8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Flammarion, 1918, in-12, viii-316 pp, reliure demi-percaline aubergine à la bradel, dos lisse avec titre doré (rel. de l'époque), bon état (Bibliothèque de philosophie scientifique)
"Tout est à louer dans ce volume. M. Diehl a visité souvent Venise, s'est imprégné de son atmosphère. Dans les chroniques latines ou italiennes, et aussi dans les chroniques grecques – car l'Orient byzantin permet seul de comprendre cette cité toute grecque – il a étudié à fond son histoire ; derrière chacune de ses assertions nous devinons le texte précis. En plus il a disposé sa matière avec beaucoup d'art ; on suit avec un véritable intérêt ses développements toujours clairs; on lit avec un grand plaisir ses descriptions chatoyantes. Qu'on compare ce volume avec un ouvrage à peu près analogue publié en Allemagne, le “Venedig als Weltmacht und Weltstadt” de H. v. Zwidineck- Südenhorst ; autant celui-ci est lourd, doctrinal, et malgré tout superficiel, autant celui-là est gracieux, pimpant, et aussi très solide. Parcourons rapidement les quatre livres dont se compose le volume. Le premier nous entretient des origines de Venise et de la formation de sa grandeur. Par le traité de 812, Venise échappa à la domination des Carolingiens ; placée sous la suzeraineté de Byzance, gouvernée par ses ducs qui cherchèrent à rendre leur charge héréditaire, elle établit son autorité solidement sur l'Adriatique et jeta les fondements de sa grandeur maritime. Avec le livre II, nous entrons au cœur du sujet. Du XIe à la fin du XVe siècle, Venise est, dans la Méditerranée, la grande puissance commerciale ; et avec beaucoup de raison, M. Diehl insiste sur l'organisation de ce commerce, sur l'essor que lui donnèrent les croisades et la conquête de Constantinople en 1204. (...) Le livre III montre l'évolution de Venise du milieu du XVe à la fin du XVIe siècle. Les causes de décadence sont déjà très visibles. Les Turcs enlèvent à Venise son bel empire colonial... (...) Le livre IV, « la fin de Venise », n'est qu'un épilogue assez court. En 1669, Venise perd la Crète ; la conquête de la Morée par François Morosini le Péloponésiaque ne fut que passagère ; Venise ne la garda que trente années (1685-1715). Et dès lors elle renonça à toutes ses ambitions. Elle devint l'hôtellerie décrite dans Candide, la ville où s'arrêtèrent tous les voyageurs du XVIIIe siècle, celle des comédies de Goldoni et des farces de Gozzi, jusqu'au jour où, après les Pâques véronaises, Bonaparte la livra à l'Autriche. Ici s'arrête le livre de M. Diehl." (Ch. Pfister, Revue Historique, 1916) — Il y a une Venise romantique, celle de Byron, de Musset, de George Sand : de cette Venise, charmante assurément, un peu conventionnelle aussi peut-être, et dont la gloire est faite de beaucoup de littérature et d'un peu de snobisme, il n'est pas question dans ce livre. Il y a une autre Venise, celle dont on a joliment dit qu'elle est "La plus formidable leçon d'énergie active et d'utilisation pratique qui se rencontre dans l'histoire". C'est de cette Venise que l'auteur a voulu ici, non point sans doute écrire une fois de plus l'histoire, mais étudier le régime politique, l'évolution historique, et déterminer les causes qui firent sa grandeur et sa décadence. Dans la succession, compliquée et diverse, des formes politiques que connurent tour à tour les peuples européens, Venise tient une place à part. Sa constitution est une des créations les plus originales qu'ait comptées l'histoire des institutions ; elle offre le type classique – et presque unique – d'un gouvernement purement aristocratique, d'une république patricienne, où le pouvoir se concentre aux mains d'une oligarchie peu nombreuse, étroitement fermée et singulièrement jalouse de ses privilèges. Mais ce qui est peut-être plus remarquable encore, c'est que cette œuvre politique, née des circonstances, et par bien des côtés artificielle, a été, par la ferme volonté de ceux qui y présidèrent, une œuvre durable. L'ouvrage de Charles Diehl est devenu un classique. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Marseille, Jeanne Laffitte, 1983, in-4°, 263 pp, texte sur 2 colonnes, 22 photos et 98 plans dans le texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
