8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Fécamp, Imprimeries réunies L. Durand et fils, 1895, gr. in-8°, 120 pp, un portrait gravé de S. M. Nassr-ed-in, Chah de Perse, imprimé sur papier fort, broché, bon état
Publié à compte d'auteur par Marcel Le Grand (1859-1916), sous-directeur puis directeur général de la distillerie de la Bénédictine à Fécamp. Cette liqueur, que la légende fait dater du Moyen Age et appréciée de François 1er, avait été lancée de manière entrepreneuriale en 1863 par son père Alexandre Le Grand (1830-1898), un négociant normand. Créateur de la célèbre liqueur en 1863, Alexandre la baptisa « Bénédictine » en l’honneur de l’abbaye de Fécamp. Il obtint également l'autorisation d’utiliser les armoiries de cette abbaye et la devise des bénédictins, D.O.M. (Deo Optimo Maximo).
Fécamp, Imprimeries réunies L. Durand et fils, 1895, gr. in-8°, 64 pp, imprimé sur papier vergé, broché, couv. rempliée, bon état
Publié à compte d'auteur par Marcel Le Grand (1859-1916), sous-directeur puis directeur général de la distillerie de la Bénédictine à Fécamp. Cette liqueur, que la légende fait dater du Moyen Age et appréciée de François 1er, avait été lancée de manière entrepreneuriale en 1863 par son père Alexandre Le Grand (1830-1898), un négociant normand. Créateur de la célèbre liqueur en 1863, Alexandre la baptisa « Bénédictine » en l’honneur de l’abbaye de Fécamp. Il obtint également l'autorisation d’utiliser les armoiries de cette abbaye et la devise des bénédictins, D.O.M. (Deo Optimo Maximo).
P., Firmin-Didot, s.d. (1892), gr. in-8°, 253 pp, 50 gravures dans le texte et hors texte, reliure pleine percaline rouge, dos lisse avec titres dorés et caissons à froid, encadrements à froid sur les plats, motif doré au centre du 1er plat, dos lég. sali, bon état
L'Egypte à la fin du XIXe siècle. — Maxime Legrand est le pseudonyme de Maxime Petit (1858-1939), magistrat et historien, auteur de nombreux ouvrages chez Larousse, en particulier de manuels scolaires en collaboration avec Claude Augé. Il collabore à la "Revue bleue", à la "Nouvelle revue", à la "Revue universelle" et à diverses publications encyclopédiques Larousse, dont le Nouveau Larousse illustré. Il deviendra Président de chambre honoraire à la Cour des comptes en 1934, et sera membre de nombreuses commissions ministérielles et membre du conseil supérieur des colonies.
Payot, 1928, in-8°, 175 pp, biblio, broché, bon état (Coll. Bibliothèque Historique)
Notre confrère Théodoric Legrand a rédigé une histoire du Portugal. L'utilité de cet ouvrage est aussi d'offrir au lecteur français un résumé commode de l'histoire du pays, qui a eu sa part importante dans le monde et tant de points de contact avec la France. Le plan est triparti : moyen âge, temps modernes, période contemporaine jusqu'à la proclamation de la république portugaise (1910). Dans chacune des parties, l'exposé sommaire des faits politiques est suivi d'indications relatives à l'état de la civilisation, à l'organisation administrative et sociale, à la vie économique. C'est avec la domination espagnole en Portugal (1580) que commence réellement la période moderne. (Eugène Martin-Chabot, Bibliothèque de l'École des chartes, 1929) — "M. Legrand s'est chargé, dans la Bibliothèque historique, de l'Histoire du Portugal, qu'il connaît d'ailleurs admirablement. C'est un peu une « nouveauté » pour le public français, qui ne sait guère du Portugal que son origine française et les très grands faits de son histoire. M. Legrand a divisé son ouvrage par règnes, en faisant suivre chaque grande période d'une synthèse des institutions sociales et politiques, des grandes découvertes et du développement des lettres et des arts. Ce procédé a le mérite d'être clair, de faciliter la consultation de l'ouvrage et d'en faire ainsi un excellent manuel. Sachons gré à M. Legrand de nous familiariser avec les institutions de ce pays si attachant, institutions souvent semblables aux nôtres, parfois curieusement en avance sur elles. Une bonne bibliographie termine l'ouvrage dans lequel on regrettera l'absence de tout renseignement sur le Portugal moderne, depuis l'avènement de la République." (Albert Depréaux, Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1930)
Chez l'auteur, 1977, in-8°, 227 pp, un portrait de Champlain et 32 pl. de documents et photos hors texte, biblio, couv. illustrée, bande conservée, bon état
Histoire de Brouage, berceau de Neuve-France. La colonisation. Samuel Champlain. L'origine de la survivance française en Amérique. Les origines merveilleuses de Montréal. Mgr François de Laval, premier évêque de l'Amérique du Nord. Les Français en Amérique. La tragédie acadienne. Le marquis Louis de Montcalm. Lendemains de conquête. On joint un article du Figaro sur le livre.
