Paris, Paul Ollendorff, 1885. 1 vol. in-12 de 344 p. Reliure moderne, demi-maroquin brun, dos à nerfs, tête dorée. 1 petite épidermure au dos.
Edition originale.
Paris, Paul Ollendorff, 1884, in-12 broché, XV + 324 pp, envoi de l'auteur à un ami en page de faux titre. 3Eme édition. Couverture en état d'usage, Intérieur en bon état.
Alphonse Lemerre 1884 Paris, Paul Ollendorff éditeur, 1884. Avec une notice de Maurice Talmeyr. Édition originale sans grand papier annoncé. Avec un envoi autographe signé de l'auteur à son ami l'éditeur Alphonse Lemerre, qui donnera une nouvelle édition de cet ouvrage en 1890. In-12 broché de XV - 324 pp. Couverture défraichie, des rousseurs à l'intérieur. Bonne provenance.
Paris, Poulet-Malassis, 1862. In-8 de [2]-XII-[2]-350-[2]p. demi-percaline chocolat à la Bradel, dos lisse orné d'un fleuron doré, pièce de titre en maroquin prune, premier plat de couverture conservé, coins à peine frottés.
Édition originale du premier livre de Léon Cladel, et de l'importante préface de douze pages de Charles Baudelaire. Selon le témoignage de l'auteur, rapporté par sa fille Judith Cladel, Baudelaire aida à mettre en forme le roman, qui manquait de style et de syntaxe: “Huit mois durant, il daigna me pétrir de ses mains savantes et me rendre ductile et modéré, mois si dur de pâte et si violemment excessif... ” (Maître & Disciple, Paris, 1951, cité par G. Oberlé). L'éditeur: "Les Martyrs ridicules ont été entièrement remaniés et refaits sur les indications de Baudelaire. Je doute même que la collaboration n'ait pas été plus loin". (Poulet-Malassis; Bulletin du Bibliophile, avril 1923). De là à considérer ce texte comme le seul roman de Baudelaire il n'y a qu'un pas. On joint à l'exemplaire un poème manuscrit autographe de Léon Cladel dédicacé "A mon ami Alphonse Daudet" intitulé Palinodia, signé et daté du 5 janvier 1868. Il semble avoir été publié dans La Plume en 1892. Sans le faux-titre. Le tirage en a été limité à 500 exemplaires et un seul exemplaire sur Wathman, pour Baudelaire. Vicaire II, 402.
Bruxelles, chez l'Éditeur Henry Kistemaeckers, 186. In-12 broché de [4]-321-[3] pages.
Seconde édition, imprimée sur papier bleuté, avec un avis de Léon Cladel en préambule qui semble désapprouver cette publication, ce "volume, tombé dans le domaine public, reparaît à présent, bien malgré nous. […] et nous voici l'obligé de qui nous désoblige en tirant ce bouquin de l'ombre où nous eussions désiré qu'il restât enseveli."Selon le témoignage de l'auteur, rapporté par sa fille Judith Cladel, Baudelaire aida à mettre en forme le roman, qui manquait de style et de syntaxe: “Huit mois durant, il daigna me pétrir de ses mains savantes et me rendre ductile et modéré, mois si dur de pâte et si violemment excessif... ” (Maître & Disciple, Paris, 1951, cité par G. Oberlé). L'éditeur: "Les Martyrs ridicules ont été entièrement remaniés et refaits sur les indications de Baudelaire. Je doute même que la collaboration n'ait pas été plus loin". (Poulet-Malassis; Bulletin du Bibliophile, avril 1923). Un poème intitulé "Mon Ane", extrait d'une ancienne revue, est collé sur la page de titre, avec l'inexorable marque due au papier de piètre qualité. Mais le poème est sympa, et il n'est pas inutile de préciser que l'auteur avait une passion pour les ânes, bardots, et autres bourricots.
Bruxelles Kistemaeckers 1880 in-12° Broché
Seconde édition précédée d'un Avis de l'auteur. Préface de Charles Baudelaire. Tirage sur papier bleu azur. Exemplaire broché avec quelques marques. Bon 0
H. Kistemaekers, éditeur, Bruxelles, 1878.
Un volume in 12°, reliure rigide , dos toilé de couleur jaune avec une pièce de titre en maroquin rouge brun, plats légèrement marbrés, couverture initiale conservée (couleur vert pâle), 326 pages dont une table des matières et, en ouverture, une importante préface de Léon CLADEL (XXXII). Il ne s’agit ici que du 2ème tome d’un récit complet mais sa force est considérable. Difficile de trouver l’équivalent dans la dénonciation littéraire des excés -euphémisme- de la colonisation de l’Algérie par la France. Dénonciation littéraire, certes, mais inspirée à son auteur pas sa propre expérience. Sous ce XXX se cache le nom de Hector FRANCE qui fut officier de cette guerre de conquête et qui participa , par ailleurs, à l’insurrection de la Commune de Paris (qu’il a relatée dans un texte intitulé “Revanche!”). Lisons quelques lignes du préfacier Léon CLADEL, écrivain lui aussi (L’HOMME DE LA CROIX-AUX-BOEUFS, OMPRDRAILLES etc): “Nous assistons brusquement, enflammés de courroux et soulevés d’indignation, à des sacs inouïs, à des tueries sans nom, à des carnages, à des holocaustes que nul fumeur d’opium, aucun mangeur de haschish n’a rêvés, à des viols trois fois sacrilèges accomplis, en une mare poupre sur la mère étreignant ses fils morts, sur les vierges en présence de leurs frères et de leurs amants garottés, sur l’épouse baisant le sein, percé par les baïonettes de son époux encore vivant, à des saturnales, à des priapées, à d’horribles sabbats où Lesbos et Sodome s’entremêlent, à quelque nuit de Walpurgis, à l’on ne sait quelle Messe Noire enfin, où la soldatesque en rut force des filles publiques et les laisse déchirées, souillées, pantelantes, béantes, crevées sur place , après de sauvages coïts perpétrés au cri tutélaire de Vive l’Empereur”… Quant à l’auteur lui-même, Hector FRANCE (1837-1908, fils d’un militaire suspendu pour avoir dénoncé l’esclavage dans les Antilles), il commence ce tome 2 intitulé A L’ASSAUT DES LUPANARS de la manière suivante: “TUER”. Et on peut lire à la fin de ce premier chapitre les lignes suivantes “Tout petit, les jeux cruels de mes camarades me répugnaient et ce n’est qu’avec horreur et indignation que je les voyais martyriser les insectes, arracher les ailes aux mouches, décapiter les hannetons... Cependant, tout à coup, sans que je sache comment, il me vint comme aux autres une rage de sang dont je fus moi-même stupéfait, et je ne rêvais plus, moi aussi, qu’à déflorer mon sabre”.Cet exemplaire, rare et édition originale, est en TRES BON ETAT.