8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Gallimard, 1963, in-8°, 263 pp, broché, qqs rares soulignures au crayon rouge, bon état
"Sans revenir sur le cas Dreyfus, H. G. s'attache, à partir des dossiers conservés aux Archives nationales, à démêler l'écheveau des liens qui unissaient Esterhazy à l'Etat-Major général de l'armée. Si le commandant livrait bien à l'Allemagne les documents qu'on accusa Dreyfus d'avoir remis à Schwarzkoppen, pourquoi l'armée le protégea-t-elle au point où elle le fit ? Si « la grande pensée du Ministère » était bien « la liquidation de l'affaire Dreyfus sans dommage pour les Importants », quel était le personnage qui se cachait derrière Esterhazy et qui, à aucun prix, ne devait être mis en cause ? L'alacrité du ton. une composition volontairement théâtrale donnent de l'attrait à la tentative, mais nuisent sans doute quelque peu à la solidité de la démonstration." (Revue française de science politique, 1966)
Seuil, 1962, in-12, 192 pp, nombreuses illustrations, chronologie, biblio, broché, bon état (Coll. Ecrivains de toujours)
Hatier, 1970, gr. in-8°, 222 pp, 10 figures, biblio, broché, bon état (Coll. d'Histoire contemporaine)
Nathan, 1970, in-8°, 255 pp, 15 cartes et figures, 28 photos hors texte, biblio, broché, qqs soulignures crayon, bon état
Excellent manuel.
P., Imprimerie Nationale, 1985 gr. in-8°, 521 pp, 24 pl. de gravures hors texte, 7 cartes, notes, index, tiré sur papier de Rives, reliure éditeur, bon état (Coll. Politique étrangère de la France)
"Dans la très belle collection « Politique étrangère de la France 1871-1969 » dirigée par Jean-Baptiste Duroselle, voici le volume couvrant les années 1881-1898 c'est-à-dire de la fin du « recueillement » consécutif à la défaite de 1871 aux prodromes de Fachoda. C'est l'époque du gouvernement de ceux que l'on a appelés de manière un peu péjorative les « opportunistes ». Dans les années 1880, ils sont attaqués sur leur droite par les monarchistes et sur leur gauche par les radicaux. L'opinion est pour la paix et le Parlement s'oppose à toute aventure, même s'il accepte de poursuivre des entreprises comme celles du Tonkin ou de Madagascar pour ne pas donner l'impression d'un abaissement du drapeau français. Dans un tel environnement, on ne peut que s'étonner que, malgré de telles résistances et l'instabilité ministérielle, ces opportunistes si décriés aient réussi une expansion coloniale somme toute imposante, malgré l'échec retentissant de l'Egypte où une domination britannique exclusive se substitue au condominium franco-britannique en 1882 par suite du refus de la Chambre de s'engager. Les mêmes qui ont ruiné la position de la France livreront ensuite un vain combat d'arrière-garde contre l'Angleterre, avec pour seul résultat d'attiser la rivalité franco-britannique et d'accroître l'isolement de la France. Car la France reste isolée durant les années 1880. Le rapprochement entre la France et l'Allemagne, longtemps recherché par Bismarck, est impossible en raison de l'hostilité de l'opinion française. La Tunisie, le conflit douanier et des incompréhensions mutuelles handicapent continuellement les relations avec l'Italie. Du côté de l'Angleterre, les choses ne vont guère mieux : là aussi vieilles méfiances et rivalités coloniales bloquent le rapprochement. La Russie s'inquiète de cette France républicaine et instable, tandis qu'à Paris, on se montre sceptique sur l'intérêt d'une telle alliance. Dans les années 1890, la politique extérieure, bénéficiant d'un consensus qui avait fait défaut durant la décennie précédente, devient plus offensive, avec des succès marqués en Afrique. L'alliance avec la Russie est enfin conclue. Il en résulte une mauvaise appréciation du rapport de forces. Hanotau et le Quai d'Orsay ne voient pas que la France ne peut pas être à la fois contre l'Allemagne sur le continent et contre l'Angleterre outre-mer. L'épreuve de force qu'ils ont voulue dans la région du Haut Nil tournera à la confusion de la France et aboutira à une capitulation humiliante. Pierre Guillen a su présenter cette histoire avec une érudition et un jugement sûrs et la toujours parfaite présentation de l'Imprimerie nationale ajoute encore à l'agrément de la lecture." (Hervé Coutau-Bégarie, Politique étrangère, 1986)
Grenoble, Université des Sciences sociales de Grenoble, 1972, gr. in-8°, 122 pp, index, broché, bon état (Le Quillec, 2181)
9 études érudites : Le mouvement ouvrier à Grenoble à la fin du Second Empire (R. Chagny) ; Les élections à Grenoble, 1869-1871 (J.-P. Viallet) ; Les Grenoblois et le Gouvernement de la Défense nationale (P. Guillen) ; Les Communeux de Grenoble : le club de l'école Reboul (P. Broué) ; Le procès des "Communards" grenoblois (P. Guillen) ; La Commune vue par la presse grenobloise (C. Hirtz) ; etc.
