8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 P., Christine Bonneton, 1991 fort in-8°, v-536 pp, préface de Jacques Chirac, 96 gravures dans le texte et hors texte, biblio, index, reliure skivertex bleu de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, tête dorée, bon état
Réimpression du classique d'Albert Babeau (1889), augmentée d'une bibliographie complémentaire par Alfred Fierro. Cet ouvrage est un tableau particulièrement vivant de la capitale à la veille de la Révolution. On y découvre avec plaisir ses chanteurs de cantiques et ses troupes ambulantes, ses porteurs d'eau et ses écrivains publics, ses Bains chinois et ses restaurateurs, ses théâtres et ses salons littéraires, ses églises et ses couvents. On y parcourt avec curiosité des rues aux noms étranges comme les rues Pot-au-Diable, Tire-Boudin, Trop-va-qui-dure, Fosse-aux-Chiens. On déambule aussi dans les grandes artères que sont les rues Saint-Denis, Saint-Honoré ou Dauphine... Paris en 1789, une ville qui attire, comme aujourd'hui, étrangers et provinciaux séduits par la variété de ses charmes et de ses arts. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Messidor/Editions Sociales, 1988, in-8°, 327 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Textes choisis de Gracchus Babeuf. Introduction nouvelle, annotations, sources et travaux, nouvelle édition revue, augmentée et corrigée. — "Claude Mazauric présente ici en introduction Babeuf et ses idées en tenant compte des recherches les plus récentes (p. 9-86). Une chronologie succincte et un bon choix de textes font de ce livre un excellent instrument de référence." (Revue française de science politique) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Garnier, 1982, in-8°, 526 pp, repères chronologiques, notes, biblio, broché, bon état (Coll. Les Classiques de la Politique)
"Cet ouvrage est l'édition de seize grands projets relatifs à l'éducation présentés aux différentes assemblées révolutionnaires entre 1791 et 1795 : de Mirabeau et Talleyrand à Lakanal et Daunou, en passant par Condorcet, Lepeletier et Barère, nous avons là une précieuse anthologie de textes soigneusement annotés et introduits par une notice qui situe précisément chaque discours au sein des débats dans lesquels il s'insère. Cette publication in extenso des textes (à l'exception du Rapport de Talleyrand pour lequel l'éditeur a dû procéder, en raison de son ampleur, à quelques coupures) ne peut que réjouir tous les historiens qui ne disposaient d'aucun recueil récent (...). Dans une dense introduction générale, Bronislaw Baczko retrace avec vigueur les enjeux du projet pédagogique de la Révolution française." (Dominique Julia, Histoire de l'éducation, 1983) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1989, fort in-8°, 659 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Lorsque la Révolution commence, le marquis de Condorcet occupe une situation privilégiée dans la société. Mathématicien célèbre à vingt-cinq ans, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences à trente-deux ans, il est membre de l'Académie française et inspecteur des Monnaies. Ami de Voltaire et d'Alembert, il apparaît comme le dernier des encyclopédistes. Il est célèbre dans toute l'Europe des Lumières et lié aux plus brillants esprits du temps. Disciple de Turgot, il a vécu à ses côtés ses réformes et sa disgrâce. Enfin il est le mari heureux de la belle et spirituelle Sophie de Grouchy. Cet homme comblé est aussi un homme passionné de justice. Il s'est élevé contre toutes les erreurs judiciaires de la fin de l'Ancien Régime. Ami des Noirs, il lutte contre l'esclavage et la traite. Ami des Protestants et des Juifs, il milite pour la reconnaissance de leur citoyenneté. Adversaire de la peine de mort, il soutient la cause de l'abolition. Et il est le seul à réclamer pour les femmes l'égalité entière des droits. Dès le début de la Révolution, cet intellectuel s'engage dans la lutte politique. Sous la Constituante, il se prononce parmi les premiers en faveur de la République. Député à la Législative, il propose son célèbre plan d'Instruction publique qui inspirera un siècle plus tard les fondateurs de l'Ecole