Previous 1 ... 1034 1035 1036 1037 ... 1063 1089 1115 1141 ... 1145 Next Exact page number ? OK

‎Samuel Beckett (1906-1989) Écrivain et dramaturge irlandais, prix Nobel de littérature (1969).‎

Reference : 11502

(1988)

‎Samuel Beckett, malade, tarde à répondre‎

‎Beckett, malade, n'a pu répondre au grand collectionneur, éditeur et écrivain italien Rolando Pieraccini (1950?-2016). "Dear Mr. Pieraccini.Thankyou for you letter of sept.19.". Il s'excuse de répondre si tard et se justifie "I have been ill.I hope these few lineswill answer your purpose letter [...]". Samuel Beckett mourra un an plus tard, à Paris.‎

‎Encre bleue sur papier fort.. Destinataire : Rolando Pieraccini. Date : 26 septembre 1988. Lieu : Paris. Format : In-12 oblong. Etat : Bon . Nombre de documents : 1. Type de document : carte autographe signée. Nombre de pages : 1 p.‎


Samuel Beckett, malade, tarde à répondre. Samuel Beckett (1906-1989) Écrivain et dramaturge irlandais, prix Nobel de littérature (1969).
Traces Ecrites - Paris

Phone number : 01 43 54 51 04

EUR600.00

‎Samuel Cahen (1796-1862) Hébraïsant, fondateur des Archives israélites, il a réalisé la première traduction de la Bible juive en français.‎

Reference : 7330

(1853)

‎Samuel Cahen dénonce la persécution de la communauté israélite.‎

‎Belle et intéressante lettre du fondateur des Archives israélites sur la situation des Juifs et ses publications. Il évoque les faits graves qui se sont déroulés entre les communautés juives et chrétiennes. «Quelques journaux français ont rapporté d'après l'Observateur d'Athènes un récit d'une attaque de Juifs contre des Chrétiens. Ainsi que je le suppose dans le n° des Archives de mars, je crois qu'il y a dans ce récit exagération si non invention. Je crains que le Jésuitisme, plus fort que jamais, ne veuille renouveler les histoires de Damas et de Rhodes. C'est triste. Ne pourriez-vous pas, madame la Duchesse, faire comprendre au rédacteur du Journal d'Athènes, que par ces histoires on peut bien flatter l'intolérance, mais qu'évidemment on n'agit pas par là dans l'intérêt de la Religion et d'une bonne politique? Cependant, le Judaïsme, grâce à quelques personnes dévouées et zélées, marche dans la voie du progrès. Vous voyez par les Archives les efforts qui se font et les ouvrages qui se publient». Puis Il évoque sa dernière publication. «Cet ouvrage est intitulé Prière d'un coeur israélite ; il est approuvé par tous les grands rabbins de France et fort bien accueilli par toutes les dames israélites qui y trouvent une véritable édification, et une dame chrétienne même, j'en suis fier, ne le lirait pas sans recueillement». Enfin il revient sa situation personnelle, sa fatigue, sa nombreuse famille à nourrir, et son fils qui prend le relai. «Pourvu que mon fils aîné, Isidore, dont vous lisez sans doute les nombreux articles, dans les Archives, consente à continuer mon journal qui a fait quelque bien depuis 1840, et les volumes qui couronneront ma traduction de la Bible, publiée en entier, mais que je vais faire suivre d'une introduction et de la traduction des livres non canoniques chez les Juifs [...]».‎

‎En-tête des Archives Israélites.. Date : 25/02/1853. Lieu : Paris. Format : In-4. Etat : papier un peu jauni. Nombre de documents : 1. Type de document : lettre autographe signée. Nombre de pages : 3‎


Samuel Cahen dénonce la persécution de la communauté israélite.. Samuel Cahen (1796-1862) Hébraïsant, fondateur des Archives israélites, il a réalisé ...
Traces Ecrites - Paris

Phone number : 01 43 54 51 04

EUR500.00

‎Samuel Frère (1845-1931) Peintre paysagiste normand.‎

Reference : 5016

(1924)

‎Samuel Frère à l'exposition des peintres rouennais.‎

‎«La Société des artistes rouennais qui a l'intention d'organiser au printemps une exposition de peinture composée, dit-elle, d'oeuvres résumant le mouvement artistique depuis cinquante ans, me demande de lui envoyer quelques unes de mes toiles anciennes». Aussi, Samuel Frère demande-t-il à son correspondant, s'il pourrait prêter la toile qu'il lui avait achetée, vingt ans auparavant, ayant pour titre Le Village breton. Il lui indique les modalités.‎

‎. Date : 23/01/1924. Lieu : Rouen. Format : In-4. Etat : bon. Nombre de documents : 1. Type de document : lettre autographe signée. Nombre de pages : 1‎


Samuel Frère à l'exposition des peintres rouennais.. Samuel Frère (1845-1931) Peintre paysagiste normand.
Traces Ecrites - Paris

Phone number : 01 43 54 51 04

EUR180.00

‎Samuel Henry Berthoud (1804-1891) Écrivain et journaliste, vulgarisateur scientifique, directeur de publication du Musée des Familles puis du Mercure de France.‎

Reference : 9834

(1842)

‎Le Musée des familles cherche à éditer un récit inédit du voyage de Dumont d'Urville.‎

‎Samuel Henry Berthoud, directeur de publication du Musée des Familles demande à l'éditeur Gide, des fragments inédits du voyage au pôle sud de Dumont d'Urville. « Je désirerais reproduire, dans le Musée des Familles, un fragment des voyages de M. Dumont d'Urville dont vous êtes éditeur. Je désirerais, autant que possible, que ce fragment fut inédit. Je vous offre, en échange, une annonce dans mon journal, et j'aurai soin [...] qu'une note jointe au fragment reproduit, indique la source à laquelle il est emprunté. Enfin, monsieur, si vous voulez m'envoyer l'ouvrage complet, il en sera rendu un compte spécial, dans le Mercure, revue littéraire qui se publie à la suite du Musée [...] ».‎

‎En-tête du Musée des Familles.. Destinataire : [Casimir Gide, éditeur].. Date : 16/05/1842. Lieu : Paris. Format : In-8. Etat : petite rousseur en coin. Nombre de documents : 1. Type de document : lettre autographe signée. Nombre de pages : 2‎


