Suivant l'imprimé à Zurich, Heidegguer, 1766 in-16, XXXII pp., 208 pp., demi-basane havane à coins modeste, dos lisse orné de filets dorés, tranches jaunes (reliure du XIXe siècle). Dos frotté et abîmé.
La première édition était parue en 1763 à l'adresse d'Amsterdam.L'ouvrage est un des plus importants de Mably, celui où il affirme et développe ses idées politiques. Profondément marqué par la lecture des Anciens, dont l'ouvrage est d'ailleurs prétendument traduit, il soutient que la politique doit être soumise à la raison, que le bonheur des hommes repose sur la vertu et, enfin, que le rôle de la politique est de régler les mœurs.Maffey, Il Pensiero politico di Mably, 217. Lichtenberger, Le Socialisme utopique, 224. I.N.E.D., 2991. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
A Genève, Par la Compagnie des libraires, 1749 in-12, [10]-273-XII pp., un f. n. ch. d'errata, veau fauve marbrée, dos lisse orné, encadrement de double filet à froid sur les plats, tranches dorées (reliure de l'époque). Rousseurs. Manque de cuir aux mors, coins usés. Ex-libris Bourgain (cachet humide).
Edition originale de ces réflexions politiques qui reparaîtront en 1766 sous une forme plus achevée et sous le titre de Observations sur l'histoire de la Grèce. Formant le parallèle des Observations sur les Romains (de 1751), elles offrent une intéressante vision de la pensée du théoricien en formation, dans la mesure où l'examen des constitutions anciennes devait mener Mably à proposer un complet bouleversement des conditions politiques contemporaines.Cioranescu, XVIII, 41166. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
À Paris, chez Bossange, Masson, Besson [puis] chez Guillaume, an V (1797-1798) 15 vol. in-8, basane fauve racinée, dos lisses ornés, fleurons, filets, palmettes et motifs réticulés dorés, pièces de titre et de tomaison, coupes guillochées, tranches marbrées (rel. de l'époque). Dos passés, discrètes traces de ver sur certains plats, petit accroc à certaines coiffes (deux d'entre elles plus abîmées) ou entaille dans certains mors, mouillure marginale sur qqs cahiers (T. XIV), néanmoins exemplaire agréable.
Sous la même tomaison, l'édition des Œuvres du philosophe, précédées de l'Éloge historique de Mably, en douze volumes (1797) a été complétée par celle en trois volumes (1798) des Œuvres posthumes.I.-III. Observations sur l'histoire de France ([4]-330, [4]-351 et [4]-339 pp.). IV. Observations sur l'histoire de la Grèce. Observations sur les Romains ([4]-VIII-412 pp.).V-VII. Principes des négociations ([4]-455, [4]-316 et [4]-273 pp.). VIII. Du Gouvernement et des loix de la Pologne. Des Etats-Unis d'Amérique ([4]-320 pp.). IX. De la Législation ou principes des loix ([4]-312 pp.). X. Entretiens de Phocion. Principes de morale ([4]-319 pp.). XI. Doutes proposés aux philosophes économistes. Droits et devoirs du citoyen ([4]-354 pp.). XII. De l'Étude de l'histoire. De la manière d'écrire l'histoire ([4]-386 pp.).Puis :XIII. De la situation politique de la Pologne en 1776. Banquet des Politiques (...) ([4]-463 pp). XIV. De la paix d'Allemagne. L'Oracle d'Apollon. Des Talents [et] Du Beau ([4]-420 pp.). XV. Du Développement des progrès et des bornes de la raison. Le Comte rendu. La Retraite de M. Necker (...) ([4]-416 pp.). INED, 2990 (pour l'éd. de 1794-95 en 15 vol.). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
, Paris, La Documentation Française 1980, in-8, br., neuf, XX-368p.
Phone number : 01 43 29 46 77
Edimbourg, William Tait, Longman, Brown, Green, Londres, Longman, 1843 in-8, XXIV-574 pp., index, demi-toile bleue modeste, dos lisse, étiquette de titre (reliure de l'éditeur). Dos uniformément insolé.