républicaine. Député à la Convention, il refuse par conviction abolitionniste de voter la mort du Roi et rédige le projet de Constitution le plus démocratique qu'on ait élaboré jusqu'alors. Partisan de l'union des républicains, il se détache de ses amis Girondins sans pour autant rallier les Montagnards. Décrété d'accusation en juillet 1793, il se cache à Paris jusqu'en mars 1794. Il écrit alors l'Esquisse d'un tableau des Progrès de l'Esprit humain, son œuvre maîtresse. Pour ne pas compromettre la sûreté de celle qui l'héberge, il quitte son refuge. Arrêté, il est trouvé mort dans sa cellule le 29 mars 1794. Telle fut la vie de cet intellectuel engagé qui connut l'échec politique mais dont la pensée, selon le mot de Jean Jaurès, fait partie du patrimoine de la République. — "Intellectuel, philosophe, défenseur des Noirs, des Juifs, des femmes, abolitionniste convaincu et militant, et accompagné dans la vie par une femme aussi belle qu'intelligente, la célèbre Sophie à la tête bien faite, Condorcet ne pouvait qu'attirer le ministre de la Justice qui fit voter l'abolition de la peine de mort, et son épouse, philosophe, féministe et passionnée par le Siècle des lumières." (Michel Gazier, Télérama) – "Que devient "un intellectuel en politique" selon le sous-titre de ce livre ? Est-ce une pensée qui s'altère ? Le Condorcet des premiers temps, celui d'Elisabeth Badinter, est-il le même que le révolutionnaire de 1789 étudié par l'ancien ministre de la Justice ? La question qui traverse ce livre n'a rien de théorique. Elle est intime, brûlante même. Et la réponse que donne ce Condorcet est lumineuse." (Marianne Alphant, Libération) – "Les auteurs, sans doute parce qu'ils sont deux, se gardent d'intervenir en leur nom. Ils font œuvre d'historiens, non d'essayistes ... Mais quel beau travail, sobre, fouillé, habité de discrets élans, d'évidentes tendresses !" (Bertrand Poirot-Delpech, Le Monde) – "Il était grand temps de rendre à un intellectuel d'exception, philosophe et homme politique, la place éminente qui lui revient. Grâce à Elisabeth et Robert Badinter, c'est chose faite. Leur Condorcet répare une injustice trop longtemps perpétrée à l'endroit d'un homme éblouissant qui, justement, a consacré sa vie à combattre toutes les iniquités." (Claude Servan-Schreiber, Marie-France) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Grasset, 1997 in-8°, 285 pp, notes bibliographiques, broché, couv. illustrée, bon état
Quel symbole plus clair du gouvernement de la Terreur que la "sainte guillotine" ? Entre l'été 1791 et celui de Thermidor an II, la mort est omniprésente dans un pays qui se voit comme assiégé. Le cadavre de l'ennemi ou du républicain est au coeur des pensées de la Révolution française. Cet essai dessine, avec la couleur de l'époque et le recul de l'histoire, sept portraits de cadavres célèbres : Mirabeau (le premier grand homme de la Révolution), Voltaire (promené nu vers le Panthéon, étendu sur un char de triomphe), Louis XVI (dont les restes sont dispersés dans une fosse commune), la Princesse de Lamballe (courtisane démembrée), le républicain Geffroy, Robespierre, et Madame Necker. Sept morts infamantes ou glorieuses, à l'époque de la nuit et des tombeaux, des mélodrames gothiques et du goût du morbide. Mais aussi la description détaillée et vivace d'un cérémonial funèbre qui est l'épreuve de vérité de tout un système politique. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Genève, Mégariotis, 1975, in-8°, iv-436 pp, reliure simili-cuir éditeur, bon état. Réimpression de l'édition de 1821
Tome III seul (sur 3) — Mémoires de Jean-Sylvain Bailly (1736-1793), astronome et député du Tiers aux Etats généraux. Après la prise de la Bastille, il fut nommé maire de Paris par acclamation et reçut Louis XVI à l'Hôtel de Ville. Arrêté à Melun en 1793, il fut traduit devant le tribunal révolutionnaire et condamné à mort pour sa participation aux massacres du Champ-de-Mars. Mémoires très importants pour l'histoire de Paris et des débuts de la Révolution de 1789 à 1791. (Tourneux, I, 416 ; Fierro, 63) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1941, 2 vol. in-8°, 316 et 299 pp, 42 gravures en phototypie hors texte, brochés, couv. lég. salies, bon état (Coll. Les Maîtres de l'Histoire)