L'étude de l'art roman en Vendée a trop longtemps souffert de son rattachement – tout théorique – au Poitou et il semble resté en quelque sorte un parent pauvre de l'architecture médiévale de l'Ouest. D'autre part, les guerres de religion puis celles de la Révolution ont entraîné de tragiques dévastations du patrimoine régional. C'est le mérite de Michel Dillange d'avoir non seulement traité des monuments subsistants mais aussi d'avoir retrouvé et analysé des vestiges qui permettent maintenant d'avoir une vue précise et complète des constructions de l'âge roman vendéen et de dégager l'ensemble original qu'elles constituent. (...) Il est difficile de rendre compte de toutes les pertinentes analyses auxquelles a procédé Michel Dillange. Il conclut qu'on ne saurait à proprement parler d'un roman vendéen, mais que, si la région a subi toutes les influences architecturales des provinces voisines, elles se retrouvèrent dans les monuments d'une manière très élaborée. « II en résulte, conclut-il, un mélange harmonieux, sensible et très particulier. » (Henri-Paul Eydoux, Bulletin Monumental, 1984) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hachette, 1934, gr. in-8°, xvi-473 pp, un tableau généalogique dépliant hors texte, biblio, index, reliure demi-basane noire, dos à 4 nerfs, titres dorés, couv. conservée, bon état. Bel exemplaire (Saffroy, 10655)
"Le beau livre de M. Dodu n'est point une histoire de France. S'il fallait lui trouver un précurseur, il ferait plutôt penser à quelque “Pathologie mentale des rois de France” prolongée jusqu'en 1589. Ce qui a surtout intéressé l'auteur, c'est la tragédie de l'hérédité morbide transmise depuis Philippe VI jusqu'à son dernier descendant. Il insiste beaucoup sur les tares, les anomalies, les extravagances de tous ces étranges personnages et en fait un tableau peut-être trop poussé au noir. Assez nouvelles et curieuses sont les pages qu'il consacre aux rapports de Henri II, de Catherine de Médicis et de Diane de Poitiers. Cependant, son manque d'indulgence vis-à-vis de Henri III va jusqu'à lui faire prendre au sérieux l'absurde histoire des sacrifices à Satan perpétrés par ce prince, légende qui trouva naissance dans la découverte faite par les Ligueurs de chandeliers d 'argent en forme de satyres. Cette réserve ne doit cependant pas nous cacher la beauté de l'ensemble de l'œuvre de M. Dodu. C'est un modèle de synthèse claire et intelligente, d'une lecture attachante. Un peu pessimiste, nous l'avons dit, l'auteur a du moins dégagé l'unité de vues des souverains successifs et la continuité de leur politique." (J. Lavaud, Humanisme et Renaissance, 1935) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
PUF, 1971, pt in-8°, 380 pp, biblio, index, cart. illustré de l'éditeur, bon état (Coll. Nouvelle Clio)
L'Economie des temps carolingiens. Excellent ouvrage. "Notre objectif est de nous représenter cette partie de l’Europe qui, après avoir connu pendant des siècles l’impact de la civilisation romaine, a passé par étapes sous le contrôle de la monarchie franque, du point de vue de sa vie matérielle, entre le Ve et le XIe siècle." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Tours, Alfred Mame, 1870, gr. in-8°, viii-344 pp, 3 pl. de gravures hors texte, reliure pleine toile verte, encadrements à froid sur les plats, titre doré au dos, décor doré au 1er plat et au dos, tranches dorées (rel. de l'éditeur), qqs rousseurs éparses, trace d'humidité ancienne au 2e plat de la reliure, bon état
Biographie de Blanche de Castille, princesse et reine de France (1200-1226), puis reine régente de France (1226-1236) et douairière de France (1236-1252), par Jules-Stanislas Doinel, archiviste-paléographe, chartiste, ancien archiviste du Cantal, bibliothécaire-archiviste de Niort. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Tours, Alfred Mame, 1873, gr. in-8°, 352 pp, deuxième édition, 3 planches hors texte, qqs textes de l'époque traduits en Appendice, modeste reliure toile noire de bibliothèque, C. de bibl., bon état
