MONTESQUIEU. Charles Louis de Secondat, baron de La Brède et de.
Reference : LCS-18566
Charmant exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque. S.l., 1767. In-12 de 236 pp., pp. 259 à 285, (1) f. d’Avis au Lecteur. Veau granité, double filet doré encadrant les plats, dos à nerfs orné de filets dorés, pièce de titre de maroquin rouge, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 164 x 94 mm.
Rare édition parue l’année de l’originale de l’œuvre littéraire «la plus vivante» de Montesquieu. « L’abbé de Guasco, qui avait eu avec Montesquieu une correspondance suivie, fit imprimer [l’édition originale de] ce volume à Florence en 1767. Il y publia trois lettres contre Mme Geoffrin (pp. 222-241), que celle-ci supprima d’une réimpression qu’elle fit exécuter elle-même sous la rubrique de Florence et Paris, Vincent Durant neveu, 1767, in-18. Cette partie de la correspondance ne se retrouve même pas dans une contrefaçon exécutée à Paris, la même année. Le soin que Mme Geoffrin mit à rechercher, pour les détruire, les exemplaires de la vraie édition florentine explique qu’ils soient devenus fort rares.» (Picot, Cat. James de Rothschild, n° 1897). « La correspondance de Montesquieu, la partie la plus vivante de son œuvre, est demeurée inédite de son vivant». (Roger Caillois). La première édition, l’un des seuls livres qualifiés de «fort rare» par Émile Picot, dans le catalogue de la bibliothèque Rothschild, contient les Lettres de Montesquieu adressées à ses amis italiens du 21 décembre 1729 au mois de février 1755, quelques jours avant sa mort. La partie la plus piquante concerne les pages 222 à 241, véritable réquisitoire contre la dictature parisienne de Madame Geoffrin (1699-1777). Son salon fut l’un des plus fréquentés de ce siècle où les bureaux d’esprit eurent tant d’influence sur le mouvement littéraire et philosophique. La présente édition, parue l’année de l’originale, contient 56 lettres dont 55 de Montesquieu couvrant la période 1729-1755. Les trois lettres dans lesquelles Montesquieu attaque Mme de Geoffrin (pp. 237-258) ont été, sans doute à l’initiative de la salonnière, supprimées de cette édition et la pagination saute ainsi de la p. 236 à la p. 259. La correspondance de Montesquieu nous livre un tableau sans complaisance et d’une extrême sincérité sur la personnalité de l’auteur, ses pensées, ses valeurs et certains évènements importants du Siècle des Lumières. Bel exemplaire grand de marges de l’œuvre littéraire la plus vivante de Montesquieu, conservé dans sa reliure de l’époque. Provenance: Jean Siegler avec ex libris, «Ex-libris du Cabinet d’un Vieux Bibliophile».
[Imprimerie de G. Gounouilhou] - MONTESQUIEU ; [ MONTESQUIEU, Charles Louis de Secondat Baron de ; DE MONTESQUIEU, Baron Albert ]
Reference : 54204
(1899)
Ensemble 6 vol. in-8 carré br. sous couverture rempliée, Pensées et Fragments inédits de Montesquieu (2 Tomes - Complet) Imprimerie de G. Gounouilhou, Bordeaux, 1899-1901, xxxiv-541 ; 655 pp. [ Avec : ] Voyages de Montesquieu (2 Tomes - Complet) Alphonse Picard et Fils (tome I), Imprimerie de G. Gounouilhou, Bordeaux, 1894-1896, xlviii pp., 2 ff., 370 pp., 2 ff. n. ch., 1 f. blanc ; XIX-518 pp. [Avec : ] Mélanges inédits, Gounouilhou et Rouam, 1892 [ Avec : ] Histoire véritable publiée d'après un Nouveau manuscrit avec une Introduction et des Notes par L. de Bordes de Fortage, G. Gounouilhou, Bordeaux, 1902, XVI-74 pp. et 3 ff. n. ch.
Complet. Très rare ensemble réunissant 6 des superbes volumes de l'édition des oeuvres de Montesquieu publiée chez Gounouilhoux par la Société des Bibliophiles de Guyenne. Etat satisfaisant (couv. frottées et qq. dos fendus, bel état intérieur) pour cet ensemble méritant d'être établi dans une reliure de qualité. Prix en l'état.
MONTESQUIEU, Charles-Louis de Secondat (baron de) - (DESTUTT DE TRACY - VILLEMAIN - D'ALEMBERT - HELVETIUS, Claude-Adrien - VOLTAIRE - CONDORCET, Jean-Antoine-Nicolas de Caritat marquis de - BERTOLINI)
Reference : 25268
(1840)
Paris DALIBON 1840 -in-8 demi-veau 8 volumes, reliure demi-veau glacé havane in-octavo à coins (binding half-calfskin in-octavo with corners) (13,2 x 21,2 cm), RELIURE D'ÉPOQUE, dos 4 nerfs (spine with raised bands), décoration "or" et à froid (gilt and blind stamping decoration), Auteur, Titre et Tomaison frappés "or", pièce de titre et de tomaison sur fond noir avec un filet "or" de part et d'autre, roulette "or" en place des nerfs avec un filet "or" de part et d'autre, entre nerfs à fleuron central "or" dans un fleuron fumé à froid avec double roulettes à froid et un filet "or" de part et d'autre, filet et roulette "or" en tête et en pied, Papier peigné marron aux plats, toutes tranches lisses jaspées, orné d'un Portrait-frontispice à l'eau-forte de Montesquieu d'après Devéria gravé sur cuivre par H. C. Müller, (XLVI + 429) + (442) + (472) + (526) + (615) + (VIII +456) + (566) + (487) Pages, 1822 Paris DALIBON, LIBRAIRE (imprimerie de L.-T. CELLOT) Editeur,
