8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 P., Perrin, 1938, in-8°, 175 pp, 5 pl. de gravures hors texte, 20 illustrations dans le texte, broché, couv. illustrée, mque au dos, bande éditeur conservée, bon état
Poignant épisode de la Virée de Galerne dans lequel l’auteur raconte la prise, le jugement et l’exécution du prince de Talmont à Malagra, non loin de Fougères. (Vachon, 173). Documents inédits sur la première guerre de Vendée, sur Antoine de la Trémoïlle, prince de Talmond, sur Bougon-Longrais, ami de Charlotte Corday.
P., Henri Plon, 1866, gr. in-8°, (4)-372 pp, reliure plein papier marbré à la bradel, dos lisse, titres dorés, couv. conservées (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, bon état. Edition originale (Fierro, 52). Rare
"L'auteur (1731-1805) s'attache particulièrement aux difficultés financières de la monarchie et se montre très critique vis à vis de la gestion des fonds publics sous Louis XVI." (Fierro, 52). Ces mémoires mettent en lumière l'âpreté de la lutte entre le Roi et le Parlement. Ce témoignage d'un chroniqueur de la cour familier des milieux ministériels, partisan mais bien informé, est riche en anecdotes politico-financières sur les dernières années du règne de Louis XV et sur celui du roi Louis XVI.
Cholet, Editions du Choletais, 1997, in-8°, 258 pp, notes, broché, bon état
Biographie d'un jeune officier vendéen, farouche opposant à la Révolution et à l'Empire. "Révolution. Directoire, Consulat, Empire..., dans ce quart de siècle de conflits, de combats, de coups d'Etat, de guerre civile... c'est l'histoire authentique d'un Angevin, Henri Forestier, le fils d'un cordonnier de La Pommeraye-sur-Loire en Anjou, qui nous est proposée par Frédéric Augris. Nommé à 18 ans général de la cavalerie de la Grande Armée Catholique et Royale, fidèle ami de « Monsieur Henri » et du général Stofflet, il participa à de nombreux combats, en Vendée et en Bretagne. Elu général en chef de l'Armée d'Anjou, il lutta avec acharnernent contre Napoléon Bonaparte et signa, avec l'aide l'Angleterre, l'un des plus importants complots contre l'empereur, « l'Affaire des Plombs », une conspiration qui aurait pu soulever l'Europe entière contre la France. Il parvint à déjouer toutes les polices de Fouché avant de disparaître tragiquement en octobre 1806."
P., Société d'Histoire de la Révolution Française, 1894, gr. in-8°, viii-110 pp, reliure demi-chagrin vert bouteille, dos à 5 nerfs (rel. de l'époque), dos passé et lég. frotté, bon état
Champ Libre, , 1976, gr. in-8°, 525 pp, reliure pleine toile bleue de l'éditeur, jaquette illustrée, rhodoïd, bon état. Réédition de l'édition de 1865
Bonne biographie de ce curieux personnage, d'une riche famille hollandaise installée en Allemagne et fervent partisan de la Révolution ; il s'installe en France à la fin de 1789, et devient député de l'Oise à la Convention, se proclamant "orateur du genre humain". À l’instigation de Robespierre qui ne pardonne à Cloots ni son parti-pris du parti de la guerre ni son athéisme militant, la Convention vote son exclusion, ainsi que celle de Paine comme étrangers. Arrêté deux jours plus tard, amalgamé aux hébertistes et traduit devant le tribunal révolutionnaire, il est condamné à mort et exécuté le 24 mars 1794.
P., Ernest Leroux, 1875, gr. in-8°, iv-412 pp, index, reliure demi-maroquin carmin, dos à 5 nerfs filetés soulignés à froid, titres dorés, double filet doré sur les plats, couv. conservées (rel. de l'époque), bon état, envoi a.s. de l'éditeur Ernest Leroux. Peu courant
"Ceci est le recueil de tous les articles que j'ai publiés sur la Révolution dans le journal “La République Française”, depuis 1871, date de l'appartion de cette feuille, jusqu'à la fin de 1874. Au lendemain de l'invasion allemande et de la guerre civile, à la vue de la France entamée et de Paris décapitalisé, et pendant le sabbat qu'allaient mener les factions dynastiques cantonnées à Versailles, l'affolement des esprits était à craindre. Pour les maintenir dans la foi nationale, je crus qu'il importait surtout de leur rappeler la grande époque où s'était constituée la France nouvelle et de leur faire la glorification raisonnée du régime républicain qui avait sauvé cette France à son berceau..." (Liminaire).
