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‎ALEXIS (Paul) et MAUPASSANT (Guy de)‎

Reference : 6060

(1882)

‎Emile Zola. Notes d'un ami. Avec des vers inédits de Emile Zola (par Paul Alexis) [Relié avec :] Emile Zola. Célébrités contemporaines (par Guy de Maupassant)‎

‎Paris, G. Charpentier, 1882-1883. 480 g In-12, pleine percaline, [3] ff., 338-32 pp.. Volume constitué de deux textes, le premier de Paul Alexis (1882 en EO) et le second de Guy de Maupassant (1883 en première édition séparée). Chacun des deux textes est accompagné d'un portrait qui ont été placés ensemble en frontispice du volume. La notice de Maupassant devrait contenir un fac-simile de lettre autographe, qui est ici absente. Les couvertures du premier texte ont été conservées. Petit frottement. Rare. . (Catégories : Littérature, )‎


Christophe Hüe - Livres Anciens

Phone number : 0148009159

EUR150.00

‎MAUPASSANT (Guy de)‎

Reference : 9356

(1889)

‎Fort comme la mort‎

‎Paris, Paul Ollendorff, 1889. 420 g In-12, demi basane verte, dos orné à faux nerfs, [2] ff., 353 pp.. Mention de 24e édition à l'année de l'originale chez le même éditeur. Dos passé. . (Catégories : Littérature, )‎


Christophe Hüe - Livres Anciens

Phone number : 0148009159

EUR20.00

‎[Grau Sala] MAUPASSANT (Guy de)‎

Reference : 6503

(1951)

‎La maison Tellier‎

‎Paris, Les Heures Claires, 1951. 770 g Grand in-8, en feuilles sous couverture rempliée, chemise et étui, 95-[1] pp., [1] ff., [1] ffb. et [1] ff. gravé pour l'achevé d'imprimer.. Illustré de 28 pointes sèches de Grau Sala, certaines à pleine page. Ouvrage tiré à 353 exemplaires, celui-ci un des 275 numéroté sur vélin pur fil Lafuma. . (Catégories : Livres illustrés, Littérature, )‎


Christophe Hüe - Livres Anciens

Phone number : 0148009159

EUR200.00

‎MAUPASSANT Guy de & ZOLA Emile & HUYSMANS Joris-Karl & HENNIQUE Léon & ALEXIS Paul & CEARD Henri‎

Reference : 57714

(1880)

‎Les soirées de Médan‎

‎Charpentier, Paris 1880, 12x19cm, relié.‎


‎Edition originale sur papier courant. Reliure à la bradel en demi maroquin bleu marine, dos lisse, pièce de titre de maroquin bordeaux, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches mouchetées, ex-libris encollé sur un contreplat, reliure signée de Kauffmann. Précieux envoi autographe signé de Guy de Maupassant : «À mon aimable cousine Lucie Le Poittevin et à mon cher cousin, beau-fils de Cornudet lui-même, leur bien dévoué...» Notre exemplaire est enrichi de deux billets manuscrits et signés de Léon Hennique et Henri Céard. Ce véritable manifeste du Naturalisme que constituent Les Soirées de Médan se compose de six nouvelles, «L'Attaque du moulin» d'Émile Zola, «Sac au dos» de J.-K. Huysmans, «La Saignée» d'Henry Céard, «L'Affaire du grand 7» de Léon Hennique, «Après la bataille» de Paul Alexis, et bien sûr, «Boule de Suif» de Guy de Maupassant. Qualifiée de chef-d'uvrepar Gustave Flaubert, cette nouvelle est tirée d'une anecdote contée à Maupassant par son oncle, Charles Cord'Homme. Plus encore, celui-ci inspire au jeune écrivain Cornudet, le personnage masculin principal de «Boule de Suif». L'envoi de Maupassant confirme cette influence dans l'hommage qu'il rend à son cousin et confident, Louis-Paul Le Poittevin, beau-fils de Charles Cord'Homme alias Cornudet. Cet envoi est mentionné par Armand Lanoux dans son ouvrage Maupassant le Bel Ami: «Boule de Suif n'est pas sorti de l'imagination du conteur. Le modèle d'Elisabeth Rousset s'appelait Adrienne Legay. Charles Cord'Homme l'avait connue avant 1870. Il s'en défendra plus tard, mais il ne pouvait effacer, entre autres la dédicace faite par Maupassant à ses cousins Louis et Lucie Le Poittevin, ce dernier présenté comme beau-fils de Cornudet lui-même.» Guy de Maupassant séjourna à de nombreuses reprises à La Neuville - la propriété normande des Le Poittevin -, notamment à l'occasion de ses 30 ans en août 1880, quatre mois après la publication desSoirées de Médan. C'est très vraisemblablement lors de cette visite qu'il leur offrit ce recueil. Dans son édition de la Correspondance inédite de Maupassant, Artine Artinian souligne: «Les rapports de Maupassant avec ses cousins Le Poittevin sont ceux d'une ancienne, franche et cordiale amitié.» À l'occasion du mariage de Louis et Lucie en 1869, l'écrivain avait en effet prédit à son cousin: «Je serai si tu veux l'ami de ton ménage.» L'un et l'autre furent de véritables confidents, en témoigne leur correspondance, et en 1884, Maupassant ira jusqu'à vivre quelques temps dans leur hôtel particulier rue Montchanin à Paris. Belle démonstration de l'attachement profond de Maupassant à sa famille maternelle. Provenance : de la bibliothèque d'Alain de Suzannet avec son ex-libris encollé sur un contreplat contreplat; Gérard de Berny (vente, Giraud-Badin, novembre 1958, n°293). Rare exemplaire d'une remarquable provenance. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR6,800.00

‎MAUPASSANT Guy de‎

Reference : 66408

(1884)

‎Lettre autographe signée à la Comtesse Potocka : " Voulez vous que je vous garde le manuscrit de la très longue nouvelle que je termine en ce moment. C'est presque un roman."‎