Aux yeux de Jacques Bainville, l'empereur est un héros marqué par la fatalité, victime d'une logique implacable qui le condamne par avance. Son portrait saisissant, écrit dans un style inimitable, fluide et élégant, est aussi l'œuvre d'un moraliste. Jacques Bainville admirait sincèrement Napoléon, héros au sens moderne et artiste incomparable, mais il était aussi convaincu que "sauf pour la gloire, sauf pour l'art", il eût probablement mieux valu "qu'il n'eût pas existé". Car l'histoire de Napoléon est aussi une tragédie, individuelle et collective. Il ne peut que condamner la démesure impériale et le chaos engendré par les guerres napoléoniennes. Publiée en 1931, cette biographie est toujours reconnue par les historiens pour le sérieux de ses sources et la qualité de son écriture. Elle est devenue un classique. — "Chez Bainville, ce qui domine, ce qui plaît, ce qui rend commode et attachante la lecture d'un livre, dont l'aspect extérieur paraît cependant redoutable, c'est l'aisance admirable du style, d'abord, puis l'absence de toute longue citation, la netteté sobre, mais profonde des jugements, l'objectivité lucide des exposés, un don d'analyse subtile, qui s'efforce de se tenir éloigné de l'éloge ou du blâme, de l'admiration béate ou de la critique tendancieuse. (...) Que de clartés répandues tout le long de ces pages sur l'évolution même de la personnalité de Napoléon ! La formation du jeune Bonaparte par l'étude et par une immense lecture est traitée de manière à apparaître comme une nouveauté ; la mort du duc d'Enghien est à signaler ; plus loin, la politique de rapprochement avec la Russie et Alexandre Ier et les efforts désespérés tentés par l'empereur pour maintenir l'alliance envers et contre tous ; la campagne de France et l'abdication ; puis, les deux derniers chapitres, le Martyre et la Transfiguration, où l'auteur, et cela étonne un peu, ne semble pas être pris d'une pitié exagérée pour l'exilé... C'est dans ces pages consacrées à Sainte-Hélène que M. B., et ceci est une originalité de ses découvertes, nous montre en le prisonnier de Hudson Lowe, l'« homme de lettres » avec tout ce que cette expression laisse entendre de souci de gloire posthume, de vanité, d'apologie, à l'exemple de tant de mémorialistes. (...) Un livre qu'on lit et relit avec le plaisir que procure une belle et forte oeuvre d'art." (F. Magnette, Revue belge de philologie et d'histoire, 1932) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1946, fort in-12, 592 pp, biblio, broché, bon état (Les Grandes Études historiques)
"Chez Bainville, ce qui domine, ce qui plaît, ce qui rend commode et attachante la lecture d'un livre, dont l'aspect extérieur paraît cependant redoutable, c'est l'aisance admirable du style, d'abord, puis l'absence de toute longue citation, la netteté sobre, mais profonde des jugements, l'objectivité lucide des exposés, un don d'analyse subtile, qui s'efforce de se tenir éloigné de l'éloge ou du blâme, de l'admiration béate ou de la critique tendancieuse. (...) Que de clartés répandues tout le long de ces pages sur l'évolution même de la personnalité de Napoléon ! La formation du jeune Bonaparte par l'étude et par une immense lecture est traitée de manière à apparaître comme une nouveauté ; la mort du duc d'Enghien est à signaler ; plus loin, la politique de rapprochement avec la Russie et Alexandre Ier et les efforts désespérés tentés par l'empereur pour maintenir l'alliance envers et contre tous ; la campagne de France et l'abdication ; puis, les deux derniers chapitres, le Martyre et la Transfiguration, où l'auteur, et cela étonne un peu, ne semble pas être pris d'une pitié exagérée pour l'exilé... C'est dans ces pages consacrées à Sainte-Hélène que M. B., et ceci est une originalité de ses découvertes, nous montre en le prisonnier de Hudson Lowe, l'« homme de lettres » avec tout ce que cette expression laisse entendre de souci de gloire posthume, de vanité, d'apologie, à l'exemple de tant de mémorialistes. (...) Un livre qu'on lit et relit avec le plaisir que procure une belle et forte oeuvre d'art." (F. Magnette, Revue belge de philologie et d'histoire, 1932) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1968, in-8°, 610 pp, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (Les Grandes Études historiques)