P., Christine Bonneton, 1991 fort in-8°, v-536 pp, préface de Jacques Chirac, 96 gravures dans le texte et hors texte, biblio, index, reliure skivertex bleu de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, tête dorée, bon état
Réimpression du classique d'Albert Babeau (1889), augmentée d'une bibliographie complémentaire par Alfred Fierro. Cet ouvrage est un tableau particulièrement vivant de la capitale à la veille de la Révolution. On y découvre avec plaisir ses chanteurs de cantiques et ses troupes ambulantes, ses porteurs d'eau et ses écrivains publics, ses Bains chinois et ses restaurateurs, ses théâtres et ses salons littéraires, ses églises et ses couvents. On y parcourt avec curiosité des rues aux noms étranges comme les rues Pot-au-Diable, Tire-Boudin, Trop-va-qui-dure, Fosse-aux-Chiens. On déambule aussi dans les grandes artères que sont les rues Saint-Denis, Saint-Honoré ou Dauphine... Paris en 1789, une ville qui attire, comme aujourd'hui, étrangers et provinciaux séduits par la variété de ses charmes et de ses arts.
Messidor/Editions Sociales, 1988, in-8°, 327 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Textes choisis de Gracchus Babeuf. Introduction nouvelle, annotations, sources et travaux, nouvelle édition revue, augmentée et corrigée. — "Claude Mazauric présente ici en introduction Babeuf et ses idées en tenant compte des recherches les plus récentes (p. 9-86). Une chronologie succincte et un bon choix de textes font de ce livre un excellent instrument de référence." (Revue française de science politique)
Garnier, 1982, in-8°, 526 pp, repères chronologiques, notes, biblio, broché, bon état (Coll. Les Classiques de la Politique)
"Cet ouvrage est l'édition de seize grands projets relatifs à l'éducation présentés aux différentes assemblées révolutionnaires entre 1791 et 1795 : de Mirabeau et Talleyrand à Lakanal et Daunou, en passant par Condorcet, Lepeletier et Barère, nous avons là une précieuse anthologie de textes soigneusement annotés et introduits par une notice qui situe précisément chaque discours au sein des débats dans lesquels il s'insère. Cette publication in extenso des textes (à l'exception du Rapport de Talleyrand pour lequel l'éditeur a dû procéder, en raison de son ampleur, à quelques coupures) ne peut que réjouir tous les historiens qui ne disposaient d'aucun recueil récent (...). Dans une dense introduction générale, Bronislaw Baczko retrace avec vigueur les enjeux du projet pédagogique de la Révolution française." (Dominique Julia, Histoire de l'éducation, 1983)
Fayard, 1989, fort in-8°, 659 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Lorsque la Révolution commence, le marquis de Condorcet occupe une situation privilégiée dans la société. Mathématicien célèbre à vingt-cinq ans, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences à trente-deux ans, il est membre de l'Académie française et inspecteur des Monnaies. Ami de Voltaire et d'Alembert, il apparaît comme le dernier des encyclopédistes. Il est célèbre dans toute l'Europe des Lumières et lié aux plus brillants esprits du temps. Disciple de Turgot, il a vécu à ses côtés ses réformes et sa disgrâce. Enfin il est le mari heureux de la belle et spirituelle Sophie de Grouchy. Cet homme comblé est aussi un homme passionné de justice. Il s'est élevé contre toutes les erreurs judiciaires de la fin de l'Ancien Régime. Ami des Noirs, il lutte contre l'esclavage et la traite. Ami des Protestants et des Juifs, il milite pour la reconnaissance de leur citoyenneté. Adversaire de la peine de mort, il soutient la cause de l'abolition. Et il est le seul à réclamer pour les femmes l'égalité entière