‎Cannes 17 février 1884, 11,5x17,7cm, 6 pages sur deux feuillets doubles.‎


‎Lettre autographe signée de Guy de Maupassant à la comtesse Potocka, 124 lignes à l'encre noire sur deux doubles feuillets, enveloppe jointe. Un tampon postal sur l'enveloppe indique la date du 17 février 1884. Publiée dans Marlo Johnston, «Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka»,Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre2009. Importante lettre de Guy de Maupassant à la comtesse Potocka, riche aristocrate mondaine et intellectuelle pour laquelle l'écrivain a nourri jusqu'à sa mort une passion violente et inassouvie. Maupassant désire lui offrir un manuscrit d'une de ses nouvelles, intitulée L'Héritage, et confie dans d'admirables lignes son indéfectible admiration pour elle. Alors qu'il se plonge dans l'écriture de son chef-d'uvre Bel-Ami, Maupassant signe ici une fabuleuse lettre adressée à sa muse, dont la grande beauté et la personnalité volage apparaissent en filigrane de ses nouvelles et de ses grandes oeuvres romanesques (Mont-Oriol, Notre Cur, Humble drame). Publiée dans Marlo Johnston,Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre 2009. Maupassant écrit à Emmanuela Pignatelli di Cergharia, épouse du comte Nicolas Potocki, qui occupait avenue Friedland à Paris, un hôtel somptueux où elle réunissait une véritable cour de soupirants "morts d'amour pour elle", surnommés «Macchabées» par allusion aux sept frères martyrs de la Bible. Rencontrée quelques années auparavant, elle exerça une grande influence sur Maupassant, l'année de cette missive - 1884 - marquant l'apogée de leur liaison. Leurs relations mondaines et épistolaires se poursuivirent jusqu'à l'internement de l'écrivain à la clinique du docteur Blanche en janvier 1892. La lettre est adressée depuis Cannes où Maupassant séjourne depuis le mois de décembre 1884. Propulsé au-devant de la scène littéraire française grâce à son roman Une Vie (1883), il enchaîne articles, reportages et nouvelles parues dans Le Gaulois, Le Figaro, et Gil Blas. Ce séjour dans le vieux bourg de Cannes, rue du Redan, a très certainement inspiré le voyage cannois de Georges Duroy, le héros de son célèbre roman Bel-Amiparu en 1885 dans Gil Blas, ainsi que l'agonie du personnage de Charles Forestier, venu soigner sa phtisie dans la même ville. Maupassant, dandy exilé à Cannes, prétend dans cette lettre mener une vie d'abstinence monacale : «Oui, madame, jeune complet, disette, famine. Et, ma foi, tranquillité, grâce à Saint-Benoît. On me cite ici deux ou trois vieilles qui unissent l'âge à la richesse et qui pourraient peut être convenir à mes projets. Jusqu'ici j'ai refusé de les voir. Je vis honnête dans la continence !». Pourtant loin de fuir le monde, il embarque une foule de connaissances à bord de la Louisette, son petit bateau de pêche acheté en 1883, et semble s'amuser de cette compagnie frivole qu'il conte en détails à la comtesse Potocka : «Je promène en mon bateau la princesse de Sagan que je trouve fort aimable, Mme de Gallifet, spirituelle, mais plus banalement gracieuse, une dame de Montgomery, laide mais originale, et le duc de Chartres qui photographie à outrance les paysages et nous-mêmes [...] Je vous parle de tous ces gens là parce que je pense que vous les connaissez plus ou moins. Entre temps je fais des farces. J'ai deux ou trois victimes excellentes, et je monte une prétendue affaire financière,qui, je l'espère, rendra fous deux ou trois sots de mes amis. Voilà ma vie ». Maupassant prévoit également de poursuivre son voyage jusqu'en Italie, qu'il effectuera l'année suivante aux côtés du peintre Henri Gerveix - un autre soupirant de la comtesse et habitué de son salon de l'avenue Friedland. Tout au long de la lettre, l'écrivain tentera par de nombreux stratagèmes de se montrer désirable et sollicité par d'autres femmes « J'ai reçu plusieurs lettres d'inconnues, datées de Paris. J'ai fait un dossier que je vous montrerai. Leur littérature est bien médiocre et peu faite pour monter la tête ou le désir». Pourtant, au-delà de leurs échanges mondains, cette lettre se distingue du reste de la correspondance entre la comtesse et l'écrivain par une rarissime et importante confidence littéraire : « Voulez vous que je vous garde le manuscrit de la très longue nouvelle que je termine en ce moment. C'est presque un roman. Elle ira au Figaro à moins qu'il ne soit choqué par quelques passages; auxquel cas je lui réserverai la suivante qui sera plus courte, plus chaste et plus poëtique; mais aussi moins gaie, je le crois du moins». La nouvelle en question, intituléeL'Héritage, fut finalement publiée un mois plus tard dansLa vie militaire,et mettait en scène un pauvre ménage d'employés qui ne devait toucher l'héritage d'une vieille tante qu'à condition de concevoir un enfant dans l'année. Quelques jours plus tard, il sauvera le manuscrit des flammes après qu'un incendie s'est déclaré dans sa chambre à Cannes. Ce passage manifeste également la confiance qu'il plaçait en sa muse, qui a contribué au succès d'Une Vieet dont les traits se retrouvent chez la baronne de Frémines deNotre Coeur et chez l'héroïne deMont-Oriol. La lettre contient en outre de magnifiques lignes d'une bouleversante franchise, évoquant une fameuse excursion en Auvergne avec la comtesse l'été précédent, alors que Maupassant se soignait à l'Hôtel des Princes de Chatel-Guyon.Cette promenade champêtre a sans nul doute resserré les liens confus qui les unissaient et déclenché la passion ardente de l'écrivain : «Mais dites moi pourquoi certains souvenirs vous reviennent sans cesse, partout. Je pense et je repense à notre excursion autour du lac Pavin. A tout instant, chez moi, dehors, dans la campagne, je revois la grande cuvette pleine d'eau bleue et garnie d'arbres, je revois l'entaille du ravin par où on arrive à ce cratère défunt, et je vous vois, marchant devant moi et arrachant des herbes d'un geste brusque. De temps en temps vous vous tourniez pour regarder les bois et je cherchais à comprendre ce qu'il y avait dans votre il, derrière votre il, ce secret d'une pensée inconnue». Maupassant couchera sur le papier la personnalité énigmatique de la comtesse à travers deux personnages de l'exquise nouvelle intitulée Humble drame, également située au lac Pavin, qu'il signa de son nom de plume Maufrigneuse (Gil Blas, 2 octobre 1883). Réminiscence d'un passé intime et heureux, cette visite est pourtant chargée de regrets : «Si nous causons, j'aimais longuement avec intimité, ce que j'espère, je vous dirai bien des idées que j'ai eues ce jour là, des idées sur vous, sur votre esprit, sur votre nature. Je me suis peut être trompé mais je ne le crois pas. C'est la fois où je vous ai vue le plus clairement, me semble t-il? Ces idées d'ailleurs m'ont donné l'envie de vous connaître davantage. Et puis... et puis j'ai compris qu'il fallait toujours jouer aux propos interrompus et converser par rébus, non pas par votre faute, mais par la faute du destin; et voilà comment je ne vous ai point dit ce tas de choses que j'ai vous en réserve». Exceptionnelle missive d'un Maupassant transi d'amour, offrant un unique regard sur la vie littéraire, mondaine et intime de l'écrivain pendant son exil de sa vie parisienne dans le Sud de la France. Provenance : collection Jean Bonna. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR6,000.00

‎MAUPASSANT Guy de‎

Reference : 66470

(1885)

‎Manuscrit autographe à la Comtesse Potocka?: «?Vous prenez un chien enragé que vous faites manger par un lapin; vous faites ensuite dévorer ce lapin par un mouton?»‎

‎s.l. s.d. [juillet-août 1885], 9,6x15,5cm, une feuille.‎


‎Manuscrit autographe de Guy de Maupassant adressé à la comtesse Potocka, 36 lignes à l'encre noire sur une page. Pliure horizontale au centre. Publiée dans Philippe Dahhan, Guy de Maupassant et les femmes?: essai, Bertout, 1996. Insolite manuscrit de Guy de Maupassant, donnant une fausse composition du vaccin contre la rage, qu'il appelle «?Élixir Pasteur?», fabriqué entre autres avec «?sept larmes de candidat académique repoussé?», «?cinq gouttes de bave de journaliste?» et «?un centimètre d'orgueil de romancier?». Cette amusante prescription est adressée à la comtesse Potocka, riche aristocrate mondaine et intellectuelle dont la grande beauté et la personnalité volage apparaissent en filigrane de nouvelles et de chefs-d'uvre romanesques de l'auteur (Mont-Oriol, Notre cur, Humble drame). Maupassant écrit à Emmanuela Pignatelli di Cergharia, épouse du comte Nicolas Potocki, qui occupait avenue Friedland à Paris, un hôtel somptueux où elle réunissait une véritable cour de soupirants «?morts d'amour pour elle?», surnommés «?Macchabées?» par allusion aux sept frères martyrs de la Bible. Le compositeur Camille Saint-Saëns lui écrivit une mazurka, Guerlain créa pour elle un parfum; son charme fut immortalisé par le peintre Léon Bonnat, et un jeune Marcel Proust signera une chronique du Figaro sur son salon si réputé. Elle fut la grande conquête et muse de Maupassant, qui ne cessa de la courtiser jusqu'à la fin de sa vie. L'auteur donne à la comtesse une improbable recette de l'Elixir Pasteur, inspirée par les expériences sur la rage de Louis Pasteur à partir de la moelle du lapin. Le manuscrit autographe, non-daté, a probablement été écrit en 1885 dans le courant de juillet-août, lorsque Pasteur injecte avec succès son vaccin antirabique au petit Joseph Meister, âgé de neuf ans. Maupassant déploie ses talents pour la farce et la parodie, dévoyant le langage médical pour créer un faux vaccin?: «?Ce dernier animal reçoit donc le virus rabique à sa septième puissance et il enrage instantanément. Vous lui enlevez alors l'il gauche dont vous extrayez le fluide visuel au moyen d'une seringue à morphine. Vous mettez ce fluide dans un petit pot de granit avec cinq gouttes de bave de journaliste?». Diagnostiqué avec une syphilis depuis une dizaine d'années, Maupassant était en effet particulièrement familier des remèdes et potions, fréquent visiteur de villes d'eaux et suivi par de nombreux médecins avant son internement à la clinique du docteur Blanche, où il mourut de paralysie générale le 6 juillet 1893. Cette note humoristique adressée à la comtesse Potocka fait partie des innombrables tentatives de séduction engagées par Maupassant, amoureux éternellement contrarié?: l'écrivain lui offrit ses manuscrits, composa des poèmes sur des éventails, et se rendit presque quotidiennement chez elle pendant ses séjours à Paris. Leur correspondance se poursuivit pendant de nombreuses années, Maupassant venant même a créer la «?Société Anonyme Anti-Soporifique pour la Récréation perpétuelle de la Comtesse Potocka?», dans le seul but de distraire la comtesse et d'échapper à son indifférence?: «?Sentant donc que mes efforts demeurent souvent stériles devant votre indifférence voulue j'ai cherché par quel procédé je pourrais venir à bout, en toute occasion, de votre ennui.?» (Lettre d'août 1885, The Pierpont Morgan Library, New York). L'écrivain termine sa note par une amusante remarque, prouvant l'efficacité de son remède contre la rage?: «?C'est par cette méthode que tout accident a été évité pendant le dernier Congrès?», en référence au congrès de Berlin de février 1885, où fut décidé le partage systématique de l'Afrique entre les pays coloniaux. Provenance?: collection Jean Bonna. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR2,800.00