Comprend:I. Essai sur la vie et les ouvrages de Montesquieu, signé : D*** [Depping]. Éloge de Montesquieu, par d'Alembert. Éloge de Montesquieu, par Villemain. Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence ; II. Analyse de "l'Esprit des lois" par d'Alembert. Analyse raisonnée de "l'Esprit des lois" par Bertolini. De l'Esprit des lois, I-X ; III. De l'Esprit des lois, XI-XXX ; V. De l'Esprit des lois, XXXI. Défense de "l'Esprit des lois". Réponse de M. de Risteau aux observations sur "l'Esprit des lois". Commentaire sur quelques principales maximes de "l'Esprit des lois", par Voltaire. Lettre d'Helvétius. Remerciement sincère à un homme charitable, attribué à Voltaire ; VI. Lettres persanes ; VII. Arsace et Isménie. Le Temple de Gnide. Essai sur le goût. Discours. Ébauche de l'éloge historique du maréchal de Berwick. Pensées diverses. Notes sur l'Angleterre. Poésies. Lettres familières ; VIII. Commentaire sur "l'Esprit des lois", par M. le Cte Destutt de Tracy, suivi d'observations inédites de Condorcet sur le 29e livre et d'un mémoire sur cette question : "Quels sont les moyens de fonder la morale d'un peuple" ? .......... Bonne édition des oeuvres de Montesquieu, la première à contenir le Commentaire de Destutt de Tracy, revu par l'auteur. Très complète, elle rend compte de la réception de Montesquieu du temps des Lumières (D'Alembert, François Risteau, Voltaire, Helvetius, Condorcet) et au début du XIXe. Le Commentaire sur L'Esprit des Lois de Destutt de Tracy, fut d'abord traduit en anglais et publié à Philadelphie par Jefferson en 1811. La première publication en français date de 1817 à Liège. Il forme ici l'intégralité du volume 8 avec : Quels sont les moyens de fonder la morale d'un peuple et les Observations de Condorcet. "Au système de Montesquieu, Destutt de Tracy oppose un plan de gouvernement républicain reposant sur le suffrage universel. C'est à l'époque redevenu une nouveauté. Il définit la liberté par le pouvoir d'exécuter ses volontés et, par là d'atteindre au bonheur" (D. Bagge, "Les idées politiques en France sous la Restauration", p. 150). (Brunet, III, 1859. Vicaire, V, 1104) ....... BELLE RELIURE ROMANTIQUE ...... TRÉS BIEN RELIÉ ............ EN TRÉS BON ÉTAT (very good condition). en trés bon état
MONTESQUIEU (Charles Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu).
Reference : 110682
A Copenhague & à Genève, Chez Claude Philibert, 1764, 4 volumes in-12 de 160x100 mm environ, Tome I : faux-titre, xcii-324 pages, 1f.blanc, - Tome II : faux-titre, xx-412 pages, 1f.blanc, Tome III : faux-titre, titre, xii-420 pages, 1f.blanc, - Tome IV : faux-titre, titre, 246-106 pages, 1f.blanc, pleine basane marbrée fauve (reliures restaurées), dos à nerfs portant titres et tomaisons dorés, ornés de caissons à fleurons et motifs dorés, coupes dorées, tranches rouges. Quelques rousseurs et cernes, des notes manuscrites à l'encre et au crayon à papier sur les gardes et contreplats
Charles Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu, est un penseur politique, précurseur de la sociologie, philosophe et écrivain français des Lumières, né le 18 janvier 1689 à La Brède (Guyenne, près de Bordeaux) et mort le 10 février 1755 à Paris Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
à Paris, Imprimerie Crapelet, chez Lefèvre, 1816.
Bel ensemble complet en 6 volumes reliés in octavo (210x130mm), basane brune à dos lisse décoré et titré, encadrement doré sur les plats, tranches jaspées. Vol1:faux-titre,portrait de Montesquieu gravé et dessiné par De Villiers en frontispice,titre,(xcviii,Vie de Montesquieu, analyse de L'Esprit des Lois,préface et avertissement de l'auteur),434pages (livresIàXIII);Vol2:fbnc,faux-titre,titre,494pages(livresXIVàXXV);Vol3:fbnc,faux-titre,titre,541pages(livresXXVIàXXXI,Défense de L'Esprit des lois, Eclaircissements sur L'Esprit des lois,Remerciement à un homme charitable);Vol4:fbnc,faux-titre,titre,504pages(table des matières,Considérations sur les Causes de la Grandeur des Romains, et de leur Décadence);Vol5:fbnc,faux-titre,titre,464pages(préface,Lettres persanes,table des matières);Vol6:fbnc,faux-titre,titre,559pages(Oeuvres diverses). L'ensemble des 6 volumes réunit De l'Esprit des Lois (3vol), Considérations sur les causes de la grandeur des Romains, et leur décadence (1vol); Les Lettres persanes (1vol); Oeuvres diverses (1vol). Considéré comme le chef-d'oeuvre de Montesquieu (1689-1755), De l'Esprit des lois est publié dès novembre 1748 à Genève mais interdit en France. Magistrat, homme de lettres et philosophe, Charles de Secondat, baron de la Brède et de Montesquieu apparaît aujourd'hui comme un important devancier de l'école historique moderne, comme un maître de droit constitutionnel et un brillant écrivain. Bien imprimée selon Brunet et plus complète que l'édition de Bernard -en 5vol-. De l'Esprit des lois paraît en 1748. Et même si le contrôleur général Silhouette -traducteur de L'Essai sur l'Homme de Pope- n'avait à l'époque de sa sortie que de jeter le manuscrit au feu, même si l'ouvrage ne fit qu'une bien faible sensation, se furent deux femmes : Geoffrin et Tencin, qui les premières, louèrent l'oeuvre du philosophe. "La sorbonne cherche à m'attaquer, il y a 2 ans qu'elle y travaille sans savoir presque comment s'y prendre" commente l'auteur. Selon Augier, Montesquieu se partageait entre Paris et La Brède (proche de Bordeaux) où il se plaisait à converser avec les paysans "parce qu'ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers". On se souvient du "Et moi aussi je suis peintre" repris par l'homme de lettres à l'initiative d'un Corrège. Une première édition est publiée à Genève sous la férule tatillonne du professeur Jacob Vernet qui en modifie non seulement quelques mots mais en supprime aussi le passage de ''L'Invocation aux Muses''. Cette dernière réapparaîtra dans l'édition suivante à Paris. Selon Auger et les écrits de Grimm, à la mort de Montesquieu, outre les membres de l'Académie française, le seul homme de lettres présent fut Diderot. Considéré comme amusement de la société de mlle de Clermont, Le Temple de Gnide n'en fut pas moins dénommé "L'Apocalypse de la galanterie" par du Deffand. Brunet(T3,p1860). Dos insolé, rares manques sur les plats. Bonne condition de l'ensemble.
