peut-être acheté aussi quelques provisions. Elles ne se créent plus d'autres besoins et laissent à leurs brebis et leurs pommes de terre le soin de les faire vivre jusqu'au printemps prochain. Ainsi milieu d'un des peuples les plus civilisées de l'Europe on peut retrouver l'état sauvage de nos premiers parents." ... "Nous arrivons à Stains. Sa jolie église bâtie en briques mais d'une forme très élégant est certainement un monument remarquable. ... Lord Glenberrie occupait une jolie maison à quelque distance de la route lorsqu'il remplissait la charge d'inspecteur des forêts du royaume. La troisième poste est à Bayshot. Le gouvernement a choisi ce lieu pour l'établissement d'une école militaire. On a créé au milieu des bruyères qui s'étendent à perte de vue pendant plusieurs milles, un assemblage de maisons bien bizarres il me semble, en les comparant leurs motifs même. ... La 4ème Poste est à Barfort Bridge. La nature devient plus gaie, elle est cultivée. Nous atteignons ainsi la cinquième poste à la petite ville de Basingstoke. La route continue entre deux haies dont la fraîche verdure et la belle végétation annonce la bonté du terrain. ... La duchesse est toujours souffrante, d'ailleurs cette route lui est si connue que si elle pouvait la faire en dormant ce ne serait que mieux. Je ne puis penser de même, tout ce que je vois et nouveau je jouis dans toute l'étendue de ce mot et le duc veut bien ne pas se lasser de toutes mes questions. La 6me Poste es à Overton, la campagne est charmante jusqu'à Whyte Church. ... c'est au milieu de cette belle campagne que nous apercevons l'habitation de Mylord Porstmouth. Ah ! le pauvre lord ! ... toutes voulaient lui plaire, et cependant il était fou !" [ et l'auteur de raconter les déboires du Lord et son mariage avec la fille de l'intendant... ] ... "7ème Poste à Andover. la vue qui se perd dans le plus riche des paysages rappelle à mon souvenir les plaines fertiles de Beaumont, Mafliers, Villiers-Adam." ... Bientôt les plaines incultes de Salisbury viennent remplacer un si beau coup d'oeil" ... Bientôt "les Stones Henge de leurs formes bizarres viennent frapper notre vue. .Leurs contours irréguliers, de couleur sombre placée dans un terrain nu est élevée, se dessinent de loin sur le vaste horizon. La route n'y passe point directement ; mais nous y faisons une petite excursion. Nous contemplons ce témoignage de la plus haute antiquité qui rappelle le sol breton. Sa forme ronde, ces pierres immenses disposées en portique, tout fait croire qu'il a servi de temple aux Druides. Mais comment ont été transportés ses énormes morceaux de granite ? Leur espèce n'est pas trouvée dans aucun des alentours, leur examen des faits trouvait semblable à la serpentine d'Anglesey." ... "Nous continuons notre route dans l'immense plaine de Salsbury, partout si inculte qu'elle se refuse aux soins du laboureur. Des troupeaux nombreux qui cherchent leur pâture, les bêlements des agneaux, les airs rustiques des pâtres animent seuls la nature. Sur un plateau plus élevé nous apercevons rien de beau qu'un seul que l'on dit être un camp des Danois. ... Le Duc y possède quelques terres. Nous nous nous arrêtons à l'auberge de Stratford qui fait partie de son domaine. Le rhume de la duchesse l'oblige à se coucher de bonheur ; Lady C. et moi dînons avec le duc et convenons de faire le lendemain à 7 heures du matin une promenade au bord du ruisseau que nous apercevons des fenêtres de notre auberge." [ Le lendemain :] "cependant 9:00 ont sonné ! Peut-être la duchesse nous attend ? Cette pensée me donne des ailes pour regagner le toit hospitalier mais vainement nous nous hâtons, la faute est commise ! La duchesse à déjeuné, les chevaux sont à la voiture, pour la première fois notre voyage est troublé de la peine que nous ressentons d'avoir manqué à notre devoir, et des petits reproches que nous adresse la duchesse. Nous déjeunons à la hâte et en silence montons en voiture. Les postillons en ordre d'aller à l'abbaye de Fonthill. [ Suit pendant 9 pages toute la description de Fonthill, oeuvre de Sir Beckford ; puis ils arrivent à Bradley ] "On me dit que nous sommes à Bradley. Nous entrons dans un antique manoir, tout y retrace certainement l'ancienneté de la noble famille ; mais rien ne s'offre à ma vue qui ne fasse sentir les améliorations que le tems amène. Il n'a passé ici qu'armé de sa faux. En voyant le Duc et la Duchesse parcourir ces appartements revêtus de boiseries délabrées, de tapisserie plus vieilles encore, meublée d'antiques fauteuils, je n'ai plus retrouvé le siècle où nous vivons. J'ai pensé faire une découverte dans la nuit du passé, et je m'attendais qu'un ancêtre du 16e siècle allait venir féliciter ses illustres descendants du souvenir qu'ils lui accordaient." ... " ... "Nous couchons à Bradley. Le 7 août à midi nous partons. Bientôt nous quittons les plaines arides du Wiltshire pour entrer dans le Comté de Somerset. Nous traversons la belle habitation de Sir Richard Hoare, voisin et ami de la Duchesse. Le maître est amateur de beaux arts, de longues galleries sont ornés de tableaux des différentes écoles, et la bibliothèque est d'une étendue et d'un choix remarquable. Tout atteste le goût du propriétaire"... "Sir Richard, bon vieillard de 72 ans, est sourd comme les personnages de la gallerie. La Duchesse peut seule lui parler en collant sa bouche près de son oreille". ... "La Poste se trouve à Wincanton, jolie petite ville bien connue par tous les prisonniers français." ... "Nous changeons de chevaux à Ilchester sur la rivière de Yeovill. C'est dans la prison bâtie sur ces bords que fut enfermé Mr. Hunt chef des radicaux. D'après l'expérience qu'il en a faite, on va réformer cette prison pour cause d'insalubrité. Ce sera une grande dépense qu'on aurait peut-être pu épargner, en ne cédant qu'en partie aux clameurs des partisans de Mr. Hunt. Nous allons à Ilminster, il est trop tard pour gagner Exeter. Nous couchons à Ilminster". ... "Le rhume de la Duchesse est mieux ; en traversant l'auberge, elle a aperçu un homme âgé, mal vêtu, portant un paquet sur ses épaules, suspendu au bout d'un gros bâton ; et les gens de l'Auberge l'appelaient Mylord. Ce mylord rustique piqua la curiosité de la Duchesse, elle interrogea les domestiques ; on lui dit que cet homme était Lord Robert Seymour, qu'il avait la coutume de loger dans cette maison, qu'il arrivait toujours dans la même simplicité d'équipage, commandait un assez bon souper, fesait allumer 10 ou 12 bougies dans sa chambre, ne souffrait point qu'un seul domestique lui rendit aucun soin, et partait d'ordinaire à 7 heurs du matin, sans parler à personne. Comme allié de la famille, la Duchesse voulut engager cet original à profiter du hazard qui les réunissait dans cette maison" ... "Le 8 août nous quittons Ilminster. Il pleut, les postillons après s'être laissé mouiller pendant plus d'une demi-heure pensent à mettre leurs manteaux. Je ne voudrais point juger le caractère anglais d'après ce trait. Cependant le Duc me dit : Voilà bien le caractère du peuple ; il ne prévoit rien, et ne pense même à quitter ou à changer un état quelconque quel que mauvais qu'il soit, qu'après en avoir été longtemps victime. Mais aussi cette impassibilité, cette lenteur à prendre une détermination nous met à l'abri des événemens qui ont bouleversé la France, et qui l'agitent encore." ... "Nous traversons la rivière de Yarle, qui sert de limite au comté de Somerset et nous sommes maintenant dans le Devonshire." ... "Nous changeons de chevaux à Honiton jolie petite ville. la conversation est soutenue par les connaissances du duc sur l'histoire de France. ... Nous traversons le village d'Heavitree qui présente le coup d'oeil le plus riant qu'on puisse imaginer. Les chaumières sont bâties en terre rouge, le jasmin, la clématite grimpent à toutes les murailles. Chaque paysan cultive devant sa porte les roses de Bengale, les myrthes, les lauriers, les roses trémières. Toute annonce le bonheur et l'aisance. Je voudrais qu'Heavy Tree fut le terme du voyage ; mais on me dit que chaque partie de ce beau comté offre les mêmes avantages." ... " La route continue dans ce nouvel éden jusqu'à Exeter. Cette ancienne et belle ville n’est pas la Capitale du comté de Devon. Elle forme à elle seule une province. ... La cathédrale bâtie dans le sixième siècle renferme des antiquités assez curieuses. La ville est bien bâtie, ces rues sont propres et larges, on n'y trouve de jolies allées bien planté. La rivière d’Ex porte les bateaux marchands jusque dans la ville, dans le commerce des biens considérables. Le château d'Ex était autrefois une place forte ; ses ruines maintenant sont