8, rue Bréa
75006 Paris
France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 Amiens, Société des Antiquaires de Picardie, 1969, in-8°, 138 pp, biblio, index, broché, bon état
Adalhard (v. 752-826), cousin germain de Charlemagne, élevé avec lui, en devint le conseiller ; régent d'Italie, puis disgrâcié et exilé, il finit paisiblement sa vie à Corbie (Somme), qu'il organisa à la façon d'un petit royaume. — "L'abbé de Corbie Adalard appartient plus à l'histoire de la politique temporelle et spirituelle qu'à celle des doctrines, puisque ses seuls ouvrages ont été des statuts pour son abbaye et un “De ordine palatii” qui ne nous est parvenu que dans une refonte d'Hincmar, mais, outre l'intérêt de ce dernier texte, il semble bien qu'Adalard ait joué un rôle réel dans l'essor intellectuel de la communauté qu'il dirigeait. Henri Peltier nous offre une solide étude du personnage et de son milieu ; d'ailleurs si le rôle politique d'Adalard peut laisser place à des divergences d'appréciation, il n'y a aucun doute qu'il n'ait été un grand abbé et un grand religieux." (Revue des Sciences philosophiques et théologiques, 1977) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Payot, 1956, in-8°, 291 pp, broché, couv. illustrée, bon état (Bibliothèque Historique)
"Dans son livre, le professeur Pepe nous donne un exposé de l'histoire de l'Italie du règne d'Odoacre jusqu'à la fin de la domination lombarde sous Didier. Il tient compte de tous les facteurs du développement historique, à savoir la politique, l'économie, le droit, la vie culturelle et religieuse. Son intention va, à vrai dire, moins à une description de l'évolution historique qu'à l'exposé d'une idée exprimée déjà dans le titre du livre : l'auteur s'efforce de décrire spécialement le recul et l'extermination partielle de la civilisation romaine à la suite de l'invasion germanique..." (Walter Mohr, Revue belge de philologie et d'histoire, 1957) — Table : L'époque d'Odoacre et des Goths ; La domination des Lombards ; L'Italie sous les Lombards catholiques ; La vie économique ; Les monastères ; L'état juridique des Romains sous les Lombards ; La vie culturelle ; La donation de Constantin. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Henri Vivien, s.d. (1869), 2 vol. gr. in-8°, 478 et 445-(3) pp, traduit de l'anglais par Ch.-Ph. Haussoullier, table alphabétique et analytique des matières, reliures demi-vélin, dos lisses, pièces de titres basane havane, couv. imprimées conservées (rel. de l'époque), qqs rousseurs éparses, bon état
Par Charles Callahan Perkins (1823-1886). — “Les Sculpteurs italiens”, avec les nombreuses planches qui accompagnent le texte et que M. Perkins a gravées lui-même, ne laissent rien à désirer du côté de l'authenticité historique et de l'exactitude des informations. Il n'y aurait par conséquent nulle exagération à dire qu'un pareil livre a épuisé le sujet, si la part des aperçus critiques n'y était parfois trop étroitement mesurée, et l'analyse des doctrines un peu sacrifiée à la chronologie ou à la nomenclature. Pourquoi ces abstentions ou ces scrupules? On a d'autant mieux le droit de les regretter que, lorsqu'il arrive à l'auteur des “Sculpteurs italiens” de se départir de sa réserve habituelle, il prouve que chez lui le goût est aussi sûr que l'érudition est solide. Le chapitre entre autres qu'il a consacré à Donatello et les jugements en général qu'il porte sur les chefs-d'œuvre de l'école florentine montrent bien qu'il sait, quand il le veut, rattacher les conséquences aux principes et dégager le sens secret des choses. (...) Dans un des chapitres les plus intéressans de son livre, M. Perkins, par la production ou le rapprochement de certaines dates et de certains témoignages, est arrivé à peu près à établir que Verrocchio était mort non seulement avant que sa statue de Bartolomeo Coleoni – la plus belle figure équestre d'ailleurs qu'aient produite les temps modernes, – fût coulée en bronze, mais même avant que le modèle eût été mis en état de subir cette opération dernière... (Henri Delaborde, Revue des Deux Mondes, 1870) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Stock, 1982, gr. in-8°, 452 pp, environ 150 illustrations dans le texte et hors texte, 17 carte hors texte, chronologie, biblio, index, cart. illustré de l'éditeur, bon état (Coll. L'Histoire buissonnière)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
