Paris, 1927, in-12, 156pp, broché, Très bel exemplaire! 156pp
Paris, Gibert Jeune, 1948, in-4, in-4, 110pp, broché, Exemplaire en parfait état de l'édition numérotée. Superbement illustré de 16 compositions en couleurs et 46 dessins en noir de Brunelleschi. in-4, 110pp
Paris, 1945, in-4, 157pp, broché, Exemplaire en parfait état de l'édition numérotée sur Vélin n°644. Exemplaire non coupé! 157pp
Paris, 1916, in-8, 153pp, broché, Très bel exemplaire de l'édition numérotée sur Hollande n° 399/500 153pp
, , 1765-1768. 1. VOLTAIRE. Le Philosophe ignorant. Genève, Cramer, 1766. In-8 de VII-(1)-168 pp. 2. VOLTAIRE. L’Homme aux Quarante Écus. Sans lieu, 1768. In-8 de 124 pp. 3. VOLTAIRE. Les Droits des hommes et les usurpations des autres. Traduit de l'italien. Amsterdam (Genève, Cramer), 1768. In-8 de 48 pp. 4. VOLTAIRE. L’Épître aux Romains, par le comte Passeran. Traduit de l'italien. (Genève, Cramer, 1768). In-8 de 42 pp. Manque le faux-titre.5. VOLTAIRE. La Profession de foy des théistes, par le comte Da... au R.D. Traduit de l'allemand. (Genève, Cramer, 1768). In-8 de 39 pp., titre en rouge et noir.6. VOLTAIRE. A Mademoiselle Clairon. Sans lieu, 1765. In-8 de 4 pp.7. VOLTAIRE. Réponse de M. de Voltaire à M. l'abbé d'Olivet, etc. (Paris, 1767). In-8 de 18 pp. 8. VOLTAIRE. Lettre sur les panégiriques, par Irénée Aléthès, professeur en droit dans le canton suisse d'Uri. (Genève, Cramer, 1767). In-8 de 15 pp.9. [LARCHER (Pierre-Henri)]. Supplément a la Philosophie de l'histoire de feu M. l'abbé Bazin, nécessaire à ceux qui veulent lire cet ouvrage avec fruit. Amsterdam, Changuion. 1767. In-8 de 309-(1) pp. 10. [GUÉNÉE (Antoine)]. Lettre du rabin Aaron Mathathaï à Guillaume Vadé, traduite du hollandois par le lévite Joseph Ben-Jonathan, et accompagnée de notes plus utiles. Amsterdam, A. Root, 1765. In-8 de 24 pp.11. [LARCHER (Pierre-Henri)]. Réponse a la Défense de mon oncle, précédée de la Relation de la mort de l'abbé Bazin ; et suivie de l'Apologie de Socrate, traduite du grec de Xénophon. Amsterdam, Changuion, 1767. In-8 de 64 p. Manque le feuillet B4 (pages 27-28). 11 pièces reliées en 1 vol. in-8, veau marbré, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
1. Tirage différent de l’originale. Titre et texte divisé en 56 paragraphes, encadrés. À la suite se trouvent quatre petits morceaux : "Petite digression [sur les Quinze-vingt, ou les Aveugles juges des couleurs"], "Avanture indienne, traduite par l'Ignorant», "Petit commentaire de l'Ignorant sur l'"Éloge du Dauphin de France"", composé par M. Thomas", "Supplément au Philosophe ignorant : André Destouches à Siam". L'Oeuvre imprimé de Voltaire à la B.N., 40772. Édition faite d'après la deuxième édition de Genève, publiée l'année de l'originale. Des extraits de ces rêveries physiocratiques furent d'abord imprimés dans le Mercure de France, juillet et août 1768. Ce livre est dirigé contre la Richesse de l'État de Roussel de La Tour (1763), et contre L'Ordre naturel et essentiel des sociétés politiques de Le Mercier de La Rivière (1767). « C'est une oeuvre de progrès, célébrant la marche de la raison, de la tolérance, de l'expérience, à l'instar des autres écrits issus de ce Ferney que Voltaire, seigneur de village, a organisé et revalorisé à l'instar de la métairie de Candide. La parole rejoint ici les actes. L'une et l'autre étant exemplaires » (J. Vercruysse). Bengesco, 1482 ; L'Oeuvre imprimé de Voltaire à la B.N., 2797. 3. Édition originale. Cette diatribe contre les papes est composée de sept articles. Le point de départ est de savoir si un prêtre du Christ devrait être souverain ; Voltaire rejette la prétendue suzeraineté des papes sur tout royaume « Les papes n'ont pas un pouce de terre en souveraineté qui n'ait été acquis par des troubles ou par des fraudes ». La cour de Rome condamna l'ouvrage le 11 août 1769. Bengesco, 1767, 1 ; L'Oeuvre imprimé de Voltaire à la B.N., 4182. 4. Édition originale. Bengesco, 1764, 1 ; L'Oeuvre imprimé de Voltaire à la B.N., 4172. 5. Édition originale. Ouvrage adressé au roi de Prusse, la dernière initiale P., étant probablement omise. Bengesco, 1762 ; L'Oeuvre imprimé de Voltaire à la B.N., 4166.6. Épître versifiée publiée sans notes sous le voile de l'anonyme, adressée à l'actrice Claire Josèphe Hippolyte Léris de La Tude dite Mademoiselle Clairon (1723-1803) qui créa de nombreuses pièces de Voltaire. Bengesco, n 806, 2 ; L'Oeuvre imprimé de Voltaire à la B.N., 2190.7. Édition originale. Le titre de départ porte : "Réponse de M. de Voltaire à M. l'abbé d'Olivet sur la nouvelle édition de la "Prosodie", à Ferney, 5 janvier 1767". La lettre est suivie de la satire : "Éloge de l'hypocrisie”. Bengesco, n°1944 ; L'Oeuvre imprimé de Voltaire à la B.N., 5034.8. Édition originale. Bengesco, n°1740 ; L'Oeuvre imprimé de Voltaire à la B.N., 4107.9. Édition originale attribuée à Larcher dont le Supplément est en réalité une réponse à La Philosophie de l'histoire. Par feu l'Abbé Bazin (Amsterdam, chez Changuion, 1765) publiée par Voltaire ; la pièce servit aussi comme Introduction aux Nouveaux mélanges philosophiques, critiques, etc. Dès 1769, Voltaire figura sous le titre de Discours préliminaire, en introduction à l'Essai sur les moeurs dans le tome VIII des oeuvres publiées par Cramer. L’Oeuvre imprimé de Voltaire à la BN, 3090.10. Édition originale. Attribuée à tort par Barbier à Voltaire, cette lettre est en réalité de l'abbé A. Guénée. Bengesco, n°2391.11. Édition originale. Par P.-Henri Larcher, d'après Barbier. "La Défense de mon oncle" a été publiée en 1767 par Voltaire, en réponse au "Supplément à la Philosophie de l'histoire de feu M. l'abbé Bazin, nécessaire à ceux qui veulent lire cet ouvrage avec fruit", dû à P.-H. Larcher et publié la même année. L'Oeuvre imprimé de Voltaire à la B.N., 4115.
, , 1753-1767. 13 pièces reliées en 1 vol. in-12, veau havane marbré, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
Recueil annoté à l'encre du temps, précédé d'une table des titres manuscrite. Toutes les pièces sont de Voltaire, sauf mention contraire.1.VOLTAIRE. Le Huron, ou l'Ingénu. Seconde édition. À Lausanne, 1767 (Paris, Lacombe). 2 parties en 1 vol. in-12 de (2)-118-120 pp. Deuxième édition publiée l'année de l'originale, la première sous le titre du Huron. Relié sans les deux faux-titres (parties I et II). L'Oeuvre imprimé de Voltaire à la Bibliothèque Nationale, 2824 ; Bengesco, n° 1471.2. [GIRAUD (Claude Marie)]. Épître du diable à M. de V***. A Genève. Sans lieu, 1760. In-12 de 21 pp. Edition originale. Vignette gravée sur le titre. Bengesco, 2330.3. VOLTAIRE. Réponse de M. de Voltaire aux Épîtres du Diable. Sans lieu, 1762. In-12 de 8 pp. Deuxièmé édition. Relié sans le feuillet de titre. Oeuvre imprimé, 5575 ; Bengesco, 23304. VOLTAIRE. Relation de la maladie, de la confession, de la mort et de l'apparition du jésuite Bertier, avec la Rélation du voyage de Frère Garassise, et ce qui s'ensuit, en attendant ce qui s'ensuivra. Sans lieu (Genève, Cramer), 1760. In-12 de 54 pp. Troisième édition. Facétie qu'on attribua aussi à Grimm mais qui est bien de Voltaire. L'Oeuvre imprimé de V., 3882 ; Bengesco,1641.5. [COYER (Gabriel-François)]. Lettre au R. P. Berthier, sur le matérialisme. A Geneve (Paris), 1759. In-12 de 77 pp. Edition originale.6. VOLTAIRE. Les Quand, notes utiles, sur un discours prononcé devant l'Académie françoise, le 10 mars 1760. Sixième édition, augmentée des Si et des Pourquoi (de l'abbé Morellet). À Genève, (1760). In-12 de 20 pp. Contrefaçon imprimée en rouge, vraisemblablement lyonnaise car imprimée sur papier du Forez. Libelle dirigé contre Le Franc de Pompignan. L'Oeuvre imprimé de V., 3900 ; Bengesco, 1644.7. VOLTAIRE. Les VII "quand" en manière des VIII de M. de V***, ou Lettre d'un apprenti bel-esprit qui ne manque pas de sens commun, à M. son père, en province, pour lui donner bonne opinion de lui. S.l.n.d. (1760). In-12 de 11 pp. L'Oeuvre imprimé de V., 3906.8. VOLTAIRE. Les Car, à M. Le Franc de Pompignan. Par M. de V… S.l.n.d. (Genève, Cramer, 1761). In-16 de 4 pp. Premier tirage. Titre de départ seulement. Écrit à l'occasion de la publication par Le Franc de Pompignan de l'Éloge historique de Mgr le duc de Bourgogne (Paris, 1761). L'Oeuvre imprimé de V., 3882 ; Bengesco,1665.9. VOLTAIRE. Le Codicile de Monsieur de Voltaire, trouvé dans ses papiers après son décès. Genève, 1762. In-12 de 13 pp. Edition originale. Oeuvre imprimé, 5434 ; Bengesco, 2385, 2.10. VOLTAIRE. Le Russe à Paris. Sans lieu, 1760. In-12 de 16 pp. Tirage publié l'année de l'originale. Le titre de départ indique petit poème en vers alexandrins, composé à Paris au mois de mai 1760 par M. Ivan Alethof, secrétaire de l'ambassade russe. Le poème est suivi de notes. L'Oeuvre imprimé de V., 2382 ; Bengesco, 688. 11. VOLTAIRE. Lettre de M. de Voltaire, de l'Académie Française, à M. l'abbé d'Olivet, chancelier de la même Académie au Château de Ferney, 20 août 1761. S.l.n.d. (Paris, 1761). In-12 de 15 pp. Tirage parisien publié l'année de l'originale. Titre de départ. Au sujet du Commentaire sur Corneille, des conditions de souscription et des principaux souscripteurs. L'Oeuvre imprimé de V., 5033 ; Bengesco, 1937.12. VOLTAIRE. [Oeuvres mêlées d'un auteur célèbre, qui s'est retiré de France. Berlin (Paris), 1753.] In-12 de 45 pp. Tirage inconnu de Bengesco et l'Oeuvre imprimé de V. - relié sans la page de titre. Recueil à pagination continue, qui contient : Diatribe du Docteur Akakia ; Décret de l'Inquisition, et Rapport des professeurs de Rome, au sujet d'un prétendu président, Le Jugement des professeurs du Collège de la sapience ; Défense de Milord Bollingbroke, par le Docteur Good Natur'd Wellwisher, chapelain du comte de Chesterfield, traduit de l'anglois. L'Oeuvre imprimé de V., 3869 et Bengesco, 2180 pour un tirage de 60 pp. 13. VOLTAIRE. Lettre civile et honnête à l'auteur malhonnête de la Critique de l'Histoire universelle de M. de V***", qui n'a jamais fait d'Histoire universelle, le tout au sujet de Mahomet. À Genève, 1760. In-12 de 44 pp., titre encadré. Edition originale. Réponse à l'ouvrage anonyme Critique de l'Histoire universelle de M. de Voltaire, au sujet de Mahomet et du mahométisme. L'Oeuvre imprimé de V., 5033 ; Bengesco, 3897.