P., Charles Massin, 1960, in-4°, 76 pp, 94 illustrations dont 15 planches en couleurs, les autres en héliogravure, cart. toilé créme de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. Carrefour des Arts)
Henri Lehmann était sous-directeur du Musée de l'Homme.
P., Léopold Cerf, 1892, in-12, xvi-314 pp, reliure demi-chagrin chocolat, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), dos lég. frotté, bon état
Récit d'un voyage fait au Mexique à la fin du XIXe siècle. — "Soit justification, soit rancoeur, les Français ont effacé toute image idyllique du Mexique et développé un sentiment de refus vis-à-vis de « ce pays de sauvages ». Ce sentiment a bien été compris par Lejeune, jeune ingénieur du corps diplomatique français, qui a cru trouver son origine dans les romans et récits de voyages." (Javier Pérez Siller, L'image du Mexique dans les publications françaises, 1867-1905) — Table : L'arrivée ; Environs de Mexico ; Les terres chaudes ; Les plantes industrielles (le tabac, le caoutchouc, le mezcal de Tequila...) ; A la frontière ; Les mines ; L'état politique ; Les Français au Mexique.
France-Empire, 1996, in-8°, 423 pp, 2 cartes, repères chronologiques, principales dynasties chinoises, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Début XVe siècle, l'avenir se joue sur la mer. Le Portugal se lance dans l'aventure exploratrice, quand à l'autre bout du monde connu, une Chine revigorée entreprend les plus imposantes expéditions maritimes jamais réalisées jusqu'alors. Ses flottes majestueuses sillonnent sans discontinuer, les mers d'Orient. Commandées par Zheng He, un eunuque musulman, elles atteignent l'Inde religieuse, l'Arabie parfumée et l'Afrique exotique. Des témoins à bord des jonques décrivent les mœurs et les richesses des pays visités..., sans oublier les escales aux rencontres singulières avec le pirate de Palembang, le roi cupide de Ceylan, l'usurpateur de Semudra ou le samorin de Calicut... Et que dire de l'accueil somptueux du Bengale, des stèles humanistes de Ceylan et du triomphe de la girafe à Nankin. Sur terre comme sur mer, l'Asie entière est prise dans le vaste filet diplomatique tendu par les Ming. De tous côtés, on se presse pour verser tribut au Fils du Ciel. Victoires contres les Annamites puis contre les Mongols ajoutent à la gloire d'un empereur insatiable qui a décidé de reconstruire, à Pékin, la Cité impériale et de rebâtir le Grand Canal. L'heure est au gigantisme. Face aux énormes jonques, qu'auraient pesé, alors, les frêles caravelles ? Soixante ans plus tard la roue a tourné, les cartes sont redistribuées. L'Europe à rattrapé son retard et pousse ses pions. La Chine se claquemure derrière ses Grandes Murailles et abandonne sa magnifique marine. Les raisons de ce recul méritaient bien qu'on s'y attarde.
La Table Ronde, 1978, in-8°, 333 pp, une carte et quelques dessins dans le texte, broché, bon état
"... La Corée intime fait entendre le cœur d'un peuple déchiré, toujours menacé, héroïque, humble et superbe."
