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Phone number : 01 43 54 43 61 Revue de l'Institut Napoléon, n° 120, 1971 gr. in-8°, 64 pp, préface de Macel Dunan, une planche hors texte, bibliographie 1955-1971 sur Napoléon à Sainte-Hélène, broché, bon état, envoi a.s. de Marcel Dunan à Edouard Bonnefous
Numéro spécial du cent-cinquantenaire : articles de Marcel Rousselet, Jean Leflon, Ulane Bonnel, Suzanne de La Vaissière, Hélène Michaud, Gilbert Martineau, Jacques Poulet, Edmond Soreau, Marie-Louise Biver, Adrien Dansette.
Hachette, 1937 in-8°, 252 pp, reliure demi-toile rouge à la bradel, dos lisse orné de fleurons et filets dorés, pièce de titre basane noire (lég. frottée), couv. illustrée conservée (rel. de l'époque), bon état
"Dans la biographie qu'il lui a consacrée après avoir écrit celle de Murat, M. Marcel Dupont nous décrit toutes les intrigues savamment ourdies par Caroline pour exciter sans cesse en son mari de nouvelles ambitions, et user de l'affection qu'elle inspirait à Napoléon dont elle était la sœur préférée, pour apaiser les ressentiments que causaient à Napoléon les incartades de Murat et par tous les moyens gagner des amis à ses ambitieux projets. La richesse lui semblant un excellent moyen d'action, elle l'acquiert. rapidement grâce à son remarquable tempérament financier et aux sommes considérables que Murat a rapportées d'Italie où il venait de commander. Les deux époux achètent un palais, rue de Provence, à Paris, pour 470.000 livres d'alors, puis pour 53.362 livres, la propriété de Villiers qui devient une « résidence princière ». Dans ces résidences. Murat et Caroline menèrent grand train en s'efforçant d'éclipser les autres Bonaparte, les Beauharnais et même le Premier Consul..." (La Croix, 1937)
Hachette, 1936, gr. in-12, 254 pp, broché, couv. illustrée, cachets d'un précédent propriétaire, bon état
Né en 1772, d'abord clerc de procureur à Sarlat, François Louis Fournier-Sarlovèze s'engage dans l'armée en 1791. Sans doute en raison d'une intelligence et d'une culture de premier ordre, il est connu pour ses frasques, sa liberté de parole et ses duels ; sa carrière ne fut pas sans rebondissements. Destitué suite à ses prises de position, suspecté de complot contre le Premier Consul, réintégré grâce à la protection du général de Lasalle, il termine néanmoins sa carrière en tant que général et meurt dans son lit en 1827. Officier de cavalerie d'une efficacité hors pair, brutal au besoin, il s'est illustré par ses exploits, notamment à Eylau, Montebello, Lugo, Fuentès de Oñoro et lors de la bataille de la Bérézina. — "Marcel Dupont est un bon historien, même s'il ne cite pas ses sources." (Pierre-Henri Zaidman)
Hachette, 1948 in-8°, 350 pp, un portrait en frontispice, broché, bon état (Coll. Figures du passé)
"Murat fut, en tout premier lieu, un Cavalier et tout ce qu'il a fait en dehors de cette specialité, il le fit en soldat-né, brave, prompt, mais peu réflechi, bon coeur et mauvaise tête. Brillant divisionnaire de cavalerie, instrument merveilleux quand il se contentait d'être le bras droit de l'Empereur, mais stratégiste nul et déplorable tacticien, irrésistible dans les charges quand il ne s'était pas fourvoyé à l'etourdie contre une position imprenable ou un adversaire supérieur, magnifique surtout pour achever un ennemi vaincu en le poussant l'épée dans les reins jusqu'à sa destruction totale. (...) Rattaché à Bonaparte, et pour toujours, pour avoir expulsé les Jacobins des Cinq Cents le 19 Brumaire et plus étroitement encore par son mariage avec la soeur du premier Consul, mariage d'amour qui dégénérera bientôt en une âpre jalousie réciproque, la femme froidement et immensement ambitieuse, le mari d'une ambition aussi effrénée, mais