Biographie de Blanche de Castille, princesse et reine de France (1200-1226), puis reine régente de France (1226-1236) et douairière de France (1236-1252), par Jules-Stanislas Doinel, archiviste-paléographe, chartiste, ancien archiviste du Cantal, bibliothécaire-archiviste de Niort. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Aubier, 1963, pt in-8°, 559 pp, 8 pl. de gravures hors texte, 3 cartes, biblio, chronologie, index, broché, bords des derniers feuillets salis, sans la jaquette, état correct (Collection historique)
"Ce gros livre rendra grand service aux historiens français, car il n'existait aucun ouvrage en français sur l'histoire de ce groupement de marchands devenu association de deux cents villes allemandes au XIVe siècle. M. Dollinger, Professeur à la Faculté des Lettres de Strasbourg, qui connaît très bien l'histoire urbaine d'Outre-Rhin, nous présente les derniers travaux sur la question et nous donne une synthèse de tout premier ordre. Dans une première partie, intitulée « De la hanse des marchands à la hanse des villes », l'auteur trace un tableau du commerce et de la vie urbaine en Europe du Nord et en Allemagne et montre comment depuis la fondation des villes allemandes de l'Est au XIIe siècle, les courants commerciaux se sont établis en Baltique, vers la Russie et la Scandinavie, puis dans la Mer du Nord, et comment se sont créées les premières ligues urbaines. La deuxième partie est consacrée à la Hanse aux XIVe et XVe siècles, c'est-à-dire à la période d'apogée. L'auteur ne se contente pas d'étudier les techniques commerciales, mais présente les villes et les classes urbaines, la « civilisation hanséatique ». En troisième partie, nous assistons aux crises et au déclin du XVe au XVIIe siècle, occasionnés par les nouvelles conditions politiques et économiques. Ce livre rendra de grands services non seulement par son texte, mais par les 51 documents qui font suite comme le veut la présentation de la « Collection historique » et une bibliographie très riche." (G. Devailly et P. Riché, Annales de Bretagne) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Genève, Cercle du Bibliophile, s.d. (v. 1971), in-8°, xvii-348 pp, préface de Frédéric Pottecher, 24 pl. de gravures hors texte, reliure skivertex havane de l'éditeur, plats et dos ornés, bon état (Coll. Les causes célèbres)
L'inquisition, du point de vue de l'histoire, est un phénomène particulier qui revient à l'organisation par les Papes, dans un monde chrétien et catholique, d'une police religieuse et de tribunaux spéciaux, à un moment où le foi et l'autorité de l'église étaient menacées par le développement de l'hérésie cathare qu'appuyaient les autorités politiques du midi de la France. L'Inquisition parvint alors, avec l'aide du bras séculier et au bout d'une guerre et d'une répression terribles à en finir avec l'Hérésie en question. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1957, 2 vol. in-8°, xxxvi-304 et 360 pp, 48 planches hors texte, 58 illustrations dans le texte, une carte dépliante de l'Ethiopie médiévale hors texte, biblio, reliures souples d'éditeur, jaquettes illustrées (trace de mouillure au 2e plat de la jaquette du tome 1), C. de bibl., traces de scotch sur les gardes, état correct
"Sous un titre destiné à allécher le grand public, le livre de J. Doresse est, en fait, une sérieuse histoire de l'Ethiopie, histoire vivifiée par la géographie et l'ethnographie, que nous donne un de ses meilleurs connaisseurs. Bien présenté, l'ouvrage est orné de nombreuses illustrations pratiquement inconnues de nos manuels d'art et d'histoire malgré leur intérêt. La bibliographie est copieuse et méthodique. Quelques cartes localisent les faits. Des notations directes, vivantes et pittoresques sont le souvenir des années de recherches faites sur place par l'auteur. On sent sa profonde sympathie pour le pays et ses habitants. Un caractère marquant de l'Ethiopie est la facilité d'assimilation avec laquelle ce pays emprunte aux civilisations étrangères et transforme leurs apports pour les faire siens, malgré la variété des climats et des races (dont les cartes des langues et religions donnent une