Perrin, 1913, in-8°, viii-340 pp, broché, rousseurs, bon état
Chez l'auteur, 1993, gr. in-8°, 239 pp, 143 illustrations au trait, gravures, photos, cartes, fac-similés (certaines illustrations en couleurs), broché, couv. illustrée, jaquette illustrée, bon état. Peu courant
P., Maisonneuve & Larose, 1962, in-12, 144 pp, broché, non coupé, bon état
SEDES, 1997, gr. in-8°, 231 pp, 52 graphiques et tableaux, carte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Regards sur l'histoire)
"Cet ouvrage présente l'histoire de l'industrie et de la société industrielle britannique à l'ère de la seconde révolution industrielle. Il s'agit d'une synthèse bienvenue, dans un domaine négligé par les historiens français et où la bibliographie en langue française présente encore trop souvent (à l'exception notable des travaux de François Crouzet et de Jean-Pierre Dormois) une image déformée et périmée du déclin de l'économie britannique depuis 1880, par ignorance des travaux récents publiés en langue anglaise. L'ouvrage, très pédagogique, adopte une chronologie originale mais pertinente, abordant successivement le temps des doutes (1873-1913), le temps des bouleversements (1914-1931), le temps de l'effort (1932-1951), et le temps de l'abondance (1952-1973). Chaque partie analyse la conjoncture économique, les politiques gouvernementales, les mutations des structures et des stratégies des entreprises, et les évolutions sociales liées à l'industrialisation. Il faut louer la présence de nombreux tableaux, graphiques et cartes qui seront fort utiles. Mais le principal mérite de cet ouvrage est de souligner la double originalité de l'évolution britannique, dans l'entre-deux-guerres et pendant les « Trente Glorieuses ». M. Lemonnier montre que la crise de 1929 y est moins lourde de conséquences que celle de 1921, d'où le contraste entre le pessimisme des années 20, marquées par de douloureuses reconversions, et le redressement (incomplet mais spectaculaire) des années 30. Bertrand Lemonnier analyse également avec finesse le « paradoxe » des années 1952-73, âge d'or si on le compare avec les performances de l'industrie britannique depuis 1760, mais qui laisse un goût amer aux acteurs économiques, la comparaison internationale leur étant nettement défavorable : la croissance britannique est l'une des plus faibles de l'Europe occidentale, loin derrière l'Allemagne, la France et l'Italie. Ce livre est l'un des rares ouvrages à présenter en langue française un tableau réaliste des forces et des faiblesses de l'économie britannique depuis 1914. Les mutations sociales liées à l'industrialisation sont elles aussi bien vues, ce qui ne saurait étonner d'un historien de la société britannique de l'après-45, complétant ainsi le travail ancien, mais toujours d'actualité, de François Bédarida." (Isabelle Lescent-Giles, Histoire, économie et société, 1998)
Hachette, 1949, in-8°, 254 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"Léon Lemonnier, dont on connaît l'œuvre considérable, en partie vouée à l’étude de l’histoire d’Angleterre et à quelques-uns de ses principaux représentants, depuis Elisabeth et Sir Francis Drake jusqu’à Winston Churchill, narre, dans un livre bourré de faits et d’anecdotes extrêmement bien choisies, la carrière d’Edouard VII. Le contraste est saisissant entre la jeunesse austère du jeune prince et sa trop brève activité royale où il sut concilier à merveille le soin des intérêts diplomatiques supérieurs de son pays et de l’Europe et le goût qu’il eut toujours pour la société, les sports et notre belle capitale." (Edmond Delage, revue Défense Nationale, 1949)
Gallimard, 1940, in-8°, 250 pp, 19 gravures et photos hors texte, 4 cartes, broché, bon état (Coll. la Découverte du monde)