à base de vanité incroyable, ce qui les poussa l'un et l'autre, apres avoir eu le Grand Duché de Berg, à convoiter le trône d'Espagne quitte à se rabattre sur celui de Naples, auquel Murat s'efforça maladroitement de réunir la Sicile (...) De cette destinée rapide, éclatante, lancée à toute bride à travers I'histoire, M. Marcel Dupont a donné un récit entraînant comme il convenait pour l'aventurier, après tout non entièrement antipathique, que fut Joachim Murat." (Albert Meynier, Revue d'histoire moderne, 1936) — "M. Marcel Dupont vient de consacrer à Murat une intéressante biographie. L'auteur a tiré des sources le tableau très attrayant, très animé, par endroits très pathétique, d'une des plus prodigieuses destinées qu'ait connues un temps entre tous « fertile en miracles ». (...) Dans une armée pauvre en cavalerie, plus pauvre en grands cavaliers, Murat se révéla, surtout après la mort de Stengel, comme le merveilleux sabreur qui, par un irrésistible magnétisme, entraînait les escadrons en des charges folles, mais d'autant plus redoutables. Quoique pendant une mission à Paris il eût commis la double faute d'intriguer auprès de Barras et de courtiser Joséphine, le général ne lui tint qu'à demi rigueur : si Murat partit pour l'Egypte contre le gré de Bonaparte, c'est lui qui commanda la cavalerie de l'expédition de Syrie, et il se distingua à Aboukir non seulement par sa bravoure, mais par des talents de manoeuvrier auxquels le général en chef rendit publiquement hommage..." (De Lanzac de Laborie, Journal des débats politiques et littéraires, 1934)
Hachette, 1952 pt in-8°, 287 pp, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
"Le second volume de la série "Napoléon en campagne" a été conçu, comme le précédent, selon une méthode fort heureuse. Sans prétendre rien révéler d’inédit ni embrasser l’ensemble de l’histoire d’une période, l’auteur dirige ses recherches et le faisceau lumineux de son exposition, d’une vie intense, sur le personnage central : Napoléon. De la lecture de ces pages son image sort, s’il se peut, encore grandie. M. Marcel Dupont n’apporte guère de restriction à l’éloge : il révèle même un chef de guerre humain, bien plus qu’on ne le suppose communément. Quant au stratège et au tacticien, il apparaît d’une génialité inouïe. Son action se fait sentir à tout instant, sur tous les points du champ de bataille. Partout il paie de sa personne ; il dirige lui-même les chefs les plus rétifs. Du point de vue général, l’auteur donne une analyse excellente, encore valable aujourd’hui pour les enseignements qu’elle comporte, de l’organisation de la « Maison de l’Empereur » : le QG. Tout y est, par le maître, merveilleusement organisé pour la vitesse, l’action..." (Edmond Delage, Revue Défense Nationale, 1953)
Grasset, 1993, in-8°, 232 pp, biblio, broché, couv. illustrée d'un portrait en couleurs, bon état
Biographie de la femme du futur Louis XVIII, belle-soeur de Marie-Antoinette. Epouse du comte de Provence, Marguerite fut la dernière reine de France, sans avoir jamais régné, quand son mari eut pris le nom de Louis XVIII. Piémontaise, ni belle ni facile, elle fascine par son non-conformisme absolu. L'auteur la suit de son enfance à Turin à son arrivée à la cour de France, puis, des fastes de la monarchie déclinante aux déboires de l'exil, exil où elle emmène sa lectrice, son âme damnée, Madame de Gourbillon, une intrigante de haute volée, et plus encore si l'on essaye de lire entre les lignes d'une aventure qui entraîna les deux femmes à travers l'Europe. Chassées de ville en ville à mesure que Napoléon approchait, elles échouèrent finalement en Angleterre où la pauvreté et la maladie accablèrent l'infortunée souveraine jusqu'à sa mort en 1810.