Aux yeux de Jacques Bainville, l'empereur est un héros marqué par la fatalité, victime d'une logique implacable qui le condamne par avance. Son portrait saisissant, écrit dans un style inimitable, fluide et élégant, est aussi l'oeuvre d'un moraliste. Jacques Bainville admirait sincèrement Napoléon, héros au sens moderne et artiste incomparable, mais il était aussi convaincu que "sauf pour la gloire, sauf pour l'art", il eût probablement mieux valu "qu'il n'eût pas existé". Car l'histoire de Napoléon est aussi une tragédie, individuelle et collective. Il ne peut que condamner la démesure impériale et le chaos engendré par les guerres napoléoniennes : "son génie a prolongé, à grands frais, une partie perdue d'avance." La rencontre de Bainville avec Napoléon Bonaparte nous offre un tête-à-tête fascinant. Son portrait de Napoléon reste criant de vérité, pour son génie comme pour ses dérives. Publiée en 1931, cette biographie est toujours reconnue par les historiens pour le sérieux de ses sources et la qualité de son écriture. Elle est devenue un classique. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Ed. Spes, 1935, in-12, 254 pp,
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Clermont-Ferrand, G. de Bussac, 1961, in-4°, 192 pp, 16 compositions originales de Louis Tézenas sur 16 planches hors texte, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Le Bibliophile en Auvergne). Edition originale, tirée à 528 exemplaires numérotés, celui-ci un des 400 ex. sur Marais
"On doit au docteur Pierre Balme, directeur de "L'Auvergne littéraire", un bel ouvrage sur "Clermont Révolutionnaire", remarquablement illustré par M. Tézenas." (M. Reinhard, Annales historiques de la Révolution française, 1963) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Ledoyen et Giret, 1846, in-8°, iii-292 pp, acec les portraits lithographiés de l'auteur et de Pigault-Lebrun, reliure demi-chagrin maroquiné bordeaux, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. conservées, rousseurs éparses, bon état. Rare
Né en novembre 1769, mort en mai 1846, Jean-Nicolas Barba est en activité comme libraire de 1790 à 1839. Originaire de Sommelan, dans l’Aisne, il s’installe à Paris en 1785, et y travaille chez un oncle assembleur d’impression. Après avoir tenté le colportage à Reims, il s’établit en 1790-1791 au Palais-Royal, galerie vitrée. Il tient boutique rue Gît-le-Cœur en 1795, mais retourne de l’autre côté de la rive droite. Il crée en 1798 un « magasin de pièces de théâtre et de romans nouveaux » près du Pont-Neuf. Le rachat de plusieurs fonds (Duchesne, Maradan...) lui permet de se spécialiser dans l’édition théâtrale. Malgré les succès, il est en faillite en septembre 1806, puis à nouveau en 1830. En 1810, à l’initiative de Napoléon, est adopté un nouveau règlement sur l’imprimerie et la librairie : une Direction générale de l’imprimerie et de la librairie ayant droit de censure est attachée au ministère de l’Intérieur. Le nombre des imprimeurs est réduit ; les imprimeurs et les libraires doivent être brevetés et assermentés. Barba reçoit un brevet de libraire le 1eroctobre 1812, qu’on lui retire le 7 août 1825 pour la publication licencieuse de L’Enfant du carnaval dont c’est la seizième édition. Il continue cependant à exercer à l’aide d’un prête-nom, et plaide trois ans avant de gagner son procès. Malheureusement son magasin brûle en 1828 dans l’incendie du Palais-Royal et la situation de son commerce s’aggrave. Il peut compter sur le duc d’Orléans, futur roi des Français, qui met à sa disposition un autre magasin, et l’aide à reconstruire. Barba obtient un nouveau brevet le 30 août 1838. Atteint de cécité, il se retire en juillet 1839, après avoir vendu la moitié de son fonds à son premier commis Christophe Tresse. Il continue cependant à exercer la librairie chez son fils Gustave Barba, rue Gît-le-Cœur,jusqu’aux alentours de 1842... Pendant quarante ans, Barba publie tout le théâtre de son époque, toutes les pièces représentées en France... — "L'auteur fréquenta le milieu théâtral à l'époque révolutionnaire et brosse des portraits d'acteurs souvent savoureux." (Fierro, 69) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 1905, in-8°, xvi-454 pp, préface de Victorien Sardou, 4 portraits hors texte, dont le frontispice, index, reliure demi-basane moutarde, dos à 5 nerfs filetés soulignés de filets dorés, pièce de titre basane noire (rel. de l'époque), dos lég. sali, bon état