"Après avoir écrit la biographie des grands marins Elizabethains dont l'un, Sir Francis Drake, touchait déjà au Pacifique, M. Léon Lemonnier a donné, en utilisant surtout les relations imprimées et ceux des textes et documents manuscrits qui ont été publiés, un « Capitaine Cook » qui se lit agréablement, qui est bien illustré à la fois de vieilles cartes et gravures et de photos récentes et dont les conclusions sont généralement justes. A l'inverse de Bougainville, Cook a été l'homme de l'Océanie : « Si on enlève de sa vie, dit avec raison M. Léon Lemonnier, l'histoire de ses voyages, il ne reste à peu près rien » (p. 241)..." (Jean-Paul Faivre, Journal de la Société des Océanistes, 1945
Arthaud, 2004, gr. in-8°, 326 pp, 2 cartes hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
Aller à Compostelle : en reprenant le Chemin Primitif – ou voie du nord –, chemin de chrétienté depuis plus d'un millénaire, voie romaine tracée encore mille ans plus tôt, mais aussi chemin ancestral vieux d'au moins cinq mille ans... Tous les peuples du passé: Celtes, Ibères, Goths et bien d'autres l'ont emprunté pour se rendre à Finisterra, en Galice, point extrême de l'Occident, « bout du bout » du monde, lieu mythique où le soleil meurt... De Soulac-sur-mer jusqu'à Hendaye, Philippe Lemonnier va retrouver une voie littorale oubliée. En Espagne, loin de prendre le Camino Francés, voie majeure depuis le Moyen Âge, il parcourt le Camino Primitivo, longeant d'abord plein ouest les côtes basque et cantabrique jusqu'à Ribadesella, puis obliquant sud-sud-ouest à travers la montagne asturienne pour arriver en Galice et, de nouveau plein ouest, rallier Finisterra par Saint-Jacques-de-Compostelle. Au terme d'un périple de 1300 kilomètres, à pied et seul, Philippe Lemonnier aura cheminé un mois et demi au fil des légendes, récits colportés, renouvelés, remodelés au cours des siècles et au goût des cultures. Il aura ainsi retrouvé l'esprit du voyage qui animait les pèlerins du Moyen Age.
LE PELLEY FONTENY (Monique) et Gilles Désiré dit Gosset.
Reference : 107750
(2001)
ISBN : 9782860500098
Saint-Lô, Archives départementales de la Manche, 2001, in-4°, 143 pp, nombreuses gravures, illustrations et cartes en noir et en couleurs, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
La pêche de la morue au large de Terre-Neuve compte au nombre des épopées maritimes qui peuplent notre imaginaire, à tel point qu'on la désigne souvent du terme de "grande pêche" ou de "grand métier". Pendant quatre cents ans, elle a rythmé la vie de nombreux ports français jusqu'aux années 1930. Et l'on imagine mal combien rude, difficile et dangereuse était la pêche dans ces mers froides et tempétueuses. Les témoignages directs sur cette activité sont rares et même exceptionnels pour les périodes les plus anciennes. C'est ce qui fait tout l'intérêt des mémoires laissées par Eustache Le Pelley Fonteny (1745-1820), capitaine granvillais, à une époque où ce port de la côte ouest du Cotentin arme, à part égale avec Saint-Malo, les deux tiers de la flottille morutière française. En un style sobre et dépouillé, l'auteur raconte ses campagnes de pêche et "fortunes de mer" entre 1764 et 1779, quinze ans d'activité maritime ponctuée par ses voyages entre Terre- Neuve, Marseille, Le Havre et Granville, son port d'attache.
P., Librairie Le François, 1947, in-12, 318 pp, préfaces de Gabriel Hanotaux et du docteur Fiessinger, broché, bon état, envoi a.s.
Souvenirs de voyage du docteur Albert Le Play, ancien chef de clinique du Pr. Dieulafoy et petit-fils de l'illustre Frédéric Le Play, précurseur de la sociologie. On a d'abord les notes d'un long voyage effectué de novembre 1906 à juin 1907. L'auteur débute son récit à Stamboul, la côte d'Asie Mineure, l'Egypte, la Nubie, les Indes, l'Indo-Chine, la côte d'Annam, le Tonkin, la Chine, le Japon. Il termine son voyage par les Etats-Unis (les abattoirs de Chicago...) (pp. 15-211), puis une soirée à Tanger, le Gada de Debdou, qqs impressions de la guerre (Dixmude au début de 1915, Bucarest à la fin de 1916, le 16 décembre 1916 à Petrograd, lors de l'assassinat de Raspoutine, que l'auteur, alors sur les lieux, a failli voir de ses yeux...). Avec en épilogue les souvenirs de l'auteur sur l'Exode tragique de juin 1940 (pp. 253-316).