La première édition était parue en 1825, et l'auteur travailla à la refonte de chacune des autres sorties parues jusqu'à sa mort. Disciple de Ricardo, l'économiste écossais McCulloch (1789-1864) fut généralement considéré comme le chef de l'école du libéralisme classique en Angleterre après la mort de son mentor, survenue en 1823. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
, Paris, P.U.F. 1969, in-8, br., ENVOI DE L’AUTEUR AU PROFESSEUR CHARLIER, bon état, VII-132p.
Phone number : 01 43 29 46 77
Paris, Presses universitaires de France, 1969 in-8, VII pp., 132 pp., un f. n. ch. de table, broché.
Il s'agit de la thèse de l'auteur. Le juriste Jean-Pierre Machelon (1945-2022) était professeur de droit français, spécialiste de droit public.Il existe peu d'études sur le publiciste genevois Jean-Louis de Lolme, et c'est bien dommage, car sa pensée politique est originale, même si elle s'inscrit dans la continuité de Montesquieu. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Milan, Nicolo Bettoni, 1821 2 tomes en un vol. in-16, VI pp., 238 pp., 215 pp., typographie en petit corps, vélin rigide, dos lisse, pièces de titre et de tomaison (reliure de l'époque). Plat supérieur sali, rousseurs.
Petite édition portative.Bertelli & Innocenti, XIX-65.Vignette ex-libris du célèbre parfumeur Claude Mottet (1779-1850), d'une famille originaire de Marseille, mais établi à Grasse par son mariage avec Louise Bruery (en 1812). Il possédait une usine à Grasse sur le quartier du Cours, juste à côté de l’hôtel particulier des Clapiers-Cabris.Ex-dono manuscrit de M. Crémonde à Robert Lombard. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
In Firenze, A spese di Gaetano Cambiagi Libraio, 1782 - 1783 6 volumes in-4, vélin ivoire, titre et tomaison dorés (reliure de l'époque). Certains plats un peu tachés.
La plus belle des éditions collectives des Œuvres de Machiavel.Portrait de Machiavel en frontispice du tome 1, grandes armes sur la page de titre, fac-similé replié.Bel exemplaire. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Guillaume de Loyson, 1646. 3 parties en un volume in-4, vélin souple ivoire (Reliure de l'époque). Galeries de ver marginales sur une vingtaine de feuillets et quelques petites rousseurs.
Nouvelle édition de la traduction de Nicolas Herberay des Essarts, réimprimée sur celle de 1634 aux frais de plusieurs libraires associés, renfermant trois parties sous pagination séparée : les Discours sur la première décade de Tite-Live, L'Art de la guerre et Le Prince. L'Art de la guerre contient huit grandes planches typographiques hors texte illustrant des ordres de bataille. Agréable exemplaire en vélin du temps. Bertelli & Innocenti, XVII, n°45g.
, Harmondsworth, Penguin Books Ltd. 1967, in-8, br., bon état, 432p.
Phone number : 01 43 29 46 77
, [Paris], [Éd.Cujas] 1963, in-8, pleine basane verte, tit. doré sur dos à 4nerfs soulignés par fers estampés à froid, plats encadrés par fers, présence schémas et cartes dont une colorée et sur papier glacé, (très lég. épidermures), bon état, 209p.
Phone number : 01 43 29 46 77
Paris, L. Hachette, 1873 in-8, VIII-64 pp., broché.
La plaquette souligne le vide juridique qui entourait - avant la loi de 1901 - le statut et l'existence des associations caritatives, auxquelles la loi n'accordait aucune personnalité juridique, voire aucune existence quand elles étaient congréganiste et ne faisait que "tolérer". Le comte Adrien de Madre était très engagé dans le mouvement du catholicisme social. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
, Torino, Edizioni Giappichelli Torino 1968, in-8, br., non coupé, (couv. lég. salie), int. très frais, 249p.
Phone number : 01 43 29 46 77
Verlag der Akademie der Wissenschaften und der Literatur in Mainz, Franz Steiner Verlag GMBH, Wiesbaden dos carré collé sous jaquette 1968 In-8 (17 x 24 cm), dos carré collé, 496 pages, texte en allemand, envoi de l'auteur ; quelques petites rousseurs éparses sur les plats, par ailleurs bon état général. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Luçon, S. Pacteau, 1927 2 forts vol. in-8, XI pp., 683 pp. ; [2] ff. n. ch., pp. 685-1358, avec 2 portraits-frontispices, brochés. Dos abîmés.
