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‎VIAN Boris‎

Reference : 74268

(1956)

‎Manuscrit autographe complet pour chacune des deux versions de la chanson de Boris Vian intitulée "Place Blanche" ‎

‎S.n., s.l. 1956, 13,5x21cm, 5 feuillets perforés.‎


‎Deux manuscrits autographes complets, sur cinq feuillets perforés, de 46 lignes pour le premier et de 52 lignes pour le second, rédigés à l'encre bleue, de la chanson intitulée "Place Blanche" qui connait deux versions intitulées toutes deux "Place Blanche" mais dont le texte varie : la première débutant par "J'étais allé dimanche me promener" et la seconde par "Les amoureux l'dimanche vont deux par deux". Chaque manuscrit que nous possédons correspond à l'une des deux versions et sont abondamment corrigés, raturés et retravaillés tout en restant conformes avec l'état définitif de la chanson. Nous joignons, sur deux feuillets perforés (un encollé sur un carton souple), un tapuscrit complet pour chaque version de "Place Blanche". Sont aussi joints la partition imprimée de cette chanson pour chaque instrument, une autre partition de la chanson ainsi qu'un tapuscrit de l'adaptation américaine de "Place Blanche" et ces quelques mots manuscrits de la traductrice, rédigés, à l'encre rouge à l'adresse de Boris Vian : "Serai Paris mardi. Qu'en penses-tu Bobo, moi ça me plait beaucoup. Dis-moi vite. Merci Nicole." Bel ensemble de cette chanson qui fut écrite en 1956 et dont la musique fut composée par Henri Salvador. Provenance : Fondation Boris Vian. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎VIAN Boris‎

Reference : 85163

(1945)

‎Manuscrit autographe de la première nouvelle de Boris Vian : "Martin m'a téléphoné"‎