‎MAUPASSANT Guy de & MAIZEROY René‎

Reference : 45101

(1883)

‎Celles qui osent. Avec une préface par Guy de Maupassant‎

‎Marpon & Flammarion, Paris sd (1883), relié.‎


‎Edition originale, préface par Guy de Maupassant. Reliure en pleine percaline tabac, dos lisse orné d'un fleuron estampé à froid, pièce de titre de maroquin orange, mors restaurés, reliure de l'époque. Précieux envoi autographe signé de René Maizeroy à son préfacier, Guy de Maupassant. Frontispice de Kauffmann gravé à l'eau-forte. Rousseurs. René Maizeroy est le pseudonyme du baron René-Jean Toussaint qui inspira à Guy de Maupassant le personnage de Duroy dans le roman Bel-Ami. Provenance : bibliothèque de Guy de Maupassant. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR1,500.00

‎MAUPASSANT Guy de‎

Reference : 60701

(1889)

‎Déclaration passionnée à la comtesse Potocka "Je ne dis pas que je vous ai aimé - je dis que j'ai été atteint, comme d'autres, par votre pouvoir"‎

‎Paris 11 mars 1889, 10x15,5cm, 7 pages sur deux feuillets rempliés.‎


‎Exceptionnelle lettre autographe signée de Guy de Maupassant, 123 lignes à l'encre noire sur deux feuillets. Jointe, une enveloppe à l'adresse de la comtesse au 14 bis rue Chateaubriand. Publiée dans Marlo Johnston, «Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka»,Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre2009. Cette remarquable missive, probablement inédite, résume les années d'attente et de souffrance amoureuse de Maupassant passées aux côtés de la comtesse Potocka. L'écrivain s'expose enfin dans une ultime et amère lettre d'aveux et dévoile les combats intérieurs acharnés auxquels il s'est livré depuis sa rencontre avec cet être au charme irrésistible. Cette déclaration, longuement repoussée par Maupassant qui se contentait jusqu'alors de civilités et de quelques discrets épanchements dans sa correspondance, trahit les violents sentiments de l'écrivain envers la comtesse Potocka. L'écrivain séducteur resté célèbre pour ses nombreuses conquêtes féminines ploie cette fois sous la domination de son amie; ces lignes douloureuses et libératrices sont donc le témoignage unique et sublime d'une immédiate passion que l'écrivain avait dissimulée depuis leur rencontre dans le salon de la comtesse, et qu'il confesse enfin?: «?Aucune femme ne m'a plu dès l'abord, comme vous.?» Emmanuela Pignatelli di Cergharia fut l'épouse du très riche comte polonais Nicolas Potocki, qui lui laissait une grande liberté. Son salon parisien avenue Friedland fut dès 1882 l'extravagant rendez-vous d'une élite d'écrivains, hommes du monde, et de lettrés, et recevait chaque vendredi un aréopage de prétendants «?morts d'amour?», ironiquement appelés «?Macchabées?». Égérie de Guerlain qui crée pour elle un parfum intitulé Shore's caprice et des écrivains du Tout-Paris, elle inspira en premier lieu Maupassant, qui donne ses traits à Christiane Andermatt dans Mont-Oriol, et à Michèle de Burne dans Notre cur. Leur splendide correspondance s'étend sur plusieurs années jusqu'à l'internement de Maupassant. À la date de l'écriture de cette lettre, le 11 mars 1889, la comtesse tenait encore salon chez sa mère rue de Chateaubriand. Maupassant est un fidèle de ses soirées depuis de nombreuses années comme le fera remarquer Proust dans une chronique du Figaro de 1904?: «?Maupassant allait tous les jours chez elle?»; il fut même ironiquement élevé au rang de «?secrétaire perpétuel du Conseil permanent du Club des Macchabées?». La confession furieuse de Maupassant débute sur un ton éminemment dramatique («?je vais ici vous faire un aveu que je suis peut-être le seul homme capable de vous faire?»). Il s'agit avant tout pour Maupassant de se démarquer d'une foule de prétendants dans la même position que lui, auxquels la comtesse réserve un égal traitement?: une «?influence dominatrice?» insupportable pour l'esprit libre de l'écrivain, qui se targue d'être «?méfiant, très dissimulé, très observateur et très maître de [lui]?». Averti dès le début du cruel manège qu'elle menait dans son cénacle de soupirants, il lui déclare?: «?On m'avait dit de vous beaucoup de mal [...] Je me suis d'autant plus méfié, d'autant plus roidi que je subissais terriblement votre charme.?» L'écrivain se livre à une amère confession et s'avoue vaincu devant le charme manipulateur de la comtesse. La question de l'honnêteté semble un leitmotiv cher à Maupassant tout au long de la lettre. La comtesse et lui évoluent dans les sphères mondaines (l'écrivain organise de nombreux dîners à Paris et en province), et leur relation a dès son commencement mêlé amour et amitié, dans un subliminal jeu de séduction. La comtesse semble donc douter de la sincérité de son ami «?Vous prétendez que vous ne me comprenez pas, vous pensez que j'ai toujours eu vis-à-vis de vous l'attitude d'un finaud?»; il lui rétorque?: «?Si vous dites encore que je ne suis pas franc c'est que la tour Eiffel n'est pas en fer?». Cette mention du monument rappelle la véhémente opposition de Maupassant à l'érection de la tour Eiffel (inaugurée le 30 mars de la même année), contre laquelle il signa une pétition. Maupassant dévoile à travers ces lignes la duplicité de leur relation et les nombreux préjugés de la comtesse, qui refusait de reconnaître les signes d'un amour naissant?: «?Ne croyez pas qu'on soit amoureux comme on est irascible ou doux?! Non. On le devient, suivant sa nature. Vous avez toujours nié cette absolue vérité.?» à sa passion dévorante qu'il nourrit pour la comtesse Potocka, Maupassant oppose sa raison et son «?égoïsme?»?: «?En Auvergne j'ai failli être amoureux de vous. Je l'ai même été. Mais j'ai vaincu cela [...] j'ai la faculté de me dominer par le raisonnement poussé à l'extrême puissance. Après de véritables défaites intérieures je finissais toujours par me reprendre à vous.?» L'âme cartésienne de l'écrivain se livre à un véritable combat contre l'ardeur de ses sentiments, mais le style de cette lettre hors du commun trahit ses tourments. Les phrases abruptes et les éruptions de son amour déraisonnable se distinguent absolument de la correspondance amicale qu'échangeait Maupassant avec la comtesse, et donnent à la lettre une importance capitale à leur liaison. Elles constituent le point culminant d'une passion qu'il a choisi de rejeter avant de s'y abandonner plus avant - il termine sa lettre sur cette sombre et superbe sentence?: «?On peut s'arrêter sur les pentes si on a le vertige et si on retourne à temps; mais si on se met à courir en descendant, c'est fini. J'ai eu le vertige et j'ai eu peur.?» Sublime témoignage de la grande passion de Maupassant pour la fascinante comtesse Potocka, qui tint sous son charme le Paris littéraire et mondain de la fin du siècle. Provenance : collection Jean Bonna. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR10,000.00

‎ZOLA (Émile), MAUPASSANT (Guy, de), HUYSMANS (Joris-Karl), CÉARD (Henry), HENNIQUE (Léon), ALEXIS (Paul)‎