France Loisirs, 1983, gr. in-8°, 452 pp, environ 150 gravures et photos dans le texte et hors texte, 17 carte hors textes, chronologie, biblio, index, reliure simili-cuir de l'éditeur, jaquette illustrée (lég. défraîchie), bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Berg International, 1973, pt in-4°, 415 pp, 58 illustrations en noir et en couleurs hors texte, 89 dessins dans le texte, index des noms, index des mots, riche bibliographie, index, reliure pleine percaline gris-perle de l'éditeur, titres et décors estampés or et noir au dos et au 1er plat, tranchefiles et signet assortis, rhodoïd, bon état
Sources de l'Art Roman, par Régine Pernoud. – Lexique thématique, par Madeleine Pernoud. – Lexique symbolique, par Régine Pernoud et Marthe Dulong. – Clefs de l'art roman : la symbolique romane, par Marie-Madeleine Davy. — "Régine Pernoud traite du problème des sources de l'art roman, conçu très largement, c'est-à-dire qu'elle retrace dans une large fresque les mutations ayant conduit de l'art classique de la Rome impériale jusqu'au jaillissement roman, puis elle définit les caractères du style. Sans aucun doute on trouvera indue la part réservée aux Celtes. Sur divers autres points encore on aimerait engager la discussion. Il n'en demeure pas moins que ce livre se lit avec agrément. (...) Le lxique thématique établi par Madeleine Pernoud entend également privilégier les Celtes « source essentielle d'expression d'un art dont l'inspiration est évidemment chrétienne »." (Marcel Durliat, Cahiers de Civilisation médiévale, 1974) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albin Michel, 1978, in-8°, 301 pp, nouvelle édition, broché, couv. illustrée, bon état (Prix Historia, Grand Prix littéraire de la ville de Bordeaux)
La chronique scandaleuse s'est emparée très tôt du personnage d'Aliénor d'Aquitaine. Les Français ne lui auraient-ils pas gardé rancune d'avoir abandonné la couronne de France pour celle d'Angleterre ? Quoi qu'il en soit, la réputation fâcheuse qu'on lui a faite aura marqué, pour la postérité, une personnalité féminine hors pair. Admirablement attentive à son temps, toujours prête à faire face aux situations, si tragiques fussent-elles, elle se montra au cours d'une vie particulièrement mouvementée, capable d'organiser la défense d'une forteresse, d'administrer non seulement son duché, mais tout un royaume, de prévoir l'importance qu'allait prendre, au XIIIe siècle, la bourgeoisie des villes. En suivant pas à pas une vie romanesque s'il en fut, Régine Pernoud nous a donné avec Aliénor d'Aquitaine un livre remarquable qui a été couronné par le Grand Prix littéraire de la Ville de Bordeaux et par le prix Historia. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gautier-Languereau, 1971, gr. in-8°, 188 pp, 10 planches d'illustrations en couleurs hors texte (dont 5 doubles), reliure toile rouge éditeur, une illustration en couleurs contre-collée au 1er plat, bon état (Coll. Nouveaux Bibliophiles)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Calmann-Lévy, 1982, in-8°, 227 pp, 2 arbres généalogiques (Maison de France et Maison de Bourgogne), biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Personnage attachant que celui – encore méconnu – de Christine de Pisan : à travers ses écrits, en vers et en prose, la fille de l'astrologue-astronome de Charles V, née en 1365, n'hésite pas à revendiquer sa condition de femme ; elle est sans doute la première féministe