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‎(RESISTANCE)‎

Reference : 21396

(1943)

‎Nouvelles chroniques‎

‎ Paris, Editions de Minuit, (14 juillet) 1944. 1 vol. (120 x 165 mm) de 91 pp. et 2 ff., broché. Edition originale. Tirage clandestin et original, achevé d'imprimer le jour de la fête nationale. ‎


Librairie Walden - Orléans

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR100.00

‎[ALAIN-FOURNIER] MASSIS (Henri)‎

Reference : 19472

(1913)

‎Alain-Fournier sans Goncourt‎

‎ Liège, Editions Dynamo, Brimborions n° 119, [8 novembre] 1963. 1 plaquette (140 x 190 mm) de 20 pp. Édition originale. Un des 10 exemplaires sur hollande antique (n° 4).‎


‎119e titre de la Collection Brimborions. Passionant texte sur les premières heures du roman, sa génèse rédactionnelle et les accueils enthousiastes des premiers lecteurs : Massis, Cocteau, Péguy, Casimir Périer, puis Descaves, dans l'optique du Prix Goncourt - finalement décerné à Marc Elder pour son Peuple de la mer, au grand désespoir d'Alain-Fournier. ‎

Librairie Walden - Orléans

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR180.00

‎[ALLEN] BENDAZZI (G.)‎

Reference : 23018

(1985)

‎Woody Allen‎

‎ Paris, Liana Levi, 1985 De la Bibliothèque Pierre Tchernia, "Monsieur Cinéma" (tampon).‎


Librairie Walden - Orléans

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR20.00

‎[APOLLINAIRE]‎

Reference : 15745

(1916)

‎Enveloppe d'expédition adressée à Apollinaire, peu de temps avant son évacuation‎

‎ 1 enveloppe (145 x 110 mm), cachet de la Poste « Paris, 28 janvier [19]16 » Le nom du destinataire a été souligné 2 fois en rouge et bleu avec un espace entre les deux traits pour rappeler le drapeau français. ‎


‎Elle est adressée à « Guillaume de Kostrowitsky / S=Lieutenant au 96 regt d'infanterie / Secteur Postal 139 ». Enveloppe imprimée à en-tête « Hotel de Castille 37 rue Cambon à Paris ». Apollinaire reçoit sa nomination de sous-lieutenant le 18 novembre 1915 ainsi que son affectation au 96e régiment qui prend position à l'ouest de Reims. En janvier et février 1916, son régiment au repos, Apollinaire a quelque loisir pour écrire, c'est là qu'il reçoit le courrier que contenait cette enveloppe. Au mois de mars, le 17, et alors qu'il vient de remonter en ligne, il sera blessé à la tête. Il venait alors de recevoir la notification de sa naturalisation. ‎

Librairie Walden - Orléans

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR150.00

‎[ARAGON (Louis)]‎

Reference : 15991

‎Portrait‎

‎ 1 tirage (180 x 240 mm) noir & blanc. 2 tampons du photographe au dos « H. Roger Viollet 6 Rue de Seine Paris 6° Collection Viollet » Photographie de Louis Aragon, dédicaçant un ouvrage.‎


Librairie Walden - Orléans

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR50.00

‎[ARAGON (Louis)] François la Colère‎

Reference : 23105

(1944)

‎Le Musée GrévinPoème‎

‎ Paris, Éditions de Minuit, (30 octobre) 1944 1 vol. (115 x 165 mm) de 28 pp. et [1] f. Broché. Première édition publique. Un des 15 premiers exemplaires numérotés sur Madagascar (n° 5).‎


Librairie Walden - Orléans

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR100.00

‎[ARAGON] François La Colère‎

Reference : 23100

(1944)

‎Le Musée GrévinPoème‎

‎ Paris, Éditions de Minuit, (30 octobre) 1944 1 vol. (115 x 165 mm) de 28 pp. et [1] f. Broché. Première édition publique. Un des 1500 exemplaires sur vélin (non justifié).‎


Librairie Walden - Orléans

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR10.00

‎[ARMOR] - [EDITIONS DE MINUIT] (RESISTANCE)‎

Reference : 9301

(1944)

‎Les Bannis‎

‎ Paris, Editions de Minuit, 1944. 1 vol. (165 x 120 mm) de 53 pp. Broché. Edition originale. Un des deux seuls titres clandestins à n'avoir jamais été réimprimés. ‎


‎Cette anthologie poétique bilingue réunit 17 auteurs. Parfait état, non coupé. ‎

Librairie Walden - Orléans

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR150.00

‎[AUDIARD] CHATEAU (René)‎

Reference : 22599

(1995)

‎Audiard par Audiard‎

‎ Courbevoie, La mémoire du cinéma français, 1995 De la Bibliothèque Pierre Tchernia, "Monsieur Cinéma" (tampon).‎


Librairie Walden - Orléans

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR20.00

‎[AVELINE] MINERVOIS‎

Reference : 24471

(1944)

‎Le Temps mort‎

‎ Paris, Éditions de Minuit, 1944 1 vol. (115 x 175 mm) de 48 pp. Broché. Édition originale.‎


Librairie Walden - Orléans

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR40.00

‎[BALZAC (Honoré de)] Album de la Pléiade‎

Reference : 25431

(1962)

‎Honoré de Balzac‎

‎ Paris, Gallimard, s.d. (1962) 1 vol. (120 x 180 mm), sous reliure éditeur skyvertex havane. Rhodoïd. Sous étui. 412 illustrations in et hors-texte. Etat de neuf.‎


Librairie Walden - Orléans

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR180.00

‎[BANVILLE (Théodore de), photographie]‎

Reference : 3723

(1870)

‎Portrait‎

‎ Tirage d'époque (circa 1870), 140 x 95 mm à vue. Au dos du cadre, note manuscrite de Léo Larguier: "Théodore de Banville avait donné ce portrait au père de Léautaud ; souffleur à la Comédie Française".‎


‎D'abord comédien - à l'évidence mauvais - Firmin Léautaud se voit confier l'emploi, au plus près de la scène, de souffleur: vraie vocation, puisqui'il officiera vingt-trois années à la Comédie Française. Son fils, Paul Léautaud quitta l'école communale de Courbevoie nanti de son certificat d'études. Son seul exploit scolaire avait été la première place obtenue à un concours de récitation organisé entre vingt-trois écoles communales du canton de Neuilly. légitimement fier de ce succés, le tout jeune Paul était allé annoncer la bonne nouvelle à son père, dans un café où il savait le trouver. L'enthousiasme paternel se limita à ce commentaire pudique: "Fous-moi la paix, je n'aime pas qu'on me dérange." Léautaud s'en souviendra-t-il près de soixante ans plus tard, lorsque, sur son lit de mort, il prononça ses dernières paroles : "Maintenant, foutez-moi la paix ! " ? Beau tirage photographique ; quelques usures au cadre avec petits manques. ‎