Le Musée des familles cherche à éditer un récit inédit du voyage de Dumont d'Urville.. Samuel Henry Berthoud (1804-1891) Écrivain et journaliste, ...
Traces Ecrites - Paris

Phone number : 01 43 54 51 04

EUR250.00

‎Samuel Hibbert (1782-1848) Géologue et antiquaire anglais, il s'intéressa aux volcans et a publié Description of the Shetland Islands.‎

Reference : 5757

(1832)

‎Le géologue Samuel Hibbert introduit un voyageur écossais.‎

‎«Je prends la liberté de vous présenter un voyageur écossais, M. Forbes, membre de la Société Royale d'Edimbourg et de la Société géologique de Londres. Il désire vous rendre hommage en allant en Auvergne, où il se propose de faire des observations d'histoire naturelle pour lesquelles il a du génie et du talent [...]». Avec une lettre du naturaliste Robert M. Stark, également adressée à Lecoq (Edimbourg, 2 pp. 1/2 in-8, 1868) proposant un échange de graines.‎

‎Adresse au dos.. Destinataire : Henri Lecoq (1802/1871), naturaliste et géologue auvergnat.. Date : 03/06/1832. Lieu : Edimbourg [Ecosse]. Format : In-4. Etat : bon. Nombre de documents : 1. Type de document : lettre autographe signée. Nombre de pages : 1‎


Le géologue Samuel Hibbert introduit un voyageur écossais.. Samuel Hibbert (1782-1848) Géologue et antiquaire anglais, il s'intéressa aux volcans et a ...
Traces Ecrites - Paris

Phone number : 01 43 54 51 04

EUR200.00

‎Samuel Weibel (1771-1846) Peintre paysagiste suisse.‎

Reference : 5158

(1833)

‎Le paysagiste suisse Samuel Weibel propose ses dessins.‎

‎Samuel Weibel vient d'apprendre le projet d'une publication luxueuse d'Alexander Martin sur la Suisse et propose ses dessins pour l'illustrer. Il raconte son parcours et sa renommée dans l'art de représenter les plus belles vues de Suisse. «J'ai parcouru toute la Suisse et dessiné les vues les plus intéressantes dont une partie que j'ai gravées aquatinte, que je viens vous citer plus bas ; aussi encore une partie des esquisses dessinées et peintes sur la place qui n'ont jamais été publiées, surtout je possède une partie des vieux châteaux et ruines renommés de la Suisse, sur lesquels vous pouvez aussi publier une précieuse collection [...]». Il dresse ensuite une longue liste de ses oeuvres.‎

‎D'une écriture dense. Adresse et marques postales au dos.. Destinataire : Alexander Martin.. Date : 23/12/1833. Lieu : Berne. Format : In-4. Etat : effrangée, trou à l'ouverture de la lettre.. Nombre de documents : 1. Type de document : lettre autographe signée. Nombre de pages : 1‎


Le paysagiste suisse Samuel Weibel propose ses dessins.. Samuel Weibel (1771-1846) Peintre paysagiste suisse.
Traces Ecrites - Paris

Phone number : 01 43 54 51 04

EUR450.00

‎SAMUELSON Olof‎

Reference : 37603

(1952)

‎Ion exchangers in analytical chemistry‎

‎Almquist & Wiksell & John Wiley & sons, Stockholm & New-York 1952, 15,5x23,5cm, reliure de l'éditeur.‎


‎Edition originale. Reliure de l'éditeur en pleine toile bleue, exemplaire bien complet de sa jaquette qui ne comporte aucun défaut. Signature autographe de l'auteur. En outre, notre exemplaire est enrichi d'une lettre dactylographiée de l'auteur, en anglais, comportant sa signature manuscrite et d'une carte de visite sur laquelle O. Samuelson a ajouté quelques mots. Rare ensemble. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR100.00

‎Samuël Boscher‎

Reference : R200100579

(2001)

‎Catalogue de vente aux enchères : 29 Janvier 2001 - Hôtel des ventes de Cherbourg : Belle vente de livres anciens, romatiques et modernes (documents, autographes, cartes géographiques anciennes...)‎

‎Alliance Enchères. 2001. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 44 pages. 1 étiquette avec annotations collée sur le 1er plat.. . . . Classification Dewey : 56-Catalogue‎


Le-livre.fr / Le Village du Livre - Sablons

Phone number : 05 57 411 411

EUR14.90

‎SAN FRANCISCO - CALIFORNIE , 1852.‎

Reference : 2444

‎AUTOGRAPHE. ‎

‎Lettre autographe incomplète. 4 pages in folio, usures et restaurations aux plis avec du scotch. Datée 1852. Longue lettre d'une jeune femme habitant depuis trois mois San Francisco (Californie) à son père, lui décrivant la vie et les moeurs des américains dan cette région. ‎


Image-Ecrit

Phone number : 06 89 34 53 59

EUR120.00

‎SANCIAUME JOSEPH- LOUIS‎

Reference : 007843

(1935)

‎L' AGENCE GRAPHIRA , COLLECTION " A NE PAS LIRE LA NUIT N° 57‎

‎ LES EDITIONS DE FRANCE PARIS 1935 Un volume in-8 broché de 250 pages non coupées , premier plat de couverture en couleurs , exemplaire du " Service de presse " avec ENVOI , une tache allongée au niveau inférieur du mors du premier plat , autrement bon exemplaire . ‎


Librairie Ancienne Philippe Bertrandy - Le Puy en Velay

Phone number : 04.71.02.85.23

EUR18.00

‎SANCIAUME JOSEPH- LOUIS‎

Reference : 007841

(1936)

‎L' ETREINTE DE LA PEUR , COLLECTION " A NE PAS LIRE LA NUIT " N° 82‎

‎ LES EDITIONS DE FRANCE PARIS 1936 Un volume in-8 broché de 223 pages , premier plat de couverture en couleurs , exemplaire du " Service de presse " avec envoi , la couverture est plus ou moins défraîchie avec le bas du mors du premier plat recollé , pliures aux angles inférieurs , autrement bon exemplaire . ‎


Librairie Ancienne Philippe Bertrandy - Le Puy en Velay

Phone number : 04.71.02.85.23

EUR18.00

‎SAND George‎

Reference : 70808

(1854)