avant la lettre... Et pourtant, le sort lui est contraire ; devenue veuve à vingt-cinq ans, tombée en disgrâce au sein de la Cour, elle doit affronter, tour à tour, la morgue des nantis, la servilité des gens de justice, et la mesquinerie des universitaires parisiens (de l'époque !) qui se refusent à admettre qu'une femme – c'est-à-dire, à leurs yeux, « une créature inférieure » – puisse avoir accès au savoir... Un peu à la façon d'une belle histoire, elle aura toutefois la satisfaction de voir, à la fin de sa vie, surgir une femme qui réveillera les passions et redonnera foi au peuple de France. Christine de Pisan, qui s'est tue depuis onze ans, reprendra la plume pour célébrer celle que nous appelons Jeanne d'Arc... — "Avec Régine Pernoud (1909-1998), a disparu une personnalité de premier plan, connue d'un large public en France et à l'étranger, auteur de dizaines d'ouvrages, parfois traduits à l'étranger, sur saint Martin de Tours (1996), sur Héloïse et Abélard (1970), sur Hildegarde de Bingen (1994), sur Aliénor d'Aquitaine (1966), sur Richard Cœur-de-Lion (1988), sur Blanche de Castille (1972), sur saint Louis (1985), sur Christine de Pisan (1982), sur les hommes de la croisade (1984), sur les saints au Moyen Age (1984), sur la femme au temps des cathédrales (1990)... Autant de livres composés avec simplicité et élégance, où se manifestent sa familiarité avec les chroniques, la littérature et l'art du Moyen Age, mais aussi sa profonde et touchante sympathie pour les siècles qu'elle évoque." (Philippe Contamine, Bibliothèque de l'École des chartes, 2000) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Calmann-Lévy, 1982, in-8°, 227 pp, 2 arbres généalogiques (Maison de France et Maison de Bourgogne), biblio, reliure demi-chagrin fauve, dos à 4 nerfs soulignés à froid, pièces d'auteur et de titre chagrin vert et vermillon, fleurons dorés, couv. conservées (rel. de l'époque), dos uniformément passé, bon état. Exemplaire bien relié
Personnage attachant que celui – encore méconnu – de Christine de Pisan : à travers ses écrits, en vers et en prose, la fille de l'astrologue-astronome de Charles V, née en 1365, n'hésite pas à revendiquer sa condition de femme ; elle est sans doute la première féministe avant la lettre... Et pourtant, le sort lui est contraire ; devenue veuve à vingt-cinq ans, tombée en disgrâce au sein de la Cour, elle doit affronter, tour à tour, la morgue des nantis, la servilité des gens de justice, et la mesquinerie des universitaires parisiens (de l'époque !) qui se refusent à admettre qu'une femme – c'est-à-dire, à leurs yeux, « une créature inférieure » – puisse avoir accès au savoir... Un peu à la façon d'une belle histoire, elle aura toutefois la satisfaction de voir, à la fin de sa vie, surgir une femme qui réveillera les passions et redonnera foi au peuple de France. Christine de Pisan, qui s'est tue depuis onze ans, reprendra la plume pour célébrer celle que nous appelons Jeanne d'Arc... — "Avec Régine Pernoud (1909-1998), a disparu une personnalité de premier plan, connue d'un large public en France et à l'étranger, auteur de dizaines d'ouvrages, parfois traduits à l'étranger, sur saint Martin de Tours (1996), sur Héloïse et Abélard (1970), sur Hildegarde de Bingen (1994), sur Aliénor d'Aquitaine (1966), sur Richard Cœur-de-Lion (1988), sur Blanche de Castille (1972), sur saint Louis (1985), sur Christine de Pisan (1982), sur les hommes de la croisade (1984), sur les saints au Moyen Age (1984), sur la femme au temps des cathédrales (1990)... Autant de livres composés avec simplicité et élégance, où se manifestent sa familiarité avec les chroniques, la littérature et l'art du Moyen Age, mais aussi sa profonde et touchante sympathie pour les siècles qu'elle évoque." (Philippe Contamine, Bibliothèque de l'École des chartes, 2000) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Genève-P., Editions Clairefontaine, 1987, in-4°, 112 pp, 100 illustrations en couleurs, dans le texte et à pleine page, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, bon état. Seul volume paru