« “Candide” se détache comme le chef-d’œuvre voltairien : bref, attractif, expression accomplie d’une pensée et d’un art, par quoi Voltaire, auteur de dizaines de volumes aujourd’hui peu fréquentés, assure sa présence auprès de la postérité » (René Pomeau). S.l. [Genève, Cramer], 1759. [Amsterdam, Marc Michel Rey]. In-12 de 299 pages. Quelques taches, demi-basane brune, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, tranches jaunes. Reliure de l’époque. 163 x 97 mm.
Edition originale mythique de Candide découverte par la critique internationale moderne ces toutes dernières décennies. Connue à quelques exemplaires, elle est désormais classée en tête et porte le n°1 parmi les 17 éditions de Candide de l’année 1759 sur le site de la B.n.F. (Catalogue général). Cette édition est décrite par Morize, n°13. « La première édition scientifique de Candide, préparée par André Morize, a paru chez Hachette il y a un siècle environ en 1913. Morize était l’élève de Gustave Lanson, qui venait de publier en 1909 une édition critique des ‘Lettres philosophiques’, laquelle a inauguré l’ère des éditions scientifiques de textes modernes. Morize présente le texte avec une longue introduction et un apparat critique exemplaire. Cette édition, mise à jour en 1931 et en 1957, a connu, à juste titre, une longue vie, et dans plusieurs domaines ce travail reste inégalé. Elle est à la base, plus ou moins directement, de toutes celles qui ont suivi. » Pour Morize notre présente édition présente un texte antérieur à celui de l’édition Cramer que Voltaire aurait modifié au cours de l’impression de celle-ci. Cette édition originale est également étudiée et décrite par Ira. O. Wade « A manuscript of Voltaire’s Candide », n°2, 1957 ; ce qui permet à la B.n.F. d’écrire : « Wade, de son côté, a conclu qu’il s’agissait de l’originale véritable et qu’elle était due à l’éditeur hollandais Marc Michel Rey en raison de sa conformité, pour les fleurons et la typographie, avec une édition de la « Nouvelle Héloïse » de 1761, ayant les mêmes fleurons et portant, comme l’originale de cet ouvrage, l’adresse de M. M. Rey. Il est en effet évident que ces deux éditions sont d’un même éditeur, mais l’adresse est apocryphe… » (B.n.F.). Dès 1957, Ira Wade avait attiré l’attention sur le manuscrit de Candide (dit de La Vallière, du nom du duc à qui Voltaire l’envoya avant même la publication) qui se trouve à la bibliothèque de l’Arsenal, et il publia une étude importante concernant ce manuscrit. René Pomeau est le premier à avoir exploité pleinement cette découverte dans une édition critique, et, sur les traces de Wade, il décrit le manuscrit, qui présente un état du texte qui précède la première publication. (Ref : Reviewed Work : Voltaire and Candide. A Study in the Fusion of History, Art, and Philosophy. With the Text of The La Vallière Manuscript of Candide by Ira O. Wade Review by : William F. Bottiglia, Modern Language Notes - Vol. 76, N° 2 (Fev. 1961), pp. 171-174., Published by The Johns Hopkins University Press.) « “Candide” est un livre de polémique. Voltaire y réfute, en effet, la doctrine de l’optimisme dont le philosophe Leibniz s’était fait le champion : « Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles », chaque chose étant déterminée par le principe de « raison suffisante » et conduite à ses fins dernières par la « fatalité en bien ». Voltaire proteste là contre. De ce que Dieu ait fait le monde le plus parfait possible, il ne suit nullement que ce monde soit exempt de défauts, ni que tout mal concourt au bien universel. Qu’on le veuille ou non, un tel système tend forcément à engourdir l’intelligence. La simple observation des faits nous montre que tout s’inscrit en faux contre l’optimisme en question. Dans toute la chronique de son siècle, Voltaire ne voit guère que le théâtre des pires abominations. Il dénonce l’hypocrisie et la méchanceté des hommes, sans oublier leur sottise, en même temps que le désordre des événements et l’absurdité des institutions. Chemin faisant, il dit leur fait à quelques aberrations de l’esprit humain qu’il haïssait plus que tout : le goût de la guerre, le dogmatisme et l’intolérance religieuse. Candide est donc un abrégé de l’univers, où l’auteur tourne en dérision tout le système de Leibniz. L’idée de notre précarité nous est rendue partout sensible. D’autant plus que Voltaire demeure assez distinct de ses personnages. Hormis peut-être Gulliver, il n’est pas d’ironie plus âcre, plus recuite et plus continue que celle de Candide. Certes, il nous indique, à la fin, un recours contre ce pessimisme : le jardin, ce nirvâna. Mais comment y croire sans réserve ? Ce n’est là qu’un pis-aller, et le problème du mal reste entier. De tous les romans que Voltaire écrivit à partir de 1759, Candide est sûrement le plus philosophique, bien que son auteur l’appelât une « petite coïennerie ». Voltaire atteint tout ce qu’il vise. Si radical, en effet, que soit son pessimisme, il est toujours tonifiant. Il est certain que Voltaire est le maître du pessimisme ironique. Eugène Marsan observe à cet égard : « De toutes ses veines, c’est celle-là qui a le moins souffert du temps. Ce qu’il avait de caduc dans sa poésie, de sec dans son histoire, de court dans sa philosophie a fini par rebuter, au lieu que le pessimisme de Candide a de plus en plus séduit. » Ajoutons que Voltaire s’y révèle grand styliste : exempt de toute rhétorique, il atteint le naturel, la clarté, la correction, la finesse et l’équilibre. » L’édition Cramer de Candide considérée jusqu’à ces toutes dernières années (et ce depuis la bibliographie de Bengesco) comme l’originale était peu courante. 100 000 € était le prix affiché au Salon de Paris de mai 2001 par des libraires anglo-saxons pour cette édition Cramer reliée en veau usagé. La présente véritable édition originale dont le texte fut revu et modifié par Voltaire, connue à quelques exemplaires seulement, est si rare qu’elle ne figurait que dans les additifs de Bengesco. (Ref. Bengesco, II, Add. au tome I, p. XVII.)
Pour et contre Voltaire VOLTAIRE (François-Marie Arouet de).
Reference : 44635
(1719)
A Paris, chez Pierre Ribou, Pierre Huet, Jean Mazuel, Antoine-Urbain Coustelier, 1719. In-8 de (8)-131 pp.12 pièces en un volume in-8, veau granité, dos orné, tranches rouges (reliure de l'époque).
Édition originale du premier livre imprimé de Voltaire.Après une tragédie de collège Amulius et Numitor dont seuls quelques fragments sont conservés, Voltaire avait commencé dès l'âge de dix-huit ans la tragédie d'Oedipe. Acceptée en janvier 1717 (Voltaire a alors 24 ans), la pièce ne fut jouée qu'après un séjour à la Bastille, les comédiens ayant longtemps manifesté de la répugnance à jouer une pièce déjà traitée par Corneille. suivi de son exil à Chatenay au château de la Roseraie, propriété de son père.Représenté le 18 novembre 1718, Oedipe eut un tel succès qu'il eut, fait rare pour l'époque, quarante-cinq représentations consécutives et se maintint longtemps au répertoire. La pièce est suivie de six Lettres écrites par l'auteur, qui contiennent la critique de l'Oedipe de Sophocle, de celui de Corneille & du sien.On a relié à la suite onze pièces critiques de la tragédie de Voltaire contemporaines de sa publication :1. [FOLARD (Melchior de)]. Lettre critique sur la nouvelle tragédie d'Oedipe. Paris, Mongé, 1719. 30-(1) pp. Attribué aussi au père P.-J. Arthuys.2. [LONGEPIERRE (Hilaire-Bernard de)]. Lettre à M. de Voltaire sur la nouvelle tragedie d'Oedipe. Paris, Guillaume, 1719. 35-(1) pp. Ce texte est attribué au baron de Longepierre, célèbre bibliophile et auteur dramatique, mais aussi à Louis Racine.3. [LE GRAND (Marc-Antoine)]. Critique de l’Oedipe de M. de Voltaire par M. Le G***. Paris, Gandouin, 1719. 36-(3) pp. Attribué à M.-A. Le Grand, mais aussi à L. Le Gendre et à Le Grimarest.4. [CAPPERONNIER (Claude)]. Apologie de Sophocle, ou Remarques sur la troisième lettre critique de M. de Voltaire. Paris, Coustelier, 1719. 30-(1) pp.5. MANNORY (Louis). Apologie de la nouvelle tragédie d'Oedipe. Paris, Huet, 1719. 23-(1) pp.6. [GIRARD (Gabriel)]. Lettre d'un abbé à un gentilhomme de province, contenant des observations sur le stile et les pensées de la nouvelle tragédie d'Œdipe… Paris, Mongé, 1719. 22-(1) pp.7. Lettre d'un gentil-homme suédois, à M*** maistre de la langue françoise, sur la nouvelle tragédie d'Oedipe. Paris, Cailleau, 1719. 16-(4) pp. A la fin : A Stockolm ce 1 avril 1719.8. Réfutation de la lettre du gentilhomme suédois, sur la nouvelle tragédie d'Oedipe, à M. *** ancien avocat au parlement, par M. D***. Paris, Jollet & Lamesle, 1719. 29 pp.9. Lettre de M. le Marquis de M*** à un gentilhomme de ses amis, contenant la critique des critiques de l’Oedipe de M. de Voltaire. Paris, Sevestre, 1719. 32 pp.10. [GIRARD (Gabriel)]. Nouvelles remarques sur l'Oedipe de M. de Voltaire, et sur ses lettres critiques… Paris, D'Houry, 1719. (2)-116-(3) pp.11. [GACON (François)]. Le Journal satirique intercepté, ou Apologie de M. Arrouet de Voltaire, et de M. Houdart de la Motte, par le Sieur Bourguignon. Sans lieu, 1719. 48 pp.Très bel exemplaire de ce précieux recueil établi à l'époque, autour d'un des premiers écrits de Voltaire et sa réception critique. Le volume est titré au dos : Oedipe de Voltere (sic). Petite mouillure claire au coin inférieur de quelques feuillets.Bengesco, n°2 ; L'Oeuvre de Voltaire à la BN, n°1260.