Payot, 1931 in-8°, 245 pp, traduit de l'anglais, 8 gravures hors texte, broché, annotations stylo sur 2 feuillets, état correct (Coll. Bibliothèque historique)
"Il se dégage du livre de ces deux historiens anglais, un Nelson que l'on devinait à peine, un nouveau Nelson bien plus humain que l'autre et partant, bien plus émouvant. Le héros anglais, loin d'être un homme heureux, traîna, presque toute sa vie, une existence douloureuse, soumise sans cesse à quelque pouvoir féminin. Déjà lorsqu'il n'avait que vingt ans, il s'en était fallu de peu qu'il désertât son navire pour les beaux yeux d'une jeune Américaine. Les années avaient passé, et les femmes. Il s'était marié et croyait enfin tenir le calme et le bonheur quand il rencontra celle qui devait être la grande passion de sa vie. Et comment aurait-il résisté aux charmes de cette Emma Hamilton, au trouble passé, mais que les chaudes toiles de Romney nous montrent si jolie ? Il venait de se couvrir de gloire à Aboukir. L'Italie le fêtait en libérateur... Le héros se laissa enchaîner. Et dès lors, aussi étrange que cela paraisse, c'est Emma et elle seule qui explique la conduite de Nelson, homme de guerre. La société londonienne refusa de recevoir l'ancienne déesse du Temple de l'Hymen. Les multiples affronts que subissait quotidiennement le pauvre Nelson déterminèrent son attitude à Copenhague et à Trafalgar. A Copenhague, tandis que les boulets danois labouraient le pont de l'Elephant, il déclarait qu'il n'eût pas voulu « être ailleurs pour un million ». A Trafalgar, il tint à entrer le premier dans la mêlée. Plein d'amertume, et pourtant incapable de s'arracher à l'emprise d'Emma Hamilton, il cherchait visiblement la mort. Il la trouva, et la victoire que son intrépidité lui avait value par surcroît. (...) MM George Edinger et E.-J.-C. Neep, faisant la première place à la vie privée de Nelson, ont relégué au second plan ses exploits maritimes. Même ils les ont, à notre avis, un peu trop amoindris. S'ils déclarent justement que ce fut le capitaine Foley, commandant le navire de tête à Aboukir, qui eut l'idée de passer entre la terre et la ligne, des vaisseaux français, entraînant dans son sillage toute l'avant-garde britannique, ils auraient dû, pour être justes, souligner que Nelson, en conduisant le reste de son escadre entre l'ennemi et la haute mer, sut admirablement mettre à profit l'initiative heureuse de son subordonné. Par cette manœuvre, décidée sur-le-champ, la moitié de notre malheureuse flotte se trouva prise comme dans un étau de feu. Ainsi, la présence d'esprit de Nelson décida de la victoire..." (Hubert de Lagarde, Le Figaro, 1932)
Promotion et Edition, 1967 pt in-8°, 221 pp, biblio, broché, bon état
Le général Dominique-Louis Klein, plus volontiers nommé comte Louis vers la fin de sa vie, a sa place marquée dans les fastes de la Révolution et de l'Empire. Né à Blâmont, en 1761, il entra dans les armées de la République en 1791, fut adjudant général après Fleurus, se couvrit de gloire dans l’Armée de Sambre-et-Meuse, et fut promu général de division, en 1808, en récompense de ses brillants états de services Nous le retrouverons, plus tard, aux côtés des grands généraux de l'Empire. Napoléon Ier, qui se connaissait en hommes, rendit hommage à sa valeur militaire en lui conférant ses plus hautes décorations et, après l'avoir fait comte, en voulant que son nom figurât, parmi ceux de ses braves, sur l'Arc de triomphe de l'Etoile.
Military Illustrated, 2000 in-4°, 144 pp, nombreuses illustrations, biblio, index, reliure pleine toile noire de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état. Texte en anglais
EMPERIUS (Johann Friederich Ferdinand), J.-W. Goethe, J.-G. Schadow, J.-G. Puhlmann, L. Völkel, M. Daru, V. Denon et W. Emperius.