des droits. Dès le début de la Révolution, cet intellectuel s'engage dans la lutte politique. Sous la Constituante, il se prononce parmi les premiers en faveur de la République. Député à la Législative, il propose son célèbre plan d'Instruction publique qui inspirera un siècle plus tard les fondateurs de l'Ecole républicaine. Député à la Convention, il refuse par conviction abolitionniste de voter la mort du Roi et rédige le projet de Constitution le plus démocratique qu'on ait élaboré jusqu'alors. Partisan de l'union des républicains, il se détache de ses amis Girondins sans pour autant rallier les Montagnards. Décrété d'accusation en juillet 1793, il se cache à Paris jusqu'en mars 1794. Il écrit alors l'Esquisse d'un tableau des Progrès de l'Esprit humain, son œuvre maîtresse. Pour ne pas compromettre la sûreté de celle qui l'héberge, il quitte son refuge. Arrêté, il est trouvé mort dans sa cellule le 29 mars 1794. Telle fut la vie de cet intellectuel engagé qui connut l'échec politique mais dont la pensée, selon le mot de Jean Jaurès, fait partie du patrimoine de la République. — "Intellectuel, philosophe, défenseur des Noirs, des Juifs, des femmes, abolitionniste convaincu et militant, et accompagné dans la vie par une femme aussi belle qu'intelligente, la célèbre Sophie à la tête bien faite, Condorcet ne pouvait qu'attirer le ministre de la Justice qui fit voter l'abolition de la peine de mort, et son épouse, philosophe, féministe et passionnée par le Siècle des lumières." (Michel Gazier, Télérama) – "Que devient "un intellectuel en politique" selon le sous-titre de ce livre ? Est-ce une pensée qui s'altère ? Le Condorcet des premiers temps, celui d'Elisabeth Badinter, est-il le même que le révolutionnaire de 1789 étudié par l'ancien ministre de la Justice ? La question qui traverse ce livre n'a rien de théorique. Elle est intime, brûlante même. Et la réponse que donne ce Condorcet est lumineuse." (Marianne Alphant, Libération) – "Les auteurs, sans doute parce qu'ils sont deux, se gardent d'intervenir en leur nom. Ils font œuvre d'historiens, non d'essayistes ... Mais quel beau travail, sobre, fouillé, habité de discrets élans, d'évidentes tendresses !" (Bertrand Poirot-Delpech, Le Monde) – "Il était grand temps de rendre à un intellectuel d'exception, philosophe et homme politique, la place éminente qui lui revient. Grâce à Elisabeth et Robert Badinter, c'est chose faite. Leur Condorcet répare une injustice trop longtemps perpétrée à l'endroit d'un homme éblouissant qui, justement, a consacré sa vie à combattre toutes les iniquités." (Claude Servan-Schreiber, Marie-France)
Grasset, 1997 in-8°, 285 pp, notes bibliographiques, broché, couv. illustrée, bon état
Quel symbole plus clair du gouvernement de la Terreur que la "sainte guillotine" ? Entre l'été 1791 et celui de Thermidor an II, la mort est omniprésente dans un pays qui se voit comme assiégé. Le cadavre de l'ennemi ou du républicain est au coeur des pensées de la Révolution française. Cet essai dessine, avec la couleur de l'époque et le recul de l'histoire, sept portraits de cadavres célèbres : Mirabeau (le premier grand homme de la Révolution), Voltaire (promené nu vers le Panthéon, étendu sur un char de triomphe), Louis XVI (dont les restes sont dispersés dans une fosse commune), la Princesse de Lamballe (courtisane démembrée), le républicain Geffroy, Robespierre, et Madame Necker. Sept morts infamantes ou glorieuses, à l'époque de la nuit et des tombeaux, des mélodrames gothiques et du goût du morbide. Mais aussi la description détaillée et vivace d'un cérémonial funèbre qui est l'épreuve de vérité de tout un système politique.