environnées de remparts ombragés d'arbres antiques qui forment la promenade de la ville. J'aimerais à visiter les autres établissements mais la voiture est prête, il faut partir. En quittant Exeter nous montons une grande montagne à pied. La terre rouge est très fertile. On peut bâtir, en la mélangeant avec de la paille, des murailles très solide. Quelquefois les cabanes sont de couleur rose parce qu'on a mélangé cette terre avec du plâtre. Cette diversité de couleur ajoute encore à l'air de gaieté du paysage. Nous traversons le domaine de Lord Clifford. Cette antique demeure qu'aucune fureur révolutionnaire n'a jamais bouleversé présente un charme inexprimable par la hauteur et l'étendue de ses bois, ses vertes prairies que le printemps rajeunit sans doute mais auquel il ne peut ôter cet air d'antiquité, qu'a même un ruisseau, coulant paisiblement sur des pierres mousseuses à travers des buissons envahis par le lierre. Les touffes d'hortensias bleus sont épars dans les prairies. De gros moutons dont la laine est devenue rougeâtre comme la terre se reposent à l'ombre des grands arbres." ... "Nous traversons la petite rivière de Teign sur un pont qui a un quart de mille de longueur. La poste est à Newton Bushell petite ville. La route continue au milieu des terres coupées en petits morceaux par des haies. C'est le temps de la moisson. ... Notre vue est bornée dans le lointain par la plus haute colline du Devon appelée Hey Torr. ... Nous gagnons un petit village [manifestement il s'agit de Berry Pomeroy ] ... la voiture s'arrête près de l'église. Une modeste maison est auprès. Des pommiers ombragent le devant de la porte, des fenêtres à petits carreaux donnent l'apparence l'habitation d'un fermier ; nous y descendons cependant et cette humble demeure va loger un des premiers Ducs et Pairs d'Angleterre. Que de jouissance mee promet cette belle nature, cette simplicité de tels hôtes !" [Après 2 ff. blancs, elle reprend son récit : ] "Adieu champêtre Berry ! Les deux mois que j'ai passés dans son paisible séjour ont été des plus heureux de ma vie ! Dans ta douce tranquillité, libre d'inquiétude, j'ai joui avec délices des vraies beautés de la nature. Adieux beaux arbres, belle prairie ! Je vous quitte avec reconnaissance. Que de fois votre contemplation à combler ma jouissance ? Air pur et calme, doux murmure, cristal des ruisseaux ! Harmonie de la nature, adieu ! Demain nous partons pour la ville." ... "Le 28 octobre 1822 à 7 heures du matin nous quittons Berry. Quel différent aspect me présente la campagne ! En roulant dans notre chaise je regarde chaque bois chaque prairie je leur dis adieu comme à des amis dont la vie me présente un souvenir agréable. Nous sommes égayés par la rencontre d'un paysan monté sur un mauvais cheval, le chemin est étroit comme la plupart de ceux du Devonshire ; nous le faisons courir malgré lui pendant un quart de mille avant qu'il puisse trouver un refuge." ... "Mr Hunt sortira mercredi. Cette nouvelle paraît être répandue sur toutes les figures de la canaille des environs. Nulle part le bas peuple n'a l'air si insolent. Je regarde avec effroi pour ce beau pays le nouvel aspect que semble présenter cette race de radicaux." ... "le 29 octobre après le déjeuner nous prenons la route de Bradley." ... " Nous nous arrêtons 2 heures au château. Enfin la duchesse nous permet de partir avant elle. Nous voyons les bois qui dépendent de la terre. Par leur étendue, le mouvement du terrain, je commence à me réconcilier avec Bradley que je n'avais vu jusqu'ici que d'un côté peu favorable. Pendant le temps que nous étions à Bradley j'ai visité l'église du village qui renferme un assez beau monument en l'honneur d'un des ancêtres du noble duc le Sir Édouard Seymour [1603-1707]." "La route traverse un pays plat, mais bien cultivé jusqu'à Frome. Nous voyons la belle habitation de Lord Cork. ... La voiture de la duchesse nous y retrouve. [ Ils se rendent à Bath, abondamment décrit ] … "la salle de spectacle est jolie quoique petite. Nous y avons été voir Tom and Jerry or Life in London. Cette pièce est certainement prise dans la classe un peu trop basse de la société. Quelques scènes sont dégoûtantes. Au total cependant elle peint au naturel les moeurs purement anglaises. Les salles de bal et de concerts sont les plus belles que j'ai vues en Angleterre." ... "J'ai fait une jolie promenade à cheval avec la duchesse et Sir Alexander J. sur les hauteurs de Claverton Down." [ Suivent encore de nombreuses descriptions ] … "Le 24 novembre, j'allais à Clifton voir Miss Rice. Clifton n'est qu'un faubourg de Bristol très bien bâti et habité seulement par une classe aisée. ... Bristol était une des villes les plus commerçantes de l'Angleterre avant que Liverpool lui eut enlevé cet honneur". ... "J'ai fait connaissance à Bath de Mme St Clair femme charmante et de Miss Marie Jackson. Après un séjour d'un mois dans cette ville qui passe pour la plus belle d'Angleterre et même d'Europe, nous sommes partis pour Londres". "Le 27 novembre à 7 heures du matin nous quittons Bath. ... la poste est à Marlborough et l'auberge qu'on appelle Castle Inn était autrefois un château qui appartenait à la famille de Somerset. ... La route traverse la belle propriété de Lord Aylesbury, autrefois encore le domaine de la noble famille Somerset. ... Nous traversons la petite ville d'Hungerford, la route côtoie l'habitation de Lord Crevon." [ Ils passent par Newbury, Reading, Maiden Head ] "L'intérieur de notre chaise est devenu bien paisible. Lord Algernon dort. Lady Maria et Henrietta soupirent après leur dîner. Je fais de même et nous promettons de ne plus nous embarquer si imprudemment sans provision avec nous. On dirait que le mouvement de la voiture, l'air vif et pur que nous avons respiré toute la journée, que tout s'est joint enfin pour nous faire sentir qu'elle est toute l'importance d'un dîner. Nous changeons de chevaux à Brentford sur la Tamise" ... "Nous touchons aux barrières et le brouillard qui paraît en permanence sur cet immense cité nous enveloppe de toutes parts. Adieu air pur et serein, coups d'oeil enchanteurs ! Nous voilà bornés à l'horizon de notre chambre jusqu'au moment où nous quitterons cette ville ténébreuse pour Paris !" .... "Je passe l'hiver à Londres. Un des plus tristes de ma vie. Quel froid ! Quel brouillard ! Quelle monotonie dans le cours de chaque journée !" "Lady H. et M. sont malades, on conseille l'air de la campagne. Nous partons à Richmond [ Richmond Hill ] le 2 mars" ... "Nous dominons les bords de la Tamise ; nous ne sommes ni à la campagne à la ville" ... " 31 mars lundi de Pâques. Je quitte Richmond et reprend à Londres le cours ordinaire de notre vie. La duchesse a deux assemblées dans le commencement de mai. J'y vois la première noblesse de ce pays. Je vais à de petites soirées chez Mme Barnes. Voilà pendant trois mois mes seuls plaisirs. Lord Glenberry meurt à Bath de la jaunisse. Lady Jane s'échappe de la maison. Commencement d'un orage dont je n'ose prévoir la fin ! La fin est que la duchesse résout de séparer ses trois filles, les deux plus jeunes iront dans une école, Lady Jane restera à la maison. Pourtant la duchesse me témoigne un véritable intérêt ; ces dames partent à Tunbrige pour leur santé, je reste seule avec Lady Charlotte. Dans mes loisirs je mets en ordre la belle collection de gravures du duc, et bientôt le médecin ordonne l'air de la mer à Lady Charlotte. La duchesse ne pouvant quitter Londres résout de l'envoyé seul avec moi. Nous partons incognito. Le duc nous conduit jusqu'aux escaliers de la douane. Un petit canot nous conduit à bord du steam paquet [ steam packet] l'Albion et nous nous dirigeons vers Margate. ... Le Steam Paquet vole sur les eaux et grâce à sa rapidité aucun objet n'a le temps de nous paraître insipide. Pendant la navigation nous visitons l'intérieur de la machine ; nous sommes conduits par le maître même du Steam. Nous voyons l’énorme fournaise attisée sans cesse par deux hommes et qui met en ébullition la chaudière dont la vapeur fait tourner les deux roues qui font avancer notre vaisseau. Ce spectacle m'a paru aussi curieux qu'il était nouveau. 