Reference : 2809

(1890)

‎Les Soirées de Médan avec les portraits des six auteurs : eaux-fortes de Desmoulin, et 6 compositions de Jeanniot, gravées par Muller.‎

‎Paris, Charpentier Éditeur, 1890 In-8, demi-chagrin brun, dos à nerfs, titre doré, tête dorée, couvertures en peau de vélin conservées, faux-titre, titre, 300 pp. Première édition illustrée, comportant les portraits des six auteurs à l'eau-forte par Desmoulin et six compositions inédites à l'eau-forte par L. Muller. L'un des exemplaires du tirage très restreint sur beau vélin teinté, au format in-8 écu, après 65 exemplaires de grand luxe. Exemplaire exceptionnel, provenant de la bibiliothèque dEugène Le Senne, avec son ex-libris gravé par Vanteyne, enrichi des documents suivants montés sur onglets : - une importante et très belle lettre autographe, inédite, signée de 5 pp. de Maupassant adressée à Charpentier, son éditeur, en relation avec lédition illustrée des Soirées de Médan qu'il vient de faire paraître ; miscive virulente, dans laquelle l'auteur de Boule de suif exprime son opposition à la publication de son portrait et exige quil soit ôté de tous les exemplaires en stock chez léditeur et déposés chez les libraires, sous peine de poursuites judiciaires. Malgré sa réticence maladive à voir diffuser des images de sa personne, Maupassant ne mit finalement pas sa ménace à exécution et l'ouvrage fut diffusé complet des portraits gravés (décharge laissée par la photographie décrite ci-après sur le premier feuillet) ; - une rare photographie originale de Maupassant, en tirage d'époque, montée sur carton (104 x 63 mm) par latelier Liébert (un cliché similaire du même photographe, probablement issu de la même scéance de photographie est reproduit en page 155 de lAlbum de la Pléiade consacré à Maupassant (la datation de 1880 figurant dans ce volume semblant erronée, la première photographie connue de Maupassant par Carjat datant de fin 1880 - début 1881, la photo de Liébert datant probablement de 1886), photographie ayant servi à l'élaboration du portrait gravé par Desmoulin figurant dans l'ouvrage et faisant l'objet de la vive réclamation faite par Maupassant dans la lettre décrite précédemment) ; - une lettre autographe signée dune page dÉmile Zola écrite à Médan le 18 octobre 1885 dans laquelle il décline une proposition de collaboration à un journal ; - une lettre autographe signée de 3 pp. de J.-K. Huysmans à un cher ami, datant probablement de 1898 ou 1899 ; - deux lettres autographes signées de Henry Céard, lune datée de 1897, lautre de 1919 ; - une lettre autographe signée de Léon Hennique au critique dart Félix Fénéon ; et - une carte de visite de Jules Brivois, membre de la Société des Bibliophiles Contemporains remerciant son correspondant de lui avoir présenté la précieuse lettre de Maupassant. Eugène Le Senne fut également, membre de la Société des Bibliophiles Contemporains, société fondée en 1889 et dissoute 5 ans plus tard en 1894.‎


‎Guy de Maupassant exerçait un sévère contrôle sur les productions le représentant. S'il se laissa parfois photographier, il interdit ou contrôla strictement la diffusion des épreuves trouvant, le plus souvent, son image " détestable ". On ne connaît que quatre portraits de Guy de Maupassant dont le plus connu est celui réalisé par Nadar vers 1889. Selon les spécialistes de l'écrivain, ce dernier souffrait d'une phobie de sa propre image. Ce sentiment de dépossession, qu'Honoré de Balzac avait ressenti avant lui, s'exprime d'ailleurs clairement dans ses écrits, et notamment dans Le Horla, où le narrateur ne se voit plus dans son miroir, l'invisible ayant dévoré son reflet. ‎

Librairie Faustroll - Paris

Phone number : 06 67 17 08 42

EUR15,000.00

‎MAUPASSANT (Guy de).‎

Reference : 3833

‎ Né au Château de Miromesnil à Tourville-Sur-Arques. 1850-1893. Écrivain naturaliste. L.A.S. « Guy de Maupassant » à « Mon cher confrère et ami » [un chroniqueur de la revue La Vie Moderne]. S.l.n.d., ce 29 mai [1879]. 1 page 1/4 in-8. Vergé filigrané « Imperial Treasury De La Rue ». ‎

‎ S.D. Maupassant remercie son correspondant pour son article paru dans La Vie Moderne (probablement au sujet de la représentation de sa piécette « Histoire du vieux temps » à la Comédie-Française en février 1879) ...Je viens seulement de lire le compte rendu très aimable que vous avez fait de ma petite pièce dans la "Vie Moderne". Comme Charpentier ne menvoie pas ce journal je ne le lis pas souvent ; voilà comment javais ignoré jusquici votre gracieuseté...La revue La Vie Moderne fondée par léditeur Georges Charpentier se voulait être un reflet des milieux artistiques et littéraires alors en pleine effervescence. La revue eut une courte durée puisquelle ne parut que de 1879 à 1883 sous la direction dÉmile Bergerat (le gendre de Gautier). Avant le succès de Boule de suif, Guy de Maupassant avait écrit quelques pièces de théâtre dans les années 1870. Histoire du vieux temps et Une répétition, pièces en un acte et en vers, racontent toutes deux une histoire damour un peu sentimentale. La première reçut un succès destime lors de sa création au « Troisième Théâtre Français », place du Château-dEau en février 1879 (la seconde ne fut jouée quaprès la mort de Maupassant).Comme nombre décrivains de lépoque, cest par le théâtre et la poésie que devait débuter tout littérateur pour se faire un nom. Son premier recueil de poèmes Des Vers, que Maupassant chercha longtemps à faire publier, obtient enfin le sésame tant attendu, grâce à lappui de Gustave Flaubert, auprès de léditeur Georges Charpentier, « léditeur des Naturalistes » notamment de Zola. Flaubert ne connut jamais le succès de Maupassant, qui arriva, non par la poésie ou le théâtre, mais par Boule de suif , une nouvelle publiée dans le recueil collectif des Soirées de Médan, paru chez Charpentier en avril 1880. Le contact de Maupassant avec léditeur Charpentier ne sétablit véritablement quà cette date. Dans une lettre du 26 février 1879, Maupassant rendait compte à Flaubert des échos dans la presse dHistoire du vieux temps : « Ma pièce a bien réussi : mieux même que je naurais espéré. Lapommeraye, Banville, Claretie ont été charmants ; le Petit Journal très bon, la Gaulois aimable (...). Zola et sa femme ont applaudi beaucoup et mont vivement félicité plus tard. Dautres journaux en ont parlé avec éloge. Je nai pu encore me les procurer... » ‎


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‎MAUPASSANT Guy de‎

Reference : 60704

(1884)

‎Lettre autographe signée et enveloppe adressée à la comtesse Potocka : «J'ai parlé de vous hier soir avec [Paul] Bourget qui vous trouve charmante et qui m'a presque chargé de vous le dire. »‎

