Ernest Leroux | Paris 1901 | 16.5 x 25.2 cm | Relié
Edition originale illustrée d'une carte de 17 planches hors-texte sur double page ainsi que de douze figures dans le texte (cf.Hague Chahine 1504.) Reliure à la bradel en demi percaline marron glacé, dos liss, date dorée en queue, pièce de titre de chagrin rouge comportant de petites éraflures, plats de papier caillouté, coins légèrement émoussés, reliure de l'époque. Quelques rousseurs. Compte rendu de mission archéologique comportant une vaste étude des inscriptions safaïtiques, avec un glossaire et index des noms propres. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Ernest Leroux | Paris 1903 | 16.2 x 25.2 cm | Relié
Édition originale illustrée de 31 planches hors texte, dont une carte, certaines dépliantes ou sur double page. (cf Hague Chahine 1505). Quelques petites rousseurs sans gravité, agréable exemplaire. Reliure à la bradel en demi-percaline verte de l'époque, dos lisse, date dorée en queue, pièce de titre chagrin rouge comportant un petit manque angulaire, plats de papier oeil-de-chat, reliure de l'époque. L'ouvrage est également orné de nombreuses figures dans le texte et consiste en un extrait des Nouvelles Archives des Missions scientifiques, T. X. et rend comptede la mission archéologique effectuée dans le Harra, en compagnie de Frédéric Macler. Envoi autographe signé de René Dussaud au baron Rey sur la page de faux-titre. Archéologue et orientaliste, Emmanuel Guillaume Rey (1837-1916), effectua, entre 1857 et 1865, trois voyages au Proche-Orient qui lui permirent dexplorer la Palestine, la Syrie et le sud de la Turquie. Il publia de nombreux ouvrages, notamment sur le Haouran (situé au sud de Damas), la montagne des Ansariés (au nord du mont Liban), lhistoire et la topographie de la tribu de Juda, larchitecture militaire des croisés en Syrie et la domination des Latins en Orient. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Le soleil bleu | Toulon 1966 | 19 x 24.50 cm | en feuilles sous chemise
Edition oiriginale illustrée de 4 eaux-fortes originales en couleurs d'Olive Tamari. Agréable exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Editions du raisin | s. l. s. d. [circa 1910] | 17.50 x 23 cm | broché
Edition originale imprimée à 200 ex numérotés, le nôtre un des 70 réservés à l'éditeur. Hommage autographe de l'auteur. Rare et agréable exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Editions de L'Epi | Paris 1928 | 12 x 19 cm | broché
Edition originale, un des 50 exemplaires numérotés et justifiés de ses initiales par l'auteur sur Madagascar, seuls grands papiers. Piqûres marginales affectant la garde ainsi que les pages de faux-titre et de titre, une minuscule perforation marginale en tête du premier plat, légère décoloration marginale en tête du deuxième plat. Rare exemplaire en grand papier de ce roman inspiré des thèses développées par Sigmund Freud sur la sexualité. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
André Delpeuch | Paris 1927 | 14 x 20 cm | broché
Edition originale, un des 40 exemplaires numérotés et justifiés de ses initiales par Renée Dunan sur Annam, seuls grands papiers. Bel envoi autographe signé, à pleine page, de Renée Dunan à son éditeur André Delpeuch : "... ce petit livre de galanteries discrètes et souriantes, où la philosophie se mêle sans pédanterie - ce me semble - à des aventures souriantes et devêtues, - devêtantes plutôt - et qui pourraient bien avoir pour cela la destinée des contes de Voltaire". Petites déchirures et légers manques sans gravité en pied du premier plat. Rare et agréable exemplaire à toutes marges. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
La Pensée Française | Paris 1923 | 12 x 19 cm | broché
