Nouvelle édition,3 parties en un volume in 12 plein cuir, brun raciné à nerfs,pièce de titre chagrin rouge,fers roulette dorés,titre,IV,558 pages,tranches rouges,Chez Christophe David 1741.coiffes restaurées ainsi que le coin inférieur droit du premier plat,quelques petits défauts d’usage,galerie de ver en marge inférieure, principalement en milieu de volume;quelques corrections à la plume: erreurs de dates,ainsi que quelques fautes dans le texte. dans l’état
Paris. Mabre-Cramoisy. 1681. In-4 (198 x 254 mm), 1f., 561 pages, 3ff. plein veau blond, dos à 5 nerfs orné et doré, triple filet d'encadrement sur les plats, double filet sur les coupes, roulette intérieure, gardes peignées, tranches rougies, reliure XVIIIe. Édition originale. En-tête, lettre initiale et cul-de-lampe final gravés en taille-douce par Jolain d'après Le Pautre. Signature manuscrite bouillerot en lettres minuscules sur le titre. Quelques taches sur les plats, auréoles claires formant triangle d'environ 6 x 2 cm en bordure supérieure des charnières, décroissant progressivement. Bel exemplaire malgré ces petits défauts.
1707 basane blonde usagée. 2 vol. in-12, (2ff.), 607pp., (4ff.) et (6ff.), 342pp. et 3ff. (catalogue), P. Michel David, 1707,
1739 A Paris, Miche-Etienne David et Christophe Davis, 1739- 1737; 2 volumes in-12°, pleine veau marbré de l'époque, dos à nerfs orné et doré, titre et tomaison dorés sir 2 étiquettes de maroquin vieux rouge, tranges tranvches, initiales dorées entrelacées R.N. cernées de 2 fleurs de lis, poussées sur les plats. Tome 1 (1739), (4)ff. - 607 - (7)pp. Tome 2 ( 1737)porte en titre: Suite de l'Histoire universelle de Monsieur l'Evêque de Meaux Depuis l'an 800 de Notre-Seigneur, jusqu'à l'an 1700 inclusivement. Nouvelle édition. (4)ff. - 342 - ( 10)pp. ( approbation et catalogue)
Longues inscriptions manuscrites anciennes d'appartenance sur les faux-titres datées de 1743 signées Foucher. Manque la coiffe supérieure du Tome 1, petits manques aux coiffes du Tome 2, initiales dorées légèrement passées sur un plat. Bon exemplaire. (GrMD)
A Paris, chez Durand, neveu, libraire, rue Galande, Hôtel de Lesseville Relié 1771 In-12 (10,4 x 17 cm), reliure plein veau, dos lisse orné de dorures, tranches rouges, viij-510 pages ; manques de cuir sur le dos et les plats, coins usés, par ailleurs intérieur frais, état moyen. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Paris, Chez Lefèvre, Libraire, coll. « Classiques François » 1825 2 volumes. In-8. Reliures de l’époque demi-basane bleu marine, dos à faux-nerfs ornés de petits fers à froid, de filets dorés et de roulettes dorées en tête et en queue de dos, 357-416 pp. Reliures légèrement frottées, coins légèrement frottés, rares rousseurs.
Bon exemplaire de ce chef-d’oeuvre de l’âge classique. Bon état d’occasion
1745 Amsterdam, Aux dépens de la Compagnie, 1745.
3 volumes in-4 (25,5 x 19 cm), plein veau blond marbré (reliure de l’époque), dos à nerfs ornés et caissons fleuronnés, pièces de titre de maroquin rouge et de tomaison olive, filet double sur les coupes, tranches rouges, [4]-xxxvii-1 bl.-14-[2]-85-1 bl.-364-[2] ; [4]-491-1 bl.-[2] ; [4]-418-2 bl.-[2]-xx-47-[1] pages (complet). Petits frottements angulaires, léger accident à une coiffe, deux coins émoussés, petit accroc intérieur clair. Bon état. Intéressante traduction française faite par l’abbé Leroy, dans laquelle parurent pour la première fois la Dissertation préliminaire, la Préface et les trois premiers livres du travail de Bossuet, composés en 1685 (Verlaque, p.82). Édition illustrée d’une vignette de titre, de jolis bandeaux et culs-de-lampe. Exemplaire bien complet des feuillets d’errata dans chaque volume. Le premier contient le Mémoire de Bossuet présenté au Roi et termine avec la Justification (pas toujours présente selon Brunet). En 1682, Bossuet répond à l’appel de Louis XIV par l’établissement de l’« église gallicane », favorisant l’absolutisme, en opposition au pape Innocent XI et à l’Affaire de la régale. Plusieurs États européens verront dans le principe de prépondérance des Conciles, la possibilité de se détacher de la tutelle du Saint-Siège. Le pape, piquant : « si les conciles sont supérieurs aux papes qui tirent leur pouvoir de Dieu, les états généraux devraient avoir loisir de formuler la même revendication à l'encontre du roi. » Agréable exemplaire.