Librairie Walden - Orléans

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR450.00

‎[BARBEY D'AUREVILLY (Jules)] CAREY (H. M.)‎

Reference : 5966

(1857)

‎Laocoon: A Forgotten Rhyme‎

‎ Caen, Mancel, 1857 1 vol. (130 x 200 mm) de 15 pp. Broché, étui-chemise plein papier. Édition originale imprimée à petit nombre (30 exemplaires ?), avec la traduction anglaise donnée par H. M. Carey, en regard du texte français.‎


‎Un des deux Rythmes oubliés ; l'édition complète sera publiée quelques mois plus tard à 36 exemplaires par l'imprimeur Buhour à Caen. Exemplaire à toutes marges, sous couverture grise. Cachet annulé de la « Galerie Mancel » au faux-titre, couverture poussiérieuse. Le Laocoon, conservé au Musée du Louvre, appartient à ces chef-d'oeuvres qui suscitèrent nombre de créations artistiques dont ces poèmes de Barbey. Cette première édition de la traduction anglaise, en regard du texte français, est l'oeuvre d'Harriet M. Carey qui, selon Trébutien, auteur de la préface « a mis avec une grâce hardie sa main de femme sur ce rude bronze de Laocoon ». ‎

Librairie Walden - Orléans

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR500.00

‎[BARNAUD (Nicolas)]‎

Reference : 22039

(1582)

‎Le Cabinet du roy de France, dans lequel il y a trois perles précieuses d'inestimable valeur... ‎

‎ S.l., [Genève] : [Guillaume de Laimarie ?], 1582 1 vol. (125 x 192 mm), [8] ff., 647 pp., [5] ff., Maroquin rouge, initiales CR (pour Paul Couturier du Royas) dorées au centre des plats, dos à nerfs, roulette dorée int., tranches dorées (reliure moderne). Édition originale dédiée à Henri III.‎


‎Ouvrage considéré comme l'un des grands textes polémiques du XVIe siècle, d'un grand intérêt pour l'histoire de France. L'auteur, huguenot, tente de démontrer au roi Henri III, que pour remédier au naufrage de son Royaume, il peut avoir recours à trois perles magiques : la Parole de Dieu, la vraie Noblesse et le Tiers-État, cachés dans un écrin qui n'est autre que le royaume de France. Il montre ainsi les véritables moeurs de son temps, dénonçant les biens du clergé, les vices de la noblesse, traite de la polygamie et de la prostitution et révèle plusieurs secrets relatifs au roi et à l'État. L'ouvrage, loué par Agrippa d'Aubigné, fut attribué à Nicolas Barnaud, alchimiste et médecin protestant de Crest en Dauphiné. Brunet suppose cependant qu'il serait de Nicolas Froumenteau «parce que le préambule et la fin de l'épître dédicatoire de novembre 1581 sont conçus absolument de même que le Secret des Finances de France». L'édition ne porte aucune adresse mais pourrait avoir été imprimée à La Rochelle dans un atelier typographique secret des réformés. Ex-libris manuscrit du XVIIe siècle en partie biffé, de la bibliothèque d'un couvent. Ce curieux livre est une satire du règne de Henry III, attribuée à Barnaud, théologien protestant qui a beaucoup voyagé pour chercher la pierre philosophale. Cette virulente charge anticatholique est attribuée à ce médecin de Crest en Dauphiné et fameux pamphlétaire réformé, qui y dénonce la débauche qui a cours dans le royaume de France, contre laquelle il engage le roi à cultiver ces trois perles que sont : la Parole de Dieu, la Noblesse et enfin le Tiers. Chacune de ces perles est incluse dans un étui qui en cache et offusque les vertus : la Parole de Dieu est ensevelie dns l'Eglise papale, la noblesse enfouie sous les intrigues de Cour, le Tiers ruiné par les charges. L'ouvrage a surtout retenu l'attention par le décompte précis que la première partie offre de la prétendue «prostitution monastique» : pour chaque ordre religieux, chaque archidiocèse, Barnaud prétend connaître le nombre de concubinaires, de «femmes putains sacerdotales», de bâtards de prêtres, et même de sodomites. Le tout se rattache à la grande tradition de la dénonciation, ancienne, des excès sexuels des clercs, reprise et amplifiée par la Réforme. Originaire de Crest en Dauphiné, Nicolas Barnaud (1539- entre 1604 et 1607) était médecin et se convertit au calvinisme vers 1566, mais sa vie est très mal documentée, et il est au demeurant plus connu pour ses traductions de Socin et ses oeuvres hermétiques que pour ses pamphlets anti-papistes, à l'exception notable du Réveille-matin des François (1574). L'ouvrage fut supprimé par ordre de la cour. Ex-libris de la bibliothèque Paul Couturier de Royas, un des plus grands bibliophiles du Dauphiné de la fin du XIXe s.-début du XXe s. ‎

Librairie Walden - Orléans

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR2,000.00

‎[BAZIN, photographie]‎

Reference : 7127

‎Portrait en pied figurant Bazin dans sa bibliothèque.‎

‎ 238 x 178 mm. ‎


‎Photographie noir et blanc avec tampon au dos (A. Rosengranz). ‎

Librairie Walden - Orléans

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR80.00

‎[BERNANOS (Georges)] BONET (Paul)‎

Reference : 18506

(1959)

‎Maquette originale pour l'édition en cartonnage Bonet de Sous le soleil de Satan‎

‎ Décor sur calque (305 x 240 mm) à l'encre noir et or : un semis de pointillé formant losange au centre du premier plat et réhaussé d'étoiles, titre en lettres or au dos, l'ensemble dessiné sur un tracé léger à la mine de plomb. Quelques indications manuscrites en marge inférieure. 1959 ‎


‎Cette édition appartient aux 39 titres de la collection des cartonnages in-4 illustrés. Le décor de ces cartonnages fut réalisé pour plus des deux tiers par Paul Bonet ; les maquettistes Hollenstein, Duhamel et Prévenaud de Sonneville se partagèrent le reste, et plus tardivement, pour Gallimard, Bonet réalisera en tout pas moins de 324 titres. (Cachet de la vente Paul Bonet du 1er juin 1990, au verso). ‎

Librairie Walden - Orléans

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR300.00

‎[BIBLIOPHILIE] HERRMANN (Roland)‎

Reference : 10178

(2010)