Reference : 103126
(1999)
La Vouivre, 1999 in-8° carré, viii-107 pp, édition de Bénédicte Savoy, traduction d'Aurélie Duthoo, texte sur 2 colonnes, 33 illustrations dans le texte et hors texte, index, broché, bon état
Lorsqu’en 1806 intervint la reddition de la Prusse, Vivant Denon, directeur du Musée Napoléon (Louvre) et Ministre des arts de l’empereur, fut chargé de recueillir en Allemagne du Nord, dans les palais, galeries et châteaux des villes conquises, tous les chefs-d’œuvre susceptibles d’enrichir les collections de son musée, destiné à devenir "le plus beau musée de l’univers". En l’espace de huit mois, Denon fit expédier d’Allemagne en France plus de deux cent cinquante caisses remplies d’œuvres d’art – tableaux, statues, curiosités – saisies notamment à Berlin, Potsdam, Cassel et Brunswick. C’est autour du témoignage de Johann Christian Emperius, directeur du musée de Brunswick et victime de Denon, autour de correspondances et de récits suscités par le passage de celui que l’on surnommait l’Œil de Napoléon, et qui fut l’ami de Goethe, que nous découvrons l’un des épisodes les plus importants de l’histoire de l’art et des musées au XIXe siècle.
Albatros, DUC, 1986 in-8°, 314 pp, broché, couv. illustrée, bon état
En octobre 1799, la loi des otages et les persécutions religieuses rallument la guerre en Bretagne : Nantes, St Brieuc, Sarzeau, La Roche-Bernard, Locminé, Redon tombent aux mains des insurgés qui procèdent ensuite à de grands débarquements d’armes. Bonaparte réagit avec violence : le 25 janvier 1800 se livre prés de Grandchamp, entre Bonapartistes et chouans un ultime combat dont l'issue reste indécise. Peu après, Georges et de Sol sont à Paris pour négocier avec “le Corse", mais vainement. Les opérations vont alors continuer sous forme de guerre de police : des nuées d'espions s'abattent sur la Bretagne pour saisir Georges mort ou vif tandis que des insurgés, la nuit de Noël 1800, tentent de faire sauter Bonaparte... En septembre 1803, Cadoudal et ses affidés sont de nouveau à Paris pour "le coup essentiel”. Mais la conspiration est bientôt découverte. Georges est guillotiné le 25 juin 1804 avec onze de ses officiers ; en janvier 1805, Guillemot, le célèbre “roi de Bignan" est fusillé à Vannes, sur la Garenne. En 1805, de Sol réorganisa si bien l'armée de Georges qu'elle resta maîtresse de la situation. Elle enleva à "I'Ogre" 25 000 soldats qui, à Waterloo, auraient pu assurer sa victoire. Elle fut aussi la seule armée devant laquelle les Prussiens s'arrêtèrent et laissèrent intact l'immense matériel de guerre renfermé à Brest et à Lorient. En septembre 1815, les plénipotentiaires français voulant maintenir l'intégrité territoriale et diminuer les charges imposées firent valoir l'effort de guerre fourni par la Bretagne qui devint ainsi un paratonnerre contre les convoitises de Metternich, Capo d'lstria, Castlereagh et Hardenberg.
Hachette, 1878, in-12, 225 pp, modeste reliure de bibliothèque pleine toile écrue, dos muet (rel. de l'époque), intérieur propre et sans rousseurs, état correct
Philippe Henri de Girard (1775-1845) est un ingénieur-mécanicien, inventeur de la machine à filer le lin. – Joseph Marie Charles dit Jacquard (1752-1834), est un inventeur, à qui l'on doit le métier à tisser semi-automatique.