Par Messire Jacques Benigne Bossuet, Evesque de Meaux, Conseiller du Roi en ses conseils, cy-devant Précepteur de Monseigneur le Dauphin, 1 vol. in-12 reliure de l'époque pleine basane marron, dos à 5 nerfs orné, Chez J. Anisson, Paris, 1691, 4 ff., 228 pp. et 13 ff. n. ch.
Edition originale. Il s'agit de la réponse de Bossuet aux critiques qu'Henri Basnage de Beauval avait émises contre "L'Histoire des Variations des Eglises Protestantes" publié en 1688. Etat satsfaisant (mq. en coiffes, ancien cachet et annotations anciennes en page de titre, usures en mors). Tchemerzine, II, 392
[Chez la Veuve de Sébastien Cramoisy] - BOSSUET, Jacques Bénigne
Reference : 65980
(1688)
2 vol. in-4 reliure de l'époque pleine basane marron, dos à 5 nerfs orné, Chez la Veuve de Sébastien Cramoisy, Paris, 1688, 20 ff., 506 pp. et 17 ff. n. ch. ; 4 ff., 680 pp. et 21 ff. n. ch.
Exemplaire modeste mais bien complet de l'édition originale de l'un des chefs-d'oeuvre de Bossuet. Les reliures ont été malhabilement restaurées, et l'on peut lire en début et fin du tome premier quelques anciens commentaires rédigés à la plume (dans une orthographe approximative) contestant les analyses de l'Evêque de Meaux (qq. rares notes de la même main dans le texte, diverses traces d'usage et petites restauration, bon état par ailleurs, ex-libris en garde). Tchemerzine, II, 382
A Paris, chez , Imprimeur du Roy, 1730, 4 volumes in-12 de 170x95 mm environ, Tome I. 1 f.blanc, 33 ff. ( titre, préface), 3ff. (sommaire des livres), 509 pages, 13 ff. (table des matières), 1f. blanc - Tome II. 1f. blanc, 5 ff. (faux-titre, titre, sommaire), 509 pages, 15 ff. (table), 1f.blanc - Tome III. 1 f.blanc, 8ff. ( titre, table des chapitres), 364 pages, 2ff. de privilège, 1f.blanc - Tome IV. 1f.blanc, 11ff. (titre, table des chapitres), 328 pages, 1f.blanc, plein veau granité fauve, dos à 5 nerfs portant titres et tomaisons dorés, ornés de caissons à motifs dorés, coupes dorées, gardes marbrées, tranches mouchetées. Rousseurs et pages brunies, reliures restaurées, bon état.
Jacques-Bénigne Bossuet (surnommé parfois l'« Aigle de Meaux »), né le 27 septembre 1627 à Dijon et décédé le 12 avril 1704 à Paris, est un homme d'Église, évêque de Meaux, prédicateur et écrivain français. Certains voient en lui « le plus grand [orateur] peut-être que le monde ait connu. Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
A Paris, Guillaume Desprez, imprimeur & libraire ordinaire du Roi, A Paris, chez Jean Desessarts, ruë S. Jacques, à S. Prosper, et aux Trois Vertus Relié 1734 In-12 (10,5 x 17 cm), reliure plein veau, dos à 5 nerfs, 510 pages, tome 2 seul ; épidermures sur les plats et le dos, manques de cuir aux coiffes et dans les coins, par ailleurs intérieur bien conservé, en l'état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Edition originale posthume des Méditations sur l’Evangile de Jacques-Bénigne Bossuet, évêque de Meaux (1627-1704), composée et adressée aux religieuses de la Visitation de Meaux en 1695. Paris, Pierre-Jean Mariette, 1730-1731. 4 volumes in-12 de: I/ (1) f.bl., 63 pp., (17), 519 pp., (1) f.bl. ; II/ (1) f.bl., (1) f., 464 pp., (6) ff., (1) f.bl.; III/ (1) f.bl., (2) ff., 454 pp., (8), (1) f.bl.; IV/ (1) f.bl., (2) ff., 506 pp., (18), (1) f.bl. Reliés en plein maroquin rouge de l’époque, double filet doré d’encadrement sur les plats, armes frappées or au centre, dos à nerfs richement ornés, coupes décorées, roulette dorée intérieure, tranches dorées. Reliure de l’époque. 163 x 90 mm.