Genève, Mégariotis, 1975, in-8°, iv-436 pp, reliure simili-cuir éditeur, bon état. Réimpression de l'édition de 1821
Tome III seul (sur 3) — Mémoires de Jean-Sylvain Bailly (1736-1793), astronome et député du Tiers aux Etats généraux. Après la prise de la Bastille, il fut nommé maire de Paris par acclamation et reçut Louis XVI à l'Hôtel de Ville. Arrêté à Melun en 1793, il fut traduit devant le tribunal révolutionnaire et condamné à mort pour sa participation aux massacres du Champ-de-Mars. Mémoires très importants pour l'histoire de Paris et des débuts de la Révolution de 1789 à 1791. (Tourneux, I, 416 ; Fierro, 63)
Hachette, 1925, in-12, 127 pp, broché, qqs marques au crayon, état correct (Coll. Récits d'autrefois)
Une relation du coup d'Etat du 18 brumaire. — La prise du pouvoir en 1799, par Napoléon Bonaparte. De son retour aux journées du 18 et 19 brumaire. Comme à son habitude, Bainville nous brosse des portraits psychologiques savoureux des ambitions, hésitations, des principaux protagonistes et déroule les événements de ces deux journées qui ont prolongé la Révolution française et ses conquêtes. Un coup d’Etat qui faillit d’ailleurs se terminer en véritable fiasco. — "« Le dix-huit brumaire » de M. J. Bainville est destiné à rectifier plus d'une erreur et à dissiper plus d'un préjugé. Nous apprenons que cette journée, présentée à tort comme réactionnaire, fut une journée révolutionnaire comme les autres, provoquée dans l'intérêt de la révolution et réalisée non point par la force militaire, représentée par Bonaparte, mais par l'élément civil incarné en Sieyès. Il faut lire ces pages où l'on retrouve les qualités de concision, de clarté et de force qui caractérisent la manière de M. J. Bainville." (Revue des études historiques, 1925)
Fayard, 1946, fort in-12, 592 pp, biblio, broché, bon état (Les Grandes Études historiques)
"Chez Bainville, ce qui domine, ce qui plaît, ce qui rend commode et attachante la lecture d'un livre, dont l'aspect extérieur paraît cependant redoutable, c'est l'aisance admirable du style, d'abord, puis l'absence de toute longue citation, la netteté sobre, mais profonde des jugements, l'objectivité lucide des exposés, un don d'analyse subtile, qui s'efforce de se tenir éloigné de l'éloge ou du blâme, de l'admiration béate ou de la critique tendancieuse. (...) Que de clartés répandues tout le long de ces pages sur l'évolution même de la personnalité de Napoléon ! La formation du jeune Bonaparte par l'étude et par une immense lecture est traitée de manière à apparaître comme une nouveauté ; la mort du duc d'Enghien est à signaler ; plus loin, la politique de rapprochement avec la Russie et Alexandre Ier et les efforts désespérés tentés par l'empereur pour maintenir l'alliance envers et contre tous ; la campagne de France et l'abdication ; puis, les deux derniers chapitres, le Martyre et la Transfiguration, où l'auteur, et cela étonne un peu, ne semble pas être pris d'une pitié exagérée pour l'exilé... C'est dans ces pages consacrées à Sainte-Hélène que M. B., et ceci est une originalité de ses découvertes, nous montre en le prisonnier de Hudson Lowe, l'« homme de lettres » avec tout ce que cette expression laisse entendre de souci de gloire posthume, de vanité, d'apologie, à l'exemple de tant de mémorialistes. (...) Un livre qu'on lit et relit avec le plaisir que procure une belle et forte oeuvre d'art." (F. Magnette, Revue belge de philologie et d'histoire, 1932)
Clermont-Ferrand, G. de Bussac, 1961, in-4°, 192 pp, 16 compositions originales de Louis Tézenas sur 16 planches hors texte, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Le Bibliophile en Auvergne). Edition originale, tirée à 528 exemplaires numérotés, celui-ci un des 400 ex. sur Marais
"On doit au docteur Pierre Balme, directeur de "L'Auvergne littéraire", un bel ouvrage sur "Clermont Révolutionnaire", remarquablement illustré par M. Tézenas." (M. Reinhard, Annales historiques de la Révolution française, 1963)
P., Ledoyen et Giret, 1846, in-8°, iii-292 pp, acec les portraits lithographiés de l'auteur et de Pigault-Lebrun, reliure demi-chagrin maroquiné bordeaux, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. conservées, rousseurs éparses, bon état. Rare