‎Nouveau lexique de bibliophilie - New glossary Bibliophilia‎

‎ Strasbourg, chez l'auteur, (mars) 2010 1 vol. (160 x 210 mm) de 107 pp. Reliure spirale. Édition originale. ‎


‎Publication indispensable aux libraires, bibliophiles, conservateurs et plus généralement aux intervenants des métiers du livre ancien et moderne et de l'univers de la bibliophilie. Ce lexique, plus qu'utile pour la compréhension ou la rédaction de fiches bibliographiques, se présente sous la forme d'un glossaire à double entrée français-anglais et anglais-français : édition, impression, papier, reliure, défauts, collations, spécificités, etc. Antiquarian book-sellers, librarians, bibliophiles : you receive catalogues in french, you also publish whole or part of your own lists in that language. Just issued : a new english-french, french-english glossary of terms in your domain by Roland Herrmann. More complete, more precise, more realistic than anything that exists so far, it contains approximatively 1300 entries, each way. It will prove of considerable help in your understanding or drafting of book descriptions. Très maniable et facile d'emploi. Un must have ! ‎

Librairie Walden - Orléans

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR25.00

‎[Bibliothèque VERGÈS]‎

Reference : 16556

(2008)

‎[Serial plaideur]. Theatre et justice‎

‎ S.l.n.d. [Paris, circa 2008]. 2 dessins (210 × 275 mm) sur [1] f. recto verso du plan de la scène de théâtre ; 1 manuscrit autographe de 36 pp. (210 × 297 mm), sous couverture de catalogue de vente de l'Hôtel Drouot avec trois étiquettes contrecollées portant aux feutres rouge et noir « J.V. », « notes » et une petite étoile rouge bordée de noir ; 1 tapuscrit de 34 pp. (210 × 297 mm) avec de très nombreuses corrections autographes à l'encre rouge ; sous emboîtage à cuvette avec plats de plexiglas illustré (Julie Nadot). ‎


‎Ensemble de manuscrits originaux, variantes, épreuves corrigées et plans de mise en scène de Serial plaideur, donné comme une conférence par Vergès sur les planches du Théâtre de la Madeleine à Paris du 21 septembre au 29 décembre 2008. Une chemise cartonnée verte intitulée « Théâtre » regroupe l'ensemble. Elle est illustrée par l'avocat d'un grand dessin, rehaussé de peinture et de collages, représentant en noir, rouge et vert un visage plutôt effrayant, comme un masque de tragédie grecque. Un feuillet quadrillé porte recto verso deux esquisses à main levée du décor avec l'indication des objets et de leur place : Vergès y présente son décor familier, y établissant son bureau d'avocat, la version la plus détaillée comportant des ajouts au stylo vert : allumettes, cigare, agenda noir, au milieu d'autres objets prédisposés : sous-main, calendrier, téléphone, encrier, porte-plumes, agenda papier, ses fameux feutres fluorescents, boîte à cigares, cendrier, verre de whisky... Sur un petit carnet bleu, titré Serial Plaideur, il a indiqué au feutre noir la durée de chaque scène et de la pièce tout entière. Le manuscrit autographe est composé de six chapitres. Les pages de chacun d'entre eux sont enserrées dans une feuille pliée en deux et titrée au feutre fluorescent rose : « Théâtre et justice » (pp. 1-8) ; « La parenté de fond entre l'oeuvre judiciaire et l'oeuvre littéraire » (pp. 9-13) ; « les procès de rupture » (pp. 14-20) ; « les procès tous les jours » (pp. 21-25) ; « serial plaideur » (pp. 26-31) ; « la beauté a le dernier mot » (pp. 32-36). Un tapuscrit final, corrigé presque à chaque ligne à l'encre rouge, présente la version finale du texte, où les « scènes » ont remplacé les « chapitres » et montre la rigueur du travail. Un jeu de 5 tapuscrits portant trace de l'avancement du texte et un volumineux dossier de presse, sous chemise cartonnée jaune titrée au dos « SERIAL PLAIDEUR. Planning -Tournées. Invités. Presse. Admirateurs. Alertes Google », complètent ce remarquable ensemble. Joints : - 1 tapuscrit de 20 pp. (210 × 297 mm), avec de nombreuses corrections autographes à l'encre noire de la main de Vergès, qui reprend fidèle- ment les 4 chapitres liminaires (sur six) du manuscrit original et est enrichi de corrections autographes de la main de Vergès ; - 1 tapuscrit de 47 pp. (210 × 297 mm), avec corrections par Vergès à l'encre noire, qui présente une version profondément remaniée des six chapitres, Vergès y ayant apporté ensuite de nouvelles corrections et ajouts, allant jusqu'à biffer des passages entiers, notamment ceux relatifs à Violette Nozières ou à de Gaulle, et inversé l'ordre des deux derniers chapitres, signe du tâton- nement formel du projet ; - 1 tapuscrit de 34 pp. (210 × 297 mm), avec corrections autographes, sous chemise titrée « Corrections «Justice et littérature»12/08/2008 », qui est la mise au propre du précédent et présente moins de variantes, n'étaient les changements significatifs aux titres des chapitres 2 à 5 que Vergès a biffés pour y substituer de sa main des intitulés plus littéraires qui sont ceux du texte définitif : « la parenté de fond entre l'oeuvre littéraire et l'oeuvre judiciaire » devient « les 7 péchés capitaux » ; « les procès de rupture » : « le chevalier, la mort et le diable » ; « les procès de tous les jours » : « le serpent couvert de regards » ; « la beauté a le dernier mot » : « les métamorphoses » ; et pour le chapitre désormais final de « Serial plaideur », il a ajouté « à perpétuité » ; - 1 tapuscrit de 34 pp. (210 × 297 mm), sous chemise titrée « Pièce «Serial Plaideur»(Justice et littérature). Version finale. 15.08.2008 »), qui reprend les corrections portées au tapuscrit précédent ; - 1 tapuscrit de 34 pp. (210 × 297 mm) avec corrections autographes et ajouts de la main de Vergès au feutre noir sur papillons contrecollés, sous chemise rose titrée « Serial Plaideur. Corrections 19/08/2008 ». - 1 programme imprimé de 32 pp. (210 × 297 mm) comprenant le texte intégral de Serial plaideur. ‎

Librairie Walden - Orléans

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR6,000.00

‎[Bibliothèque VERGÈS] FAULKNER (William)‎

Reference : 8703

(1946)

