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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Editions L'Harmattan, 1991, fort gr. in-8°, 594 pp, préface de Joseph Pérez, annexes, biblio, glossaire, index, broché, couv. illustrée, bon état
"Ce premier grand livre de Michèle Guicharnaud-Tollis vient couronner de façon magistrale une recherche de plusieurs années consacrée à l'étude des rapports entre littérature et société, culture et nation à Cuba (colonie espagnole, terre d'esclaves) au cours de la première moitié du XIXe siècle. Le titre du livre rend compte de l'essentiel de son contenu. Mais ce livre analyse aussi, avec la netteté et la finesse auxquelles l'auteur nous a accoutumés, bien autre chose. Ce n'est pas seulement l'étude de la genèse d'un genre et de l'insertion d'un thème, c'est en outre une étude de la société esclavagiste cubaine (1820-1868, grosso modo), sa prospérité, ses contradictions, ses crises, doublée d'une étude du cheminement intellectuel d'une génération d'écrivains en quête d'une exoression propre sur la voie hésitante mais consciente de la cubanité. (...) Après le point final de la conclusion, L'émergence du Noir... offre encore près de 150 pages d'annexes, pour lesquels il convient de féliciter notre collègue de l'Université de Pau. Point de remplissage : des documents empruntés bien choisis (tableau de la population cubaine, 1755-1899 ; textes réglementant le sort des esclaves) ou spécialement élaborés. Ces derniers fournissent ainsi une information neuve et précise sur les sommaires des principales revues des années 1830-40 (pp. 475-521), une bibliographie critique qui est un modèle (pp. 535-577), un glossaire des plus utiles et un indexdes auteurs cités. Pour moi, ce livre si riche en rapprochements nuancés invitant à la prudence, ne mérite vraiment que des éloges." (Paul Estrade, Caravelle, 1992, Vol. 59 N° 1)
P., Champion, 1983, in-12, lxiii-293 pp, analyse, variantes, notes, broché, bon état (Coll. Les Classiques français du Moyen Age). Texte en ancien français
Gallimard, 1949, in-12, 383 pp, notes, cartonnage éditeur, maquette de Paul Bonet, bon état. Tirage limité à 1250 exemplaires numérotés sur alfa Navarre (Huret. Les Cartonnages NRF, n° 314)
Le Roman de la Rose est un récit codé de l'initiation amoureuse. A I'âge où "Amour prélève son péage sur les jeunes gens", le poète rêve qu'il entre dans le verger de Plaisir et s'éprend d'un bouton de rose. Malgré tous les obstacles, il parviendra à le cueillir et à le déflorer avant de s'éveiller. Le songe allégorique est ici un moyen d'investigation des mouvements obscurs de l'âme et de l'éveil des sens. Laissé en suspens par Guillaume de Lorris, le poème est achevé par Jean de Meun vers 1270. Le premier met en récit les motifs du lyrisme courtois. Le second, tout en abordant les grands problèmes philosophiques, scientifiques, moraux et sociaux de son temps, élabore une théorie provocante de l’amour et de la sexualité. A eux deux, ils proposent une somme poétique, amoureuse et intellectuelle d’une ampleur et d’une vigueur inégalées. — "À la vingtième année de mon âge, à cette époque où l'amour réclame son tribut des jeunes gens, je m'étais couché une nuit comme à l'accoutumée, et je dormais profondément, lorsque je fis un songe très beau, mais, dans ce songe, il n'y eut rien que les faits n'aient confirmé point par point. Je veux vous le raconter pour vous réjouir le cœur : c'est l'Amour qui m'en prie et me l'ordonne. Et si quelqu'un me demande comment je veux que ce récit soit intitulé, je répondrai que c'est Le Roman de la Rose qui referme l'Art d'amour."
Moulins, Editions des Cahiers Bourbonnais, 1973, in-8°, 231 pp, préface de Camille Gagnon, broché, couv. illustrée d'un dessin de Charles Didier, couv. lég. abîmée, état correct
Edition originale posthume, publiée à l'occasion du centenaire de la naissance d'Emile Guillaumin. L'écrivain projetait la publication en volume de son oeuvre de conteur, disséminée dans de nombreux journaux. Il avait préparé un choix, que ses enfants et amis livrent ici. — Les Contes de la pleine campagne ; Le Livre des légendes.