idée). L'auteur montre que le pays doit fort peu à l'Egypte pharaonique à qui elle a donné plus qu'il n'a reçu. C'est de l'Arabie du Sud, la mer étant un lien et non une barrière entre les deux pays, que viennent ses premiers éléments de culture, notamment son alphabet encore utilisé aujourd'hui ; aussi M. Doresse insiste de façon intéressante sur les royaumes de l'Arabie heureuse, d'un si haut niveau de civilisation, complètement anéantis depuis l'an 575 et qui furent liés étroitement avec l'Ethiopie pendant un millénaire. Il souligne l'importance économique du trafic de l'encens depuis vingt siècles. L'Ethiopie offre ce caractère unique d'une terre africaine qui, devenue chrétienne dès le IVe siècle, a maintenu sa foi, dans le donjon de ses hauts plateaux, entourée de peuples animistes ou musulmans. D'où l'importance du grand roi Ezana, converti par un Alexandrin. « Tous les palais orientaux de ces temps-là furent peuplés de ces conseillers bénévoles, éloquents pique-assiettes pour la plupart ». Celui-ci devint le premier évêque d'Axoum et le père de l'église d'Ethiopie. L'histoire de celle-ci qui passa au schisme monophysite en 451 nous est contée, et un intéressant chapitre nous promène à travers les temples et églises axoumites si originaux au point de vue artistique et qui témoignent d'origines syro-mésopotamiennes. Le tome I se termine par un chapitre sur les légendes dont la plus célèbre est celle de la Reine de Saba, origine de la dynastie impériale. Le tome II est consacré à l'époque médiévale. Ici encore les détails pittoresques ne manquent pas. On note l'importance des églises rupestres primitives. Des pages intéressantes nous retracent l'apogée de l'Ethiopie médiévale et notamment de sa littérature. Nous arrivons ensuite à la fameuse légende du Prêtre-Jean, soi-disant descendant des Rois Mages, inspirée par un prince mongol puis curieusement adaptée à l'Ethiopie. Le fastueux empereur Lebna-Denguel est l'objet de pages brillantes, mais son règne se termine par une catastrophe. Après l'invasion de l'Islam rejetée avec l'aide des Portugais, le Moyen Age s'achève. Un nouvel âge va naître dont la figure la plus illustre sera celle de Ménélik II, le fondateur de l'Ethiopie moderne. Dans ces deux volumes, l'auteur nous donne le premier tableau en français tenant compte des toutes dernières découvertes, auxquelles dans certains cas il a participé lui-même. Au total un ouvrage neuf qui se lit avec un vif intérêt." (Henry de Morant, Annales ESC, 1961) — L'auteur de ce livre a participé, avec d'autres archéologues français, à la formation et aux premières activités (1953-1955) de la Section d'Archéologie nouvellement fondée à Addis-Ababa sous les auspices du gouvernement éthiopien. On ne saurait assez le féliciter d'avoir mis à profit ce séjour de deux années et les investigations archéologiques qu'il a pu y faire pour rassembler les matériaux d'une nouvelle histoire de l'Ethiopie. Il faut dire que les données que nous avons concernant l'histoire ancienne de l'Ethiopie restent encore assez minces. M. Doresse a su en tirer le meilleur parti possible, avec un don d'évocation remarquable. Et ce n'est pas seulement l'Ethiopie antique qu'il évoque de façon pittoresque, mais tous les pays riverains de la mer Rouge avec lesquels elle fut en relation, surtout l'Arabie du sud. Les rapports avec l'Egypte sont aussi bien étudiés, et l'auteur montre que l'Ethiopie eut avec ce pays des rapports moins continus qu'avec le monde grec ou le monde syrien. On croit communément que le christianisme éthiopien est un christianisme copte en. raison de la dépendance de l'Eglise d'Ethiopie à l'égard du siège patriarcal d'Alexandrie (jusqu'à ces toutes dernières années, le métropolite d'Ethiopie était envoyé par le patriarche copte). En réalité, comme M. Doresse le souligne avec raison, le christianisme qui s'est introduit en Ethiopie venait de Syrie et l'influence du christianisme syriaque se fit sentir à maintes reprises et s'est manifesté en des domaines divers... (A. Guillaumont, Revue de l'histoire des religions, 1959) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Dentu, 1863, 2 vol. in-12, 372 et 336 pp, brochés, rousseurs, état correct. Rare