‎Histoire de ma vie‎

‎Victor Lecou, Paris 1854, 13,9x22,2cm, 20 volumes reliés.‎


‎Edition originale, très rare et recherchée, de l'une des plus importantes oeuvres autobiographiques de l'histoire de la littérature française, chef-d'oeuvre de George Sand. Reliures en demi veau fauve, dos à quatre nerfs sertis de guirlandes dorées ornés de filets dorés et noirs, frises dorées en têtes et en queues des dos, plats de papier marbré, couvertures et dos conservés pour chacun des volumes, élégantes reliures pastiches. Une habile restauration de papier à la page 209 du premier volume, une petite déchirure marginale sans manque à la page 241 du cinquième tome, un cahier roussi en marge dans le douzième volume, premier plat de couverture restauré dans le tome 16 ainsi que quelques taches marginales en fin de ce même volume. Provenance : de la bibliothèque Pierre Boutellier avec son ex-libris encollé sur un contreplat du premier volume. Précieux envoi autographe signé de George Sand sur la page de faux-titre du premier volume, à son plus grand ami [François] Rollinat, intime de Nohant et père du poète Maurice Rollinat, prénommé comme le fils de George. Agréable et rarissime exemplaire, de surcroît enrichi d'un envoi autographe signé de George Sand, quasi exempt de toute rousseur et établi dans une reliure uniforme pastiche romantique. Quelques tâches marginales sans atteinte au texte. «Notre amitié, c'est l'infini. Tout le reste c'est le temps, la terre, et la vie humaine.» Celui qu'elle surnommait affectueusement Pylade, n'est pas un des meilleurs amis de Georges Sand, il est, comme elle l'écrira plus tard à Flaubert, «mon double en cette vie». L'amitié exceptionnelle qui l'unit à François Rollinat inspira à Georges Sand quelques une des plus belles pages d'Histoire de ma vie, réunit sous le titre, «Mon chapitre de l'amitié moins beau mais aussi senti que celui de Montaigne» qui occupe les pages 211 à 246 du tome 16 de l'édition originale. Quelques volumes plus tard, elle justifiera cette longue mais exceptionnelle mise en exergue de son discret ami : «Je ne compte pas entretenir le public de tous mes amis. Un chapitre consacré à chacun d'eux, outre qu'il blesserait la timidité modeste de certaines natures éprises de recueillement et d'obscurité, n'aurait d'intérêt que pour moi et pour un fort petit nombre de lecteurs. Si j'ai parlé beaucoup de Rollinat, c'est parce que cette amitié type a été pour moi l'occasion de dresser mon humble autel à une religion de l'âme que chacun de nous porte plus ou moins pure en soi-même.» «Je sus l'apprécier à première vue, et c'est par là que j'ai été digne d'une amitié que je place au nombre des plus précieuses bénédictions de ma destinée. Outre les motifs d'estime et de respect que j'avais pour ce caractère éprouvé par tant d'abnégation et de simplicité dans l'héroïsme domestique, une sympathie particulière, une douce entente d'idées, une conformité, ou, pour mieux dire, une similitude extraordinaire d'appréciation de toutes choses, nous révélèrent l'un à l'autre ce que nous avions rêvé de l'amitié parfaite, un sentiment à part de tous les autres sentiments humains par sa sainteté et sa sérénité. Il est bien rare qu'entre un homme et une femme, quelque pensée plus vive que ne le comporte le lien fraternel ne vienne jeter quelque trouble, et souvent l'amitié fidèle d'un homme mûr n'est pour nous que la générosité d'une passion vaincue dans le passé. (...) Quant à Rollinat, il n'est pas le seul de mes amis qui m'ait fait, du premier jour jusqu'à celui-ci, l'honneur de ne voir en moi qu'un frère. Je leur ai toujours avoué à tous que j'avais pour lui une sorte de préférence inexplicable. D'autres m'ont, autant que lui, respectée dans leur esprit et servie de leur dévouement, d'autres que le lien des souvenirs d'enfance devrait pourtant me rendre plus précieux: ils ne me le sont pas moins; mais c'est parce que je n'ai pas ce lien avec Rollinat, c'est parce que notre amitié n'a que vingt-cinq ans de date, que je dois la considérer comme plus fondée sur le choix que sur l'habitude. C'est d'elle que je me suis souvent plu à dire avec Montaigne: «Si on me presse de dire pourquoy je l'aime,je sens que cela ne se peut exprimer qu'en respondant: Parce que c'est luy, parce que c'est moy. Il y a au-delà de tout mon discours et de ce que j'en puis dire particulièrement, je ne sçay quelle force inexplicable et fatale, médiatrice de cette union. Nous nous cherchions avant que de nous être veus et par des rapports que nous oyïons l'un de l'autre qui faisoient en notre affection plus d'effort que ne porte la raison des rapports. Et à notre première rencontre, nous nous trouvâmes si pris, si cognus, si obligez entre nous, que rien dès lors ne nous fut si proche que l'un à l'autre. Ayant si tard commencé, nostre intelligence n'avoit point à perdre tems et n'avoit à se reigler au patron des amitiés régulières auxquelles il faut tant de précautions de longue et préalable conversation.» (...) J'étais pourtant blessée au cur du mépris que mon cher Montaigne faisait de mon sexe quand il disait: «À dire vray, la suffisance ordinaire des femmes n'est pas pour respondre à cette conférence et communication nourrisse de cette sainte cousture: ny leur âme ne semble assez ferme pour soustenir restreinte d'un nud si pressé et si durable.» (...) Que la femme soit différente de l'homme, que le cur et l'esprit aient un sexe, je n'en doute pas. Le contraire fera toujours exception même en supposant que notre éducation fasse les progrès nécessaires (je ne la voudrais pas semblable à celle des hommes), la femme sera toujours plus artiste et plus poète dans sa vie, l'homme le sera toujours plus dans son uvre. Mais cette différence, essentielle pour l'harmonie des choses et pour les charmes les plus élevés de l'amour, doit-elle constituer une infériorité morale? (...) J'allais donc nourrissant le rêve des mâles vertus auxquelles les femmes peuvent s'élever, et à toute heure j'interrogeais mon âme avec unenaïve curiosité pour savoir si elle avait la puissance de son aspiration, et si la droiture, le désintéressement, la discrétion, la persévérance dans le travail, toutes les forces enfin que l'homme s'attribue exclusivement étaient interdites en pratique à un cur qui en acceptait ardemment et passionnément le précepte. Je ne me sentais ni perfide, ni vaine, ni bavarde, ni paresseuse, et je me demandais pourquoi Montaigne ne m'eût pas aimée et respectée à l'égal d'un frère, à l'égal de son cher de la Béotie. En méditant aussi ce passage sur l'absorption rêvée par lui, mais par lui déclarée impossible, de l'être tout entier dans l'amor amicitiæ, entre l'homme et la femme, je crus avec lui longtemps que les transports et les jalousies de l'amour étaient inconciliables avec la divine sérénité de l'amitié, et, à l'époque où j'ai connu Rollinat, je cherchais l'amitié sans l'amour comme un refuge et un sanctuaire où je pusse oublier l'existence de toute affection orageuse et navrante. De douces et fraternelles amitiés m'entouraient déjà de sollicitudes et