Edition originale sur papier courant. Précieux et bel envoi autographe signé de Renée Dunan à Henri Béraud : "... ce pauvre diable de booklet, aussi humilié de sa platitude (cf minceur) que des prétentions morales que je lui imposai, en hommage athlétiquement cordial". Couverture salie avec petite déchirure sans manque en tête du dos et derniers cahiers comportants des larges déchirures marginales après avoir été découronnés au doigt béraldien. Provenance : de la bibliothèque rétaise d'Henri Béraud. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Tentatives | Chambéry 1924 | 18 x 24.50 cm | broché
Edition originale imprimée à 1000 ex numérotés sur pur fil. Ouvrage illustré de 5 bois gravés de Jean Saint-Paul. Piqûres marginales sur les plats légèrement passés, agréable état intérieur. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Editions Mornay | Paris 1924 | 13 x 18.50 cm | broché
Edition ornée d'illustrations originales de Jean Oberlé, mention de treizième édition. Agréable exemplaire en dépit de petites piqûres sur les tranches. Envoi autographe signé de Renée Dunan à Georges Pioch : "... ces historiettes presque édifiantes..." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Angers 25 Septembre 1929 | 13.50 x 20.50 cm | quatre pages sur un feuillet double
Lettre autographe datée et signée de Renée Guilloux à propos de l'amitié qui transcende et sublime les rapports humains, 80 lignes écrites à l'encre noire sur quatre pages. Pliures inhérentes à l'envoi, petites déchirures en pied sans aucune atteinte au texte. Pour Renée Guilloux, l'amitié qu'elle éprouve pour son correspondant domine l'éloignement et le mutisme : "... est-ce que les mots ont su dire la joie des coeurs..." et les désaccords momentanés : "Mais tous ces mois, toutes ces années nous pesaient douloureusement. J'avais l'impression que vous vous étiez mis d'un seul coup à parler très vite avec beaucoup d'agitation dans une langue qui m'était étrangère... mais je savais que ce n'était qu'un moment et qu'après nous reprendrions notre conversation rentable." Malgré les vicissitudes de la vie, Louis Guilloux et sa femme se sont toujours montrés confiants dans la fraternité qui les unit par dessus tout : "J'attendais votre retour dans la certitude, dans la paix et bienqu'il n'y ait pas de paroles écrites entre nous, votre amitié m'apportait toujours sa même force et sa même joie..." et dans la sérénité acquise après tant d'épreuves traversées : "Vous nous avez trouvés transformés dites-vous, grandis... cette paix c'est notre conquête la plus belle... après les inquiétudes et les souffrances..." Renée Guilloux loue cette paix irradiante qu'elle partage avec son ami : "Cette paix qui est en nous, elle est aussi vôtre, cher ami, et vous avez grandi comme nous... je pense au rêve de Don Quichotte, aux paroles qu'il echange avec Dulcinée. Elles sont pleines de cette lumière." Enfin, elle est rassurée par la santé de son mari qui s'améliore et qui lui permet de se remettre à son travail d'écriture. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Gallimard | Paris 1961 | 12 x 19 cm | broché
Edition originale, un des 30 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers. Agréable exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Gallimard | Paris 1956 | 12 x 19 cm | broché
Edition originale, un des 25 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers. Agréable exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Gallimard | Paris 1954 | 12 x 19 cm | broché
Edition originale, un des 28 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers. Agréable exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Gallimard | Paris 1954 | 12 x 19 cm | broché
Edition originale, un des 28 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers. Agréable exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Gallimard | Paris 1958 | 12 x 19 cm | broché
Edition originale, un des 25 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers. Agréable exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Gallimard | Paris 1958 | 12 x 19 cm | broché