Guillaume (III) de Varennes (ou Warenne) (v. 1119–19 janvier 1148), troisième comte de Surrey, fut un important baron anglo-normand du règne d'EÉtienne d'Angleterre. Il est le fils du 2e comte de Surrey Guillaume (II) de Warenne († 1138) et d'Isabelle (ou Elisabeth) de Vermandois, fille de Hugues le Grand de Vermandois. Par sa mère, il était demi-frère des jumeaux Robert de Beaumont et Galéran IV de Meulan, et cousin du roi de France Louis VII. Guillaume fait partie de ceux qui, avec Louis VII de France et Galéran IV de Meulan, font le vœu de croisade à Vézelay le 24 mars 1146. Il confie ses terres à son frère Reginald et part en juin 1147 pour la deuxième croisade en Terre sainte. Il rejoint Louis VII à Worms et sert dans sa garde personnelle. Alors que l'armée des croisés traverse l'Anatolie en direction de la Terre sainte, il est dans l'arrière-garde de Louis VII et est massacré par les Maures dans les défilés de Laodicea le 19 janvier 1148. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Renouard, 1874, gr. in-8°, lxxi-360 pp, tableau des prix, table des noms et des matières, reliure pleine toile grise, pièce de titre chagrin vert (rel. moderne), qqs rousseurs et taches sur les premiers et derniers feuillets, bon état
L'ouvrage complète les données du premier recueil publié par le même Douët d'Arcq en 1851 : il contient quatre comptes du XIVe siècle (ceux de Geoffroi de Fleury en 1317, d'Edouard Tadelin en 1342, de Guillaume Brunet en 1387, et l'inventaire au décès de la reine Clémence de Hongrie en 1328). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Genève, Droz, 1976, in-8°, 371 pp, biblio, index, broché, couv. lég. tachée, bon état (Hautes Etudes médiévales et modernes, 27)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard/GLM, 2004, in-8°, 544 pp, généalogie, une carte, biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état
"La vie du duc Charles et la fin inattendue de l’État bourguignon continuent de hanter l’imaginaire des historiens, ainsi que le prouve le dernier livre d’H. Dubois. Ce travail, qui témoigne d’une grande familiarité des sources et de la volumineuse bibliographie bourguignonne, offre sans conteste une excellente synthèse des connaissances actuelles." (Laurent Vissière, Bibliothèque de l'École des chartes, 2005) — "Charles de Bourgogne a été vaincu et tué, et son grand dessein s'est effondré avec lui. Mais la tâche qu'il s'était assignée était démesurée et il fut bien, en s'y attaquant, téméraire. L'idée de construire entre France et Empire un Etat d'un nouveau type, souverain et indépendant, ayant pour assise territoriale un nouveau royaume constitué de toutes pièces, était d'une telle nouveauté qu'elle ne pouvait que heurter les traditions et les conservatismes. Le roi de France ne pouvait l'accepter, occupé qu'il était à établir son autorité sur les princes et à les mettre au pas, attendant d'eux, au-delà de la loyauté vassalique, une obéissance de sujets. À ses yeux, le duc de Bourgogne était le vassal félon qui s'était soustrait à l'hommage et aux obligations en découlant. En même temps, chaque fois que Charles s'est consacré à l'Empire en tournant le dos à la France, il a pris un risque. Il a cru pouvoir s'y implanter profondément, a pu songer y acquérir la couronne de roi des Romains le destinant à la dignité impériale, mais il s'est mépris sur la situation. Les obstacles à son grand dessein étaient immenses. Son comportement ne fut pas de nature à les amoindrir. Il a cru à la guerre comme moyen politique et, surtout, il a cru à la bataille comme moyen de décision. Ce prince cultivé, musicien, amateur des auteurs antiques et homme de goût en matière d'art se montra impitoyable et brutal jusqu'à la férocité. Appliquant sa propre conception, qu'il valait mieux être redouté que dédaigné, il s'est ingénié à répandre la terreur. Mais, à trop vouloir être redouté, on se rend détestable." (4e de couverture) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Genève, Skira, 1967, gr. in-4°, 214 pp, 71 reproductions et photographies en couleurs contrecollées sur 60 planches hors texte, 60 illustrations en noir, index des noms cités, reliure d'éditeur, jaquette illustrée, rhodoïd, sous emboîtage (lég. abîmé), bon état (Coll. Art, Idées, Histoire). Edition originale