de dévouements dont je ne méconnaissais pas le prix: mais, par une combinaison sans doute fortuite de circonstances, aucun de mes anciens amis, homme ou femme, n'était précisément d'âge à me bien connaître et à me bien comprendre, les uns pour être trop jeunes, les autres pour être trop vieux. Rollinat, plus jeune que moi de quelques années, ne setrouva pas différent de moi pour cela. Une fatigue extrême de la vie l'avait déjà placé à un point de vue de désespérance, tandis qu'un enthousiasme invincible pour l'idéal le conservait vivant et agité sous le poids de la résignation absolue aux choses extérieures. Le contraste de cette vie intense, brûlant sous la glace, ou plutôt sous sa propre cendre, répondait à ma propre situation, et nous fûmes étonnés de n'avoir qu'à regarder chacun en soi-même pour nous connaître à l'état philosophique. Les habitudes de la vie étaient autres à la surface; mais il y avait une ressemblance d'organisation qui rendit notre mutuel commerce aussi facile dès l'abord que s'il eût été fondé sur l'habitude: même manie d'analyse, même scrupule de jugement allant jusqu'à l'indécision, même besoin de la notion du souverain bien, même absence de la plupart des passions et des appétits qui gouvernent ou accidentent la vie de la plupart des hommes; par conséquent, même rêverie incessante, mêmes accablements profonds, mêmes gaîtés soudaines, même innocence de cur, même incapacité d'ambition, mêmes paresses princières de la fantaisie aux moments dont les autres profitent pour mener à bien leur gloire et leur fortune, même satisfaction triomphante à l'idée de se croiser les bras devant toute chose réputée sérieuse qui nous paraissait frivole et en dehors des devoirs admis par nous comme sérieux; enfin mêmes qualitésou mêmes défauts, mêmes sommeils et mêmes réveils de la volonté. Le devoir nous a jetés cependant tout entiers dans le travail, pieds et poings liés, et nous y sommes restés avec une persistance invincible, cloués par ces devoirs acceptés sans discussion. D'autres caractères, plus brillants et plus actifs en apparence, m'ont souvent prêché le courage. Rollinat ne m'a jamais prêché que d'exemple, sans se douter même de la valeur et de l'effet de cet exemple. Avec lui et pour lui, je fis le code de la véritable et saine amitié, d'une amitié à la Montaigne, toute de choix, d'élection et de perfection. Cela ressembla d'abord à une convention romanesque, et cela a duré vingt-cinq ans, sans que lasainte cousturedes âmes se soit relâchée un seul instant, sans qu'un doute ait effleuré la foi absolue que nous avons l'un dans l'autre, sans qu'une exigence, une préoccupation personnelle ait rappelé à l'un ou à l'autre qu'il était un être à part, une existence différente de l'âme unique en deux personnes. D'autres attachements ont pris cependant la vie tout entière de chacun de nous, des affections plus complètes, en égard aux lois de la vie réelle, mais qui n'ont rien ôté à l'union tout immatérielle de nos curs. Rien dans cette union paisible et pour ainsi dire paradisiaque ne pouvait rendre jalouses ou inquiètes les âmesassociées à notre existence plus intime. L'être que l'un de nous préférait à tous les autres devenait aussitôt cher et sacré à l'autre, et sa plus douce société. Enfin, cette amitié est restée digne des plus beaux romans de la chevalerie. Bien qu'elle n'ait jamais rienposé; elle en a, elle en aura toujours la grandeur en nous-mêmes, et ce pacte de deux cerveaux enthousiastes a pris toute la consistance d'une certitude religieuse. Fondée sur l'estime, dans le principe, elle a passé dans les entrailles à ce point de n'avoir plus besoin d'estime mutuelle, et s'il était possible que l'un de nous deux arrivât à l'aberration de quelque vice ou de quelque crime, il pourrait se dire encore qu'il existe sur la terre une âme pure et saine qui ne se détacherait pas de lui. (...) C'est un droit qu'il faut reconnaître à l'amitié dans les conditions ordinaires de la vie et qu'elle regarde souvent comme un devoir; mais là où ce droit n'a pas été réservé, pas même prévu par une confiance sans limites, là où ce devoir disparaît dans la plénitude d'une foi ardente, là seulement est la grande, l'idéale amitié. Or, j'ai besoin d'idéal. Que ceux qui n'en ont que faire s'en passent. Mais vous qui flottez encore entre la mesure de poésie et de réalité que la sagesse peut admettre, vous pour qui j'écris et à qui j'ai promis de dire des choses utiles, à l'occasion, vous me pardonnerez cette longue digression en faveur de la conclusion qu'elle amène et que voici. Oui, il faut poétiser les beaux sentiments dans son âme et ne pas craindre de les placer trop haut dans sa propre estime. Il ne faut pas confondre tous les besoins de l'âme dans un seul et même appétit de bonheur qui nous rendrait volontiers égoïstes. L'amour idéal...... je n'en ai pas encore parlé, il n'est pas temps encore, l'amour idéal résumerait tous les plus divins sentiments que nous pouvons concevoir, et pourtant il n'ôterait rien à l'amitié idéale. L'amour sera toujours de l'égoïsme à deux, parce qu'il porte avec lui des satisfactions infinies. L'amitié estplus désintéressée, elle partage toutes les peines et non tous les plaisirs. Elle a moins de racines dans la réalité, dans les intérêts, dans les enivrements de la vie. Aussi est-elle plus rare, même à un état très imparfait, que l'amour à quelque état qu'on le prenne. Elle paraît cependant bien répandue, et le nom d'ami est devenu si commun qu'on peut diremes amisen parlant de deux cents personnes. Ce n'est pas une profanation, en ce sens qu'on peut et doit aimer, même particulièrement, tous ceux que l'on connaît bons et estimables. Oui croyez-moi, le cur est assez large pour loger beaucoup d'affections, et plus vous en donnerez de sincères et de dévouées, plus vous le sentirez grandir en force et en chaleur. Sa nature est divine, et plus vous le sentez parfois affaissé et comme mort sous le poids des déceptions, plus l'accablement de sa souffrance atteste sa vie immortelle. N'ayez donc pas peur de ressentir pleinement les élans de la bienveillance et de la sympathie, et de subir les émotions douces ou pénibles des nombreuses sollicitudes qui réclament les esprits généreux; mais n'en vouez pas moins un culte à l'amitié particulière, et ne vous croyez pas dispensé d'avoirun ami, un ami parfait, c'est à dire une personne que vous aimiez assez pour vouloir être parfait vous-même envers elle, une personne qui vous soit sacrée et pour qui vous soyez également sacré. Le grand but que nous devons tous poursuivre,c'est de tuer en nous le grand mal qui nous ronge, la personnalité. Vous verrez bientôt que quand on a réussi à devenir excellent pour quelqu'un, on ne tarde pas à devenir meilleur pour tout le monde, et si vous cherchez l'amour idéal, vous sentirez que l'amitié idéale prépare admirablement le cur à en recevoir le bienfait.» Etat de fraîcheur exceptionnel, provenance extraordinaire, l'un des plus désirables exemplaires d'Histoire de ma vie. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR23,000.00

