Calmann-Lévy, 1993, in-8°, 242 pp, broché, bon état
C'est sa mémé qui l'avait baptisé “lo trop polit”, pour dire dans sa langue d'oc qu'il était trop joli. La vieille avait du goût : il était joli, presque trop. C'est aussi sa mémé qui avait, clandestinement, organisé le vrai baptême. Il avait fallu cacher aux hommes ce passage éclair à l'église des Salins, car les hommes de la famille étaient communistes. Comment un gamin de la place des Carmes, à Toulouse, apprend la vie dans les jupes des femmes, rejoint à seize ans le Parti communiste, grimpe dans la hiérarchie et devient révolutionnaire professionnel. Comment, débarquant sur la place Rouge pour faire ses classes à l'école des cadres, il dépose le drapeau d'un régiment de la Commune de Paris aux pieds de Lénine. Comment notre héros visite, dans la banlieue moscovite, une division de blindés enterrée, fin prête pour la guerre en Europe. Comment un jeune militant découvre les véritables ressources financières du Parti, et continue la tradition en ce domaine. Comment une photographie publiée dans Révolution provoque les foudres du secrétaire général et l'affolement de sa garde rapprochée... “Les Tribulations d'un iconoclaste sur la planète rouge” est le récit picaresque et insolent de trente années passées au cœur du communisme d'après-guerre. Avec ce livre, Claude Llabres meurt à la politique comme il y a vécu, l'épée brandie contre la grisaille.
"1909. Paris La Publication Sociale Bibliothèque d'Etudes Syndicalistes s. d. (circa 1909) - Broché 14 cm x 19 5 cm 16 pages - Texte de L.-M. Renot - Bon état"
Gallimard, 1969, in-8°, 455 pp, repères chronologiques et biographique, repères historiques, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Témoins)
Vice-ministre des Affaires étrangères de Tchécoslovaquie depuis 1949, Artur London est arrêté en janvier 1951, en même temps que le ministre Clementis, et jugé dans le procès dit du «centre de conspiration contre l'État dirigé par Slansky». Condamné aux travaux forcés à perpétuité, réhabilité en 1956, il est, avec V. Hajdu et E. Löbl, un des trois rescapés des seize coaccusés du procès de Prague, qui rappelle à tous égards les procès de Moscou. L'Aveu est le récit du mécanisme impitoyable qui broya les meilleurs militants du mouvement révolutionnaire dans l'engrenage au jour le jour de l'auto-accusation : un «Huis clos» stalinien au pays même de Kafka. Artur London est le survivant exemplaire d'une grande génération. Né en 1915 d'une famille d'artisans, à Ostrava, centre minier et sidérurgique, il entre à quatorze ans aux Jeunesses communistes dont il devient secrétaire régional. Réfugié à Moscou en 1934 après plusieurs séjours en prison, il s'engage en 1936 dans les Brigades internationales et combat en Espagne jusqu'à la chute de la Catalogne. Entré dans la Résistance dès le mois d'août 1940, déporté à Mauthausen en 1944, il est un des principaux artisans du Comité de Résistance dans le camp. Installé en France depuis 1963, il meurt en 1986. — "A. L. est l'un des rares dirigeants communistes – il était vice-ministre des Affaires étrangères de Tchécoslovaquie en 1949 – à avoir survécu aux grandes purges de la fin du stalinisme et à pouvoir en démonter le processus général au lieu de se limiter à sa propre expérience. Il reconstitue simultanément le mécanisme de la purge dont il fut la victime et l'histoire qui s'était déroulée sous ses yeux depuis près d'un quart de siècle. L'intérêt premier de ce livre est précisément cette reconstitution d'un processus inexorable qui a conduit des hommes courageux, désintéressés, à renier leur honneur, leur passé pour se charger de crimes qu'ils n'avaient pas commis, qui les a contraints à justifier leurs bourreaux. Mais aussi ce livre éclaire de nombreux points de l'histoire des démocraties populaires, et notamment l'intervention de Moscou dans la vie politique interne des satellites. C'est en définitive, malgré certains aspects irritants, l'un des livres les plus importants pour la compréhension du monde communiste à l'heure de Staline." (Revue française de science politique, 1974)
Paris Gallimard, coll. "Témoins" 1969 1 vol. broché in-8, broché, couverture illustrée, 455 pp. Edition originale française. Coupures de presse jointes. Très bon état.
P., Fayard, 1927, in 12 broché, 254 pages ; couverture fanée.