‎S.n. (chezl'auteur), s.l. 10 octobre 1945, 22x17cm , 17 pages sur 9 feuillets.‎


‎| «J'aime mieux les soldats, les officiers sont encore plus puants que les aspi français, et pourtant, ça, c'est à faire péter le conomètre, avec leurs petits bâtons à enculer les chevaux.»| Manuscrit autographe original de la nouvelle de Boris Vian, écrite en 1945 et publiée dans le recueil posthume Le Loup-Garou en 1970. Manuscrit très dense de 17 pages sur 9 feuillets, rédigé à l'encre noire, avec biffures et corrections, sur desfeuilles à carreaux perforées et daté «25.10.45» à la fin du texte. Un des très rares manuscrits datés par l'auteur. Exceptionnel manuscrit de la première nouvelle de Boris Vian, écrite à 25 ans, quelques mois après la Libération. Les premières tentatives littéraires de Bison Ravi datent de l'hiver 41-42, selon Michelle Vian qui lui demande à cette époque de lui composer un conte de fées. L'exercice donne au jeune ingénieur l'envie de se lancer immédiatement dans un autre récit fantaisiste, sans queue ni tête, au seul usage de ses amis, Troubles dans les Andains. Deux ans plus tard, il s'attèle à ce qui deviendraen 1947son premier roman publié, grâce à Raymond Queneau, Vercoquin et le plancton. Mais avant la rencontre fondamentale avec ce mentor et père spirituel qui lui ouvrira les portes de la Maison «Blanche» de Gallimard, l'écriture n'est pour Vian qu'un jeu, sans conséquence ni ambition, pour combattre la morosité des années d'Occupation. La véritable passion du médiocre ingénieur Vian est le jazz et sa relative professionnalisation dans la troupe de Claude Abadie. Lorsque le 18 juillet 1945, il signe son contrat pour la collection «La plume au vent» créée et dirigée par Queneau, Boris Vian considère sans doute qu'il n'a encore rien écrit. Son «uvrette» Vercoquin ecaetera, timidement envoyé à Queneau le mois précédent, sera affublée d'une préface désabusée et d'une dédicace en forme d'excuse. Martin, achevé en octobre 1945, est donc sa première uvre d'écrivain et sa toute première nouvelle, genre dans lequel il excellera, comme le soulignent M. Lapprand, C. Gonzalo et F. Roulmann dans l'édition de La Pléiade : «L'écriture incisive de Boris Vian sied à merveille aux textes courts. [...] Elle a trouvé sa première expression dans la pratique de la "nouvelle", entendue à l'anglo-saxone comme short storydont Vian appréciait hautement la lecture. Entre 1945 et 1958, sa plume alerte donne jour à 45 courts récits [...]. Vian goûte tant l'exercice, qu'il en produit pas moins d'une trentaine [...] de 1945 à 1948 [parmi lesquelles] seules cinq rest[èr]entinédites du vivant de l'auteur.» Martin ne paraitra que 11 ans après sa mort dans le recueil Le Loup Garou, sans mention de sa place essentielle dans la genèse de l'uvre et de l'artiste. Pourtant, cettepremière nouvelle de Vian présente des caractéristiques uniques qui en font une uvre pivot. Entièrement centrée sur les grandes passions de Vian, le jazz et les voitures américaines, cette pérégrination se distingue surtout des productions précédentes par son style. A l'aube d'une carrière d'écrivain - du moins rêve-t-il ainsi son avenir qui sera plus tumultueux qu'il ne l'espère - Boris ne choisit pas le style de Vian, mais celui de Sullivan. Martin est en effet une nouvelle dans le pur style du roman noir à l'américaine, sans pour autant que Vian se fende d'une intrigue ou d'un véritable projet narratif. Martin ne raconte rien d'autre que la soirée passablement décevante d'un trompettiste «amateur marron», c'est-à-dire semi-professionnel, sollicité pour jouer dans un band improvisé lors d'une soirée organisée pour les G.I's. Ni introduction, ni climax, ni dénouement, le récit semble être un pur exercice de style, mais de ce styleencore totalement inédit pour l'écrivain en herbe, qui sera celui de J'irai cracher sur vos tombes, Elles se rendent pas compte, Les morts ont tous la même peau, Et on tuera tous les affreux, les seuls succès littéraires anthumes de leur «traducteur». Les personnages de Martin paraitraient tout droit sortis du néant, si le lecteur moderne ne reconnaissait Miqueut, chef de bureau du narrateur, tout simplement emprunté à Vercoquin, Doddy le batteur absent, qui n'est autre que Claude Léon, un des plus proches amis de Vian qui apparaitra ensuite dans plusieurs uvres de Vian dont L'Automne à Pékin, Temsey, pseudo de Taymour Nawab, et bien sûr une apparition du Major, alias Jacques Loustallot, qui sert ici de véritable major américain et une discrète référence au frère de Boris, également musicien. Mais c'est avant tout le narrateur qui donne la clé de lecture du roman: derrière le prénom Roby se cache un des nombreux pseudonymes anagrammes de Boris Vian, Robi Savin -«je agressif» de l'auteur (comme le décrit le Dictionnaire des personnages de Vian) - ingénieur sans le sou et trompettisteamateur, passionné de voitures et de jazz. La soirée de Roby est une version «pulp» d'une des multiples prestations de son auteur et de son «band» dans les soirées caritatives américaines de la Libération. On y retrouve les lieux fréquentés par Boris et Michelle, l'hôtel Normandie, la rue Lamarck de Claude Léon, la rue Notre-Dame-des-Victoires, devenue «rue Notoire-du-Vidame», siège de l'AFNOR... Martin est ainsi une fantastique plongée dans Paris, mais sous le prisme de l'amertume et du désenchantement de cet après-guerre décrit par Philippe Boggio dans son autobiographie de l'auteur: «Les boys n'entendent à peu près rien au jazz[et sont] inconscients du mythe violent qu'avait fait naître leur pays dans les imaginations pendant les années d'Occupation». Plus autobiographique que ses nouvelles suivantes, dominées par un imaginaire fantaisiste, Martin est une précieuse source d'informations sur la jeunesse de Vian et la rageuse mélancolie d'un esprit bouillonnant dans une ville libérée mais entravée. Dr Vian laisse libre court à Mr Sullivan qui rêve de régler leur compte aux musiciens hollandais, «tous dessalauds, des demi-boches, encore plus lèche-cul quand ils ont quelque chose à vous demander [et qui) s'aplati[ssent] devant le client pour avoir des cigarettes.». Violence gratuite qui ne demande qu'à exploser, sans véritable ressentiment ciblé: « Oui, je suis ingénieur, après tout et c'est bien le plus bête, en trois lettres, de tous les métiers (...) maiss'il me suffisait d'appuyer sur le bouton, pan... plus de Martin, plus de Heinz, au revoir. Ce n'est pas une raison parce qu'ils sont musiciens, les professionnels sont tous des salauds.» Si elle demeure uniquement fantasmatique, la haine du narrateur contraste avec la monotonie prosaïque de sa soirée, décrite heure par heure. Or, peut-être pour la seule fois dans toute son uvre, Vian fait une étrange référence aux temps troubles tout juste achevés : «Quel con! Tous les chauffeurs sont cons. C'est une sale race. Je les emmerde, je suis ingénieur. [...] On est de la même race; des types qui s'aplatissent. Bon, je me vengerai plus tard, avec un colt, je les descendrai tous, mais je ne veux rien risquer parce que ma peau vaut mieux que la leur[...]. Je me demande pourquoi on ne le ferait pas pour de vrai. Aller trouver un type comme Maxence Van der Meersch, je lui dis: - Vous n'aimez pas les souteneurs et les tenanciers de maisons, moi non plus, on fait une association secrète, et un soir par exemple on fonce dans une Citroën noire et on tue tous ceux de Toulouse. - Ça ne serait pas assez, il faut les tuer tous. Alors je dis, j'ai une autre idée on fait une grande réunion syndicale et puis on les supprime [...]. Si on se fait poirer, [...] ça ne fait rien on aura bien rigolé. Mais le lendemain il y en aura d'autres à leur place. - Alors il me dit on recommencera avec un autre truc.» Mêlant la racialisation nazie et l'humanisme de Van der Meersch, jouant de l'équivoque Citroën noire, symbole de la Gestapo comme de la Résistance, juxtaposant humour potache et extermination, Vian souffle sur les braises à quelques mois de la capitulation de l'Allemagne. Sur fond de soirée festive et de murs légères, il témoigne de la rancur et des espoirs déçus d'une jeunesse laissée-pour-compte dans le Paris de la Victoire: « c'était plein de belles filles, c'est dommage de les voir avec les Américains, [...] plus elles sont bien, plus elles sont con». A la fois reconnaissants: « Je bouffe jusqu'à ce que j'aie plus faim et je continue encore un peu après, pour être sûr de ne pas avoir de regrets le lendemain» et dépendants : « Il tend la main pour un paquet de sèches Chesterfield «Thank you Sir, Thanks a lot! », larbin va! », Les personnages semblent surtout passer leur temps à attendre les directives et les récompenses des soldats américains. Cependant le récit du narrateur se concentre principalement autour du mouvement. En premier lieu, celui des voitures, icônes des «Uhessas» rêvés par Vian: «Il y avait la Chrysler bleu ciel de l'US Navy, je l'ai déjà vu passer plusieurs fois à Paris»; «Non, c'est l'autre, mieux, une Lincoln»; «enfin une bagnole bien, Packard 1939»; «c'est chouette le bruit des pneus d'une grosse bagnole sur le pavé, ça sonne creux et rond, on grimpait en prise». Par la suite, c'est l'activité des danseurs qui occupel'attention de Roby, «ça danse sans grande conviction», au début, puis «la brune fait l'andouille et tortille ses fesses dure en plantant des choux avec l'américain» et enfin le jugement se fait plus radical: «quelle bande d'enflés! Est-ce que ça danse pour les airs, pour les filles ou pour danser?» Boris-Roby se place comme simple observateur de ce monde nouveau qui l'ignore. Personnage secondaire et muet, il devient héros-vengeur et juge impitoyable dans son seul imaginaire : «je les ai laissés se démerder, la barbe [...] et puis merde, ils me font tous chier.». Si Vian utilise très largement son expérience au sein de l'Orchestre Abadie,«coqueluche» des soirées dansantes organisées par le Special Service show de l'Etat Major américain, son modèle, bien qu'autobiographique, n'est sans doute pas Boris Vian le musicien, alias Bison Ravi, trompinettiste vedette du Saint-Germain-des-prés naissant. Le désenchanté Roby est sans doute plus subtilement inspiré de Boris Vian l'écrivain, futur Vernon Sullivan, obscur débutant, mais déjà observateur sans pareil de l'envers du réel. La clé de cette interprétation est ironiquement offerte au lecteurdès la première phrase, qui servira de titre aux éditions posthumes: «Martin m'a téléphoné à 5 heures.» Martin est avant tout une référence aux personnages de Marcel Aymé, un des écrivains favoris de Vian. Mais ce prénom partage surtout sa première syllabe avec la célèbre «Marquise» des surréalistes qui dénonçaient les incipits de romans à base de «La Marquise sortit à cinq heures». Cette assertion et le jugement portée sur celle-ci deviendront une figure récurrente de la littérature. En 1961, Raymond Queneau, lui-même, en fera un alexandrin pour Cent mille milliards de poèmes: «C'était à cinq o'clock que sortait la marquise». Premier écrivain à détourner le fameux modèle de « l'insanité» romanesque, selon Breton, Boris Vian témoigne, avec l'inaugural Martin, d'une irrévérence absolue envers le monde réel et surréel! «Je suis chez moi, enfin au pieu, et juste avant de m'endormir, je me suis changé en canard. 25.10.45» Provenance : Fondation Boris Vian. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎VIAN Boris‎

Reference : 73867

(1950)

‎Manuscrit autographe inédit d'un projet de scénario cinématographique de Boris Vian relatant la guerre entre deux maisons de disques : "Guerre de deux maisons de disques qui sont enlisées dans des méthodes antiques de vente"‎

‎s.d. (circa 1950), 21x27cm, 3 pages sur 3 feuillets perforés agrafés.‎


‎Manuscrit autographe inédit d'un projet de scénario cinématographique de Boris Vian. 3 pages sur 3 feuillets rédigées à l'encre noire et bleue et au stylo bille bleu. Ratures, corrections et notes marginales. Pliure centrale sans gravité. Une coupure verticale sur le premier feuillet, sans manque de texte. Amusant projet cinématographique raillant l'impitoyable monde des maisons de disques alors que Boris Vian fait la connaissance de Jacques Canetti qui lui ouvrira les portes de Polydor (qui deviendra Philips). La seconde page présente quelques lignes exposant le synopsis du projet: «Deux maisons de disques rivales se trouvent enlisées dans une guerre de concurrence acharnée. Chacune attend pour agir de savoir ce que prépare l'autre [...]» Boris Vian semble avoir une idée bien précise de l'ambiance du film, indiquant déjà des détails techniques d'importance: «Début du film en bistre (historique) [...] arbre découpé (voix des chênes) [...] ou à la guillotine (ombre dans la cour) [...] côté cinémassacre-ballet Hitchcock dans l'action». Il a également une idée assez arrêtée des les acteurs choisis pour interpréter les différents personnages: «[Jacques] Dufilho, [Hubert] Deschamps [...] Personnage de Georges Cravenne (Y.[ves] Robert ou Darry Cowl», bien qu'il ne semble pas encore décidé pour l'interprète du «personnage de Barclay».Fidèle à son humour, il imagine ponctuer l'intrigue de «sketches de démonstration», d'une «parodie du ballet M.G.M.» ou encore de «sketches satiriques venant couper le burlesque». La part belle est, compte tenu du sujet, faite à la musiqueet plus précisément au rock'n'roll: «Un seul orchestre spécialisé dans le rock, et chacune des deux maisons essaie de se l'approprier[...] Rock et Roll sont associés». Influencé par les maîtres de la science-fiction américaine d'après-guerre qu'il admire, Vian introduit dans ce scénario des éléments propres au genre de l'anticipation; les «Maisons de disques s'espionnent à coup de téléviseurs perfectionnés» et il y a même des «Martiens». L'écriture rapide et les ajouts marginaux de ce manuscrit témoignent de la vivacité de Boris Vian, infatigable travailleur à l'imagination prolifique. Dans son langage non-conformiste, il multiplie les idées sur le papier: «il faut moderniser notre organisation. On fait défiler les mecs et on les abat à coup de presse-papier quand ils sont trop vieux [...] chacun des maisons pousse au cul son grand docteur». Comme le souligne Noël Arnaud dans ses Vies parallèles de Boris Vian, «Boris Vian s'est (...) intéressé au cinéma de manière active, et à plusieurs reprises. Il a composé des scénarios (certains ont même été tournés), il est apparu comme acteur dans différents films et il a écrit des commentaires de courts métrages.» Un documentaire intitulé Le Cinéma de Boris Vian, sorti en 2010, relate la passion de Boris Vian pour le cinéma et sa collaboration avec le réalisateur Pierre Kast qui disait de son ami: «J'aimerais beaucoup - c'est un des plus grands regrets de ma vie - j'aimerais beaucoup entrer dans une salle de projection, avec un bon fauteuil et plusieurs dizaines d'heures devant moi, et regarder les vingt films que Boris rêvait de faire.» (Pierre Boiron, Pierre Kast 1985). Ironie du sort, c'est dans un fauteuil de cinéma que Boris s'éteindra...devant l'adaptation qu'il exécrait de son roman J'irai cracher sur vos tombes. Provenance : Fondation Vian - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎VIAN Boris‎

Reference : 76267

(1950)

‎Manuscrit autographe inédit d'un projet de sketch de Boris Vian intitulé "Deux heures de colles"‎

‎s.d. [circa 1950], 21x27cm , 8 pages sur 8 feuillets & 10 pages sur 10 feuillets.‎


‎Manuscrit autographe inédit et complet d'un projet de sketch de Boris Vian intitulé «Deux heures de colles».Chaque liasse, contenant respectivement huit et dix feuillets, est retenue par une agrafe. La première, rédigée dans des encres de différentes couleurs et comportant de nombreuses ratures, ajouts et petits dessins marginaux, comprend deux feuillets d'idées pour l'ébauche du sketch, un feuillet relatant sa structure et cinq feuillets de texte et didascalies. La seconde, moins raturée et intégralement rédigée à l'encre verte, est une version définitive du texte reprenant la structure et les idées du premier jet sans pour autant les conserver dans leur intégralité. Dans ces notes jamais publiées ni jouées, le sketch se déroule dans une salle de classe où différents professeurs se succèdent pour délivrer des leçons dans chacune de leurs matières. Les spectateurs sont supposés former une assemblée d'élèves turbulents et participer activement aux différentes activités imaginées par Vian. Les professeurs sans vergogne malmènent les élèves: «vous êtes des khons, de lamentables ratés[...] quelques interrogations auxquelles je vais procéder maintenant vont vous démontrer mieux qu'un long discours à quel point vous être abrutis. » Le texte, très humoristique et d'une grande modernité, n'est pas sans rappeler le genre des «talkshows» actuels et leurs cascades de gags et de jeux. On trouve ainsi un grand nombre de matières fantaisistes vouées à structurer les différentes interventions: «cours du supporter de match», «cours de digest», «cours d'optimisme bourgeois», «cours de liberté», «cours de diffamation», «cours d'exploitation de psychanalyse», etc. On perçoit la nostalgie de Vian pour le passé et sa fascination pour le futur: « Vous voyez 1900 avec 50 ans de recul, avec vos yeux de 1950, mais pour les gens de l'an 2000, 1950 sera aussi charmant que 1900 pour nous. Apprenez à voir votre époque avec les yeux de l'an 2000. » Transparaît également son amour des voituresà travers la mise en scène d'un «type qui rentre par le fond de la scène dans un bruit effrayant, avec sa traction (une calandre ou un moteur sous le bras) ...» Visionnaire, Vian? Ce texte est en tout cas empreint d'une conscience écologique: «Le professeur insiste sur le gâchis qui caractérise la société actuelle et l'intérêt, par conséquent, d'un cours de récupération des produits inutilisés.» Le génial inventeur envisage en tout cas de présenter une «machine» de recyclage à ses spectateurs. Il dénonce également, sous couvert d'humour, la pénurie des logement parisiens et leur mauvais agencement: «on ne trouvait pas d'appartement à cause des collectionneurs d'appartements [...] Ce qui est difficile c'est de vivre dans les appartements qu'on vous propose; mais quelques-uns de nos anciens élèves qui ont eu la chance de faire un stage dans un immeuble d'essai construit par Le Cornemusier vont vous faire une démonstration. [...] façon de vivre en rampant en rampant dans les appartements extrêmement bas de plafond.» Il faut dire que Boris était un expert de l'ergonomie des espaces, en témoigne l'agencement de son petit appartement de la Cité Véron. Point d'orgue du manuscrit, Vian livre un superbe passage sur la vieillesse: «Enfin, le secret de la réussite: la vieillesse. Sketch: quelques jeunes, se disant «place aux jeunes» échouent car trop de vieux barrent la route. Ils kidnappent, pour se venger, quelques vieux. On met les vieux au régime le plus mauvais pour eux: beaucoup manger, beaucoup boire, beaucoup baiser, beaucoup danser. Finalement, ils séduisent les petites amies des jeunes et s'en vont avec elles. A la suite de quoi les jeunes décident de se vieillir artificiellement: s'opèrent mutuellement en s'arrachant les cheveux, en se teignant, se ridant, etc... Devenus vieux, ils trouvent tout, leurs amies reviennent et chur d'apothéose.» Ironie du sort pour Boris qui se savait, dès son plus jeune âge condamné et qui s'éteindra à 39 ans. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎VIAN Boris‎

Reference : 85178

(1948)

‎Manuscrit autographe signé de la nouvelle "Les pas vernis"‎

‎S.n. (chezl'auteur), s.l. s.d. [7 juin 1948], 21x27,5cm , 8 pages sur 4 feuillets.‎


‎| «- Malgré que j'aie fait des études supérieures, il peut m'arriver de me trouver incapable de conduire une locomotive. - Tu n'as pas d'envergure, répondit la belle Gaviale, et c'est pour ça que je t'aime.»| Manuscrit autographe original de 8 pages sur 4 feuillets quadrillés, abondamment corrigé etsigné par Boris Vian. Discrets plis transversaux. Cette nouvelle écritele 7 juin 1948, selon Noël Arnaud, a étépubliée dans la revue Dans le train n°2, puis reprise dans le recueil Le Loup Garou. Le manuscrit présente quelques petites variantes avec les versions imprimées. Composée pour être lue le temps d'un trajet en train, cette courte nouvelle inaugure les douze textes que Boris Vian publia entre 1948 et 1950 dans cette revue humoristique destinée aux voyageurs des transports en commun. L'intrigue, bien que simplissime, est digne des plus grandes sagas hollywoodiennes puisqu'elle expose, en cinq actes, l'ascension, l'apogée et la chute d'un gangster parisien. Précédée, dans la revue, du chapeau introductif: «Boris Vian, l'auteur de J'irai cracher sur vos tombes, vous présente Les Pas Vernis», la nouvelle se place sous l'égide de Vernon Sullivan tout en parodiant les codes du roman noir dans un savoureux cocktail «pulp»: - Misère: «Clams Jorjobert avait onze francs dans sa poche et c'était la veille du loyer». (Le héros, malgré son prénom de mollusque bivalve, porte un patronyme inspiré du comédien de l'adaptation théâtrale de J'irai cracher sur vos tombes, Georges Aubert.) - Magots secrets: «Pour rien au monde il n'eut touché au matelas de billets de mille sur lequel dormait son fils ainé, six ans le douze avril». (date d'anniversaire de Pierre, le fils de Boris et Michèle) Exploitation des faibles: «Il serait temps que cette enfant [...] qui court sur son quatrième mois commençât à se rendre utile». Ce projet machiavélique de Clams est heureusement réfréné par la conscience morale de sa femme: «Si tu attendais qu'elle ait six mois. Il ne faut pas faire travailler les enfants trop jeunes, ça leur déforme la colonne vertébrale». - Débauche de luxe: «La cage de l'escalier garnie de fer extrêmement forgé et, sous l'amorce de la spirale qui enserrait un ascenseur Louis X signé Boulle (mais c'était un faux), deux superbes landaus de Chez Bonnichon Frères et Mape réunis (...] garnis de lapin blanc». (Cette fois c'est à sa fille Carole et à son landau chic offert par les d'Halluin, que s'adresse le clin d'il de l'auteur). - Goût du lucre: «ça vaut trente billets dans le commerce, on en tirera bien douze mille. Pour moi, les douze mille, spécifia Gaviale.» (Ce surprenant prénom reptilien est toutefois presque systématiquement précédé de l'adjectif «belle») Sensualité: «La belle Gaviale, vêtue élégamment d'une longue jupe nioulouque dont dépassait un menu jupon de dentelles (celui de sa première communion)» - Trafic d'influence: «Tu comprends, (expliquait-il à sa femme, la belle Gaviale qui croquait du Rahat-Loukoum à la pisquatredeux tandis que Véronique buvait un biberon rempli de Heidsieck de la bonne époque) qu'on n'aura jamais l'idée d'arrêter une voiture du Corps Diplomatique». - Recel et faux-papiers: «L'opération se passa correctement en ce qui concerne la Cadillac, dont il put tirer treize cents mille francs car les faux papiers pour les Cadillac qui sont maintenant fabriqués en série, venaient d'être mis dans le commerce et se trouvaient dans tous les bureaux de tabac». - Folie des grandeurs: «C'est idiot, [...] Je venais de lui chiper sa voiture de pompiers, mais les femmes sont insatiables. Elle a voulu un corbillard... - Elle exagère, dit Dodiléon, compréhensif, car sa femme à lui n'avait jamais été au-delà de l'autocar à trente cinq places.» (Léon Dodiléon n'est autre que Claude Léon, un des meilleurs amis de Boris Vian et modèle involontaire de nombreux personnages) - Enfer carcéral: «Dans la prison, Dodiléon trouvait le temps léong.» - Atmosphère macabre: «J'ai acheté un cercueil, je me suis mis dedans et j'y ai été.» - Violence et crime : «T'as déjà essayé de marcher dans un cercueil? dit Clams. Je me suis pris les pieds dedans, je suis tombé et j'ai écrasé un petit chien.» Mais heureusement, Boris Vian n'est pas Vernon Sullivan, et il ne saurait acheverson récit sans l'assortir d'une morale sans concession: «Léon Dodiléon hocha la tête. - Mince, dit-il. Il y en a qui n'ont pas de veine! .... Boris Vian » Savoureux manuscrit original signé par Boris Vian de cette très short story « à l'embrayage tricuspide à révolution souple», mâtinée de Sullivan qui «rupineau poil». Provenance : Fondation Boris Vian. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎VIAN Boris‎

Reference : 74235

(1957)

‎Manuscrits de travail et partition manuscrite complète de la chanson de Boris Vian intitulée "Ou... Ou... Ou... " ‎

‎S.n., s.l. 1957-1959, 13,5x21cm & 21x27cm, 5 feuillets perforés + 3 feuillets.‎


‎Ensemble de quatre manuscrits de travail, de près de 90 lignes sur cinq feuillets perforés rédigés à l'encre bleue et au crayon de papier, de la chanson intitulée "Ou... Ou... Ou..." présentant des différences avec l'état définitif de la chanson. Chaque manuscrit estraturé, corrigé et présente donc des variantes, parfois importantes, avec le texte final. Complétant l'ensemble, un tapuscrit de la chanson accompagne les manuscrits. Nous joignons, sur trois feuillets, la partition manuscrite de "Ou... Ou... Ou..." écrite par Henri Salvador. Bel ensemble de cette chanson qui fut écrite entre 1957 et 1959 et dont la musique fut composée par Henri Salvador. Provenance : Fondation Boris Vian. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎VIAN Boris‎

Reference : 82203

(1954)

‎ "Piano-bar ou Piano cocktail. Ensemble complet du manuscrit et du tapuscrit de cette chanson jamais interprétée avant 2012‎

‎S.n., s.l. s.d. (entre 1954 et 1959), 21,2x27cm, trois feuilles perforées.‎


‎Ensemble complet du manuscrit et du tapuscrit de travail de Boris Vian, genèse de la chanson "Piano-bar ou Piano cocktail". - deux feuillets blanc perforés rédigés à la main au stylo bille bleu par Boris Vian et comportant de nombreuses ratures et corrections - un feuillet perforé tapé à la machine, mise au propre du manuscrit. Cette chanson, dont le titre n'est pas sans rappeler le célèbre "Pianocktail" deL'Ecume des joursne fut pas interprété du vivant de son auteur. La fanfare hip hop NMB Brass Band n'en donna une version qu'en 2012. Dans un quartier fréquenté par des gens argentés Où le client ne boit que du whisky cent pour cent Y'a un p'tit bar genre acajou ciré et le soir Y'a un piano avec un pianiste Provenance : Fondation Boris Vian. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎VIAN Boris‎

Reference : 74394

(1957)

‎Quatre tapuscrits de la chanson de Boris Vian intitulée "Trompette d'occasion" où, sur trois d'entre eux, Boris Vian a corrigé le titre à la main‎

‎S.n., s.l. 1957, 21x27cm, 4 feuillets perforés.‎


‎Quatre tapuscrits, dont un encollé sur un carton souple, de 39 lignes chacun de la chanson de Boris Vian "Trompette d'occasion initialement baptisée "Le jazz hot". Pour trois d'entre eux, Boris Vian a barré "Le jazz hot" pour modifier le titre à la main et rebaptiser la chanson "Trompette d'occasion". Boris Vian en écrivit le texte en 1957, Henri Salvador en composa la musique et l'nterpréta à de nombreuses reprises notamment pour la publicité. Provenance : Fondation Boris Vian. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎VIAN Boris‎

Reference : 85135

(1950)

‎Ronéotype avec titre autographe du manuscrit complet de la nouvelle : L'amour est aveugle.‎

‎S.n. (chezl'auteur), s.l. s.d. [1952], 21x27cm , 20 feuillets agrafés.‎


‎Ronéotyperéalisé par Boris Vian de son manuscrit original, avec ajout autographe du titre : "L'amour est aveugle",nouvelleinitialement parue dans la revue Paris-Tabou n°1de 1949, puis publiéedans le recueil posthume Le Loup-Garou en 1970. "Une des meilleures nouvelles de Boris vian, mélant érotisme et science-fiction" Sans doute réalisé pour conserver une copie de sa nouvelle, avant l'envoi à la revue Paris-Tabou,ce ronéotype du manuscrit originale signé a été conservé dans les archives de l'écrivain jusqu'à sa mort. Ecrit d'un seul jet et comportant très peude corrections,il témoigne de la créativité de l'écrivain et de son univers onirique hors du commun. "It is worth noting that it was to this Saint-Germain-des-Prés based review that Vian first sent one of his best short stories, one combining eroticism and science fiction: "L'Amour est aveugle" ("Love is Blind")." (Cf. Christelle Gonzalo,François Roulmann, If I Say If : The Poems and Short Stories of Boris Vian.") Provenance : Fondation Boris Vian. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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EUR450.00 (€450.00 )

‎VIAN Boris‎

Reference : 85180

(1949)

‎Ronéotype avec titre autographe du manuscrit complet de la nouvelle : Le Penseur‎

‎S.n. (chezl'auteur), s.l. s.d. [1949], 21x27cm , 6 feuillets agrafés.‎


‎Ronéotyperéalisé par Boris Vian de son manuscrit original, avec ajout autographe du titre : "Le penseur" et deux corrections autogrpahes,nouvelleinitialement parue dans la revue Dans le train n°15, 1949, puis publiéedans le recueil posthume Le Loup-Garou en 1970. Sans doute réalisé pour conserver une copie de sa nouvelle, avant l'envoi à la revue Dans le train,ce ronéotype du manuscrit originale signé a été conservé dans les archives de l'écrivain jusqu'à sa mort. les deux corrections autogrpahes et le titre au crayon semble indiquer que Boris Vian avait prévu une nouvelle publication. Cette biogaphie express de la courte vie d'un philosophe de génie : Urodonal Carrier, était destinée à être lue le temps d'un trajet en transport en commun. Elle fait partiedouze textes que Boris Vian publia entre 1948 et 1950 dans la revue humoristique Dans le train. Provenance : Fondation Boris Vian. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎VIAN Boris‎

Reference : 74395

(1957)

‎Trois manuscrits autographes complets de la chanson de Boris Vian intitulée en français "Le tube " et de sa traduction manuscrite en anglais "The hit"‎

‎S.n., s.l. 1957, 13,5x21cm & 21x27cm, 8 feuillets perforés.‎


‎Deux manuscrits autographes complets de deux et quatre feuillets perforés de 58 et 61 lignes rédigé au stylo bille bleu et noir de la chanson intitulée "Le tube ". Le second manuscrit en français comporte quelques ratures, ajouts et corrections. Les manuscrits en français sont accompagnés d'une traduction en anglais, "The hit", sur deux feuillets (56 lignes) écrite au stylo bille noir. Les manuscrits sont conformes aux textes définitifs en français et en anglais de la chanson. Nous joignons, sur trois feuillets perforés, deuxtapuscrits complets de la chanson dont un encollé sur carton souple (un en français, l'autre en anglais). Bel ensemble de cette chanson écrite en 1957, dont la musique fut composée par Henri Salvador qui l'interpréta l'année suivante. Provenance : Fondation Boris Vian. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎VIAN Boris‎

Reference : 74397

(1957)

‎Trois manuscrits autographes complets de la chanson de Boris Vian intitulée "Robert " ‎

‎S.n., s.l. 1957, 10x21cm & 13,5x21cm & 21x27cm, 5 feuillets perforés.‎


‎Trois manuscrits autographes complets sur 5 feuillets perforés et de trois formats différents ( de 55, 48 et 38 lignes) rédigés à l'encre bleue de la chanson intitulée "Robert ". Le manuscrit sur le feuillet le plus grand est conforme avec le texte définitif de la chanson, les deux autres comportent de grandes différences et d'importantes variantes avec le texte définitif. Ces derniers sont abondamment corrigés et raturés. Nous joignons, sur un feuillet perforé encollé sur carton souple, untapuscrit complet de la chanson. Bel ensemble de cette chanson écrite en 1957, dont la musique fut composée par Henri Salvador qui l'interpréta l'année suivante. Provenance : Fondation Boris Vian. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎VIAN Boris‎

Reference : 82212

(1958)

‎Une bonne paire de claques. Important manuscrit autographe en partie inédit complet du tapuscrit et de la partition de cette chanson irrévérencieuse interprétée notamment par Salvador, Mouloudji, Les Charlots et Boris Vian lui-même.‎

‎S.n., s.l. s.d. (1958), 21,2x27cm, 5 feuillets (13,5x21cm) + 1 feuillet (20,8x27,1cm) + 2 feuillets cartonnés (20,9x27,9cm) + 2 feuillets de partition (19,9x27,5cm).‎


‎| Politiquement incorrect - poétiquement incorrigible | Ensemble complet du manuscrit et du tapuscrit de travail de Boris Vian, genèse de la chanson "Une bonne paire de claques". - cinq feuillets perforés de papier blancrédigés au stylo bille bleu de la main de Boris Vian présentant le texte intégral de la chanson. Nombreuses ratures et corrections. - un feuillet perforé de papier à carreaux rédigé au stylo bille bleu de la main de Boris Vian d'une strophe inédite jamais ajoutée à la chanson. - deux feuillets perforés contrecollés sur carton, transcriptions du texte intégral et de la strophe inédite. - deux feuillets de partition piano-chant imprimée par les éditions de la Lyre en 1962. Cette chanson, dont l'air sage contraste avec la violence des paroles, connut de nombreux interprètes Louis Massis (1959), Anne Gacoin (1960), Les Charlots (1969), Mouloudji (1976), Henri Salvador (1979), L'Orchestre du Grand Turc (1990), Les Poubelles Boys (1994 et 1999), Les Victor Racoin (1999), Fabienne Déroche (2009), Les Bisons Ravis (2010). «En 1957, un certain Henry Cording enregistre "Rock and Roll Mops". [...] D'ailleurs derrière Henry Cording se cache en fait le chanteur Henri Salvador, et les auteurs de la chanson sont Michel Legrand pour la musique et Boris Vian pour les paroles. Ils récidiveront l'année suivante avec le «Blues du dentiste» et «Une bonne paire de claques dans la gueule».» (J.-L. Calvet, La bande-son de notre histoire) Le manuscrit de la chanson présente quelques différences avec la version tapuscrite. Le «Tiens, salope!» des deux versions a été tout à fait abandonné dans le chant. Sur le feuillet quadrillé, titré «Modification pour «Une bonne paire de claques»», figure une savoureuse strophe qui ne fut jamais ajoutée à la chanson finale: «Les compliments, ça fatigue et ça lasse / Et puis c'est rare que ça soye (sic) bien tourné / Une vraie raclée qui vous laisse quelques traces / C'est plus sincère et toujours apprécié.» Une bonn'paire de claques dans la gueule Un bon coup d'savate dans les fesses Un marron sur les mandibules Ca te f'ra une deuxième jeunesse Provenance : Fondation Boris Vian. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎VIAN Boris & (ANKA Paul)‎

Reference : 73863

(1958)

‎Manuscrit autographe de Boris Vian intitulé "Conseil de révision (des opinions)" à propos de Paul Anka : «Paul Anka est un garçon de vingt ans qui écrit ses chansons et qui les chante.»‎

‎s.d. (1958), 20,9x26,9cm, 4 pages sur 4 feuillets.‎


‎Manuscrit autographe de Boris Vian intitulé "Conseil de révision (des opinions)" à propos de Paul Anka. 4 pages rédigées au stylo à bille bleu sur 4 feuillets perforés réunis par des agrafes. Ratures et corrections. Pliure transversale en marge gauche sans gravité. Le manuscrit était destiné à «l'élite», c'est-à-dire aux lecteurs duCanard enchaîné, il a finalement été publié dansLa Belle époque(1980). Bel article faisant la promotion du concert à l'Olympia du jeune Paul Anka, alors âgé de dix-sept ans, plus de dix ans avant le succès planétaire de My Way. Boris Vian vieillit d'ailleurs un peu la «vedette américaine»: «Paul Anka est un garçon de vingt ans qui écrit ses chansons et qui les chante.» Vian, lui aussi compositeur et interprète souligne pourtant: «Comme il n'en écrit pas des douzaines, il chante aussi d'autres que les siennes, par exemple «Jingle Bells» puisque c'est l'hiver et Noël.» Le chroniqueur insiste sur le snobisme du public parisien difficile et visiblement peu réceptif à la variété américaine: «Paul Anka, le soir de la première, a fait un triomphe aux «populaires», ce qui a refroidi le parterre, savamment composé de vedettes, demi-vedettes, quarts de vedettes et figurants habituels de ces cérémonies.» Boris Vian répond ensuite point par point aux détracteurs du chanteur, enchaînant les louanges: «Il chante juste, très en place et semble capable de «swinguer» à la latine [...] Il a une excellente présence et presque trop de métier pour son âge. [...] Il «en fait» beaucoup moins que l'on ne pouvait le craindre d'après les disques et la publicité.» Très au fait des nouveautés musicales américaines, Boris se risque à un petit classement, sans perdre son légendaire humour, tout à fait en phase avec le ton caustique du Canard enchaîné: «C'est donc un chanteur classique s'il en fut, et l'Anka de malheur que j'avais craint est jusqu'ici, à mettre bien en avant des Kalin Twins, ces deux affreux singes, et du grimaçant Presley (lui, on l'a vu au cinéma).» Comme l'indique le titre de cet article "Conseil de révision", Boris Vian semble avoir changé d'avis quant au jeune chanteur après avoir assisté à sa première française; dans un autre projet d'article pour le Canard enchaîné rédigé quelque temps plus tôt, il déclarait: «Vous connaissez, évidemment, le dernier surnom du jeune chanteur Paul Anka, le beuglant du Canada. Il est court et charmant: l'Anka de malheur.» Provenance : Fondation Vian - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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EUR2,000.00 (€2,000.00 )