"Si Honorius Augustodunensis, théologien vulgarisateur du XIIe s., intitule l'un de ses ouvrages Image du Monde, c'est qu'une telle appellation offre pour lui l'avantage de ne supposer aucune coupure entre l'homme de science et le poète à l'échelle planétaire. — Ch. I : « Harmonie des sphères ou une vision symbolique » (p. 10-43). — Dans une iconographie qui reflète les descriptions cosmiques d'Honorius, le coup d'envoi vient du Christ-Démiurge qui, les globes du soleil et de la lune en mains, fait jaillir du chaos les sphères du monde (p. 10, fig. 1). Tout est sphérique, à l'époque romane, jusqu'à la voûte en plein cintre et à l'initiale B(eatus vir) formée de deux cercles superposés, par ex. dans la Bible de Saint-Martial de Limoges (p. 11, fig. 2). Il en va de même pour 'O(mni sapientia), au début de l'Ecclésiastique (p. 12, fig. 4), ou encore pour le S dont la double spirale attire particulièrement les ornemanistes romans. — Ch. II : « Sommes et trésors ou la Vision encyclopédique » (p. 44-79). — L'art gothique ne voit pas seulement l'invention de l'arc-boutant mais l'apparition des «sommes». C'est au XIIe s. que l'enseignement des Arts libéraux connaît un essor considérable. La minéralogie prend alors une importance quelque peu scientifique (cf. un cours : fig. 42). Albert le Grand en pose les bases, tandis qu'on passe de l'école à l'université devenue assez vite autonome vis-à-vis de l'évêque et même du roi. En outre, la formule de l'encyclopédie, héritée des siècles précédents, connaît alors une extraordinaire floraison grâce à Vincent de Beauvais et à son Spéculum majus (cf. la Philosophie et ses trois branches : fig. 43, 44 et 45). — Ch. III : « Discours moral ou la Vision allégorique » (p. 80-109). — Le symbole appelle son contraire, l'allégorie — par ex. à travers l'image du Jardin clos contemplée par l'Amant dans le Roman de la Rosé (fig. 73). Dans cet ouvrage de Guillaume de Lorris, ce n'est plus la Femme, mais son image, la Rosé, qui motive la quête d'Amour, entourée ou menacée par des abstractions telles que «Hayne Pourtraite» (fig. 75) ou les Vertus, figurées sous l'aspect de femmes avenantes (fig. 79). — Un passionnant et merveilleux livre d'images aux couleurs chatoyantes, tel apparaît le nouvel ouvrage de Régine Pernoud." (Gérard Cames, Cahiers de Civilisation médiévale, 1991) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Nouvelle Librairie de France, 1953, gr. in-8°, 379 pp, préface de Edouard Herriot, très riche iconographie dans le texte et hors texte : 64 pl. hors texte en noir, 8 pl. hors texte en couleurs, 10 cartes, plus des illustrations dans le texte, biblio, reliure plein vélin décorée de l'éditeur, gardes illustrées, bon état
Un livre remarquable où Régine Pernoud s'est proposée d'écrire non une histoire politique, une histoire des institutions, mais une histoire des hommes et des caractères dominants du peuple français. Elle a recherché les grandes paternités des courants d'opinion, des institutions et des coutumes françaises. Elle a cherché à partir de sa vie naturelle : les mentalités, la demeure, l'alimentation, le vêtement, le travail, les outils, les métiers et les techniques, les loisirs. Elle contredit Michelet sur le Moyen Age : le Xe siècle a été une époque de grands progrès technique dans l'agriculture (modification de l'attelage, ferrure du cheval), dans la confection des routes, dans l'installation des moulins et dans tout autre domaines. Les courants commerciaux se développent, le marchand crée la ville; la bourgeoisie apparaît. Le christianisme enseigne et protège le respect de la personne humaine, les droits de l'enfants, l'autorité des parents. Régine Pernoud est la pionnière d'une révolution de l'historiographie sur la vision du Moyen Age. Loin d'être des "temps obscurs", le Moyen Age – et les XII et XIIIe siècles en particulier – apparaissent au contraire comme l'apogée de notre civilisation occidentale. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albin Michel, 1970, in-8°, 298 pp, notes, biblio, broché, couv. illustrée, dos lég. sali, bon état