‎S.l. [Paris] s.d. [5 mai 1884], 10x12,9cm, 4 pages sur un feuillet double.‎


‎Lettre autographe signée de Guy de Maupassant à la comtesse Potocka, 70 lignes à l'encre noire, agrémentée d'un dessin original à l'encre, sur un feuillet double à en-tête « 83, rue Dulong ». Enveloppe jointe. Publiée dans Marlo Johnston, «Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka»,Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre2009. Maupassant a, des années durant, été l'un des soupirants les plus assidus de la comtesse Potocka. Il s'apprête à aller la voir sur invitation de son mari : « Vous savez, n'est-ce pas, que je dîne chez vous demain, invité par votre mari. » Son époux le comte Potocki vivait en totale liberté avec la comtesse, occupé qu'il était à entretenir la célèbre courtisane Émilienne d'Alençon, il ne s'offusqua pas des « Macchabées » de son épouse, son groupe de soupirants. Les « Macchabées » avaient érigé l'amour en religion et ils en étaient les pénitents. Ainsi Maupassant écrit-il à la comtesse : « Il n'y a pas deux pénitentes comme vous, d'abord. Et puis j'ai qu'une pénitente qui me fait plutôt l'effet d'une Directrice car je me sens disposé bien plus à lui obéir qu'à la conseiller. » Plus loin, alors qu'il décrit une soirée à laquelle il a assisté, il admet s'être abîmé dans la ferveur que la comtesse provoque chez lui : « Comme j'avais mon chapelet dans ma poche je me suis mis à en réciter une dixaine en répétant entre chaque « ave » - « Notre Dame de Vassivière, patronne du lac Pavin, priez pour moi. » J'étais dans un parfait état de recueillement en sortant de cette maison où j'ai été reçu comme l'enfant prodigue. » Maupassant avait vu la comtesse en Auvergne, lors d'un voyage qui le mena au lac Pavin et au lac de Vassivière. Cette religion devait être bien plus du goût de Maupassant que le petit séminaire d'Yvetot où il fut envoyé étudier de 1863 à 1868. L'amour érigé au rang de religion élève Maupassant à la dignité de saint stylite : « [...] je suis remonté sur ma colonne pour me trouver à votre hauteur. » À la suite, il a esquissé un dessin à l'encre où il s'est représenté lui-même ainsi que la comtesse, tous deux auréolés. Cette dernière est sur une autre colonne et lui tend la main pour le rattraper alors que la colonne sur laquelle il se trouve s'est brisée et tombe. Comme Maupassant, Paul Bourget fut un « Macchabée » : « J'ai parlé de vous hier soir avec Bourget qui vous trouve charmante et qui m'a presque chargé de vous le dire. Je m'acquitte de cette commission parce que je connais les réserves de mon ami, dans ses... déclarations. » Les deux hommes se sont rencontrés en 1877 dans les bureaux de la revue La République des lettres et partagent la même fascination pour la comtesse : « je lui ai parlé de vous selon ma pensée. Et il m'a avoué qu'il craindrait de vous connaître par peur de lui-même et de ses amies. » Paul Bourget est également un habitué des brillants salons de cette époque, il l'introduit chez la princesse Mathilde : « Cette conversation avait lieu chez la princesse Mathilde que je me suis décidé à aller voir entraîné par le dit Bourget. » La princesse Mathilde Bonaparte n'est autre que la cousine de Louis-Napoléon Bonaparte, le futur Napoléon III auquel elle fut longtemps fiancée avant d'épouser un comte russe. Vivant à Paris, elle tient un des salons littéraires les plus courus de la capitale. Après ces considérations religieuses puis mondaines, Maupassant en vient à la littérature : « Aujourd'hui j'ai lu des vers depuis le matin, pour mon article du Gaulois que je n'ai pas encore fait. Je suis troublé décidément. » Il a publié dans la presse nombre de chroniques, nouvelles ou poèmes au cours de sa carrière, notamment entre 1880 et 1889 pour la revue Le Gaulois. Il n'y a pas que la comtesse qui trouble son activité littéraire : « J'avais chez moi un horrible écrivain russe nommé Boborykine, qui m'a empêché de trouver une phrase. » Piotr Boborykine, auteur naturaliste et journaliste russe, fit plusieurs voyages en France. Admirateur de Zola, il avait contribué à faire connaître son oeuvre en Russie. Il était également un personnage connu du Paris mondain. Maupassant lui a dédié La Chevelure (publiée sous le pseudonyme Maufrigneuse) qui fut publié quelques jours après cette lettre, le 13 mai 1884. Lors de cette visite chez Maupassant, ce dernier voulut faire la démonstration de sa vigueur à son invité. Léon Hennique a décrit la scène dans une de ses lettres à Edmond de Goncourt : « Maupassant avait ramené une femme, et toute la société était montée chez elle. Là, devant le Russe en observation et n'en croyant pas ses yeux, il avait tiré six coups de suite, et par là-dessus, passant dans une autre pièce où était couchée une amie, il lui avait encore donné du plaisir trois fois. » Il n'existe malheureusement aucune description de cet épisode par Boborykine. Provenance : collection Jean Bonna. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎MAUPASSANT Guy de‎

Reference : 60657

(1884)

‎Lettre autographe signée à la Comtesse Potocka : «Dites, Madame, voulez-vous un fétiche? [...] je porte bonheur moi-même!»‎

‎Paris s.d. [début janvier 1884], 10,2x13 cm, 4 pages sur un feuillet double.‎


‎Lettre autographe signée de Guy de Maupassant à la comtesse Potocka, 67 lignes à l'encre noire sur un papier à en-tête « GM 83, rue Dulong », enveloppe jointe. Publiée dans Marlo Johnston, «Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka»,Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre2009. Cette longue missive débute par une commission qui a été faite à Maupassant : « Je m'acquitte tout de suite d'une commission dont on me charge pour vous, bien qu'il me semble y découvrir un peu d'ironie. La princesse Ouroussow, qui vient de m'écrire pour me demander d'aller la voir ce soir, me prie, en post-scriptum, de la rappeler à votre souvenir lorsque je vous verrai. » La princesse Ouroussow était l'épouse de l'ambassadeur russe à Paris. Avec la Comtesse, elle faisait partie de ce gotha mondain qui entourait les auteurs et les artistes. L'ironie dont il fait mention est celle-ci : « Comme des gens réputés perspicaces ont affirmé que toute la pensée d'une lettre de femme est dans le post-scriptum, [...] j'ai tenu à remplir immédiatement mon rôle d'intermédiaire. » Il a déduit de cet ajout « que la lettre de la princesse, malgré ce qu'elle contient d'aimable pour moi, s'adressait à vous ». Cette étonnante lettre aborde par la suite un penchant peu connu de Maupassant : son goût pour les fétiches. Il informe sa correspondante que : « La main, depuis qu'elle est revenue de chez vous, me semble dans une agitation extraordinaire. » Il s'agit de la fameuse main que Maupassant avait acheté à George Powell. C'était par l'entremise du poète Charles Swinburne (que Maupassant sauva presque de la noyade) que les deux hommes se rencontrèrent à Étretat en 1868. Powell et Swinburne y partageaient une maison, emplie de la collection de curiosités de Powell. La main dont il est question était momifiée et elle a inspiré Maupassant par deux fois. Une première en 1875 avec La Main de l'écorché, puis en 1885 avec La Main. Cette nervosité du porte-bonheur conduit Maupassant à s'interroger : « Peut-être avez-vous eu tort de ne point la garder comme fétiche ? » Il ajoute : « Mais j'ai d'autres fétiches singuliers. En voulez-vous un ? » En effet, il en possède une collection : « Je possède la chaussure d'une petite Chinoise morte d'amour pour un Français. » Il commente les potentiels effets de ces objets : « Ce talisman porte bonheur aux désirs du coeur. J'ai encore une grande croix en cuivre, fort laide, qui faisait des miracles parait-il dans le village où je l'ai trouvée. » Mais ces talismans ne fonctionnent pas tous comme ils le devraient : « Depuis qu'elle est chez moi elle n'en fait plus. C'est peut-être le milieu qui la gêne. » Ce n'est pourtant pas le plus étonnant : « Mais ce que je possède de plus singulier ce sont les deux extrémités d'un homme trompé par sa femme et mort de chagrin. L'épouse coupable conserva le pied et la corne de ce mari [...] et les fit souder ensemble. J'ignore quel peut-être l'effet de cet objet. » Malgré le sérieux de l'affaire, Maupassant ne se départit pas de son humour : « Dites, Madame, voulez-vous un fétiche ? J'ajoute que mes amis prétendent que je porte bonheur moi-même ! Je mets à vos pieds ce dernier porte-veine qui demande la préférence. » Pour faire écho à sa déclaration concernant les post-scriptum féminins, il en ajoute deux à sa lettre. Dans le premier il demande à la comtesse Potocka de le rappeler au souvenir de Mme Lambert. Cette dame était l'épouse d'Eugène Lambert, peintre connu pour ses chats et qui fréquentait le même milieu que Maupassant et la comtesse. Le second est bien plus savoureux : « Il ne faut pas attacher aux post-scriptum des hommes la même importance qu'à ceux des femmes. » Provenance : collection Jean Bonna. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎MAUPASSANT Guy de‎

Reference : 60635

(1880)