Des bibliothèques Genard et Léon Rattier, avec ex-libris. Berlin, C.F. Henning, 1751. 2 tomes en 2 volumes in-12 de: I/ (7) ff., 488 pp., (1) f. d’errata,pte. déch. restaurée ss. manque p. 191; II/ (2) ff., 466 pp., (1) f. d’errata. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs ornés de filets et fleurons dorés, double filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure signée de Chambolle-Duru. 143 x 85 mm.
Véritable édition originale «fort rare et recherchée» de l’une des œuvres majeures de Voltaire, tirée à 3 000 exemplaires (Lettres de Voltaire à Walther du 28décembre 1751). Bengesco, n° 1178. «L’édition de 1751, l’originale, présente deux particularités: il n’y a pas une seule lettre capitale dans tout l’ouvrage excepté en tête des paragraphes (...) C’est le premier livre imprimé tout entier avec l’orthographe de Voltaire». (Bengesco, n° 1178). Y songeant depuis 1732, Voltaire entreprend cet ouvrage historique à Cirey, à la demande de la marquise du Chatelet qui souhaitait pouvoir lire sans fatigue l’histoire moderne. Ce geste galant répondait en fait au dessein profond de l’auteur: expliquer le monde de l’histoire à la lumière de l’éternelle raison. Il dit qu’il passa trente années à s’instruire des faits principaux de ce règne. «Sa vie accidentée l’avait mis au contact d’un grand nombre de témoins directs et de grands personnages du règne de Louis XIV, rendant ainsi très croustillantes les intrigues, et anecdotes révélées pour la première fois au public, tels «le Masque de fer» ou «le drame des poisons», et si chargées de l’atmosphère de l’époque et de l’air du temps.» La longue maturation de l’œuvre fit ensuite évoluer Voltaire vers une étude des progrès de l’esprit humain et de l’histoire des mœurs. «C’est encore plus d’un grand siècle que d’un grand roi que j’écris l’histoire». «Lesiècle de Louis XIV est à la fois le plus important des travaux historiques de Voltaire et une de ses plus belles œuvres. Voltaire s’y montre l’égal des grands écrivains du XVIIe siècle dont il proclame ici l’éclatante supériorité» (Dictionnaire des œuvres). «Voltaire s’y révèle l’un de nos premiers historiens» (R. Pomeau, En Français dans le texte). Le Siècle de Louis XIV émerveille les contemporains de Voltaire. Dès le 17 juin 1738, Frédéric II écrivait ainsi à Voltaire: «Je vous prie instamment de continuer «Le Siècle de Louis xiv». «Jamais l’Europe n’aura vu de pareille histoire; et j’ose vous assurer qu’on n’a pas même l’idée d’un ouvrage aussi parfait que celui que vous avez commencé». L'intention de départ était de démontrer la supériorité du XVIIe siècle, « si fertile en grands esprits » et de Louis XIV, sur le gouvernement de Louis XV. Grande était l'audace de Voltaire à entreprendre une telle œuvre en 1732. L’écrivain préfère faire paraitre l’ouvrage à Berlin, sous le patronage officieux de Frédéric II, et c’est dans cette ville que sera imprimée la première édition, par C.F. Henning, l’imprimeur du roi. Le nom de Voltaire ne figure pas sur la page de titre. « Premier historien moderne, Voltaire donne ainsi la première grande œuvre historique où le personnage central est la nation et l'intérêt concentré sur les mœurs et non sur les batailles. Il y avait quelque audace et quelque courage à entreprendre, vers 1732, une telle œuvre. La mémoire de Louis XIV était honnie, on ne se souvenait que des misères de la fin du règne, de l’austérité des dernières années. Ce qui est remarquable, c’est qu’il ait tenté d’anticiper le jugement de l’Histoire et qu’il y ait, somme toute, admirablement réussi; chaque chapitre est un chef-d’œuvre de lucidité, de rapidité, d’intelligence, d’esprit de synthèse » (Dictionnaire des Œuvres). Séduisant exemplaire finement revêtu par Chambolle-Duru d’une élégante reliure en maroquin rouge. Provenance: Genard (cat. 1882, n°858) et Léon Rattier (cat. 1920, n°196), avec ex-libris.
Ce troisième tome des "Mélanges de philosophie" fait partie de la première édition des œuvres complètes de Voltaire, publiées en 1756. Il comprend divers chapitres dont: "Songe de Platon"," Lettre à Mr. De Gravesande", "Épitres à Madame la Marquise du Châtelet", "Lettre à Mr. Martin Kahle", "Lettre sur Roger Bacon", différentes dissertations, "Micromégas", "Éléments de philosophie de Newton" et "Remarques sur la pensée de Mr. Pascal". volume grand in8, pleine basane époque, bon état, coiffe arasée, 20x13cm, frais, 416pp. Exemplaire complet en lui-même. ref/23/5
Dans ce premier chapitre des "Éléments de philosophie de Newton", Voltaire dénonce les excès de Descartes à qui il reproche d’avoir trop pensé, au point d’oser imaginer approcher ce Dieu dont fait état Newton. Il écrit encore: « S’il est prouvé qu’il existe un Être éternel, infini, Tout-Puissant, il n’est pas prouvé de même que cet Être soit infiniment "Bien-Faisant", dans le sens que nous donnons à ce terme. » Il conclut: «Je suis donc forcé de rejeter l’idée d’un être suprême, d’un créateur, que je concevrais infiniment bon, et qui aurait fait des maux infinis; et j’aime mieux admettre la nécessité de la matière, et des générations, et des vicissitudes éternelles, qu’un Dieu, qui aurait fait librement des malheureux.» Voltaire évoque une divergence entre Newton et Leibnitz*. Il confirme que Newton rejoignait Locke en ce qui concerne l’origine sensorielle des idées. Parallèlement, pour ce qui est de la notion de bien et de mal, Voltaire reproche à Locke d’avoir subi l’influence des témoignages de grands voyageurs qu’il qualifiera par la suite de «douteux». Il en profitera pour leur opposer un principe de la religion naturelle: «Fais ce que tu voudrais qu’on te fit ». Au sujet du mouvement, Voltaire nous dit que la matière ne comportant pas de mouvement en elle-même, ce dernier ne peut donc qu’être d’origine immatérielle. Il souligne le point de vue de Descartes, selon lequel la quantité de mouvement est constante dans l’Univers et il lui oppose d’une part l’avis de Leibniz, qui conçoit qu’il se perd du mouvement, bien que subsistent les forces, et d’autre part celui de Newton, qui rejette la dissociation entre force et mouvement. Voltaire penche en faveur de Newton lorsqu’il commente ainsi la position du philosophe: «Il faut que tout le monde convienne, que l’effet est toujours proportionnel à la cause; or s’il périt du mouvement dans l’Univers, donc la force qui en est cause périt aussi». Voltaire aborde un domaine dans lequel il a effectué ses propres expériences sur la lumière. Il réfute le «galimatias» des anciens et déplore cette ambition de Descartes de vouloir établir à tout prix un «système» qui l’a conduit à imaginer que la lumière «presse nos yeux comme un bâton poussé par un bout pressé à l’instant à l’autre bout». Voltaire reprendra ultérieurement les termes de Descartes: «J’avoue que je ne sais rien en philosophie, si la lumière du Soleil n’est pas transmise à nos yeux en un instant*» avant de présenter les expériences des astronomes Römer et Bradley, qui prouvent que la lumière ne se déplace pas instantanément mais qu’elle possède sa propre vitesse. Voltaire montre comment «un seul rayon de la lumière contient en soi toutes les couleurs possibles...». Avec des croquis simples et clairs, il explique l’expérience qui permit à Newton de faire apparaître le spectre de la lumière et de découvrir sa «réfrangibilité», c’est-à-dire la propriété des rayons lumineux de subir une déviation, lorsqu’ils passent dans un milieu dont la densité est différente. De toute évidence Voltaire est à l’aise dans ses descriptions, notamment parce qu’il a lui-même effectué ces différentes expériences dans son laboratoire du Château de Cirey. Bien qu’il respectait et admirait René Descartes à certains égards, Voltaire n’était pas prêt à tout admettre de ce dernier, en particulier le «plein» qui soutenait l’existence d’une «matière subtile » emplissant tout l’Univers. Il reprochait à Descartes de n’avoir jamais fait la preuve par l’expérience de l’existence de cette «matière subtile » qu’il qualifia au passage de «matière imaginaire ». S’appuyant sur des expériences conduites alors sur la chute des corps sous des cloches de verre, dans lesquelles on avait fait le vide, il concluait : «La figure des corps ne change en rien leur gravité; ce pouvoir de gravitation agit donc sur la nature interne des corps, et non en raisons des superficies », ce qui lui permettait, comme le montre l’extrait ci-dessus, d’expliquer comment les tourbillons de matière subtile, si chers à Descartes, n’étaient en fait qu’un «roman ingénieux sans vraisemblance ». Un chapitre souligne l’importance des travaux de Kepler sur lesquels Newton prit appui pour établir la loi de l’attraction. On y note les regrets exprimés par Voltaire, concernant les attaches religieuses du mathématicien et astronome allemand qui l’ont empêché de chercher une cause physique à ses découvertes. Voltaire conclut ultérieurement que la gravitation de Newton est bien démontrée par les lois de Kepler: «Par l’orbite que décrit la Lune et par l’éloignement de la Terre, son centre; par le chemin de chaque Planète autour du Soleil dans une ellipse; par la comparaison des distances et des révolutions de toutes les planètes autour de leur centre commun». Voici ici, définitivement écartée l’hypothèse d’une «Très sainte trinité», comme étant la cause des mouvements célestes.
Précieux exemplaire à marges immenses (hauteur 175 mm) des bibliothèques Lurde et Ruble. Louvain (Francfort?), 1755. Petit in-8 de (2) ff., 161 pp. Plein maroquin citron, chiffre doré dans les angles des plats, dos à nerfs orné du même chiffre doré et répété, double filet or sur les coupes, roulette dorée intérieure, tranches dorées. Motte. 175 x 105 mm.