"Frédéric Barbey, élève de l'École des Chartes, par un travail scrupuleux a réussi à mettre à jour les “Papiers inédits de Mme Atkins”, véritable correspondance qui établit de façon très probante l'évasion du dauphin du Temple, en même temps qu'elle accrédite à postériori les dires d'un certain Naundorff !" (Parois, 57) — "De bonnes parties, ainsi tout ce qui concerne les aventures d'Auerweck, baron hongrois qui pourrait bien avoir trempé dans l'assassinat des plénipotentiaires français de Rastadt. (...) L'ouvrage ébranle singulièrement la thèse de Beauchesne sur la mort de Louis XVII au Temple." (Revue Historique) — "Ce livre abonde en renseignements curieux. Une Anglaise. Charlotte Walpole, avait épousé lord Atkyns. Elle était venue à Versailles, s'était passionnée pour la reine. A prix d'or, elle parvint plus tard à pénétrer près d'elle dans la prison et lui promit de ne rien négliger pour sauver le Dauphin. Elle devait, en effet, dans cette entreprise, dépenser plus de 2 millions, c'est-à-dire à peu près toute sa fortune, ce dont la Restauration lui fut fort peu reconnaissante. Comment mena-t-elle son affaire? A Londres, elle nous apparaît aux mains de trois personnages: le chevalier de Frotté, chef, à un certain moment, de la chouannerie normande; Yves-François Cormier, émigré, ancien procureur du roi au présidial de Rennes; et un petit homme fort remuant, le baron d'Auerweck. C'est Cormier qui mène tout, après avoir mis à l'écart le chevalier de Frotté, pour lequel cependant lady Atkyns semble avoir eu quelques bontés. Rien de plus énigmatique que l'ancien procureur du roi. Il règle la dépense de lady Atkyns dans son entreprise et lui raconte des histoires plus ou moins romanesques. Dans la prison, on aurait, dit-il, substitué d'abord un muet, puis un scrofuleux au fils de Louis XVI, caché dans les combles jusqu'au jour où sa fuite serait possible. Peu à peu s'en vont toutes les ressources de la bonne et naïve Anglaise, qui se contente des imaginations de Cormier. Pas l'ombre d'un Louis XVII, pas une seule apparition bien constatée de l'enfant royal... Une femme enthousiaste et simple et deux hommes douteux, voilà ce que l'on saisit dans toute cette affaire." (L'Illustration, 1905) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Chez tous les libraires, 1849, in-12, 62 pp, couv. lég. salie, édition originale, qqs piqures
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Revue des Deux-Mondes, 1874, in-8°, 26 pp, broché, bon état. Extrait de la “Revue des Deux-Mondes” du 15 décembre 1874
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Marseille, Jeanne Laffitte, 1982 in-8°, 306 pp, 2 portraits, un fac-similé de lettre, généalogies, notices sur les personnages cités, biblio, broché, couv. à rabats, jaquette illustrée, bon état
Gasparin (1754-1793) prend une part active à la Révolution. Elu député à l'Assemblée législative, il est réélu à la Convention où, sincèrement républicain, il restera jusqu'à sa mort fidèle à ses principes. Militaire de carrière, il siège – pratiquement à vie – au Comité militaire et au Comité de la guerre, luttant pour mettre sur pied une armée républicaine. Commissaire auprès des armées, il a tout pouvoir pour surveiller "la conduite des généraux, officiers et soldats". Nommé membre du "Grand Comité de salut public" en juillet 1793, il démissionne quelques jours après car, resté libéral, il refuse la "terreur". Enfin, lors de sa dernière mission à l'armée du Midi, il rencontre et soutient le capitaine Buonaparte au siège de Toulon. Il participe même aux combats mais, malade, il meurt d'épuisement à Orange le 11 novembre 1793. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Defer Demaisonneuve, 1790, 2 vol. in-8°, iv-344 et 291 pp, culs-de-lampe, reliures plein veau marbré, dos lisses ornés, pièces de titre et de tomaison basane rouge et verte, coupes filetées, tranches rouges (rel. de l'époque), un mors faible, bon état. Edition originale (Barbier, 2, 1337)