P., Charavay, Mantoux, Martin, s.d. (1897), in-4°, 320 pp, 100 gravures, portraits et fac-similés dans le texte et à pleine page, broché, couv. lég. salie, bon état
La Restauration : Histoire politique ; Histoire militaire (le Trocadéro, Navarin, Alger), les journées de Juillet. – Louis-Philippe (1830-1848) : Histoire intérieure, Histoire militaire (la conquête de l'Algérie), le progrès matériel et le mouvement des idées de 1860 à 1848 (les lettres, les sciences, les arts, les doctrines et les écoles socialistes). – La Seconde République et le Second Empire (1848-1870) : Histoire intérieure, Histoire militaire (guerres de Crimée, d'Italie, du Mexique, causes de la guerre franco-allemande). – La Troisième République : Les présidences Thiers et Mac-Mahon (1871-1879), Les présidences Grévy, Carnot, Casimir-Périer, Histoire intérieure (1879-1895), La présidence Félix Faure, Les lettres, les beaux-arts, les sciences depuis 1870, Les expéditions coloniales (Tunisie, Tonkin, Madagascar), Conclusion.
France-Empire, 1990, gr. in-8°, 282 pp, 16 pl. de gravures et photos en noir et 8 pl. de croquis et aquarelles du prince de Joinville en couleurs hors texte, un tableau généalogique, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
François d'Orléans, prince de Joinville, est le sixième des huit enfants du roi Louis-Philippe et de la reine Marie-Amélie, et le troisième des cinq garçons. Entré à seize ans dans la Marine, il a navigué en sous-ordre, commandé La Créole et la Belle Poule, fait ses preuves au feu au Mexique et au Maroc. Vice-amiral, il a puissament contribué à faire passer la Marine de l'âge de la voile à l'ère de la vapeur. En 1847 et en 1848, il a fait montre d'une lucidité d'analyse qui manquait au roi Louis-Philippe et à ses ministres. Après vingt-deux années d'exil, coupées par un séjour aux Etats-Unis pendant la guerre de Sécession, il est rentré en France en 1870, clandestinement d'abord ; puis, redevenu citoyen et élu député de la Haute-Marne, il n'a jamais oublié qu'il restait prince...
P., Rouquette, 1888, in-12, (4)-vii-360 pp, deuxième édition revue et augmentée, préface de Ernest Daudet, importante bibliographie thématique, broché, bon état, envoi a.s. Rare
"Dans ce Paris qui souffre, au sein du Paris qui jouit, la Morgue, comme l'hôpital, est une des formes les plus âpres de la souffrance." (Préface) Une description des prisons de Paris et un plaidoyer en faveur de leur réforme par l’un des plus célèbres magistrats de son temps, partisan d’une révision libérale du Code d'instruction criminelle. — La mort violente ; Les origines de la morgue ; Les soeurs de Sainte-Catherine ; Le grand Châtelet ; La basse geôle ; La médecine légale ; Le XVIIIe siècle ; La morgue du Marché-Neuf ; Le greffe de la morgue ; La police judiciaire ; Les dangers de la morgue ; Les autopsies judiciaires ; Le droit des familles ; Réformes nécessaires ; etc.
