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‎[LEGROS A.] - ‎‎DESNOYERS (Fernand)‎

‎Le Théâtre de Polichinelle. Prologue en vers pour l’ouverture du théâtre de marionnettes dans le jardin des Tuileries 1861.‎

‎Paris, Poulet-Malassis et de Broise, Paris, Poulet-Malassis et de Broise1861 ; petit in-4, broché, couverture jaune illustrée. 2 ff., frontispice gravé, 34 pp., 1 f. avec la marque au caducée - Titre en rouge et noir - Impr. à Alençon.éressantes précisions sur ce livre. Malassis se débattait en 1861 dans toutes sortes de difficultés et ne put donner suite à la proposition de Duranty. Il ne publia donc que le prologue. Le livre de Duranty, qui par ses proportions représentait une considérable affaire d’édition paraîtra un an plus tard, chez un autre éditeur.L’argument du prologue de Desnoyers est le suivant: Polichinelle, ayant reçu de Pierrot le conseil de monter un théâtre, se procure les fonds en détroussant Cassandéressantes précisions sur ce livre. Malassis se débattait en 1861 dans toutes sortes de difficultés et ne put donner suite à la proposition de Duranty. Il ne publia donc que le prologue. Le livre de Duranty, qui par ses proportions représentait une considérable affaire d’édition paraîtra un an plus tard, chez un autre éditeur.L’argument du prologue de Desnoyers est le suivant: Polichinelle, ayant reçu de Pierrot le conseil de monter un théâtre, se procure les fonds en détroussant Cassandre puis engage ses acteurs, l’apothicaire, le pâtissier, le commissaire, le gendarme, la mère Gigogne, Arlequin, Scapin, Fracasse, la Mort, etc.Selon Crouzet l’eau-forte est rare et ne se trouve pas dans tous les exemplaires. Elle manque dans le celui de la Bibliothèque nationale de France.Les marionnettes avaient suscité l’intérêt de nombreux membres du cercle réaliste. C’était une distraction populaire très en vogue à Paris durant les années 1840 et 1850. Cependant lorsqu’en 1860 Duranty obtint l’autorisation d’ouvrir son théâtre aux Tuileries, on cria au scandale devant un acte interprété comme “un attentat à la dignité des lieux”. Pour la séance inaugurale on attendait un scénario de Champfleury et des décors de Courbet et pour les suivantes des arguments de Baudelaire, Banville et autres. La première représentation eut finalement lieu le 19 mai 1861, mais juste avant cette date Duranty reçut l’interdiction d’en informer le public.Exemplaire sur papier de l’édition, bien complet du frontispice.DESNOYERS (Fernand)Cette intéressante figure de la bohème littéraire est née à Paris en 1828. Il était l’ami de Roger de Beauvoir, de Murger et de Charles Baudelaire dont il avait salué le talent avant la parution des Fleurs du Mal. A ce titre MM. Pichois et Ziegler lui consacrent une notice à la page 302 de leur bibliographie de Baudelaire. Firmin Maillard évoque également F. Desnoyers dans les Derniers Bohèmes p. 217 et le décrit comme un de ces paons qui font la roue pour se mirer dans ses propres plumes : « retenez mon nom, disait Fernand, et il avait raison, c’est celui d’un poète, d’un vrai poète ; cette personnalité cassante et vaniteuse qu’il promenait bruyamment au milieu de nous, était bien à lui (…). Comme ses confrères, Desnoyers disait volontiers ses vers… mais il choisissait son endroit, son heure et son public, un public peu nombreux, bien qu’assez mêlé et dans lequel le lettré et la fille dominaient… Il est bien peu de cabarets à la mode dont les murs n’aient entendu, vers les 3 heures du matin les Assassins du Vin, le Mariage dans les blés… Quant au grand public, au public composé de tout le monde, Desnoyers le haïssait, le méprisait, il n’avait jamais assez d’invectives pour le conspuer :Bête à têtes de veau, de lapin et d’aspic,Nombre lâche, gros tas, qu’on appelle PublicD’îlotes, de bourgeois, pions et journalistes,Ecoute-moi ! Depuis le temps que tu m’attristesJ’ai bien acquis le droit de poète indignéDe te jeter un peu de mes vers par le nez.Mais on ne vieillit pas à faire des vers comme ceux-là, et surtout à les réciter régulièrement de 3 à 4 heures du matin à quelques fous. Fernand Desnoyers mourut jeune. C’est le dimanche 7 novembre 1869, que nous l’enterrâmes, au cimetière Montparnasse ». Il avait 41 ans.Fernand Desnoyers est tombé dans les oubliettes de l’histoire littéraire et rares sont les anthologies qui lui consacrent quelques pages.Il a publié peu de livres : un pantomime intitulée Le Bras Noir, ornée d’un frontispice de Courbet (1856), une autre pantomime chez Malassis en 1861, le Salon des refusés (1863) ; Une j heures du matin à quelques fous. Fernand Desnoyers mourut jeune. C’est le dimanche 7 novembre 1869, que nous l’enterrâmes, au cimetière Montparnasse ». Il avait 41 ans.Fernand Desnoyers est tombé dans les oubliettes de l’histoire littéraire et rares sont les anthologies qui lui consacrent quelques pages.Il a publié peu de livres : un pantomime intitulée Le Bras Noir, ornée d’un frontispice de Courbet (1856), une autre pantomime chez Malassis en 1861, le Salon des refusés (1863) ; Une journée de Pick de l’Isère (1864), deux recueils de vers : Les Chansons parisiennes (1865), Le Vin, vers fantasques (1869). Il fut aussi l’éditeur de l’Almanach parisien (entre 1860 et 1870), soit 9 numéros où collaborèrent Gautier, Banville, Murger, Baudelaire, Champfleury, Castagnary, H. Castille, Monselet, Duranty, Scholl, tous poulains de l’écurie Malassis. Ce fut également lui qui eut l’idée, avec A. Luchet, de constituer le fameux recueil collectif Fontainebleau, paysages, légendes…‎

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