[Imprimerie de G. Gounouilhou] - MONTESQUIEU ; [ MONTESQUIEU, Charles Louis de Secondat Baron de ; DE MONTESQUIEU, Baron Albert ]
Reference : 41928
(1899)
Publiés par le Baron Gaston de Montesquieu, 2 vol. fort in-8 carré br. sous couverture rempliée, Imprimerie de G. Gounouilhou, Bordeaux, 1899-1901, xxxiv-541 ; 655 pp.
Complet. Introuvable exemplaire bien complet de cette splendide édition, publiée sur un magnifique papier vergé. Etat satisfaisant (dos fendus, couv. frottées avec mq. importants, surtout au second plat du tome 2, parfait état intérieur) pour cet exemplaire méritant d'être établi dans une reliure de qualité. Prix en l'état.
[ G. Gounouilhou, J. Rouam & Cie] - MONTESQUIEU ; [ MONTESQUIEU, Charles Louis de Secondat Baron de ; DE MONTESQUIEU, Baron ; DROUYN, Léo ]
Reference : 55477
(1891)
Eau-forte de Léo Drouyn, 1 vol. in-8 br., G. Gounouilhou, Bordeaux, J. Rouam & Cie, Paris, 1891, 81 pp. avec eau-forte de Drouyn en frontispice
Bon exemplaire bien complet de la belle eau-forte de Léo Drouyn. Voir également dans notre catalogue le tirage de luxe sur beau papier vergé.
[G. Gounouilhou J. Rouam & Cie] - MONTESQUIEU ; [ MONTESQUIEU, Charles Louis de Secondat Baron de ; DE MONTESQUIEU, Baron ]
Reference : 41930
(1891)
Eau-forte de Léo Drouyn, 1 vol. in-8 br. sous couv. rempliée, G. Gounouilhou, Bordeaux, J. Rouam & Cie, Paris, 1891, 81 pp. avec eau-forte de Drouyn en frontispice
Bon état pour cette belle publication sur magnifique papier vergé de la Société des Bibliophiles de Guyenne.
Ouvrage imprimé sur papier fin de Hollande et relié en maroquin rouge de l’époque, condition rare. A Paris, rue S. Jacques, Chez Huart & Moreau fils, Libraires de la Reine, & Libraires-Imprimeurs de Monseigneur le Dauphin, à la Justice & au grand Saint Basile, 1748. 3 ff., 365 pp. et 3 pp. 1 volume in-12 maroquin rouge, triple filet doré en encadrement sur les plats. Dos à nerfs orné. Filet sur les coupes. Tranches dorées. Reliure en maroquin de l’époque. 168 x 97 mm.
Édition originale définitive donnée par Montesquieu même. «L’édition définitive donnée par Montesquieu, est celle de Paris, 1748, in-12 de (3) ff. y compris le frontispice d’Eisen, 365 pp. et (3) pp. «Les ff. lim. contiennent un joli frontispice d’Eisen, gravé par De la Fosse et tiré sur papier fort. Les mêmes artistes ont signé le fleuron du titre et le fleuron placé au-dessus du titre de départ. Le Dialogue de Sylla et d’Eucrate paraît ici pour la première fois. Le privilège, daté du 20 septembre 1747, est accordé pour neuf ans à Pierre-Michel Huart.» (Cat.James de Rothschild, n° 2080). On y trouve joint, pour la première fois, le Dialogue de Sylla et d’Eucrate qui avait d’abord paru dans le Mercure de France de février 1745, pp. 61-72.» (Tchémerzine IV-928). L’œuvre se rattache par certains de ses aspects au Discours sur l’histoire universelle de Bossuet, mais elle est libérée des intentions théologiques qui présidèrent à la naissance de cette dernière ; les Considérations de Montesquieu se développent suivant une nouvelle harmonie, selon la logique humaine des faits qui s’enchaînent et s’ordonnent en un processus causal. Certaines « causes générales, morales ou physiques » influent sur le cours de l’histoire, et la direction générale de l’histoire entraîne à son tour tous les événements particuliers : les peuples qui changent de gouvernement pour en adopter un qui se trouve en contradiction avec leurs exigences historiques naturelles s’exposent à de graves conséquences. Les Romains furent grands et prospères aussi longtemps qu’ils se gouvernèrent selon certains principes : l’amour de la liberté, du travail, de la patrie, la sévère discipline militaire, la sage politique du Sénat dans ses rapports avec les peuples vaincus. Ils furent en décadence lorsqu’ils agrandirent de façon démesurée leur Empire et que leur puissance universelle les obligea à changer leur mode de gouvernement en substituant de nouveaux principes aux anciens. L’éloignement des armées fit s’évanouir l’esprit républicain ; le droit de cité fut étendu à trop de peuples ; les richesses furent accumulées indûment ; le pouvoir, passé des mains des patriciens dans celles du peuple, ouvrit la voie aux abus les plus monstrueux des empereurs. Au milieu de ces considérations, qui ont la clarté de l’évidence, trouvent place des portraits et des tableaux admirables qui font de ce livre un chef-d’œuvre de grâce austère, rempli de l’antique et classique amour de la liberté. Les idées fondamentales de L’Esprit des lois s’organisent ici et s’affirment dans un exemple historique précis, dont la conception, se libère nettement des influences religieuses et dynastiques et, par là, annonce les horizons plus vastes de l’historiographie moderne : celle-ci d’ailleurs reprendra et développera certains points de l’analyse de Montesquieu (par exemple l’importance de la tradition, et du milieu). Très bel exemplaire relié en maroquin rouge provenant de la bibliothèque du Vendéen Jacques Aubin Gaudin de La Bérillais, né à Nantes le 14 avril 1733, guillotiné à Nantes le 18 avril 1793, appelé aussi La Bérillais, Laberillais ou Gaudin-Bérillais. Au début de la Révolution française, il se retire sur ses terres près de Nantes. Il invite des prêtres réfractaires à célébrer dans sa chapelle des messes illégales. Il est secrètement l'un des deux chefs nantais d'une vaste conjuration royaliste, l'Association bretonne créée par La Rouërie. Quand la guerre de Vendée éclate en mars 1793, il désapprouve ce soulèvement paysan. C'est contre son gré qu'il est élu chef par vingt et une paroisses de la région. La Bérillais accepte alors le commandement, mais refuse d'attaquer Nantes à la tête de ses troupes royalistes et impose sa volonté de rechercher la paix par la négociation, en tant que conciliateur. Il rédige un manifeste présentant les principales revendications populaires, le transmet aux autorités, entreprend sur cette base des démarches de négociation et fait temporiser ses troupes, mais il est arrêté par les républicains. Malgré les témoignages attestant son désir de paix et les négociations en cours, il est condamné à mort le 18 avril 1793 comme général des insurgés, et de la bibliothèque Giraud-Badin.