Premier volume de la lumineuse synthèse sur l'art et la société entre 980 et 1420 que Georges Duby avait composée pour les éditions Skira, sous la forme d'un harmonieux triptyque : “Adolescence de la chrétienté occidentale (980-1140)” ; “L'Europe des cathédrales (1140-1280)” ; “Fondements d'un nouvel humanisme (1280- 1440)”, superbement illustrée. — "... L'écriture atteint ici parfois une telle perfection qu'elle échappe à l'implacable érosion du temps. Ce livre si achevé s'apparente aux types idéaux dont les sculpteurs de l'âge gothique peuplaient les cathédrales, ignorant les déformations provoquées par l'âge et le travail, parvenant d'emblée à un total accomplissement. A lire et à relire, donc, de véritables morceaux d'anthologie où l'acuité du regard porté sur les œuvres se double d'un rare bonheur d'expression. Soit un art consommé de restituer les monuments dans leur éclat et leur rôle originels, en les arrachant à l'ensevelissement dont l'érudition les menace. Ici tout est jaillissement et vivacité. Ce livre montre avec éclat, et rappelle encore aujourd'hui, combien est nocif le cloisonnement qui a longtemps sévi entre « l'histoire de l'art » et « l'histoire » tout court, événementielle et politique de préférence. Georges Duby appréhende la création artistique non comme une activité séparée, mais comme une pratique sociale parmi d'autres, qu'il réfère aux grandes tendances de l'évolution socio-économique et aux systèmes dominants de représentations. Ainsi l'évocation des comportements et des croyances des féodaux permet d'approcher de façon très neuve les réalisations du premier âge roman..." (H. Martin, Revue d'histoire de l'Église de France) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 1996, in-8°, 218 pp, broché, jaquette illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque des Histoires)
"Au XIIe siècle, des prêtres se sont mis à parler plus souvent des femmes, à leur parler aussi, à les écouter parfois. Celles de leurs paroles qui sont parvenues jusqu'à nous éclairent un peu mieux ce que je cherche, et que l'on voit si mal : comment les femmes étaient en ce temps-là traitées. Evidemment, je n'aperçois encore que des ombres. Cependant, au terme de l'enquête, les dames du XIIe siècle m'apparaissent plus fortes que je n'imaginais, si fortes que les hommes s'efforçaient de les affaiblir par les angoisses du péché. Je crois aussi pouvoir situer vers 1180 le moment où leur condition fut quelque peu rehaussée, où les chevaliers et les prêtres s'accoutumèrent à débattre avec elles, à élargir le champ de leur liberté, à cultiver ces dons particuliers qui les rendent plus proches de la surnature. Quant aux hommes, j'en sais maintenant beaucoup plus sur le regard qu'ils portaient sur les femmes. Elles les attiraient, elles les effrayaient. Sûrs de leur supériorité, ils s'écartaient d'elles ou bien les rudoyaient. Ce sont eux, finalement, qui les ont manquées." (G. D.) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 1995, in-8°, 238 pp, broché, jaquette illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque des Histoires)
"Quelques figures d'aïeules apparaissent dans les rares vestiges d'une littérature généalogique qui s'est épanouie en France à la fin du XIIe siècle. Fugitives, indécises, ces silhouettes féminines laissent cependant entrevoir comment les dames, les épouses des seigneurs, menaient en ce temps leur vie. Chevaliers ou prêtres, leurs descendants se plaisaient à les imaginer dociles, soumises, honorées moins pour leurs propres mérites que pour la gloire de leur mari et des fils qu'elles avaient mis au monde. De fait, elles régnaient sur l'intérieur de la maison et celles, nombreuses, qui, enfin libres, survivaient à leur époux devenaient véritablement dominantes." (G. D.) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 1971, in-12, 49 pp, broché, couv. à rabats, bon état. Edition originale (achevé d'imprimer du 28 janvier 1971), il n'est pas mentionné de grands papiers