200 passagers étaient répandues sur le pont et dans les chambres qui sont très bien décoré ; les uns lisaient , d'autres jouaient aux dames, aux échecs, au trictrac et deux et trois ou quatre musiciens donnaient toutes les demi-heures une petite sérénade. Pendant 6 heures le temps se soutint assez beau mais nous avions passé la vue de Gravesend et nous admirions dans le lointain l'île de Chappey et l'embouchure de la Midway couverte de ces énormes vaisseaux qui se rend à Chatham lorsque tout à coup l'horizon s'obscurcit ; quelques gouttes de pluie firent rentrer avec un grand empressement tous les passagers dans les chambres" [Elles logent 3 semaines durant à Broadstairs, visitent Ramsgate, la duchesse les y rejoint puis les quittent "après un séjour d'un mois" ] "Nous nous établissons à Chatham Place, où nous passons deux mois très agréables. Nous ne voyons personne. Mais notre intérieur est bien mis." ... "Nous nous promenons tous les jours sur le port. C'est la promenade publique de la vie. Mais nous choisissons les moments où nous n'y rencontrons que des marins de différentes nations que des tempêtes ou le but de leur voyage rassemblent également dans le port.". "9 de décembre, nous faisons nos paquets et demain à 6 heures nous partons pour Londres. Lady Cha, Lady Jane, A. M. et moi remplissons l'intérieur d'une diligence qui partant de Ramsgate à 7:00 promet de nous faire voir le pont de Londres à 4 heures et demi et il y a 78 milles de distance" ... " Je suis la même route qu'à mon arrivée en Angleterre. Silencieuse dans la voiture, je compare ma position avec celle où je me trouvais il y a deux ans et demi, lorsque le je trouvais ce pays inconnu ; j'ai perdu l'appui qui m'y guidait, mais forte de ma conscience et du but qui m'anime, je remercie la Providence de l'amélioration que je trouve dans ma position ; remplie d'espérance je ne voyais pas d'abord toute l'étendue d'un revers ; mais je l'ai touché de près et un danger ainsi évité fait trouver le bonheur dans l'absence même d'un événement heureux" [ Suit, comme à l'habitude le récit du voyage ] "Bientôt nous atteignons Greenwich ; il est arrêté, le brouillard qui semble rester en permanence sur la grande cité nous annonce que nous touchons au but de notre voyage. Nous déballons de notre coche aérien et un Hackney Coach nous conduit à Park Lane. Il est 6 heures quand nous arrivons. La duchesse me donne une grande preuve d'amitié. Je lui en voue une éternelle reconnaissance. Bientôt nous reprenons le fil accoutumé de notre existence. Je commence l'année 1824. L'almanach seul m'indiquant le cours d'un tems que vois écouler sans peine puisqu'il m'avance à la mort !" ... "19 février : la duchesse a une grande soirée. J'y vois le fameux capitaine Harry. R. a beaucoup d'esprit, de connaissances. Je l'aimerais si je pouvais aimer..." [4 pages ont été découpées, le texte reprend p. 101 ] " Ces plaisirs ne sont pas ce que je demandais au sort ! Les grandeurs dont je vois si bien le revers me dégoûtent de plus en plus de leurs veines éclats. Nous quittons Paris le 17 mai 1824. ... Nous arrivons le 19 à Boulogne. j'y trouve ma malle et une lettre de E. Notre traversée se fait en 3 heures 30. Après le dîner nous visitons un escalier très curieux pratiqué dans les rochers, et des casernes qui peuvent contenir 20 000 hommes. Nous quittons Dover à 9 heures le 20 et sans même descendre une fois de la voiture nous arrivons à Londres vers 6 heures" ... " Le 23 de juin je vois un bouquet de roses pour la première fois de l'année ! Que leur vue me plaît ! Quels souvenirs elles me rappellent ! Oh ! Peut-on n'être pas heureux lorsqu'on jouit sans contrainte de ces dons de la nature ! [ Suivent 4 ff. blancs, puis :] "22 Décembre 1827, 3ème anniversaire de notre mariage ! Nous passons ce jour entre nous et nos enfants, et nous nous plaisons à récapituler le temps qui vient de s'écouler si rapidement. Combien nous devons remercier la providence ! Aucun malheur n'a troublé notre félicité. Ma fille a 25 mois, n'a jamais été malade. Son intelligence se développe aussi heureusement que son physique, elle nous donne des plus belles espérances. Son frère à 10 mois et jouit en proportion des mêmes avantages que sa soeur. Ma petite Caroline, mon Hippolyte vous faites et vous ferez toujours le bonheur de vos parents ! ... Notre paix intérieure n'a jamais été troublé que quelques instants, mais nous nous aimons trop l'un et l'autre pour ne pas revenir au bon accord, signe le plus parfait du véritable amour." [ Suivent plusieurs feuillets blancs, puis qq. pages de pensées diverses. On retrouve pp. 146 et suivantes quelques écrits plus anciens, rédigés au crayon : ] Je passe le jour de Noël 1823 tristement dans mon lit. Il faut bien peu de raisons pour s'affliger d'être malade ce jour-là plutôt qu'un autre ; cependant je ne puis m'empêcher d'envier ce que ce jour rassemblant famille au milieu de leurs amis." [suivent quelques feuillets rédigés à l'encre et plus souvent au crayon, plus ou moins lisibles ]
Edition originale du voyage du Comte de Chambord émigré dans les Highlands dédicacée à S.A.R. Madame la Duchesse de Berry. Exemplaire de présent offert à Henri V, Comte de Chambord, exceptionnellement enluminé à la main à son intention. Paris, Dentu, Palais Royal ; Edimbourg, 1835. Petit in-folio de : 137 pp. de texte, 1 portrait d’Henri V à pleine page, 1 fac-similé de la lettre de la Duchesse de Berri à M. d’Hardiviller, 28 lithographies hors texte sous serpente. Relié en plein maroquin vert à grain long, encadrement de filets dorés, fleur de lys aux angles, chiffre H ceint d’une guirlande fleurdelysée au centre des plats, dos à cinq nerfs fleurdelysé, coupes décorées, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure armoriée de l’époque, signée de Marchant. 335 x 248 mm.
Edition originale rarissime dédicacée à S.A.R. Madame la Duchesse de Berry, du voyage du Comte de Chambord emigré dans les Highlands en 1832, lors de son exil qui suivit la révolution de 1830. Exemplaire personnel d’Henri V, comte de Chambord, entièrement enluminé à son intention. Henri-Charles-Ferdinand-Marie-Dieudonné d’Artois, duc de Bordeaux, puis comte de Chambord, dit Henri V, fils posthume de Charles-Ferdinand, duc de Berry et de Marie-Caroline-Ferdinande-Louise de Bourbon-Sicile, naquit à Paris le 29 septembre 1820 après la mort de son père et fut titré duc de Bordeaux ; lorsqu’une souscription publique lui eut offert en 1821 le château de Chambord, il porta le titre de comte de Chambord qu’il échangea en 1830 contre le nom d’Henri V, Charles X et le duc d’Angoulême ayant abdiqué en sa faveur. Il épousa en 1846 Marie-Thérèse-Béatrix-Gaétane, archiduchesse d’Autriche-Este, fille du duc de Modène François IV, et mourut en exil, sans postérité, le 24 août 1883 à Frohsdorf en Autriche. Le volume est l’œuvre du peintre Charles Achille d’Hardiviller (1795-1835). Elève de David, il avait été le professeur de dessin du duc de Bordeaux devenu Comte de Chambord. Il fut lié à son destin et à celui de la duchesse de Berry jusqu’à la révolution de 1830, qui ruina sa carrière. Son œuvre de lithographe, qui commence dès 1821, retrace depuis l’enfance la vie du duc de Bordeaux. On retiendra de cette période deux portraits du duc, l’un pour la duchesse de Berry, l’autre pour la duchesse d’Angoulême ; le portrait de Mlle de Berry ; l’un des quatre tableaux commandés par la duchesse de Berry, représentant les fêtes qu’elle avait données ; Le martyre de S. Etienne (ministère de l’Intérieur) ; Jeanne Hachette (Hôtel de ville, Beauvais) ; Le martyre de S. Donatien et S. Rogatien, pour la ville de Nantes. Hardiviller grava entre 1830 et 1835 de nombreux portraits, parmi lesquels celui de Lafayette, de Sébastien Erard, de Walter Scott, du duc de Reichstadt (d’après Tassaert). Ses dernières œuvres portent la date de 1835. Dans ce somptueux volume, l’artiste dessine maintes fois Henri V devant les paysages des Highlands, seul ou accompagné. Hardiviller dédie son livre à « S.A.R. Madame la Duchesse de Berri ». Le volume contient la dédicace à SAR et la « Lettre de Son altesse Royale Madame la Duchesse de Berri à Monsieur d’Hardiviller » datée « Gratz 27 octobre 1833 ». Le volume se compose de 137 pages de texte écrites par l’artiste relatant le voyage d’Henri V, d’une lettre gravée de la Duchesse de Berry et de 29 lithographies originales merveilleusement gouachées à l’époque. Notre exemplaire est ainsi conforme à l’exemplaire non colorié de la British Library quant au nombre de lithographies. L’on sait que le nombre de lithographies varie selon les exemplaires ; de 32 dans les exemplaires du tirage courant à 29 dans les exemplaires de luxe, d’Hardiviller ayant jugé trois de ses estampes indignes d’orner les exemplaires de présent. Précieux exemplaire de présent imprimé sur grand papier vélin relié en maroquin vert de l’époque au chiffre d’Henri V, comte de Chambord, l’un des rarissimes connus avec l’ensemble des lithographies en somptueux coloris main de l’époque. L’exemplaire porte l’étiquette : « De la bibliothèque du Comte de Chambord (Henri V de France, duc de Bordeaux) né en 1820. Acquise par Maggs Bros Ltd de Londres ».