Edition originale posthume des Méditations sur l’Evangile de Jacques-Bénigne Bossuet, évêque de Meaux (1627-1704), composée et adressée aux religieuses de la Visitation de Meaux en 1695. Tchemerzine, I, 904 ; Picot, Catalogue Rothschild, 68; Bibliothèque Rahir, n°982; Catalogue du Baron Pichon, n°70 ; Brunet, I, 1139. « Bossuet les appelait alors ‘Réflexions sur l’Evangile’ ; c’est son neveu, l’abbé Bossuet, qui en donna la première édition, à titre posthume, sous le titre de ‘Méditations’, en 1730-1731. Les Méditations font partie du groupe d’ouvrages de piété, qui comprend également l’Elévation à Dieu sur tous les mystères de la religion chrétienne, 1695, et le Traité de la concupiscence, 1694. Ces ouvrages marquent l’époque de la vie de Bossuet où il se retire du monde et se consacre à sa tâche pastorale. Sa pensée aussi se retire en elle-même ; il s’aperçoit qu’il a trop temporisé avec le siècle et il éprouve le besoin de retrouver, dans toute leur pureté, les textes mêmes de la foi. Les Méditations sont un commentaire suivi des paroles prononcées par le Christ, considérées comme formant un unique Discours, qui va des débuts de sa vie publique jusqu’à sa mort ; de là, les sous-titres de l’œuvre : ‘Sermon ou Discours de Notre-Seigneur depuis le dimanche des Rameaux jusqu’à la Cène’. Ces divisions chronologiques sont elles-mêmes subdivisées en journées, qui constituent, chacune, une méditation séparée. Beaucoup moins abstraites et métaphysiques que l’Elévation, les Méditations sont d’une simplicité admirable ; la vigueur de la pensée se mêle à l’onction et à la douceur persuasive du ton. Le style n’y est plus noble et soutenu, mais sans artifices et comme sans apprêts, ce qui ne veut pas dire qu’il soit négligé. Sans doute, c’est ici qu’on trouve le vrai visage de Bossuet, le Bossuet docteur de l’Eglise et mystique, et qu’on découvre le fondement solide sur lequel repose l’édifice de ses prédications et de ses œuvres destinées au public. » Précieux exemplaire relié en maroquin rouge de l’époque aux armes de Charles-Gaspard Guillaume de Vintimille du Luc (1655-1746), nommé évêque de Marseille en 1684, puis archevêque d’Aix en 1708 et enfin archevêque de Paris en 1729. « La collection de ce bibliophile émérite jouissait, de son temps, d’une grande réputation par la beauté des volumes et l’élégance des reliures » (Guigard, Armorial du Bibliophile, I, 379). Provenance : Charles-Gaspard Guillaume de Vintimille du Luc (armes frappées sur les plats) ; ex dono manuscrit presque effacé au titre du tome 3 : « Ce livre a été donné à la communauté des Ursulines de Joinville par Madame de St Genis La compaire y étant pensionnaire au mois de mai 1733 » ; ex libris gravé de Claude Gabriel Doüet de Vichy Conseiller au Parlement sur le contreplat de chacun des volumes ; cachet d’appartenance de la Bibliothèque du Grand Séminaire de Versailles apposé sur la p. 121 de chacun des volumes.