Seuil, 1981, gr. in-8°, 510 pp, liste des personnalités citées dans l'ouvrage, broché, couv. illustrée, bon état
"Il s’est agi, pour moi, dans toute la mesure du possible, de connaître – ou deviner, ou entrevoir – Péguy tel qu’il était vraiment. D’abord, donc, et avant tout, lire Péguy, mais le lire pour de bon et dans la totalité de son œuvre, y compris ces grands « inédits » qui ne nous ont été révélés qu’entre 1953 et 1955, et d’autres encore, diversement précieux, qui ont vu le jour par la suite. Et la première découverte qu’apporte ce travail d’information est celle de la part énorme, la part géante que tient la polémique dans l’œuvre en question. Investigation ensuite, nécessaire, dans la vie de cet homme et les circonstances de son destin, avec le perpétuel constat d’une dépendance, la plus étroite qui soit, entre ces événements privés et les prises de position successives et contradictoires de l’écrivain. Garder, en même temps, le souci de comprendre, l’attention à la vie intérieure d’un homme et à ses drames. Car ce qui s’atteste partout, dans ce destin, c’est l’infortune et la déception et la souffrance. Un malheureux, Charles Péguy." (H. G.)
Neuchâtel, Ides et Calendes, 1942, in-12, 84 pp, 8 dessins d'André Rosselet, broché, couverture imprimée rempliée, bon état. Edition originale, un des 1520 ex. numérotés sur vélin de Biberist
Ce récit, rédigé en 1932 et pré-publié en revue en 1936, conte l'amitié d'un jeune garçon et d'un prisonnier allemand durant la première guerre.
Seuil, 1962, in-12, 192 pp, nombreuses illustrations, chronologie, biblio, broché, bon état (Coll. Ecrivains de toujours)
Sans lieu ni nom, s.d. (1987), gr. in-8°, v-609 pp, 8 illustrations hors texte, biblio, broché, qqs marques et annotations crayon en marges, bon état. Thèse sous la direction de G. Mathieu-Castellani
La traduction apparaît au XVIe siècle en France comme un instrument de l'ajustement des stratégies d'appropriation intertextuelle, à la faveur duquel peut se repérer l'affleurement d'une présence du "sujet de l'écriture". Pour éclairer cette évolution, on a fait converger deux analyses complémentaires. Dans la traduction de l'« Amadis de Gaule », l'inscription de l'auteur-sujet apparaît d'abord comme un effet de texte. Poussant à l'extrême les tendances qui dans les récritures romanesques antérieures organisent progressivement l'économie narrative "vraisemblable", cette version choisit d'exhiber ludiquement les écarts qui résultent de ce traitement même, et se présente comme un montage de textes hétérogènes spectaculairement renvoyés l'un à l' autre par un montreur qui se désigne lui-même à l'origine de ces jeux, allant jusqu'à glisser dans le texte sa signature. C'est au même moment, vers 1540, que le discours sur la traduction met en place une appréciation dévalorisée de cette activité par rapport à l' "invention" originale, et corrélativement une nouvelle représentation de l'auteur : inventeur libre et propriétaire de son œuvre. On tente de montrer, en suivant les glissements des images et des topoï qui disent les relations du traducteur à son modèle et à la langue française, que la figure du poète, telle que la propose la « Deffence et illustration », est l'aboutissement de cette évolution. Tandis que l'homologie du geste individuel par lequel le poète va s'approprier les modèles, et de celui par lequel le prince, confisquant et annoblissant à la fois le "travail" des traducteurs, ressuscite les grands textes et les rend productifs, laisse percevoir les enjeux idéologiques plus vastes par rapport auxquels situer cette nouvelle position symbolique assignée à l'écrivant.