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Seuil, 1996, gr. in-8°, 341 pp, 16 pl. de photos et documents hors texte, broché, couv. illustrée, bon état (L'Echeveau du temps, 2)
Aux sources de notre idéal. – Moscou et les petites prolétaires du Komintern. – La guerre d'Espagne, les Brigades internationales. — Après “La Mégère de la rue Daguerre”, où Lise London rapportait ses souvenirs de résistance et de déportation, voici le deuxième tome de ses mémoires – lequel remonte en arrière, aux souvenirs d'enfance et de jeunesse de l'auteur. Née de parents immigrés espagnols, Lise Ricol grandit à Saint-Etienne, dans un milieu prolétarien très « naturellement » imprégné du communisme alors naissant. Militante de la première heure, elle va épouser la trajectoire de l'activiste parfaite, trajectoire qui est aussi celle de sa génération ou d'une bonne partie de celle-ci. Très vite, elle est envoyée par le Parti à Moscou, où elle est enrôlée dans l'appareil du Komintern ; elle rencontre là-bas Artur London, cadre du Parti tchèque. L'un et l'autre seront ultérieurement envoyés en Espagne. Récit singulier, récit à la première personne, respectant la fraîcheur du souvenir spontané, ce témoignage évoque aussi la culture d'une époque, l'époque de l'internationalisme et des lendemains qui chantent. L'effervescent, chaleureux et éphémère printemps des camarades. — « Fille du peuple », Lise Ricol a dix-huit ans en 1934 et travaille déjà au siège du Komintern à Moscou. Elle lie désormais sa vie à celle d’Arthur London, depuis les Brigades internationales en Espagne jusqu’aux procès staliniens qui les frapperont tous deux en Tchécoslovaquie.
Paris : Editions du Seuil (Collection "Mémoire"), 1996 - in-8 broché sous couverture illustrée, 341 pages illustrées d'un cahierde planches photographiques - bon état - Exemplaire enrichi d'un bel envoi autographe signé de l'auteure -
Librairie du Parti Socialiste 1913 1 vol. broché plaquette in-12, agrafée, couverture illustrée, 31 pp. Jean Longuet était en compagnie de Jean Jaurès quand celui-ci fut assassiné. Couverture légèrement froissée, sinon bon état. Peu courant.
EDI, Paris, 1972, 286 pp., broché, couverture partiellement décolorée, légères traces d'usage, pli de lecture sur le dos, état correct.
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Paris Editions du Seuil 1969 in 8 (20,5x14) 1 volume broché, couverture illustrée, 429 pages [1]. Collections Esprit " La cité prochaine ". Bel exemplaire ( Photographies sur demande / We can send pictures of this book on simple request )
Très bon Broché
HERBLAY, Ed. de l'Idée libre, 1945 - E.O. - Grand in-8 - Broché - 1 er Plat avec vignette illustrée par Maximilien Luce " La Glèbe " contrecollée - Orné de 70 illustrations et portraits en texte - 688 pages, y compris index des noms cités - couverture légèrement défraîchie, Sinon bon exemplaireEnvoi de l'auteur
Herblay, Aux Editions de l'Idée Libre, 1945 gr. in-8, 688 pp., broché. Dos restauré. Envoi.
- - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Gallimard | Paris 1946 | 11.50 x 18 cm | reliure de l'éditeur
Nouvelle édition , un des 1040 exemplaires numérotés sur ppaier plumex, seul tirage. Cartonnage de l'éditeur relié d'après la maquette originale de Paul Bonet. Premier plat légèrement pincé en tête, agréable exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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s. d. [1948] | 21 x 30 cm | 8 pages et demi sur 9 feuillets
Exceptionnel manuscrit autographe de Louis Aragon intitulé "Chronique de la pluie et du beau temps pour Europe (mai)".8 pages et demi à l'encre bleue sur 9 feuillets uniformément brunis. De nombreuses ratures et réécritures. Publié dansEurope, no29, mai 1948, et ne figure pas dans le livre rassemblant ces chroniques (E.F.R., 1979). Superbe profession de foi militante de neuf pages, parue dans la revue littéraire anti-fasciste Europe. Aragon se fait courtiser après-guerre, au nom de "l'amitié" et "la liberté" par diverses revues, mais refuse catégoriquement de publieraux côtés d'écrivains aux tendances pétainistes. L'écrivain livre ses impressions après une interview à la radio belge, et médite sur "deux monstres abstraits : la liberté et l'amitié", dévoyés à loisir en ce début de guerre froide où le soviétisme devient - à son grand dam - le nouveau fascisme. Très attaché au discours