Édition originale et premier tirage – rarissime - de l’un des chefs-d’œuvre du siècle des Lumières, attaque violente de Voltaire contre la superstition et la religion. Bengesco, i, 478; Le Petit, Éditions originales françaises, pages 546-547; Catalogue de livres rares du baron de Ruble, n°261 (le présent exemplaire); La Pucelle a été condamnée par décret de la cour de Rome du 20 janvier 1757 (Index librorum prohibitorum. Modoetioe, 1850. In-16, p. 262). En septembre 1757, à Paris, huit particuliers, imprimeurs et relieurs, furent condamnés au carcan dans la Grève, et à trois ans de bannissement, par suite de la découverte d’une imprimerie clandestine trouvée dans la rue de Seine, faubourg Saint-Victor, et où, dit Barbier, «il s’agissait de vers contre des personnes constituées en dignités, de la Pucelle d’Orléans de Voltaire, et autres pareils ouvrages». «Longtemps désavoué par Voltaire qui ne s’en donnait pour l’auteur que dans l’intimité, ce poëme, devenu si fameux, parut d’abord en 1755». P. Larousse. «Cette satire ne respecte rien ni personne, témoin la visite de ce moine benêt, Lourdis, au royaume de la Sottise, où se trouvent réunies toutes les bêtises humaines et que le poète décrit minutieusement et avec verve: ainsi que le fameux épisode de la lutte céleste entre saint Denis, qui est pour les Français et saint Georges, qui en tient pour les Anglais. Aucun scrupule d’ordre moral ne trouble l’inspiration allègre de Voltaire; c’est cette désinvolture étincelante, jointe à la vivacité de la satire qui fait de ‘La Pucelle’ un chef-d’œuvre». Dictionnaire des Œuvres. «Le XIe chant et l’épisode de l’âne, le plus scabreux du poème, furent composés de 1738 à 1748; Voltaire, en voyant imprimé l’épisode de l’âne dans l’édition donnée par le capucin Maubert (Louvain, 1755, in-12), poussa les hauts cris et porta plainte au lieutenant de police, disant que c’était une infamie de le persécuter comme l’auteur de ce chant obscène; il est bien certain, cependant, qu’il est de lui, et quand il se plaignait «des vers détestables et des turpitudes révoltantes» dont les copies qui circulaient étaient pleines, il savait à quoi s’en tenir, car il en avait émaillé lui-même ces copies, afin de pouvoir les désavouer. Tout cela ne serait plus excusable aujourd’hui; mais il faut tenir compte de la situation de la presse à cette époque, de l’arbitraire qui la bâillonnait, du pouvoir qu’avait encore le clergé de faire brûler le livre et quelquefois l’auteur. Réduit à se cacher, Voltaire chargeait d’obscénités et de vers l’œuvre qu’il aurait voulu faire seulement badine». P. Larousse. Voltaire avait une affection particulière pour ce livre qu’il appelait «ma Jeanne». La composition de La Pucelle d’Orléans commencée en 1730 se fit progressivement sur une vingtaine d’années. Voltaire envoyait les chants à mesure de leur rédaction à des amis et relations, notamment M. d’Argental, le duc de La Vallière, Frédéric II de Prusse et la marquise de Pompadour, si bien que de nombreux manuscrits se trouvèrent en circulation. Des rumeurs contradictoires coururent: les unes laissaient entendre que Voltaire avait pris à son service des copistes pour produire de multiples manuscrits comportant des vers sulfureux et des turpitudes qu’il insérait à dessein. L’autre version des faits, plus officielle, affirmait que Voltaire était indigné par les altérations inadmissibles apportées à son poème. Cette réputation sulfureuse fit qu’« un véritable marché noir s’organisa et l’ont comptait, d’après les journaux de l’époque, plus de six mille copies donnant souvent un texte falsifié» ( BN, Voltaire, n°331). En 1755 parut enfin l’édition originale en quinze livres (par M. de V***, à Louvain) que Voltaire, par prudence, refusa d’assumer, fidèle en cela à son principe: « Les philosophes doivent être comme les petits enfants: quand ceux-ci ont fait quelque chose, ce n’est jamais eux, c’est le chat qui a tout fait.» La même année sortirent d’autres éditions à des enseignes différentes. La dispersion des lieux d’impression était le seul moyen de pallier la faiblesse de la production et la lenteur des transports. C’était aussi le meilleur moyen de tourner les interdictions. (Rappelons que La Pucelle sera condamnée par décret de la cour de Rome en janvier 1757, et que huit imprimeurs et relieurs furent condamnés la même année au carcan et à trois ans de bannissement! ). Voltaire se résolut, en 1762, à en donner une première édition officielle à Genève chez Cramer. Précieux et bel exemplaire à très grandes marges (hauteur 175 mm) provenant des bibliothèques Lurde et Ruble (Cat. 1899, n°261).
L’introduction des idées de Newton en France et la victoire de l’empirisme sur le cartésianisme. Amsterdam, chez Jacques Desbordes, 1738. In-8 de (1) f. de titre, 399 pp. et (1) p. d’errata; 1 portrait de l’auteur, 1 frontispice, 7 planches hors texte dont une dépliante, 50 culs-de-lampe et vignettes, 60 figures géométriques dans le texte, titre imprimé en rouge et noir, 4 numéros de page grattés. Plein maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats avec fleurons d'angles, dos lisse orné, coupes ornées, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Relié par Derome le jeune avec son étiquette. 212 x 132 mm.
Somptueux exemplaire sur grand papier conservé dans son éclatante reliure en maroquin rouge signée de Derome le jeune. Le présent exemplaire est le seul cité par Cohen conservé en maroquin rouge de l’époque. Provenances prestigieuses: le libraire parisien Guillaume-Luc Bailly ; probablement Pierre-Antoine-François Dincourt d’Hangard (Paris, 9 mars 1789, n° 468) ; probablement le prince Sigismond Radziwill (Paris, 22 janvier-1er février 1866, n° 433) ; Frédéric-Léon de Janzé (Paris, 20-24 avril 1909, n° 136 du catalogue) ; Robert Schuhmann ; Raphaël Esmérian. Edition originale, second tirage,de l’un des premiers grands textes de Voltaire, imprimée à Amsterdam par Jacques Desbordes en 1738. Cohen, Guide de l’amateur de livres à gravures du XVIIIe siècle, 1037-1038; Bengesco 1570 ; L Oeuvre imprimé de Voltaire à la B.N., 3744; Norman Library 2165. L’un des très rares exemplaires de l’édition originale imprimés sur grand papier vergé fort. Newton est la grande figure qui domine les sciences au XVIIIe siècle. Promoteur de la physique expérimentale, c’est lui qui met à jour la loi d’attraction universelle. Voltaire prend une part active à la diffusion des découvertes de celui-ci en les rendant accessibles aux non-spécialistes par la publication de ses Elémens. Le présent ouvrage marqua une étape importante dans l’histoire des sciences en France et contribua à provoquer la victoire de l’empirisme et de la méthode expérimentale sur le cartésianisme. «One of [Newton’s] greatest champions in France was Voltaire, whose ‘Elémens de la Philosophie de Neuton’, 1738, was widely read». (PMM, 161). Voltaire se propose ici d’exposer, sous une forme élémentaire et à des fins de vulgarisation, les théories et les découvertes de Newton. Il commença la composition de son principal ouvrage scientifique pendant l’été de 1736, inspiré par les études mathématiques et scientifiques de la marquise du Châtelet et l’exemple du jeune italien Francesco Algarotti. Il propose de convertir les Français au newtonianisme et de mettre la science à la portée du public en adoptant un ton sérieux, des illustrations géométriques et des calculs. Après les opinions métaphysiques de Newton, Voltaire expose ses découvertes dans le domaine de la physique, qui apparaissaient alors comme des nouveautés parfois surprenantes, parce qu’elles allaient à l’encontre des doctrines cartésiennes qui avaient triomphé jusqu’alors. Les découvertes sur la nature de la lumière, sur son mouvement en ligne droite, sur l’existence du vide, sur la propriété qu’a la lumière de se refléter et de se rétracter, sur la formation des images dans l’œil, sur l’attraction qui détermine la réfraction, sur la décomposition de la lumière blanche, et donc sur la nature des couleurs, sur le vrai caractère de l’arc-en-ciel, sur la correspondance entre les couleurs et les notes musicales, sur les lois de la gravitation céleste, sur l’explication des lois de l’attraction dans l’univers et sur la terre, sont mises par Voltaire, avec son élégance et sa vivacité habituelles de style, à la portée d’un lecteur quelconque, même ignorant de la physique. Voltaire, réfugié en Hollande en 1736, y remit au libraire Ledet les premiers chapitres des «Elémens de la philosophie de Neuton». Sa correspondance établit que l’ouvrage parut à son insu, avant qu’il eût envoyé la fin du 23e chapitre et le 24e ; malgré sa réticence, l’éditeur hollandais fit achever cette édition par un mathématicien anonyme et ajouta au titre les mots: «Mis à la portée de tout le monde». C’est Madame du Châtelet, à laquelle était dédié l’ouvrage qui, dans sa lettre à Maupertuis du 9 mai 1738, accuse le libraire hollandais d’avoir fait des additions au titre. Voltaire résolut de faire réimprimer son livre à Paris, dès 1738. Cet ouvrage est illustré d’un frontispice allégorique dessiné par Dubourg et gravé sur cuivre par Folkéma. Souhaitant insister sur le rôle capital joué par Madame du Châtelet dans la publication de ce texte, c’est Voltaire lui-même qui composa ce frontispice où on l’aperçoit travaillant à son bureau à la composition des Elémens. Trônant sur un nuage, Newton se trouve juste au-dessus de lui, pointant de sa main un compas sur un globe céleste tout en fixant du regard Madame du Châtelet qui lui fait face. L’ouvrage est également illustré d’un portrait de l’auteur gravé par Folkéma, de 7 planches hors texte dont une dépliante et de 108 vignettes dans le texte par Dubourg, Folkéma, Konder, Decave, B. Picart et Schley: un emblème au titre, 49 bandeaux et culs-de-lampe (4 bandeaux différents en répétitions, 5 culs-de-lampe différents en répétitions) et 58 représentations scientifiques. Avec 3 diagrammes scientifiques gravés sur bois dans le texte. Somptueux exemplaire sur grand papier conservé dans son éclatante reliure en maroquin rouge signée de Derome le jeune. Le présent exemplaire est le seul cité par Cohen conservé en maroquin rouge de l’époque («En maroquin rouge de Derôme (reliure signée) 375 fr., vente Janzé (n°136) à M. Robert Schuhmann»). Condition de toute rareté pour ce texte capital de Voltaire qui se rencontre généralement sobrement relié en simple veau. Provenances prestigieuses : le libraire parisien Guillaume-Luc Bailly (mention manuscrite codée de celui-ci, « yif - lop », au verso de la dernière garde volante, soit, d'après le système de décryptage d'Erick Aguirre, « acheté 26 livres, valeur à la vente 54 livres ») ; probablement Pierre-Antoine-François Dincourt d’Hangard (Paris, 9 mars 1789 et jours suivants, n° 468) ; probablement le prince Sigismond Radziwill (Paris, 22 janvier-1er février 1866, n° 433), qui a acheté l'exemplaire de Dincourt d'Hangard ; Frédéric-Léon de Janzé (Paris, 20-24 avril 1909, n° 136 du catalogue) ; Robert Schuhmann (vignette ex-libris) ; Raphaël Esmérian (trace de sa vignette ex-libris, troisième partie, 6 juin 1973, n° 102 du catalogue avec reproduction p. 27).
London, 1733. 8vo. Bound in a lovely, contemporary English Cambridge-style full calf binding with a plain spine with five raised bands. Spine a bit cracked vertically and with minor loss to capitals. Corners a bit bumped and adges of boards a bit worn. Binding overall nice and tight. Small damp stain at the lower blank corner of the first few leaves, otherwise a very good, clean copy on thick, crisp paper. (16, -including preface, contents, advertisements), 253, (1), (18, -Index) pp.