Paris Librairie de Louis Vivès éditeur 1864 2 vol. in - 8 ( 24 x 15 cm ) ( poids = 2,3 kg ) Fx. t. , t. , II, 775 pp. + fx. t. , t. , 800 pp. . En latin et des parties en français dans le vol. XXII . Sur papier vergé . Contiennent : Cleri Gallicani de Ecclesiastica potestate Declaratio die 19 martii 1682 , Gallia orthodoxa sive vindiciae scholae Parisiensis totiusque cleri Gallicani adversus nonnullos , Defensio Declarationis cleri Gallicani de Ecclesiastica potestate , Pars prima , Pars secunda , Table des matières + Defensio Declarationis cleri Gallicani de Ecclesiastica potestate , Pars tertia , Corollarium , Appendix , Mémoire de Monseigneur B. Bossuet évêque de Meaux , présenté au Roi , contre le livre de Roccaberti , Epistola cleri Gallicani Parisiis congregati anno 1682 ad sanctissimum DD. Nostrum Innocentium Papam XI , Innocentii XI ad clerum Gallicanum responsa , Epistola cleri Gallicani anno 1682 ad omnes praelatos , Decretum de morali disciplina , Censura et declaratio conventus generalis cleri Gallicani (... ) in materia fidei et morum , Table des matières . Demi-basane rouge grenat . Dos à 5 faux nerfs , nom de l' auteur , tomaison et titre dorés . Plats papier caillouté . Tête peignée . Gardes papier peigné . Tampon Bibliothèque Emile Sénart aux titres . Bon état . Dos légèrement insolés . Qqs légers frottés . Intérieurs frais . Au vol. XXI , pp. 516 et 517 légèrement salies , pp. 524 et 525 légèrement salies avec traces de pliure antérieure à l' impression .
Il s' agit des volumes XXI et XXII des Oeuvres complètes de Bossuet en 31 volumes publiées par le journaliste catholique et théologien Jean-François Lachat ( 1807 - 1875 ) , célèbre aussi pour avoir traduit et annoté la Somme théologique de saint Thomas d' Aquin . [ Possibilité d' acheter d' autres volumes des Oeuvres complètes , même édition , même reliure ]
Paris, Delalain, 1857 in-12, 37 pp., broché. Larges mouillures. Dernière page se détache.
- - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Lyon Jouaust / Librairie des Bibliophiles 1883 in 12 (17,5x12) 1 volume reliure demi maroquin bleu de l'époque, dos à nerfs très orné, caissons dorés, tête dorée, portrait gravé en frontispice sous serpente, XXVII et 306 pages [1], avec des bandeaux, lettrines et culs-de-lampe, papier vélin blanc. Imprimé par D. Jouaust pour la nouvelle bibliothèque classique. Armand Gasté, professeur à la Faculté des Lettres de Caen. Très bel exemplaire, finement relié et exempt de rousseurs ( Photographies sur demande / We can send pictures of this book on simple request )
Très bon Couverture rigide
In-8 (180 x 117 mm), cartonnage marbré à la Bradel, pièce de titre de veau havane en long, tranches mouchetées, (1) f. de titre, (2), 148 p. Paris, Jean Anisson, 1698.
Edition originale de premier tirage, de format in-8° publiée à Paris. Une édition in-12° parut à Lyon la même année. Le document fondamental dans la querelle engagée par Bossuet contre le quiétisme, théorie mystique contemplative du "pur amour de Dieu", défendu par Fénelon et Madame Guyon. L'évêque de Meaux, par sa rhétorique enflammée et dramatique, obtint la condamnation, par Innocent XII, de la doctrine de Madame Guyon et des écrits de Fénelon.(Tchemerzine-Scheler, I, 879).Traces de restauration aux coiffes et mors.Bon exemplaire.
Rare réunion de deux traités de Bossuet en éditions originales composés durant la querelle du quiétisme. Paris, chez Jean Anisson, 1698.2 tomes en 1 volume in-8 de: I/ (2) ff., 148 pp.; II/ (6) ff., 239 pp., (1) p. d’errata. Petite manque dans le coin supérieur d’une p. sans atteinte au texte, petite perforation à peine visible dans la marge blanche inférieure des 10 premières pp. Relié en plein maroquin rouge de l’époque, triple filet doré encadrant les plats, fleur-de-lys dorées aux angles, dos à nerfs richement orné, roulette ornée d’une fleur-de-lys frappée en queue du dos, roulette dorée sur les coupes, roulette dorée intérieure, tranches rouges. Anciennes restaurations discrètes à la reliure. Reliure de l’époque. 185 x 115 mm.
