DELARUE. Non daté. In-12. Relié toilé. Etat d'usage, Couv. légèrement passée, Dos fané, Quelques rousseurs. 216 pages. Dos et coins toilés rouge. Manque pièce de titre.. . . . Classification Dewey : 840-Littératures des langues romanes. Littérature française
Reference : RO80026479
Traduit de l'Allemand par le Dr Ralph. Classification Dewey : 840-Littératures des langues romanes. Littérature française
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« “Candide” se détache comme le chef-d’œuvre voltairien : bref, attractif, expression accomplie d’une pensée et d’un art, par quoi Voltaire, auteur de dizaines de volumes aujourd’hui peu fréquentés, assure sa présence auprès de la postérité » (René Pomeau). S.l. [Genève, Cramer], 1759. [Amsterdam, Marc Michel Rey]. In-12 de 299 pages. Quelques taches, demi-basane brune, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, tranches jaunes. Reliure de l’époque. 163 x 97 mm.
Edition originale mythique de Candide découverte par la critique internationale moderne ces toutes dernières décennies. Connue à quelques exemplaires, elle est désormais classée en tête et porte le n°1 parmi les 17 éditions de Candide de l’année 1759 sur le site de la B.n.F. (Catalogue général). Cette édition est décrite par Morize, n°13. « La première édition scientifique de Candide, préparée par André Morize, a paru chez Hachette il y a un siècle environ en 1913. Morize était l’élève de Gustave Lanson, qui venait de publier en 1909 une édition critique des ‘Lettres philosophiques’, laquelle a inauguré l’ère des éditions scientifiques de textes modernes. Morize présente le texte avec une longue introduction et un apparat critique exemplaire. Cette édition, mise à jour en 1931 et en 1957, a connu, à juste titre, une longue vie, et dans plusieurs domaines ce travail reste inégalé. Elle est à la base, plus ou moins directement, de toutes celles qui ont suivi. » Pour Morize notre présente édition présente un texte antérieur à celui de l’édition Cramer que Voltaire aurait modifié au cours de l’impression de celle-ci. Cette édition originale est également étudiée et décrite par Ira. O. Wade « A manuscript of Voltaire’s Candide », n°2, 1957 ; ce qui permet à la B.n.F. d’écrire : « Wade, de son côté, a conclu qu’il s’agissait de l’originale véritable et qu’elle était due à l’éditeur hollandais Marc Michel Rey en raison de sa conformité, pour les fleurons et la typographie, avec une édition de la « Nouvelle Héloïse » de 1761, ayant les mêmes fleurons et portant, comme l’originale de cet ouvrage, l’adresse de M. M. Rey. Il est en effet évident que ces deux éditions sont d’un même éditeur, mais l’adresse est apocryphe… » (B.n.F.). Dès 1957, Ira Wade avait attiré l’attention sur le manuscrit de Candide (dit de La Vallière, du nom du duc à qui Voltaire l’envoya avant même la publication) qui se trouve à la bibliothèque de l’Arsenal, et il publia une étude importante concernant ce manuscrit. René Pomeau est le premier à avoir exploité pleinement cette découverte dans une édition critique, et, sur les traces de Wade, il décrit le manuscrit, qui présente un état du texte qui précède la première publication. (Ref : Reviewed Work : Voltaire and Candide. A Study in the Fusion of History, Art, and Philosophy. With the Text of The La Vallière Manuscript of Candide by Ira O. Wade Review by : William F. Bottiglia, Modern Language Notes - Vol. 76, N° 2 (Fev. 1961), pp. 171-174., Published by The Johns Hopkins University Press.) « “Candide” est un livre de polémique. Voltaire y réfute, en effet, la doctrine de l’optimisme dont le philosophe Leibniz s’était fait le champion : « Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles », chaque chose étant déterminée par le principe de « raison suffisante » et conduite à ses fins dernières par la « fatalité en bien ». Voltaire proteste là contre. De ce que Dieu ait fait le monde le plus parfait possible, il ne suit nullement que ce monde soit exempt de défauts, ni que tout mal concourt au bien universel. Qu’on le veuille ou non, un tel système tend forcément à engourdir l’intelligence. La simple observation des faits nous montre que tout s’inscrit en faux contre l’optimisme en question. Dans toute la chronique de son siècle, Voltaire ne voit guère que le théâtre des pires abominations. Il dénonce l’hypocrisie et la méchanceté des hommes, sans oublier leur sottise, en même temps que le désordre des événements et l’absurdité des institutions. Chemin faisant, il dit leur fait à quelques aberrations de l’esprit humain qu’il haïssait plus que tout : le goût de la guerre, le dogmatisme et l’intolérance religieuse. Candide est donc un abrégé de l’univers, où l’auteur tourne en dérision tout le système