The important actual first edition of this highly celebrated key work of the Enlightenment, in which the anecdote of how Newton discovered gravity (the story about Newton and the falling apple) appeared for the first time, together with the description of the difference between the physical world view of the English and the French (the ""plenum"" and the ""vacuum""). This seminal work, in which Voltaire famously depicts British philosophy, science, society and culture, in comparison to French, can be viewed as the Enlightenment equivalent to Tocqueville's ""Democracy in America"". This series of essays, which is based on Voltaire's experiences when living in England, was actually written by Voltaire mostly in English, which he mastered to perfection. It has often been presumed that the first edition of the work was that published in French in 1734, but actually, the present English edition constitutes the actual first appearance of the work as well as the version that is closest to Voltaire's intention, as the French language version is the re-written one, and the English version the original. Curiously, almost all modern English versions are translations into English of the French edition, instead of the original English version, making this edition of the utmost importance.After the original English edition of 1733, two French editions soon followed (the first in 1734). Unlike the British, the French resented the book, and already in 1734, the French Parliament issued an order for the author's arrest and condemned the work, causing the impact of it in France to be delayed. The book was burned for being ""dangerous to religion and civil order"". At the same time, the work became a bestseller in Britain, and as much as 14 editions of the work were published in the eighteenth century. ""Inspired by Voltaire's two-year stay in England (1726-8), this is one of the key works of the Enlightenment. Exactly contemporary with Gulliver's Travels and The Beggar's Opera, Voltaire's controversial pronouncements on politics, philosophy, religion, and literature have placed the Letters among the great Augustan satires. Voltaire wrote most of the book in English, in which he was fluent and witty, and it fast became a bestseller in Britain. He re-wrote it in French as the Lettres philosophiques, and current editions in English translate his French."" (Nicholas Cronk, Introduction to the Oxford's Classics edition from 1999).The great French philosopher Voltaire was greatly impressed by the philosophical and scientific achievements of the English, especially those of Newton, Locke, and Bacon. As a disseminator of scientific knowledge, Voltaire came to play a great rôle in the popularization of Newtonian science and its discoveries, the present work being a prime example. Although the work was condemned by the French authorities, it still came to play a great rôle in the spreading of Newtonian ideas in France. The present work generally came to play a dominant rôle in Enlightenment accounts of the history of science and philosophy. The work focuses on British science and thought and uses the accounts of these to emphasize what is lacking in French society and French thought. The work is generally very critical towards the French ""ancient régime"", and when Voltaire here discusses the emergence of empiricism, it is viewed as an English tradition that stands in opposition to the French rationalist tradition (with Descartes as the prime example). This view is taken over by the following Enlightenment historians of science and philosophy, e.g. d'Alembert (see for instance his ""Preliminary Discourse"" of 1751). Some of the most influential passages of the work are probably those on Bacon (who Voltaire sees as the founder of modern experimental science), Newton, and Descartes. Letters XIV, on Descartes and Newton, XV, on attraction, and XVI, on Newton's Optics (from 1704), are among the most influential essays of the work. In XVI Voltaire reflects upon Newton's ""Optics"" and the way that he rejected Descartes' theory and set out his own account of the properties of light. In XV he presents the first account of Newton and the falling apple: ""As he was walking one Day in his Garden, and saw some Fruits fall from a Tree, he fell into profound Meditation on that Gravity, the Cause of which had so long been sought, but in vain, by all the Philosophers, whilst the Vulgar think there is nothing mysterious in it. He said to himself, that from what height soever, in our Hemisphere, those Bodies might descend, their Fall wou'd certainly be in the Progression discover'd by Galileo" and the Spaces they run thro' would be as the Square of the Times. Why may not this Power which causes heavy Bodies to descend, and is the fame without any sensible Diminution at the remotest Distance from the Center of the Earth, or on the Summits of the highest Mountains" Why, said Sir Isaac, may not this Power extend as high as the Moon?..."" (pp. 127-28).But perhaps the most famous passage in the volume is the opening of Letter XIV: ""A Frenchman who arrives in London, will find Philosophy, like every Thing else, very much chang'd there. He had left the World a ""plenum"", and he now finds it a ""vacuum"". At Paris the Universe is seen, compos'd of Vortices of subtile Matter" but nothing like it is seen in London. In France, 'tis the Pressure of the Moon that causes the Tides but in England 'tis the Sea that gravitates towards the Moon" so that when you think that the Moon should make it Flood with us, those Gentlemen fancy it should be Ebb, which, very unluckily, cannot be prov'd..."" (pp. 109-10).
London, C. Davis and A. Lyon, 1733. 8vo. Lovely contemporary full Cambridge-style binding with five raised bands to spine and blindstamped ornamental borders to boards. . Double gilt line-borders to boards. All edges of boards with gilt borders. Gilt title to spine. Hinges neatly and professionally re-inforced. Internally very nice, clean, and fresh. A lovely, crisp, and large copy with good margins, printed on heavy, fine paper. (16, -including preface, contents, advertisements), 253, (1), (18, -Index) pp.
The important actual first edition of this highly celebrated key work of the Enlightenment, in which the anecdote of how Newton discovered gravity (the story about Newton and the falling apple) appeared for the first time, together with the description of the difference between the physical world view of the English and the French (the ""plenum"" and the ""vacuum""). This seminal work, in which Voltaire famously depicts British philosophy, science, society and culture, in comparison to French, can be viewed as the Enlightenment equivalent to Tocqueville's ""Democracy in America"". This series of essays, which is based on Voltaire's experiences when living in England, was actually written by Voltaire mostly in English, which he mastered to perfection. It has often been presumed that the first edition of the work was that published in French in 1734, but actually, the present English edition constitutes the actual first appearance of the work as well as the version that is closest to Voltaire's intention, as the French language version is the re-written one, and the English version the original. Curiously, almost all modern English versions are translations into English of the French edition, instead of the original English version, making this edition of the utmost importance.After the original English edition of 1733, two French editions soon followed (the first in 1734). Unlike the British, the French resented the book, and already in 1734, the French Parliament issued an order for the author's arrest and condemned the work, causing the impact of it in France to be delayed. The book was burned for being ""dangerous to religion and civil order"". At the same time, the work became a bestseller in Britain, and as much as 14 editions of the work were published in the eighteenth century. ""Inspired by Voltaire's two-year stay in England (1726-8), this is one of the key works of the Enlightenment. Exactly contemporary with Gulliver's Travels and The Beggar's Opera, Voltaire's controversial pronouncements on politics, philosophy, religion, and literature have placed the Letters among the great Augustan satires. Voltaire wrote most of the book in English, in which he was fluent and witty, and it fast became a bestseller in Britain. He re-wrote it in French as the Lettres philosophiques, and current editions in English translate his French."" (Nicholas Cronk, Introduction to the Oxford's Classics edition from 1999).The great French philosopher Voltaire was greatly impressed by the philosophical and scientific achievements of the English, especially those of Newton, Locke, and Bacon. As a disseminator of scientific knowledge, Voltaire came to play a great rôle in the popularization of Newtonian science and its discoveries, the present work being a prime example. Although the work was condemned by the French authorities, it still came to play a great rôle in the spreading of Newtonian ideas in France. The present work generally came to play a dominant rôle in Enlightenment accounts of the history of science and philosophy. The work focuses on British science and thought and uses the accounts of these to emphasize what is lacking in French society and French thought. The work is generally very critical towards the French ""ancient régime"", and when Voltaire here discusses the emergence of empiricism, it is viewed as an English tradition that stands in opposition to the French rationalist tradition (with Descartes as the prime example). This view is taken over by the following Enlightenment historians of science and philosophy, e.g. d'Alembert (see for instance his ""Preliminary Discourse"" of 1751). Some of the most influential passages of the work are probably those on Bacon (who Voltaire sees as the founder of modern experimental science), Newton, and Descartes. Letters XIV, on Descartes and Newton, XV, on attraction, and XVI, on Newton's Optics (from 1704), are among the most influential essays of the work. In XVI Voltaire reflects upon Newton's ""Optics"" and the way that he rejected Descartes' theory and set out his own account of the properties of light. In XV he presents the first account of Newton and the falling apple: ""As he was walking one Day in his Garden, and saw some Fruits fall from a Tree, he fell into profound Meditation on that Gravity, the Cause of which had so long been sought, but in vain, by all the Philosophers, whilst the Vulgar think there is nothing mysterious in it. He said to himself, that from what height soever, in our Hemisphere, those Bodies might descend, their Fall wou'd certainly be in the Progression discover'd by Galileo" and the Spaces they run thro' would be as the Square of the Times. Why may not this Power which causes heavy Bodies to descend, and is the fame without any sensible Diminution at the remotest Distance from the Center of the Earth, or on the Summits of the highest Mountains" Why, said Sir Isaac, may not this Power extend as high as the Moon?..."" (pp. 127-28).But perhaps the most famous passage in the volume is the opening of Letter XIV: ""A Frenchman who arrives in London, will find Philosophy, like every Thing else, very much chang'd there. He had left the World a ""plenum"", and he now finds it a ""vacuum"". At Paris the Universe is seen, compos'd of Vortices of subtile Matter" but nothing like it is seen in London. In France, 'tis the Pressure of the Moon that causes the Tides but in England 'tis the Sea that gravitates towards the Moon" so that when you think that the Moon should make it Flood with us, those Gentlemen fancy it should be Ebb, which, very unluckily, cannot be prov'd..."" (pp. 109-10).
70 vol. in-8 reliure de l'époque demi-basane marron, dos lisse orné en long, Chez E. A. Lequien, Paris, 1820-1826, avec portrait de Voltaire gravé par Balechou en frontispice Rappel du titre complet : Oeuvres complètes de Voltaire (70 Tomes - Complet) Tome 1 : Vie de Voltaire par M. le Marquis de Condorcet ; Tomes 2 à 10 : Théâtre ; Tome 10 : La Henriade ; Tome 11 : La Pucelle d'Orléans ; Tomes 12 à 14 : Poésies ; Tomes 15 à 18 : Essai sur les Moeurs ; Tomes 19 et 20 : Siècle de Louis XIV ; Tome 21 : Siècle de Louis XV ; Tome 22 : Histoire de Charles XII ; Tome 23 : Histoire de Russie ; Tome 24 : Annales de l'Empire ; Tome 25 : Histoire du Parlement ; Tomes 26 et 27 : Mélanges historiques ; Tomes 28 et 29 : Politique et Législation ; Tome 30 : Physique ; Tomes 31, 32, 33 et 34 : Philosophie Générale, Métaphysique, Morale et Théologie ; Tome 35 : Dialogues et Entretiens philosophiques des Oeuvres de Voltaire ; Tomes 36 à 42 : Dictionnaire Philosophique ; Tomes 43 et 44 : Romans ; Tome 45 : Facéties ; Tomes 46, 47, 48 : Mélanges Littéraires ; Tomes 49 et 50 : Commentaires sur Corneille ; Tomes 50, 51, 52 : Correspondance avec Frédéric, Roi de Prusse ; Tome 53 : Correspondance avec l'Impératrice de Russie, plusieurs Souverains et les Princes de Prusse ; Tomes 54 et 55 : Correspondance avec d'Alembert ; Tomes 56 à 69 : Correspondance Générale ; Tome 70 : Table analytique des Oeuvres de Voltaire par J. B. J. Champagnac
Belle série bien complète des 70 volumes, en bon état (qq. minimes frott., rares rouss. et belle fraîcheur intérieure générale) pour ce bel et impressionnant ensemble, de belle présentation. "Imprimée par P. Didot, l'édition Lequien joint au mérite d'une belle exécution typographique celui de quelques heureuses restitutions de texte, d'après les éditions originales. C'est M. Lequien qui a publié pour la première fois (dans le tome 9 de son édition) les Originaux, ou Monsieur du Cap Vert, l'une des rares comédies vraiment gaies de Voltaire". Bengesco, IV, 2150 ; Vicaire, VII, 1137
Exceptionnel exemplaire de l’édition originale relié en maroquin de l’époque armorié, condition absolument rarissime pour cette œuvre précoce de Voltaire. Genève [Rouen], Jean Mokpap [Viret], 1723. In-8 de viii pp., 231 pp., (1) f. bl, enrichi du portrait de Voltaire peint par La Toure. Plein maroquin olive, triple filet doré autour des plats, armoiries frappées or au centre, dos à nerfs finement orné, roulette intérieure, coupes décorées, tranches dorées sur marbrures. Reliure en maroquin armorié de l’époque. 184 x 113 mm.