Hachette, 1980, in-8°, 279 pp, biblio, broché, couv. illustrée, qqs marques au stylo en marges, bon état
1852 : Napoléon III est élu Empereur des Français. – 1879 : Au lendemain de l'exposition de 1878 qui a démontré que la France, ayant pansé les blessures du désastre de 1870, a reconstitué ses forces vives, la démission du maréchal de Mac Mahon consacre l'établissement de la IIIe République. Entre ces deux dates, le capitalisme connaît, en France, un essor indiscuté. Les banques se multiplient, les chemins de fer se construisent à un rythme rapide ; les principales villes s'agrandissent et se modernisent, les grands magasins se développent ; le rôle de Paris s'accroît à la grande inquiétude de la province. Un tel bouleversement se traduit-il dans les moeurs et les habitudes ? Cette époque que l'on croit paisible voit la naissance du prolétariat urbain, les souffrances ouvrières, éprouvera l'atroce déchirement de la Commune. Cette société raisonnable et sévère connaîtra les frivolités de la fête impériale et la fièvre de l'affairisme. Mais, de temps en temps, cette image contrastée se corrige : la patrie retrouve un visage unanime ; toujours jeune et naïf, le peuple de Paris se rend à Longchamp, voir la revue, rêver de revanche, proclamer son espérance de grandeur.
dans la Revue Historique, 1955, in-8°, 26 pp, broché, bon état
On trouve dans le même numéro : Les Archives notariales (J. Monicat), L'Etat et la Société turcs à l'époque de Mahomet II (C. Marinesco). Les tentatives anglaises de pénétration économique en Tunisie, 1856-1877 (A. Raymond). Histoire de la colonisation (H. Brunschwig).
P., Michel Lévy, 1863-1864, 5 vol. in-8°, reliures demi-chagrin rouge à coins, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres, tomaisons, fleuron et date en queue dorés, têtes dorées (rel. de l'époque), qqs rousseurs éparses, bon état. Rare. Edition originale
Recueil complet des discours prononcés dans les Chambres de 1819 à 1848, publié comme Complément des Mémoires pour servir à l'Histoire de mon temps. Il constitue une manière de testament politique. La publication des discours parlementaires est un procédé propre au XIXe siècle, plus particulièrement aux orateurs de la Restauration et de la monarchie de Juillet. Outre Guizot, Chateaubriand, Constant, Broglie ou Pasquier l'ont employé, attestant de l'impact de l'éloquence parlementaire sur l'opinion publique. "L'intérêt se dédouble ici en raison des qualités mêmes de Guizot, "le modèle des orateurs-ministres" selon Emile Ollivier, reconnu comme le plus grand jouteur parlementaire de son temps avec Thiers. Ses discours, tour à tour profonds et spirituels, modérés et incisifs, railleurs et incantatoires, contiennent la meilleur définition de l'orléanisme, tant dans sa philosophie que dans sa pratique politique." (Benoit Yvert)
P., Michel Lévy, 1861, gr. in-8°, 272 pp, reliure demi-chagrin havane, dos à 5 nerfs soulignés à froid, caissons à froid, titres et fleurons dorés, date dorée en queue, tête rouge (rel. de l'époque), dos lég. frotté, coins émoussés, bon état. Edition originale
"Cet ouvrage, publié l'année de la constitution du royaume d'Italie, insiste sur la nécessité de sauvegarder la souveraineté temporelle du pape et examine l'état des Eglises chrétiennes, catholicisme et protestantisme étant profondément divisés entre une aile libérale et une aile conservatrice. Guizot est favorable à un rapprochement entre les deux communautés face à l'athéisme montant. Essentielle dans son oeuvre depuis la monarchie de Juillet, la réflexion de Guizot sur la religion, notamment développée dans Méditations et études morales (1852), souligne son importance comme fondement d'une souveraineté de la morale, indispensable complément de celle de la raison qu'elle élève vers le bien. Elle s'oppose naturellement à la souveraineté du peuple et corrige l'égoïsme inhérent à l'individualisme libéral." (Benoît Yvert, Politique libérale)
