2 volumes in-12 (168 x 98 mm), plein vélin rigide de l'époque, dos titrés à la plume, (8), 372, (10) p. et (2), 218, (6), 133, (15) p., planche gravée dépliante de figures géométriques au tome I. La Haye, P. Gosse & J. Neaulme, 1734.
Première traduction française par Elie de Joncourt, d' "Alciphron, or the Minute Philosopher", composé entre 1729 et 1731 durant le séjour de Berkeley au Rhode Island et publié à Londres en 1732.Ce serait le premier ouvrage philosophique d'importance écrit en Amérique du Nord. Aucun texte de Berkeley n'avait jusque-là été traduit en français.Sous forme de sept dialogues inspirés de Platon, l'auteur développe une apologie de la religion chrétienne contre les libres penseurs et les déistes. Il discute les arguments de Toland et d'Anthony Collins, et vise particulièrement Shaftesbury et Bernard Mandeville, qui lui répondit dès 1732.Le livre retint aussitôt l'attention des journaux du continent, le "Journal Littéraire" de La Haye aux "Mémoires de Trévoux", qui lui reprochèrent en 1735 de prêter aux incrédules des arguments plus forts que leur réfutation.Le second volume contient, en pagination séparée, l' "Essay sur une nouvelle théorie de la vision", traduction de l' "Essay Towards a New Theory of Vision" (1709), accompagné d'une planche gravée géométrique.(France Littéraire, I, 286. Jessop, 126b. Rochedieu, 'Bibliogr. of French translations of English works', 22).Papier brun.Exemplaire bien relié en vélin rigide à l'époque.
, La Haye, Gibert, 1734. 2 vol. in-12, veau blond, encadr. fil. dor., dos ornés, tr. jasp. (Rel. de l'ép.) Edition originale en français. La traduction est de P. de Joncourt. Ecrit sous forme de dialogues, sur le modèle de ceux de Platon, l'auteur favori de Berkeley, Alciphron est une réfutation des divers systèmes de l'athéisme. 1 planche dépliante de géométrie au tome I.