Geneve, Barrillot (sic!) & Fils, [1748]. 4to. Two lovely contemporary uniform full calf bindings with richly gilt spines, gilt title- and tome-labels and single gilt line-borders to boards. Edges of boards blindtooled. Very neatly restored at hinges and corners, barely noticeable. 19th century book-plate (""FAMA"") to inside if front boards. Old handwritten notes in ink to front free end-papers. Some leaves evenly browned, as usual. Vol. I with contemporary owner's inscription ""B. Heiman/ 1756/ S. st."" to verso of title-page. Light inkspotting to half-title and occasional light brownspotting. Vol. II with very small owner's name to verso of front free end-paper: ""Mr. Gustavo Horta"" and with a worm tract. The worm tract is mostly very small and only in the very top corner of the upper blank margin or as a tiny hole in the inner blank margin towards the hinge. From pp. 493 to 544, the worm tract is larger, but still situated in the blank margin (outer) and far from affecting text at any point. With both half-titles, preface (vol. 1), and tables of contents. No errata at the end of volume one, and no folded map. Woodcut printer's devices to title-pages. (8), XXIV, 522"" (4), XVI, 564 pp.
The very rare first edition, first issue of Montesquieu's seminal main work, ""[i]n many ways one of the most remarkable works of the eighteenth century"" (PMM 197), in which the author presents his theory of constitutional monarchy, advocating constitutionalism and the separation of powers, and explains human laws and social institutions. The very first printing, i.e. the first edition, first issue, of the present work is of the utmost scarcity. Numerous editions and issues of the work were printed in the months following the first appearance. The present copy has the first issue pointers (the two ""r""s in ""Barrillot"" on the title-page, no errata). It does not have a folding map, as mentioned by Brunet, but whether this is actually supposed to be present or not in the first printing, has not been established - some bibliographers say that it should not be there.Montesquieu began writing this his magnum opus in 1743, by the end of which year he had almost finished the first draft of it. The same year he began the first of two great revisions of it, which he finished in 1746. In 1747 he finished his second revision, adding several new chapters, and chose J. Barrillot from Geneva to publish the work, which finally appeared for the first time in November 1748, in two quarto volumes, with no mention of author or year. Numerous editions and issues appeared the following months and years, and by 1751 22 editions of the work had appeared. Already in 1750 the work was published in English, the English editions amounting to 10 by 1773, and by 1801 the work had appeared in both German (1789), Dutch, Danish, Polish, Italian, and Russian (1801). The work exercised the greatest of influence, both negative and positive, and numerous anti-Montesquieu-pamphlets and articles appeared during the last half of the 18th century. Because of the work, Montesquieu was also attacked by the Sorbonne, as well as in the general assembly of the French clergy, and in Rome. In 1751 the work was placed on the Index.As the number of editions, translations etc. bears witness to, the work provided the greatest of impact on 18th century political thought as well as actual politics and law. In fact, few other works can be claimed to possess the same power of influence as this one, directly affecting the likes of Tocqueville and Catherine the Great. Although Montesquieu had to defend himself against great thinkers like Voltaire, ""his theories underlay the thinking which led up to the American and French revolutions, and the United States Constitution in particular is a lasting tribute to the principles he advocated."" (PMM 197). ""Montesquieu was one of the great political philosophers of the Enlightenment. Insatiably curious and mordantly funny, he constructed a naturalistic account of the various forms of government, and of the causes that made them what they were and that advanced or constrained their development. He used this account to explain how governments might be preserved from corruption. He saw despotism, in particular, as a standing danger for any government not already despotic, and argued that it could best be prevented by a system in which different bodies exercised legislative, executive, and judicial power, and in which all those bodies were bound by the rule of law. This theory of the separation of powers had an enormous impact on liberal political theory, and on the framers of the constitution of the United States of America."" (SEP).Kress: 4920" Tchemerzine: VIII, 459 PMM 197.
MONTESQUIEU, Charles Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu.
Reference : 111012
A Paris, Chez Plassan, Régent-Bernard, et Grégoire, de l'Imprimerie Plassan, l'An IV, 1796, 5 volumes in-4 de 292x220 mm environ, Tome 1. 1f.blanc, 5ff. (titre, avertissement)-lxxx-406 pages, 1f.blanc, Avec un portrait de Montesquieu et 2 cartes dépliantes, - Tome 2. 1f.blanc, 468-xiv pages, 1f.blanc, - Tome 3. 1f.blanc, faux-titre, titre, iv-466 pages, 1f.blanc, Avec une planche hors texte, - Tome 4. 1f.blanc, faux-titre, titre, iv-487 pages, 1f.blanc, Avec 2 planches hors-texte, - Tome 5. 1f.blanc, faux-titre, titre, iv-471 pages,1f.blanc, Avec 10 planches hors-texte, pleine basane racinée fauve, dos lisses portant titres et tomaisons dorés sur pièces en maroquin vert foncé, ornés de caissons à riches motifs dorés, coupes dorées, encadrement des plats de guirlande de fleurs et filets dorés, tranches mouchetées de vert foncé, gardes marbrées de couleurs. Des coiffes arasées avec manque de cuir sur le tome I, des frottements sur les mors et les plats avec épidermures craquelures auréoles et restaurations sur le cuir, des rousseurs et pages brunies, petit trou marginal sur les derniers feuillets du tome 2, petite galeries sur la garde marbrée du tome 5. Belle série rare et complète du portrait de l'auteur en frontispice d'après Chaudet, des deux cartes dépliantes et des 13 figures par Chaudet, Moreau, Perrin, Vernet et Peyron.