Michel Lévy, 1868, in-8°, xiv-376 pp, broché, couv. imprimée lég. abîmée, dos abîmé recollé, intérieur propre et sans rousseurs
P., Didier, 1845, 2 vol. in-12, 329 et 329 pp, 8 gravures hors texte, quelques rousseurs éparses, cartonnage romantique de l'éditeur, décors dorés et à froid sur les plats, dos passés, bon exemplaire
Elisabeth-Charlotte-Pauline de Meulan fut la première femme de Guizot. Ses livres pour les enfants, et particulièrement Raoul et Victor, dont le succès a été populaire, peuvent être à bon droit cités comme des modèles du genre. Ce sont, dit M. André (Nos maîtres aujourd'hui, 2 vol.), « des ouvrages pleins de bon sens, d'une gaîté communicative qui se mêle harmonieusement à des récits vifs, quelquefois touchants, sans cette fausse sensibilité qui tend à dénaturer les caractères. Une foule de leçons pratiques y sont données, auxquelles l'enfant se laisse d'autant plus pénétrer qu'il se tient moins en garde contre la prétention de l'écrivain à l'émouvoir et à le sermonner. A ces mérites se joint celui d'un style simple, mais toujours irréprochable. »
P., Charles Bosse, 1909, in-8°, 322 pp, index, broché, dos lég. abîmé, état correct
PUF, 1972, in-12, 96 pp, chronologie, biblio, broché, bon état (Coll. Dossiers Clio)
"Un jeune chercheur, assistant à l'Université de Paris, Philippe Gut, a tenté la gageure d'ébaucher en quelque vingt-cinq pages un aperçu général sur le Risorgimento. On peut dire qu'il a réussi à donner une vue d'ensemble sur le mouvement d'unification italienne : si l'espace qui lui était accordé ne permettait pas un relevé complet des faits qui marquèrent le siècle qui vit le Royaume d'Italie se former lentement et conquérir sa capitale, l'auteur a rejoint, à notre estime, le but qu'il s'était assigné : « dans l'impossibilité où nous nous trouvons d'étudier tous les problèmes que pose à l'histoire le Risorgimento dans ses aspects les plus divers, nous avons voulu cerner la question essentielle de l'Unité » (p. 6). La synthèse qui nous est présentée est accompagnée de deux anthologies : l'une recueille une série de documents historiques (p. ex. : la proclamation de Moncaliers, la convention de septembre 1864, la loi des garanties, etc.) ; l'autre offre un florilège de textes ; on y trouve les signatures de Croce, Omodeo, Gramschi, Volpe, Valsecchi, Romeo, d'autres encore. Ajoutons qu'une chronologie sommaire et une orientation bibliographique complètent opportunément cette introduction à l'histoire de l'unité italienne." (R. O. J. van Nuffel, Revue belge de philologie et d'histoire, 1975)
P., Ch. Delagrave, 1899, in-12, cxii-255 pp, cart. rouge de l'éditeur, dos et 1er plat ornés, coiffes lég. abîmées, bon état
Longue introduction historique de Camille Guy, agrégé d'histoire (112 pp), suivi d'extraits de mémoires, depuis la Déclaration de guerre à l'Autriche (20 avril 1792) jusqu'à la prise de Tananarive (1897). La moitié des extraits de mémoires concerne la Révolution et le 1er Empire, l'autre moitié la période 1815-1897, avecla Restauration, la conquête de l'Algérie, les guerres de Crimée, d'Italie, du Mexique, la guerre de 1870, les conquêtes du Tonkin et de Madagascar.
Delagrave, 1917, in-12, ix-323 pp, préface de H.-G. Wells, index, broché, état correct (Coll. Bibliothèque d'histoire et de politique)
Félix Alcan, 1913, in-8°, xviii-543 pp, biblio, reliure demi-chagrin havane, dos à 4 nerfs, titres dorés (rel. de l'époque), bon état
"Nous nous proposons moins d'étudier dans ce livre les groupements socialistes anglais qui, à différentes reprises, ont attiré l'attention de l'historien que de chercher à marquer, tant au point de vue politique qu'au point de vue économique, le sens général de l'évolution de l'Angleterre depuis 1880." (avant-propos) — "Une véritable révélation pour les lecteurs français." (Revue générale du droit, 1916) — Un chapitre est consacré au socialisme de H.-G. Wells.