‎Lettre autographe signée à la Comtesse Potocka : « Maupassant prêtre libre »‎

‎Paris s.d. [16 janvier 1884], 10,1x13cm, 2 pages sur un feuillet rempliée.‎


‎Lettre autographe signée de Guy de Maupassant à la comtesse Potocka, 26 lignes à l'encre noire sur un feuillet de papier vergé à en-tête "GM 83, rue Dulong". Publiée dans Marlo Johnston, «Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka»,Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre2009. Maupassant évoque l'épisode qui marque son entrée dans la familiarité avec la comtesse: la fameuse histoire des poupées. À la suite d'un pari perdu, la comtesse Potocka avait fait envoyer à Maupassant des poupées de chiffon représentant les dames invitées à un futur dîner. Par jeu, Maupassant pris six d'entre elles et leur bourra le ventre de tissu avant de les renvoyer à la comtesse. Dans un mot qui accompagnait l'envoi, Maupassant se vantait de les avoir toutes engrossées en une seule nuit. Pour se sortir d'une soirée qu'il préfèrerait passer chez la comtesse il a du : « [...] faire des démarches de diplomate, d'employer des ruses et des machinations des plus habiles.» Malgré tout, il ne pourra que se:«[...] sauver vers onze heures ou onze heures et demie.» Afin de connaître les invitées qui se trouveront à cette soirée, il demande à Potocka: «Il faudra me redonner six poupées». Une petite boutade qui reflète leur niveau d'intimité. Il regrette de s'être engagé pour cette soirée qui l'empêche de se rendre chez la comtesse: «Voyez-vous où j'en suis? La soirée pour laquelle je m'étais engagé ne devant commencer à être agréable que vers minuit, tous invités partis.» À bout, il se propose de: «[...] crier, comme le beau-frère de votre amie: "A moi le camphre et le nénuphar"!», les deux substances étaient utilisées comme anaphrodisiaque ou pour calmer l'énervement. Malgré son peu d'envie, il devra se rendre à ce dîner mais il compte offrir: «[...] à Dieu, et à Vous, ce sacrifice qui me semblera délicieux. Je viendrai avec des sentiments de contrition et d'exaltation sacrée.» Pour conclure la plus humoristique des lettres de Maupassant à la comtesse Potocka, l'auteur signe: «Maupassant prêtre libre». Provenance : collection Jean Bonna. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎MAUPASSANT Guy de‎

Reference : 60702

(1886)

‎Lettre autographe signée et enveloppe adressée à la Comtesse Potocka. Maupassant sur l'Angleterre: : « J'en ai eu plein les yeux ; mais j'en aurais plein le dos si je les avais entendus. »‎

‎Aylesbury, Angleterre 10 août 1886, 10,1x15,3cm, 4 pages sur un feuillet double.‎


‎Amusante lettre autographe signée de Guy de Maupassant à la comtesse Potocka, 76 lignes à l'encre noire sur un feuillet double à en-tête de Waddesdon, Aylesbury. Enveloppe jointe. Publiée dans Marlo Johnston, «Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka»,Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre2009. Maupassant a beaucoup voyagé au cours de sa vie : Algérie, Tunisie, Italie, Angleterre... À l'époque de cette lettre, il se trouve à Aylesbury en Angleterre, invité au manoir Waddesdon du baron de Rothschild. Celui-ci avait organisé le 7 août une fête exceptionnelle qui réunit trois cents invités de marque. Contradictoire lorsqu'on sait la force avec laquelle Maupassant se défendait d'être mondain. En décrivant ses activités à la comtesse, il peint un portrait à l'acide de la société anglaise. Il s'excuse auprès de la comtesse de cette absence prolongée : « Oui, Madame, je suis resté en Angleterre un peu plus que je n'avais pensé le faire. Je n'ai pu d'abord résister aux instances du baron de Rothschild qui prétendait me retenir un mois ; et puis cette vie nouvelle m'a parue curieuse à beaucoup d'égards, bien que triste. » Le pays n'a été que moyennement à son goût mais il a trouvé une façon de s'en accommoder : « C'est triste ici, mais reposant et je goûte un plaisir bizarre, un vrai plaisir solitaire à me trouver au milieu de gens qui ne m'entendent pas et que je ne comprends point. » Il en profite pour en déduire une règle de voyage qu'un Des Esseintes n'aurait pas désavouée s'il avait effectivement foulé le sol anglais : « Si j'avais un conseil à donner aux jeunes hommes, ce serait celui-ci : « N'apprenez jamais les langues étrangères et voyagez souvent à l'étranger. » Il n'y a rien de plus agréable que de regarder les gens causer, rire, mimer ce qu'ils disent sans avoir la fatigue inutile de suivre, de comprendre ce qu'ils pensent, et celle, plus grande, de leur répondre. » Les Anglais en sont pour leur frais quand ils rencontrent Maupassant : « Je me sens en sûreté au milieu de ces êtres-là, tranquille comme s'ils étaient en cage, et quand ils essayent, par politesse (car ils sont très polis) de baragouiner quelques mots de français je leur fais répéter vingt fois chaque phrase, en feignant de ne point comprendre, pour leur ôter tout désir de recommencer. » Même les catégories sociales les plus hautes ne sont pas épargnées par son humour grinçant : « J'ai passé deux jours avec l'archevêque de Canterbury à qui on m'a présenté comme un égyptologue pour ne point alarmer sa conscience sacerdotale. » La royauté comme le peuple ne trouvent pas plus grâce aux yeux de Maupassant : « Je viens de passer trois jours (suprême honneur) sous le même toit que l'héritier du trône (au 2nd degré) qui me fait l'effet d'un superbe échantillon d'un crétinisme auquel aboutissent les races royales. J'ai vu des lords, des généraux, des ambassadeurs, des ministres, toute la ménagerie humaine de ce pays. » Même les femmes ne sont pas ménagées et Maupassant saisit l'occasion de leur description pour complimenter la comtesse : « Point de jolies femmes. Elles sont assez fraîches mais sans grâce, sans élégance, sans piment. Sans vouloir vous faire un compliment vous êtes infiniment plus belle que les plus belles personnes montrées ici. Et pourtant j'aime assez les blondes - qui tiennent ce que promettent les brunes - à ce qu'on dit - et c'est vrai. » Il est intéressant de noter que la comtesse était d'origine méditerranéenne (née Emmanuella Pignatelli di Cerchiara) et avait par conséquent les cheveux bruns. Alors qu'il a fréquenté la meilleure société, qu'il a visité la ville d'Oxford et malgré les charmes de la campagne anglaise, Maupassant ne trouve décidément aucune grâce à ce pays. Il le quitte sans regret ne laissant qu'un télégramme laconique à l'un de ses compagnons de voyage : « J'ai trop froid, cette ville est trop froide. Je la quitte pour Paris ; au revoir, mille remerciements. » Pour résumer à la comtesse l'expérience de son séjour, il conclut sa missive par une sentence sans appel pour la nation anglaise : « J'en ai eu plein les yeux ; mais j'en aurais plein le dos si je les avais entendus. » Provenance : collection Jean Bonna. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎MAUPASSANT Guy de‎

Reference : 55916

(1885)

‎Bel-Ami‎

‎Victor-Havard, Paris 1885, 12x19cm, broché.‎


‎Édition originale sur papier courant. Reliure à la bradel en demi percaline marron, dos lisse, double filet et date dorés en queue, pièce de titre de chagrin rouge, plats de papier marbré, couvertures conservées et montées sur onglets, ex-libris Léon Hennique réalisé par Léon Glaize et gravé par E.Dété encollé sur une garde, reliure de l'époque. Précieux envoi autographe signé de Guy de Maupassant : «À Léon Hennique, son ami». Avec son texte L'Affaire du grand 7, Léon Hennique avait participé, comme Guy de Maupassant mais aussi Paul Alexis, Henri Céard et Joris-Karl Huysmans, au «manifeste» naturaliste publié sur l'initiative d'Émile Zola, Les Soirées de Médan (1880). Né d'une discussion chez Zola, leur maître, l'ouvrage est composé de six nouvelles sur le thème de la Guerre de 1870, que chacun des auteurs a soumis à ses pairs : dès la lecture de Boule de Suif Maupassant avait d'ailleurs suscité les louanges de ses amis. Deux ans plus tard, en gage de son amitié, Maupassant avait dédié à Hennique une autre de ses nouvelles, La Rempailleuse, parue dans Le Gaulois. Jusqu'à la mort de Maupassant, Hennique resta pour lui un ami fidèle. Bel exemplaire joliment établi en reliure de l'époque réalisée pour Léon Hennique, témoignage de l'amitié entre les deux écrivains naturalistes. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