« Ces annales sont un des documents historiques les plus précieux que l’on possède. » Montauban, chez Jerosme Legier, et se vend à Paris, chez Claide-Jean-Baptiste Herissant, s.d. [1752]. In-12 de (8) ff., 556 pp., (1) f. Veau brun, filet à froid autour des plats, dos à nerfs orné de fleurons dorés, coupes décorées, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 162 x 91 mm.
Édition originale de ces annales retraçant le récit de la création à Québec du premier hôpital par les Hospitalières de Dieppe sous les auspices de la duchesse d’Aiguillon, nièce du cardinal de Richelieu. Barbier, II, 686. Chassés de la Nouvelle-France après la chute de Québec aux mains des frères Kirke en 1629, les Jésuites y retournent trois ans plus tard après que le Traité de Saint-Germain-en-Laye (1632) ait rendu à la France sa colonie et, pour un temps, « l’Église canadienne sera missionnaire », avec à sa tête le père Paul Le Jeune. C’est lui qui, en 1634, exprime le besoin d’un hôpital pour soigner les autochtones et les quelques colons qui s’y trouvent. C’est en pensant surtout aux autochtones que le père Le Jeune demandait la venue à Québec de religieuses hospitalières. « S’il y avait ici un Hopital il y aurait tous les malades du pays, & tous les vieillards, pour les hommes nous les secourerons, selon nos forces, mais pour les femmes il ne nous est pas bien seant de les recevoir en nos maisons», écrit-il. L’institution souhaitée était en effet moins destinée aux Français qu’aux autochtones, « sujets à de grandes maladies, et qui n’avaient aucun moyen d’adoucir la misère dont ils étaient accablez surtout dans leur extreme vieillesse». « L’élan mystique qui traverse la France dans les premières décennies du XVIIe siècle coïncide avec le mouvement colonisateur » et il n’est pas étonnant que plusieurs religieuses d’ordres et monastères manifestent un vif intérêt pour le projet du jésuite. Toutefois, les conditions matérielles pour l’établissement de religieuses et l’aménagement d’un monastère-hôpital à Québec sont à toutes fins utiles inexistantes. Le père Le Jeune lance alors nouvel appel mais cette fois il s’adresse aux personnes « capables de supporter financièrement l’entreprise ». La réponse est venue de la cour de France. La duchesse d'Aiguillon, mariée à 16 ans au marquis de Combalet, selon la volonté de son oncle, le cardinal de Richelieu, devient veuve à 18 ans ; elle ne se remarie pas et emploie presque toute sa fortune à soulager les pauvres et à fonder des établissements de charité. À 31 ans seulement, elle est déjà très engagée à ces fins. Elle est notamment la principale fondatrice du grand hôpital de Paris, rappelle l’historien Henri-Raymond Casgrain. Sous la conduite spirituelle de saint Vincent de Paul, promoteur et initiateur de nombreuses œuvres de charité et marquée par sa lecture des Relations des Jésuites, notamment celle de 1635 du Père Le Jeune, la duchesse prend conscience de l’importance des missions canadiennes dans l’histoire de l’Église. En 1636 en effet, la duchesse d’Aiguillon « se résolut de fonder à ses dépens un Hôtel-Dieu ». Et, pour réaliser cet ambitieux projet, elle choisit de faire appel aux Religieuses Hospitalières de l’Ordre de Saint-Augustin, dites alors Filles de la Miséricorde, installées au monastère de Dieppe. « Le Cardinal de Richelieu, son oncle, voulut entrer dans la bonne œuvre, & jusqu’à leur mort ils eurent l’un et l’autre une affection singulière pour cette maison, ils donnerent quinze cent livres de revenu au capital de 20000 liv. à prendre sur les coches et carosses de Soissons qui leur appartenoient, le contrat fut passé le 16 août 1637. ». Le Dr Yves Morin décrit la « jonction des quatre facteurs » qui ont amené la duchesse à exécuter son œuvre : « (…) l’esprit de charité de la duchesse, son influence à la cour par le biais de son oncle, le cardinal Richelieu, sa connaissance de la Nouvelle France grâce aux Jésuites et le rôle essentiel de l'Hôtel-Dieu de Dieppe, un des établissements prééminents en France ». En avril 1639, le roi Louis XIII accorde des lettres patentes pour l’établissement de l’hôpital et mentionne explicitement les motifs religieux de la duchesse. Il y aura aussi un second contrat en 1640 où ces mêmes motifs seront énoncés. Dans sa lettre à Marie Guenet de Saint-Ignace, première supérieure de l’Hôtel-Dieu de Québec, la veille du départ pour Québec des trois Augustines, la duchesse d’Aiguillon écrit clairement que l’Hôtel-Dieu devra être « dédié à la mort et au précieux Sang du fils de dieu répandu pour faire miséricorde à tous les hommes et pour lui demander qu'il l’applique sur l’âme de Monseigneur le Cardinal Duc de richelieu, et celle de Madame la Duchesse Daiguillon et pour tout ce pauvre peuple…». La duchesse obtient de la Compagnie des Cent-Associés une concession de sept arpents dans l’enclos où on avait commencé à bâtir Québec et un fief de soixante arpents dans la banlieue, entre Cap-Rouge et le coteau Sainte-Geneviève, ce terrain qu’on avait désigné sous le nom de Sainte-Marie. Les mères Anne Le Cointre de Saint-Bernard (28 ans), Marie Forestier de Saint-Bonaventure-de-Jésus (22 ans) et Marie Guenet de Saint-Ignace (29 ans), qui deviendra la première supérieure de l’Hôtel-Dieu de Québec, quittent familles et amis, et leur monastère de Dieppe, établi depuis 1285, le 4 mai 1639, à destination de Québec. « De 1739 à 1779, Latour publia une imposante somme de sermons, panégyriques, discours dogmatiques, mémoires liturgiques, canoniques et autres. En quittant le Canada, il avait emporté une copie manuscrite des ‘Annales de l’Hôtel-Dieu de Québec’ rédigées par Jeanne-Françoise Juchereau de La Ferté, dite de Saint-Ignace. Il fit paraître ce texte en 1752 à Montauban, sous le titre d’’Histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec’ ». « Dans ses notes bibliographiques touchant les sources de sa propre « Histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec », Montréal, éd. C. O. Beauchemin & Fils, tome 4, p. 11, l’historien Henri-Raymond Casgrain écrit à propos de l’« Histoire de l'Hotel-Dieu de Québec », par la mère Juchereau de Saint-Ignace : « Cette Histoire a été écrite d'après les renseignements de la mère (Marie Guenet) de Saint-Ignace et rédigée par la mère de Sainte-Hélène. Une copie de ces annales ayant été fournie à M. de La Tour, doyen du chapitre de Québec, qui retourna en France en 1731, il prit sur lui de les faire imprimer à l'insu de la communauté de Québec. Cette impression se fit sans beaucoup de soin, et il s'est glissé dans l’ouvrage un grand nombre de fautes typographiques. Heureusement qu'on possède encore à l'Hôtel-Dieu la copie originale de la main même de la mère (Marie-André Duplessis) de Sainte-Hélène, et signée par la mère (Marie-André Duplessis) de Sainte-Hélène, et signée par la mère Jeanne-Françoise Juchereau de Saint-Ignace. CES ANNALES SONT UN DES DOCUMENTS HISTORIQUES LES PLUS PRECIEUX QUE L’ON POSSEDE. » Le texte de Jeanne-Françoise Jucheron a été réédité à Québec par Dom Albert Jamet en 1939 sous le titre de « Annales de l’Hôtel-Dieu de Québec, 1636-1716 » ». Précieux exemplaire de ce rare canadiana conservé dans sa reliure de l’époque.