Edition originale, un des 25 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers. Agréable exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Editions du Rocher | Monaco 1990 | 14 x 22.50 cm | broché
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Iconographie in-fine. Quelques repère de lecture, au crayon de papier, en marges des premiers feuillets. Envoi autographe signé de Renée Saint Cyr à Didier Boulot : "... à qui l'on peut si chaleureusement se confier car il est réceptif, sensible et intelligent. En souvenir d'une rencontre agréable." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Gallimard | Paris 1958 | 12.50 x 19.50 cm | relié sous étui
Edition originale, un des 40 exemplaires numérotés sur pur fil, le nôtre un des 5 hors commerce, seuls grands papiers après 15 hollande. Reliure en pleine basane rouge, dos légèrement décoloréà cinq nerfs sertis de filets noirs, date dorée en queue, gardes et contreplats de papier à la cuve, tête dorée, couvertures et dos conservés, étui bordé de basane rouge, plats de cartonnage rouge. Bel envoi autographe signé de René Etiemble, à pleine page, à Joseph Breitbach. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Gallimard | Paris 1966 | 12.50 x 19.50 cm | relié sous étui
Edition originale, un des 45 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers après 20 hollande. Reliure en pleine basane rouge, dos légèrement décoloréà cinq nerfs sertis de filets noirs, date dorée en queue, gardes et contreplats de papier à la cuve, tête dorée, couvertures et dos conservés, étui bordé de basane rouge, plats de cartonnage rouge. Le "n" du mot bien dans l'envoi autographe ayant été rogné par le relieur. Amusant envoi autographe signé de René Etiemble : "Pour Joseph Breitbach, en très bon souvenir, ce (ou ces) poètes ou faiseurset en souhaitant de le voir déserter bien Münich. Etiemble." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Gallimard | Paris 1967 | 12.50 x 19.50 cm | relié sous étui
Edition originale, un des 45 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers après 20 hollande. Reliure en pleine basane rouge, dos légèrement décoloréà cinq nerfs sertis de filets noirs, date dorée en queue, gardes et contreplats de papier à la cuve, tête dorée, couvertures et dos conservés, étui bordé de basane rouge, plats de cartonnage rouge. Quelques éraflures sur le dos. Amusant envoi autographe signé de René Etiemble : "Pour Joseph Breitbach, vraiment qu'il souscrive des grands papiers de c'est le bouquet ! En fidèle et cordial souvenir. Etiemble." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
(Paris) s. d. [septembre ? 1904] | 12.40 x 16.80 cm | 8 pages sur 2 doubles feuillets
Lettre autographe signée "Pauline" de Renée Vivien adressée à Natalie Clifford Barney et rédigée à l'encre violette sur deux doubles feuillets à en-tête de violette et adresse du 23 avenue du Bois de Boulogne.Pliures transversales inhérentes à l'envoi. Très belle et longue lettre de rupture adressée à l'Amazone après son impromptue visite de l'été 1904 à Bayreuth pour tenter de reconquérir Renée: «... Les heures passées à Bayreuth étaient de la douceur : et c'est pourquoi je suis revenue. » Le champ lexical de la mort est omniprésent dans cette missive, comme pour mieux insister sur le caractère définitif de sa décision: «Pourquoi t'acharner à vouloir ranimer vainement les choses mortes, Natalie ? Tu ne l'as point compris : ce que je cherchais auprès de toi c'était le souvenir et rien d'autre. On ne revit point l'autrefois. Tu dois le sentir comme moi-même. [...] Je souriais à mon passé. Il est doux parce qu'il est mort. Et toi, tu veux galvaniser ce cadavre et le rendre odieux.»La Muse aux violettes laisse ici transparaître sa souffrance et sa déception, suppliant Natalieà deux reprises : «Laisse-moi ne plus revenir.» Véritable éloge funèbre de l'amour éteint, cette lettre est très éclairante quant à la manière d'aimer de chacune: «Nous nous sommes mal comprises. Je voulais un peu de rêve : tu m'offres la réalité.» Car c'est là ce qui