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‎MAUPASSANT (Guy de).‎

Reference : 11821

(1887)

‎Mont-Oriol.‎

‎ Paris, Victor-Havard, 1887. Un vol. in-12 (193 x 117 mm) de 1 f. bl., 2 ff. n.fol., 367 pp. et 1 f. bl. Reliure de l'époque de demi-chagrin glacé fauve, dos à nerfs orné de filets à froid, filets dorés, pièce de titre de maroquin émeraude, titre doré, toutes tranches mouchetées.‎


‎Edition originale (mention fictive d'édition portée en page de titre). ''En 1887, quand Guy de Maupassant publie Mont-Oriol, le krach de l'Union générale, survenu cinq ans plus tôt, en janvier 1882, est encore dans les mémoires. Et nombre de romanciers de l'époque prennent cet événement pour cadre. En particulier Zola avec son roman L'Argent, publié en 1891. Le héros de Mont-Oriol, Will Andermatt, est un entrepreneur, bourreau de travail. "En prenant pour personnage principal un être absorbé dans un projet tangible et provincial, à la Balzac, Maupassant paraît un peu en décalage par rapport à une époque où la finance moderne et abstraite, la Bourse, intéresse les romanciers". Maupassant aurait-il voulu, en écrivant Mont-Oriol, se faire le chantre de ce qu'on appelle actuellement l'économie réelle, celle des entreprises, versus l'économie virtuelle des produits bancaires sophistiqués ? De fait, dans un article publié le 25 janvier 1882 dans le journal Le Gaulois, Maupassant décrit en termes très actuels le krach dont il est le témoin : "Les opérations sont fictives, les bénéfices sont fictifs, la valeur est fictive, c'est une simple convention ; tout est fictif, et le premier venu se trouve fictivement riche à milliards, pour se trouver très réellement sans le sou quelques jours après."Dans ce roman, les exploits de l'entrepreneur ne servent finalement que de toile de fond, de décor, apte à rehausser les intrigues amoureuses qui unissent ou désunissent nobles et roturiers, bourgeois et paysans, juifs et chrétiens. Le cynisme et l'intérêt financier l'emportant néanmoins sur les sentiments.'' (Annie Kahn). Vicaire V, Manuel de l'amateur de livres du XIXème, 617 - Carteret II, Le Trésor du bibliophile romantique et moderne, p. 119. Angles élimés. Légers frottements affectant le dos. Rousseurs éparses dans le texte, davantage marquées aux deux premiers feuillets. Du reste, belle condition. ‎

Babel Librairie - Bayeux

Phone number : 06.84.15.59.05

EUR60.00

‎DUMESNIL (René) - [MAUPASSANT (Guy de)]. ‎

Reference : 13152

(1938)

‎ Chroniques, études, correspondance de Guy de Maupassant publiés pour la première fois, avec de nombreux documents inédits.‎

‎ Paris, Librairie Grund, (1938). Un fort vol. au format gd in-8 (242 x 188 mm) de xxii - 526 pp., broché.‎


‎ Edition originale, s'ouvrant sur un portrait-frontispice figurant Maupassant. ''Destin tragique et sombre en vérité que celui de Maupassant, accablé par la fatalité. Le drame est ici encore plus sombre car l'homme a compris depuis longtemps qu'il n'a point à compter sur un miracle. La menace, l'ombre tragique, s'étend sur la vie de Maupassant, se projette sur son oeuvre, ombre lointaine d'abord, puis grossissant comme une nuée d'orage. Parfois, il est secoué par le frisson de la peur. Alors, il se libére en écrivant ces lettres, qui, elles aussi, nous donnent le frisson. Elles ne sont point un symptômes de démence : elles sont un témoignage de lutte, et, renouvellant des sujets vieux comme la tr&gédie antique, elles haussent jusqu'au symbole les humbles héros résignés où l'auteur incarne son propre désespoir''. (in Préface). Légères stries au dos. Discrètes plissures en marge du premier plat. Nonobstant, très belle condition. ‎

Babel Librairie - Bayeux

Phone number : 06.84.15.59.05

EUR35.00

‎MAUPASSANT (Guy de)‎

Reference : 4769

(1888)

‎Pierre et Jean‎

‎Paris, Ollendorff, 1888 In-12 (18,7 x 12,4 cm), demi-chagrin tabac serti d'un filet doré, dos long avec auteur et titre dorés et ornementation dorée, tête dorée, papier oeil de chat, couv. non conservées (reliure de l'époque) faux-titre, titre, XXXV pp. (préface), 277 pp. Edition originale du meilleur roman de l'auteur au jugement de beaucoup. L'un des 100 ex. sur Hollande (après 5 ex. sur Japon). Envoi autographe signé de l'auteur : "A Monsieur Olivieri / très cordial hommage / Guy de Maupassant". Bon exemplaire en reliure de l'époque. Les envois autographes sur les grands papiers de meilleurs livres de Guy de Maupassant sont rares et vivement recherchés.‎


‎Dans ce court roman, presque une longue nouvelle, Maupassant décrit avec un cruel talent la rivalité de deux frères qui vont finalement apprendre que l'un d'entre eux est le fruit d'un adultère. Avec un manifeste esthétique de Maupassant en guise de préface, originellement paru dans le supplément littéraire du Figaro le 7 janvier 1888. Défendant Flaubert et critiquant aussi bien les naturalistes que les symbolistes, Maupassant y proclame que le roman n'est pas la relation servile de la vie ni une collection de termes rares, mais l'expression par un écrivain d'une vision personnelle et originale : « Le réaliste, s'il est artiste, cherchera, non pas à nous montrer la photographie banale de la vie, mais à nous donner la vision plus complète, plus saisissante, plus probante que la réalité même [...]. Faire vrai consiste donc à donner l'illusion complète du vrai suivant la logique des faits, et non à les transcrire servilement dans le pêle-mêle de leur succession [...]. Les grands artistes sont ceux qui imposent à l'humanité leur illusion particulière ». ‎

Librairie Faustroll - Paris

Phone number : 06 67 17 08 42

EUR4,500.00

‎MAUPASSANT Guy de‎

Reference : 60645

(1889)

‎Lettre autographe signée à la Comtesse Potocka : « vous m'en voudrez un peu pendant longtemps.»‎

‎Triel s.d. [8 juillet 1889], 9,9x15,2 cm, 3 pages sur un feuillet rempliée.‎


‎Lettre autographe signée de Guy de Maupassant à la comtesse Potocka, 38 lignes à l'encre noire sur un feuillet double. Publiée dans Marlo Johnston, «Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka»,Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre2009. Plus sombre que d'ordinaire, Maupassant semble tracassé par un fait qu'il ne mentionne pas mais dont il s'excuse auprès de la comtesse: «Je vous demande encore pardon, ce qui du reste n'atténue pas mon remords; et je vous assure qu'il est cuisant car j'ai cette arrière-pensée que cous m'en voudrez un peu pendant longtemps.» Maupassant s'était fait une réputation de farceur ainsi que d'homme au langage très libre, sans doute avait-il dépassé une limite en parole ou en action. Quelques années auparavant, il s'était illustré avec la fameuse blague des poupées. La comtesse Potocka avait offert à Maupassant des poupées de chiffon représentant les invitées d'un dîner qu'elle organisait chez elle. Par jeu, il bourra le ventre des dites poupées et les renvoya le lendemain à la comtesse, prétendant ainsi les avoir engrossées dans la nuit. La farce fut connue et provoqua bien des réactions outrées mais la comtesse avait fini par lui assurer son pardon. Quel qu'ait été l'événement malheureux, les courriers semblent s'être croisés: «Votre lettre m'a été renvoyée à Triel car le facteur ne me savait pas à Paris.» Pensant subir de nouveau des remontrances il avoue avoir: «[...] été, en la lisant pénétré de confusion.» Soucieux de plaire à la comtesse, il exprime son inquiétude: «Pourquoi suis-je ainsi nerveux, par moments, comme une femme, sans motifs réels, et sans avoir ressenti, vraiment, aucun froissement. Je n'en sais rien. Je ne peux que le constater.» Qu'ils soient les signes avant-coureurs de la folie où il terminera ses jours, ou les conséquences de ses sentiments pour la comtesse, qu'il s'effraie de fâcher, ces accès de nervosité ne cesseront plus de la vie de l'auteur. Pour s'assurer de la venue de la comtesse à Triel, Maupassant lui demande confirmation: «Je compte sur vous demain n'est-ce pas.» Pour ce faire, il lui conseille le train: «Si vous venez par le chemin de fer, comme vous y paraissez décidée, j'irai vous attendre à Meulan [...]Si vous veniez par le bateau de Georges je vous prie de vouloir bien m'en informer par une dépêche.» Le Georges en question est Georges Legrand, journaliste, «Macchabée» de la comtesse, qu'il fit connaître à Maupassant, et selon le peintre Jacques-Émile Blanche, le seul qui ait eu ses faveurs. Provenance : collection Jean Bonna. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