Né en novembre 1769, mort en mai 1846, Jean-Nicolas Barba est en activité comme libraire de 1790 à 1839. Originaire de Sommelan, dans l’Aisne, il s’installe à Paris en 1785, et y travaille chez un oncle assembleur d’impression. Après avoir tenté le colportage à Reims, il s’établit en 1790-1791 au Palais-Royal, galerie vitrée. Il tient boutique rue Gît-le-Cœur en 1795, mais retourne de l’autre côté de la rive droite. Il crée en 1798 un « magasin de pièces de théâtre et de romans nouveaux » près du Pont-Neuf. Le rachat de plusieurs fonds (Duchesne, Maradan...) lui permet de se spécialiser dans l’édition théâtrale. Malgré les succès, il est en faillite en septembre 1806, puis à nouveau en 1830. En 1810, à l’initiative de Napoléon, est adopté un nouveau règlement sur l’imprimerie et la librairie : une Direction générale de l’imprimerie et de la librairie ayant droit de censure est attachée au ministère de l’Intérieur. Le nombre des imprimeurs est réduit ; les imprimeurs et les libraires doivent être brevetés et assermentés. Barba reçoit un brevet de libraire le 1eroctobre 1812, qu’on lui retire le 7 août 1825 pour la publication licencieuse de L’Enfant du carnaval dont c’est la seizième édition. Il continue cependant à exercer à l’aide d’un prête-nom, et plaide trois ans avant de gagner son procès. Malheureusement son magasin brûle en 1828 dans l’incendie du Palais-Royal et la situation de son commerce s’aggrave. Il peut compter sur le duc d’Orléans, futur roi des Français, qui met à sa disposition un autre magasin, et l’aide à reconstruire. Barba obtient un nouveau brevet le 30 août 1838. Atteint de cécité, il se retire en juillet 1839, après avoir vendu la moitié de son fonds à son premier commis Christophe Tresse. Il continue cependant à exercer la librairie chez son fils Gustave Barba, rue Gît-le-Cœur,jusqu’aux alentours de 1842... Pendant quarante ans, Barba publie tout le théâtre de son époque, toutes les pièces représentées en France... — "L'auteur fréquenta le milieu théâtral à l'époque révolutionnaire et brosse des portraits d'acteurs souvent savoureux." (Fierro, 69)
Saint-Dizier, Typographie Carnandet, 1876, in-8°, xxiv-220 pp, reliure demi-basane brune lég frottée, dos lisse à filets (rel. de l' époque), bon état
Le père Barbe correspondait de Paris avec son ami M. Percheron qui habitait Chaumont. Il échappa de justesse aux massacres de Septembre. Il s'agit d'une correspondance intime qui donne néanmoins des renseignements intéressants sur l'ambiance qui régnait à Paris, des débuts de la Révolution à la fin de l'année 1792. Ouvrage rare, publié à un très petit nombre d'exemplaires et pour quelques bibliophiles seulement.
Perrin, 1905, in-8°, xvi-454 pp, préface de Victorien Sardou, 4 portraits hors texte, dont le frontispice, index, reliure demi-basane moutarde, dos à 5 nerfs filetés soulignés de filets dorés, pièce de titre basane noire (rel. de l'époque), dos lég. sali, bon état
"Frédéric Barbey, élève de l'École des Chartes, par un travail scrupuleux a réussi à mettre à jour les “Papiers inédits de Mme Atkins”, véritable correspondance qui établit de façon très probante l'évasion du dauphin du Temple, en même temps qu'elle accrédite à postériori les dires d'un certain Naundorff !" (Parois, 57) — "De bonnes parties, ainsi tout ce qui concerne les aventures d'Auerweck, baron hongrois qui pourrait bien avoir trempé dans l'assassinat des plénipotentiaires français de Rastadt. (...) L'ouvrage ébranle singulièrement la thèse de Beauchesne sur la mort de Louis XVII au Temple." (Revue Historique) — "Ce livre abonde en renseignements curieux. Une Anglaise. Charlotte Walpole, avait épousé lord Atkyns. Elle était venue à Versailles, s'était passionnée pour la reine. A prix d'or, elle parvint plus tard à pénétrer près d'elle dans la prison et lui promit de ne rien négliger pour sauver le Dauphin. Elle devait, en effet, dans cette entreprise, dépenser plus de 2 millions, c'est-à-dire à peu près toute sa fortune, ce dont la Restauration lui fut fort peu reconnaissante. Comment mena-t-elle son affaire? A Londres, elle nous apparaît aux mains de trois personnages: le chevalier de Frotté, chef, à un certain moment, de la chouannerie normande; Yves-François Cormier, émigré, ancien procureur du roi au présidial de Rennes; et un petit homme fort remuant, le baron d'Auerweck. C'est Cormier qui mène tout, après avoir mis à l'écart le chevalier de