[S.A.R. MADAME DUCHESSE DE BERRY] V. BONHIOL (COMMERCANT NANTAIS - ENTREPRISE DE PLOMBS DE CHASSE LAMINÉS : V. BONHIOL ET CIE NANTES)
Reference : 24646
(1870)
Paris 1870 -in-8 demi chagrin un Manuscrit ORIGINAL relié, reliure demi-chagrin violet in-octavo (binding half shagreen in-octavo), RELIURE D'ÉPOQUE, dos à nerfs (spine with raised bands)(dos insolé), décoré "or" et à froid (gilt and blind stamping decoration), titre frappé "or", entre-nerfs à fleurons fleur de Lys "or", filet à froid de part et d'autre des nerfs, papier marbré marron foncé, marron clair et rouge aux plats, tête lisse dorée (gilt top edge), gouttière et tranche de queue non-rognées, Ex-Libris gravé en noir par Dan Lailler sur papier blanc collé au dos du 1er plat : aux armes de RICHELOT [de la Bibliothèque de René RICHELOT (1895-1969), un des derniers Grands Bibliophiles Bretons, ancien président de la Société archéologique d'Ille et Vilaine ], extrait découpé du catalogue de la Librairie Durand-Noël collé au dessus de l'Ex-Libris aprés l'achat de celui-ci, Texte Autographe Manuscrit à l'encre brune par V. BONHIOL (tampon de V. Bonhiol, Paris en bleu en bas du titre + Préface signée V.B.), Manuscrit orné d'une photographie albuminée en noir : Portrait de Mme la Duchesse de Berry en frontispice + 2 Photographies albuminées en noir "Portrait de Mme la Duchesse de Berry" différentes en hors-texte (dont une à la fin de sa vie) + 2 dessins originaux à la plume en noir à l'encre de chine ( dessin du Chateau de la Pénissière + dessin avec Femmes en costume d'époque lisant l'affiche "ETAT DE SIEGE" devant l'entrée du Château des Ducs de Nantes) + une grande planche hors-texte dépliante : "Intérieur et plan de la mansarde ou S.A.R. la Duchesse de Berry à été arrêtée"d'aprés un dessin de PLOUAYS DE CHANTELOU, lithographié en noir par Charpentier à Nantes + un Fac-Similé de lettre Autographe de Marie-Caroline Duchesse de Berry à Mr Meyer consul de Naples à Bordeaux, fait à Paris en Aout 1870,
Marie Caroline Ferdinande Louise de Bourbon, princesse des Deux-Siciles, plus connue sous son titre de Duchesse de BERRY, fut l'épouse de Charles-Ferdinand d'Artois, duc de Berry, second fils du roi Charles X de France, assassiné en 1820 et la mère du comte de Chambord, prétendant légitimiste au trône de France sous le nom de « Henri V ». Au nom de son fils, elle tenta en vain de prendre le pouvoir en France en 1832 en qualité de « régente ». Elle est à l'origine des dernières Insurrections Vendéennes et Chouannes qui secouent le nord-ouest de la France en mai et juin 1832 ........... Joli Manuscrit inédit, d'une belle écriture en petite ronde fine, presque calligraphié, fourmillant de détails dramatiques et de touchantes anecdotes, d'autant plus importants que son auteur fut un Acteur dans le Mouvement Vendéen. Victor BONHIOL (Industriel Nantais) était un légitimiste. On connait de lui un autre manuscrit : " [MANUSCRIT]. La Presse. Revue critique et complète des journaux parus en 1848. Suivie de la nomenclature des journaux qui ont été publiés jusqu'au coup d'état (2 Dbre 1851) tant à Paris que dans les départements, d'une table alphabétique des noms de tous ceux qui ont écrit dans les journaux de Paris (1848). Août 1868. Le tampon de V. Bonhiol, Paris sur le titre et le chiffre V.B. sur le plat, laissent à penser que ce nom est celui de l'auteur de ce manuscrit car ce V. Bonhiol composa lui même en 1872 un manuscrit sur les Journaux de la Commune, rencontré dans un catalogue de la librairie Picard. "........ EXEMPLAIRE UNIQUE ........ de la Bibliothèque de René RICHELOT (1895-1969), un des derniers Grands Bibliophiles Bretons, ancien président de la Société archéologique d'Ille et Vilaine ..... livre acquis le 31 Janvier 1976, à la vente de la bibliothèque de René RICHELOT à Rennes, expert : DURAND-NOËL...... cet ouvrage a figuré à l'exposition "Madame, Duchesse de Berry" au Musée DOBREE à Nantes(15 Décembre 1963- 15 Février 1964) sous le N°280 cf catalogue page 46 ........ en trés bon état (very good condition). en trés bon état
Paris Plon-Nourrit et Cie 1909-1910 -in-8 demi-veau 4 Volumes, reliure demi-veau glacé havane clair in-octavo (binding half-calfskin in-octavo) (23,3 x 16 cm), BELLE RELIURE D'EPOQUE, dos 5 faux-nerfs (spine with raised bands), décoration "or" et à froid (gilt and blind stamping decoration), titre et tomaison frappés "or", pièce de titre et pièce de tomaison sur fond "Chocolat" avec un filet "or" en encadrement, roulette chainette "or" en place des nerfs avec un filet à froid de part et d'autre des nerfs, entre-nerfs à fleuron "or" dans un encadrement d'un double filets "or" avec fers "serpents" "or" aux angles, double filets "or" en tête et en pied, papier peigné marron-clair, marron-foncé et jaune caca d'oie aux plats, tête lisse dorée (gilt top edge), gouttière et tranche de queue non-rognées, ILLUSTRE DE 2 PORTRAITS ET DE 2 FAC-SIMILES H-T de lettres , (461) + ( 544) + (530) + (534) Pages, 1909-1910 Paris Plon-Nourrit et Cie Editeur,
Comprend : T. I. 1831-1835 ; T. II. 1836-1840. 2e éd. ; T. III. 1841-1850 ; T. IV. 1851-1862........Autre auteur : Radziwi , Marie Dorothée Élisabeth de Castellane (1840-1915 ; princesse)..Cette chronique a été composée avec des notes recueillies en Angleterre, durant l'ambassade du prince de Talleyrand, et ensuite avec les fragments extraits des lettres adressées pendant trente ans, par Mme la duchesse de Dino, plus tard duchesse de Talleyrand et de Sagan, à M Adolphe de Bacourt...Dorothée de COURLANDE, Duchesse de DINO, Comtesse de Périgord, Duchesse de Talleyrand, Princesse de Sagan (1792-1862). Grande dame cosmopolite au sens européen du terme, mais allemande ou plutôt prussienne de cur, la Duchesse de DINO, était à son aise avec les Rois et les diplomates, dans l'atmosphère artificielle des Cours, dans le monde international de la haute société de la Restauration, de la Monarchie de Juillet et du Second Empire, entretenant une correspondance avec quantités de personnalités. Elle en avait le côté voulu, l'abord apprêté. Mais femme à l'intelligence pratique, avec le goût du réel, elle aimait aussi la terre, la vie simple et vraie dominée par le rythme inéluctable des saisons à Sagan. Journal de la Duchesse de DINO 1831-1862, une des meilleures chroniques de la Monarchie de Juillet et du Second Empire. ....... Trés Belle Reliure......TRES RARE......en trés bon état (very good condition). en trés bon état
[S.A.R. MADAME DUCHESSE DE BERRY] Achille GUIBOURG - Auguste Gaudichot-Masson, dit Michel MASSON - Baron FORTUNÉ DE CHOLET
Reference : 24647
Nantes - Paris Imprimerie C. Merson - dentu - L.-F. Hivert 1832 - 1833 -in-8 demi-basane 3 oeuvres d'auteurs différents sur le sujet de la Duchesse de BERRY reliés en un volume, reliure demi-basane (half binding sheepskin) violet in-octavo (21,2 x 13,5 cm), dos long (spine without raised band), décoré "or" et à froid (gilt and blind stamping decoration), titre frappé "or" (gilt title) avec un filet "or" de part et d'autre du titre, 4 filets "or" en place des nerfs avec un filet à froid fumé et un filet perlé à froid de part et d'autre, filet "or" et filet perlé "or" en tête et en pied, papier marbré marron, crème et vert aux plats(cover with marbled paper), trés légère épidermure au dos, toutes tranches lisses (all smooth edges), la 1ERE OEUVRE : "Relation fidèle et détaillée de l'arrestation de S. A. R. Madame, duchesse de Berry"(Note : Par M. Achille Guibourg, d'après de Manne) est ornée d'une grande planche hors-texte dépliante : "Intérieur et plan de la mansarde ou S.A.R. la Duchesse de Berry à été arrêtée"d'aprés un dessin de PLOUAYS DE CHANTELOU, lithographié en noir par Charpentier à Nantes, 40 pages, Novembre 1832 Nantes Imprimerie C. Merson Editeur -EDITION ORIGINALE - La 2EME OEUVRE : "QUATRES EPOQUES DE LA VIE DE S.A.R. MADAME DUCHESSE DE BERRY, suivies des protestations et adresses de toutes les villes de france en faveur de son altesse royale". 2e édition, par Michel Masson, sans illustrations (no illustration), 128 pages, 1833 Paris Chez dentu Libraire Editeur + 3EME OEUVRE : "MADAME, NANTES, BLAYE, PARIS.", par le Baron Fortuné de Cholet, orné de 2 lithographies hors-texte en noir : "vue du Château de Nantes, la cachette et l'Hôtel DU GUINY" + "Vue de la Citadelle de Blaye" par DE LIGNY + un plan hors-texte en noir du logement de son altesse royale à la Citadelle de Blaye, IV + 376 pages, 1833 Paris : L.-F. Hivert - Dentu Editeurs - EDITION ORIGINALE-