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‎MAUPASSANT Guy de‎

Reference : 48031

(1899)

‎Fort comme la mort‎

‎Le livre, Paris 1899, 12x18,5cm, relié.‎


‎Edition originale. Reliure à la bradel en plein cartonnage recouvert de papier kaki décoré de motifs de plumes, dos lisse orné d'un fleuron doré, date et double filet dorés en queue, encadrement de filets dorés sur les plats, reliure de l'époque non signée mais attribuable à Pierson. Envoi autographe signé de Guy de Maupassant à son amie la tragédienne Madame Pasca. Certains feuillets de notre exemplaire sont un peu courts probablement en raison du fait que la dédicataire y avait posé quelques réflexions qu'elle coupa ensuite avant de se séparer de l'ouvrage. C'est à l'instigation de Flaubert, dont elle fut l'égérie, que Mme Pasca interprète en 1879 la première uvre de Maupassant, Histoire de vieux temps. A l'instar de son maître, le jeune disciple de Flaubert voue immédiatement une profonde admiration à la comédienne dont il publie plusieurs portraits et chroniques élogieuses dans la presse : « Quand on donnera à Mme Pasca un vrai rôle à sa taille elle apparaîtra définitivement au premier rang parmi les actrices de son temps. ». A la mort de Flaubert, que Maupassant décrit comme « le seul être que j'ai aimé d'une affection absolue et qui sera sans fin », Mme Pasca se rapproche encore de Maupassant, l'introduit auprès de ses amis, interprète sa pièce Musotte et le soutient jusqu'à la fin de sa vie. Celle que Flaubert considérait comme l'un de ses « trois anges » prend ainsi sous son aile bienveillante le jeune naturaliste, se promettant de «continuer, auprès du petit Guy, ce qu'il avait perdu en amitié à la mort de Flaubert». - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR2,500.00

‎MAUPASSANT Guy De‎

Reference : 034156

(1992)

‎Bel-Ami‎

‎ Éditions De Crémille In 8° Éditeur Plein Péga Genève 1992 MAUPASSANT Guy de - Bel-Ami - collection "Les plus belles oeuvres de Guy de Maupassant" - Genève, Editions de Crémille, 1992 - in 8° de 375 pages sur beau papier - portrait de l'auteur en frontispice, 8 jolies planches en couleurs hors-texte - reliure éditeur plein péga bleu-roi imprimée, décorée de motifs floraux en couleurs et filets or d'encadrement, tranches dorées - complet - bel état - FRAIS DE PORT EN FONCTION DES TARIFS POSTAUX EN VIGUEUR ET SELON POIDS, DIMENSION ET DESTINATION V ‎


‎Bel État ‎

Librairie Remy - Nancy

Phone number : 33+ 03 83 35 64 23

EUR15.00

‎MAUPASSANT (Guy de) - PIA (Pascal) ‎

Reference : 54984

(1971)

‎Au Soleil Sur l’eau La vie errante‎

‎L’Edition d’Art H. Piazza, coll. « Oeuvres complètes de Guy de Maupassant » 1971 Illustrations de Yves Brayer. In-4 26 x 19,5 cm. Reliure de l’éditeur, plein cuir bordeaux, sous étui bordé,dos à 5 nerfs ornés de filets dorés, caissons ornés de cadres dorés, triple cadres dorés sur les plats, tranche dorée, 398 pp. Exemplaire en bon état.. Poids sans emballage : 1750 grammes. Treizième des seize volumes des oeuvres complètes de Guy de Maupassant établie sous la direction de Marcel Lubineau.‎


‎Treizième des seize volumes des oeuvres complètes de Guy de Maupassant établie sous la direction de Marcel Lubineau. Bon état d’occasion ‎

Librairie de l'Avenue - Saint-Ouen

Phone number : 01 40 11 95 85

EUR67.00

‎MAUPASSANT (Guy de) - PIA (Pascal) ‎

Reference : 54985

(1968)

‎Boule de Suif La Maison Tellier Premiers Contes‎

‎L’Edition d’Art H. Piazza, coll. « Oeuvres complètes de Guy de Maupassant » 1968 . Illustrations de Fontanarosa In-4 26 x 19,5 cm. Reliure de l’éditeur, plein cuir bordeaux, sous étui bordé, dos à 5 nerfs ornés de filets dorés, caissons ornés de cadres dorés, triple cadres dorés sur les plats, tranche dorée, 399 pp. Exemplaire en bon état.. Poids sans emballage : 1750 grammes. Premier des seize volumes des oeuvres complètes de Guy de Maupassant établie sous la direction de Marcel Lubineau.‎


‎Premier des seize volumes des oeuvres complètes de Guy de Maupassant établie sous la direction de Marcel Lubineau. Bon état d’occasion ‎

Librairie de l'Avenue - Saint-Ouen

Phone number : 01 40 11 95 85

EUR67.00

‎MAUPASSANT (Guy de).‎

Reference : 7284

(1880)

‎Des vers.‎

‎Paris, G. Charpentier, 1880. Un vol. in-12 (188 x 118 mm) de 8 ff. n.fol. et 214 pp. Reliure de l'époque de demi-percaline bleue, dos lisse, pièce de titre de maroquin havane ornée de filets en pointillés dorés, titre doré, toutes tranches mouchetées.‎


‎ Edition en partie originale, parue un mois après la première. Si Maupassant est, tel qu'il se définit, l'écrivain qui a " ramené en France le goût violent du conte et de la nouvelle ", on ignore trop souvent qu'il a consacré environ dix années de sa vie à la poésie, soit autant qu'à la prose. Sa mère, Laure de Maupassant, avait espéré que son fils réussirait là où Alfred Le Poittevin, l'oncle maternel de Guy, n'avait pas eu le temps d'exprimer tout son génie. De ses nombreux écrits de jeunesse, Maupassant n'a pourtant tiré la matière que d'un seul et unique volume : Des Vers. A la sortie de ce dernier, la critique a salué le " poète de race à l'écriture mâle ". Il aurait même pu ouvrir la voie à une poésie nouvelle, comme le pensait Zola, si le succès inattendu de Boule de suif ne l'avait orienté vers un autre genre, la prose. Vicaire VII, Manuel de l'amateur de livres du XIXème siècle, 605 (pour l'originale). Légers défauts affectant les plats. Dos légèrement insolé, présentant en outre deux infimes manques superficiels. Premier feuillet recollé. Rousseurs éparses affectant plusieurs feuillets. Du reste, bonne condition. ‎

Babel Librairie - Bayeux

Phone number : 06.84.15.59.05

EUR50.00

‎E.Y., ORDINAIRE D, DE MAUPASSANT GUY‎

Reference : R110032111

‎LA REVUE POLITIQUE ET LITTERAIRE 1er ANNEE - 1er SEMESTRE N°13 - LA QUESTION DE TUNIS PAR E.Y., ALEXANDRE III, M. CHALLEMEL-LACOUR A LYON EN 1870 PAR D. ORDINAIRE, HISTOIRE D'UNE FILLE DE FERME PAR GUY DE MAUPASSANT, LA COLONISATION EN ALGERIE‎

‎LIBRAIRIE GERMER BAILLIERE. 26 MARS 1881. Bon état. Couv. convenable. Intérieur frais. Paginé de 385 à 416. Lecture en colonnes.‎


‎Revue des cours littéraires. Sommaire : LA QUESTION DE TUNIS PAR E.Y., ALEXANDRE III, M. CHALLEMEL-LACOUR A LYON EN 1870 PAR D. ORDINAIRE, HISTOIRE D'UNE FILLE DE FERME PAR GUY DE MAUPASSANT, LA COLONISATION EN ALGERIE PAR LEO QUESNEL‎

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