unique que prônait le communisme, qu'il nomme "vérité nationale", cette notion sert de fil de conducteur à sa chronique. Aragon écrit en pleine affaire Kravchenko et reste persuadé par lesoviétisme qui demeure pour lui le grand vainqueur du nazisme. En grand témoin littéraire des souffrances endurées pendant l'Occupation, il est alarmé par les choix éditoriaux des revues qui cherchent à obtenir des contributions de sa part : l'une publie sans vergogne un texte de Montherlant totalement oublieux des martyrs parisiens pendant la guerre, tandis que l'autre justifie avec affection les allégeances de nombreux français pour le maréchal Pétain. C'est aussi l'occasion d'une longue et belle analyse de l'idée de nation, par Aragon qui est sans conteste le poète national de ce siècle. On y retrouve, dans ses tirades inspirées, l'idéal aragonien d'une saine émulation des nations, tournées vers le progrès. De belles pages d'Aragon en pleine cristallisation des blocs de l'Est et de l'Ouest. L'ambition d'Aragon estd'honorer la mémoire de la Résistance en choisissant de "faire confiance aux mots quand ils sont employés pour la paix". "La Nation qui me paraît aujourd'hui encore être le groupe le plus étendu qui puisse se porter garant d'une vérité [...] la radio peut et doit transmettre à son public la vérité nationale [...] 'Qu'entendez-vous concrètement par vérité nationale?' Me demande-t-il, comme il m'aurait sûrement demandé: qu'entendez-vous en disant qu'il fait grand jour en plein midi? si je l'avais dit. C'est là le mécanisme des interviews. J'ai donc pris deux exemples concrets, pour expliquer à quoi sert le maniement des abstractions. Deux cas récents où j'ai eu à me mesurer avec deux monstres abstraits : la liberté et l'amitié. La liberté d'abord. On sait comment les pires ennemis de la liberté font usage d'un livre qui s'appelle : J'ai choisi la liberté, donnant le bénéfice d'un préjugé favorable de ce mot à tous ceux qui trahissent leur pays, quand c'est pour choisir le système capitaliste [...] [...] Une revue qui s'édite à Montréal m'avait récemment écrit pour me demander ma collaboration. Son directeur littéraire faisait appel à l'homme libre (l'italique est sienne) que je suis. Cette façon de distinguer par la typographie en moi la possibilité d'être parfois un homme libre, parfois non, m'avait un peu inquiété. J'ai voulu voir sa revue [...] Mon Dieu, le fait que ce numéro s'ouvre par un texte de M. de Montherlant, me laisselibrede ne pas parler du contexte. On sait, et j'imagine que M. Victor Barbeau, de Montréal, n'ignore pas que M. de Montherlant est sur la liste des écrivains avec lesquels les membres du Comité National des Ecrivains se refusent à collaborer. Ce qui doit sans doute m'expliquer pourquoi M. Barbeau s'adresse en moi à l'homme libre: c'est-à-dire un personnage entièrement distinct de celui qui est membre du CNE, qui est pense-t-il, prisonnier du CNE, prisonnier de la parole donnée, prisonnier de son dégoût pour les collaborateurs de l'ennemi. [...] Il avait, n'est-ce-pas, fait de même appel à l'homme libre en M. de
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s. d. [circa 1950] | 21 x 30 cm | une page sur un feuillet
Manuscritautographe de Louis Aragon, une page à l'encre bleue sur un feuillet.De nombreuses ratures et réécritures. Infimes décharges de rouille dûes à un trombone, légères ombres d'un transfert d'encre d'une autre page. Publié dansLes Lettres Françaises,épisode 16, 23 février 1950. Précieuse étude manuscritede Louis Aragon, accompagnant la publicationen feuilletondans Les Lettres Françaises duromande Marceline Desbordes-ValmoreL'Atelier d'un peintre(1833). Il opère une réhabilitation de la poétesse-romancière snobbée par l'histoire de la littérature et les existentialistes, et la place dans latradition du réalisme socialiste. En 1949, Aragon choisit de publier L'Atelier d'un peintre en livraisons avec ses commentaires. Laguerre froideimpose la mise en avant d'unréalisme socialiste comme référence officielle de la politique culturelle communiste :"pour Aragon lire Marceline Desbordes-Valmore c'est avant tout lire l'histoire d'une génération, d'un peuple. Plus précisément, il fait de Marceline une incarnation de la République inachevée, d'un monde encore en construction, et qui tend vers la liberté. Pour comprendre Marceline, Aragon nous invite à 'dater