‎SAND George‎

Reference : 48387

(1876)

‎La tour de Percemont - Marianne‎

‎Calmann Lévy, Paris 1876, 12,5x19,5cm, relié.‎


‎Edition originale parue dans les oeuvres complètes. Reliure en demi maroquin havane à coins, dos à cinq nerfs, contreplats et gardes de papier peigné, tête dorée, reliure signée Petit successeur de Simier. Précieux envoi autographe signé de George Sand à son ami Charles Sagnier, familier de la maison de Nohant dans les dernières années de la vie de George Sand. Provenance: de la bibliothèque de Charles Sagnier avec son ex-libris. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR3,500.00

‎SAND George‎

Reference : 71232

(1867)

‎Lettre autographe à Gustave Flaubert : "Si tu n'étais un cul de plomb qui ne te laisses pas entraîner, à la vie pour la vie"‎

‎Nohant 21 décembre 1867, 13,4x20,7cm, deux feuillets.‎


‎Lettre autographe de George Sand à Gustave Flaubert datée du 21 décembre 1867, 8 pages sur deux feuillets rempliés. Publiée dans laCorrespondance, XX, pp. 642-645. Issue d'une des plus belles correspondances littéraires du siècle, cette lettre écrite à la veille de Noël 1867 est un sublime témoignage de la franche amitié entre George Sand, le «vieux troubadour» et Gustave Flaubert baptisé «cul de plomb»après avoir décliné son invitation à Nohant pour achever l'Éducation sentimentale. Malgré les dix-sept ans qui les séparent, leurs tempéraments opposés et leur conception de la vie divergentes, le lecteur est saisi par la tendresse mais aussi l'étonnante verdeur de cette longue confidence de George Sand. Alors au faîte de sa gloire littéraire et à la joie de son théâtre de Nohant, Sand s'entretient longuement de politique, de leur séparation, de leur conception du travail d'écrivain, de la vie même. Dans cette lettre à l'allure de "courant de conscience", Sand couche naturellement et librement sur le papier huit pages de conversations avec l'écrivain, qui ne fait que de trop rares et brèves apparitions à Nohant : «Mais comme je bavarde avec toi ! Est-ce que tout ça t'amuse ? Je le voudrais pour qu'une lettre de causerie te remplaçât un de nos soupers que je regrette aussi, moi, et qui seraient si bons ici avec toi, si tu n'étais un cul de plomb qui ne te laisses pas entraîner, à la vie pour la vie», tandis que chez Flaubert, alors plongé dans l'écriture de l'Éducation sentimentale, la devise est plutôt l'art pour l'art. Cette fin d'année 1867 est marquée par la douleur de la disparition d'un "presque frère", François Rollinat, que Sand apaise par ses lettres à Flaubert et les soirées animées à Nohant :«Voilà comme je vis depuis 15jours que je ne travaille plus. [...] Ah?! quand on est en vacances, comme le travail, la logique, la raison semblent d'étranges balançoires». Sand lui reprochait volontiers de travailler sans relâche dans sa robe de chambre, «l'ennemi de la liberté», alors qu'elle, courait par monts et par vaux, de Cannes à la Normandie, jusque sur les terres de l'écrivain qu'elle avait visitées en septembre. À cette occasion, Sand avait relu avec bonheur Salammbô dont quelques lignes se retrouvent dans Mademoiselle Merquem, sa dernière uvre en date. Leur amitié littéraire et virile, comme celle avec Rollinat, défia toute la vieille garde des littérateurs qui affirmaient l'impossibilité d'une liaison sincère entre l'homme et la femme.Sand, qu'on a tour à tour qualifié de lesbienne, de nymphomane, rendue célèbre pour ses amours retentissantes et si diverses, entame une longue et riche correspondance avec Flaubert pour qui elle est une mère et un vieil ami. Le «vieux troubadour» ou «vieux cheval» ne se considérait même plus comme femme, mais comme un être quasi-homme, rappelant ses travestissements de jeunesse et son formidable mépris des barrières entre les sexes. A Flaubert qui avait écrit à celle qu'on surnomma la «papesse des gynandres» : «Pour mieux tirer à l'arc, elles s'écrasaient le téton», en évoquant les Amazones ;Sand répond « Je ne suis pas dans ton idée qu'il faille supprimer le sein pour tirer l'arc. J'ai une croyance tout à fait contraire pour mon usage et que je crois bonne pour beaucoup d'autres, probablement pour le grand nombre». Guerrière certes, mais guerrière pacifique, Sand a volontiers adopté les usages d'un monde de lettrés misogynes, tout en ayant su rester elle-même: «Je crois que l'artiste doit vivre dans sa nature le plus possible. À celui qui aime la lutte, la guerre; à celui qui aime les femmes, l'amour; au vieux qui, comme moi, aime la nature, le voyage et les fleurs, les roches, les grands paysages, les enfants aussi, la famille, tout ce qui émeut, tout ce qui combat l'anémie morale.» ajoute-t-elle ensuite. Belle évocation de sa «période verte», ce passage consacre le temps des romans champêtres de Sand, qui, assagie par les années, s'était tout entière livrée à la contemplation pour l'écriture de François le Champi, La Mare au diable, et La petite Fadette. Mais son amour de la nature ne l'a pas empêché de conquérir sur les hommes le terrain du langage, elle qui encore à 63 ans «scandalisait les inscandalisables», selon les frères Goncourt. Fidèle à ses idéaux socialistes, elle laisse libre cours à son aversion pour Adolphe Thiers « Étroniformeest le mot sublime qui classe cette espèce de végétauxmerdoïdes[...] Oui, tu feras bien de disséquer cette âme en baudruche et ce talent en toile d'araignée!». Devenu le chef de l'opposition libérale au Second Empire de