‎Pylône‎

‎ Paris, NRF, 1946. 1 vol. de 276 pp., broché. Edition originale de la traduction française. Exemplaire du service de presse, imprimé (titre et couverture). ‎


‎Quand le livre paraît aux Etats-Unis en 1935, il n'obtient aucun succès. La traduction française de 1946 rencontre au contraire un large écho et installe l'influence de William Faulkner. C'est qu'entre temps la guerre a eu lieu et cette transposition de l'accident mortel du capitaine Nelson lors de l'inauguration de l'aéroport de la Nouvelle-Orléans le 14 février 1934, cette histoire d'avion et de mort prend soudain une étrange résonnance. «Elle serait là demain et demain et demain ; non seulement ne pas espérer, pas même attendre : seulement souffrir.» ‎

Librairie Walden - Orléans

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR100.00

‎[Bibliothèque VERGÈS] BERNANOS (Georges)‎

Reference : 21301

(1936)

‎Journal d'un curé de campagne‎

‎ Paris, Plon, 1936. 1 vol. (120 x 190 mm) de 1, [3] ff., 366 pp. et [1] ff. Broché. Edition originale. Mention d'édition. Exemplaire de Jacques Vergès, annoté avec des passages surlignés. Tampon ex-bibliotheca Vergès.‎


Librairie Walden - Orléans

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR60.00

‎[Bibliothèque VERGÈS] HUGNET (Georges)‎

Reference : 25327

‎Petite anthologie poétique du surréalismeIntroduction par Georges HUGNET‎


‎"« Vergès... Mais quel Vergès ? Il y en a eu tellement. J'en ai connu de très différents, mais la période de l'Algérie a été la plus indiscutable », commente Georges Kiejman, qui l'a croisé à différentes étapes de sa vie. Commençons par l'Algérie donc. On est en 1957. Vergès entre dans le collectif des avocats du Front de libération national (FLN) et s'engage à fond pour l'indépendance de l'Algérie. Tellement qu'en 1963, en secondes noces, il épouse la militante du FLN Djamila Bouhired, après l'avoir sauvée de la peine de mort. L'avocat qui s'était rêvé, lors de son enfance à la Réunion, « général en chef ou écrivain » a déjà un passé. À 17 ans, il s'est engagé dans les Forces françaises libres à Londres et a parcouru l'Europe en guerre. En 1945, il regagne Paris, s'inscrit au PCF et devient président de l'association des étudiants coloniaux. Là, il rencontre Pol Pot, le futur khmer rouge. Stasi. En 1970, rideau. Débute un suspens qui va durer huit ans. Laissant femme et enfants, Vergès disparaît. Ces derniers, racontait-il, n'ont jamais posé aucune question. À celles, nombreuses, de la presse, il n'expliquera jamais la teneur de ces « grandes vacances » passées « très à l'Est de la France », comme il aimait à éluder. Était-il au Cambodge au côté de Pol Pot chez les Khmers rouges ? Dans les pays de l'Est, exfiltré par la Stasi est-allemande ? Ou au Katanga pour une affaire de gros sous ? S'est-il engagé pour défendre la cause palestienne comme le pense Barbet Schroeder ? Une hypothèse cohérente. « Le seul engagement de sa vie, c'est l'anticolonialisme », estimait dans Libération Thierry Jean-Pierre, l'ancien juge, à l'occasion d'un portrait consacré à l'avocat en 2002. En 1978, Jacques Vergès rentre en France et remet sa robe. Il construit alors minutieusement son personnage de « salaud lumineux », du nom d'un de ses livres. Il aime à être détesté car il sait qu'il fascine. Il avouera un jour : « J'ai le culte de moi-même. » Il défend la terroriste d'extrême gauche Magdalena Kopp. Puis, en 1987, c'est le procès Klaus Barbie. « On s'aimait bien, à l'époque, avait confié à Libération Isabelle Coutant-Peyre, devenue associée de Vergès au début des années 80. Il se passionnait pour de petites affaires de droit commun, disant que dans tout dossier, il y a un roman. C'était un séducteur, à sa manière. Il aimait passionner les gens. » Mais elle gardait une dent contre lui : « C'est un faux intellectuel. Il apprend des trucs par coeur tous les jours. Quand il donne l'impression de faire un éclat, en fait, c'est préparé. Mais il est quand même exceptionnellement intelligent. » « Doutes ». Pour les acteurs et témoins du procès Barbie, ce n'est pas l'engagement de l'avocat auprès d'un ancien nazi qui a choqué. Mais ses propos envers les victimes, les doutes qu'il a fait naître sur la sincérité de l'engagement des époux Aubrac... « C'était atroce, moche, tranche Me Kiejman. Mais était-il antisémite ? Je ne le crois pas, ou bien il a feint de ne pas savoir que j'étais juif... Moi, j'ai toujours eu droit à un dédain modéré. » Impossible de dresser ensuite la liste exhaustive de ses clients. Vergès a plaidé pour Louise-Yvonne Casetta, la trésorière occulte du RPR. Pour le jardinier Omar Raddad. Il fut également le défenseur de Carlos, Saddam Hussein ou de l'ancien dirigeant khmer rouge Khieu Samphan. Plus étonnant, en 1996, le voilà avocat des petits actionnaires de Bernard Tapie Finances (BTF), contre le Crédit lyonnais dans l'affaire de la vente d'Adidas. Il fait un petit tour dans les tribunaux corses, où il ne s'implantera pas. En 2010, dernier combat, il défend Laurent Gbagbo au côté de Roland Dumas. « Jacques Vergès était l'unique monstre sacré du barreau français », a réagi vendredi Francis Vuillemin, l'un des trois défenseurs de Maurice Papon au procès de Bordeaux. D'ordinaire, on ne dit pas du mal d'un mort. Le concert des louanges aurait donc pu s'élever, ainsi, à l'infini. Mais ce disparu-là aimait tant la provocation que Me Alain Jakubowicz, le président de la Licra, qui représentait le Consistoire israélite de France lors du procès Barbie, s'en est permis une petite. « Je ne suis pas surpris des propos laudateurs à son sujet, mais je pense que s'il pouvait lire et entendre ce qu'on dit de lui aujourd'hui, il nous ferait à tous un immense bras d'honneur. » Agrémenté de ce petit sourire, impassible ou mystérieux, énervant ou fascinant. Jusque dans ses dernières heures, Jacques Vergès semble avoir maîtrisé la mise en scène de son existence. Jeudi soir peu après 20 heures, à l'âge de 88 ans (ou était-ce 89 ?) l'avocat aux petites lunettes rondes et visage impassible est décédé dans la chambre où Voltaire aurait poussé son dernier soupir le 30 mai 1778. « L'avocat de la terreur », comme l'avait désigné Barbet Shroeder dans un documentaire qui lui était consacré, était hébergé chez des amis dans un appartement quai Voltaire à Paris, depuis une mauvaise chute. « Un lieu idéal pour le dernier coup de théâtre que devait être la mort de cet acteur né », ont même osé dans un communiqué les éditions Pierre Guillaume de Roux, qui avaient publié ses mémoires en février. Plus prosaïque, Christian Charrière-Bournazel, le président du Conseil national des barreaux qui avait dîné avec lui il y a une dizaine de jours, a expliqué que l'avocat « avait fait une chute il y a quelques mois et, du coup, était très amaigri, marchait très lentement. Il avait des difficultés à parler, mais intellectuellement il était intact. On savait que c'était ses derniers jours, mais on ne pensait pas que ça viendrait aussi vite »". Violette Lazard, in Libération, 16 août 2013. ‎