Jean-Jacques de Barrett (1717-1792) était d'origine écossaise, sa famille ayant suivi les Stuarts dans leur exil. Il fut nommé professeur de langue latine à l'École militaire en 1762 ; il en devint le directeur des études trois ans après. Franc-Maçon, il était troisième secrétaire de la Loge des Neuf Soeurs. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Amiot-Dumont, 1954 in-8°, 280 pp, notes, sources, broché, couv. illustrée, bon état
Cette étude comprend en appendice les Cahiers inédits d'Alexandre des Mazis : "Importante relation sur les débuts de Bonaparte à l'Ecole Militaire par un de ses compagnons de jeunesse." (Tulard, 432) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Paris, s.d. (1799), in-8°, 223 pp, un portrait en frontispice, reliure demi-basane verte, dos lisse à doubles filets (rel. postérieure), rousseurs importantes par endroit, état correct. Secrétaire d'ambassade à Londres, ambassadeur près la confédération helvétique à partir d'octobre 1791, Barthélémy, d'opinions modérées, s'est attaché à calmer un pays exaspéré par le traitement infligé aux gardes suisses de la monarchie. Il a participé à toutes les négociations diplomatiques importantes de cette époque, avant de devenir, en 1797, un des cinq Directeurs. Cette édition des mémoires est apocryphe : ils ont été rédigés par Jean-Louis Soulavie (1752-1813).
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Félix Alcan, 1886-1889, 4 vol. gr. in-8°, 520, 527, 562 et 658 pp, reliures demi-chagrin vert bouteille, dos à 5 nerfs filetés, titre et tomaisons dorés, couv. conservées (rel. de l'époque), mouillures importantes, manques de papier sur les plats, état correct (Inventaire analytique du Ministère des Affaires étrangères). Exemplaire de travail
Tomes I à IV seuls (sur 6). — Diplomate de grand talent et de haute autorité, François Barthélémy servit les divers régimes politiques, de l'Ancien Régime à la Restauration, dans une droiture universellement reconnue. Si l'acte le plus ostensible de sa carrière fut la conclusion, après des négociations délicates, du traité de Bâle entre la France et la Prusse (1795) qui mit fin à la coalition des Impériaux, son ambassade en Suisse démontra son habileté. Il sut, malgré des débuts difficiles résultant du licenciement des régiments suisses au 10 août 1792, gagner l'estime des Suisses – à tel point qu'ils ne se joignirent pas à la coalition qui menaçait la France – et demeurer indépendant devant le pouvoir de Robespierre qu'il inclina vers une politique de conciliation avec les cantons helvétiques. — "La vaste et patiente compilation de M. Kaulek, qui dépasse le cadre des Annales du Midi à certains égards, les intéresse cependant en raison de l'origine méridionale de l'ambassadeur Barthélémy, neveu de l'auteur du Voyage d'Anacharsis, et qui, après avoir commencé sa carrière diplomatique sous l'ancien régime, la continua sous la Convention et mourut marquis après la Restauration. C'est surtout aux historiens de l'Europe pendant la Révolution et de la diplomatie révolutionnaire que sera utile cet inventaire analytique de plus de cinq mille cinquante pièces d'archives, soigneusement établi par M. Kaulek, abondamment garni de textes cités in extenso, muni de très bons index, et dont on pourrait dire qu'il présente en raccourci les preuves du livre classique de Sorel. Même en négligeant les textes insignifiants, on arrive à un total de documents fort utiles qui serviront a faire connaître d'une façon aussi complète que sincère Barthélémy. Unique représentant de la France à l'étranger pendant quelques mois, intermédiaire entre la République et l'Europe tout entière, son activité et son habileté sont véritablement surprenantes. En neuf mois, d'avril 1794 à février 1795, on ne compte pas moins de deux cent quarante correspondances entretenues par lui, dont plusieurs se chiffrent par des cinquantaines de lettres. Les pièces citées in extenso, généralement bien choisies, ne donnent pas une moindre idée de la netteté des vues du diplomate provençal. On ne peut analyser un inventaire analytique ; il suffit que nous ayons signalé son importance pour l'histoire diplomatique." (Léon-Gabriel Pélissier, Annales du Midi, 1892, à propos des 4 premiers volumes) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albatros, 1974, gr. in-8°, 204 pp, avant-propos de A. Spacensky-Sirinelli et L. Felli, 8 pl. de gravures hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