livre acquis le 31 Janvier 1976, à la vente de la bibliothèque de René RICHELOT (un des derniers Grands Bibliophiles Bretons, ancien président de la Société archéologique d'Ille et Vilaine) à Rennes, expert : DURAND-NOËL, N° 418 au Catalogue.......RARE...en bon état malgré le léger défaut signalé (very good condition in spite of the light defect indicated). bon état
Edition originale de l’oraison funèbre de la duchesse d’Aiguillon, nièce du cardinal de Richelieu et dédicataire du Cid de Corneille. Exemplaire en reliure de deuil à ses armes destiné aux intimes de sa Maison. Une provenance de toute rareté. Paris, 1675. Fléchier, Valentin Esprit Abbé. Oraison funèbre de Madame Marie de Wignerod duchesse d’Aiguillon, pair de France, prononcée en l’église des Carmélites de la rue Chapon, le 12 jour d’Aoust 1675. A Paris, Sébastien Mabre-Cramoisy, 1675. In-4 de 1 f. de titre et 42 pages chiffrées. Maroquin noir janséniste, armoiries frappées or, dos à nerfs, tranches noires. Reliure de l’époque. 256 x 187 mm. Edition originale de l’Oraison funèbre de la duchesse d’Aiguillon prononcée par Fléchier le 12 août 1675. Tchemerzine, III, 252. Fléchier se révéla particulièrement grâce à ses oraisons funèbres et notamment la première prononcée en 1672 à la mort de Julie d’Angennes, duchesse de Montausier. Il fut élu à l’Académie en 1673: reçu le même jour que Racine, son discours éclipsa complètement celui du dramaturge. L’Oraison funèbre de la Duchesse d’Aiguillon fut la deuxième des huit prononcées par Fléchier entre 1672 et 1690 et qui soient parvenues jusqu’à nous. Fille de la sœur du Cardinal de Richelieu, Marie-Madeleine de Vignerot parut à la cour de Louisxiii après la mort de sa mère, et devint dame d’atours de la reine Marie de Médicis. Elle épousa en 1620 Antoine du Roure de Combalet. Restée veuve sans enfants, elle souffrit des querelles de la reine mère avec le cardinal de Richelieu. La reine la renvoya malgré les ordres de Louisxiii. Après avoir vainement tenté de faire épouser à sa nièce le petit-fils du prince de Condé, le Comte de Soissons, puis le cardinal de Lorraine, le cardinal de Richelieu acheta pour celle-ci le duché d’Aiguillon en 1638. Madame de Genlis dans son «Etude sur l’influence des femmes», dit que la duchesse d’Aiguillon fut la première femme de la Cour dont la maison ait été ouverte à tous les gens de lettres. «Là tous les académiciens et tous ceux qui pouvaient espérer le devenir se trouvaient réunis avec les plus grands seigneurs et le goût de l’esprit l’emportant sur les préjugés de la naissance, commençait à former entre ces diverses personnes cette égalité sociale qui, depuis a rendu les français si aimables… on y soutenait gravement des thèses d’amour, puis, après l’on passait aux lectures et à la conversation». Ce fut à Madame d’Aiguillon que Corneille dédia le Cid. Exemplaire en reliure de deuil aux armes de la duchesse d’aiguillon.
Laure Permon Duchesse d'ABRANTES - Note autographe signée extrait d'une nouvelle Manuscrit autographe signé, une pensée sur les femmes, "Hélène, nouvelle inédite", de La Duchesse d'Abrantès, non datée. Rédigée à l'encre brune sur un double feuillet de papier vélin. « On parle souvent beaucoup du courage que les femmes déploient dans des circonstances ou la force physique est seule nécessaire.. On applaudit à ce courage en apprenant qu'elles n'ont pas crié sous les coups répétés d'un scapel. Sans songer qu'elles ont bien autrement de force en souriant au milieu du monde ayant au cœur une blessure incessamment saignante!... (Hélène, nouvelle inédite) » Dimensions : 18 x 23 cm État : Bel état de conservation. Nombre de pages : 1 page Laure Junot d'Abrantès Laure Adélaïde Constance Junot, duchesse d’Abrantès, née Permon le 6 novembre 1784 à Montpellier et morte le 7 juin 1838 à Paris, est une mémorialiste française.
Orléans (Elisabeth-Charlotte, duchesse d') - Madame La Duchesse d'Orléans, Née Princesse Palatine
Reference : 3809
(1880)
A. Quantin 12 x 18 Paris 1880 Deux volumes in-12, reliure demi-chagrin marron foncé d'époque, dos à cinq nerfs, titre doré, X-378 et 397 pp, important index. Reliure et intérieur parfaits. Lettres (1672-1722) de Madame Palatine (Heidelberg, 1652 - Saint-Cloud, 1722), Elisabeth Charlotte, duchesse d'Orléans, épouse de Monsieur, Philippe d'Orléans, belle soeur de Louis XIV et mère du Régent, à sa tante l'Electrice Sophie de Hanovre ou à sa demi-soeur, la raugrave Louise. Ses lettres, au ton souvent mordant, et une grande liberté de langage, dépeignent "l'hypocrisie de Versailles, les violences de Louvois ou les fausses douceurs de Mme de Maintenon". Bon exemplaire. (GeB16)
Reference : alb089daae1521202f1
DAbrantes, duchesse Junot, Laure. Memoirs of Madame la duchesse dAbrantes, ou souvenirs historique sur Napoleon, la Revolution, le Directoire, le Consulat, lEmpire et la Restaurant. En 18 vol. Vol. 1-16, 18. In French /dAbrantes, duchesse Junot, Laure. Memoires de Madame la duchesse dAbrantes, ou souvenirs historique sur Napoleon, la Revolution, le Directoire, le Consulat, lEmpire et la Restauration. En 18 vol. Vol. 1-16, 18. In French. Bruxelles. Societe Belge de Librairie, Imprimerie. 1831-37. Napoleon I Bonaparte, Grand French Revolution. de Abrantes, duchess. Duchess de Abrantes notes, or historical memories of Napoleon, Revolution, Directory, Consulate, Empire, and Restoration. 17). (vol. 1, 4-5, 11-12-1833, vol. 2-1831, vol. 3-1832, vol. 7-8, 13-16-1834, vol. 9-1836, vol. 10-1837, vol. 18-1935). We have thousands of titles and often several copies of each title may be available. Please feel free to contact us for a detailed description of the copies available. SKUalb089daae1521202f1.
Reference : albe0142145034ce5b5
dAbrantes duchesse Junot Laure. Memoirs of Madame la duchesse dAbrantes ou souvenirs historique sur Napoleon la Revolution le Directoire le Consulat lEmpire et la Restaurant. En 3 vol. Vol. 1-3. In French (ask us if in doubt)/dAbrantes duchesse Junot Laure. Memoires de Madame la duchesse dAbrantes ou souvenirs historique sur Napoleon la Revolution le Directoire le Consulat lEmpire et la Restauration. En 3 vol. Vol. 1-3. Quatrieme edition. In French. Bruxelles. Societe Belge de Librairie Imprimerie. 1837. 4 632 and 4 584 and 4 576 p. SKUalbe0142145034ce5b5.
[10 titres dont 2 manuscrits, 2 planches] - GUIBOURG, M. ; VERNEUIL, Dr. ; VALERIUS, Philippe
Reference : 66804
(1831)
1 vol. in-8 reliure de l'époque demi-basane marron : Procès de M. le Comte de Kergorlay, suivi des Motifs de refus de Serment de MM. les Pairs et Députés à Louis-Philippe d'Orléans, Librairie d'Ed. Bricon, Paris, 1830, 100-4 pp. [avec les Notes adressées au Moniteur ] [Suivi de : ] Procès du Service Funèbre célébré le 14 février 1831, à Saint-Germain-l'Auxerrois. Accusation contre MM. Valerius, Durouchoux Fils, Boblet, Quinel et de Balthasar, Chez G. A. Dentu, Paris, 1831, 1 ff., XXI-128 pp. [ Suivi d'un manuscrit : ] A Mme Valerius, copie manuscrite signée et certifiée par Valérius de la lettre adressée par Lafiteur à sa femme, de Caen, le 25 avril 1831, 4 ff. [ Suivi de : ] Relation exacte de ce qui s'est passé le 14 février 1831, au service funèbre célébré pour le repos de l'âme de S.A.R. Monseigneur le Duc de Berri, dans l'église Saint-Germain-l'Auxerrois, deuxième tirage, imprimerie de G.-A. Dentu, Paris, 1831, 4 pp. [ Suivi d'un manuscrit : ] "Le gouvernement de Louis-Philippe est illégitime [... ] Voilà le gouvernement que vous vous êtes donné, ou plutôt qu'une poignée d'hommes sans mandat vous ont imposé", 1 f. [ Suivi de : ] Relation fidèle et détaillée de l'arrestation de S.A.R. Madame, Duchesse de Berry, Imprimerie de C. Merson, Nantes, Novembre 1832, 1 f., 40 pp. avec planche en frontispice et avec grande planche dépliante [ Suivi de : ] Dénonciation et Plainte judiciaire contre MM. les Présidens et Membres du Conseil des Ministres de Louis-Philippe, au sujet de la Détention et de la Séquestration de S.A.R. Madame, Duchesse de Berri, De l'Imprimerie de L. E. Herhan, Paris, Avril 1833, 16 pp. [ Suivi de : ] De la Situation de S.A.R. Madame, Duchesse de Berri, dans ses rapports avec sa constitution, et l'état sanitaire de la Citadelle de Blaye, par le Doctr Verneuil, Paris, Imprimerie de L. E. Herhan, 1833, 30 pp. [ Suivi de : ] Extrait de la Quotidienne du 19 mai 1833. Lettre du Comte de Kergorlay à M. le Ministre de la Presse, 1 f. lithographié [ Suivi de : ] Lettre du Comte de Kergorlay à M. le Ministre de la Guerre, Imprimerie de L. E. Herhan, 8 mai 1833, 7 pp.