Charles Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu, est un penseur politique, précurseur de la sociologie, philosophe et écrivain français des Lumières, né le 18 janvier 1689 à La Brède (Guyenne, près de Bordeaux) et mort le 10 février 1755 à Paris. Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
1790 Couverture rigide Amsterdam, sans nom d'éditeur, 1790. Un volume petit in-12 (14 x 8,5 cm), tome V seul, reliure pleine basane de l'époque, dos lisse orné de filets dorés, épidermures, manque de cuir au coin inférieur du second plat, coiffe supérieure émoussée, reliure qui baille légèrement. Feuillet de faux-titre, 336 pages, quelques feuillets jaunis, mouillure claire marginale en pied sur les premiers feuillets. Publiées pour la première fois en 1721, Les Lettres persanes sont un roman épistolaire de Montesquieu, composé de 161 lettres fictives échangées entre deux voyageurs persans, Usbek et Rica, et divers correspondants restés en Perse ou rencontrés en France. Le recours à des voyageurs étrangers permet à Montesquieu d’appliquer le regard de l' "autre" pour mieux observer les travers de la société française. Ce procédé d'étrangeté critique donne lieu à une satire des coutumes, de la religion, de l'administration, de la cour, et surtout de la monarchie absolue. Montesquieu, sans se dévoiler frontalement, critique par exemple l’arbitraire royal ou le ridicule des courtisans. L'effet de distance, renforcé par la forme épistolaire, permet un humour subtil et une critique sociale efficace. Tome V faisant partie d'une édition collective des oeuvres de Montesquieu. Bon état intérieur, bon exemplaire de ce texte important du Siècle des Lumières.
Assez bon
[Imprimeries Gounouilhou] - MONTESQUIEU ; GEBELIN, François ; MORIZE, André ; [ MONTESQUIEU, Charles Louis de Secondat Baron de ]
Reference : 54192
(1914)
Un des 200 exemplaires hors commerce numérotés sur papier de Hollande (n° 189), correspondance publiée par François Gebelin avec la collaboration de M. André Morize, 2 vol. fort in-8 carré br. sous couverture rempliée, Imprimeries Gounouilhou, Bordeaux, 1914, XXIV-448 ; 660 pp
Bon exemplaire du tirage de tête sur papier de hollande (couv. très lég. frottée, très bon état par ailleurs). Ce deux volumes viennent clore la publication des inédits de Montesquieu entreprise à partir de 1891 par la famille Montesquieu avec le concours des Bibliophiles de Guyenne.
[Imprimerie de G. Gounouilhou] - MONTESQUIEU ; [ MONTESQUIEU, Charles Louis de Secondat Baron de ; DE MONTESQUIEU, Baron Albert ]
Reference : 54205
(1894)
2 vol. en 1 vol. in-8 reliure demi-chagrin brun, dos à 5 nerfs, Imprimerie de G. Gounouilhou, Bordeaux, 1894, xlviii pp., 2 ff., 370 pp., 2 ff. n. ch., 1 f. blanc et 1 vol. fort in-8 carré br. sous couverture rempliée, Imprimerie de G. Gounouilhou, Bordeaux, 1896, XIX-518 pp.
Complet. Rare exemplaire bien complet de cette splendide édition, publiée sur un magnifique papier vergé. Etat très satisfaisant (couv. du second volume broché avec accrocs et petits mq., qq. rouss. dans premier volume, bel état intérieur par ailleurs).
[Imprimerie de G. Gounouilhou] - MONTESQUIEU ; [ MONTESQUIEU, Charles Louis de Secondat Baron de ; DE MONTESQUIEU, Baron Albert ]
Reference : 41927
(1894)
2 vol. fort in-8 carré br. sous couverture rempliée, Imprimerie de G. Gounouilhou, Bordeaux, 1894-1896, xlviii pp., 2 ff., 370 pp., 2 ff. n. ch., 1 f. blanc ; XIX-518 pp.
Complet. Rare exemplaire bien complet de cette splendide édition, publiée sur une magnifique papier vergé. Etat très satisfaisant (couv. frottée avec mouill. et petits accrocs et petits mq., parfait état intérieur) pour cet exemplaire méritant d'être établi dans une reliure de qualité.
MONTESQUIEU. Charles Louis de Secondat, baron de La Brède et de.
Reference : LCS-18587
Des bibliothèques du chef Vendéen Jacques-Aubin Gaudin de La Bérillais et Giraud Badin, avec ex-libris. A Paris, rue S. Jacques, Chez Huart & Moreau fils, Libraires de la Reine, & Libraires-Imprimeurs de Monseigneur le Dauphin, à la Justice & au grand Saint Basile, 1748. 1 volume de 3 ff., 365 pp. et 3 pp. In-12 maroquin rouge, triple filet doré en encadrement sur les plats, dos à nerfs orné, filet sur les coupes, tranches dorées. Reliure en maroquin de l’époque. 168 x 97 mm.
