8, rue Bréa
75006 Paris
France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 P., Henri Veyrier, 1981, gr. in-8°, 460 pp, 48 pl. de photos hors texte, liste alphabétique des réalisateurs, liste chronologique des films, fiches techniques et résumés des 220 films analysés, broché, couv. à rabats, bon état
"Le titre choisi par Siclier, critique au “Monde”, exprime le désir de l'auteur de ne pas porter sur le cinéma de la France occupée "le regard d'un intellectuel politisé des années 70 sur un passé non directement vécu". L'ambition de ce volume n'est pas de présenter une analyse idéologique mais, plus modestement, de livrer le témoignage d'un spectateur dont les jugements concernent la qualité des oeuvres plus que leur message réel ou supposé. Siclier, comme tant d'autres adolescents, a vécu l'Occupation plus ou moins en marge de conflits dont l'écho n'arrivait souvent qu'assourdi dans sa petite ville. II le reconnaît simplement, et le charme de son livre tient sans doute à la chronique discrète qu'il fait de sa jeunesse à Troyes. Une jeunesse exemplaire dans sa banalité, à laquelle seul le cinéma pouvait apporter la part de rêve indispensable. Mais nul impressionnisme dans ces souvenirs : l'auteur s'appuie sur une documentation précise, a revu tous les films qu'il évoque et a rencontré certains acteurs et réalisateurs. Le spécialiste trouvera donc dans cet ouvrage une foule de renseignements, dont l'intérêt est aussi historique car ils aident à mieux comprendre les ambiguités et les contradictions de la France de Vichy. Sans prétendre résumer un travail aussi riche, l'on signalera un passionnant chapitre sur la Continental, société allemande opérant en France, chargée d'inonder le marché de "films [...] divertissants mais nuls" afin de hâter la décadence morale du pays ; parmi de nombreuses comédies de valeur inégale, destinées à combler le vide laissé par le cinéma américain (interdit), elle produisit quelques authentiques chefs-d'oeuvre, dont Le Corbeau. Siclier, à l'occasion de tel ou tel film marquant, évoque également les principales tendances du cinéma français d'alors, qui se caractérise par l'importance des adaptations littéraires et la persistance de comédies boulevardières traditionnelles : échapper à la vigilance de la censure, affirmer la continuité et l'éclat de la culture française malgré la défaite, oublier la guerre, telles étaient les préoccupations essentielles. Les signes de l'idéologie dominante sont perceptibles dans ces films mais elle n'épargnait totalement personne, comme le montre courageusement le cinéaste résistant Louis Daquin. Toutefois, Siclier insiste avec raison sur l'écart existant entre le message explicite ou implicite des films et leur réception par un public souvent critique. Surtout, la plupart des oeuvres présentées se rattachaient au cinéma d'avant-guerre, transgressant parfois ouvertement l'ideologie pétainiste, comme dans Voyage sans espoir. Sur les 220 films tournés sous l'Occupation, beaucoup n'ont plus qu'un intérêt documentaire. Mais l'on note l'apparition de talents qui devaient marquer le cinéma français par la suite, comme Becker ou Bresson. Siclier consacre les dernières pages à étudier rapidement les films sur la Résistance, évoque le toumant de 1971 avec le choc provoqué par Le Chagrin et la Pitié ainsi que la vogue actuelle de films sur la Collaboration : "Depuis 1945 l'époque Pétain, mythifiée ou demythifiée, refoulée ou éclairée, n'a pas cessé de hanter le cinéma français"." (Jean Paulhan, The French Review, 1983) — "Pour tout travail sur le cinéma de l’Occupation, l’ouvrage de J. Siclier offre un double intérêt. Le témoignage d’un jeune cinéphile reconstitue à merveille l’atmosphère d’illusion des salles des « années noires ». Mais en contrepoint apparaît le jugement de l’adulte qui a médité sur la période, peut-être poussé par la volonté d’exorciser ses souvenirs. A travers l'analyse des 220 longs métrages tournés en France entre 1940 et 1944, J. Siclier y développe sa thèse : l’inexistence d’un cinéma de Vichy, vitrine artistique de l’État français, 1940-1944 marquant la persistance de structures dans une nouvelle conjoncture politique." (Jean-Marc Lafon) — De l'Armistice à la Libération, le cinéma français a continué à exister. Des cinéastes et des acteurs se sont expatriés, mais deux cent vingt longs métrages de fiction ont été réalisés sous le régime de Vichy par des cinéastes aussi prestigieux que Robert Bresson, Marcel Carné, Henri-Georges Clouzot, Jacques Becker, Sacha Guitry, Marcel Pagnol et Jean Delannoy. Pour Jacques Siclier, ce cinéma n'a pas été aussi lié qu'on a bien voulu le dire au régime de Vichy. Et s'il y a eu des films pétainistes, il n'y a pas eu, contrairement à l'opinion reçue, de "Cinéma de Vichy". Son livre n'est pas seulement l'analyse, titre par titre, de tous ces films et de leurs conditions de production, mais une réflexion sur l'esprit du temps et la psychologie des spectateurs de cinéma en France occupée. C'est à cette lumière que l'on peut revoir Les visiteurs du soir, Le corbeau, Les inconnus dans la maison, Le ciel est à vous, L'éternel retour et Les enfants du paradis. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Aubier, 1977, in-8°, 319 pp, 32 pl. de photos hors texte in fine, filmographie, note bibliophique, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. historique)
