Paris, Patris, 1804. 8 vol. in-8, I, Acte d'accusation (4)-IV-448-VIII pp., II-III, Pièces justificatives (4)-496-VIII pp., (4)-390-(4)-28-IV pp., IV-VI Débats (4)-478-(2)-VIII pp., (4)-429-(3)-VII pp., (4)-480 pp., VII-VIII. Discours des défenseurs (4)-554-II pp., (4)-611-(1) pp., veau havane marbré, dos lisse orné, dos lisses ornés (reliure de l'époque).
Reference : 5999
Bel exemplaire complet des 35 portraits des prévenus, gravés par Dumontier d'après Gaultier. Cette série se compose des pièces officielles du procès intenté à la suite de la conjuration de l'an XII, la tentative royaliste la plus sérieuse contre la vie de Bonaparte, qui réunit trois figures majeures : Georges Cadoudal, chef chouan intraitable revenu clandestinement d'Angleterre à Paris pour organiser l'enlèvement ou l'assassinat du Premier Consul ; Jean-Charles Pichegru, général de la République « fructidorisé » en 1797 et exilé en Angleterre, passé aux Bourbons ; et Jean-Victor Moreau, le vainqueur d'Hohenlinden, sollicité pour prendre la tête du gouvernement après l'élimination de Bonaparte pendant que Pichegru assurerait le soutien de l'armée. La conspiration fut déjouée par la police de Fouché, qui l'avait infiltrée dès l'automne 1803.Le procès s'ouvrit le 28 mai 1804 devant la Cour de justice criminelle et spéciale de la Seine, avec 47 accusés. Moreau, à la surprise de Bonaparte, ne fut condamné qu'à deux ans de prison commuée en exil — il partira pour les États-Unis. Pichegru fut retrouvé étranglé dans sa cellule avant la fin du procès ; l'ouvrage contient à la fin du tome V le rare supplément Recueil des pièces authentiques relatives au suicide de l'ex-général Pichegru ((2)-28 pp.), document capital dont la description du corps, « une cravate de soie noire dans laquelle était passé un bâton faisant tourniquet », laissa planer le doute sur la nature du « suicide ». Cadoudal fut condamné à mort le 11 juin et guillotiné le 25 juin 1804 en place de Grève avec douze de ses complices, la seule exécution de masse sous le règne de Bonaparte.La procédure eut pour conséquence directe, avant même le jugement, l'affaire du duc d'Enghien, abusivement soupçonné d'être le prince dont la venue était annoncée pour prendre la tête du gouvernement restauré, et fusillé le 21 mars 1804 dans les fossés de Vincennes.Très rare complet. Quelques rousseurs. Monglond, VI, 540 ; Davois, III, 115-116.
Bonnefoi Livres Anciens
M. Henri Bonnefoi
3, rue de Médicis
75006 Paris
France
contact@bonnefoi-livres-anciens.com
33 01 46 33 57 22
Nos livres sont garantis complets et en bonne condition sauf mention contraire. Conditions de vente conforme au règlement du SLAM et aux usages de la LILA (ILAB). Port Recommandé en sus ; emballage gratuit. Nous acceptons les cartes de crédit Visa et Mastercard. <br />