Edition originale définitive donnée par Montesquieu même. «L’édition définitive donnée par Montesquieu, est celle de Paris, 1748, in-12 de (3) ff. y compris le frontispice d’Eisen, 365 pp. et (3) pp. «Les ff. lim. contiennent un joli frontispice d’Eisen, gravé par De la Fosse et tiré sur papier fort. Les mêmes artistes ont signé le fleuron du titre et le fleuron placé au-dessus du titre de départ. Le Dialogue de Sylla et d’Eucrate paraît ici pour la première fois. Le privilège, daté du 20 septembre 1747, est accordé pour neuf ans à Pierre-Michel Huart.» (Cat.James de Rothschild, n° 2080). On y trouve joint, pour la première fois, le Dialogue de Sylla et d’Eucrate qui avait d’abord paru dans le Mercure de France de février 1745, pp. 61-72.» (Tchémerzine IV-928). L’œuvre se rattache par certains de ses aspects au Discours sur l’histoire universelle de Bossuet, mais elle est libérée des intentions théologiques qui présidèrent à la naissance de cette dernière ; les Considérations de Montesquieu se développent suivant une nouvelle harmonie, selon la logique humaine des faits qui s’enchaînent et s’ordonnent en un processus causal. Certaines « causes générales, morales ou physiques » influent sur le cours de l’histoire, et la direction générale de l’histoire entraîne à son tour tous les événements particuliers : les peuples qui changent de gouvernement pour en adopter un qui se trouve en contradiction avec leurs exigences historiques naturelles s’exposent à de graves conséquences. Les Romains furent grands et prospères aussi longtemps qu’ils se gouvernèrent selon certains principes : l’amour de la liberté, du travail, de la patrie, la sévère discipline militaire, la sage politique du Sénat dans ses rapports avec les peuples vaincus. Ils furent en décadence lorsqu’ils agrandirent de façon démesurée leur Empire et que leur puissance universelle les obligea à changer leur mode de gouvernement en substituant de nouveaux principes aux anciens. L’éloignement des armées fit s’évanouir l’esprit républicain ; le droit de cité fut étendu à trop de peuples ; les richesses furent accumulées indûment ; le pouvoir, passé des mains des patriciens dans celles du peuple, ouvrit la voie aux abus les plus monstrueux des empereurs. Au milieu de ces considérations, qui ont la clarté de l’évidence, trouvent place des portraits et des tableaux admirables qui font de ce livre un chef-d’œuvre de grâce austère, rempli de l’antique et classique amour de la liberté. Les idées fondamentales de L’Esprit des lois s’organisent ici et s’affirment dans un exemple historique précis, dont la conception, se libère nettement des influences religieuses et dynastiques et, par là, annonce les horizons plus vastes de l’historiographie moderne : celle-ci d’ailleurs reprendra et développera certains points de l’analyse de Montesquieu (par exemple l’importance de la tradition, et du milieu). Très bel exemplaire relié en maroquin rouge provenant de la bibliothèque du Vendéen Jacques Aubin Gaudin de La Bérillais, né à Nantes le 14 avril 1733, guillotiné à Nantes le 18 avril 1793, appelé aussi La Bérillais, Laberillais ou Gaudin-Bérillais. Au début de la Révolution française, il se retire sur ses terres près de Nantes. Il invite des prêtres réfractaires à célébrer dans sa chapelle des messes illégales. Il est secrètement l'un des deux chefs nantais d'une vaste conjuration royaliste, l'Association bretonne créée par La Rouërie. Quand la guerre de Vendée éclate en mars 1793, il désapprouve ce soulèvement paysan. C'est contre son gré qu'il est élu chef par vingt et une paroisses de la région. La Bérillais accepte alors le commandement, mais refuse d'attaquer Nantes à la tête de ses troupes royalistes et impose sa volonté de rechercher la paix par la négociation, en tant que conciliateur. Il rédige un manifeste présentant les principales revendications populaires, le transmet aux autorités, entreprend sur cette base des démarches de négociation et fait temporiser ses troupes, mais il est arrêté par les républicains. Malgré les témoignages attestant son désir de paix et les négociations en cours, il est condamné à mort le 18 avril 1793 comme général des insurgés, et de la bibliothèque Giraud-Badin.
Société typographique | Deux-Ponts 1792 | 10 x 16.8 cm | 8 volumes reliés
Nouvelle édition, revue, corrigée, & considérablement augmentée. Reliures en demi basane fauve mouchetée à coins, dos lisses ornés de filets dorés, pièces de titre et de tomaison, plats de cartonnage marron, tranches mouchetées, reliures de l'époque. Quelques petits frottements sans gravité sur les dos, quelques coins émoussés. L'Esprit des loix occupe les volumes I à IV ; La Défense de l'Esprit des loix le volume V (avec un index général) ; les Lettres persanes le volume VI ; le volume VII regroupe les Considérations et les pièces annexes ; le volume VIII correspond aux oeuvres posthumes. Cette collective de Montesquieu ne présente pas de particularité notable quant à son contenu, mais forme une très rare impression de Zweibrücken, avec la fausse adresse de Saarbrücken : Deux-Ponts constituait en effet un centre typographique autonome et très pratique (en raison de sa proximité) pour faire rentrer dans le royaume de France des titres qui ne pouvaient échapper à la censure. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
1748 2 volumes in-4 (251 x 192 mm), plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux, plats encadrés de doubles filets à froid, roulette sur les coupes, tranches rouges, (2) f., (4), xxiv, 522 p., (2) p. d'errata, v° blanc et (2) f., xvi, 564 p. Genève, Barillot, & Fils, s.d. [Paris, Durand, 1748].
Premier tirage de la seconde édition, imprimée clandestinement à Paris par Durand en décembre 1748 ou janvier 1749, quelques semaines après la première. Cest principalement par cette édition que fut diffusé le texte de Montesquieu au XVIIIe siècle.Lerrata, en fin du premier tome, qui comporte 35 corrections pour les 2 tomes sur un seul feuillet, permet d'identifier ce premier tirage. "L'oeuvre maîtresse de Montesquieu à laquelle il consacra trente ans de sa vie. L'ouvrage marque un tournant du siècle des Lumières" (Exposition 'Les Essentiels', BnF en ligne). "In many ways one of the most remarkable works of the eighteenth century" (PMM, n°197).(C.P. Courtney, "L'Esprit des Lois" in: 'Le temps de Montesquieu', n°2 p. 78. C. Volpilhac-Auger et col., 'Histoire éditoriale de loeuvre de Montesquieu', ENS, 2011. Gébelin, n°2. A. Postigliola, 'Les premières éditions de l'Esprit des Lois', 48P. Tchemerzine-Scheler, IV, p. 930).Discrètes traces de restauration à la reliure. Quelques petites taches. Gardes blanches brunies aux marges.Bel exemplaire, très frais, bien relié à l'époque.
