Genève, Mégariotis, 1976, in-8°, 413 pp, reliure simili-cuir éditeur, bon état. Réimpression de l'édition de Paris, 1880
"La renommée du marquis d'Argenson ne résiste pas à une étude attentive de sa politique extérieure. Ce n'est pas, en effet, au penseur ou, si l'on veut, au rêveur, que M. Edg. Zevort a consacré sa thèse française ; c'est à l'homme d'Etat, au ministre des affaires étrangères. Envisagé ainsi, non plus comme théoricien, mais comme homme d'action, le marquis perd toute sa valeur. II nous apparaît comme un politique plein d'illusions, s'obstinant, contre l'évidence, dans ses préventions, changeant constamment d'idée fixe, imprimant à la diplomatie française une direction incohérente, faisant parler au roi un langage tour à tour hautain et sans dignité. Chez lui, l'imagination l'emporte sans cesse sur le sens pratique et l'esprit de suite. II ne prévoit rien, ni le traité de Berlin, ni celui de Fuessen. Il s'acharne à rapprocher Fréderic II et Auguste III, il se flatte de I'illusion de détacher la France des intérêts de l'Espagne contrairement aux sentiments de famille du roi. Rien de plus triste que l'agitation sur place du ministre des affaires étrangères, sinon l'inutilité d'une guerre dans laquelle la France ne poursuivait aucun intérêt national, n'obéissait à aucune vue politique et répandait son sang et son or au profit de passions de famille. L'auteur s'est imposé un travail considérable pour suivre et marquer nettement toutes les phases des négotiations de la France avec ses adversaires, ses alliés, ainsi qu'avec les puissances neutres. Sur un sujet ingrat, un excellent livre, neuf et concluant." (G. Fagniez, Revue Historique, 1880)
0 Une lettre manuscrite de 12 lignes signée par Emile Zola, datée Paris 11 mars 1898, adressée à '' Mon cher confrère '. Feuillet double de format: 205mm x 130mm, papier vergé, petite trace de pli central horizontal. Lettre de remerciements à un confrère, écrite 2 mois après le '' J'accuse '', publié dans le quotidien L'Aurore, du 13 janvier 1898, et qui s'inscrit avant la réponse favorable du 2 avril à une demande de pourvoi en cassation de sa condamnation à un an de prison, et son départ pour l'exil vers l'Angleterre avant la fin du procès. Précieux document, on y relève ces très belles lignes: '' Mais il ne faut pas désespérer de la France, qui se retrouvera et qui donnera au monde la justice comme elle lui a donné la liberté ''
Très bon Pas de couverture Signé par l'auteur
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