Frotté, pour lequel cependant lady Atkyns semble avoir eu quelques bontés. Rien de plus énigmatique que l'ancien procureur du roi. Il règle la dépense de lady Atkyns dans son entreprise et lui raconte des histoires plus ou moins romanesques. Dans la prison, on aurait, dit-il, substitué d'abord un muet, puis un scrofuleux au fils de Louis XVI, caché dans les combles jusqu'au jour où sa fuite serait possible. Peu à peu s'en vont toutes les ressources de la bonne et naïve Anglaise, qui se contente des imaginations de Cormier. Pas l'ombre d'un Louis XVII, pas une seule apparition bien constatée de l'enfant royal... Une femme enthousiaste et simple et deux hommes douteux, voilà ce que l'on saisit dans toute cette affaire." (L'Illustration, 1905)
P., Chez tous les libraires, 1849, in-12, 62 pp, couv. lég. salie, édition originale, qqs piqures
P., Revue des Deux-Mondes, 1874, in-8°, 26 pp, broché, bon état. Extrait de la “Revue des Deux-Mondes” du 15 décembre 1874
Marseille, Jeanne Laffitte, 1982 in-8°, 306 pp, 2 portraits, un fac-similé de lettre, généalogies, notices sur les personnages cités, biblio, broché, couv. à rabats, jaquette illustrée, bon état
Gasparin (1754-1793) prend une part active à la Révolution. Elu député à l'Assemblée législative, il est réélu à la Convention où, sincèrement républicain, il restera jusqu'à sa mort fidèle à ses principes. Militaire de carrière, il siège – pratiquement à vie – au Comité militaire et au Comité de la guerre, luttant pour mettre sur pied une armée républicaine. Commissaire auprès des armées, il a tout pouvoir pour surveiller "la conduite des généraux, officiers et soldats". Nommé membre du "Grand Comité de salut public" en juillet 1793, il démissionne quelques jours après car, resté libéral, il refuse la "terreur". Enfin, lors de sa dernière mission à l'armée du Midi, il rencontre et soutient le capitaine Buonaparte au siège de Toulon. Il participe même aux combats mais, malade, il meurt d'épuisement à Orange le 11 novembre 1793.
Hachette, 1895-1896, 4 vol. in-8°, lxxxiii-372, xvi-543, xxxvi-526 et xxxii-548 pp, 7 portraits en héliogravure dont 4 en frontispice, 3 fac-similés et 2 cartes, index, brochés, manque la moitié du 1er plat du tome 1, dos du tome 4 recollé avec petits manques, sinon bon exemplaire.
Complet en 4 volumes : tome I : Ancien Régime - Révolution ; tome II : Le Directoire jusqu'au 18 fructidor ; tome III : Le Directoire du 18 fructidor au 18 brumaire ; tome IV : Consulat, Empire, Restauration. Index analytique. Barras est une des personnalités de premier plan et des plus controversées de la Révolution et de l'Empire : Conventionnel régicide, proche de Bonaparte à partir du siège de Toulon, nommé général commandant les armées de Paris pour réprimer Robespierre et son parti, puis, plus tard, l'insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV à l'aide de Bonaparte, il est élu Directeur le 31 octobre 1795. Jugé trop dangereux par Napoléon, il est écarté de la vie politique sous le Consulat et l'Empire. La publication de ses mémoires est très controversée. Il faut lire à ce sujet la longue notice de Jean Tulard (n° 82 de sa bibliographie) ainsi que l'article de Biré dans les Mémoires et Souvenirs (III, 83-102). Edition originale de ces importants et intéressants mémoires qui correspondent aux papiers que Barras avait légués à Rousselin de Saint-Albin et que ce dernier avait renoncé à publier. (Fierro, 78. Tulard, 82)
P., Defer Demaisonneuve, 1790, 2 vol. in-8°, iv-344 et 291 pp, culs-de-lampe, reliures plein veau marbré, dos lisses ornés, pièces de titre et de tomaison basane rouge et verte, coupes filetées, tranches rouges (rel. de l'époque), un mors faible, bon état. Edition originale (Barbier, 2, 1337)
Jean-Jacques de Barrett (1717-1792) était d'origine écossaise, sa famille ayant suivi les Stuarts dans leur exil. Il fut nommé professeur de langue latine à l'École militaire en 1762 ; il en devint le directeur des études trois ans après. Franc-Maçon, il était troisième secrétaire de la Loge des Neuf Soeurs.
Amiot-Dumont, 1954 in-8°, 280 pp, notes, sources, broché, couv. illustrée, bon état
Cette étude comprend en appendice les Cahiers inédits d'Alexandre des Mazis : "Importante relation sur les débuts de Bonaparte à l'Ecole Militaire par un de ses compagnons de jeunesse." (Tulard, 432)