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 1973, in-8°, 308 pp, biblio, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Bibliothèque des Histoires). Edition originale
"Guerriers et paysans est l'histoire d'un démarrage, celui de l'économie européenne entre les invasions barbares et l'essor des villes. La grande nouveauté n'est pas l'application à une époque reculée d'un concept de l'économie moderne... Elle est dans la découverte de phases insoupçonnées et de mécanismes paradoxaux de ce démarrage." (Jacques Le Goff) — Il ressort de cette vaste enquête sur le premier essor de l'économie occidentale entre le VIIe et la fin du XIIe siècle que l'élan de croissance a été animé, essentiellement dans une première phase, par les activités militaires dont l'aristocratie tirait alors tous les profits, et qu'il le fut, dans une seconde phase, par le labeur des paysans que stimulait le pouvoir seigneurial. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1984, in-8°, 190 pp, biblio, broché, couv. illustrée, tranche salie, sinon bon état (Coll. Les Inconnus de l'Histoire). Edition originale
Guillaume, issu d'un modeste lignage, est né au milieu du XIIe siècle. Champion de tournois jusqu'à quarante ans, il a servi fidèlement les Plantagenêts : Henri II, son fils aîné Henri le Jeune et les cadets Richard Coeur de Lion et Jean Sans Terre. En récompense, on lui a donné pour femme l'un des plus beaux partis d'Angleterre. Il a combattu Philippe Auguste et c'est à soixante-treize ans, comme Régent d'Angleterre du jeune Henri III, qu'il a remporté contre le futur Louis VIII la bataille de Lincoln en 1217, qui obligea les Français à conclure la paix et à évacuer l'Angleterre. Apprenant la mort de Guillaume dans la tradition des Croisés, Philippe Auguste et ses barons le proclamèrent « le meilleur des chevaliers ». Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 2002, fort in-8°, 1283 pp, édition établie sous la direction de Guy Lobrichon, 171 documents, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Quarto)
Contient : Art et société au Moyen Age • Saint Bernard • L'Art cistercien, suivi de "Saint Bernard et les arts" • Le Temps des cathédrales • Articles, conférences, préfaces. — "Je suis persuadé que l'art est l'expression d'une organisation sociale, de la société dans son ensemble, de ses croyances, de l'image qu'elle se fait d'elle-même et du monde", écrit Georges Duby. L'art et la société en fait la magistrale démonstration, en réunissant les textes majeurs de l'historien du Moyen Âge et ceux de l'amateur d'art du XXᵉ siècle qu'il fut. Partout il déchiffre en profondeur le système esthétique dans lequel naît l'œuvre d'art. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hachette, 1981, in-8°, 312 pp, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. La Force des Idées). Edition originale
Que sait-on des origines et de l'histoire de l'institution du mariage ? La cellule conjugale, cadre consacré, contrôlé par le clergé, ne s'impose qu'après une longue lutte qui culmine au XIIe siècle, entre les guerriers et l'Eglise. C'est l'histoire de ce conflit, long et spectaculaire, contre les prérogatives des seigneurs que retrace ce livre, pour déboucher sur un nouvel équilibre : celui de l'amour conjugal et de l'amour courtois. Une des œuvres maîtresses de Georges Duby. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hachette, 1981, in-8°, 312 pp, reliure pleine toile gris-clair, dos lisse, pièce de titre basane havane (rel. de l'époque), bon état (Coll. La Force des Idées). Edition originale
Que sait-on des origines et de l'histoire de l'institution du mariage ? La cellule conjugale, cadre consacré, contrôlé par le clergé, ne s'impose qu'après une longue lutte qui culmine au XIIème siècle, entre les guerriers et l'Eglise. C'est l'histoire de ce conflit, long et spectaculaire, contre les prérogatives des seigneurs que retrace ce livre, pour déboucher sur un nouvel équilibre : celui de l'amour conjugal et de l'amour courtois. Une des oeuvres maîtresses de Georges Duby. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 1980, in-8°, 379 pp, 32 pl. de gravures hors texte, broché, jaquette illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque des histoires)