Librairie Walden - Orléans

Phone number : 09 54 22 34 75

EUR20.00

‎[Bibliothèque VERGÈS] PAYEN (Cyril)‎

Reference : 25280

‎Laos, la guerre oubliée‎

‎ Envoi signé.‎


‎"« Vergès... Mais quel Vergès ? Il y en a eu tellement. J'en ai connu de très différents, mais la période de l'Algérie a été la plus indiscutable », commente Georges Kiejman, qui l'a croisé à différentes étapes de sa vie. Commençons par l'Algérie donc. On est en 1957. Vergès entre dans le collectif des avocats du Front de libération national (FLN) et s'engage à fond pour l'indépendance de l'Algérie. Tellement qu'en 1963, en secondes noces, il épouse la militante du FLN Djamila Bouhired, après l'avoir sauvée de la peine de mort. L'avocat qui s'était rêvé, lors de son enfance à la Réunion, « général en chef ou écrivain » a déjà un passé. À 17 ans, il s'est engagé dans les Forces françaises libres à Londres et a parcouru l'Europe en guerre. En 1945, il regagne Paris, s'inscrit au PCF et devient président de l'association des étudiants coloniaux. Là, il rencontre Pol Pot, le futur khmer rouge. Stasi. En 1970, rideau. Débute un suspens qui va durer huit ans. Laissant femme et enfants, Vergès disparaît. Ces derniers, racontait-il, n'ont jamais posé aucune question. À celles, nombreuses, de la presse, il n'expliquera jamais la teneur de ces « grandes vacances » passées « très à l'Est de la France », comme il aimait à éluder. Était-il au Cambodge au côté de Pol Pot chez les Khmers rouges ? Dans les pays de l'Est, exfiltré par la Stasi est-allemande ? Ou au Katanga pour une affaire de gros sous ? S'est-il engagé pour défendre la cause palestienne comme le pense Barbet Schroeder ? Une hypothèse cohérente. « Le seul engagement de sa vie, c'est l'anticolonialisme », estimait dans Libération Thierry Jean-Pierre, l'ancien juge, à l'occasion d'un portrait consacré à l'avocat en 2002. En 1978, Jacques Vergès rentre en France et remet sa robe. Il construit alors minutieusement son personnage de « salaud lumineux », du nom d'un de ses livres. Il aime à être détesté car il sait qu'il fascine. Il avouera un jour : « J'ai le culte de moi-même. » Il défend la terroriste d'extrême gauche Magdalena Kopp. Puis, en 1987, c'est le procès Klaus Barbie. « On s'aimait bien, à l'époque, avait confié à Libération Isabelle Coutant-Peyre, devenue associée de Vergès au début des années 80. Il se passionnait pour de petites affaires de droit commun, disant que dans tout dossier, il y a un roman. C'était un séducteur, à sa manière. Il aimait passionner les gens. » Mais elle gardait une dent contre lui : « C'est un faux intellectuel. Il apprend des trucs par coeur tous les jours. Quand il donne l'impression de faire un éclat, en fait, c'est préparé. Mais il est quand même exceptionnellement intelligent. » « Doutes ». Pour les acteurs et témoins du procès Barbie, ce n'est pas l'engagement de l'avocat auprès d'un ancien nazi qui a choqué. Mais ses propos envers les victimes, les doutes qu'il a fait naître sur la sincérité de l'engagement des époux Aubrac... « C'était atroce, moche, tranche Me Kiejman. Mais était-il antisémite ? Je ne le crois pas, ou bien il a feint de ne pas savoir que j'étais juif... Moi, j'ai toujours eu droit à un dédain modéré. » Impossible de dresser ensuite la liste exhaustive de ses clients. Vergès a plaidé pour Louise-Yvonne Casetta, la trésorière occulte du RPR. Pour le jardinier Omar Raddad. Il fut également le défenseur de Carlos, Saddam Hussein ou de l'ancien dirigeant khmer rouge Khieu Samphan. Plus étonnant, en 1996, le voilà avocat des petits actionnaires de Bernard Tapie Finances (BTF), contre le Crédit lyonnais dans l'affaire de la vente d'Adidas. Il fait un petit tour dans les tribunaux corses, où il ne s'implantera pas. En 2010, dernier combat, il défend Laurent Gbagbo au côté de Roland Dumas. « Jacques Vergès était l'unique monstre sacré du barreau français », a réagi vendredi Francis Vuillemin, l'un des trois défenseurs de Maurice Papon au procès de Bordeaux. D'ordinaire, on ne dit pas du mal d'un mort. Le concert des louanges aurait donc pu s'élever, ainsi, à l'infini. Mais ce disparu-là aimait tant la provocation que Me Alain Jakubowicz, le président de la Licra, qui représentait le Consistoire israélite de France lors du procès Barbie, s'en est permis une petite. « Je ne suis pas surpris des propos laudateurs à son sujet, mais je pense que s'il pouvait lire et entendre ce qu'on dit de lui aujourd'hui, il nous ferait à tous un immense bras d'honneur. » Agrémenté de ce petit sourire, impassible ou mystérieux, énervant ou fascinant. Jusque dans ses dernières heures, Jacques Vergès semble avoir maîtrisé la mise en scène de son existence. Jeudi soir peu après 20 heures, à l'âge de 88 ans (ou était-ce 89 ?) l'avocat aux petites lunettes rondes et visage impassible est décédé dans la chambre où Voltaire aurait poussé son dernier soupir le 30 mai 1778. « L'avocat de la terreur », comme l'avait désigné Barbet Shroeder dans un documentaire qui lui était consacré, était hébergé chez des amis dans un appartement quai Voltaire à Paris, depuis une mauvaise chute. « Un lieu idéal pour le dernier coup de théâtre que devait être la mort de cet acteur né », ont même osé dans un communiqué les éditions Pierre Guillaume de Roux, qui avaient publié ses mémoires en février. Plus prosaïque, Christian Charrière-Bournazel, le président du Conseil national des barreaux qui avait dîné avec lui il y a une dizaine de jours, a expliqué que l'avocat « avait fait une chute il y a quelques mois et, du coup, était très amaigri, marchait très lentement. Il avait des difficultés à parler, mais intellectuellement il était intact. On savait que c'était ses derniers jours, mais on ne pensait pas que ça viendrait aussi vite »". Violette Lazard, in Libération, 16 août 2013. ‎