"À défaut d'un ouvrage récent sur l'ensemble de la carrière de Pascal Paoli (1725-Londres, 1807), l'éditeur a exhumé le vieux livre de M. Bartoli (1860), rempli d'anecdotes, curieux mélange d'informations étonnamment précises et de mythologie historique. Il est significatif d'un début de réhabilitation, dans le milieu républicain de la seconde moitié du 19e siècle, de la figure morale et historique de Paoli, quelque peu ternie par son appel, après sa rupture en 1793 avec la Convention, qui le déclare traître à la patrie, à la protection de l'île par la flotte et la monarchie anglaises. L'auteur comprend et explique ce retournement circonstanciel. Cette biographie retrace utilement les diverses périodes de la carrière politique de Paoli, élu général en chef des Corses en 1755, héros de la résistance insulaire à la domination des grandes puissances maritimes ; elle utilise des histoires de la Corse antérieures et s'appuie sur certains documents et des correspondances d'époque : celle de Paoli et de Choiseul révèle, derrière le formalisme et les ruses de la politesse épistolaire, deux stratégies inconciliables : le faux semblant diplomatique de la cession à la monarchie française, par la république de Gênes, des « droits » de sa souveraineté sur l'île (traité de Compiègne, 7 août 1764) et le refus par les Corses de ce transfert de domination..." (Henry Deneys, Dix-Huitième Siècle) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
France-Empire, 1989, gr. in-8°, 273 pp, introduction par Nathalie Basset, chronologie des oeuvres de Suleau, biblio, broché, pelliculage très lég. décollé, bon état (Coll. Lire la Révolution)
"Il fut l'ami d'enfance de Camille Desmoulins, picard comme lui, et son ennemi intime ; il fut le collaborateur de Rivarol et le confident de Mirabeau ; on a dit de lui qu'il avait été le plus spirituel des pamphlétaires de la Révolution. Pourtant aujourd'hui, François Suleau est bien oublié. C'est tout juste si l'on veut bien garder le souvenir de sa mort, le jour même où meurt la monarchie, le 10 août 1792, devant les Tuileries assiégiées, quand, pris à parti par Théroigne de Méricourt, il est massacré par la foule..." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Charleville-Mézières, Editions de la Société des écrivains ardennais, 1934, gr. in-8°, 107 pp, 10 portraits et illustrations sur 8 pl. hors texte, tableau généalogique de la famille du peintre, biblio, broché, bon état. Edition originale publiée dans les Cahiers Ardennais, tiré à 1000 ex. sur Vélin bouffant, tous numérotés
Jean Baptiste Couvelet (1772-1830) est un peintre miniaturiste. — I. Les origines ; II. Enfance et jeunesse ; III. L'Ecole Centrale des Ardennes ; IV. Sa vie ; V. Le peintre et ses élèves ; VI. Ses œuvres. — On ne sait pas avec certitude s'il a été ou non l'élève de Jacques-Louis David. Nommé professeur de dessin de l'École centrale de Charleville le 4 avril 1798, Couvelet mène à la fois sa carrière de peintre et de professeur, réalisant un très grand nombre de miniatures et portraits dont celui du général Morin alors directeur de la manufacture d'armes de Charleville. En 1815, il est nommé adjoint à la commission des finances de Charleville alors occupée par les troupes prussiennes. Couvelet meurt à son domicile de Mézières en 1830. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Grasset, 1931, pt in-8°, 269 pp, imprimé sur papier Alfax Navarre, reliure demi-basane havane, dos lisse avec titres et doubles filets dorés, couv. illustrée conservée (rel. de l'époque), bon état