Unique édition, peu commune.Maurice Maignen fut le fondateur, avec Albert de Mun, de l'Œuvre des cercles catholiques d’ouvriers, association visant à rechristianiser les milieux populaires. C'est son neveu, le Père Charles Maignen (1858-1937) qui composa cette biographie : il est lui-même une des figures les plus intéressantes du catholicisme social au tournant des deux siècles, dans sa version intégraliste, que les remarquables travaux d'Émile Poulat ont bien mis en lumière. Chez ce fils de saint Vincent de Paul, combat contre l'américanisme et le modernisme vont de pair, voire s'intègrent à une vision sociale intégralement animée par la doctrine de l'Église. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Baudouin, (1789) in-8, 10 pp., dérelié.
- - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Londres [Bâle], , 1797. In-8 de (4)-IV-242 [sic pour 246] pp., (sign. [pi] , A-P , Q ), demi-veau blond, dos à nerfs ornés de filets dorés, pièces de titre rouge et noire (relié vers 1860).
Édition originale publiée en réalité à Bâle. Manifeste fondateur de la philosophie contre-révolutionnaire française. Publié anonymement sous la fausse adresse de Londres (en réalité imprimé à Bâle par l'intermédiaire de l'éditeur Jean-Jacques Tourneisen), ce texte s'impose immédiatement par sa force doctrinale et sa prose incisive en réponse aux écrits républicains de Benjamin Constant. L'auteur y développe une vision providentialiste de l'histoire, analysant la Révolution française non comme un simple accident politique, mais comme une punition divine et un événement d'une force irrésistible dont le dénouement naturel doit mener au rétablissement d'une monarchie légitime et traditionnelle.Les 2 premières pages portent le faux-titre et le titre ; les pages 241-246 sont paginées par erreur 236-242. Bandeau, culs-de-lampe, illustration au titre. Bel exemplaire.Monglond, La France révolutionnaire et impériale, IV, 6-11 ; Vicaire V, 459.
Lyon, J.B. Pélagaud, Paris, Poussielgue-Rusand, 1844 in-8, [4]-XVI-91 pp., broché sous couverture imprimée de l'éditeur. Infimes manques de papier au dos, rousseurs assez abondantes.
Nouvelle édition de cet essai politique, rédigé en 1809, au plus creux de l'existence de Maistre, ministre de Sardaigne en Russie, sans moyens et sans appointements, et qui a connu une première sortie anonyme en mai 1814 à l'adresse de Saint-Pétersbourg, rarissime. Il sera ensuite très souvent annexé aux rééditions des Considérations. C'est que les idées développées ici complètent dans un sens plus raisonné ce que le titre le plus célèbre du comte peut avoir de vaticinant. En somme, est proposée une rationalisation qui peut servir de guide à la pensée anti-libérale tout entière, partant de la réfutation du système des constitutions écrites et de la notion de loi comme expression de la volonté générale.Triomphe, p. 602 (pour l'originale). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
A Lyon, chez Rusand, A Paris, A la Librairie Ecclésiastique, 1822 in-8, XVI-92 pp., broché, couverture papier bleu de l'époque Manque le premier plat de couverture
Troisième édition de cet essai politique, rédigé en 1809, au plus creux de l'existence de Maistre, ministre de Sardaigne en Russie, sans moyens et sans appointements, et qui a connu une première sortie en 1814 à l'adresse de Saint-Pétersbourg, rarissime. Il sera ensuite très souvent annexé aux rééditions des Considérations. C'est que les idées développées ici complètent dans un sens plus raisonné ce que le titre le plus célèbre du comte peut avoir de vaticinant. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Marseille, Antoine Ricard, s.d. (1815); in-12, 4 pp., en feuille.
Fils du grand jurisconsulte Jacques de Maleville, Pierre-Joseph de Maleville (1778-1832) avait été élu représentant à la Chambre des Cent-Jours ; cela ne l'empêcha pas de plaider en faveur des Bourbons. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Henri Plon, 1857 in-8, 157 pp., un f. n. ch. de table, broché sous couverture bleue imprimée. Rousseurs.
La première édition est de 1854.Publiciste catholique très oublié, Pierre Mancel de Bacilly commit plusieurs essais sur les tendances politiques du XIXe siècle, dans un esprit globalement anti-parlementaire. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Baudouin frères, Plancher, 1823 in-8, [4]-IV-40 pp., broché sous couverture d'attente de papier vert.