Editions Sirey, 1966, in-8° carré, x-621 pp, 26 cartes (dont une dépliante), biblio, glossaire, index, reliure toile rouge éditeur, rhodoïd, bon état (Coll. L'histoire du XXe siècle)
"En partant des documents japonais mis désormais à la disposition des chercheurs, l'auteur, ancien directeur de l'Institut Franco-Japonais de Tokyo, trace un tableau extrêmement complet de l'évolution japonaise." (Politique étrangère, 1968)
Talence, Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine, 1997, gr. in-8°, 465 pp, broché, couv. illustrée, bon état
38 études érudites. — Les auteurs de cet ouvrage, fruit d’une réflexion collective, s’attachent à rendre compte du dynamisme des échanges en même temps que de la plasticité des écarts entre les deux piliers de la culture transatlantique. Depuis la Renaissance, la circulation entre Ancien et Nouveau Monde a été globalement porteuse d’un enrichissement décisif de la pensée et, dans l’optique littéraire qui nous retient, de l’imaginaire.
P., Librairie Nilsson, Per Lamm, successeur, s.d. (1902), gr. in-8°, 446 pp, 117 vignettes photographiques dans le texte et hors texte, 3 pl. en couleurs hors texte, 2 cartes dépliantes en couleurs, imprimé sur papier couché, reliure demi-basane maroquinée chocolat à coins, tête dorée, dos lisse avec titres et fleuron dorés, buste en médaillon doré de Ménélik II et titres dorés au 1er plat (rel. de l'éditeur), coiffes lég. abîmées, un mors faible, pt déchirures aux cartes réparées avec du scotch, sinon bon état
Intéressant récit d'un voyage effectué en 1900-1901 en Ethiopie par Hugues Le Roux (1860-1925) entre Djibouti et Addis-Ababâ (novembre 1900-juillet 1901) et d'Addis-Ababâ au Nil Bleu (mars-mai 1901). — "M. Le Roux est revenu récemment d'Abyssinie, où il a été l'hôte de Ménélik. « L'été dernier, je fis la connaissance en France de M. Il g, qui désirait décider un écrivain de langue française à se rendre sur le plateau abyssin pour décrire l'Abyssinie véritable. Au moment où le chemin de fer jeté à travers les pays issa et dankali va faire entrer définitivement l'Ethiopie dans le cycle de la politique européenne, l'empereur Ménélik tient à ce que le nuage dont sa personne et son peuple ont été longtemps enveloppés soit enfin dissipé. » L'orateur, aidé de nombreuses projections, décrit successivement les trois phases de son voyage : le désert, la route jusqu'à la capitale Addis-Ababa, puis, après la capitale elle-même, une longue exploration dans des régions encore indécises entre le Nil Bleu et le Nil Blanc, où il a fourni une intéressante contribution à la science géographique. M. Le Boux transporte ses auditeurs sur un plateau très élevé ressemblant à nos Alpes : la capitale du pays, Addis-Ababa est à 2650 mètres et à ces hauteurs M. Le Roux, grâce au climat équatorial, n'en a pas moins passé de long mois sous la tente. Mais ces pittoresques régions sont infestées de fauves, léopards, lions, etc. les fleuves foisonnent d'hippopotames. La végétation est superbe et permet de prévoir dans l'avenir, quand le pays aura été mis en valeur (ce à quoi va contribuer la ligne du chemin de fer de Djibouti créée par les capitaux français), des récoltes merveilleuses. Les cultures les plus disparates, protégées par la combinaison de ces deux termes fixes, l'altitude alpestre et la latitude équatoriale , se chevauchent ici. alternant dans la même région. Vous rencontrez en un jour, les bananes, les cannes à sucre, le caoutchouc, le café, le coton, les épices, le maïs, la