"Il convient à un livre comme celui-ci d'avoir des parties romanesques, mais je n'ai pas voulu qu'il fût un roman. Aucun épisode n'est fictif ; de rares détails sont supposés vrais, d'après des inductions vraisemblables ; je prends soin, là où elle se dérobe, de ne jamais violenter l'histoire. La discrétion des deux personnages, les ratures ou les lacunes dans le Journal de Fersen, dans ses lettres et celles de Marie-Antoinette rendent délicates à suivre les phases des sentiments. On serait aujourd'hui ridicule de qualifier « d'innocente idylle » une liaison si forte et tragique. Sur l'intimité de la Reine et de son ami je me garde pourtant d'une conclusion décisive. Ni l'un ni l'autre n'a fait d'aveux à personne – à personne du moins qui les ait trahis, – nul témoignage contemporain n'impose une présomption, encore moins une certitude. Quant aux rumeurs publiques, on sait le peu qu'elles valent à l'égard d'une femme assassinée chaque jour par les plus atroces calomnies et trop souvent insouciante de mettre contre elle les apparences..." (Avant-propos) — "C'est aussi dans un passé tragique que nous conduit M. Emile Baumann, à Versailles aux dernières années du dix-huitième siècle. Le roi Louis XVI gouverne son royaume avec une honnête bonne volonté et la reine Marie-Antoinette illumine la Cour de sa blonde, majestueuse et élégante beauté. Versailles est le lieu du monde où le luxe s'allie le mieux au bon goût. Son éclat attire les regards de l'étranger. On y vient de tous les points de l'Europe prendre des leçons et choisir des exemples de politesse raffinée. C'est dans ce but qu'y paraissent un prince de Ligne ou un Fersen, et c'est d'Axel Fersen, gentilhomme suédois, que M. Emile Baumann nous conte la merveilleuse et mystérieuse aventure. Axel Fersen a dix-huit ans, il est d'une beauté singulière, de haute naissance il vient de loin et il a, comme on dit, tout pour plaire. Il plaît. S'il séduit, il l'est aussi. A peine a-t-il entrevu la Reine qu'il éprouve pour elle une ardente et muette admiration. Marie-Antoinette n'est pas insensible au charme du jeune Suédois. Elle le distingue et bientôt l'admet en sa société la plus particulière. Il ressemble si peu aux favoris auxquels elle s'est intéressée jusqu'alors : n'a-t-elle pas eu à se défendre des hardiesses de quelques-uns d'entre eux ? Oh Fersen ne leur ressemble pas. Il est discret, respectueux. La Reine le sent dévoué. Elle comprend qu'il pourra être pour elle un ami sur la fidélité de qui elle peut compter. Elle devine qu'il l'aime, d'un amour passionné, et elle-même n'éprouve-t-elle pas pour lui un sentiment plus tendre que l'amitié ? Lui a-t-elle donné plus que ses pensées et que son cœur ? Il serait ridicule, comme le dit M. Emile Baumann, de qualifier d'« innocente idylle » une liaison si forte et tragique, mais sur l'intimité de la Reine et de Fersen aucune conclusion décisive n'est possible. Ni l'un ni l'autre n'a fait d'aveux à personne. Nul témoignage contemporain n'impose une présomption, encore moins une certitude. Marie-Antoinette et Axel Fersen ont emporté leur secret avec eux. Ce qui subsiste de ce que fut leur amitié ou leur amour, c'est ce que, cet amour ou cette amitié eut de sévère, de poignant, d'héroïque. Ils s'unirent moins dans l'illusion des joies que dans l'attente d'un destin sinistre, mêlés tous deux au plus formidable des cataclysmes. En ces jours de malheur, si Marie-Antoinette ne cessa de montrer sa grandeur d'âme, Axel Fersen y donna les marques de son absolu dévouement. Il y fut présent par ses conseils et par ses actes. Il fit tout pour sauver la Reine, mais il y a des destinées qui n'échappent pas leur sanglante fatalité. Il en fut ainsi pour Marie-Antoinette et pour Axel Fersen. La sienne attendit plus de six années après la mort de la Reine pour se réaliser. Les dernières pages de l'émouvant et beau livre de M. Emile Baumann nous montrent Fersen déchiré par les mains brutales d'une populace imbécile et pardonnant à ses assassins, de même que MarieAntoinette, avant de partir pour l'échafaud, avait pardonné à ses bourreaux." (Le Figaro, 1931) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Laffont, 1979, gr. in-8°, 395 pp, 8 pl. de photos hors texte, broché, bon état
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