Recueil de plusieurs interventions à la Chambre, dans laquelle le député libéral de Vendée combat l'intervention française en Espagne, destinée à restaurer l'absolutisme de Ferdinand VII. A la suite du discours prononcé le 27 février 1823, les ultras demandèrent son exclusion, malinteprétant un passage où ils virent une justification de la déchéance de Louis XVI : en dépit de ses protestations, le malheureux député fut expulsé de la séance. Bravant sa déchéance, il revint le lendemain et prononça alors sa fameuse réplique: "M le Président, j'ai annoncé hier que je ne céderais qu'à la violence, aujourd'hui je viens tenir ma parole". Il fallut faire appel à la gendarmerie pour l'expulser de force, et Manuel fut ovationné par la foule en sortant de l'Assemblée. Absent de Palau comme de Del Burgo. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, 1815 in-8, [4]-73 pp., maroquin cerise à long grain, dos à nerfs orné de filets, pointillés et fleurons dorés, encadrement de double filet doré sur les plats, guirlande dorée sur les coupes, tranches dorées, guirlande de volutes dorées intérieure, gardes doublées de tabis vert (Thouvenin).
Le député du Gard.La carrière de député d'Anne-Henri Cabet de Dampmartin (1755-1825) fut brève (1813-1814) et provient de sa présentation par le collège électoral du Gard au Corps législatif en 1813. Le Sénat conservateur l'y fit entrer le 6 janvier 1813 comme député du Gard et c'est ainsi qu'il siégea à la première Chambre des Députés de la Restauration, y prenant assez occasionnellement la parole pour défendre des positions au demeurant libérales et modérées, qui contrastent avec sa future aversion des "régicides" (cf. les lignes qu'il consacre dans une autre partie de ses Mémoires à son prédécesseur Massieu au Dépôt de la Guerre). La réunion des discours inédits manuscrits et des discours imprimés.La plupart de ses interventions n'eurant pas l'honneur d'une publication, et on sera content de les trouver ici, en-dehors des pesants recueils parlementaires : opinion sur la méthode d'opiner (26 juin 1814) ; vote sur la proposition visant à dénommer "Parlement" la Chambre des Pairs et celle des Députés (16 juillet), etc. Le tout est lié par des considérations de motifs et des détails d'histoire de la session.Ont été reliés à la suite les quelques discours imprimés de Dampmartin :I. Opinion prononcée par M. Dampmartin, sur la loi relative à l'importation des fers étrangers. Séance du 1er octobre 1814 ([Paris], Hacquart, s.d. [1814], 11 pp.). - II. Opinion de M. Damp-Martin, sur le projet de loi relatif aux biens des émigrés. Séance du 26 octobre [Paris], Hacquart, s.d. [1814], 8 pp.). - III. Rapport fait au nom de la commission centrale, par M. dampmartin, relatif au rétablissement des Ecoles militaires. Séance du 12 novembre 1814 [Paris], Hacquart, s.d. [1814], 8 pp.). - IV. Opinion de M. Dampmartin, sur le projet de loi relatif à la réduction du nombre des membres de la Cour de Cassation. Séance du 24 décembre 1814 ([Paris], Hacquart, s.d. [1814], 7 pp.).Précieux exemplaire de l'auteur lui-même avec double vignette ex-libris : légendée ("Bibliothèque de A.H. Dampmartin, commencée en 1775") sur les premières gardes ; armoriée, sur les dernières.Très bel exemplaire. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
S.l., s.d. (mai 1814) in-4 carré, [3] ff. n. ch. (dédicace, table des chapitres), 308 pp. couvertes d'une écriture fine et lisible (environ 25/30 lignes par page), maroquin cerise, dos lisse orné de hachurés et caissons fleurdelisés dorés, double encadrement de double filet doré enserrant des guirlandes sur les plats, fleurs de lis en écoinçon, armes au centre, tortillon doré sur les coupes, tranches dorées, hachuré doré sur les contreplats, gardes de papier violine (reliure de l'époque).