Héloïse et Abélard : deux noms bien et mal connus ; en réalité, une « très haute histoire d'amour », vécue au siècle de Tristan et Iseut. Cette page d'« amours célèbres » qui fut quelque peu travestie au XVIIIe siècle et romancée au XIXe nous apparaît aujourd'hui dans sa vérité, à travers une correspondance dont l'authenticité est désormais reconnue, avec des accents étonnamment modernes ; c'est l'échange entre deux êtres séparés par la vie, engagés malgré eux dans une voie de renoncement et qu'une dialectique passionnée amène, l'un par l'autre, à la sainteté. Pour toile de fond : l'Université de Paris, ou plutôt, ses prémisses, frayant sa voie parmi les vignobles de la Montagne Sainte-Geneviève, l'art roman dans son plein épanouissement, avec déjà ces recherches vers l'« architecture raisonnée » et la voûte gothique, l'essor de la logique qui donnera leur structure aux grandes sommes médiévales. Dialectique du couple, affrontement de la passion et de la philosophie, de la foi et de la raison, et, pour finir, triomphe d'un amour au-dessus de l'amour, sont ici évoqués avec les confidences mêmes laissées par les acteurs de ce grand drame humain à deux personnages. — "L'auteur s'attache à pénétrer et faire comprendre les sentiments de ses personnages ; d'Héloïse notamment, mais aussi bien d'Abélard, dont l'évolution et l'enrichissement de la personnalité sont précisément décrits et analysés. Discrètement, mais efficacement, en des points bien choisis, des anecdotes et des citations littéraires, poétiques surtout, reconstituent pour le lecteur moderne l'atmosphère affective et culturelle dans laquelle se mouvaient ces esprits actifs. Cela est essentiel pour la reconstruction de leur aventure personnelle, et contribue grandement à donner à ce livre la saveur et la solidité historiques du vécu, qui en font l'intérêt principal. C'est une très bonne évocation d'Héloïse et d'Abélard, de leur milieu, de leur époque, et même à qui pense bien les connaître sa lecture apportera quelque chose de neuf, de vif à respirer." (Jean Jolivet, Cahiers de civilisation médiévale, 1974) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albin Michel, 1989, in-8°, 366 pp, tableaux généalogiques, principales sources et chroniques, biblio, broché, bon état
Biographie de Blanche de Castille. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albin Michel, 1973, in-8°, 366 pp, tableaux généalogiques, reliure toile blanche éditeur avec une vignette en couleurs contrecollée au 1er plat, bon état
Une biographie de Blanche de Castille. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hachette, 1960, in-8°, 318 pp,
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard/Tallandier, 1982, in-8°, 343 pp, nouvelle édition revue et augmentée, 8 pl. de gravures et photos hors texte, une carte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Du marchand au roi en passant par le clerc ou le baron, Régine Pernoud évoque les motivations des protagonistes des Croisades – foi, esprit de conquête ou appât du gain –, leur étonnement devant les pays découverts et les relations entre civilisations. Ce véritable tableau vivant restitue les mille épreuves qu'ils durent subir en traversant des pays inconnus, la façon remarquable dont ils surent s'adapter, bâtir églises et forteresses et "tenir" pendant deux siècles face à un adversaire supérieur en nombre. — "Avec Régine Pernoud (1909-1998), a disparu une personnalité de premier plan, connue d'un large public en France et à l'étranger, auteur de dizaines d'ouvrages, parfois traduits à l'étranger, sur saint Martin de Tours (1996), sur Héloïse et