de Leibniz. L’idée de notre précarité nous est rendue partout sensible. D’autant plus que Voltaire demeure assez distinct de ses personnages. Hormis peut-être Gulliver, il n’est pas d’ironie plus âcre, plus recuite et plus continue que celle de Candide. Certes, il nous indique, à la fin, un recours contre ce pessimisme : le jardin, ce nirvâna. Mais comment y croire sans réserve ? Ce n’est là qu’un pis-aller, et le problème du mal reste entier. De tous les romans que Voltaire écrivit à partir de 1759, Candide est sûrement le plus philosophique, bien que son auteur l’appelât une « petite coïennerie ». Voltaire atteint tout ce qu’il vise. Si radical, en effet, que soit son pessimisme, il est toujours tonifiant. Il est certain que Voltaire est le maître du pessimisme ironique. Eugène Marsan observe à cet égard : « De toutes ses veines, c’est celle-là qui a le moins souffert du temps. Ce qu’il avait de caduc dans sa poésie, de sec dans son histoire, de court dans sa philosophie a fini par rebuter, au lieu que le pessimisme de Candide a de plus en plus séduit. » Ajoutons que Voltaire s’y révèle grand styliste : exempt de toute rhétorique, il atteint le naturel, la clarté, la correction, la finesse et l’équilibre. » L’édition Cramer de Candide considérée jusqu’à ces toutes dernières années (et ce depuis la bibliographie de Bengesco) comme l’originale était peu courante. 100 000 € était le prix affiché au Salon de Paris de mai 2001 par des libraires anglo-saxons pour cette édition Cramer reliée en veau usagé. La présente véritable édition originale dont le texte fut revu et modifié par Voltaire, connue à quelques exemplaires seulement, est si rare qu’elle ne figurait que dans les additifs de Bengesco. (Ref. Bengesco, II, Add. au tome I, p. XVII.)
Librairie Des Arts Décoratifs Paris 1945 In-8 ( 200 X 140 mm ) de 161 pages, broché sous couverture illustrée. Exemplaire n° 13 sur papier d'Arches. Avec les figures de Moreau le Jeune, frontispice, bel exemplaire.
Editions Du Demi-Jour Paris 1957 In-8 carré ( 230 X 165 mm ) de 192 pages, broché sous couverture illustrée rempliée et étui. 25 illustrations de DUBOUT coloriées au pochoir dans et hors-texte. Très bel exemplaire numéroté sur papier vélin de Lana.
1 vol. in-12 reliure fin XVIIIe, plats recouverts de papier peigné, s.n., s.l. [ Londres ?], 1759 et 1761, 299-132 pp.
Les nombreuses éditions de Candide parues en 1759 suscitèrent pendant près de deux siècles de nombreux débats chez les bibliographes quand à l'établissement de la véritable édition originale. Les travaux de Bernard Gagnebin apportèrent en 1952 la preuve de l'antériorité de l'édition genevoise de Cramer en 299 pages. Notre exemplaire du premier titre est l'une des 4 éditions en 299 pages parues en 1759 : il correspond au n° 1435 de Bengesco, "imprimée page par page, ligne pour ligne, sur l'édition des Cramer (excepté pp. 3 et 295 à 299). Les caractères et le papier sont plus forts. Le fleuron du titre 'deux E entrelacés surmontés d'une couronne) est répété, pp. 34 et 279". Bengesco conclut que "cette édition, sous le rapport typographique, est plus soignée et plus belle que l'édition princeps de Candide". L'exemplaire correspond à la n°3 de Wade et à la 59b de Morize. On a joint à la suite une "Seconde Partie" datée de 1761, anonyme et parfois attribuée à Thorel de Campigneulles, mais celui-ci en désavoua la paternité (cf Bengesco, p. 448 note 2). Une attribution plus récente en donne la paternité à l'abbé Dulaurens. Bon état (reliure un peu frottée avec qq. usures, très bon état intérieur, 2 étiquettes de catalogue en anglais contrecollées en garde). Bengesco, 1435 et pp. 448 note 2 ; Wade, Voltaire and Candide. A study in the fusion of history, art and philosophy, p. 198.
s. l.: , 1769 in-12, 294-(1) pages (il manque la pdt de la 2ème partie pp 189-190). Reliure basane d'ép., dos lisse orné, pièce de titre rouge, tranches rouges. Reliure usagée, coins et coupes usés, coiffes arasées, mouillure sur la page de titre, état moyen. VENDU EN L'ETAT. Cette édition sans lieu ni nom d'imprimeur contient une première partie avec le Candide de Voltaire et une deuxième partie apocryphe attribuée généralement à Charles-Claude-Florent de Thorel de Campigneulles ou selon certains auteurs à Dulaurens. (Bengesco, n 1446). Nous citons la note de la BNF: "Édition faite à Rouen, d'après la typographie et le papier. Même texte de "Candide", sans les additions de 1761. La pagination des deux parties est continue, la seconde partie commençant à la p. 189. Cf. Morize, n° 23, sigle 69".
Candide ou l'optimisme, traduit de l'allemand de M. le Docteur Ralph par M. de V. Première partie [suivi de] Deuxième partie. (s. l.: 1769). [M.C.: littérature, Voltaire]