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‎[Bibliothèque VERGÈS] PERSICHETTI (Paolo) et SCALZONE (Oreste)‎

Reference : 25284

‎La révolution et l'ÉtatIsurrection et « contre-insurrection » dans l'Italie de l'après-68 : la démocratie pénale, l'État d'urgence‎

‎ Envoi signé.‎


‎"« Vergès... Mais quel Vergès ? Il y en a eu tellement. J'en ai connu de très différents, mais la période de l'Algérie a été la plus indiscutable », commente Georges Kiejman, qui l'a croisé à différentes étapes de sa vie. Commençons par l'Algérie donc. On est en 1957. Vergès entre dans le collectif des avocats du Front de libération national (FLN) et s'engage à fond pour l'indépendance de l'Algérie. Tellement qu'en 1963, en secondes noces, il épouse la militante du FLN Djamila Bouhired, après l'avoir sauvée de la peine de mort. L'avocat qui s'était rêvé, lors de son enfance à la Réunion, « général en chef ou écrivain » a déjà un passé. À 17 ans, il s'est engagé dans les Forces françaises libres à Londres et a parcouru l'Europe en guerre. En 1945, il regagne Paris, s'inscrit au PCF et devient président de l'association des étudiants coloniaux. Là, il rencontre Pol Pot, le futur khmer rouge. Stasi. En 1970, rideau. Débute un suspens qui va durer huit ans. Laissant femme et enfants, Vergès disparaît. Ces derniers, racontait-il, n'ont jamais posé aucune question. À celles, nombreuses, de la presse, il n'expliquera jamais la teneur de ces « grandes vacances » passées « très à l'Est de la France », comme il aimait à éluder. Était-il au Cambodge au côté de Pol Pot chez les Khmers rouges ? Dans les pays de l'Est, exfiltré par la Stasi est-allemande ? Ou au Katanga pour une affaire de gros sous ? S'est-il engagé pour défendre la cause palestienne comme le pense Barbet Schroeder ? Une hypothèse cohérente. « Le seul engagement de sa vie, c'est l'anticolonialisme », estimait dans Libération Thierry Jean-Pierre, l'ancien juge, à l'occasion d'un portrait consacré à l'avocat en 2002. En 1978, Jacques Vergès rentre en France et remet sa robe. Il construit alors minutieusement son personnage de « salaud lumineux », du nom d'un de ses livres. Il aime à être détesté car il sait qu'il fascine. Il avouera un jour : « J'ai le culte de moi-même. » Il défend la terroriste d'extrême gauche Magdalena Kopp. Puis, en 1987, c'est le procès Klaus Barbie. « On s'aimait bien, à l'époque, avait confié à Libération Isabelle Coutant-Peyre, devenue associée de Vergès au début des années 80. Il se passionnait pour de petites affaires de droit commun, disant que dans tout dossier, il y a un roman. C'était un séducteur, à sa manière. Il aimait passionner les gens. » Mais elle gardait une dent contre lui : « C'est un faux intellectuel. Il apprend des trucs par coeur tous les jours. Quand il donne l'impression de faire un éclat, en fait, c'est préparé. Mais il est quand même exceptionnellement intelligent. » « Doutes ». Pour les acteurs et témoins du procès Barbie, ce n'est pas l'engagement de l'avocat auprès d'un ancien nazi qui a choqué. Mais ses propos envers les victimes, les doutes qu'il a fait naître sur la sincérité de l'engagement des époux Aubrac... « C'était atroce, moche, tranche Me Kiejman. Mais était-il antisémite ? Je ne le crois pas, ou bien il a feint de ne pas savoir que j'étais juif... Moi, j'ai toujours eu droit à un dédain modéré. » Impossible de dresser ensuite la liste exhaustive de ses clients. Vergès a plaidé pour Louise-Yvonne Casetta, la trésorière occulte du RPR. Pour le jardinier Omar Raddad. Il fut également le défenseur de Carlos, Saddam Hussein ou de l'ancien dirigeant khmer rouge Khieu Samphan. Plus étonnant, en 1996, le voilà avocat des petits actionnaires de Bernard Tapie Finances (BTF), contre le Crédit lyonnais dans l'affaire de la vente d'Adidas. Il fait un petit tour dans les tribunaux corses, où il ne s'implantera pas. En 2010, dernier combat, il défend Laurent Gbagbo au côté de Roland Dumas. « Jacques Vergès était l'unique monstre sacré du barreau français », a réagi vendredi Francis Vuillemin, l'un des trois défenseurs de Maurice Papon au procès de Bordeaux. D'ordinaire, on ne dit pas du mal d'un mort. Le concert des louanges aurait donc pu s'élever, ainsi, à l'infini. Mais ce disparu-là aimait tant la provocation que Me Alain Jakubowicz, le président de la Licra, qui représentait le Consistoire israélite de France lors du procès Barbie, s'en est permis une petite. « Je ne suis pas surpris des propos laudateurs à son sujet, mais je pense que s'il pouvait lire et entendre ce qu'on dit de lui aujourd'hui, il nous ferait à tous un immense bras d'honneur. » Agrémenté de ce petit sourire, impassible ou mystérieux, énervant ou fascinant. Jusque dans ses dernières heures, Jacques Vergès semble avoir maîtrisé la mise en scène de son existence. Jeudi soir peu après 20 heures, à l'âge de 88 ans (ou était-ce 89 ?) l'avocat aux petites lunettes rondes et visage impassible est décédé dans la chambre où Voltaire aurait poussé son dernier soupir le 30 mai 1778. « L'avocat de la terreur », comme l'avait désigné Barbet Shroeder dans un documentaire qui lui était consacré, était hébergé chez des amis dans un appartement quai Voltaire à Paris, depuis une mauvaise chute. « Un lieu idéal pour le dernier coup de théâtre que devait être la mort de cet acteur né », ont même osé dans un communiqué les éditions Pierre Guillaume de Roux, qui avaient publié ses mémoires en février. Plus prosaïque, Christian Charrière-Bournazel, le président du Conseil national des barreaux qui avait dîné avec lui il y a une dizaine de jours, a expliqué que l'avocat « avait fait une chute il y a quelques mois et, du coup, était très amaigri, marchait très lentement. Il avait des difficultés à parler, mais intellectuellement il était intact. On savait que c'était ses derniers jours, mais on ne pensait pas que ça viendrait aussi vite »". Violette Lazard, in Libération, 16 août 2013. ‎