ses écrits', et à ne pas se contenter de la cantonner à une seule époque de sa vie, mais à essayer de trouver une explication à ses prises de position aussi différentes que l'étaient les régimes durant la gestation de la République au XIXesiècle." (Aghbarian, Lina,«Aragon éditeur de Marceline Desbordes-Valmore», Recherches croisées Aragon - Elsa Triolet, n°14). Detous ses commentaires accompagnant L'Atelier d'un peintre,il s'agit de l'un de sesplus polémiques : Aragon s'oppose aux surréalistes en contestant le désamour de Lautréamont pour le romantisme auquel Desbordes-Valmore était associée, et fustige le rejet hâtif de cette oeuvre qui a pourtant des pendants dans la littérature moderne :"L'Atelierqu'Aragon rouvre avec la publication de ce roman, pour le retravailler, le révéler, lui donner une deuxième vie plus proche de ses propres préoccupations, après l'avoir désancré de son temps, et vidé de sa religiosité romantique, pour mettre à nu sa richesse qui réside dans la cause féministe défendue par Marceline Desbordes-Valmore [...] Ondine, le personnage littéraire, est pour elle une transposition de l'enfant disparu, son garçon, fils de Henri de Latouche, son amant. Ondine est donc trois fois hybride, androgyne, réelle et imaginaire, fille et mère à la fois, et Léonard, son double inversé, celui qu'elle aurait aimé être pour réussir dans l'univers pictural à l'accès interdit. Aragon double l'androgynie par l'homosexualité lue, entre autres, dans cette phrase de Yorick «Talma double mon existence».Parmi d'autres allusions, il fait référence àSexusde Henri Miller [allusion présente dans ce manuscrit]Aragon cultive la thématique de la dualité sur laquelle tout le roman est bâti. Sans délaisser le monde imaginaire du roman, il cherche à mettre en exergue de ce roman romantique la part réaliste cachée dans l'ombre du roman lyrique. En un mot, Aragon inverse l'ordre du premier et du second plan: le romantisme du roman de Marceline Desbordes-Valmore devient secondaire, et l'arrière-plan historique prioritaire" (ibid.) "Nous voici arrivés à la scène nocturne de la Place Vendôme, qui est une des plus intenses, des plus belles minutes du roman de l'autre siècle... Je le sais, tout le monde ne tombera pas d'accord. Il est arrivé à mes oreilles qu'il y a des gens qui se détournent superbement deL'Atelier d'un peintre,et trouvent mauvais que nous publiions une histoire où il n'y a strictement rien de ce que EUX, cherchent dans les romans, possible que ceux qui ne savent lire ne voient que bluette, de la littérature pour jeunes filles. Quand cela serait, cela vaut bien la littérature pour vieux messieurs! Mais , enfin, il faut le dire, nous publions ici ce chef-d'uvre, volontairement ignoré de ceux qui écrivent l'histoire littéraire et qui fait gr
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Louis ARAGON - [Neuilly-sur-Seine 1897 - 1982] - Ecrivain et poète français
Reference : 33788
1 page in8 - 15 lignes - trés bon état - au dos de la couverture du tome premier des "Communistes" dans le livre de poche -
Trés belle et interessante dédicace: ce livre le plus m..? des miens "que pour en rouvrir le procès, j'ai réécrit de a à z en 1966-67, comme preuve du bien fondé à proclamer la pluralité, non seulement des partis et croyances, mais des formes du roman....." -
"1973. Paris Cahiers Spartacus 1973 - Broché 12 5 cm x 17 5 cm 60 pages - Texte de Louise Kautsky suivi de Le luxembourgisme aujourd'hui par Alain Guillerm et la paix de Brest-Litovsk par Rosa Luxembourg préface de Bracke (A. M. Desrousseaux) bibliographie - Très bon état"
"1953. Sans lieu Cahiers des Amis de la Liberté 1953 - Broché 11 5 cm x 18 cm 130 pages - Texte de Louis Guerry - Bon état"
Editions Sulliver, 1998. Format 13x21 cm, broche, 201 pages. Tres bon etat.
Un ouvrage de 204 pages, format 145 x 210 mm, broché couverture couleurs, publié en 1989, Editions Jean Boully (avec des parties de texte surlignés)
Phone number : 04 74 33 45 19
Librairie Marcel Rivière & Cie. "Bibliothèque des Sciences Politiques et Sociales". 1947 & 1953. Deux tomes en un volume. Grand in-8°, reliure pleine percaline verte. 261 & 266 pages.
Très propre.
Stuttgart, Dietz, 1912, in-8°, 317 S., Originalleinen.
Phone number : 41 (0)26 3223808
Stuttgart, Dietz, 1908, in-8°, VIII + 243 S., hs. Exlibris ‘J. Kammerer’ Originalleinen.
Phone number : 41 (0)26 3223808