LEQUIEN A.. 1819. In-12. Broché. Etat d'usage, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur acceptable. 350 + 339 + 378 + 352 + 272 + 386 + 459 + 322 pages. Frontispice en noir et blanc. Couvertures de l'époque, muettes. Quelques manques en coiffes, charnières usées. Quelques mouillures dans le tome 6.. . . . Classification Dewey : 840.04-XVII ème siècle
Ecrits sur Montesquieu. Nouvelle édition contenant l'éloge de Montesquieu par M. Villemain, les notes d'Helvetius, de Condorcet et les commentaires de Voltaire sur l'Esprit des Lois. TOMES 1 à 4 : L'Esprit des Lois. TOME 5 : Grandeur des Romains. TOME 6 : Lettres persanes. TOME 7 : Oeuvres diverses. TOME 8 : Ecrits sur Montesquieu. Classification Dewey : 840.04-XVII ème siècle
MONTESQUIEU (SECONDAT Charles Louis - Baron de LA BREDE et de MONTESQUIEU)
Reference : 12385
(1768)
1768 reliure plein veau blond in-douze (binding full calfskin duodecimo), dos long (spine without raised band) - entre-nerfs à fleuron au fer évidé avec des fleurettes aux angles et des petits fers en remplissage (between the raised bands floweret with hollowed out blocking stamp and small floweret with the angles and small blocking stamp in filling) - pièce de titre sur fond grenat avec filet or (garnet label of title with gilt line) - petit accident au bas du dos cuir coupé (small accident with the bottom of the spine cut leather), charnière du premier plat fendue (cracked joints on the front cover), coin de tête du premier plat bruni (top corner of the front cover browned), petites et légères taches sur le quatrième plat (small and light stain on the back cover), filet sur les coupes (gilt line on the cuts) - manque de dorure (blurred gilding), tranches peignées (painting edges), marque-page en tissu vert (green bookmark in tissue), pages de garde peignées à motif "coquille sur fond caillouté" (painting flyleaf), illustrations : frontispice et orné de bandeaux - lettrines et de culs-de-lampe (frontispiece and illuminated of headpieces and dropped initials and of tailpieces), léger jaunissement du papier plus accentué en début et en fin d'ouvrage - sans conséquence pour la compréhension du texte (lightly yellowing of paper more accentuated in beginning and the end of the book - no consequence for the understanding of the text), II+365+III pages avec Approbation & Privilège du Roi, 1768 à Paris Chez Huart et Moreau Fils - Librairies de la Reine et Libraires-Imprimeurs de Monseigneur le Dauphin,
nouvelle édition - dernière et définitive donnée par Montesquieu - revue - corrigée et augmentée par l'auteur (new edition - last and final data by Montesquieu - re-examined - corrected and enlarged of a foreword by the author) à laquelle on a joint, pour la première fois, un dialogue de Sylla et d'Eucrate - première apparition d'une Table des Matières (first appearance of Contents) - bon état général malgré les petits défauts signalés (good condition in spite of the smalls defects indicated)
Paris, Didier, 1878 ; in-8 ; plein maroquin rouge, dos à nerfs, titre doré, double filet doré sur les coupes, large dentelle intérieure, toutes tranches dorées sur marbrure (Armand) ; (4), VII, (1 bl.), XVI, 411 pp., 1 planche en frontispice, 2 faces d'une médaille à l'effigie et aux armes de Montesquieu.
L'encre du frontispice a légèrement oxydé la page de titre, quelques rares rousseurs éparses, sinon bel exemplaire de cette remarquable biographie de Montesquieu, dont l'auteur avait déjà publié la bibliographie, dans une somptueuse reliure.
[Huart] 12 x 18 Londres [Paris] 1742 Petit in-8, s.d. [1742], reliure plein veau porphyre de l'époque, dos lisse orné de motifs floraux et de filets dorés, titre doré, plats encadrés d'une dentelle dorée, roulette dorée sur les coupes, tranches rouges, gardes marbrées, 2 ff. bl., frontispice, titre avec vignette gravée, explications des figures et vignettes, VIII-85-[1] pp., 2 ff. bl. 8 vignettes gravées, attribuées à De Sève, introduisant les sept chants et la dernière pièce "Céphise et l'Amour". Portrait de Montesquieu gravé d'après Chaudet par Alexandre Tardieu, 1818, contrecollé sur la première garde (Portraits de Montesquieu, répertoire analytique, 2014, n° 96).. "Le temple de Gnide" est paru en 1725 sous le couvert de l'anonymat, chez Simart à Paris, dans un format in-12. L'édition de 1742 est la première illustrée, imprimée par Huart, à qui Montesquieu avait déjà confié la réimpression des "Considérations...sur les Romains." L'in-octavo confère au Temple de Gnide une qualité typographique nouvelle, la présence des gravures le mettant d'emblée au nombre des publications luxueuses" (Introduction et présentation, Nouvelle édition par Philip Stewart et Catherine Volpilhac-Auger, 2021). La critique récente (ibid., 2021) s'est éloignée de la thèse qui faisait du Temple de Gnide un divertissement littéraire inspiré, dans une Régence finissante, par les amours de Marie-Anne de Bourbon-Condé (1697-1742), dite Mademoiselle de Clermont, princesse de sang, soeur du duc de Bourbon, premier ministre depuis le décès de Philippe d'Orléans en 1723. Le Temple de Gnide (cf. la préface) tient des "Lettres persanes" (1721). La ville de Gnide est le sanctuaire de Vénus, où l'on célèbre l'amour, les plaisirs et la beauté. "Au-delà dune gracieuse variation sur les plaisirs champêtres ou dune aimable célébration horatienne du carpe diem, il faut plutôt y reconnaître laffirmation intemporelle des forces de vie à travers la toute-puissance de la beauté, le refus des contraintes que sont la jalousie et les liens voulus par la société, laspiration à une liberté des coeurs et des corps, mais aussi le risque de se perdre en soi-même"...Reliure élégante, en très bon état, vignettes agréables, rousseurs éparses notamment sur les premières pages, étiquette de libraire sur le premier contre plat. Très bon exemplaire. Peu fréquent. (RochBbis2) PHOTOS NUMERIQUES DISPONIBLES PAR EMAIL SUR SIMPLE DEMANDE-DIGITAL PHOTOGRAPS MAY BE AVAILABLE ON REQUEST