Abélard (1970), sur Hildegarde de Bingen (1994), sur Aliénor d'Aquitaine (1966), sur Richard Cœur-de-Lion (1988), sur Blanche de Castille (1972), sur saint Louis (1985), sur Christine de Pisan (1982), sur les hommes de la croisade (1984), sur les saints au Moyen Age (1984), sur la femme au temps des cathédrales (1990)... Autant de livres composés avec simplicité et élégance, où se manifestent sa familiarité avec les chroniques, la littérature et l'art du Moyen Age, mais aussi sa profonde et touchante sympathie pour les siècles qu'elle évoque." (Philippe Contamine, Bibliothèque de l'École des chartes, 2000) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1984, in-8°, 368 pp, notes, annexes (les saints patrons des pays et des villes, de nos métiers et professions, qu'on invoque dans les difficultés, du calendrier), index, broché, couv. illustrée, qqs rares annotations crayon, bon état
Ce livre est une somme incomparable sur l'histoire des saints au Moyen Age, ce peuple immense et foisonnant constitué de personnages proches de toutes les manifestations de l'art et de la culture. Comment séparer Saint Bernard des chefs d'oeuvre que sont les abbayes de Silvacane, Fontenay et du Thoronet ? Ou encore Saint François de Giotto ? Les saints au Moyen Age sont aussi profondément liés à la vie des gens. Martin, Patrick, Colomban, les femmes aussi, Delphine, Brigitte, des dynasties entières de saints et de mystiques vivent dans le quotidien des individus de leur temps, sont "élus" par la foule, leur gloire s'est faite de bouche à oreille, et ils incarnent autant la joie de vivre que la culture et toutes les plus belles manifestations de l'art de leur temps. Cet ouvrage de référence et de claire érudition s'inscrit dans la tradition des thèses de la célèbre Régine Pernoud qui a su décrire un Moyen Age flamboyant, vivant et le sortir de l'analyse obscurantiste où il était demeuré jusqu'alors. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Grasset, 1981, pt in-8°, 265 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Le Moyen Age, ère de ténèbres : telle est l'image que nous avons tous gardée de nos études secondaires. Les bâtisseurs de cathédrales ont été longtemps présentés comme des barbares et les auditeurs de saint Thomas d'Aquin comme des naïfs. C'est contre ces jugements préfabriqués que se dresse Régine Pernoud. Elle révèle le Moyen Age dans sa "lumière". Elle nous fait connaître sa richesse littéraire et son essor artistique, mais aussi ce qu'on connaît le moins : l'intérêt porté alors aux sciences et à la médecine. La vie quotidienne même portait la marque d'une civilisation déjà raffinée : l'hygiène - l'usage des "retraits", des bains publics et privés - était plus développée qu'au XVIIe siècle. La hiérarchie sociale reposait essentiellement sur des liens familiaux et il était beaucoup plus facile d'approcher Saint Louis que Louis XIV. Si les hommes avaient généralement l'autorité dans la famille, les femmes avaient des droits qu'elles n'avaient pas dans la société romaine et qu'elles ont reperdus dès le XVIe siècle. Une découverte fabuleuse d'un temps mal connu où se mêlent le profane et le sacré, où se développent le commerce, les sciences et les arts : les XIIe et XIIIe siècles sont sans doute les vrais "Grands Siècles" de notre histoire. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1988, in-8°, 312 pp, 2 cartes, chronologie, biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état