P., Albert Méricant, s.d. (1908) gr. in-12, 324 pp, préface de Henry Houssaye, gravures dans le texte (estampes, gravures, autographes et documents de l'époque), reliure pleine toile bordeaux, pièce d'auteur et de titre basane noire, filets dorés, 1er plat conservé, bon état
Plon, 1934, pt in-8°, iii-282 pp, un portrait en frontispice, reliure pleine toile brique, pièce de titre basane chocolat, couv. et dos conservés, bon état
"Brillant et jeune officier aux gardes françaises en 1789, Bourmont émigre dès 1791, mais il rentre en France en 1793 et ne tarde pas à rejoindre les bandes vendéennes et chouannes. Il évite d'ailleurs de se compromettre, se réservant sans cesse pour des temps meilleurs qu'il espère proches. Après le 18 brumaire, voyant s'évanouir ses espérances, il se rapproche de Bonaparte, mais impliqué dans l'attentat de la machine infernale il est arrêté, emprisonné à Besançon. Il peut s'évader, se réfugie à Libonne, rejoint en 1808 le corps expéditionnaire de Junot, et revenu à Paris, il est admis dans l'armée impériale dont il franchit rapidement les grades. En 1814, il est général de division. Au retour de Louis XVIII, il s'empresse de se rallier au drapeau blanc. Un an plus tard, Bourmont sert dans le corps de Ney. Comme son chef, il a promis de ramener l'usurpateur mort ou vif. Comme son chef il trahit Louis XVIII pour Napoléon Ier ; mais à la différence de Ney, il abandonne sa division le matin de la bataille de Ligny, le 14 juin 1815, pour rejoindre à Gand le roi de France. Comblé d'honneurs sous la seconde restauration, Bourmont, témoin au procès de Ney, charge vilainement son ancien général. En 1823, commandant une division française en Espagne, le ministre ultra Villèle doit le rappeler, car le zèle dont Bourmont fait preuve pour la cause royale en Espagne menace de compromettre la politique extérieure de la France. C'est à un tel homme que Polignac fit appel en 1829. Cependant Bourmont n'eut pas le courage de prendre ses responsabilités quand il sentit la révolution imminente. II abandonna son poste de ministre, tout en gardant le titre, pour aller commander le corps expéditionnaire français en Algérie La conquête d'Alger est le seul titre de gloire de ce traître qui termina de 1830 à 1846 son existence en la partageant encore entre les complots légitimistes et l'exil. Bourmont dont le nom pendant longtemps signifia trahison a été traîné dans la boue par la plupart des historiens, mais il a eu aussi deux apologistes, son fils Charles, et, de nos jours, M. Gautherot. M. Henry d'Estre a entrepris d'examiner impartialement le cas Bourmont. Son livre se lit comme un roman, mais on sent sous les chapitres une bonne documentation. Sa compétence militaire l'aide d'ailleurs à résoudre certains problèmes restés obscurs pour des civils. Dans la vie si mouvementée de ce gentilhomme de grands chemins qu'a été Bourmont, il retient particulièrement deux points : la trahison de Ligny et le procès Ney. A Ligny, Bourmont a déserté, mais il n'a pu livrer à l'ennemi aucun document susceptible de compromettre les chances de succès de la Grande Armée. Au procès Ney, la déposition de Bourmont est certes blâmable, mais eut-elle été favorable à Ney, elle n'eut pas évité la condamnation à mort du brave des braves. Au reste, à l'avis de M. Henry d'Estre, la conquête d'Alger rachète les erreurs, les crimes même du maréchal." (Jacques Godechot, Annales historiques de la Révolution française, 1935)
Perrin, 1978 in-8°, 347 pp, 16 pl. de gravures hors texte, reliure skivertex éditeur, demi-jaquette illustrée, rhodoïd, bon état