P., Rieder, 1926, pt in-8°, 325 pp, reliure demi-percaline havane, dos lisse avec titres, fleuron et frises dorés, couv. conservées (rel. de l'époque), qqs rares (et très propres) soulignures crayon, bon état
Français et Anglais en 1830 ; L'indépendance belge (1830-1832) ; La quadruple alliance (1832-1834) ; Le conflit économique (1835-1839) ; La crise orientale (1838-1840) ; Guerre imminente (1840-1841) ; "Cordial Understanding" (1841-1845) ; La fin de l'Entente (1845-1847) ; Conclusion ; Appendices. — "Ouvrage bien documenté et très intéressant ; il montre que l'entente franco-anglaise, à l'époque de Louis-Philippe, échoua principalement à cause de constants dissentiments d'ordre économique". (Annales de Bretagne, 1928)
Félix Alcan, 1911, in-12, xiv-329 pp, reliure demi-percale noire, dos lisse avec titres dorés et filets à froid (rel. de l'époque), bon état, envoi a.s. Peu courant
Le grand auteur libéral examine tous les aspects de la législation sociale dans les chemins de fer à la suite de la grande grève des cheminots d'octobre 1910. — "Ce livre est, pour une part, consacré à l'histoire anecdotique d'événements récents : grève des chemins de fer de 1910 ; discussions à la Chambre des projets de lois sur la rétroactivité des retraites, sur le sabotage, sur le statut des cheminots, sur les réintégrations. On y retrouve les qualités et les défauts propres à M. Y. Guyot. Le véritable intérêt du livre est ailleurs : dans le chapitre 1er du livre II, l'auteur nous donne son avis sur le problème si controtroversé de la nature et des limites du droit de grève, et il n'est pas sans utilité de connaître la position prise à cet égard par la fraction la plus intransigeante de l'école libérale..." (Gaëtan Pirou, Revue d'histoire des doctrines économiques et sociales, 1912) — "Ce livre est un recueil d'articles plus variés que le titre du livre ne l'indique : la nature du droit de grève, ses restrictions nécessaires dans les services publics, les législations étrangères sur cette matière, la situation des employés de chemins de fer spécialement au point de vue des droits à retraite, la répartition des titres des Compagnies de chemins de fer, la nécessité de faire prévaloir l'intérêt public sur les intérêts corporatifs, l'imprévoyance de l'Etat qui gaspille le capital de 40 millions qui lui ferait retour dans 40 ans, etc. Dans tous ces articles on retrouve la verve bien connue et les solutions un peu tranchantes de l'éminent polémiste. M. Yves Guyot rappelle que, durant son ministère, il avait présenté, en 1896, un projet réglant cette question. Ce projet déclarait que le droit de grève et même le droit de se syndiquer (la loi de 1884) n'était pas applicable aux employés de l'Etat, des départements ou des communes, ni même à ceux « des entreprises chargées de services publics ou dont les dépenses engagent les ressources de l'Etat, des départements ou des communes ». Pour les grèves des chemins de fer, des pénalités spéciales étaient prévues : 6 mois à 2 ans de prison..." (Ch. Gide, Revue d'économie politique, 1911)
P., J. Brouillet, Armand Colin, 1873 et 1896, 2 vol. in-12, xxiv-185 et 60 pp, les deux ouvrages reliés ensemble en un volume demi-basane verte, dos lisse avec titres et triples filets dorés, couvertures de la “Morale de la concurrence” conservées (rel. de l'époque), dos uniformément passé, bon état. Editions originales
Disciple de Turgot, de Jean-Baptiste Say et de Frédéric Bastiat, l'économiste et publiciste Yves Guyot (1843-1928) a aussi été, dans le sillage de son mentor Léon Gambetta, l'une des grandes figures républicaines de la IIIe République. En 1868, il est rédacteur en chef de l'Indépendant du Midi, où il côtoie Jules Guesde puis il est chargé de la rédaction de la journée politique au journal Le Rappel (1870). Conseiller municipal de Paris (1874-1885), il siège à gauche. Membre fondateur de l'Ecole d'anthropologie (1875), il entre en 1881 à la Société d'économie politique. Député radical de Paris (1885-1893), Guyot se porte à la tête du combat contre le général Boulanger. Il devient pendant trois ans ministre des Travaux publics (1889-1892), puis rédacteur en chef du célèbre Journal des économistes, directeur du journal Le Siècle (1892-1902) mais aussi président de la Société d'Économie politique (1913-1922) et de la Société de statistique de Paris. Il participa activement à tous les grands débats publics de son époque – où il intervint autant en libre penseur partisan de la séparation de l'Eglise et de l'Etat et en dreyfusard de la première heure, qu'en farouche partisan de la liberté économique sous toutes ses formes.