Rare réunion de deux textes polémiques de Bossuet en éditions originales, composés durant la querelle du quiétisme qui l’opposait à Fénelon. Tchemerzine, I, 879 & 882; Brunet, I, 1138 ; Bibliothèque Rahir n° 336. Le quiétisme est une doctrine mystique qui considère que la communion la plus parfaite avec Dieu n'intervient que lorsque l'âme est en état de quiétude. La querelle qui opposa les quiétistes à Bossuet prend corps dans cet ouvrage où ce dernier réfute avec une violence particulière tous les arguments des quiétistes à la tête desquels se trouvait Fénelon. «À l’intérieur du catholicisme, d’autres tendances se font jour. L‘une va dans le sens mystico-sentimental et propose une religion du cœur, passivement offerte à l’amour divin: il s’agit du quiétisme, défendu par l’archevêque de Cambrai Fénelon (“Explications des Maximes des Saints”, 1697) et popularisé par Mme Guyon dans ses “Torrents spirituels” qui préconisent l’anéantissement de la volonté et l’abandon à l’extase […]. Contre toues ces tendances, internes et externes, Bossuet mène un combat épuisant, où il fait front devant une modernité qu’il juge impie. Il foudroie Fénelon, et le fait condamner à Rome; Mme Guyon est enfermée puis internée.» Peter-Eckhard Knabe, L’aube de la modernité, 1680-1760, p. 434. Cet échange très âpre entre les deux grands orateurs du XVIIe siècle devait se terminer en 1699 par le triomphe de Bossuet qui obtint ainsi l’éloignement de la Cour de Fénelon, et sa condamnation par le Saint-Siège. Cette polémique intervient au moment même où l’influence de Fénelon à la Cour était sans exemple. Impressionné par sa piété, Louis XIV venait de consentir en 1689 à lui confier l’éducation de son petit-fils alors qu’il savait cependant Fénelon hostile à ses idées sur le gouvernement et le Royaume. Parallèlement, l’archevêque de Cambrai venait d’adhérer au quiétisme sous l’influence de Madame Guyon. Cette nouvelle doctrine qui posait en vertus suprêmes la tranquillité de l’âme et sa fusion en Dieu allait rapidement être condamnée par l’Eglise catholique pour ses excès mystiques. «C’est un document d’une importance primordiale sur la lutte que mena l’évêque de Meaux contre le Quiétisme et contre son principal défenseur Fénelon». (Dictionnaire des Œuvres, V, 698). Précieux exemplaire, grand de marges, conservé dans son maroquin rouge de l’époque orné de fleurs-de-lys. Provenance: Grand Séminaire de Blois (cachet sur le feuillet de titre).
Depuis l'an 800 de Notre Seigneur, jusqu'à l'an 1700 inclusivement. Tome second. Nouvelle édition. A Paris, chez Brocas, 1771 - 342 pages.Reliure basane fauve de l'époque. Dos lisse orné et doré. Tranches rouges. Reliure frottée. Pas de rousseur. Bon état. Format in-12°(17x10).
Paris, Barthélémy Alix, 1731. In-12, 26-[6]-155-[5]-218-[11] pp., maroquin rouge janséniste de Thibaron-Jolu, dos à nerfs, auteur, titre et date dorés au dos, dentelle intérieure dorée, tranches dorées sur marbre (frottements, petites taches).
Édition originale posthume de ce traité en deux parties, publiée par le neveu de l'auteur. Le premier traité, celui du libre-arbitre, a été composé pour le dauphin, fils de Louis XIV, avant 1679. Il s'est inspiré du De libero arbitrio de Saint Augustin, mêlant philosophie et religion pour aborder l'épineuse question de la liberté du choix humain face à la souveraineté divine. Le second traité, de la concupiscence, a été rédigé bien plus tard, vers 1693-1694. Il y fustige les libertins comme dans ses nombreux sermons et prêche la résistance à la constante tentation du monde. Après avoir défini l'essence de ce péché, il propose à ses lecteurs d'y opposer le "saint & pur amour de Dieu". Cet exemplaire est bien complet de son errata. Ex-libris Marc Chatin. Bourseaud, Bossuet, XV. Voir photographie(s) / See picture(s) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Relié à l’époque en maroquin rouge aux armes de Jacques-Bénigne Bossuet, neveu du grand orateur et responsable de la publications de ces traités. Paris, Barthélémy Alix, 1731. 2 parties en 1 volume in-12 de 26 pp., (3) ff. de table, 155 pp., (1) f.bl., (1) f. de titre, 218 pp., (6) ff. Relié en plein maroquin rouge de l’époque, triple filet doré encadrant les plats, grandes armes frappées or au centre, dos à nerfs richement orné, coupes décorées, roulette dorée intérieure, tranches dorées sur marbrures. Reliure de l’époque. 162 x 92 mm.