sépare Renée - la poétesse rêveuse et quasi platonique - et Natalie - l'amoureuse charnelle et volage: «Ne sens-tu donc pas, ne comprends-tu donc pas que je n'ai plus aucun désir d'amour ? Je suis lasse infiniment ; je ne voulais qu'un peu de douceur. Et tu m'offres la vie et les frissons, que sais-je ? tout dont je ne me soucie point. Les joies charnelles ? Mais je les possède, mon amie me les donne, ma chair est satisfaite et au-delà. Je ne cherche point cela : je ne désire point cela. Ces choses m'excèdent, venant de toi. J'espérais que, assouvie de ton côté, tu ne me demanderais que ce que je te demande : un peu de rêve lassé ; un peu de compréhension, un peu de regret. Mais nous nous sommes trompées mutuellement.[...] Cherche un amour de chair chez une autre [...] » C'est à la fin de l'année 1899 et par l'intermédiaire de Violette Shillito que Renée Vivien - alors Pauline Tarn - fit la connaissance de Natalie Clifford Barney «cette Américaine plus souple qu'une écharpe, dont l'étincelant visage brille de cheveux d'or, de prunelles bleu de mer, de dents implacables» (Colette,Claudine à Paris). Natalie, qui venait de vivre une idylle estivale avec la sulfureuse Liane de Pougy qui l'a initiée au saphisme, ne prêta qu'une attention discrète à cette nouvelle connaissance. Renée en revanche fut totalement subjuguée par la jeune Américaine et relatera ce coup de foudre dans son roman autobiographiqueUne Femme m'apparut: «J'évoquai l'heure déjà lointaine où je la vis pour la première fois, et le frisson qui me parcourut lorsque mes yeux rencontrèrent ses yeux d'acier mortel, ses yeux aigus et bleus comme une lame. J'eus l'obscur prescience que cette femme m'intimait l'ordre du destin, que son visage était le visage redouté de mon avenir. Je sentis près d'elle les vertiges lumineux qui montent de l'abîme, et l'appel de l'eau très profonde. Le charme du péril émanait d'elle et m'attirait inexorablement. Je n'essayai point de la fuir, car j'aurais échappé plus aisément à la mort.» «Hiver 1899-1900. Débuts de l'idylle. Un soir, Vivien est invitée par sa nouvelle amie dans l'atelier de Mme Barney [mère de Natalie], 153 avenue Victor-Hugo, à l'angle de la rue de Longchamp. Natalie s'enhardit à lire des vers de sa composition. Comme Vivien lui dit aimer ces vers, elle lui répond qu'il vaut mieux aimer le poète. Réponse bien digne de l'Amazone.» (J.-P. Goujon,Tes blessures sont plus douces que leurs caresses) Suivront deux années d'un bonheur inégal, rythmées par les infidélités récurrentes de Natalie et la jalousie maladive de Renée dont les lettres oscillent entre déclaration
s. l. [Paris] s. d. [ca. 1900] | 12.30 x 16.50 cm | 4 pages sur un double feuillet
Lettre manuscrite autographe de Renée Vivien signée «Pauline», adressée à Natalie Clifford Barney et rédigée à l'encre noire sur un double feuillet à en-tête au chiffre argenté de la poétesse. Très belle et poétique lettre d'amour de la Muse aux violettes, se languissant de son "cher Lys blanc" : "Je n'ai pas pu te demander cet après-midi si je te verrais demain, mon doux Avril, mais tu as bien compris n'est-ce pas? qu'il me serait aussi impossible de vivre un jour sans toi, que de me priver des lumières, du soleil ou des fleurs. [...]Avril, mon doux petit Avril, chaque fois que tu t'en vas, tu emportes un peu de mon cur, qui ne peut se détacher de toi, et te suit tristement. Tu es pour moi la poésie, la consolation et le rêve. Tu mets de la beauté dans ma vie et dans mon âme - quand je me réveille chaque jour et je pense à toi, c'est la perpétuelle éclosion de quelque miraculeuse amour. Je vis dans un conte de fées, un pays où tout est bleu et d'où la tristesse a disparu. Pense à moi ce soir, avant d'aller rêver dans l'au-delà et le lointain du sommeil." La lettre prend ensuite un ton plus charnel : "J'aime tes cheveux blonds. Je leur envoie un long baiser. Les lys que j'ai dans ma chambre sont tristes parce que tu n'es plus là. Ils t'envoient