NapoléonIII, Thiers venait de prononcer un discours affirmant la défense des États pontificaux et faisant volte-face à Garibaldi, futur père de la patrie italienne. On avait en effet bien ri à Nohant de la logorrhée de Flaubert, envoyée trois jours auparavant: «Rugissons contre Monsieur Thiers! Peut-on voir un plus triomphant imbécile, un croûtard plus abject, un plus étroniforme bourgeois!» écrit-il. Sand renchérit sur le même ton et décline le néologisme: « Maurice trouve ta lettre si belle [...] Il n'oubliera pas étroniforme, qui le charme, étronoïde, étronifère». Dans ce contexte d'intense polémique, Sand met également en garde Flaubert, qui court le risque de reléguer son uvre au statut de roman de circonstance en incluant sa critique de Thiers dans l'Education sentimentale : «Malheureusement quand ton livre arrivera, il sera peut-être claqué et peu dangereux, car de tels hommes ne laissent rien après eux. Mais peut-être aussi sera-t-il au pouvoir. On peut s'attendre à tout. Alors, la leçon sera bonne.» Leurs aspirations socialistes et leur anticléricalisme ne les empêchent pas d'entretenir des avis très divergents sur l'essence du roman et le travail de l'écrivain : «[...] l'artiste est un instrument dont tout doit jouer avant qu'il joue des autres. Mais tout cela n'est peut-être pas applicable à un esprit de ta sorte qui a beaucoup acquis et qui n'a plus qu'à digérer.». Le détachement de Flaubert, son cynisme affiché pour ses personnages à l'instar de Madame Bovary, sévèrement jugée par le narrateur, se distinguait nettement du rapport affectif et personnel de Sand à l'écriture. Cette attitude presque schizophrène de Flaubert la confond volontiers et lui fait craindre pour sa santé mentale: «Je n'insisterais que sur un point, c'est que l'être physique est nécessaire à l'être moral et que je crains pour toi un jour ou l'autre une détérioration de la santé qui te forcerait à suspendre ton travail et à le laisser refroidir.» Flaubert ne se trahit et ne se révèle jamais à travers ses romans, au contraire de Sand, qui se jette corps et âme dans ses uvres: «Je crois que l'art a besoin d'une palette toujours débordante de tons doux ou violents suivant le sujet du tableau». Alors que Flaubert, besogneux et pétri d'angoisses littéraires, est reclus à Croisset, Sand jouit cependant de sa liberté à Nohant, lieu de félicité familiale mais aussi de vie égalitaire où elle «[s']amuse à en être éreintée». Elle troque volontiers les séances de tête à tête avec l'encrier pour les planches du petit théâtre à Nohant : «Ces pièces-là durent jusqu'à 2h du matin et on est fou en sortant. On soupe jusqu'à 5h. Il y a représentation deux fois par semaine et le reste du temps, on fait des trucs, et la pièce (qui) continue avec les mêmes personnages, traversant les aventures les plus inouïes. Le public se compose de8 ou 10jeunes gens, mes trois petits-neveux et les fils de mes vieux amis. Ils se passionnent jusqu'à hurler.». Persévérante, elle incite une nouvelle fois son «cul de plomb» à sortir de sa retraite forcée: «Je suis sûre que tu t'amuserais follement aussi, car il y a, dans ces improvisations, une verve et un laisser-aller splendides, et les personnages sculptés par Maurice ont l'air d'être vivants, d'une vie burlesque, à la fois réelle et impossible; cela ressemble à un rêve.» Deux ans plus tard, Flaubert fera une entrée fracassante à Nohant et Sand en sortira «courbaturée» après des jours de fête. Le Normand fit la lecture intégrale de son Saint-Antoine et dansa la cachucha habillé en femme! Exceptionnelles pages de George Sand en communion spirituelle avec son illustre confrère; Flaubert fut l'un des seuls à qui elle s'adressa aussi librement, crûment, mais tendrement, scellant par les mots sa profonde amitié avec le «grand artiste [...] du petit nombre de ceux qui sont des hommes» (Lettre à Armand Barbès, 12 octobre 1867). - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR10,000.00

‎SAND George‎

Reference : 68631

(1874)

‎Paysage de bord de mer aux deux personnages féminins - Lavis d'encre grise, aquarelle et gouache en dendrite‎

‎(Nohant) 1874-1876, 16x12cm, autre.‎


‎Paysage de bord de mer aux deux personnages féminins. Lavis d'encre grise, aquarelle et gouache en dendrite. Présenté sous marie-louise bordeaux avec un cartel doré datant de la fin du XIXe siècle, entouré d'un cadre richement orné de style Louis XIII, d'époque XVIIIe et redoré au XIXe siècle. Bel exemple de dendrite de George Sand. C'est à la fin de sa vie, à partir de 1874, que George Sand se passionne pour une technique de création plastique différente de celles de l'aquarelle pure ou du dessin traditionnel qu'elle pratiquait depuis l'enfance?: la dendrite. Elle mêle d'abord des éclats de pierres cristallines broyées à de la gouache ou de l'aquarelle, puis son fils «?Maurice écrase entre deux cartons de bristol des couleurs à l'aquarelle. Cet écrasement produit des nervures parfois curieuses. Mon imagination aidant, j'y vois des bois, des forêts ou des lacs, et j'accentue ces formes vagues produites par le hasard?». Bernard-Griffiths et Levet (dir.), Fleurs et jardins dans l'uvre de George Sand, pp. 442-443. En guise de signature, George Sand ajoutait souvent à ses paysages ses deux petites filles?: Aurore et Gabrielle dites «?Lolo?» et «?Titite?» et le chien Fadet, comme ici en premier plan à gauche de l'uvre. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR11,000.00