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‎[Bibliothèque VERGÈS] TCHIKAYA (Jean-Charles)‎

Reference : 25303

‎KADHAFI : La parole est à la défensePour la levée d'un embargo criminel ‎


‎"« Vergès... Mais quel Vergès ? Il y en a eu tellement. J'en ai connu de très différents, mais la période de l'Algérie a été la plus indiscutable », commente Georges Kiejman, qui l'a croisé à différentes étapes de sa vie. Commençons par l'Algérie donc. On est en 1957. Vergès entre dans le collectif des avocats du Front de libération national (FLN) et s'engage à fond pour l'indépendance de l'Algérie. Tellement qu'en 1963, en secondes noces, il épouse la militante du FLN Djamila Bouhired, après l'avoir sauvée de la peine de mort. L'avocat qui s'était rêvé, lors de son enfance à la Réunion, « général en chef ou écrivain » a déjà un passé. À 17 ans, il s'est engagé dans les Forces françaises libres à Londres et a parcouru l'Europe en guerre. En 1945, il regagne Paris, s'inscrit au PCF et devient président de l'association des étudiants coloniaux. Là, il rencontre Pol Pot, le futur khmer rouge. Stasi. En 1970, rideau. Débute un suspens qui va durer huit ans. Laissant femme et enfants, Vergès disparaît. Ces derniers, racontait-il, n'ont jamais posé aucune question. À celles, nombreuses, de la presse, il n'expliquera jamais la teneur de ces « grandes vacances » passées « très à l'Est de la France », comme il aimait à éluder. Était-il au Cambodge au côté de Pol Pot chez les Khmers rouges ? Dans les pays de l'Est, exfiltré par la Stasi est-allemande ? Ou au Katanga pour une affaire de gros sous ? S'est-il engagé pour défendre la cause palestienne comme le pense Barbet Schroeder ? Une hypothèse cohérente. « Le seul engagement de sa vie, c'est l'anticolonialisme », estimait dans Libération Thierry Jean-Pierre, l'ancien juge, à l'occasion d'un portrait consacré à l'avocat en 2002. En 1978, Jacques Vergès rentre en France et remet sa robe. Il construit alors minutieusement son personnage de « salaud lumineux », du nom d'un de ses livres. Il aime à être détesté car il sait qu'il fascine. Il avouera un jour : « J'ai le culte de moi-même. » Il défend la terroriste d'extrême gauche Magdalena Kopp. Puis, en 1987, c'est le procès Klaus Barbie. « On s'aimait bien, à l'époque, avait confié à Libération Isabelle Coutant-Peyre, devenue associée de Vergès au début des années 80. Il se passionnait pour de petites affaires de droit commun, disant que dans tout dossier, il y a un roman. C'était un séducteur, à sa manière. Il aimait passionner les gens. » Mais elle gardait une dent contre lui : « C'est un faux intellectuel. Il apprend des trucs par coeur tous les jours. Quand il donne l'impression de faire un éclat, en fait, c'est préparé. Mais il est quand même exceptionnellement intelligent. » « Doutes ». Pour les acteurs et témoins du procès Barbie, ce n'est pas l'engagement de l'avocat auprès d'un ancien nazi qui a choqué. Mais ses propos envers les victimes, les doutes qu'il a fait naître sur la sincérité de l'engagement des époux Aubrac... « C'était atroce, moche, tranche Me Kiejman. Mais était-il antisémite ? Je ne le crois pas, ou bien il a feint de ne pas savoir que j'étais juif... Moi, j'ai toujours eu droit à un dédain modéré. » Impossible de dresser ensuite la liste exhaustive de ses clients. Vergès a plaidé pour Louise-Yvonne Casetta, la trésorière occulte du RPR. Pour le jardinier Omar Raddad. Il fut également le défenseur de Carlos, Saddam Hussein ou de l'ancien dirigeant khmer rouge Khieu Samphan. Plus étonnant, en 1996, le voilà avocat des petits actionnaires de Bernard Tapie Finances (BTF), contre le Crédit lyonnais dans l'affaire de la vente d'Adidas. Il fait un petit tour dans les tribunaux corses, où il ne s'implantera pas. En 2010, dernier combat, il défend Laurent Gbagbo au côté de Roland Dumas. « Jacques Vergès était l'unique monstre sacré du barreau français », a réagi vendredi Francis Vuillemin, l'un des trois défenseurs de Maurice Papon au procès de Bordeaux. D'ordinaire, on ne dit pas du mal d'un mort. Le concert des louanges aurait donc pu s'élever, ainsi, à l'infini. Mais ce disparu-là aimait tant la provocation que Me Alain Jakubowicz, le président de la Licra, qui représentait le Consistoire israélite de France lors du procès Barbie, s'en est permis une petite. « Je ne suis pas surpris des propos laudateurs à son sujet, mais je pense que s'il pouvait lire et entendre ce qu'on dit de lui aujourd'hui, il nous ferait à tous un immense bras d'honneur. » Agrémenté de ce petit sourire, impassible ou mystérieux, énervant ou fascinant. Jusque dans ses dernières heures, Jacques Vergès semble avoir maîtrisé la mise en scène de son existence. Jeudi soir peu après 20 heures, à l'âge de 88 ans (ou était-ce 89 ?) l'avocat aux petites lunettes rondes et visage impassible est décédé dans la chambre où Voltaire aurait poussé son dernier soupir le 30 mai 1778. « L'avocat de la terreur », comme l'avait désigné Barbet Shroeder dans un documentaire qui lui était consacré, était hébergé chez des amis dans un appartement quai Voltaire à Paris, depuis une mauvaise chute. « Un lieu idéal pour le dernier coup de théâtre que devait être la mort de cet acteur né », ont même osé dans un communiqué les éditions Pierre Guillaume de Roux, qui avaient publié ses mémoires en février. Plus prosaïque, Christian Charrière-Bournazel, le président du Conseil national des barreaux qui avait dîné avec lui il y a une dizaine de jours, a expliqué que l'avocat « avait fait une chute il y a quelques mois et, du coup, était très amaigri, marchait très lentement. Il avait des difficultés à parler, mais intellectuellement il était intact. On savait que c'était ses derniers jours, mais on ne pensait pas que ça viendrait aussi vite »". Violette Lazard, in Libération, 16 août 2013. ‎