Ce recueil rassemble certaines pièces peu communes, dont deux manuscrits, le premier signé de Valerius, légitimiste accusé d'avoir provoqué la colère de la foule en participant à la "provocation" de l'accrochage d'une lithographie du Duc de Bordeaux lors du service funèbre de 1831 en l'honneur du Duc de Berry. Ce service dégénéra en émeute jacobine et se termina par le sac de l'église Saint Germain et du palais de l'archevêque. Habilement utilisés par Adolphe Thiers, sous-secrétaire d'Etat à l'intérieur, ces troubles contribuèrent au recours au "Parti de l'ordre" de Casimir Périer. Bon état (petit mq. en coiffe sup., bon exemplaire par ailleurs).
Paris: Imprimerie Royale, 1847 in4, 244 pages, 3 grands plans dépliants de l'Hôtel de Praslin rue du Faubourg Saint-Honoré où eut lieu le crime; 58 pages; 86 pages; 14 pages. Reliure irlandaise, plein veau glacé d'ép. (Pilkington, Dublin), dos à 5 nerfs, caissons dorés, filets à froid sur les plats, coupes dorées, reliure frottée, épidermures, cependant assez bel exemplaire au dos décoratif. Le plan de la chambre de la duchesse est rehaussé de rouge pour les taches de sang.
in4, 244 pages, 3 grands plans dépliants de l'Hôtel de Praslin rue du Faubourg Saint-Honoré où eut lieu le crime; 58 pages; 86 pages; 14 pages. Reliure irlandaise, plein veau glacé d'ép. (Pilkington, Dublin), dos à 5 nerfs, caissons dorés, filets à froid sur les plats, coupes dorées, reliure frottée, épidermures, cependant assez bel exemplaire au dos décoratif. Le plan de la chambre de la duchesse est rehaussé de rouge pour les taches de sang. [M.C.: Histoire de France, Monarchie de Juillet, criminologie, affaire criminelle, droit].
SOUVERAINETE de la PRINCIPAUTE de NEUCHÂTEL et le roi de PRUSSE, la Duchesse de LONGUEVILLE et la Duchesse de NEMOURS.
Reference : AUB-9285
(1672)
Bel exemplaire relié, ficelles et cartonnage de l'époque (18e s.) documents séparés par des pages de garde, 112 pages + errata + avertissement et 111 pages et 12 pages.
La grande histoire des Guerres de religion. Précieux exemplaire aux armes de la Grande Mademoiselle. Paris, P. Rocolet, 1657. 2 volumes in-folio de : I/ (2) ff.bl., (2) ff. y compris un portrait de l’auteur et un frontispice gravé, (14) ff., 654 pp., (1) f. de privilège, (2) ff.bl. ; II/ (2) ff.b l., (1) f., pp. 655 à 1281, 51 pp. de table, (2) ff.bl. Longue note manuscrite concernant Davila collée sur la garde du premier volume. Maroquin rouge, décor à la Duseuil sur les plats avec fleurs-de-lys aux angles, grandes armes frappées or au centre, dos à nerfs orné de fleurs-de-lys dans les caissons, coupes décorées, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque. 365 x 248 mm.
Troisième édition, corrigée et augmentée, de la traduction française de l’Histoire des Guerres civiles de France de Davila « qui eut un grand retentissement et fut plusieurs fois imprimée et traduite en Italien, français, espagnol et latin ». Cette édition française, rare, est restée inconnue de Brunet et Deschamps. Brunet ne cite que l’édition italienne parue la même année. La première édition de cette traduction avait paru chez Rocolet en 1644. L’édition fut imprimée à petit nombre par P. Rocolet, imprimeur et libraire des rois Louis XIII et Louis XIV. Davila (Henri-Catherin), naquit, le 30 octobre 1576, au Sacco, village dans le territoire de Padoue. Il s’est rendu célèbre dans les lettres par son Histoire des guerres civiles de France. Très au fait des guerres de religion, il dit lui-même, au 9è livre de son Histoire, « qu’il était présent, en 1588, à l’ouverture des états de Blois, et si près du roi, qu’il entendit très distinctement tout son discours. » L’année suivante la reine, Catherine de Médicis, sa protectrice, mourut dès le mois de janvier, et Henri III fut assassiné au mois d’août. Malgré l’abjuration de Henri IV, la guerre civile durait encore. Davila se distingua dans plusieurs rencontres ; il eut un cheval tué sous lui au siège de Honfleur, en 1594, et fut blessé en 1597, d’un coup de pertuisane, au siège d’Amiens. La paix s’étant faite en 1598, il fut rappelé à Padoue par son père, qui y était retourné après la mort de Catherine de Médicis. Il ne cessa point de cultiver les lettres et de travailler, dans ses moments de loisir, au grand ouvrage qu'il avait entrepris. Il le fit enfin paraître en 15 livres, sous ce titre « Historia delle guerre civili di Francia di Henrico Caterino Davila nella quale si contengono le operationi di quattro re, Francesco II, Carlo IX, Henrico III et Henrico IV, cognominato il grande », Venise, Tommaso Baglioni, 1630, in-4. « Il n'y a qu'une opinion sur le mérite de Davila, considéré comme écrivain. Son style, exempt des vices qui régnaient de son temps, sans être aussi pur que celui de Guichardin, est plus serré, plus concis et brille en même temps par une admirable facilité. Sa manière de narrer, de disposer les évènements, de les enchaîner l'un à l’autre, d'introduire ses personnages, de les faire agir et parler, de décrire les lieux, les villes, les champs de bataille, les faits d'armes, les assemblées, les conseils, la conduite des négociations, n'est pas moins louable que son style. Il paraît enfin avoir pris des soins extrêmes pour connaître la vérité, l'avoir puisée dans de bonnes sources, et l'avoir dite en général avec franchise. Mais cette franchise n'a pu manquer d'être quelquefois altérée par sa position et ses relations particulières par les préjugés de son pays et de son siècle. Un italien de ce temps-là ne pouvait tenir la balance égale entre les catholiques et les protestants ; un homme qui devait la fortune de sa sœur, de son frère et le commencement de la sienne à Catherine de Médicis, à qui son prénom même rappelait qu'il lui avait été pour ainsi dire consacré dès sa naissance, ne pouvait être un juge impartial de cette reine. » (Michaud). Superbes volumes ornés d’une planche allégorique, d’un portrait de l’auteur, de vignettes et initiales, le tout remarquablement gravé sur cuivre par Grégoire Huret. Précieux exemplaire en maroquin de l’époque aux armes de la Duchesse de Montpensier, Anne-Marie-Louise d’Orléans, dite la « grande demoiselle », fille de Gaston d’Orléans et cousine de Louis XIV. Elle était l’héritière la plus riche de toute l’Europe. « On ne connait généralement la duchesse de Montpensier, la ‘Grande Mademoiselle’, que par le rôle un peu bruyant qu’elle joua dans les événements de la Fronde ; mais à côté de l’héroïne qui rivalisa d’exploits chevaleresques avec Madame de Longueville et la Princesse de Condé, pour s’imposer, les armes à la main, à son cousin Louis XIV, le royal époux de ses rêves, il y a une autre femme, à l’esprit délicat et tendre, éprise de littérature, passionnée pour les belles choses, et dont les livres, heureusement choisis, représentent une des collections les plus remarquables du temps. Anne-Marie-Louise d’Orléans naquit au Louvre en mai 1627. Fille de Gaston d’Orléans et de sa première femme, Marie de Bourbon, duchesse de Montpensier, qui mourut cinq jours après l’avoir mise au monde, elle fut élevée par une gouvernante estimable et pieuse [...] La duchesse de Montpensier était douée d’un esprit brillant. Segrais nous apprend que sa bibliothèque était le rendez-vous des artistes et des poètes et qu’on s’y réunissait à jours fixes [...] La grande Mademoiselle expira le 5 avril 1693, au palais du Luxembourg, âgée de 66 ans[...] Les livres de la duchesse de Montpensier passent rarement dans les ventes publiques et nous n’en connaissons que quelques-uns chez les amateurs [...] Tous sont uniformément revêtus de maroquin rouge... » (E. Quentin-Bauchart). Sur les 79 ouvrages lui ayant appartenu recensés par Quentin-Bauchard, 63 se trouvent aujourd’hui dans des collections publiques. Celui-ci est resté ignoré du bibliographe. Superbe exemplaire dont la reliure, d’une couleur et d’une élégance raffinée, peut être attribuée à l’atelier de Pierre Rocolet, éditeur de l’ouvrage. Il porte sur les titres et à la p. 61 du tome premier le cachet des Orléans. Provenance : Bibliothèques Radziwill (1866, n°1507), Mortimer L. Schiff (II, 1938, n°746) et Sir Abdy (1975, n°79).