P., Ernest Weil, s.d. (1873), in-4°, 800 pp, texte sur 2 colonnes, illustré de nombreux dessins de A. Lemot, deux parties reliées en un volume demi-toile vermillon, dos lisse avec titres dorés et filets à froid (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, bon état. Edition originale
Disciple de Turgot, de Jean-Baptiste Say et de Frédéric Bastiat, l'économiste et publiciste Yves Guyot (1843-1928) a aussi été, dans le sillage de son mentor Léon Gambetta, l'une des grandes figures républicaines de la IIIe République. En 1868, il est rédacteur en chef de l'Indépendant du Midi, où il côtoie Jules Guesde puis il est chargé de la rédaction de la journée politique au journal Le Rappel (1870). Conseiller municipal de Paris (1874-1885), il siège à gauche. Membre fondateur de l'Ecole d'anthropologie (1875), il entre en 1881 à la Société d'économie politique. Député radical de Paris (1885-1893), Guyot se porte à la tête du combat contre le général Boulanger. Il devient pendant trois ans ministre des Travaux publics (1889-1892), puis rédacteur en chef du célèbre Journal des économistes, directeur du journal Le Siècle (1892-1902) mais aussi président de la Société d'Économie politique (1913-1922) et de la Société de statistique de Paris. Il participa activement à tous les grands débats publics de son époque -- où il intervint autant en libre penseur partisan de la séparation de l'Eglise et de l'Etat et en dreyfusard de la première heure, qu'en farouche partisan de la liberté économique sous toutes ses formes. Car c'était avant tout un non-conformiste épris de liberté individuelle, un individualiste en lutte contre le collectivisme et toutes les tyrannies en général. Ainsi donne-t-il des conférences de soutien aux mouvements féministes de l'époque en 1887. — L'ouvrage s'interrompt aux temps modernes, du fait de la menace de la censure et de l'interdit de la publication qui pesait sur la troisième livraison, laquelle devait couvrir l'époque contemporaine. Du reste, la censure avait déjà agi en supprimant une gravure sur la page de titre. — « La même année (1872), je terminais l’introduction de l’Histoire des prolétaires, en disant que le but de ces études était de suivre les efforts faits par les prolétaires pour arriver à conquérir cette liberté du travail reconnue par la Déclaration des droits de l’homme mais qui, dans notre organisation sociale, est restée à l’état de vœu au lieu de devenir une réalité. Je n’ai pas changé de méthode. Je considère toujours que c’est par l’étude et l’observation des lois de la science sociale que l’humanité peut réaliser des progrès. Les déclamations des socialistes révolutionnaires, les prétentions des socialistes possibilistes, les explosions de dynamite n’ont pas modifié des idées qui avaient été fortifiées chez moi, à cette époque, par le spectacle lamentable des hommes et des choses de la Commune ; je considère que tout ce qui la rappelle ou prépare le retour d’un événement analogue ne peut pas être plus utile à l’avenir des travailleurs que ne l’a été dans le passé cette odieuse folie. » (Yves Guyot, La Tyrannie socialiste, 1893)
Hachette, 1973, gr. in-8°, 310 pp, broché, couv. à rabats, bon état. On joint une coupure de presse sur le livre (Roger Giron, Le Figaro)
"Sans cesser d'être le bon journaliste que nous avons suivi depuis un demi-siècle, de « L'Œuvre » de Gustave Téry à « L'Aurore », André Guérin s'est fait historien au soir de sa vie. Le centenaire de la guerre de 1870 - la « folle guerre » – et celui de la Commune lui ont inspiré deux livres qui sont de vivants reportages dans le passé. On peut en dire autant d'un troisième qui vient de paraître : « Il y a cent ans la République », évocation des premières années de la Troisième République... Des anecdotes contées avec verve ; une masse de petits faits révélateurs comme en collectionnait M. Taine, après Stendhal ; de lestes croquis des principales vedettes : Thiers, Gambetta, les trois Jules : Ferry, Grévy, Simon, et un quatrième, Jules Guesde, Clemenceau, Boulanger..." (Roger Giron, Le Figaro)