Paris, Editions Cercle d'Art, 1955, in-4°, 76 pp, ouvrage illustré par Taslitzky de 28 gravures (noir sur fond ivoire) à la pointe sèche, 76 pages non paginées comportant 7 poèmes, broché, interieur très frais, couverture grise avec titre en noir, sans la jaquette. Edition originale illustrée, un des 2000 ex. sur papier Offset supérieur numerotés de 101 à 2100 (précédé de 100 exemplaires sur papier Vélin Pur Fil de Rives, le tout constituant le tirage global et strictement justifié). Bel exemplaire
P., Didier, 1845, 2 vol. in-12, 329 et 329 pp, 8 gravures hors texte, quelques rousseurs éparses, cartonnage romantique de l'éditeur, décors dorés et à froid sur les plats, dos passés, bon exemplaire
Elisabeth-Charlotte-Pauline de Meulan fut la première femme de Guizot. Ses livres pour les enfants, et particulièrement Raoul et Victor, dont le succès a été populaire, peuvent être à bon droit cités comme des modèles du genre. Ce sont, dit M. André (Nos maîtres aujourd'hui, 2 vol.), « des ouvrages pleins de bon sens, d'une gaîté communicative qui se mêle harmonieusement à des récits vifs, quelquefois touchants, sans cette fausse sensibilité qui tend à dénaturer les caractères. Une foule de leçons pratiques y sont données, auxquelles l'enfant se laisse d'autant plus pénétrer qu'il se tient moins en garde contre la prétention de l'écrivain à l'émouvoir et à le sermonner. A ces mérites se joint celui d'un style simple, mais toujours irréprochable. »
P., Charles Bosse, 1909, in-8°, 322 pp, index, broché, dos lég. abîmé, état correct
P., Hachette, 1898, fort gr. in-8°, lviii-605 pp, reliure demi-basane noire, dos à 4 nerfs, titres dorés, couv. conservées (rel. de l'époque), bon état. Edition originale
Ouvrage fondamental sur le sujet (Cabeen I, 1607). — Adam de la Halle (dit Adam d'Arras ou le Bossu d'Arras) est un trouvère de langue picarde né au XIIIe siècle (vers 1240) à Arras, mort vers 1287 dans le sud de l'Italie à la cour du comte d'Artois ou après son retour à Arras, en 1306. Son art, à la charnière de la monodie et de la polyphonie, fait qu'on le considère souvent comme le dernier trouvère.
Gallimard, 1968, 2 vol. in-8°, 431 et 308 pp, index, brochés, bon état (Coll. Leurs Figures)
Tome I : En marge des "Confessions". Roman et vérité. Tome II : Grandeur et misère d'un esprit.
Editions de Minuit, 30 novembre 1944, in-12, 68 pp, broché, couv. blanche à rabats imprimée en noir, bon état. Deuxième édition et première édition publique de ce texte paru dans la clandestinité en août 1944. Exemplaire numéroté sur Vélin
"Récit constitué d'extraits du journal intime de l'auteur de juin 1940 à 1944." (Vignes, 26)
Delagrave, 1930, in-12, ix-448 pp, table alphabétique, cart. éditeur lég. défraîchi, état correct. Ouvrage couronné par l'Académie Française
Perrin, 1926, in-8°, ii-306 pp, 22 gravures dont 19 hors texte, broché, nombreuses soulignures et annotations crayon, état correct (Essais sur le XVIIe siècle)
"Un charmant livre, très fin et très savant, où M. André Hallays parle joliment des Contes et de leur charme littéraire..." (Émile Henriot, Revue des Deux Mondes, 1928)
Grasset, 1941, in-12, 393 pp, broché, bon état. Edition originale sur papier courant (achevé d'imprimer du 12 mars 1941)
"Ce livre offre un grand intérêt. (...) C'est à travers la vie de Péguy que nous pouvons apercevoir, grâce à M. Daniel Halévy, tout un pan de l'histoire de la IIIe République. A coup sûr, M. Daniel Halévy n'est pas tendre à l'égard de celle-ci, mais peu nous importe, et il nous suffit qu'il introduise honnêtement le témoignage de Péguy lui-même pour que nous lui sachions gré de son effort, en vue de faire revivre les milieux humains où a vécu son héros. La politicaillerie dont Péguy s'est dégagé et qui l'a fait souffrir dans son âme et dans son corps, les milieux universitaires, l'école de Georges Sorel, les mouvements