‎SAND George (BULOZ François)‎

Reference : 62790

(1861)

‎Lettre autographe de George Sand à François Buloz‎

‎27 juillet 1861, 13,3x21cm, 4 pages sur un feuillet remplié.‎


‎Lettre autographe signée de George Sand à François Buloz, 83 lignes écrites à l'encre bleue, enveloppe jointe. Quelques ratures et soulignements de la main de George Sand. Paraphe autographe de François Buloz. Tampon des « Archives et collections de J. L. Debauve ». Bavures sans incidence sur la lettre. Longue lettre autographe signée de George Sand à François Buloz, l'un des fondateurs historiques de la Revue des Deux Mondes et l'éditeur, en pré-originale, des Fleurs du Mal. La femme de lettres y évoque le théâtre de Nohant ainsi qu'Alexandre Dumas Fils, faisant montre de toute l'influence dont elle dispose dans le milieu littéraire du milieu du xixème siècle. En grande habituée de la presse - elle y a publié la quasi-totalité de ses romans en feuilletons et lui a donné un grand nombre d'articles - George Sand commente dans cette lettre les choix éditoriaux de son ami François Buloz : « Je me décide à vous envoyer une espèce de proverbe qu'on était en train de publier sur notre théâtre de Nohant [...] Ça vaudra toujours mieux que celui de votre dernier n[umér]o, qui, bien que d'un homme de mérite et de talent n'est pas du tout réussi. » L'« homme de mérite » dont il est ici question n'est autre que Tourgueniev. En véritable patronne du théâtre de Nohant, elle dirige l'écriture des scènes et leur éventuelle publication, allant jusqu'à faire la promotion des textes de ses protégés : « Alexandre Dumas fils qui est ici, nous a fait trois scènes charmantes qu'on répète en ce moment. Il vous serait peut-être agréable de les publier dans la revue et c'est un nom. » Elle ironise même « ce sont d'ailleurs des scènes naïves, toute de sentiment, et qui iraient fort bien à la revue ». Protectrice avec Dumas Fils, qui l'appelait d'ailleurs « maman » dans ses lettres, elle procède comme à son habitude et le recommande en secret : « Je n'ai pas voulu lui en parler avant de savoir si vous direz oui, car je crois qu'un refus lui serait désagréable. » Figure aguerrie de la littérature et consciente sans doute de la teneur de la « bluette » de son protégé, qui a pourtant publié sa célèbre Dame aux camélias il y a plusieurs années déjà, elle relativise : « Je ne lui [...] ai rien dit, ignorant s'il voudra débuter dans la revue par une bluette. Mais quelquefois les bluettes que l'on fait sans songer au public sont très heureuses, et la sienne [...] est dans ce cas. » Les demandes de George Sand montrent les rouages de l'industrie éditoriale du xixème siècle, époque à laquelle les recommandations entre écrivains prenaient toute leur importance : « Encore un mot sur Dumas. Il est occupé à faire un roman. Faut-il le pousser à vous l'offrir ou faut-il ne pas lui en parler ? [...] Il a énormément d'esprit et de talent. Ce serait une bonne acquisition pour la revue. Quel prix lui donneriez-vous ? » En dépit de cette recommandation de George Sand et de l'intérêt de Buloz pour ses publications, Dumas Fils ne donnera pas suite à ces ouvertures. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR1,500.00

‎SAND George (DOUCET Camille)‎

Reference : 62775

(1857)

‎Lettre autographe signée de George Sand à Camille Doucet‎

‎Nohant 13 février 1857, 20,6x12,9cm, 2 pages sur un feuillet remplié.‎


‎Lettre autographe signée de George Sand adressée à Camille Doucet, 23 lignes écrites à l'encre bleue. Quelques ratures de la main de George Sand. Tampon des "Archives et collections de J.L. Debauve". Pliures causées par l'envoi postal, un petit trou restauré à l'aide d'une pièce de papier sur le second feuillet vierge, une très pâle mouillure en marge droite. George Sand écrit cette lettre à l'écrivain Camille Doucet pour le remercier de son"aimable indiscrétion". Ce dernier est en effet intervenu auprès du"ministre"pour qu'un parent de George Sand obtienne un poste"comme receveur à Chateau-Chinon". George Sand est très enthousiaste et remercie son correspondant :"vous savez que c'est bien, puisque vous me dites que c'est ce que nous désirions, et que vous avez du plaisir à me l'annoncer, ce qui est bon et aimable comme tout ce que vous faites". Le"parent et ami"dont il est question ici est Charles de Bertholdi. Cet émigré polonais est le mari de la "fille adoptive" de George Sand, Augustine Brault. George Sand apparaît ici comme une figure régente, prête à user de ses relations littéraires pour assurer le bonheur de sa famille. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR600.00

‎SAND George (LUGUET Marie)‎

Reference : 62788

(1862)

‎Lettre autographe signée de George Sand à Marie Luguet dite Mario‎

‎Nohant 3 janvier 1862, 20,6x13,3cm, 1 page sur un feuillet remplié.‎


‎Lettre autographe signée de George Sand à Marie Luguet dite Mario, 11 lignes écrites à l'encre bleue. Tampon des « Archives et collections de J.L. Debauve ». Bavures sans gravité, pliures inhérentes à l'envoi postal. George Sand envoie cette lettre à Mario pour la remercier pour un courrier qu'elle a reçu d'elle. Elle lui écrit : « Je t'embrasse, mon cher Mario, et te remercie de ta jolie lettre. Je vois que tu lis beaucoup et que tu profites de tes lectures. » Mario est le surnom enfantin de Marie Luguet, la petite fille de l'actrice Marie Dorval. George Sand entretenait une grande amitié avec cette dernière, amitié si intense qu'elle donna lieu à des rumeurs de lesbianisme à Paris. La petite fille, devenue elle aussi une actrice, était venue enfant à Nohant jouer sur les planches du petit théâtre de Sand. C'est d'ailleurs d'une des pièces jouées sur ce théâtre de Nohant que Marie Luguet tient son surnom. Elle jouait en effet le rôle de Mario dans la pièce éponyme, une comédie chevaleresque, récit des aventures de Mario, fils d'un vieux marquis sous le règne de Louis XIII. À la mort de Marie Dorval en 1849, George Sand fit preuve d'une affection particulière pour la famille de son amie tant adorée : « Vous ne savez pas combien je l'aimais, combien je la connaissais et l'appréciais, cette âme ardente et généreuse, cette intelligence supérieure, ce tendre coeur de femme et de mère. » (Lettre à Caroline Luguet, fille de Marie Dorval) Notre lettre témoigne bien de cet amour maternel de George Sand pour la petite Mario. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR1,000.00