"Vif, direct, rapide, avec des éclairs de bretteur, tel est le talent habituel de M. Alfred Fabre-Luce. Dans ce bel ouvrage, consciencieux et disert, il semble que son scalpel se soit quelquefois ralenti dans les complications et les détours de l'âme et de la vie de son personnage. Les mots « d'équivoque, d'ambigu, de faiblesse de caractère » ne peuvent échapper à la plume de l'analyste. Son héros est-il Suisse ou Français ? Il se marie plusieurs fois et n'ose avouer son ou ses mariages. Il part à la conquête des femmes pour les rejeter. Il s'enchaîne longuement à celle qu'il n'aime pas. Un jour il attaque furieusement Napoléon ; le lendemain se rallie à lui. Tout cela n'est guère plaisant et en tout cas difficile à découper, à recoller, à rebâtir. Et cependant, pour ses contemporains, Benjamin Constant est un grand homme. A sa mort, en décembre 1830, on réclame à hauts cris pour lui le Panthéon ! Pourquoi ? Parce qu'il paraît héraut de la Liberté. Individualiste passionné, également passionné de la chose publique, il voudrait transformer l'esprit de la nation, c'est-à-dire jouer un rôle politique. Être un tribun : il a l'éloquence et la foi. Mais le Tribunat de Bonaparte, où il entre, n'admet pas l'opposition. Dès 1802 Benjamin Constant en est exclu. Rien de plus fort et de plus prophétique contre les dictatures présentes et à venir que son essai sur l'Esprit de conquête et l'usurpation. Enfin, après la seconde Restauration et la dissolution de la Chambre « introuvable », il devient député et prend la tête de l'opposition constitutionnelle. Ce sont les dernières années de sa vie ; dans une atmosphère sentimentale apaisée (il vit enfin avec sa femme Charlotte), il donne toute sa mesure d'orateur, de pamphlétaire et de théoricien politique. Il acquiert alors une immense popularité. (...) Remercions M. Alfred Fabre-Luce de nous avoir montré tous les aspects de cet esprit d'un autre siècle, enchaîné par l'amour et combattant pour la liberté." (Pierre-Olivier Lapie, Revue des Deux-Mondes) — "Alfred Fabre-Luce (1899-1983), auteur de plus de quatre-vingt-dix ouvrages, occupa, pendant plusieurs décennies, une place considérable, retenant l’attention d’un vaste public. D’une inlassable curiosité, il fut un des grands témoins des années 1920-1970. Libéral dans la lignée de Tocqueville, admirateur de Benjamin Constant, à qui il consacra une belle biographie, Fabre-Luce était avant tout un anticonformiste, un inclassable. « Alfred Fabre-Luce, comme Raymond Aron ou Bertrand de Jouvenel, notait Roger Nimier en 1960, appartient à ces esprits qui n’entrent dans une définition ou une case que pour en sortir aussitôt »." (Christian Brosio, 2009)
Hachette, 1952 pt in-8°, 241 pp, broché, couv. illustrée, bon état
FACON (Patrick), Renée GRIMAUD et François PERNOT.
Reference : 98709
(2003)
ISBN : 9782731227918
Editions Atlas, 2003 in-4°, 128 pp, très nombreuses illustrations et cartes en couleurs, index, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, bon état (Coll. La glorieuse épopée de Napoléon)
"L'art d'être tantôt très audacieux et tantôt très prudent est l'art de réussir." (Napoléon Bonaparte, empereur des Français)
P., Imp. de Plon Frères, s.d. (1830) in-8°, (4)-394 pp, un fac-similé de l'abdication de Napoléon en fontispice, une carte dépliante hors texte de la campagne de 1814, appendices, table alphabétique et raisonnée des matières, broché, couv. imprimée, pt mque au dos, rousseurs, état correct
P., Plon-Nourrit, 1908, in-8°, xvi-372 pp, un portrait lithographié en frontispice, 2 plans hors texte (Le cabinet de l'Empereur et ses appartements aux Tuileries), annexes, reliure toile havane, dos lisse, pièce de titre basane verte, bon état. Édition originale
Les passionnants Mémoires du premier secrétaire du cabinet sont d'une lecture incontournable pour quiconque s'intéresse à l'homme Napoléon et à son règne. D'une construction originale, ils dépeignent le quotidien de l'Empereur en faisant pénétrer le lecteur dans ses différents lieux de travail, de pouvoir et de vie (châteaux, bureaux, bivouacs...), avant de proposer un portrait mémorable du souverain à l'âge de 40 ans. Sous la plume fidèle de Fain, Napoléon parle, dicte, commande, agit, mange vite et dort peu. Ministres, maréchaux, courtisans et grands commis de l'État impérial forment à ses côtés une fresque de personnages et d'anecdotes ciselée à la perfection. — "Secrétaire de Napoléon de 1806 à 1814, puis en 1815, Fain (1778-1837) décrit l'organisation de son cabinet intérieur, les conseils (conseil des ministres, conseils d'administration, conseil d'État), les audiences, les voyages en temps de paix et en temps de guerre, l'entourage des Tuileries. ... Ces mémoires s'achèvent par un portrait de l'Empereur. Une source de tout premier ordre pour l'histoire de l'Empire." (Tulard, 522)