leur âme dans un parfum. Ils t'aiment, comme moi; mais moins que moi."Lors de leur première nuit d'amour, Renée avait empli sa chambre de lys, la transformant en "chapelle ardente" (N.Clifford Barney, Je me souviens...). Jean-Paul Goujon souligne : "Le choix des lys était bien dans le goût de l'époque : rappelons-nous les affiches de Mucha, les tableaux de Schwabe, les poèmes de Lorrain. Mais Vivien, qui se souvenait certainement de certaines pages, remplies de fleurs et de parfums, deLa Faute de l'abbé Mouretde Zola, semble avoir voulu célébrer des noces mystiques doublées d'une sorte de mort parfumée." C'est à la fin de l'année 1899 et par l'intermédiaire de Violette Shillito que Renée Vivien - alors Pauline Tarn - fit la connaissance de Natalie Clifford Barney «cette Américaine plus souple qu'une écharpe, dont l'étincelant visage brille de cheveux d'or, de prunelles bleu de mer, de dents implacables» (Colette, Claudine à Paris). Natalie, qui venait de vivre une idylle estivale avec la sulfureuse Liane de Pougy qui l'a initiée au saphisme, ne prêta qu'une attention discrète à cette nouvelle connaissance. Renée en revanche fut totalement subjuguée par la jeune Américaine et relatera ce coup de foudre dans son roman autobiographique Une Femme m'apparut: «J'évoquai l'heure déjà lointaine où je la vis pour la première fois, et le frisson qui me parcourut lorsque mes yeux rencontrèrent ses yeux d'acier mortel, ses yeux aigus et bleus comme une lame. J'eus l'obscur prescience que cette femme m'intimait l'ordre du destin, que son visage était le visage redouté de mon avenir. Je sentis près d'elle les vertiges lumineux qui montent de l'abîme, et l'appel de l'eau très profonde. Le charme du péril émanait d'elle et m'attirait inexorablement. Je n'essayai point de la fuir, car j'aurais échappé plus aisément à la mort.» «Hiver 1899-1900. Débuts de l'idylle. Un soir, Vivien est invitée par sa nouvelle amie dans l'atelier de Mme Barney [mère de Natalie], 153 avenue Victor-Hugo, à l'angle de la rue de Longchamp. Natalie s'enhardit à lire des vers de sa composition. Comme Vivien lui dit aimer ces vers, elle lui répond qu'il vaut mieux aimer le poète. Réponse bien digne de l'Amazone.» (J.-P. Goujon, Tes blessures sont plus douces que leurs caresses) Suivront deux années d'un bonheur inégal, rythmées par les infidélités récurrentes de Natalie et la jalousie maladive de Renée dont les lettres oscillent entre déclarations enflammées et douloureux mea culpa. «Renée Vivien, c'est la fille de Sappho et de Baudelaire, c'est la fleur du mal 1900 avec des fièvres, des envols brisés, des voluptés tristes.» (Jean Chalon, Portrait d'une séductrice) En 1901 survint une importante rupture qui d
Villa Clos fleuri [Nice] 3 mars 1906 | 12.40 x 16.80 cm | 3 pages sur un double feuillet
Lettre autographe signée "Pauline" de Renée Vivien adressée à Natalie Clifford Barney et rédigée à l'encre violette sur un double feuillet à en-tête de violette, adresse parisienne du papier à lettres barrée.Pliures transversales inhérentes à l'envoi. Belle lettre évoquant l'exécration de Renée Vivien pour Nice : "Ici, un soleil insolent d'ignobles bâtisses des gens Je regrette Mytilène [...]Mon Dieu, entre Nice et Paris, il n'y a pas de différence bien marquée, quelques oranges de plus ici des palmiers d'opéra comique - une illusion de chaleur, c'est tout."L'évocation de Mytilène, où les deux amantes se sont rendues l'été précédent, se poursuit dans cette missive : "Encore une lettre de ce vieux filou de Paradelli[s] Je l'ai envoyé promener Il est capable de faire main basse sur tout ce qu'il y a dans la maison " C'estPassagisti Paradellis qui loua une villa sur place, avec un bail de deux ans, à Renée et Natalie. "La villa avait été meublée avec goût. Des collections de porcelaines rares, des meubles incrustés de nacre, une salle à manger avec des fauteuils à haut dossier." (J.