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‎[Bibliothèque VERGÈS] TESTA (Bruno)‎

Reference : 25309

‎Le cadavre du Blanc‎

‎ Envoi signé.‎


‎"« Vergès... Mais quel Vergès ? Il y en a eu tellement. J'en ai connu de très différents, mais la période de l'Algérie a été la plus indiscutable », commente Georges Kiejman, qui l'a croisé à différentes étapes de sa vie. Commençons par l'Algérie donc. On est en 1957. Vergès entre dans le collectif des avocats du Front de libération national (FLN) et s'engage à fond pour l'indépendance de l'Algérie. Tellement qu'en 1963, en secondes noces, il épouse la militante du FLN Djamila Bouhired, après l'avoir sauvée de la peine de mort. L'avocat qui s'était rêvé, lors de son enfance à la Réunion, « général en chef ou écrivain » a déjà un passé. À 17 ans, il s'est engagé dans les Forces françaises libres à Londres et a parcouru l'Europe en guerre. En 1945, il regagne Paris, s'inscrit au PCF et devient président de l'association des étudiants coloniaux. Là, il rencontre Pol Pot, le futur khmer rouge. Stasi. En 1970, rideau. Débute un suspens qui va durer huit ans. Laissant femme et enfants, Vergès disparaît. Ces derniers, racontait-il, n'ont jamais posé aucune question. À celles, nombreuses, de la presse, il n'expliquera jamais la teneur de ces « grandes vacances » passées « très à l'Est de la France », comme il aimait à éluder. Était-il au Cambodge au côté de Pol Pot chez les Khmers rouges ? Dans les pays de l'Est, exfiltré par la Stasi est-allemande ? Ou au Katanga pour une affaire de gros sous ? S'est-il engagé pour défendre la cause palestienne comme le pense Barbet Schroeder ? Une hypothèse cohérente. « Le seul engagement de sa vie, c'est l'anticolonialisme », estimait dans Libération Thierry Jean-Pierre, l'ancien juge, à l'occasion d'un portrait consacré à l'avocat en 2002. En 1978, Jacques Vergès rentre en France et remet sa robe. Il construit alors minutieusement son personnage de « salaud lumineux », du nom d'un de ses livres. Il aime à être détesté car il sait qu'il fascine. Il avouera un jour : « J'ai le culte de moi-même. » Il défend la terroriste d'extrême gauche Magdalena Kopp. Puis, en 1987, c'est le procès Klaus Barbie. « On s'aimait bien, à l'époque, avait confié à Libération Isabelle Coutant-Peyre, devenue associée de Vergès au début des années 80. Il se passionnait pour de petites affaires de droit commun, disant que dans tout dossier, il y a un roman. C'était un séducteur, à sa manière. Il aimait passionner les gens. » Mais elle gardait une dent contre lui : « C'est un faux intellectuel. Il apprend des trucs par coeur tous les jours. Quand il donne l'impression de faire un éclat, en fait, c'est préparé. Mais il est quand même exceptionnellement intelligent. » « Doutes ». Pour les acteurs et témoins du procès Barbie, ce n'est pas l'engagement de l'avocat auprès d'un ancien nazi qui a choqué. Mais ses propos envers les victimes, les doutes qu'il a fait naître sur la sincérité de l'engagement des époux Aubrac... « C'était atroce, moche, tranche Me Kiejman. Mais était-il antisémite ? Je ne le crois pas, ou bien il a feint de ne pas savoir que j'étais juif... Moi, j'ai toujours eu droit à un dédain modéré. » Impossible de dresser ensuite la liste exhaustive de ses clients. Vergès a plaidé pour Louise-Yvonne Casetta, la trésorière occulte du RPR. Pour le jardinier Omar Raddad. Il fut également le défenseur de Carlos, Saddam Hussein ou de l'ancien dirigeant khmer rouge Khieu Samphan. Plus étonnant, en 1996, le voilà avocat des petits actionnaires de Bernard Tapie Finances (BTF), contre le Crédit lyonnais dans l'affaire de la vente d'Adidas. Il fait un petit tour dans les tribunaux corses, où il ne s'implantera pas. En 2010, dernier combat, il défend Laurent Gbagbo au côté de Roland Dumas. « Jacques Vergès était l'unique monstre sacré du barreau français », a réagi vendredi Francis Vuillemin, l'un des trois défenseurs de Maurice Papon au procès de Bordeaux. D'ordinaire, on ne dit pas du mal d'un mort. Le concert des louanges aurait donc pu s'élever, ainsi, à l'infini. Mais ce disparu-là aimait tant la provocation que Me Alain Jakubowicz, le président de la Licra, qui représentait le Consistoire israélite de France lors du procès Barbie, s'en est permis une petite. « Je ne suis pas surpris des propos laudateurs à son sujet, mais je pense que s'il pouvait lire et entendre ce qu'on dit de lui aujourd'hui, il nous ferait à tous un immense bras d'honneur. » Agrémenté de ce petit sourire, impassible ou mystérieux, énervant ou fascinant. Jusque dans ses dernières heures, Jacques Vergès semble avoir maîtrisé la mise en scène de son existence. Jeudi soir peu après 20 heures, à l'âge de 88 ans (ou était-ce 89 ?) l'avocat aux petites lunettes rondes et visage impassible est décédé dans la chambre où Voltaire aurait poussé son dernier soupir le 30 mai 1778. « L'avocat de la terreur », comme l'avait désigné Barbet Shroeder dans un documentaire qui lui était consacré, était hébergé chez des amis dans un appartement quai Voltaire à Paris, depuis une mauvaise chute. « Un lieu idéal pour le dernier coup de théâtre que devait être la mort de cet acteur né », ont même osé dans un communiqué les éditions Pierre Guillaume de Roux, qui avaient publié ses mémoires en février. Plus prosaïque, Christian Charrière-Bournazel, le président du Conseil national des barreaux qui avait dîné avec lui il y a une dizaine de jours, a expliqué que l'avocat « avait fait une chute il y a quelques mois et, du coup, était très amaigri, marchait très lentement. Il avait des difficultés à parler, mais intellectuellement il était intact. On savait que c'était ses derniers jours, mais on ne pensait pas que ça viendrait aussi vite »". Violette Lazard, in Libération, 16 août 2013. ‎

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