Une des grandes figures du Moyen Age, le fils préféré d'Aliénor d'Aquitaine fut roi d'Angleterre de 1157 à 1199. Parti à la Croisade et fait prisonnier, lors de son retour, il put enfin rétablir la situation dans son royaume. — L'historien ne peut manquer de s'interroger sur ce paradoxe : angevin par son père Henri II et aquitain par sa mère Aliénor, Richard Ier, roi d'Angleterre de 1189 à 1199, ne résida dans l'île que six mois au total et n'en parla sans doute jamais la langue... Il se consacra beaucoup plus à la lutte contre ses vassaux du continent, contre le roi de France et les Sarrasins qu'au gouvernement de son royaume. Et pourtant il demeure certainement, depuis bientôt huit siècles, le plus aimé des souverains anglais. Cette popularité ne doit rien à la légende : les contemporains, unanimes, nous le décrivent comme le "roi des rois terrestres", nul n'étant allé "plus loin que lui pour l'ardeur, la magnanimité, la chevalerie et toutes autres vertus". N'est-ce pas lui qui enleva Chypre aux Byzantins et la place d'Acre au redoutable Saladin, le vainqueur de Jérusalem ; ne fut-il pas l'un des plus grands troubadours de son temps ? Brave jusqu'à la témérité, fastueux, lettré, il incarne admirablement l'idéal chevaleresque qui était celui du XII siècle ; tout roi qu'il fût, il ne se pardonnait pas même ses écarts (notamment la "sodomie") ou ses manquements de parole (car il était d'un caractère changeant) et s'en accusa publiquement à plusieurs reprises avec force manifestations – sincères – de repentir. Longtemps absent en raison de la croisade et aussi d'une interminable captivité dans les geôles de l'empereur Henri VI, il mourut à quarante et un ans près de Limoges en assiégeant un vassal révolté. Disparition prématurée, infiniment dommageable pour l'Angleterre et pour l'Aquitaine, mais peut-être bénéfique pour sa mémoire. Le monde était en effet en train de changer : aurait-il pu ou su devenir un grand "politique" avec ce que cela requiert de cynisme, de calcul et de dissimulation ? Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Berg International, 1980, gr. in-8°, 219 pp, 8 planches en couleurs hors texte, 39 photos en noir dans le texte et à pleine page, 89 dessins dans le texte, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
"Régine Pernoud traite du problème des sources de l'art roman, conçu très largement, c'est-à-dire qu'elle retrace dans une large fresque les mutations ayant conduit de l'art classique de la Rome impériale jusqu'au jaillissement roman, puis elle définit les caractères du style. Sans aucun doute on trouvera indue la part réservée aux Celtes. Sur divers autres points encore on aimerait engager la discussion. Il n'en demeure pas moins que ce livre se lit avec agrément. (...) Le lexique thématique établi par Madeleine Pernoud entend également privilégier les Celtes « source essentielle d'expression d'un art dont l'inspiration est évidemment chrétienne »." (Marcel Durliat, Cahiers de Civilisation médiévale) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hachette, 1970, in-8°, 314 pp, 64 gravures, photos et cartes en noir dans le texte et hors texte, 16 pl. d'enluminures et photos en couleurs hors texte, chronologie, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Ouvrage collectif, coordonné par Régine Pernoud, réalisé à l'occasion du septième centenaire de la mort de saint Louis. "L'état actuel des connaissances sur le temps de saint Louis" : 39 études érudites par Ch. Higounet, P. Riché, J. Hubert, A. Erlande-Brandenburg, R. Lejeune, J.-P. Babelon, E. Pognon, J. Gimpel, P. Deschamps, J. Fino, J. Meurgey de Tupigny, G.-A. Bezzola, A. Dimier, Y. Dossat, J. Levron, F. Gasparri, etc. — "Œuvre collective, cet ouvrage propose une quarantaine d'études qui, rassemblées, composent un tableau du siècle de saint Louis. On lira particulièrement les chapitres sur La vie paysanne et l'agriculture, Les villes et l'urbanisme de M. Charles Higounet, sur Saint Louis dans son palais de Paris, de M. J.-P. Babelon, sur les Routes et circuits commerciaux, de M. Jean Hubert ; – touchant la vie intellectuelle l'article de M. Bougerol sur Robert Grosseteste et saint Bonaventure, celui de M. Levron sur la Naissance des encyclopédies ou de M. Guillermon sur L'universalité de la langue française au XIIIe siècle ou encore de M. Riché sur L'instruction des laïcs au temps de saint Louis. Sous un titre assez large, Le royaume, l'Europe et l'Orient, se lisent quelques textes excellents sur Les enquêtes royales (M. François), L'abolition du duel judiciaire (J.