Exceptionnel exemplaire de l’édition originale relié en maroquin de l’époque armorié, condition absolument rarissime pour cette œuvre précoce de Voltaire. Les originales de Voltaire en maroquin armorié valent jusqu’à dix fois le prix des exemplaires reliés en veau de l’époque. Rare édition originale imprimée secrètement à Rouen par le libraire Viret, Voltaire s’étant vu refuser la permission de l’imprimer en France. Poème en neuf chants écrits en alexandrins, La Ligue est une composition mêlant savamment événements réels et fictions puisées dans l’univers du merveilleux. Le sujet central du poème est le siège de Paris par Henri de Navarre, futur Henri IV. Voltaire trace le portrait d’un souverain idéal, ennemi de tous les fanatismes. L’œuvre, remaniée par l’auteur, paraîtra en 1728 sous le titre de La Henriade. (Bengesco, I, 360 ; L’œuvre imprimée de Voltaire à la Bibliothèque Nationale, 1669). «L’œuvre garde aujourd’hui encore de 1’importance par les sentiments profonds de tolérance religieuse et civile qui l’animent. Henri, ce héros de prédilection de la France, personnifie aussi le type de souverain éclairé qu’attendaient les gens cultivés de cette époque et dont le ‘Siècle des Lumières’ fixera définitivement les caractéristiques.» En 1584, la mort de l’héritier du trône François duc d’Alençon, et l’acceptation comme héritier par le roi de son plus proche parent en ligne masculine, le roi Henri iv, protestant, alimentent les tensions entre protestants et catholiques. Henri de Guise prend la tête d’une nouvelle Ligue. La Ligue déclare vouloir rétablir la religion unique et soustraire le roi à l’emprise de ses favoris. Ce n’est pas un hasard si Voltaire rédige La Ligue en 1723 alors que le régent, le Duc d’Orléans, vient de mourir. A son arrivée au pouvoir Louis XV poursuit la législation antiprotestante de Louisxiv. Voltaire voulut dédicacer son ouvrage au jeune Louis XV mais ce dernier refusa et la censure exigea des suppressions au texte auxquelles l’auteur ne consentit. Voltaire va alors décider de le faire imprimer secrètement à Rouen. C’est donc dans un climat d’hostilité aux protestants que paraît cette ode à Henri iv roi protestant et hymne à la tolérance, véritable satire contre le pape Clément xi qui va attiser la haine des catholiques. Précieux et rarissime exemplaire relié en maroquin olive de l’époque aux armes de Machault d’Arnouville (1667-1750). Louis-Charles de Machault, seigneur d’Arnouville, fils de Jean-Baptiste, conseiller au Parlement de Paris, et de Madeleine-Catherine de Villemontée, né le 13 juillet 1667, devint conseiller au Grand Conseil le 17 janvier 1691, maître des requêtes le 1er mars 1694 et intendant et conseiller du conseil de commerce ; il fut pourvu de la charge de lieutenant général de police de la ville de Paris le 28janvier 1718, à la suite de d’Argenson ; ayant résigné cette fonction le 5 janvier 1720, il fut nommé conseiller d’État la même année, chef du conseil de la duchesse d'Orléans et premier président du Grand Conseil en 1740. Il mourut à Paris le 10 mai 1750. Il avait épousé Françoise‑Élisabeth Milon le 19 février 1709. (Olivier-Hermal, pl. 2153).
Edition de luxe et première édition illustrée de La Henriade. L’un des rares exemplaires imprimés sur papier fort de Hollande, à très grandes marges. A Londres, 1728. In-4 de (3) ff., 202 pp. et 12 planches. Collation conforme à l’exemplaire conservé à la B.n.F. Relié en plein maroquin bleu, triple filet doré autour des plats, dos à nerfs richement orné, double filet sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure du XIXe siècle signée Chambolle-Duru. 300 x 235 mm.
Edition de luxe et première édition illustrée de La Henriade de Voltaire. Bengesco, n365 ; Cohen, 1025 ; Le Petit, Bibliographie des éditions originales, pp. 534-535. Elle comporte la dédicace de Voltaire, “To the Queen” et l’édition a été remaniée par voltaire par rapport a la première de 1723. La présente édition de Londres 1728 est la première à porter le titre ‘La Henriade’ et la première qui soit complète, c’est-à-dire en dix chants. C’est d’autre part la première qui ait été faite entièrement sous les yeux de voltaire, corrigée avec soin et revue par lui. “La première qui ait été corrigée avec soin et revue par Voltaire, cette édition de luxe présente un texte parfois différent de celui de l’édition de 1723 et des suivantes, et partout ce texte est beaucoup plus correct. Cette belle édition peut donc être considérée comme la première vraiment authentique.” (Le Petit). « Les exemplaires sur papier de Hollande sont rares. » (Cohen, 1025). Elle comporte un frontispice par de Troy, gravé par Surugue, un fleuron sur le titre dessiné par Michaux, gravé par C. (Cochin), 10 grandes figures par de Troy, Lemoine, Vleughels, gravées par Desplaces, Dupuis, Tardieu, Jeaurat, Cochin, 10 vignettes dessinées par Michaux, gravées par Dupuis, Poilly, Fletcher, Lépicié, et 10 culs-de-lampe par les mêmes. « La vignette qui se trouve en tête du ‘Chant troisième’ contient le portrait, en médaillon, de la reine Elisabeth d’Angleterre. » (Le Petit) Voltaire a écrit La Henriade en l’honneur du roi de France Henri IV et de la tolérance. Le sujet central de l’ouvrage est le siège de Paris, commencé par Henri III et poursuivi par Henri de Navarre, futur Henri IV. La Henriade est un poème composé de deux parties; d’événements réels et de fictions toutes puisées dans le système du merveilleux, telles que la prédiction de la conversion d’Henri IV, la protection que lui donne le roi saint Louis IX de France, ancêtre de la Maison Royale de France, son apparition, etc. La censure avait remarqué dans le poème plus d’un endroit contenant des propositions sentant l’hérésie et elle exigeait des suppressions auxquelles l’auteur ne crut pouvoir consentir. Voltaire dut faire paraître hors de France un poème qu’il ne pouvait espérer faire publier avec l’assentiment de l’autorité, la dédicace ayant été refusée au nom du roi par le régent. Il décida alors de le faire imprimer secrètement à Rouen par Viret. Il s’agit de l’édition qui fut publiée en 1723 sous le titre La Ligue ou Henry le grand, poème épique, à Genève, chez Jean Mokpap (Rouen, Viret), in-8. Ce poème n’a que 9 chants et possède des lacunes considérables. En 1728, Voltaire se trouvait en Angleterre et venait d’essuyer une terrible banqueroute. Louis XV lui fit envoyer deux milles écus et tout Londres se pressa pour faire imprimer, par souscription, une édition de La Henriade, ce qui fut fait et rendit par la générosité de la nation anglaise sa fortune à l’auteur. Puisque Louis XV avait refusé la dédicace, Voltaire en fit l’honneur à la reine Élisabeth dont il admirait le pays et ses institutions libérales. “La Henriade garde de l’importance par les sentiments profonds de tolérance religieuse et civile qui l’animent. Ce héros de prédilection de la France personnifie aussi ce type de souverain éclairé qu’attendaient les gens cultivés de cette époque et dont le “Siècle des Lumières” fixera définitivement les caractéristiques.” Précieux exemplaire, l’un des rares imprimés sur grand papier de Hollande, à très grandes marges avec de nombreux témoins (hauteur 300 mm), revêtu d’un beau maroquin bleu du XIXe siecle de Chambolle-Duru.
, , 1740-1744. La Mérope française, avec quelques petites pièces de littérature. A Paris, chez Prault fils, 1744. In-8 de (4)-XXIV-(2)-115-(1) pp. Lettre à M. Norberg, chapelain du roi de Suède Charles XII, auteur de l'Histoire de ce monarque. A Londres [Paris, Prault], 1744. In-8 de (2)-16 pp. Mahomet, tragédie. Par M. de Voltaire. Représentée à Paris pour la première fois le jeudi 10 août 1742. (Paris), 1742. In-8 de (2)-89 pp. Conseils à M. Racine sur son poème de la religion par un amateur des belles-lettres. Sans lieu, (1742). In-8 de 14 pp. Recueil de pièces fugitives en prose et en vers. Par M. de V***. (Rouen), 1740. In-8 de (4)-IV-223 pp.5 pièces reliées en 1 vol. in-8, veau blond glacé, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
1. Édition originale. 1 fleuron sur le titre par Boucher, gravé par Duflos ; Portrait de l'auteur d'après de la Tour en frontispice et 2 planches hors-texte dont une gravée par Duflos et l’autre dessinée et gravée par Fessard. Bengesco, I, 152 ; L'Oeuvre imprimé de Voltaire à la BN,1057. 2. Édition originale. La Lettre à M. Norberg quoiqu'imprimée avec une page de titre et une pagination séparée, fait partie intégrante de l'édition princeps de Mérope. Cette lettre, écrite dès la publication de la traduction française par Warhmholtz de l'Histoire de Charles XII du chapelain Jöran Anders Nordberg, dans l'édition de Hondt, est datée par Besterman de mai 1742, alors que Beuchot l'a classée à la date de février 1744. Bengesco, III, 1925 ; L'Oeuvre imprimé de Voltaire à la BN,1057. 3. Édition française donnée sans l'aveu de Voltaire faite d'après le manuscrit de la représentation parisienne, avec les noms des acteurs de la Comédie française indiqués pour chacun des personnages. Bengesco, I, 135 ; L'Oeuvre imprimé de Voltaire à la BN,1008. 4. Édition originale. Vraisemblablement parisienne. D’après Wagnière, Voltaire ne serait pas l’auteur de cet ouvrage. Bengesco, II, 1585 ; L'Oeuvre imprimé de Voltaire à la BN, 3777. 5. Contrefaçon de la deuxième édition parisienne chez Prault fils, fait à Rouen, comme en témoigne le filigrane du papier petit raisin au nom de Duval, Généralité de Rouen. « L’Essai sur le siècle de Louis XIV paraissait ici pour la première fois. Condamné et mis au pilon par l'arrêt du Conseil d'Etat du 4 décembre 1739, ce " recueil de pièces fugitives ", en prose mais surtout en vers, offre un condensé de l'insolence du premier Voltaire. Par delà la diversité de cet ensemble de productions mondaines, philosophiques, critiques, se dessine, jusque dans les pièces familières, une cohérence idéologique qui rappelle le projet dont les Lettres philosophiques (1734) ont fourni un précédent essai tonitruant. Voltaire met ici à profit l'effet de recueil, qui permet aussi d'effectuer le lancement d'oeuvres majeures comme Le Siècle de Louis XIV, tout en conférant un plus large retentissement à d'autres pièces jusque-là disséminées et réservées à un public restreint. Il affiche et met en scène à plus grande échelle une sociabilité essentielle pour la diffusion de ses textes « (Olivier Ferret, Myrtille Méricam-Bourdet). Bengesco, IV, 2193 ; L'Oeuvre imprimé de Voltaire à la BN, 371. Bel exemplaire.