Chez Guillaume De Bure Fils aîné, Quai Des Augustins 8 x 13,2 A Londres et Se Trouve à Paris 1783 Petit volume in-18, reliure plein maroquin glacé vert de la fin du XVIIIe ou tout début XIXe siècle, dos lisse orné d'un fin décor à la grotesque et de filets dorés, pièce de titre de maroquin rouge, "1783" doré en queue, plats encadrés d'un mince filet doré, coiffes guillochées et dorés, filet doré sur les coupes, mince roulette dorée en chaînette intérieure, pages de garde cailloutées, tranches dorées, beau papier vergé d'Annonay, 143 pp. Deux gravures d'après Le Barbier précédées de leur tirage avant la lettre. L'ouvrage provient de la bibliothèque de Jean-Jacques Debure (1765-1853), libraire de la Bibliothèque royale sous la Restauration et fils de Guillaume Debure (1734-1820), comme l'atteste la note manuscrite au dos de la première garde : "collationné complet, le 19 février 1826, 1031, J.J. de Bure l'aîné". Sur la même garde, se trouve l'annotation "c.d.m.m 482", [cabinet de ma mère] qui rappelle que ce petit volume finement relié faisait partie de la bibliothèque de sa mère, née Marguerite Barrois dans une famille de libraires. Bibliophile et collectionneuse, aidée par Guillaume Debure, elle a légué sa bibliothèque à son fils aîné. A la mort de Jean-Jacques Debure, sa bibliothèque fit l'objet d'une grande vente publique (décembre 1853). Notre exemplaire correspond au N°898 (p. 143 du catalogue). "Arsace et Isménie" aurait été rédigé dans les années 1748-1750. Le roman de Montesquieu ne paraîtra chez Guillaume Debure qu'en 1783 dans les "Oeuvres posthumes", publiées par son fils Jean-Baptiste de Secondat. Notre exemplaire en est la rare édition séparée, parue la même année. Le conte oriental est à la mode au XVIIIe siècle. Faut-il ne voir dans le roman de Montesquieu, qu'un conte qui se déroule dans un royaume à la monarchie tempérée, pays paradisiaque, où fleurit l'amour, dans une nature idyllique ? La critique récente (Catherine Volpilhac, Dictionnaire Montesquieu, art. Arsace et Isménie) rappelle que la fin tragique - le suicide d'Arsace par amour pour Isménie) a été occultée dans l'édition posthume de 1783, comme l'atteste le manuscrit retrouvé à la Bibliothèque de Bordeaux, et donne à ce petit roman une toute autre dimension. Très bel et rare exemplaire. Deux ex-libris (Lessore et "Espérer c'est jouir") sur le premier contre plat. (RochBbis2) PHOTOS NUMERIQUES DISPONIBLES PAR EMAIL SUR SIMPLE DEMANDE-DIGITAL PHOTOGRAPS MAY BE AVAILABLE ON REQUEST
[Chez Plassan, Régent-Bernard et Grégoire, De l'Imprimerie de Plassan] - MONTESQUIEU
Reference : 54596
(1796)
5 vol. grands in-4 ( 23 x 30,3 cm en marges) reliure postérieure premier partie XIXe demi-chagrin vert, Chez Plassan, Régent-Bernard et Grégoire, De l'Imprimerie de Plassan, Paris, l'An IV, 1796, Tome I : 5 ff., LXXX-406 pp. avec portrait de Montesquieu en frontispice et 2 cartes dépliantes ; Tome II : 2 ff., 468-XIV pp. ; Tome III : 2 ff., 466-IV pp. avec une planche hors texte ; Tome IV : 2 ff., 487-IV pp. avec deux planches hors texte ; Tome V : 2 ff., 471-IV pp. avec 10 planches hors texte
Un des très rares exemplaires sur grand papier vélin au format grand in-4, avec les figures avant la lettre. « La meilleure et la plus belle des éditions collectives anciennes de Montesquieu » d'après Tchémerzine. Notre exemplaire est bien complet du portrait de l'auteur en frontispice d'après Chaudet, des deux cartes dépliantes et des 13 figures par Chaudet, Moreau, Perrin, Vernet et Peyron. Si les exemplaires de cette édition sont rares, les exemplaires en tirage avant la lettre sont de toute rareté. Bon état (reliure un peu frottée avec petits mq. en coiffes, rares rouss. au frontispice et à 2 planches, superbe fraîcheur intérieure par ailleurs). Cohen, 731 ; Tchemerzine, VIII, 463
Paris : Moreau, 1755. LE PREMIÈRES RÉFLEXIONS DE MONTESQUIEU SUR LA PHILOSOPHIE POLITIQUE
In-16° (164 x 103 mm), [2] ff., 365 pp., [1] f., veau marbré, dos à cinq nerfs orné, encadrement à froid sur les plats, tranches rouges. Édition partagé posthume, parue l'année de la mort de l'auteur et basée sur l'édition définitive de 1748 (Paris) dans laquelle sont ajoutés pour la première fois le Dialogue de Sylla et d'Eucrate et la table analytique établie par Montesquieu. L'ouvrage est illustré d'un bandeau gravé au premier chapitre. Le frontispice d'Eisen est cependant manquant.Il était de pratique courante sous l'Ancien Régime que les ouvrages soit proposé à la vente avec ou sans illustration(s). Les Considérations paraissent pour la première fois à Amsterdam, chez Desbordes, en 1734. Montesquieu y examine l'expansion de l'Empire romain puis sa décadence, qu'il décrit comme la conséquence d'une abdication de la valeur de la liberté qui aurait commencé au temps de César. Ouvrage d'importance sur le plan historiographique, les Considérations constituent également le premier volet d'une réflexion politique poursuivie dans Réflexions sur la monarchie universelle et L'Esprit des lois. Provenance : Ex-libris manuscrit " de la bibliothèque de Mondenans " (?) à la première garde blanche. XVIIIe siècle. Non-identifié. Exemplaire acheté sans le frontispice.