-P. Babelon). Les arbitrages de saint Louis (E. Pognon), Le traité de Paris, en partie transcrit (J.-P. Babelon) ; – et, pour la vie religieuse, Les ordres mendiants (R. P. Vicaire), L'établissement de l'inquisition (Y. Dossat), Saint Louis et les Juifs (Mme Labarge), Royaumont et les Cisterciens (Fr. Dimier). L'histoire de l'art n'a pas été négligée et quelques études cherchent à définir ce que fut Le siècle des cathédrales. Celle de M. Erlande-Brandenburg fait le point sur Les techniques architecturales (...) Mme Perrot a résumé ce que l'on sait du vitrail au temps de saint Louis, en montrant comment l'agrandissement des fenêtres a imposé aux peintres verriers un changement de tonalité... – De son côté, M. Fino a fait un court exposé de l'organisation de l'armée, de l'état de l'armement et de l'évolution de l'architecture militaire. – Enfin je signale la brève mais suggestive étude de M. Meurgey de Tupigny sur le blason, sur le sens symbolique des émaux qui y sont employés, sur les origines et la signification de la fleur de lis et du lion dont les têtes décorent le trône du roi sur les sceaux de majesté... Une illustration agréable et bien choisie, en partie en couleurs, rehausse l'intérêt de l'ouvrage." (Francis Salet, Bulletin Monumental, 1971) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Imprimerie Nationale, 1874, in-folio (35 x 25 cm), xliii-395 pp, introduction par L.-M. Tisserand sur les prévôts des marchands antérieurs à Etienne Marcel, reliure bradel cartonnée papier vert de l'éditeur, intérieur propre et frais, mais 2e plat détaché et coiffe sup. arasée, état correct (Coll. Histoire générale de Paris). Edition originale
"Le présent ouvrage, agréé en 1869 par l'ancienne Commission municipale des Travaux historiques, et imprimé en placards, aurait paru en 1870, si les circonstances en avaient permis la publication. Repris en 1871, dans l'état où les événements l'avaient laissé, c'est-à-dire privé des reproductions de miniatures et de documents originaux réunis par l'auteur et détruits dans l'incendie de l'Hôtel de Ville, il eût pu être publié dans les premiers mois de 1872 ; mais d'autres ouvrages, également en cours d'impression et se rattachant à des volumes déjà mis au jour, ont dû passer en première ligne. D'autre part, il était nécessaire d'établir pour ce livre, comme pour tous ceux de la collection , une table analytique détaillée, et de placer en tête, conformément au vœu de la Commission, une introduction sommaire où seraient exposés les actes des prédécesseurs d'Etienne Marcel. C'est ainsi qu'a été retardée jusqu'en 1874 la publication d'un ouvrage imprimé il y a près de cinq ans. (Novembre 1874)" (Avant-propos) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Genève, Slatkine-Mégariotis, 1975, fort in-8°, xvi-428 + 402 pp, index, les 2 tomes reliés en un fort volume simili-cuir éditeur, bon état. (Réimpression de l'édition de 1873)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Marseille, Laffitte Reprints, 1980, in-8°, xxxii-386 pp, reliure simili-cuir havane de l'éditeur, titre doré au dos et au plat sup., bon état. Réimpression tirée à 300 ex. de l'édition de Chambéry de 1879
Première partie des documents réunis par l'auteur (la suite paraîtra en 1883), "qui forment un véritable cartulaire de ce prieuré". — "Nous savons peu de choses sur l'histoire ancienne de Chamonix. La documentation écrite est entièrement rassemblée par Adrien Bonnefoy et André Perrin, Documents relatifs au prieuré et à la vallée de Chamonix, Chambéry, 1879-1883, sur lequel se sont appuyées toutes les études publiées depuis lors." (Jean-Yves Mariotte, Les origines du prieuré de Chamonix, Bibliothèque de l'école des chartes, 1978) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.