Edition originale de deux traités majeurs de Bossuet. Bibliothèque de Backer, n°998 ; Bulletin Morgand et Fatout, n°129 ; Rahir, La Bibliothèque de l’amateur, 336 ; Tchemerzine, I, 905 ; Brunet, I, 1139. Bossuet fut nommé précepteur du Dauphin en 1670 et le Traité du libre-arbitre est l’un des ouvrages composés pour l’éducation du futur souverain. Le sujet abordé traite du ‘moyen d’accorder notre Liberté avec la certitude des décrets de Dieu’. La question de savoir s’il existe des choix humains indépendamment de la souveraine grâce de Dieu venait de diviser les catholiques de France en deux camps : les jésuites, soutenus par le haut clergé ainsi que par le Roi, et les jansénistes de Port-Royal, minoritaires mais solidaires autour de brillantes autorités théologiques et intellectuelles telles que Arnault et Pascal. Or les années qui virent Bossuet précepteur du Dauphin coïncident presque exactement avec la Paix de l’Eglise de France (1668-1678). De plus, les jansénistes furent parmi les rares personnes à ne pas entrer en conflit avec Bossuet, même si sa situation à la Cour ne permettait pas à ce dernier d’afficher trop haut l’intérêt qu’il portait à la théologie de Port-Royal. Aussi la richesse du Traité du libre-arbitre réside principalement dans la synthèse fragile mais courageuse (c’est tout de même au futur Roi de France que Bossuet s’adresse), de deux doctrines pourtant farouchement opposées. Ce texte méconnu donne la très juste mesure d’une période de tolérance officielle bientôt vaincue par le raidissement des libertés en matière de religion. Le Traité de la concupiscence, composé vers 1693, reflète quant à lui l’époque suivante, période trouble où les positions doctrinales sont beaucoup plus rigides et les mœurs beaucoup plus libres. Evêque de Meaux depuis 1681, écouté par la cour qui se déplace de Paris et de Versailles pour ses prêches, docteur incontesté de l’Eglise de France, Bossuet s’en prend ici aux libertins, aux mondains, vitupérant contre le mensonge de leur esprit et la vanité de leur vie. Ce texte devait s’intituler Considérations sur les paroles de Saint Jean : ‘N’aimez pas le monde’ mais le neveu de Bossuet, évêque de Troyes et préfacier de cette édition, a préféré l’autre titre, plus sévère. Le lien avec Versailles s’est maintenu jusqu’à la fin de la vie de Bossuet. Il occupait une place essentielle au sein de la cour de France, il était conseiller du Roi en ses conseils et conseiller ordinaire en ses conseils d’Etat. « La conclusion de cette brève étude sur Bossuet un des génies les plus hauts et les plus féconds de notre littérature, n’est-ce pas à La Bruyère qu’il faut l’emprunter : « Orateur, théologien, philosophe… Parlons d’avance le langage de la postérité : un Père de l‘église ». Encore convient-il d’ajouter à cette place : un maître de la langue française qui n’eut peut-être jamais son égal, un de ceux à qui notre pays est le plus redevable de sa magistrature littéraire universelle. » (Rév. D. Delafarge). Prestigieux exemplaire relié en maroquin rouge de l’époque aux armes de Jacques-Bénigne Bossuet, neveu du grand orateur et responsable de la publication de ces traités. « Jacques-Bénigne Bossuet (1664-1743), neveu du célèbre orateur, devint licencié en théologie, vicaire général de Meaux et abbé de Saint-Lucien de Beauvais, à la mort de son oncle, en avril 1704 ; il fut nommé évêque de Troyes en mars 1716, mais il n’obtint ses bulles que deux ans plus tard, en 1718 ; il se démit de son évêché le 30 mars 1742. L’évêque de Troyes avait hérité de la bibliothèque de son oncle qu’il augmenta considérablement. » (OHR, n°2299). Le présent exemplaire est cité en référence par Olivier-Hermal pour les fers apposés sur sa reliure (OHR, n°2299, fer n°3). Les éditions originales de Bossuet conservées en maroquin de l’époque armorié ont de tous temps été recherchées des bibliophiles.
1743-1753 À Paris, Chez Le Mercier, la veuve Alix, Barois fils, Boudet, 1743-1744-1745-1747; À Amsterdam, Aux dépens de la Compagnie, 1753.