‎(VIAN Boris) BLESH Rudi & JANIS Harriet‎

Reference : 73035

(1950)

‎They all played ragtime - The true story of an american music‎

‎Alfred A. Knopf, New York 1950, 14,5x22cm, reliure de l'éditeur.‎


‎Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Reliure de l'éditeur en pleine toile grise, dos lisse. Iconographie. Exemplaire complet de sa jaquette illustrée par Jimmy Ernst, la jaquette étant en mauvais état et présentant de nombreuses déchirures et manques angulaires. Très précieux envoi autographe signé d'Harriet Janis à Boris Vian : "To Boris Vian with Paris greetings for Rudi Blesh & myself, Harriet Janis. May 1953." - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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EUR750.00 (€750.00 )

‎VIAN Boris & CAIN James Mallahan‎

Reference : 80281

(1951)

‎Le Bluffeur‎

‎Gallimard, Paris 1951, 12x19cm, relié.‎


‎Edition originale de la traduction française établie par Boris Vian, un des exemplaires du service de presse. Reliure à la bradel en plein papier bleu façon bois, dos lisse pièce de titre de chagrin bleu marine sertie de rouge, couvertures et dos conservés. Nom du dédicataire inscrit au stylo bille bleu à droite de l'hommage autographe de Boris Vian. Hommage envoi autographe signé de Boris Vian. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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EUR1,500.00 (€1,500.00 )

‎VIAN Boris & CAIN James Mallahan‎

Reference : 81401

(1951)

‎Le Bluffeur‎

‎Gallimard, Paris 1951, 12x19cm, relié.‎


‎Edition originale de la traduction française établie par Boris Vian, un des exemplaires du service de presse. Dos légèrement insolé comme généralement. Amusant envoi autographe signé de Boris Vian : " Pour le gars Chalugimot, avec les compliments du coétagiste de service." - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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EUR2,300.00 (€2,300.00 )

‎(VIAN Boris) HODEIR André‎

Reference : 73034

(1945)

‎Introduction à la musique de jazz‎

‎Librairie Larousse, Paris 1945, 11,5x16,5cm, relié.‎


‎Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Très précieux envoi autographe signé d'André Hodeir à Boris Vian : "Bien amicalement à toi mon cher Boris.André Hodeir." Quelle provenance! - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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EUR500.00 (€500.00 )

‎Vian Boris, Moulin Béatrice, Robert Yves: ‎

Reference : 6708

‎Pas avec le dos de la Q.I.R - Chansons et textes de Boris Vian. ‎

‎ Adès 33 VS 587. Disque vinyle 33t/30 cm., pochette photographique. Petite auréole au second plat, pour le reste en belle condition, le disque est en parfait état. ‎


‎Contient: Ne vous mariez pas - Chantez - J'suis snob - Cinématographe - Les pirates - Des tas d'cadeaux - Le prisonnier - Tango des matelots - L'anguille - Le fêtard - Blues pour Jean Martin - La valse jaune. Exemplaire agrémenté d'un envoi autographe signé de Béatrice Moulin, jouant avec le texte du second plat. ‎

La Bergerie - Carouge
CHF40.00 (€40.94 )

‎VIAN Boris & SALVADOR Henri‎

Reference : 84033

(1957)

‎Ensemble complet du manuscrit et du tapuscrit de la chanson de Boris Vian intitulée "Java Mondaine"‎

‎S.n., s.l. s.d. (1957), 21,3x27cm , 4 feuillets.‎


‎Ensemble complet du manuscrit et des tapuscrits de travail de Boris Vian, genèse de la chanson "Java mondaine". - un feuillet à carreaux perforés rédigé à la main au stylo bille bleu par Boris Vian. En bas du feuillet, également de la main de Boris Vian, la mention : "Musique H. Salvador - Paroles B. Vian" - un feuillet perforé tapé à la machine, mise au propre du manuscrit, sur lequel Boris Vian a écrit en marge le nom de "Chantal" qu'il a envisagé pour remplacer celui d'Hubert dans la chanson. Cette modification ne sera pas retenue. - deux autres feuillets tapuscrits sur papier pelure, l'un encollé sur un papier cartonné On joint également la partition de la chanson diffusée par les éditions Eddy Barclay. Cette chanson fut interprétée parJacqueline François puis parHenri Salvador. On passait un soir av'nue du Bois Et le p'tit Hubert dit qu'est-ce qu'on voit C'étaient les fusées du quatorze juillet On a décidé d's'encanailler Y avait un p'tit bal au métro Jasmin qui tournait Provenance : Fondation Boris Vian. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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EUR1,800.00 (€1,800.00 )

‎VIAN Boris & [VARNIER Claude]‎

Reference : 72777

(1953)

‎Manuscrit autographe d'un article sur la Brasier Torpédo 1919, automobile fétiche de Boris Vian, rédigé sous le pseudonyme de Claude Varnier : "Il faut bien l'avouer, l'inconvénient majeur de ma voiture, c'est le danger qu'elle représente pour les autres automobilistes."‎