‎SAND George.‎

Reference : 10955

(1864)

‎Le Marquis de Villemer, comédie en quatre actes, en prose par George Sand.‎

‎ 1864 Paris, Michel Lévy, 1864; in-8°, pleine toile granitée violine de l'époque, titre doré au dos, initiales dorée en pied “CL" ; (4) - 165pp. Rousseurs éparses, traces jaunes laissées par des fleurs séchées pp.64-65, et pp.80-81, traces de doigt dans la marge inférieure de quelques feuillets, fente à la toile aux charnières au dos en tête sur 3cm.‎


‎Edition originale de la pièce de théâtre ( le roman éponyme parut en 1861), comportant sur le faux- titre un envoi autographe signé de George Sand à Léon Brottin (?) ‎

Livres Anciens N. Rousseau

Phone number : 33 (0)2 54 49 05 62

EUR300.00

‎SANDELION, Jeanne‎

Reference : 19377

(1938)

‎2 Poèmes manuscrits : Sonnets / Beautés perdues : "Je veux faire un sonnet pour toi, puisque je t'aime / que rien n'est plus parfait que ce chant et plus pur / tant de vers t'ont chanté, trébuchants et mal sûrs / fols et capricieux comme je suis moi-même "‎

‎2 pièces autographes signées (circa 1938) : "Sonnet / Je veux faire un sonnet pour toi, puisque je t'aime / que rien n'est plus parfait que ce chant et plus pur / tant de vers t'ont chanté, trébuchants et mal sûrs / fols et capricieux comme je suis moi-même / " ... [...] "Beautés perdues / Le bosquet de lilas jamais cueilis / pâles de leur excessive opulence / qui fleurissent pour le silence / et pour l'absence / - et quel dieu de quel paradis ? - / [ ... ]‎


‎Intéressantes pièces manuscrites signées de l'écrivain et poétesse Jeanne Sandelion (1899-1976).‎

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR75.00

‎SANDILLAT Jean du GROULIER J.‎

Reference : 68162

(1903)

‎Myrta, chants sicaniens. - Chrysis & Léandre, églogues‎

‎Imprimerie A. Roux, Lyon 1903, 14x19cm, broché.‎


‎Edition originale imprimée à 100 exemplaires. Ouvrage illustré de vignettes de J. Groulier. Deux petites taches et légères rousseurs sur le premier plat. Bel envoi autographe signé de Jean du Sandillat. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR80.00

‎SANDOZ (Edouart-Marcel).‎

Reference : 2888

(1967)

‎Photo 145x105 signée et datée 1967. ‎

‎‎

‎Édouard-Marcel Sandoz est un sculpteur figuriste et animalier et un peintre d'aquarelles suisse né le 21 mars 1881 à Bâle en Suisse et mort le 20 mars 1971 à Lausanne en Suisse.‎


Photo 145x105 signée et datée 1967. . SANDOZ (Edouart-Marcel).
Image-Ecrit

Phone number : 06 89 34 53 59

EUR30.00

‎SANDOZ (G.-Roger) et GUIFFREY (Jean).‎

Reference : 29192

‎Arts appliqués et Industries d'Art aux Expositions.‎

‎ Paris, Comité français des expositions à l'étranger et Société d'encouragement à l'Art et à l'Industrie, 1912. In-4, broché, CCLXXII pages, couverture gauffrée. ‎


‎Avec 101 illustrations dans le texte. Exemplaire ayant appartenu a Marcel Sembat acheté au moment de la dispersion de sa bibliothèque, enrichi d'un envoi autographe de l'auteur (Sandoz) a Marcel Sembat député. Exemplaire imprimé sur vélin. Bel exemplaire. ‎

Livres de A à Z - Paris

Phone number : 09 50 67 82 02

EUR120.00

‎Sandoz Maurice, Jacques de Lacretelle (préf.): ‎

Reference : 1072

(1950)

‎Choix de poèmes. ‎

‎ Pierre Seghers [1950]. In-8 broché, couverture à rabats imprimée en deux tons. ‎


‎Edition originale au tirage limité à 150 exemplaires numérotés sur Arches teinté, celui-ci marqué HC et enrichi d'un envoi autographe signé de l'auteur. ‎

La Bergerie

Phone number : +41 79 689 98 41

CHF60.00 (€56.60 )

‎SANDRAS (E.-G.).‎

Reference : cROU-1644

‎Etude sur G.Chaucer considéré comme imitateur des Trouvères.‎

‎ Paris,Auguste Durand,1859 ; in-8° ,demi-basane verte de l’époque,dos lisse orne dé filets à froid et dorés,palette dorée en pied,titre et auteur dorés;VIIIpp.,298pp.;reliure un peu frottée avec très petit manque en tête,infimes piqûres à l’avant-titre et au dernier feuillet,sinon bon exmplaire exempt de piqûres.‎


‎Edition originale imprimée sur beau papier velin.Bel envoi autographe signé de l’auteur à son frère.(S) ‎

Livres Anciens N. Rousseau

Phone number : 33 (0)2 54 49 05 62

EUR62.00
Previous 1 ... 1034 1035 1036 1037 ... 1063 1089 1115 1141 ... 1145 Next Exact page number ? OK
Get it on Google Play Get it on AppStore
Autographs

The item was added to your cart

You have just added :

-

There are/is 0 item(s) in your cart.
Total : €0.00
(without shipping fees)
More information about shipping
What can I do with a user account ?

What can I do with a user account ?

  • All your searches are memorised in your history which allows you to find and redo anterior searches.
  • You may manage a list of your favourite, regular searches.
  • Your preferences (language, search parameters, etc.) are memorised.
  • You may send your search results on your e-mail address without having to fill in each time you need it.
  • Get in touch with booksellers, order books and see previous orders.
  • Publish Events related to books.

And much more that you will discover browsing Livre Rare Book !