Remarquable ensemble de pièces constitué par un amateur de XVIIIè s. Plusieurs textes du recueil sont de Voltaire, ou concernent Voltaire. 1) FOLARD (Melchior de). Lettre critique sur la nouvelle tragédie d'Œdipe (de Voltaire). Paris, Monge, 1719 ; 30 pp., 1 f.. ÉDITION ORIGINALE.2) LONGEPIERRE (H. B. de.) Lettre à M. de Voltaire sur la nouvelle tragédie d’Oedipe. Paris, Guillaume, 1719 ; 35 pp. ÉDITION ORIGINALE. Beuchot a attribué cette lettre à Louis RACINE.3) ANONYME. Sentiments d’un spectateur françois sur la nouvelle tragédie d’Inès de Castro. Sl, nd, 15 pp. Inconnu de Barbier.4) ANONYME. Réflexions faites par M... sur les sentiments d’un spectateur françois à l’occasion d’Inès de Castro, Tragédie nouvelle. Paris, Mazuel, 1723. 1 f., 10 pp., 1 f. Inconnu de Barbier.5) ANONYME. Réponse à Monsieur... sur les Sentiments d’un spectateur françois sur la nouvelle tragédie d’Inès de Castro, Tragédie de M. de La Motte. Paris, Mazuel, 1723. 1 f, 22 pp. (qq. ff. intervertis). Pas dans Barbier.6) DOMINIQUE. Agnès de Chaillot. Comédie. Paris, Flahault, 1723. 45 pp. ÉDITION ORIGINALE.7) VOLTAIRE. Herode et Marianne. Tragédie. Paris, Pissot, Flahault, 1725. 10 ff., 95 pp., 2 ff. ÉDITION ORIGINALE Bengesco 19, Sans le f. blanc, ni le f. dédié à la Reine signalé par Bengesco.8) PELLEGRIN. Pélopée. Tragédie. Paris, Le Breton, 1733. 6 ff., 69 pp., 3 pp. ÉDITION ORIGINALE dédiée au Marechal de Villars.9) BOISSY (de.) La surprise de la haine. Comédie. Paris, Prault, 1734. 2 ff., 100 pp. ÉDITION ORIGINALE.10) VOLTAIRE. Alzire ou les Américains. Paris, Bauche, 1736. 7 ff., VIII pp., 79 pp. ÉDITION ORIGINALE. Bengesco 106.11) BOISSY (de.) Les dehors trompeurs, ou l’homme du jour. Comédie. Paris, Prault, 1740. 2 ff., 118 pp., 1 f. ÉDITION ORIGINALE.12) FAVART. La chercheuse d’esprit. Paris, Allouel, 1741. 61 pp., 1 f., 4 pp. de musique gravée.13) VOLTAIRE. Mahomet. Tragédie. A Bruxelles, 1742. 1 f., 71 (1) pp. Une des éditions à l’adresse de Bruxelles et à la même date que l’originale. C’est celle citée en 3e position par Bengesco 131.14) [VOLTAIRE.] La Mérope française, avec quelque petites pièces de littérature. Paris, Prault fils,1744 ; Portrait de Voltaire par Delatour, 1 f. de titre avec vignette de Boucher, 1 f. avis au lecteur, XXIV pp., 1 f., 115 pp., 2 figures h-t par Duflos et Fessard. ÉDITION ORIGINALE. Bengesco 152.15) [VOLTAIRE.] Lettre à Mr Norberg, chapelain du Roy de Suède Charles XII Auteur de l’Histoire de ce Monarque. A Londres (Paris Prault), 1744. 1 f., 16 pp. ÉDITION ORIGINALE. Édit. en 16 pages mais contrairement à ce que dit Bengesco ne suivant pas la foliotation de la Mérope. Les cahiers commencent à A.
Phone number : 03 86 50 05 22
Lausanne, Compagnie des Librairies, 1767 ; in-12. IV-212 pp.-1 f. (titre)-70 pp.Relié à la suite : La défense de mon oncle contre ses infames persécuteurs par A.... T de V****. Genève, s.n., 1768. 111 pp. Veau blond, dos à nerfs orné, pièce de titre rouge, roulettes dorée sur les coupes, tranches rouges. Vignette ex-libris de la "Bibliothèque de M. le Cte de Salaberry" (Charles-Marie d'Irumberry, comte de Salaberry, Paris 6 septembre 1766 - Fossé (Loir-et-Cher) 7 janvier 1847). Très légers frottemenst aux coins. Bon exemplaire.
Le catalogue "Voltaire" de la BNF, N° 4462, indique que la "plupart de ces soi-disant lettres de Voltaire sont ou falsifiées ou fabriquées" et que l'édition a vraisemblablement été faite à Avignon. Voltaire attribuait cette supercherie à Anglivel de La Beaumelle, mais est contredit par Bengesco. Ce dernier cite Grimm qui dans sa correspondance écrit à propos de l'auteur anonyme : il a sans doute "voulu jouer à Voltaire un tour sanglant en ramassant tout ce qu'il a écrit lui-même sur ces querelles... Il en est arrivé, contre l'intention du compilateur, que la lecture de ce volume est on ne saurait plus amusante, qu'elle a fait mourir de rire...". (BENGESCO 1957, pour l'édition à la date de 1766). Voltaire, qui avait publié, sous le pseudonyme de « feu l'Abbé Bazin » "La Philosophie de l'histoire" (Genève, Aux dépens de l'Auteur, 1765) fut vivement critiqué par l'helléniste et philosophe Pierre Henri Larcher qui releva les erreurs de voltaire dans son ouvrage intitulé "Supplément à la Philosophie de l'histoire de feu M. l'abbé Bazin, nécessaire à ceux qui veulent lire cet ouvrage avec fruit" (Amsterdam, Changuion, 1767, in-8). Ce livre, rempli d'une solide érudition, rendit furieux Voltaire, qui y répondit par des injures, dans une diatribe intitulée "La Défense de mon oncle contre ses infâmes persécuteurs". Larcher répliqua à nouveau et une partie de sa modeste postérité vient de sa querelle avec Voltaire.
Ensemble de 7 pièces reliées en un volume in-8 (214 x 134 mm), demi-veau marbré, dos à cinq nerfs filetés or richement orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, palettes en tête et pied, pièce de titre de maroquin bordeaux (reliure moderne signée Laurenchet, dans le goût de l'époque).
Edition originale des sept pièces. Les trois premières sont rédigées par Voltaire, qui donna une résonance nationale à cette affaire et lutta sans relâche pour la réhabilitation de Jean Calas. La première réunit l'extrait d'une lettre de la veuve Calas, du 15 juin 1762, et la lettre de Donat Calas à sa mère, du 22 juin 1762, dont les notes sont de la main de Voltaire. Réunies entre juin 1762 et 1763, ces pièces forment le coeur de la première phase de l'affaire, celle de la requête en cassation, qui aboutit à l'arrêt du Conseil du 4 juin 1764 cassant la procédure toulousaine et préparant la réhabilitation prononcée le 9 mars 1765. Le factum de Loyseau de Mauléon fut admiré par Rousseau, qui le cite dans les Confessions.Références : 1- (Bengesco, 1675. 'Voltaire à la B.N.', 3944). 2- (Bengesco, 1677. Coquerel, 23-24. 'Voltaire à la B.N.', 3949). 3- (Bengesco, 1678. Coquerel, 25. 'Voltaire à la B.N.', 3953). 4- (Coquerel, 26). 5- (Coquerel, 27). Signé "Pierre Mariette, avocat". 6- (Coquerel, 28). 7- (Coquerel, 29). Signé "Monsieur Thiroux de Crosne, maître des requêtes, rapporteur, et Me Mariette, avocat".Quelques auréoles brunes à quelques feuillets.Très bon exemplaire, frais, ensemble des pièces non rognées.