Devant le trésor de Saint-Denis ou les vitraux de Chartres, les fresques de Giotto ou les palais florentins, qui ne s'est interrogé sur les conditions sociales et les représentations mentales qui ont environné et inspiré le geste de leurs créateurs ? Cette vaste sociologie de la création artistique, chef d'œuvre d'un grand historien doublé d'un écrivain, replace l'ensemble des hautes productions de l'Occident médiéval dans le mouvement général de la civilisation. Elle offre des clés pour pénétrer cet univers de formes complexe et fascinant. Georges Duby montre donc comment, au XIe siècle, ce que nous avons appelé la féodalité transféra des mains des rois à celles des moines le gouvernement de la production artistique ; comment, cent ans plus tard, la renaissance urbaine établit la cathédrale au foyer des innovations majeures ; comment, au XIVe siècle, l'initiative du grand art revint aux princes et s'ouvrit aux valeurs profanes. Le temps des cathédrales est ainsi encadré, entre celui des monastères et celui des palais. L'influence de cet essai n'a cessé d'être déterminante aux avant-postes de la recherche historique... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Aubier, 1975, 2 vol. pt in-8°, 822 pp, pagination continue, 10 pl. de photos hors texte, 5 cartes, biblio, index, brochés, couv. illustrées, bon état
"La collection historique que dirige Paul Lemerle vient de s'enrichir d'une synthèse d'histoire des campagnes médiévales par Georges Duby ; Après tant d'ouvrages déjà remarquables, celui-là donne à la collection une place de premier ordre parmi les instruments de travail de l'érudit, du chercheur ou de l'étudiant. Ce travail continue, dépasse, amplifie les « Caractères originaux » de Marc Bloch : il devrait être assuré d'une même audience. Il est bon que des louanges sans feinte saluent l'apparition de ce livre, dans l'organe de la communauté chartiste, et que notre admiration soit hautement exprimée envers un livre tel qu'il n'en paraît que tous les dix ans, et qui porte comme l'écrit joliment Robert Boutruche « la griffe des Seigneurs de l'Histoire »." (Robert Fossier, Bibliothèque de l'Ecole des chartes, 1963) — "Cet ouvrage va aiguiser la curiosité des historiens, va proposer des réflexions aux géographes, aux sociologues, aux économistes, en explorant ce domaine encore très mal connu : le monde paysan médiéval. Deux cents documents choisis et commentés doivent permettre au lecteur de prendre un contact direct avec les matériaux divers de cette histoire en pleine construction." (L'éditeur) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Aubier, 1962, 2 vol. pt in-8°, 822 pp, pagination continue, 10 pl. de photos hors texte, 5 cartes, biblio, index, brochés, jaquettes illustrées, bon état. Edition originale
"La collection historique que dirige Paul Lemerle vient de s'enrichir d'une synthèse d'histoire des campagnes médiévales par Georges Duby ; Après tant d'ouvrages déjà remarquables, celui-là donne à la collection une place de premier ordre parmi les instruments de travail de l'érudit, du chercheur ou de l'étudiant. Ce travail continue, dépasse, amplifie les « Caractères originaux » de Marc Bloch : il devrait être assuré d'une même audience. Il est bon que des louanges sans feinte saluent l'apparition de ce livre, dans l'organe de la communauté chartiste, et que notre admiration soit hautement exprimée envers un livre tel qu'il n'en paraît que tous les dix ans, et qui porte comme l'écrit joliment Robert Boutruche « la griffe des Seigneurs de l'Histoire »." (Robert Fossier, Bibliothèque de l'Ecole des chartes, 1963) — "Cet ouvrage va aiguiser la curiosité des historiens, va proposer des réflexions aux géographes, aux sociologues, aux économistes, en explorant ce domaine encore très mal connu : le monde paysan médiéval. Deux cents documents choisis et commentés doivent permettre au lecteur de prendre un contact direct avec les matériaux divers de cette histoire en pleine construction." (L'éditeur) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.