15 volumes in-4 (25,5 cm x 20 cm), veau marbré (reliure de l’époque), dos à nerfs joliment ornés de motifs dorés, roulettes légèrement différentes sur les 3 derniers volumes, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge, triple filet doré en encadrement, roulette dorée intérieure, tranches dorées sur marbrure, ex-libris imprimé avec monogramme S contrecollé sur les premiers contreplats, ex-libris manuscrit sur 6 titres, de [Simon Petrus Moufle], le tome 13 contient quelques notes manuscrites anciennes dans les marges ; xlx (au lieu de l)-[2]-820 ; xvi-940 ; 16-xxviii-707-1bl. ; xxiii-[1]-632 ; [2]-xxxii-724 ; xxxv-[1]-767-1bl. ; lii-696 ; xxvii-[1]-584 ; [2]-xii-651-1 bl. ; xxiii-[1]-695-1bl. ; [2]-xxiv-406-258 ; [2]-259 à 856-[106] ; [4]-lxxvi-[2]-556 ; [4]-xxvi-648-[2] ; [4]-x-494-238-[2] pages (complet). Frottements aux reliures, sur les dos, les charnières, les chants, et sur les coiffes, certaines avec petit accident, 2 charnières en partie fendues, quelques coins émoussés certains avec manque de cuir avec atteinte à un plat (t.4), dernier volume un peu taché sur le dos, quelques feuillets brunis sans gêne de lecture, pâles rousseurs éparses et mouillures marginales à quelques feuillets. État très correct. Première édition collective illustrée d'un portrait de l'auteur dépliant en frontispice gravé par le chevalier Edelinck d’après Rigault, et de 12 bandeaux gravés par Cochin et Tardieu. Pour les 12 premiers volumes, la pagination est légèrement différente à celle donnée par Tchemerzine; tandis que les 3 derniers volumes, publiés par l’abbé Leroy, sont conformes à la pagination de Tchemerzine. Pour être totalement complètes, à ces œuvres, furent publiés également 5 autres volumes Défense de la Déclaration, en 1745. Homme d’envergure nationale et personnage central du Grand Siècle, Jacques Bénigne Bossuet devient académicien en 1671 et évêque de Meaux en 1681. Prédicateur influent et orateur de talent, il rédige de nombreux traités sur l’histoire et la religion. Louis XIV le désigne notamment comme précepteur du Grand Dauphin. Il travailla longtemps à la réunion des églises catholique et protestante mais n’y parviendra jamais. Bel exemplaire.
Paris, Lefèvre, M DCCC XXIII, (Imprimerie Jules Didot, Ainé), (1823), gr. in-8°, XX + 335 p.; IV + 416 p., qqs taches et rousseurs, avec signet, solide et élégante reliure en demi-veau à coins, dos richement doré aux fleurons et aux filets, çà et là quelques légers frottements, tranches jaspées.
Un des plus grands chefs-d'oeuvre de la production historique française, le «Discours sur l'Histoire universelle» suscita “dès qu'il parut, une admiration universelle que le temps n'a pas affaiblie; et il est impossible, en effet, de trouver dans aucune oeuvre humaine plus de force, de grandeur et d'éclat, une plus constante élévation de pensée avec une telle magnificence du langage.” (Hoefer, en 1855). Aujourd'hui encore, le «Discours...» est considéré comme une étape marquante de l'historiographie à l'âge classique. Image disp.
Phone number : 41 (0)26 3223808
Paris, (Schneider & Langrand pour) L. Curmer, s.d. (1839), in-4°, XII + 1 chromolithographie (un des deux faux titres) + 475 p. / IV + 523 p., abondamment illustré dans le texte de vignettes et d'ornements typographiques + 12 saisissantes gravures sur cuivre (importantes rousseurs à certaines), typographie soignée, texte de chaque page enserré dans un joli encadrement gravé d'entrelacs floraux, papier généralement en excellent état de fraîcheur (quelques feuilles partiel. brunis et avec rousseurs, pet. déchir. à l'intér. de la f. I/II du vol. 1), avec signet, solides reliures en veau clair, dos à nerfs richement ornés en or de filets, de caissons avec des gros fleurons, papier dominoté sur les plats, pièces de titre et de tomaison bleu aux dos, tranches peintes, bel exemplaire.