Exceptionnel état de la France manuscrit rédigé à la fin de l'Empire à destination de Louis XVIII lui-même.1. L'auteur.Signataire de la dédicace à Louis XVIII, Jean Saint-Sardos de Montagu, marquis de Mondenard (1761-1823) représente à merveille cette catégorie de nobles de fraîche date d'autant plus attachés à la monarchie que leur illustration est récente : d'une famille récemment anoblie (en mai 1764 en la personne de Pierre Saint-Sardos), il participa en 1789 aux assemblées de son Ordre à Cahors et Toulouse, émigra assez tôt en Angleterre tout en conservant pendant les années difficiles la terre et le château de Mondenard (entre Moissac et Cahors), acquis par son père en 1777. Il les garda jusqu'en 1812, date à laquelle il s'en sépara au profit du baron Chazal (préfet des Hautes-Pyrénées) pour acheter la terre de Malause. Sa mort sans héritier en 1823 mit fin à la brève existence de ce nom et de la lignée.Il fut l'auteur de quelques ouvrages imprimés, tous relatifs au gouvernement et aux finances, le plus important d'entre eux demeurant les Considérations sur l'organisation sociales, parues en trois volumes en 1802 chez Migneret. La dédicace rappelle d'ailleurs à Louis XVIII qu'il lui en avait envoyé un exemplaire lors de son exil en Pologne.Cf. Quérard VI, 198.2. Le texte.Il forme la suite des Considérations, et prétend donner à Louis XVIII un tableau complet de l'état législatif, administratif et politique du pays, sans ménager évidemment les conseils pour redresser tout ce que la Révolution a pu démolir ou abîmer. Mondenard est opposé à la Révolution et à l'Empire, mais se montre royaliste sans excès, très "chartiste" même, pas "pointu" en tout cas comme on dira plus tard, et nombre de ses préconisations sont raisonnables et mesurées : quand il critique par exemple l'ordonnance sur l'observance publique des dimanches et fêtes, il souligne avec justesse qu'elle n'apporte rien à la religion, tout en mécontentant fortement le grand nombre des ouvriers et artisans qui ne peuvent plus se permettre de chômer 52 dimanches, plus les fêtes, au long de l'année. Ses positions sur la liberté de la presse, les fêtes nationales, les proscriptions et confiscations annoncent un esprit plutôt libéral, et surtout cherchant à concilier les intérêts, non à les opposer. La meilleure partie du texte demeure celle consacrée aux finances publiques et à la fiscalité, domaines qu'il possède manifestement bien, et pour lesquelles il fat preuve de discernement (sa comparaison intuitive des charges respectives des contribuables anglais et français est éclairante, déjà). L'importance accordée à toutes les matières économiques et au développement de l'activité commerciale comme gage de paix sociales tranches vraiment avec la production classique des émigrés rentrés.Ce qui frappe également, c'est un quasi-silence sur les armées au sortir de l'aventure napoléonienne et alors que la reconversion des pléthoriques troupes sur le pied de guerre formait un des casse-têtes du nouveau régime : son chapitre "De la Force publique" tourne surtout autour de la gendarmerie, de la Garde nationale, de la sécurité intérieure, et renvoie marine et armée à leur presque-inutilité en temps de paix. Point de vue original, et sans vraies correspondances que ce soit chez les émigrés rentrés ou les anciens impériaux, tous fort belliqueux dans une mesure ou une autre.En toutes choses d'ailleurs, son séjour en Angleterre pendant l'émigration a marqué ses conceptions et son expérience : il n'idolâtre pas le modèle britannique, et sait plus que d'autres faire la part des conditions spécifiques du grand voisin pour ne pas vouloir importer moeurs et institutions, mais, comme la plupart des esprits réfléchis de l'époque, il y voit au moins une source d'inspiration.Une phrase prise dans la conclusion montre assez bien l'orientation générale de la pensée : "Il doit être évident, on ne sauroit trop le répéter que l'on ne peut consolider l'Etat qu'en donnant satisfaction réelle aux amis de la liberté, en épurant les moeurs, en établissant de véritables corporations, en soulageant les contribuables, en favorisant l'agriculture, les manufactures, les arts et le commerce ; en payant toute la dette publique, en effaçant le malheur des émigrés, enfin en conciliant tous les intérêts". C'est vaste, et sans doute irréalisable vu les divisions du pays, mais ce n'est pas idiot.Très bel exemplaire de présent aux armes de Louis XVIII. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.