P., Belin, Volland, Bossange, Masson et Besson, Arthus-Bertrand, Belin fils, 1807, 10 vol. in-8°, xlvi-391, 448, 442, 442, 431, 446, 454, 468, 470, 135 et 258 pp, reliures demi-basane brune, dos lisses ornés de fleurons, motifs et filets guillochés dorés, pièces de titre et de tomaison vermillon et noir (rel. de l'époque), reliures lég. frottées, qqs épidermures et coiffes arasées, bon état. Peu courant
Édition la plus complète, revue et remaniée par l'auteur. Exemplaire bien complet du “Supplément à l’Histoire philosophique de la Révolution de France, depuis le traité de paix définitif d’Amiens, jusqu’à la paix de Presbourg avec l’Autriche, et à celle de Paris avec la Russie” par J. F. André. P., Belin, Volland, Bossange..., 1806, 258 pp., qui est relié à la suite du dernier volume. En appendice au tome I, on trouve une liste des notables convoqués en 1787 avec les titres qu'ils portaient alors et une liste alphabétique des députés à l'Assemblée constituante.— "Il est le plus ancien historien de la Révolution, et c'est lui qu'il faut consulter si l'on veut avoir une idée des salons du Directoire et de la politique panachée qu'on y menait. Desodoards avait pu consulter déjà les mémoires de Dumouriez, ceux de Louvet, de Meilhan, de Garat, et l'Appel à l'Impartiale postérité de Mme Roland". (Boursin et Challamel, Dictionnaire de la Révolution française, p. 259).
La Palatine, 1964, in-12, 179 pp, broché, bon état
Biographie de Belle de Zuylen (Mme de Charrière). L'auteur analyse en détail les péripéties de sa liaison avec Benjamin Constant.
P. & Nancy, Berger-Levrault, 1899, pt in-folio, ix-46 pp, Nouvelle édition refondue et augmentée. 6 tableaux à double page, 2 très grandes cartes dépliantes en couleurs, petit in-folio, reliure d'époque demi-chagrin vert, dos lisse à filets dorés (cachets, talon frotté)
Les Indes savantes, 2016, gr. in-8°, 414 pp, sources, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Cet ouvrage, issu d’un travail de recherche universitaire en Sorbonne, ne constitue pas une nouvelle biographie de Napoléon, ni même un nouveau panorama du bonapartisme ; il ne s’agit pas davantage de relater une nouvelle histoire de l'« idée républicaine » ou du « modèle » qui en résulte. Le présent livre vise à combler un vide sur les rapports complexes et ambigus de Bonaparte et de la République comme idéal philosophique et comme régime politique ; il est également destiné à mettre en exergue ce que cette relation incestueuse révèle de l’inconscient collectif hexagonal. Le rapport d’attraction-répulsion entretenu par Napoléon avec la République, de ses années d’apprentissage jusqu’à sa prise du pouvoir en Brumaire, exige d’analyser de manière lucide et critique, non seulement le républicanisme napoléonien (dans ses réflexions, discours et actes personnels ou politiques), mais également les ambiguïtés et mutations de l’idéal et du régime républicains. Ce qui suppose de déterminer les influences ayant contribué à forger son républicanisme, comme les ambivalences de la relation de Bonaparte à la République. Au final, et sans préjuger de ce que devient et fait par la suite le Premier Consul puis l’empereur, cette étude tente de répondre à cette question importante et récurrente : Napoléon est-il vraiment républicain ?
Plon-Nourrit, 1903, gr. in-8°, xvi-547 pp, un portrait en frontispice, reliure demi-toile verte, dos lisse orné d'un fleuron doré, pièce de titre basane brune, couv. conservée (rel. de l'époque), bon état, envoi a.s.
Horizons de France, 1946 in-12, 188 pp, broché, bon état (Coll. Le roman de l'histoire)
Notes extraites de : Correspondance et relations de J. Fiévée avec Bonaparte, premier consul et Empereur, pendant onze années (1802 à 1813).