[ Portraits de Femmes. Publication Artistique bimensuelle] - Collectif ; [ HENRIOT, Emile )
Reference : 61047
(1910)
51 numéro in-12 br., Portraits de Femmes. Publication Artistique bimensuelle, 1910 - 1913, 8 pp. par numéro. Rappel du titre complet : Portraits de Femmes. Publication Artistique bimensuelle (51 Numéros. Du numéro 1 de janvier 1910 au n° 51 de janvier 1913) Diane de Poitiers - Madame Récamier - Sophie Arnould - Mademoiselle George - Ninon de Lenclos - Madame Tallien - Madame de Montespan - Lady Hamilton - La Cencsi - Madame du Barry - La Grassini - Les deux femmes de Rubens - Eve - La femme de Greuze - La Princesse de Lamballe - Mme Vigée-Lebrun - Catherine de Russie - Madame de Sévigné - Madame Roland - Marie-Louise - Les femmes de Rembrandt - Marie Stuart - Marie-Louise - La Duchesse d'Angoulême - Madame Favart - Madame de Pomapdour - Madame Dorval - Mme de Longueville - Marie Dorval - Charlotte Corday - Mlle Duthé - Mme d'Epinay - Marguerite de Valois - Lucile Demoulins - George Sand - Marie-Félicie des Ursins - Pauline Borghèse - Marie-Antoinette - La Vallière - La Duchesse de Berry - Madame de La Vallière - Duchesse de Choiseul - Madame de Tencin - Mme de la Popelinière - Christine de Suède - Mlle Taglioni - Virginie Déjazet - La Reine Hortense - Catherine de Médicis - Mme de Girardin - Jeanne d'Arc - Louise Colet
Rare série bien complète des 51 premiers numéros de cette intéressante série publicitaire médicale, dont le texte est rédigé par Emile Henriot. Bon ensemble, quasi complet (manifestement la série ne dépassa pas les 52 numéros).
R110428261. Bureau de la revue. 10 octobre 1987. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 16 pages. Quelques gravures en noir et blanc dans et hors texte. Texte en colonnes.. . . . Classification Dewey : 920-Biographie générale et généalogie
Sommaire : La duchesse d'Alençon (1847-1897) et les victimes du bazar de la charité - Sa famille, son enfance, Le bazar de la charité en 1897, Les derniers moments de la duchesse d'Alençon, Funérailles de la duchesse d'Alençon et des autres victimes Classification Dewey : 920-Biographie générale et généalogie
AGENCE CENTRALE DE LA SOCIETE. 15 juin 1874. In-12. Broché. Bon état, Plats abîmés, Dos satisfaisant, Intérieur frais. Paginé de 241 à 288.. . . . Classification Dewey : 284-Protestantisme
Sommaire : La duchesse d'Orléans et M. Polier de Bottens par M. Jules Chavannes, Lettres choisies de la duchesse de Bouillon a la duchesse de la Trémoile (1598-1628), communication de M. Paul Marchegay, Histoire du Collège de Guyenne, Synode de la Rochelle, Chronique de la Bibliothèque Classification Dewey : 284-Protestantisme
Paris, Imprimerie J. Giron, 1855 in-4, [2]-403 pp., texte autographié, quelques passages complétés manuscritement par l'auteur elle-même (e.g. p. 132, p. 398), demi-chagrin noir, dos à nerfs, filets dorés (reliure de l'époque). Début de fente sans gravité aux mors.
Rarissime édition originale des Mémoires de la duchesse de Gontaut (1772-1857), dont la version courante ne fut publiée qu'en 1891 chez Plon : ce texte fut composé par la vieille dame à la suite d'un séjour à Courtalin chez le duc et la duchesse de Montmorency (1853), et à la demande du comte Georges Esterhazy, comme elle s'en explique elle-même dans le feuillet précédant le texte. Il s'agissait de donner un récit pour fixer les souvenirs de la famille sur la période de la Révolution, de l'Empire et de la Restauration, et le livre ne fut tiré qu'à quelques exemplaires à l'usage des proches.Envoi de l'auteur à Mme la marquise de Béthisy, daté d'avril 1856.Fierro, 651. Édition non citée par Tulard. Seulement 2 notices au CCF (celles de la BnF). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Maison du Bon Livre. / Oeuvre de St-Charles in8. Sans date. Broché. Ce livre retrace la vie de Marie-Thérèse Charlotte de France fille de Louis XVI et Marie-Antoinette surnommée Madame Royale. Unique survivante de sa famille après la Révolution elle devient duchesse d'Angoulême et se consacre à des œuvres de charité
Bon état rousseurs intérieur propre
1857 1857 Paris Bibliothèque-Charpentier, Eugène Fasquelle Editeur 1857 2 in-8 Reliure Demi-Chagrin noir à nerfs 488 [pp]. 424 [pp] Traduction entièrement nouvelle par M. G. Brunet, accompagné d'une annotation historique, biographique et littéraire du traducteur. ( index en fin d'ouvrage). Édition majeure de la correspondance de la célèbre Princesse Palatine. Ces lettres offrent un témoignage unique, caustique et extrêmement détaillé sur les mœurs de la Cour de France sous Louis XIV et la Régence. L'ouvrage est enrichi d'une annotation historique, biographique et littéraire indispensable à la compréhension du contexte de l'époque, ainsi que d'un index détaillé en fin de volume.
Dos Insolé pages jaunies mais exemplaire agréable,ouvrage normalement usagé . Frais de port inclus vers France métropole au tarif normal, délai d'acheminement sous 72h, pour les commandes > à 80 euros et poids < 1kg. Disponibilité sous réserve de vente en Boutique. Frais de port inclus vers France métropole au tarif normal, délai d'acheminement sous 72h, pour les commandes > à 80 euros et poids < 1kg. Disponibilité sous réserve de vente en Boutique. Disponibilité sous réserve de vente en boutique, prix valable, frais de port en plus, La Poste ou Mondial Relay
[De l'Imprimerie de la veuve J.-B. Cavazza] - DUCHESSE D'ANGOULEME ; DECAEN, Comte
Reference : 71112
(1815)
1 feuillet in-8, De l'Imprimerie de la veuve J.-B. Cavazza, rue du Ha, n.° 41, Bordeaux, mars 1815, 2 pp. Discours adressé à S.A.R. Madame, Duchesse d'Angoulême, par M. Desèze, vicaire-général du diocèse de Bordeaux, dans la communauté des Ursulines. Paroles remarquables et pleines de bontés adressées par LL. AA. RR. à divers corps lors de leur présentation. Ordre du Jour de M. le Gouverneur de la 11.e Division militaire, adressant des témoignages de satisfaction de S.A.R. Mgr. le Duc d'Angoulême à la Garde national [ Edition originale ] [ Contient notamment : ] "Au sortir de la chapelle, Madame est montée dans un salon où toute la communauté s'est rendue. S. A. R. a entretenu, avec beaucoup de bonté, Madame la supérieure, et a paru prendre un vif intérêt à ce précieux établissement spécialement destiné à l'éducation des jeunes demoiselles, et chargé d'enseigner gratuitement les enfans des pauvres. Dans ce salon, deux pensionnaires dignes d'un grand intérêt, filles de M. le marquis de Larochejaquelein, toutes deux d'un âge fort tendre, ont fait un petit compliment à Madame, qui a paru écouter avec bienveillance les enfans d'un père et d'une mère qui se sont de tous temps si fort distingués en défendant la cause du Roi et de la monarchie. Dans une des communes rurales de l'Entre-deux-Mars, de jeunes enfants ont environné la voiture de LL. AA. RR. L'un d'eux, chargé de porter la parole, s'est exprimé en ces termes : « Monseigneur et Madame, on nous avait fait un compliment ; mais je l'ai oublié. Voici celui que nous avons fait nous mêmes : Nous jurons d'être encore meilleurs Français que nos pères ». L'ordre des avocats de Bordeaux ayant été admis à présenter à LL. AA. RR. ses hommages et son respect, le bâtonnier a invoqué leur protection auprès de S. M., en faveur des avocats de cette ville : Madame a daigné répondre qu'il suffisait d'appartenir à la ville de Bordeaux, pour n'avoir pas besoin d'autre protection auprès du Roi ; mais qu'elle se ferait un plaisir de transmettre à S. M. les sentimens dont elle venait d'entendre l'expression"
Le document est remarquable car si l'on y parle de "l'heureuse restauration", Napoléon est déjà en train de remonter vers Grenoble après son débarquement à Golfe-Juan le 1er mars ! Quelques jours plus tard, la Duchesse d'Angoulême tentera de soulever Bordeaux contre l'Empereur, ce qui lui vaudra le célèbre mot de Napoléon : "C'est le seul homme de sa famille". Bon état.