vigne, les légumineuses ; sur les pla¬ teaux moyens, le blé; aux grandes hauteurs, l'orge. M. Le Roux a grande confiance dans l'avenir de l'Abyssinie. Ce qu'il y aurait de fatal pour ce pays, ce serait la conversion à l'islamisme, qui tuerait tout progrès ; heureusement que le christianisme y est implanté fortement depuis le IIIe siècle et que les Abyssins tiennent à leur religion encore qu'elle soit bien dégénérée. Quand un évêque meurt, on en demande un autre au patriarche copte à Alexandrie, et on l'achète en quelque sorte, car il s'engage à mourir dans sa nouvelle patrie. Le voyage accompli par l'orateur dans le Ouallaga n'a pas été sans péril : quelques-uns des hommes de son escorte furent pris par des bandes sauvages et coupés en petits morceaux, mais il y a eu des châtiments. Ménélik s'en est chargé..." (Le Globe. Revue genevoise de géographie, 1902)
Hachette, s.d. (1936), gr. in-8°, 223 pp, 6 pl. de gravures hors texte, 61 photos dans le texte, 6 plans (dont un dépliant hors texte du Palais du Vatican), biblio, broché, couv. illustrée d'un faisceau, bon état
"Sans faire oeuvre d'érudit, ni d'archéologue, j'ai voulu surtout évoquer, pour chaque chose décrite, l'époque où elle fut conçue et la mettre à sa place dans le temps. J'ai voulu que le lecteur vive d'imagination quand il se trouve au Forum devant les blocs disparates des pierres retrouvées, quand il suit les longues galeries du Vatican, quand il entre dans Saint Pierre ou bien, qu'une chandelle à la main, accompagné d'un moine, il descend dans les catacombes..." (Préface) — "Ce très attachant volume composé de courts chapitres, ornés de nombreuses illustrations, a pour sous-titre : Initiation au voyage à Rome. Très précieux, certes, pour les touristes, cet ouvrage intelligemment documenté fera aussi comprendre et aimer l'Italie même à ceux... qui ne partent pas pour Rome." (L'Art et les artistes, 1936)
Editions Marcel Didier, 1965, in-8°, 435 pp, 24 pl. de gravures et photos hors texte, 8 tableaux chronologiques et comparatifs, biblio, broché, jaquette illustrée, bon état, envoi a.s.
Boivin, 1951, pt in-8°, 249 pp, 51 photos hors texte tirées en héliogravure, une carte, broché, couv. illustrée, bon état
"L'excellente collection où ce livre prend place s'adresse aux amis de la nature et de la découverte. Ingénieur, spécialiste des questions minières, l'auteur, mis en contact avec un monde mystérieux, a su regarder et écouter. Mais seuls sans doute des hommes ayant longtemps vécu dans ce monde peuvent en pénétrer l'âme. M. Le Roy reste au seuil et nous fait jeter un regard sur une étrange humanité." (Jean Rimaud, Etudes, 1952)
P., Sanard et Derangeon, s.d. (1893), in-4°, 469 pp, 6 cartes et 89 gravures sur bois d'après les dessins de l'auteur dans le texte et à pleine page, reliure pleine percaline rouge de l'éditeur, plats et dos décorés, tranches dorées, bon état. Edition originale
Intéressante étude de l'Afrique orientale et de la découverte des Maasaï par un missionnaire catholique, Mgr Le Roy. En 1890, le P. Alexandre Le Roy, un spiritain originaire de la Manche établi sur la côte du Zanguebar depuis 1881, entreprend un voyage vers le Kilimandjaro. Le futur vicaire apostolique du Gabon s'y révèle un observateur attentif doublé d'un dessinateur précis, maniant l'humour à l'occasion. Confiant souvent ses relations à diverses publications telles les Annales de la Propagation de la Foi, il fera paraître en France le récit de son voyage sous le titre Au Kilima-Ndjaro.