‎s.d. [1953], 21x27cm et un feuillet de 21x18,5cm, 14 feuillets.‎


‎| Le snobgermanopratin roule des mécaniques au volant de sa Torpedo| 14 feuillets rédigés à l'encre violette sur feuillets perforés à petits carreaux. Treize d'entre eux sont numérotés en haut à droite de la main de l'auteur (3, 4, 5, 7, 8, 10, 11, 12ème non numéroté mais sur lequel le texte se poursuit normalement, 13, 14, 15, 16, 19 et 22). Le début du texte manque ainsi que certains feuillets (entre les n°5 et 7, ainsi qu'entre les n°8 et 10 et les n°11 et [12]). Nombreuses biffures, ratures et corrections. Quelques traces marginales d'adhésif. Très beau brouillon en très grande partie inédit témoignant de l'amour inconditionnel du dandy germanopratin pour l'automobile. Passionné de mécanique et de conduite, Boris Vian posséda de nombreux modèles de voitures; sa favorite fut incontestablement sa Brasier Torpédo 1911, ancien taxi de la Marne dont il fit l'acquisition au printemps 1950. Dans un précédent article donné à Constellation et intitulé «Et dire qu'ils achètent des voitures neuves!» (n°46 février 1952), Claude Varnier décritamoureusement leur rencontre : «Ma voiture a quarante ans tout juste: elle a été construite en 1911. Avant de l'avoir trouvée, j'en ai conduit beaucoup d'autres; aucune ne m'a jamais donné autant de satisfaction.» Etrange auto dotée d'un pot de chambre amovible et d'un évier escamotable, à l'image des machines fantastiques que Boris Vian inventa pour ses romans, elle fut la seule à figurer sur la pochette de l'un de ses albums, Chansons possibles ou impossibles, sur lequel figurent les plus grands succès du chansonnier. L'homme et la voiture sont inséparables, Boris y promène Duke Ellington lors de ses visites à Paris «et ce sera un insigne honneur, accordé à quelques jolies femmes de sa connaissance, Eléonore Hirt ou Olga, une voisine, que de prendre la pluie pour des heures, la capote empêchée, sur la route du soleil» (Philippe Boggio, Boris Vian, 1993). En centralien appliqué, il apprécie la conduite capricieuse et la mécanique désuète de sa Brasier, comme en témoigne le manuscrit que nous proposons. Le texte est en effet ponctué de descriptions élogieuses du splendide véhicule:«elle s'est rhabillée de neuf: peinture blanche, cuir rouge, capitonnage exécuté par un ouvrier d'époque, s'il vous plaît.» Claude Varnier loue les qualités exceptionnelles de sa voituretout en soulignant les affres de la conduite d'un modèle ancien: «je suis obligé de la grimper en troisième et le régime du moteur baisse (...) mais une Brasier ne cogne jamais: elle monte ou s'arrête(on n'a d'ailleurs qu'à changer de vitesse pour éviter ce désagréable phénomène ». Son carrosse ne manque pas d'attirer les regards: «il est bon de voir la foule, spontanément, apprécier l'effort d'un isolé pour mettre l'accent sur la qualité française [...] Je vois à votre voiture que vous êtes quelqu'un de bien, qui respecte les traditions. » Si le début du manuscrit est relativement fidèle à la version finale de l'article de Constellation, il en est tout autrement de la suite. En effet, alors que Claude Varnier, parti en virée vers la Normandie, se fait arrêter pour excès de vitesse par un policier, ce personnage n'apparaît pas dans notre manuscrit, où il est éclipsé par la présence de la célèbre Zizi Jeanmaire, proche amie de Boris Vian : «Mon amie Zizi est venue me souhaiter bon voyage; elle apprécie tellement le confort de ces baquets capitonnés qu'elle ne descend qu'à la Porte de Saint-Cloud, la nostalgie dans l'il et cinq cents balles de taxi devant elle, funèbre perspective.Je lui ai bien proposé de l'enlever, mais elle pense que ça se saurait, avec une voiture comme ça...» Le personnage de Zizi est associé à celui d'Odile, «une personne sage». Le Dictionnaire des uvres de Boris Vian nous apprend que «Vian affectionne ce prénom pour ses chroniques de Constellation où il désigne l'épouse du narrateur, parisienne charmante.» Le reste de l'histoire fait la part belle à l'autobiographie. Boris Vian y évoque un séjour à Caen en compagnie de Jo Tréhard, créateur du Festival dramatique de Normandie qu'il rejoint pour qui il écrit le livret d'opéra Le Chevalier de neige en mai 1953: «Jo a un poste municipal et connaît fort bien le maire. Il me le présente.» La rencontre avec le maire de Caen, racontée dans notre manuscrit, est relatée dans la biographie de Philippe Boggio: «Lors du premier voyage à Caen, Boris s'était tout de suite bien entendu avec le maire. Celui-ci était tombé en arrêt devant la Brasier, et avait exigé de la conduire.» Dans cette ébauche non retenue de Constellation, c'est Claude Varnier qui lui propose: «- Monsieur le Maire, que diriez-vous d'un tour d'honneur en Brasier le 26 juillet sur votre circuit de vitesse.» L'alcool fait partie intégrante de l'uvre de Vian (notamment par la création de son célèbre Pianocktail); ce manuscrit n'échappe pas à la règle: Claude Varnier a le sens de la fête et de la boisson. L'hôtelière qu'il rencontre lui offre «un petit calvados» que Claude juge «bien bon». L'apéritif fait bien vite tourner la tête de notre chroniqueur qui déclare au troisième verre: «Ce n'est plus le trou normand, c'est un véritable abîme». Il enchaîne: «Si je continue comme ça, tout l'alcool de la maison va y passer». Reprenant le volant de sa Brasier - et le sujet principal de son article - il souligne avec humour: «Est-ce le calva, est-ce l'air vespéral (J'ai déjà remarqué qu'entre sept et neuf heures, la Brasier peut faire dix à l'heure de plus). J'ai réalisé une incroyable moyenne sur ces derniers kilomètres.» L'article, résolument technique dans sa version finale, prend ici une tournure des plus oniriques. Toute la fin, racontant comment Claude Varnier rêve d'inaugurer le circuit de Caen au volant de son bolide, humiliant les Ferrari et autres Gordini, n'était qu'un rêve provoqué par son ivresse: «Quelques secondes après, je me ranime grâce aux bons offices de Jo qui me passe un linge humide sur le front(...) Dans l'excès de mon émotion je me suis un peu évanoui...» Provenance: Fondation Vian Brouillon autographe signé d'un article de Boris Vian rédigé sous l'un de ses nombreux pseudonymes : Claude Varnier. Il s'agit d'une ébauche de l'article intitulé "Mes vacances comme en 1900" paru dans le numéro d'août 1953 de la revueConstellation. Le manuscrit préparatoire que nous proposons est en très grande partie inédit, Vian y ayant imaginé une toute autre histoire. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎VIANSSON-PONTE (Pierre).‎

Reference : 98655

(1968)

‎Après De Gaulle, qui ?‎

‎Paris Editions du Seuil 1968 1 vol. broché in-8, broché, 284 pp. Envoi de l'auteur à Jean Mauriac.‎


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‎VIANSSON-PONTE (Pierre).‎

Reference : 98641

‎Des jours entre les jours. Couleur du temps qui passe (Chroniques 1 et 2).‎

‎Paris Stock 1974-1979 2 vol. broché 2 vol. in-8, brochés, couvertures à rabats, 327 et 309 pp. Envoi de l'auteur à Jean Mauriac dans le premier volume. 2 coupures de presse jointes. Dos du tome 1 très légèrement passé. Bande éditeur du tome 2 conservée.‎


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‎VIANSSON-PONTE (Pierre).‎

Reference : 98628

(1967)

‎Les Politiques. Bilan de la Ve République.‎

‎Paris Calmann-Lévy, coll. "Questions d'actualité" 1967 1 vol. broché in-12, broché, 276 pp. Envoi de l'auteur à Jean Mauriac.‎


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‎VIANSSON-PONTE (Pierre).‎

Reference : 98599

(1975)

‎Lettre ouverte aux hommes politiques.‎

‎Paris Albin Michel, coll. "Lettre ouverte" 1975 1 vol. broché in-8, broché, 152 pp. Envoi de l'auteur à Jean Mauriac. Bandeau de l'éditeur conservé.‎


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