littéraires personnifiés par Claudel et Romain Rolland, l'École normale du temps de Perrot et de Lucien Herr, la Sorbonne historique et sociologique, et, avant encore, le collège Sainte-Barbe et les milieux populaires d'Orléans, – comme, au terme du livre, et de la vie de Péguy, – l'attente de la guerre de 1914 et ses premières réalités, – jusqu'à la mort de Péguy, le 5 septembre 1914, tout cela défile dans le livre de M. Daniel Halévy, avec les précisions, les références, les discussions utiles. Ainsi ce livre, qui est l'hommage d'un admirateur et d'un ami, est aussi une contribution historique de premier ordre." (Georges Bourgin, Revue Historique, 1943) — "La jeune floraison des Cahiers dura dix ans. De 1910 à 1914, il y aura Péguy et sa grandeur solitaire portée par les Cahiers, mais dressée plus haut qu’eux. De 1900 à 1910, il y eut les Cahiers, c’est-à-dire Péguy dans un entourage, en plein travail et entrain de jeunesse fraternelle. Après avoir quelques mois campé dans la chambre de Jérôme Tharaud, il transporta ses dossiers rue de la Sorbonne, dans une École de Journalisme qu’une agitée du dreyfusisme, Mme Dick May, avait installée là. Les Cahiers eurent une table, un espace réservé au premier étage. À côté des paperasses de Péguy, il y avait celles de Guieysse et de ses Pages libres. L’École de Dick May commença un voisinage qui dura longtemps. En octobre 1901, les Cahiers et les Pages libres, se déplaçant ensemble, s’installèrent, à vingt pas de l’École, dans une boutique dont une inscription rappelle aujourd’hui l’ancien emploi. La boutique, étroite et longue, fut divisée et cloisonnée. On ouvrait la porte : un couloir (plutôt un boyau) menait vers l’arrière boutique, où se tenait Guieysse : à gauche, une porte, et, franchie cette porte, il restait un petit espace qui était le domaine de Péguy. Sa boutique." (p. 102-103)
Nelson et Calmann-Lévy, 1933, in-12, 285 pp, reliure toile crème décorée éditeur
Flammarion, 1988, in-8°, 307 pp, 16 pl. de gravures et documents hors texte, biblio, index, broché, bon état (Coll. Grandes biographies)
Aubier, 1987, in-8°, 196 pp, biblio, index, broché, un portrait de Nikolaus Lenau en couv., bon état
Poète autrichien de la première moitié du XIXe siècle, Nikolaus Lenau (1802-1850) fut l'inspirateur de nombreux musiciens, défenseur des droits de l'homme et porte-parole des plus marginaux.
Grasset, 2008, in-8°, 359 pp, broché, jaquette illustrée, très bon état
Des années après, Julie raconte les dessous de la passion inassouvie de sa soeur aînée, Madeleine d'Orsel, avec le double littéraire d'Eugène Fromentin, héros de Dominique. Dominique n'aura jamais su que Julie, femme libre et féministe, l'aimait en secret et qu'elle a tout fait pour le rapprocher de Madeleine.
Armand Colin, 1963, gr. in-8° carré, 358 pp, 50 pl. d'illustrations hors texte, index, broché, bon état
Essai d'analyse des doctrines esthétiques, et de l'adaptation qu'en ont fait à leur usage écrivains et artistes, aux XIXe et XXe siècles essentiellement (le romantisme, l'art social, l'art pour l'art, le naturalisme, le symbolisme, la peinture pure), après un premier chapitre "des origines au XIXe siècle". Deuxième édition d'un ouvrage publié en 1942 par l'historien et critique d'art Louis Hautecoeur (1884-1973), augmentée d'un chapitre sur les relations de la peinture et de la littérature depuis 1944. — "Tout ceux qui ont eu le privilège d'être ïes élèves ou !ea auditeurs de M. Hautecoeur à l'Ecole du Louvre seront heureux de retrouver dans son ouvrage un résumé des cours remarquables qu'il a professés de 1930 à 1935, comme ses lecteurs lui auront une infinie reconnaissance de les aider à oublier la fuite des jours sinistres puisque nous croyons comme lui que « l'art est une évasion hors du monde mauvais »." (Marguerite Charageat, Journal des débats politiques et littéraires , 16 déc. 1942)