Phone number : 33 01 47 07 40 60
Hambourg, 1753, un volume in 8 relié en plein veau marbré, dos orné de fers dorés, tranches rouges (reliure de l'époque), (un coin légèrement émoussé), 1 feuillet non chiffré blanc, 1 feuillet non chiffré (titre : MAUPERTUISIANA - verso blanc), 2 feuillets non chiffrés (avertissement - Pièces conenues dans ce recueil, pp. 7 à 48pp., 26pp., 192pp., (1), 65pp., 56pp., 40pp., (1), 41pp., 74pp., 32pp., 16pp., 8pp., 8pp., 8pp., (4), 88pp., 16pp., 19pp.. – Soit 16 parties reliées en un volume
---- EDITION ORIGINALE ---- BEL EXEMPLAIRE ---- TRES RARE RECUEIL PUBLIE PAR KOENIG dans lequel sont réunies les diverses publications qui ont paru à l'époque concernant la célèbre polémique relative au principe de moindre action qui opposa Maupertuis à Koenig. Euler et Voltaire prirent part au débat et publièrent à cette occasion : "Dissertation sur le principe de moindre action avec l'examen des objections de Mr. Le Professeur Koenig faites contre ce principe" (Euler), "Diatribe du Docteur Akakia, médecin du pape..." (Voltaire). Ces deux écrits sont au nombre de ceux réunis dans ces deux volumes ---- Pour plus de détails au sujet de cette célèbre querelle voir M. Gueroult : "Dynamique et métaphysique leibnitizienne" et plus particulièrement la note "Sur le principe de moindre action chez Maupertuis", pp. 215/235 ---- "Maupertuis clearly was successful in attracting to Berlin scientific luminaries who greatly enhanced the luster of the new Academy. Euler, one of the greatest mathematicians of the day, was already there. Matters were going well, when the celebrated "affaire Koenig" erupted : Samuel Koenig, a protégé of Maupertuis... submitted a dissertation attacking the validity of the principle of least action and then - most strangely for a devoted adherent of Leibnitz - ascribed the discredited law to the latter, citing a letter from Leibnitz to Hermann... The controversy touched off by this work, resulted in perhaps the ugliest of all the famous scientific disputes. Its principal figures were Koenig, Maupertuis, Euler and Voltaire. Maupertuis demanded that the letter be produced. Koenig produced a copy but stated that the original was in the hands of a certain swiss named Henzi... After exhautive search no trace of the letter was found in Henzi's belongings. Maupertuis then demanded that the Academy take action against Koenig... When it became clear that the original could not be found, Euler published, with the approval of the Academy "Exposé concernant l'examen de la lettre de M. De Leibnitz", where, among other things, he declared the letter a fake. The conflict grew critical when, later in the same year, Voltaire published his Diatribe du Docteur Akakia, defending Koenig and making laughingstocks of both Maupertuis and Euler...". (DSB IV, VII et XI) ---- COLLATION ET PIECES CONTENUES DANS CE RECUEIL :. - 1 feuillet blanc non chiffré, 1 feuillet non chiffré : titre (MAUPERTUISIANA - verso blanc), 2 feuillets non chiffrés : avertissement, Pièces contenues dans ce recueil (pp. 1-6 non chiffrées). 1. Lettre de Mr. T*** à Mr. *** S tirée du magasin français ; Seconde lettre de Monsieur T*** à Mr s*** ; Réponse d'un Académicien de Berlin à un Académicien de Paris ; Extrait d'une lettre de Berlin du 15 Août 1752 ; Lettre que Mr. EULER a fait mettre dans la Gazette de Berlin en date du 2 Septembre 1752 ; Lettre de Mr. De VOLTAIRE à Mr. ROQUES, Conseiller ecclésiastique du sérénissime Landgrave de Hesse Hombourg, mise à la tête du supplément au siècle de Louis XIV. (pp. 7-48). 2. Jugement de l'Académie Royale des Sciences et Belles Lettres ; (2 feuillets non chiffrés : titre et avertissements - pp. 5-26 : Exposé). 3. KOENIG. Appel au Public du jugement de l'Académie Royale de Berlin sur un fragment de lettre de Mr. Leibnitz, cité par Mr. Koenig (exposé de l'origine de la controverse entre MM. De Maupertuis et Koenig - Remarques littérales sur le fragment dont Mr. De Maupertuis conteste l'authenticité - Examen des droits de l'Académie et de la conduite de ses membres). Appendice contenant les lettres écrites par Mess. De Maupertuis et Formey d'une part et Mr. Koenig de l'autre - Lettres de Mr. De Leibnitz) - Leyde, de l'Imp. d'Elie LUZAC, 1753, 6 pp. non chiffrées, pp. 7-192. 4. KOENIG. Défense de l'appel au public ou réponse aux lettres concernant le jugement de l'Académie de Berlin addressée à Mr. De Maupertuis par Mr. Koenig ; 2 pp. non chiffrées, pp. 1-63. 5. Lettres concernant le jugement de l'Académie ; 2pp. non chiffrées, pp. 3-56 contenant : lettre de Mr. Euler à Mr. Merian - Lettre de Mr. De Maupertuis à Mr. Euler - Lettre de Mr. Merian à Mr. Euler) . 6. Lettre de Mr. Le Marquis de L*** N** à Mme La Marquise A** G** sur le procès intenté par Mr. Moreau Maupertuis contre Mr. Koenig devant l'Académie Royale de Berlin - 2pp. non chiffrées, pp.3-40. 7. Réponse de l'Académicien de Paris à l'Académicien de Berlin ; 2pp. non chiffrées, pp. 1-41. 8. Eloges de trois philosophes ; 2pp. non chiffrées, pp. 1-74 comprenant : l'éloge de Monsieur JOURDAN, l'éloge du Sieur LA METTRIE, Lettre d'un Académicien de Berlin à un Académicien de Paris - Réponse de l'Académicien de Paris à l'Académicien de Berlin. 9. (VOLTAIRE) - Diatribe du Docteur Akakia, médecin du pape - Decret de l'inquisition et rapport des professeurs de Rome au sujet d'un prétendu Président - 4 pp. non chiffrées ; pp.5-32. 10. Extrait d'une lettre de Berlin du 12 Novembre 1752 - Lettre d'un savant à Mr. Le Marquis L** N** - 2pp. non chiffrées, pp.3-16. 11. Extrait d'une lettre d'un Académicien de Berlin à un membre de la Société Royale de Londres - 2 pp. non chiffrées, pp.3-8. 12. (VOLTAIRE). Séance mémorable - 2pp. non chiffrées, pp. 3-8. 13. L'art de bien argumenter en philosophie réduit en pratique par un vieux capitaine de cavallerie travesti en philosophe (lettre de Mr. De Maupertuis à Mr. De Voltaire - Réponse de Mr. De Voltaire à Mr. De Maupertuis) - 2pp. non chiffrées, pp. 3-8. 14. EULER. Dissertation sur le principe de moindre action avec l'examen des objections de Mr. Le Professeur Koenig faites contre ce principe par M. Euler, Directeur de l'Académie Royale des Sciences et Belles Lettres de Berlin. Traduction. Leyde, de l'imp. d'Elie LUZAC, 1753 comprenant : Dissertation sur le principe de la moindre action - examen de la dissertation de Mr. Le Professeur Koenig insérée dans les actes de Leipzig et Addition - 8pp. non chiffrées, pp. 1-88. 15. La berlue remarquable des deux philosophes les plus clair voyans de ce siècle par un étudiant en philosophie de l'Université de Wittemberg. Wittemberg, 1753, 2pp. non chiffrées pp. 3-16. 16. Traité de paix conclu entre Mr. Le Président De Maupertuis et Mr. Le Professeur Koenig. Berlin, 1753 - 2pp. non chiffrées, pp. 3-19**8753/ARB5
Lausanne et Londres, 1766-1767, in-12, reliure plein veau marbré, dos lisse, triple filets et caissons dorés ornés, pièce de titre basane bordeaux, tranches rouges (rel. de l'époque), dos et plats frottés, coiffes abîmées, état correct
Intéressant recueil réunissant deux des principaux ouvrages publiés autour de la rupture de Hume et de Rousseau. Ce dernier, poursuivi par la censure sur le continent, était venu s'installer en Angleterre à l'invitation du célèbre philosophe écossais mais la discorde n'avait pas tardé à naître entre les deux hommes. – 1. Edition restée inconnue à Bengesco, de cette compilation des lettres publiée du vivant de l’auteur, due sans doute à Angliviel de la Beaumelle, et qui selon Grimm "a fait mourir de rire, et qu'on ne prend pas plus mauvaise opinion de l'homme illustre pour lequel le compilateur non illustre a voulu témoigner de l'aversion". – 2. Edition originale, publiée en français par Suard d'après le manuscrit anglais de Hume. L'édition anglaise "retraduite" du français, parut quelques mois plus tard. Cet ouvrage de Hume contient la version du philosophe écossais sur sa brouille avec Rousseau. Le 9 janvier 1766, par un temps glacial, deux des intellectuels les plus importants du siècle s’embarquent ensemble à Calais pour l’Angleterre : Jean-Jacques Rousseau et David Hume. Le philosophe écossais a décidé de prendre Jean-Jacques, persécuté, sous sa protection. Depuis plus de trois ans Rousseau est en effet en exil, après que son Émile ait été par jugement lacéré et brûlé sur les marches du Palais de Justice de Paris. David Hume n’a alors en France presque que des amis, Jean-Jacques presque que des ennemis. Le 21 mai de l’année suivante, hagard, au bord de la folie, Rousseau fuit l’Angleterre après une folle querelle, venimeuse, acharnée, avec le « bon David ». Que s’est-il passé ? Tout Paris bruit des éclats de la querelle. Hume décide, sous la pression des philosophes français, de rédiger un compte-rendu de cette pénible affaire, intitulé Exposé succinct de la contestation qui s’est élevée entre M. Hume et M. Rousseau, avec les pièces justificatives. Il paraît à Paris au cours de l’automne 1766. D’Alembert en a supervisé la traduction. Deux mois plus tard, il est publié en Anglais à Londres, prétendument « traduit du français ». Entre les deux éditions, Hume a rajouté des notes, en a supprimé d’autres. Au-delà de l’anecdote, qui a son importance, ce petit livre éclaire la vie quotidienne et le comportement de deux des génies de ce XVIIIe siècle européen qui en compta beaucoup. S’attacher profondément à leurs œuvres nourrit la curiosité envers les hommes qui les ont créées. Lorsqu’il s’agit de Hume et de Rousseau, rien à leur sujet ne peut nous être indifférent. – 3. Edition originale. Ayant appris la rupture survenue entre Rousseau et son protecteur, le grand philosophe écossais David Hume, Voltaire écrit à ce dernier le 24 octobre 1766 pour lui relater ses propres démêlés avec le Citoyen de Genève. Le pamphlet se termine sur une Lettre de M. de Voltaire au docteur Jean-Jacques Pansophe, texte dont Voltaire nia la paternité, inventaire cumulé des exemples démonstratifs de l’absence de bonne foi, de bon sens et de modestie chez Jean-Jacques... Bien que Voltaire ait toujours nié être l'auteur du pamphlet, ses contemporains furent unanimes à le lui attribuer, de même que les bibliographes. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
A l'enseigne de la Vérité, Chez Hierosme Print-All, 1733. In-8 de (2)-63 pp.VOLTAIRE. Hérode et Mariamne, tragédie de M. de Voltaire. A Paris, Chez Noel Pissot et chez François Flahault, 1725. In-8 de (20)-95-(5) pp.VOLTAIRE. L'Indiscret, comédie de M. de Voltaire. A Paris, Chez Noel Pissot et chez François Flahault, 1725. In-8 de (2)-59-(1) pp.FAGAN (Barthélemy-Christophe). La Pupille. Représentée pour la première fois le 5 du mois de juillet 1734. A Paris, Chez Chaubert, 1734. In-8 de 62-(2) pp.Ensemble 1 vol. in-8, veau marbré havane, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
1 - Édition originale. L'ouvrage fut imprimée sans privilège à Rouen, chez Jore. Bengesco, I, 602 ; L'Oeuvre imprimé de Voltaire à la BN, 2417.2 - Édition originale. Elle ne contient pas le feuillet de dédicace A La Reine, qui se trouve dans aucun exemplaire de 1725, qui n'a jamais été reproduit par aucun des éditeurs de Voltaire, mais qui se trouve dans un des deux exemplaires de la BN. Bengesco, I, 19 ; L'Oeuvre imprimé de Voltaire à la BN, 927.3 - Édition originale. Les 2 feuillets de Privilège mentionnés par Bengesco manquent. Bengesco, I, 28 ; L'Oeuvre imprimé de Voltaire à la BN, 967.4 - Édition originale. Fagan (1702-1753) est l'auteur de nombreuses comédies à succès représentées pour la plupart au Théâtre de la foire, au Théâtre-Italien et au Théâtre-Français : Les Originaux ; Le Rendez-vous ; Le Marié sans le savoir ; Le Marquis auteur. Il écrivit en collaboration avec Panard et Favart quelques opéras-comiques : La Servante justifiée, L'Heureux retour. La Pupille, considérée comme sa meilleure pièce, est la seule encore montée.