La lumière se rallume, les yeux clignent; la rupture brutale de la fin du film crée chez le spectateur un manque, un vide que l'on chercher à combler par une discussion ou par le recours à des commentaires, à des articles critiques. Mais comment lire un film ? Pierre Sorlin, prenant l'exemple du cinéma italien – celui qui en Europe permet le mieux d'envisager les problèmes de notre société – propose une méthode de "lecture" qui tienne compte de la spécificité du fait filmique. — "Pierre Sorlin (1933-2025) a été un des artisans du renouvellement des études du champ cinématographique. Grâce à ses travaux, le cinéma devient un nouvel objet à problématiser. Né à Bourg-en-Bresse, le 19 août 1933, agrégé d’histoire en 1955, il fut, avec Marc Ferro (1924-2021), Annie Goldmann (1931-2020) et Michèle Lagny (1938-2018), un des représentants significatifs du courant cinéma et histoire en France. Après avoir commencé sa carrière universitaire comme historien de l’époque contemporaine, Pierre Sorlin s’intéresse ensuite essentiellement aux rapports entre cinéma et historiographie. Il théorise l’usage du document audiovisuel comme outil de compréhension essentielle du XXe siècle à une époque où l’archive écrite restait sacralisée par les historiens. Dans “Sociologie du cinéma” (Aubier, 1977), le document audiovisuel devenait un témoignage dans le domaine de l’histoire sociale..." (Kristian Feigelson, Le Monde, 28 jan. 2025) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
S.l. (Bruxelles), Chez l'auteur, s.d. (1950), in-8°, 316 pp, on joint le prière d'insérer (4 pp) et la carte de visite de l'auteur
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Moscou, Editions en langues étrangères, s.d. (1958), in-8°, 280 pp, traduit du russe par V. Gopner, 44 planches de photos reproduites en héliogravure, reliure toile éditeur, titres au 1er plat et au dos, sans la jaquette, bon état
Autobiographie de l'acteur soviétique (vedette des films d'Eisenstein Alexandre Nevski et Ivan le Terrible) dans laquelle il décrit son travail d'acteur : Le début du chemin ; Au théâtre et au cinéma ; Mon travail sur le rôle de Maiakovski. Nikolaï Tcherkassov était l'un des acteurs favoris de Staline. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Universitaires, 1965, in-12, 190 pp, 32 pl. de photos hors texte, filmographie, bibliographie, dos lég. abîmé, discret C. de bibl. (Coll. Classiques du Cinéma)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Universitaires, 1966, in-12, 188 pp, 32 pl. de photos hors texte, filmographie, bibliographie, dos lég. abîmé, discret C. de bibl., envoi a.s. (Coll. Classiques du Cinéma)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Harmattan, 1999 in-8°, 582 pp, annexes, biblio, index des noms, des œuvres, des sigles, broché, couv. illustrée, bon état
Les mythes ont la vie dure. Forgé par la propagande, puis passé dans la mentalité collective, celui du maccartysme répond, comme bien d'autres mythes modernes, à un besoin d'explication simplifiée de phénomènes politiques et sociaux complexes. Il permet d'éluder les motifs et les causes réels de l'épuration des communistes aux États-Unis et surtout d'occulter le fait que, pour une très large part, la responsabilité de leur perte incomba aux communistes américains eux-mêmes. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Stock, 1975, in-8°, 279 pp, 100 photos inédites sur 64 pl. hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
Depuis que le nom de Roger Vadim est apparu au premier plan de l'actualité cinématographique, la presse du monde entier a proposé de lui, avec persévérance, une image inchangée : Vadim, à travers tous ses films, a transformé, modelé en vedettes les femmes de sa vie. Vadim-Pygmalion, Vadim-Orphée, Vadim-le-Diable. Qu'y a-t-il de vrai dans cette analyse ? Vadim a-t-il "créé" Brigitte Bardot, Catherine Deneuve, Annette Stroyberg, Jane Fonda ? Quelle est la part de la légende ? En remontant le courant du temps, Vadim part à la recherche de cette vérité et nous invite à la suivre dans son enquête. Ce n'est donc pas un hasard si le récit de sa vie sentimentale occupe une place importante dans "Mémoires du Diable". Mais dans ce texte, si riche en événements qu'on y trouve la matière de plusieurs romans, il y a plus. C'est Roger Vadim lui-même. Un Vadim inconnu, insoupçonné qui, au-delà du personnage communément accepté, dévoile sa véritable personnalité. L'enfance, des révoltes arabes d'Alexandrie aux montagnes de Savoie, la Résistance, Paris à l'heure de la libération, Saint-Germain-des-Près, l'Italie de la Dolce Vita, Mai 68. Depuis plus d'un tiers de siècle, Vadim s'est toujours trouvé au coeur de l'actualité. La grande surprise pourtant est ailleurs. Vadim avait écrit son premier roman à l'âge où l'on perd ses dents de lait. Quarante ans plus tard, avec "Mémoires du diable", par le sens du récit, la justesse de l'observation, la qualité et la sensibilité du style, il se révèle un véritable écrivain. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Flammarion, 2000, fort in-8°, 563 pp, filmographie, biblio
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Atelier Marcel Jullian, 1980, in-8°, 205 pp, préface de Charles Ford,
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Universitaires, 1964, in-12, 191 pp, 32 pl. de photos hors texte, filmographie, bibliographie, dos lég. abîmé, discret C. de bibl., prière d'insérer (Coll. Classiques du Cinéma)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Minard - Lettres modernes, 1968, pt in-8°, 174 pp, 8 pl. de photos hors texte, études de Barthélemy Amengual, Jacques Belmans, Aleksander Jackiewicz, Jean-Louis Manceau, Boleslaw Michalek, Philippe Parrain, Vincent Pinel, René Prédal.
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
UGE, 1969, in-12, 375 pp, 40 photos hors texte, dictionnaire, index, biblio, discret C. de bibl. Réalisé par la rédaction de la revue Artsept, sous la direction de Raymond Bellour, avec la collaboration de Georges Peju et Louis Simonci. Seconde édition revue
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.