Très belle édition illustrée, complète avec les 12 planches gravées sur cuivre, de l'un des plus grands chefs-d'oeuvre de la production historique française.Le «Discours sur l'Histoire universelle» (1681) suscita “dès qu'il parut, une admiration universelle que le temps n'a pas affaiblie; et il est impossible, en effet, de trouver dans aucune oeuvre humaine plus de force, de grandeur et d'éclat, une plus constante élévation de pensée avec une telle magnificence du langage.” (Hoefer).Aujourd'hui encore, le «Discours...» est considéré comme une étape marquante de l'historiographie à l'âge classique. Quérard LFC -; Hoefer NBG VI/804; Vicaire I/87118. Image disp.
Phone number : 41 (0)26 3223808
Exemplaire à belles marges relié en maroquin doublé de maroquin de Chambolle-Duru. Paris, chez la Veuve de Sebastien Mabre-Cramoisy, 1689. In-12 de (2) ff., 562 pp., (1) f. de privilège. Plein maroquin brun doublé de maroquin rouge, plats et dos richement ornés aux petits fers, double filet or sur les coupes, riche dentelle dorée sur la doublure, tranches dorées sur marbrures. Chambolle-Duru. 163 x 90 mm.
«Edition originale des six grandes oraisons funèbres de J.-B. Bossuet, réunies en recueil.» (Tchemerzine, I, 862). Elle contient les Oraisons funèbres de Henriette Marie de France, Reine de la Grande-Bretagne; Henriette Anne d’Angleterre, Duchesse d’Orléans; Marie-Thérèse d’Autriche, Infante d’Espagne, Reine de France et de Navarre; Anne de Gonzague de Clèves, Princesse Palatine; Messire Michel Le Tellier, Chancelier de France; Louis de Bourbon, Prince de Condé. «Les ‘Oraisons funèbres’ sont les œuvres par lesquelles Jacques-Bénigne Bossuet, évêque de Meaux (1627-1704), conquit une gloire universelle. Comme La Fontaine a recréé la fable, on peut dire que Bossuet a réinventé l’oraison funèbre. Il fut toute sa vie un prédicateur; sa carrière lui fut imposée, dès son ordination, par son directeur de conscience, Saint-Vincent de Paul, qui exerça une influence si décisive sur lui qu’il avait coutume de dire qu’il croyait en l’entendant, entendre parler Jésus-Christ lui-même. Ce n’est que parce qu’il devint un orateur célèbre que Bossuet se trouva, dès 1656, dans l’obligation de prononcer des éloges funèbres. On trouve dans les ‘Oraisons funèbres’ non seulement un pathétique qui porte, mais de rudes leçons pour les Grands. Bossuet n’est jamais un plat courtisan: il a le respect de l’histoire et s’il est contraint à d’indispensables ménagements, il demeure fidèle à la vérité et il sait se faire entendre; il demeure avant tout un homme d’Eglise, un évêque. L’orateur sacré est, pour lui, le successeur des prophètes d’Israël, il doit enseigner les Grands et les reprendre. Aussi ces éloges sont-ils, avant tout, l’occasion de solennelles exhortations chrétiennes, car Bossuet, comme l’a dit un de ces biographes, est ‘le catholicisme fait homme’. L’éloquence n’est pour lui qu’un moyen, mais ce moyen il le veut aussi parfait que possible: la simplicité et la noblesse de la langue, l’éclat de son style ne sont rien auprès de cette séduction foudroyante, de cette fascination du verbe qui fond du ciel sur les âmes, qui subjugue et convainc et par quoi Bossuet a mérité d’être appelé ‘l’aigle de Meaux’.» Précieuse édition originale «imprimée en beaux caractères et sur bon papier» dit Brunet, I, 1133. Elle fut réimprimée en 1699, 1704 et de nombreuses éditions suivirent au XVIIIe siècle. Superbe exemplaire à belles marges, relié en maroquin doublé de maroquin par Chambolle-Duru.
1855 reliure demi-chagrin (binding half shagreen) bleu marine grand in-octavo, dos 4 nerfs (spine with raised bands) - titre frappé or (gilt title) et filets (gilt line), tranches jaspées (marbled edges), marque-page en tissu rouge (bookmark in tissue), texte à manchette (marginal note), sans illustration (no illustration), légères rousseurs (lights redness marks) en fin d'ouvrage (at rear), 553 pages, 1855 à Paris Librairie de Firmin Didot Frères Imprimeurs de l'Institut,
suiv d'une table analytique - bon état général (good condition)