-P. Goujon,Tes blessures sont plus douces que leurs caresses) Dans cette lettre, la Muse aux violettes donne également la clé de l'un des personnages d'Une femme m'apparutdont la version remaniée vient de paraître : "Dis à Madame Mardrus (pas de ma part, de la tienne!) que Doriane, c'est elle, telle qu'elle s'est révélée à moi un jour dans l'ardeur et dans la tristesse."L'ouvrage, dont la réécriture avait pourtant éprouvée la poétesse, est ici dévalorisé par cette dernière : "En somme je n'aime pas ce volume ou plutôt il m'est indifférent (ce qui est plus triste encore )" C'est à la fin de l'année 1899 et par l'intermédiaire de Violette Shillito que Renée Vivien - alors Pauline Tarn - fit la connaissance de Natalie Clifford Barney «cette Américaine plus souple qu'une écharpe, dont l'étincelant visage brille de cheveux d'or, de prunelles bleu de mer, de dents implacables» (Colette,Claudine à Paris). Natalie, qui venait de vivre une idylle estivale avec la sulfureuse Liane de Pougy qui l'a initiée au saphisme, ne prêta qu'une attention discrète à cette nouvelle connaissance. Renée en revanche fut totalement subjuguée par la jeune Américaine et relatera ce coup de foudre dans son roman autobiographiqueUne Femme m'apparut: «J'évoquai l'heure déjà lointaine où je la vis pour la première fois, et le frisson qui me parcourut lorsque mes yeux rencontrèrent ses yeux d'acier mortel, ses yeux aigus et bleus comme une lame. J'eus l'obscur prescience que cette femme m'intimait l'ordre du destin, que son visage était le visage redouté de mon avenir. Je sentis près d'elle les vertiges lumineux qui montent de l'abîme, et l'appel de l'eau très profonde. Le charme du péril émanait d'elle et m'attirait inexorablement. Je n'essayai point de la fuir, car j'aurais échappé plus aisément à la mort.» «Hiver 1899-1900. Débuts de l'idylle. Un soir, Vivien est invitée par sa nouvelle amie dans l'atelier de Mme Barney [mère de Natalie], 153 avenue Victor-Hugo, à l'angle de la rue de Longchamp. Natalie s'enhardit à lire des vers de sa composition. Comme Vivien lui dit aimer ces vers, elle lui répond qu'il vaut mieux aimer le poète. Réponse bien digne de l'Amazone.» (J.-P. Goujon,op. cit.) Suivront deux années d'un bonheur inégal, rythmées par les infidélités récurrentes de Natalie et la jalousie maladive de Renée dont les lettres oscillent entre déclarations enflammées et douloureuxmea culpa. «Renée Vivien, c'est la fille de Sappho et de Baudelaire, c'est la fleur du mal 1900 avec des fièvres, des envols brisés, des voluptés tristes.» (Jean Chalon,Portrait d'une séductrice) En 1901 survint une importante rupture qui durera presque deux années; Renée, malgré les sollicitations de Natalie et les intermédiaires qu'elle lui envoie pour la reconquérir, résiste. «Les deux amies se revirent, et se fut, en août 1905, le pèlerinage à Lesbos, qu
s. l. [Paris] s. d. [ca. 1904] | 11.50 x 15.90 cm | 4 pages sur un double feuillet
Lettre autographe de Renée Vivien adressée à Natalie Clifford Barney et rédigée à l'encre noire sur un double feuillet bordé d'un liseré de violettes. Pliure transversale inhérente à l'envoi. Très belle lettre d'amour marquant la réconciliation de la Muse aux violettes et de l'Amazone après une rupture de deux ans: «Ta lettre m'a été d'une douceur cruelle, j'ai pleuré en la lisant et quelque chose en moi s'est réjoui malgré tout de penser qu'entre nous le lien était est si puissant et subtil que la mort seule pourra le dénouer tout à fait, si la mort est définitive.» Lassée et très jalouse des infidélités de Natalie, Renée avait pris la décision radicale de la quitter. L'Amazone avait alors, par tous les moyens, tenté de la reconquérir, envoyant des émissaires ainsi que de nombreuses lettres: «Mes larmes ont coulé sur toutes les lettres que tu m'as envoyées depuis le silence qui s'était fait entre nous.» Renée semble cette fois avoir rompu sa promesse de ne jamais revoir Natalie et lui adresse cette très belle déclaration, pleine d'espoir en l'avenir: «T'oublier ! Mais mes lèvres, qui sont l'âme de mon âme ont gardé ton reflet et ton empreinte. [...] Quelque chose en [moi] s'est brisé depuis lors, d'avoir trop aveuglément aimé. Mais s'il est vrai qu'il reste en nous des tendresses inconnues et des douceurs ignorées que nous pouvons encore nous prodiguer dans un avenir meilleur, n'hésitons pas à les découvrir au fond de nos âmes. Je voudrais te prendre dans mes bras, mon Tout-Petit, comme un enfant malade, et te bercer, et te consoler, et te guérir, et de voir refleurir sur tes lèvres les sourires d'autrefois. Il ne faut plus souffrir pour moi, ma Douceur blonde, je t'aime, je te guérirai.» Ces retrouvailles ne dureront pourtant pas: déchirée entre la baronne Hélène de Zuylen et Natalie, Renée enchaînera les voyages; tour à tour en Hollande, en Allemagne, en Suisse et à Venise, elle confiera ses hésitations à Kérimé Turkhan-Pacha sa compagne épistolaire du Bosphore qu'elle rencontrera à l'été 1905 lors de son dernier voyage avec Natalie Clifford Barney à Mytilène. Emouvante lettre de Renée Vivien, adressée au grand amour de sa vie. C'est à la fin de l'année 1899 et par l'intermédiaire de Violette Shillito que Renée Vivien - alors Pauline Tarn - fit la connaissance de Natalie Clifford Barney «cette Américaine plus souple qu'une écharpe, dont l'étincelant visage brille de cheveux d'or, de prunelles bleu de mer, de dents implacables» (Colette,Claudine à Paris). Natalie, qui venait de vivre une idylle estivale avec la sulfureuse Liane de Pougy qui l'a initiée au saphisme, ne prêta qu'une attention discrète à cette nouvelle connaissance. Renée en revanche fut totalement subjuguée par la jeune Américaine et relatera ce coup de foudre dans son roman autobiographiqueUne Femme m'apparut: «J'évoquai l'heure déjà lointaine où je la vis pour la première fois, et le frisson qui me parcourut lorsque mes yeux rencontrèrent ses yeux d'acier mortel, ses yeux aigus et bleus comme une lame. J'eus l'obscur prescience que cette femme m'intimait l'ordre du destin, que son visage était le visage redouté de mon avenir. Je sentis près d'elle les vertiges lumineux qui montent de l'abîme, et l'appel de l'eau très profonde. Le charme du péril émanait d'elle et m'attirait inexorablement. Je n'essayai point de la fuir, car j'aurais échappé plus aisément à la mort.» «Hiver 1899-1900. Débuts de l'idylle. Un soir, Vivien est invitée par sa nouvelle amie dans l'atelier de Mme Barney [mère de Natalie], 153 avenue Victor-Hugo, à l'angle de la rue de Longchamp. Natalie s'enhardit à lire des vers de sa composition. Comme Vivien lui dit aimer ces vers, elle lui répond qu'il vaut mieux aimer le poète. Réponse bien digne de l'Amazone.» (J.-P. Goujon,Tes blessures sont plus douces que leurs caresses) Suivront deux années d'un bonheur inégal, rythmées par les infidélités récurrentes de Natalie et la jalousie maladive de Renée dont les lettres oscill
s. l. [Paris] s. d. [ca 1904] | 11.50 x 16 cm | une page sur un double feuillet
Billet autographe signé de Renée Vivien adressée à Jean-Marc Bernard, rédigé à l'encre violette sur un double feuillet de papier à en-tête orné d'un liseré de violettes. Pliures transversales inhérentes à l'envoi. «Monsieur, J'ai lu le très bel "églogue" La Mort de Narcisse dont j'ai fort admiré la hautaine poésie et le large souffle dramatique. Mes très sincères félicitations. Renée Vivien.» Jean-Marc Bernard fut l'un des fondateurs de la revue poétique, satirique et monarchiste Les Guêpes qui accueillait entre autres les contributions de Paul-Jean Toulet et Francis Carco. Avec ces derniers, il fit partie de l'École fantaisiste, collectif de jeunes poètes désireux de rompre avec les parnassiens et les symbolistes et dont les ambitions seront bien vite balayées par l'arrivée de la Grande Guerre. C'est d'ailleurs sur le front que Jean-Marc Bernard perdit la vie, pulvérisé par un obus à l'âge de trente-trois ans. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -