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‎Guy Breton‎

Reference : 2661

(2001)

‎Bellilotte et Bonaparte‎

‎État : Bon état - Année : 2001 - Format : in 8° - Pages : 294pp - Editeur : Le Pré aux Clercs - Lieu d'édition : Paris - Type : Broché - Divers : La première garde a été découpée proprement. - Commander rapidement : https://www.bons-livres.fr/livre/guy-breton/2661-bellilotte-et-bonaparte?lrb‎


‎Etrange destin que celui de Pauline bellile, une modiste de carcassonne que ses amies surnommaient bellilotte. En Egypte, elle tomba dans les bras de Bonaparte à l'ombre des pyramides. Le futur empereur était tellement épris qu'il lui promit de l'épouser si elle lui donnait un fils. Hélas, la nature ne répondit pas à ses voeux, et la petite modiste ne devint pas impératrice des Français. Par un spécialiste de la petite histoire, un récit historique écrit sous forme d'un scénario et de dialogues qui pourraient très facilement devenir un bon film à grand spectacle.‎

Bons Livres du général au particulier

Phone number : 09 63 58 85 14

EUR12.00

‎BRETON André‎

Reference : 64269

(1917)

‎"Décembre" : poème autographe de jeunesse dédié à Guillaume Apollinaire « J'aurai mordu la vie à tes seins d'ange piètre »‎

‎circa 1917-1918, 22,3x27,6, une feuille sous chemise et étui.‎


‎Remarquable poème de jeunesse autographe d'André Breton dédié à Guillaume Apollinaire, intitulé "Décembre", 20 vers à l'encre noire sur papier vergé d'Arches, composé en décembre 1915. Notre manuscrit fut rédigé entre mars 1917 et le début de l'année 1918. Notre poème est présenté sous chemise et étui aux plats de papier à motifs abstraits, dos de la chemise de maroquin vert olive, gardes et contreplats de daim crème, feuille de plexiglas souple protégeant le poème, étui bordé de maroquin vert olive, étiquette de papier olive portant la mention "poème autographe" appliquée en pied du premier plat de l'étui, ensemble signé de Thomas Boichot. Poème essentiel de la période pré-dadaïste de l'auteur, il fait partie d'un ensemble cohérent de sept poèmes manuscrits de Breton (désigné sous le nom de coll.X. dans les uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1071). Ces poèmes, de sa graphie de jeunesse, sont soigneusement calligraphiés à l'encre noire sur papier vergé filigrané. Cet ensemble a étéadressé à son cercle d'amis et d'écrivains, où figurent notamment Valéry, Apollinaire, Théodore Fraenkel, et son frère d'armes André Paris. Il fut par la suite publié dans son premier recueil, Mont de piété, qui parut en juin 1919 à la maison d'édition Au sans Pareil, nouvellement fondée par son ami René Hilsum. La datation précise de cet ensemble de poèmes autographes est déterminée par l'écriture du dernier poème de la collection («André Derain»),composé le 24 mars 1917, qui offre un terminus post quem absolu. En outre, une version plus ancienne du poème «Age», dédié à Léon-Paul Fargue, figure dans notre collection sous son nom originel «Poème». Daté par l'auteur du 19 février 1916 - le jour de ses vingt ans - et créé 10 jours plus tôt selon sa correspondance, il ne fut rebaptisé et remanié que pour sa publication en juillet 1918 dans Les Trois Roses. Selon toute vraisemblance antérieurs à la parution de ce dernier poème, les sept poèmes autographes furent probablement rédigés courant 1917 ou au début de l'année 1918, alors que Breton poursuit son internat au Val-de-Grâce et fait la rencontre décisive de Louis Aragon. Les poèmes qui constitueront Mont de piété représentent un rare et précieux témoignage de ses influences de jeunesse, à l'aube de son adhésion au mouvement Dada et sa découverte de l'écriture automatique. Assez brefs et parfois sibyllins, on y sent poindre des accents symbolistes empruntés à Mallarmé, qu'il redécouvre lors de matinées poétiques au théâtre Antoine, au Vieux-Colombier, en compagnie de son camarade de lycée Théodore Fraenkel. Durant le premier mois de la guerre, Breton se consacre également à Rimbaud, et se plonge dans Les Illuminations, seul ouvrage emporté dans la confusion et la hâte qui suivit la déclaration de guerre. De ses lectures rimbaldiennes naquirent les poèmes «Décembre», «Age», et «André Derain», tandis qu'il emprunte à Apollinaire sa muse Marie Laurencin à qui il dédie «L'an suave». Par ailleurs, l'héritage poétique de l'auteur sera particulièrement marqué par la figure de Paul Valéry, avec qui il entre en correspondance dès 1914. Valéry joue dans l'écriture des poèmes de Mont de Piété un rôle considérable par l'attention et les conseils qu'il prodigue au jeune poète. Admiratif de l'audace de son disciple, qui lui adressa chacun de ses poèmes, il apprécie le poème «Facon» (1916) en ces termes: «Thème, langage, visée, métrique, tout est neuf, mode future, façon» (Lettre de juin 1916,uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1072). Ces fleurons incontournables de la jeunesse de Breton furent composés entre sa dix-septième et vingt-troisième année. Surpris à Lorient par la déclaration de guerre, il devient infirmier militaire, puis officie dans plusieurs hôpitaux et sur le front pendant l'offensive de la Meuse. Il fait à Nantes la connaissance de Jacques Vaché, qui lui inspire un projet d'écriture collective, ainsi que l'illustration du futur recueil Mont de Piété, finalement réalisée par André Derain. La fréquentation de ce «dandy révolté contre l'art et la guerre», qui partage son admiration pour Jarry, et le contact des aliénés du centre neuro-psychiatrique de Saint-Dizier marquent une étape décisive dans la genèse du surréalisme. Affecté au Val-de-Grâce à partir de 1917, Breton trouve à Paris l'effervescence littéraire nécessaire à sa quête poétique et récite Rimbaud en compagnie d'Aragon. C'est par l'entremise d'Apollinaire qu'il se lie d'amitié avec Soupault, futur co-auteur des Champs magnétiques, et Reverdy, fondateur de la revue Nord-Sud, qui publiera des poèmes de Mont de piété. Les sept poèmes de la collection seront par la suite publiés dans des revues littéraires d'avant-garde (Les Trois Roses, Solstices, Nord-Sud) entre 1917 et le début de l'année 1919. Quatre des sept poèmes furent dédiés aux maîtres et amis de l'auteur: Léon-Paul Fargue, et surtout Apollinaire, à qui Breton avait consacré une étude dans l'Eventail. L'auteur rend également hommage à Marie Laurencin et André Derain, créateurs "d'oeuvres plastiques encore toutes neuves, en butte à un décri et une intolérance presque unanimes", chères à Breton tout au long de sa vie (XXe siècle, n°3, juin 1952). Il multiplie avec ces dédicaces les allusions croisées, dédiant à l'un un poème inspiré par l'autre, à l'exemple du poème « Age », dédié à Léon-Paul Fargue, qui fait écho à Rimbaud et son poème «Aube» (Les Illuminations, 1895). La correspondance et l'amitié des deux poètes débute avec l'envoi de ce poème, que Breton compose en décembre 1915. Apollinaire reconnaît immédiatement dans les vers que Breton lui a confiés « un talent frappant » (lettre du 21 décembre 1915). Toujours sous le charme de Rimbaud et du symbolisme finissant de Valéry à l'écriture de ce poème, Breton découvre chez Apollinaire une nouvelle orientation poétique, et lui déclarera un an plus tard : « J'ai confessé sans défiance l'attrait que vous exercez sur moi. La séduction est si impérieuse que j'en renonce momentanément à écrire ». La structure brisée de «Décembre» témoigne déjà du changement qui s'opère progressivement dans l'écriture du jeune poète, alors âgé de 21 ans. Les alexandrins chutent sur des vers de quelques syllabes qui démantèlent la strophe: «Au 25 est l'auberge et son bouchon de gui. J'esquive la frayée injuste, ô blanche terre! Coucou - l'Europe à feu de l'an prochain languit. La chanson des fenouils - et de voilà! Nous taire» Breton adresse également le poème à Valéry le 14 décembre, qui remarque sa facture nouvelle: «Quant aux vers bien curieux dans leurs brisures singulières, leur allure rompue et illuminée par sursaut de soliloques au coin du feu, je les trouve une intéressante étude d'autre chose, un essai nouveau de vous-même». Le poème se situe un25 décembre, étrange Noël peuplé de «missels en fleurs», de «Mages» et de «cloches gâles». Breton y glisse une dédicace supplémentaire à son modèle («le bouchon de gui»), rappelant le surnom d'Apollinaire «Gui», qui figure dans ses poèmes et ses lettres. «Décembre» est également le premier poème de Breton à évoquer directement la guerre, et s'achève par une vision morbide: «Fantassin Là-bas, conscrit du sol et de la hampe, y être! Et mes bras, leur liane chaude qui t'a ceint? - J'aurai mordu la vie à tes seins d'ange piètre.» Cette marque de l'admiration de Breton sera suivie d'une étude consacrée à l'uvre du poète, peu après la publication de «Décembre» dans L'Éventail du 15 février 1919. Outre son influence en tant que poète et critique d'art, Apollinaire contribua largement après sa mort à la création des avant-gardes d'après-guerre; car si Breton fut par la suite le théoricien du surréalisme, il faut cependant attribuer à Apollinaire l'invention du terme ainsi que la rencontre de Soupault et Breton. Rarissime et fascinant manuscrit de la jeunesse d'André Breton, dédié à Apollinaire, premier des surréalistes et guide de la nouvelle génération de poètes d'après-guerre. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR10,000.00

‎BRETON André‎

Reference : 64229

(1917)

‎"Façon" poème autographe de jeunesse : « Que juillet, témoin / Fou, ne compte le péché / D'au moins ce vieux roman de fillettes qu'on lut ! »‎

‎circa 1917-1918, 22,3x27,6, une feuille sous chemise et étui.‎


‎Remarquable poème de jeunesse autographe d'André Breton, intitulé "Façon", 19 vers à l'encre noire sur papier vergé, composé en juin 1916. Notre manuscrit fut rédigé entre mars 1917 et le début de l'année 1918. Il servit d'inspiration à Louis Aragon pour céer l'alter-ego de Breton, Baptiste Ajamais, dans son premier roman Anicet ou le panorama. Notre poème est présenté sous chemise et étui aux plats de papier à motifs abstraits, dos de la chemise de maroquin vert olive, gardes et contreplats de daim crème, feuille de plexiglas souple protégeant le poème, étui bordé de maroquin vert olive, étiquette de papier olive portant la mention "poème autographe" appliquée en pied du premier plat de l'étui, ensemble signé de Thomas Boichot. Poème essentiel de la période pré-dadaïste de l'auteur, il fait partie d'un ensemble cohérent de sept poèmes manuscrits de Breton (désigné sous le nom de coll.X. dans les uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1071). Ces poèmes, de sa graphie de jeunesse, sont soigneusement calligraphiés à l'encre noire sur papier vergé filigrané. Cet ensemble a étéadressé à son cercle d'amis et d'écrivains, où figurent notamment Valéry, Apollinaire, Théodore Fraenkel, et son frère d'armes André Paris. Il fut par la suite publié dans son premier recueil, Mont de piété, qui parut en juin 1919 à la maison d'édition Au sans Pareil, nouvellement fondée par son ami René Hilsum. La datation précise de cet ensemble de poèmes autographes est déterminée par l'écriture du dernier poème de la collection («André Derain»),composé le 24 mars 1917, qui offre un terminus post quem absolu. En outre, une version plus ancienne du poème «Age», dédié à Léon-Paul Fargue, figure dans notre collection sous son nom originel «Poème». Daté par l'auteur du 19 février 1916 - le jour de ses vingt ans - et créé 10 jours plus tôt selon sa correspondance, il ne fut rebaptisé et remanié que pour sa publication en juillet 1918 dans Les Trois Roses. Selon toute vraisemblance antérieurs à la parution de ce dernier poème, les sept poèmes autographes furent probablement rédigés courant 1917 ou au début de l'année 1918, alors que Breton poursuit son internat au Val-de-Grâce et fait la rencontre décisive de Louis Aragon. Les poèmes qui constitueront Mont de piété représentent un rare et précieux témoignage de ses influences de jeunesse, à l'aube de son adhésion au mouvement Dada et sa découverte de l'écriture automatique. Assez brefs et parfois sibyllins, on y sent poindre des accents symbolistes empruntés à Mallarmé, qu'il redécouvre lors de matinées poétiques au théâtre Antoine, au Vieux-Colombier, en compagnie de son camarade de lycée Théodore Fraenkel. Durant le premier mois de la guerre, Breton se consacre également à Rimbaud, et se plonge dans Les Illuminations, seul ouvrage emporté dans la confusion et la hâte qui suivit la déclaration de guerre. De ses lectures rimbaldiennes naquirent les poèmes «Décembre», «Age», et «André Derain», tandis qu'il emprunte à Apollinaire sa muse Marie Laurencin à qui il dédie «L'an suave». Par ailleurs, l'héritage poétique de l'auteur sera particulièrement marqué par la figure de Paul Valéry, avec qui il entre en correspondance dès 1914. Valéry joue dans l'écriture des poèmes de Mont de Piété un rôle considérable par l'attention et les conseils qu'il prodigue au jeune poète. Admiratif de l'audace de son disciple, qui lui adressa chacun de ses poèmes, il apprécie le présent poème «Facon» en ces termes: «Thème, langage, visée, métrique, tout est neuf, mode future, façon» (Lettre de juin 1916,uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1072). Ces fleurons incontournables de la jeunesse de Breton furent composés entre sa dix-septième et vingt-troisième année. Surpris à Lorient par la déclaration de guerre, il devient infirmier militaire, puis officie dans plusieurs hôpitaux et sur le front pendant l'offensive de la Meuse. Il fait à Nantes la connaissance de Jacques Vaché, qui lui inspire un projet d'écriture collective, ainsi que l'illustration du futur recueil Mont de Piété, finalement réalisée par André Derain. La fréquentation de ce «dandy révolté contre l'art et la guerre», qui partage son admiration pour Jarry, et le contact des aliénés du centre neuro-psychiatrique de Saint-Dizier marquent une étape décisive dans la genèse du surréalisme. Affecté au Val-de-Grâce à partir de 1917, Breton trouve à Paris l'effervescence littéraire nécessaire à sa quête poétique et récite Rimbaud en compagnie d'Aragon. C'est par l'entremise d'Apollinaire qu'il se lie d'amitié avec Soupault, futur co-auteur des Champs magnétiques, et Reverdy, fondateur de la revue Nord-Sud, qui publiera des poèmes de Mont de piété. Les sept poèmes de la collection seront par la suite publiés dans des revues littéraires d'avant-garde (Les Trois Roses, Solstices, Nord-Sud) entre 1917 et le début de l'année 1919. Quatre des sept poèmes furent dédiés aux maîtres et amis de l'auteur: Léon-Paul Fargue, et surtout Apollinaire, à qui Breton avait consacré une étude dans l'Eventail. L'auteur rend également hommage à Marie Laurencin et André Derain, créateurs "d'oeuvres plastiques encore toutes neuves, en butte à un décri et une intolérance presque unanimes", chères à Breton tout au long de sa vie (XXe siècle, n°3, juin 1952). Il multiplie avec ces dédicaces les allusions croisées, dédiant à l'un un poème inspiré par l'autre, à l'exemple de «Décembre», dédié à Apollinaire, qui fait écho à Rimbaud et son poème «Aube» (Les Illuminations, 1895). C'est à la suite de ce poème et des mots «batiste: A jamais!» (v. 17) qu'Aragon créa, par le procédé du vers holorime si cher aux futurs surréalistes, le personnage et alter ego de Breton «Baptiste Ajamais» pour son ouvrage Anicetou le panorama. Le poème fut composé à Nantes au début de juin 1916, l'année des vingt ans de l'auteur, qui est alors affecté avec la classe 16 depuis juillet 1915. Comme la plupart des autres poèmes qui formeront son recueil Mont de piété, Breton le soumet à la critique de son bon ami Paul Valéry(«ayez, Monsieur, le soin de châtier ce poème», lettre du 9 juin, uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1070), qui décèle immédiatement la nouvelle «Façon» de son auteur et le couvre d'éloges. Breton impose à l'alexandrin l'apparence du vers libre, brisant son rythme austère sans pour autant abandonner tout à fait le vers classique : «L'attachement vous sème en taffetas broché projets, sauf où le chatoiement d'ors se complut. que juillet, témoin fou, ne compte le péché d'au moins ce vieux roman de fillettes qu'on lut!» Eprouvant la forme rigide de l'alexandrin dans la première strophe, il démantèle dans la deuxième le vers de onze syllabes, et dans la troisième celui de treize. Breton s'affranchit des règles poétiques de ces prédécesseurs, et placera par la suite le poème comme une enseigne en tête et en italique de son premier recueil. Les allusions abondent, marquées par la vogue des «Façons» - les élégantes toilettes des dames, distraction bourgeoise des affres de la Première Guerre mondiale. Il évoque ce soudain engouement dans son épigraphe «Chéruit», prestigieuse maison de couture de la place Vendôme, et dans «l'éclatante Cour Batave», magasin de mode qu'il a vu exploser sous l'obus de la grosse Bertha. Ce poème fit l'objet d'une publication ultérieure dans Les Trois Roses, n°3-4, août septembre 1918. Audacieux et rarissime manuscrit de la jeunesse d'André Breton offrant une préfiguration du renouveau surréaliste qu'il imposera à sa poésie. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR7,000.00

‎BRETON André‎

Reference : 64265

(1917)

‎"André Derain" : poème autographe de jeunesse en hommage à Derain « Ah ! plus ce brouillard tendre »‎

‎circa 1917-1918, 22,3x27,6, une feuille sous chemise et étui.‎


‎Remarquable poème de jeunesse autographe d'André Breton, intitulé "André Derain", 25 vers à l'encre noire sur papier vergé, composé en mars 1917. Notre manuscrit fut rédigé entre mars 1917 et le début de l'année 1918. Notre poème est présenté sous chemise et étui aux plats de papier à motifs abstraits, dos de la chemise de maroquin vert olive, gardes et contreplats de daim crème, feuille de plexiglas souple protégeant le poème, étui bordé de maroquin vert olive, étiquette de papier olive portant la mention "poème autographe" appliquée en pied du premier plat de l'étui, ensemble signé de Thomas Boichot. Poème essentiel de la période pré-dadaïste de l'auteur, il fait partie d'un ensemble cohérent de sept poèmes manuscrits de Breton (désigné sous le nom de coll.X. dans les uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1071). Ces poèmes, de sa graphie de jeunesse, sont soigneusement calligraphiés à l'encre noire sur papier vergé filigrané. Cet ensemble a étéadressé à son cercle d'amis et d'écrivains, où figurent notamment Valéry, Apollinaire, Théodore Fraenkel, et son frère d'armes André Paris. Il fut par la suite publié dans son premier recueil, Mont de piété, qui parut en juin 1919 à la maison d'édition Au sans Pareil, nouvellement fondée par son ami René Hilsum. La datation précise de cet ensemble de poèmes autographes est déterminée par l'écriture de ce poème, dernier de la collection,composé le 24 mars 1917, qui offre un terminus post quem absolu. En outre, une version plus ancienne du poème «Age», dédié à Léon-Paul Fargue, figure dans notre collection sous son nom originel «Poème». Daté par l'auteur du 19 février 1916 - le jour de ses vingt ans - et créé 10 jours plus tôt selon sa correspondance, il ne fut rebaptisé et remanié que pour sa publication en juillet 1918 dans Les Trois Roses. Selon toute vraisemblance antérieurs à la parution de ce dernier poème, les sept poèmes autographes furent probablement rédigés courant 1917 ou au début de l'année 1918, alors que Breton poursuit son internat au Val-de-Grâce et fait la rencontre décisive de Louis Aragon. Les poèmes qui constitueront Mont de piété représentent un rare et précieux témoignage de ses influences de jeunesse, à l'aube de son adhésion au mouvement Dada et sa découverte de l'écriture automatique. Assez brefs et parfois sibyllins, on y sent poindre des accents symbolistes empruntés à Mallarmé, qu'il redécouvre lors de matinées poétiques au théâtre Antoine, au Vieux-Colombier, en compagnie de son camarade de lycée Théodore Fraenkel. Durant le premier mois de la guerre, Breton se consacre également à Rimbaud, et se plonge dans Les Illuminations, seul ouvrage emporté dans la confusion et la hâte qui suivit la déclaration de guerre. De ses lectures rimbaldiennes naquirent les poèmes «Décembre», «Age», et «André Derain», tandis qu'il emprunte à Apollinaire sa muse Marie Laurencin à qui il dédie «L'an suave». Par ailleurs, l'héritage poétique de l'auteur sera particulièrement marqué par la figure de Paul Valéry, avec qui il entre en correspondance dès 1914. Valéry joue dans l'écriture des poèmes de Mont de Piété un rôle considérable par l'attention et les conseils qu'il prodigue au jeune poète. Admiratif de l'audace de son disciple, qui lui adressa chacun de ses poèmes, il apprécie le poème «Facon» (1916) en ces termes: «Thème, langage, visée, métrique, tout est neuf, mode future, façon» (Lettre de juin 1916,uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1072). Ces fleurons incontournables de la jeunesse de Breton furent composés entre sa dix-septième et vingt-troisième année. Surpris à Lorient par la déclaration de guerre, il devient infirmier militaire, puis officie dans plusieurs hôpitaux et sur le front pendant l'offensive de la Meuse. Il fait à Nantes la connaissance de Jacques Vaché, qui lui inspire un projet d'écriture collective, ainsi que l'illustration du futur recueil Mont de Piété, finalement réalisée par André Derain. La fréquentation de ce «dandy révolté contre l'art et la guerre», qui partage son admiration pour Jarry, et le contact des aliénés du centre neuro-psychiatrique de Saint-Dizier marquent une étape décisive dans la genèse du surréalisme. Affecté au Val-de-Grâce à partir de 1917, Breton trouve à Paris l'effervescence littéraire nécessaire à sa quête poétique et récite Rimbaud en compagnie d'Aragon. C'est par l'entremise d'Apollinaire qu'il se lie d'amitié avec Soupault, futur co-auteur des Champs magnétiques, et Reverdy, fondateur de la revue Nord-Sud, qui publiera des poèmes de Mont de piété. Les sept poèmes de la collection seront par la suite publiés dans des revues littéraires d'avant-garde (Les Trois Roses, Solstices, Nord-Sud) entre 1917 et le début de l'année 1919. Quatre des sept poèmes furent dédiés aux maîtres et amis de l'auteur: Léon-Paul Fargue, et surtout Apollinaire, à qui Breton avait consacré une étude dans l'Eventail. L'auteur rend également hommage à Marie Laurencin et André Derain, créateurs "d'oeuvres plastiques encore toutes neuves, en butte à un décri et une intolérance presque unanimes", chères à Breton tout au long de sa vie (XXe siècle, n°3, juin 1952). Il multiplie avec ces dédicaces les allusions croisées, dédiant à l'un un poème inspiré par l'autre, à l'exemple de «Décembre», dédié à Apollinaire, qui fait écho à Rimbaud et son poème «Aube» (Les Illuminations, 1895). A la suite de ce poème que lui adresse Breton, Derain entre en correspondance avec le jeune poète. Cette première manifestation poétique du goût de Breton pour sa peinture marque le début d'une série d'écrits sur le peintre, ainsi qu'une collaboration sur le recueilMont de piété, illustré par Derain de deux dessins inédits.Une lettre à Apollinaire nous apprend que le poème fut achevé en mars 1917, alors que Breton prépare son diplôme de médecin auxiliaire au Val-de-Grâce.Comme la plupart des autres poèmes qui formeront son recueil Mont de piété, Breton le soumet à la critique de son bon ami Paul Valéry, alors à l'hôpital, qui déclare "Je renais donc avec un poème". Le poème sera par la suite publié dans la revueNord-Sud,n°12, en février 1918. L'auteur se nourrit de recherches anciennes sur l'alexandrin, le démantèle et déplace sa rime en la confondant dans une série d'homophonies:« Allons ! Tant qu'un neigeux Olympe déjeunait / En voulut-il à son éclat ? - Pommiers - Songeuse / mystique aux mains ces langes bleus comme un glaçon / L'humain frémisse et toi : le premier-né c'est l'ange !». La destruction de l'appareil poétique s'accompagne de la vision spectaculaire d'un des tableaux de Derain que Breton avait pu admirer un an plus tôt chez le galeriste Paul Guillaume. C'est en effet le souvenir deSamedi, peint en 1913, qui semble nourrir le poème de Breton. Le "dressoir et pots crus", puis les "genêts" que l'on aperçoit à l'arrière plan du tableau, les "langes bleus comme un glaçon" des femmes ainsi que leur "coiffe empesée" surgissent de la toile. Le lien tissé par cette oeuvre entre la poésie et la peinture sert de préfiguration au goût des surréalistes pour l'association - et la confusion - des genres artistiques. Prolongement poétique de la peinture de Derain, ce rarissime manuscrit de la jeunesse symboliste d'André Breton marque le premier hommage du poète au peintre. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR8,000.00

‎BRETON André‎

Reference : 64263

(1917)

‎"L'An Suave" : poème autographe de jeunesse dédié à Marie Laurencin : « Ai-je omis la Nymphe miraculeuse, / Icare au buissons neigeux [...] »‎

‎circa 1917-1918, 22,3x27,6, une feuille sous chemise et étui.‎


‎Remarquable poème de jeunesse autographe d'André Breton dédié à Marie Laurencin, intitulé "L'an Suave", 15 vers à l'encre noire sur papier vergé, composé en avril 1914. Notre manuscrit fut rédigé entre mars 1917 et le début de l'année 1918. Notre poème est présenté sous chemise et étui aux plats de papier à motifs abstraits, dos de la chemise de maroquin vert olive, gardes et contreplats de daim crème, feuille de plexiglas souple protégeant le poème, étui bordé de maroquin vert olive, étiquette de papier olive portant la mention "poème autographe" appliquée en pied du premier plat de l'étui, ensemble signé de Thomas Boichot. Poème essentiel de la période pré-dadaïste de l'auteur, il fait partie d'un ensemble cohérent de sept poèmes manuscrits de Breton (désigné sous le nom de coll.X. dans les uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1071). Ces poèmes, de sa graphie de jeunesse, sont soigneusement calligraphiés à l'encre noire sur papier vergé filigrané. Cet ensemble a étéadressé à son cercle d'amis et d'écrivains, où figurent notamment Valéry, Apollinaire, Théodore Fraenkel, et son frère d'armes André Paris. Il fut par la suite publié dans son premier recueil, Mont de piété, qui parut en juin 1919 à la maison d'édition Au sans Pareil, nouvellement fondée par son ami René Hilsum. La datation précise de cet ensemble de poèmes autographes est déterminée par l'écriture du dernier poème de la collection («André Derain»),composé le 24 mars 1917, qui offre un terminus post quem absolu. En outre, une version plus ancienne du poème «Age», dédié à Léon-Paul Fargue, figure dans notre collection sous son nom originel «Poème». Daté par l'auteur du 19 février 1916 - le jour de ses vingt ans - et créé 10 jours plus tôt selon sa correspondance, il ne fut rebaptisé et remanié que pour sa publication en juillet 1918 dans Les Trois Roses. Selon toute vraisemblance antérieurs à la parution de ce dernier poème, les sept poèmes autographes furent probablement rédigés courant 1917 ou au début de l'année 1918, alors que Breton poursuit son internat au Val-de-Grâce et fait la rencontre décisive de Louis Aragon. Les poèmes qui constitueront Mont de piété représentent un rare et précieux témoignage de ses influences de jeunesse, à l'aube de son adhésion au mouvement Dada et sa découverte de l'écriture automatique. Assez brefs et parfois sibyllins, on y sent poindre des accents symbolistes empruntés à Mallarmé, qu'il redécouvre lors de matinées poétiques au théâtre Antoine, au Vieux-Colombier, en compagnie de son camarade de lycée Théodore Fraenkel. Durant le premier mois de la guerre, Breton se consacre également à Rimbaud, et se plonge dans Les Illuminations, seul ouvrage emporté dans la confusion et la hâte qui suivit la déclaration de guerre. De ses lectures rimbaldiennes naquirent les poèmes «Décembre», «Age», et «André Derain», tandis qu'il emprunte à Apollinaire sa muse Marie Laurencin à qui il dédie «L'an suave». Par ailleurs, l'héritage poétique de l'auteur sera particulièrement marqué par la figure de Paul Valéry, avec qui il entre en correspondance dès 1914. Valéry joue dans l'écriture des poèmes de Mont de Piété un rôle considérable par l'attention et les conseils qu'il prodigue au jeune poète. Admiratif de l'audace de son disciple, qui lui adressa chacun de ses poèmes, il apprécie le poème «Facon» (1916) en ces termes: «Thème, langage, visée, métrique, tout est neuf, mode future, façon» (Lettre de juin 1916,uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1072). Ces fleurons incontournables de la jeunesse de Breton furent composés entre sa dix-septième et vingt-troisième année. Surpris à Lorient par la déclaration de guerre, il devient infirmier militaire, puis officie dans plusieurs hôpitaux et sur le front pendant l'offensive de la Meuse. Il fait à Nantes la connaissance de Jacques Vaché, qui lui inspire un projet d'écriture collective, ainsi que l'illustration du futur recueil Mont de Piété, finalement réalisée par André Derain. La fréquentation de ce «dandy révolté contre l'art et la guerre», qui partage son admiration pour Jarry, et le contact des aliénés du centre neuro-psychiatrique de Saint-Dizier marquent une étape décisive dans la genèse du surréalisme. Affecté au Val-de-Grâce à partir de 1917, Breton trouve à Paris l'effervescence littéraire nécessaire à sa quête poétique et récite Rimbaud en compagnie d'Aragon. C'est par l'entremise d'Apollinaire qu'il se lie d'amitié avec Soupault, futur co-auteur des Champs magnétiques, et Reverdy, fondateur de la revue Nord-Sud, qui publiera des poèmes de Mont de piété. Les sept poèmes de la collection seront par la suite publiés dans des revues littéraires d'avant-garde (Les Trois Roses, Solstices, Nord-Sud) entre 1917 et le début de l'année 1919. Quatre des sept poèmes urent dédiés aux maîtres et amis de l'auteur: Léon-Paul Fargue, et surtout Apollinaire, à qui Breton avait consacré une étude dans l'Eventail. L'auteur rend également hommage à Marie Laurencin et André Derain, créateurs "d'oeuvres plastiques encore toutes neuves, en butte à un décri et une intolérance presque unanimes", chères à Breton tout au long de sa vie (XXe siècle, n°3, juin 1952). Il multiplie avec ces dédicaces les allusions croisées, dédiant à l'un un poème inspiré par l'autre, à l'exemple du poème "Age", dédié à Léon-Paul Fargue, qui fait écho à Rimbaud et son poème «Aube» (Les Illuminations, 1895). Ce poème est dédié à "Madame Marie Laurencin", que Breton ne connaissait alors que par son art et sa relation avec Apollinaire. Valéry lui réserve un accueil chaleureux : "Ce sonnet, [...] est un délicieux artifice : il est un choix charmant de ses mots". L'oeuvrefut publiée pour la première fois après la rédaction de notre manuscrit dans la revueNord-Sud, n°6-7, en août 1917 et rééditée en 1922 dans un numéro deL'Eventailen hommage à l'artiste. Composé durant le premier mois de la guerre en août 1914, il figure parmi les poèmes les plus anciens du recueilMont de piété. On devine sans peine l'influence de Mallarmé dans les allusions mythologiques qui inondent la troisième strophe : «Ai-je omis la Nymphe miraculeuse, Icare aux buissons neigeux, tu sais, parmi Les douces flèches - l'an suave quel ami! - Et criblé de chansons, par Echo, le silence» A l'instar des autres pièces mallarméennes de l'époque ("Hymne", "Rieuse" "D'or vert"), Breton prend le parti d'une expression précieuse et marquée par des visions récurrentes, teintées de blanc avec la "lune", les "buissons neigeux", le "souhait de plume" et le "toquet blanc". Breton consacra par ailleurs le premier de ses trois essais critiques à Marie Laurencin - avant ceux de Jarry et d'Apollinaire, ainsi qu'un étonnant poème à son chien, "Coquito". Rarissime manuscrit de la jeunesse symboliste du jeune Breton dédié à Marie Laurencin, "Nymphe miraculeuse" d'Apollinaire et muse imaginaire de Breton le temps d'un poème. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BRETON André‎

Reference : 64270

(1917)

‎"Hymne" : poème autographe de jeunesse « Alcée en pleurs dédaigne une rose glacée »‎

‎circa 1917-1918, 22,3x27,6, une feuille sous chemise et étui.‎


‎Remarquable poème de jeunesse autographe d'André Breton, intitulé "Hymne", vers à l'encre noire sur papier vergé, daté par l'auteur en d'août 1914. Notre manuscrit fut rédigé entre mars 1917 et le début de l'année 1918. Notre poème est présenté sous chemise et étui aux plats de papier à motifs abstraits, dos de la chemise de maroquin vert olive, gardes et contreplats de daim crème, feuille de plexiglas souple protégeant le poème, étui bordé de maroquin vert olive, étiquette de papier olive portant la mention "poème autographe" appliquée en pied du premier plat de l'étui, ensemble signé de Thomas Boichot. Probablement la pièce la plus mallarméenne jamais écrite par Breton, "Hymne"est composé durant le premier mois de la guerre,alors que le jeune poète et ses parents se hâtent de rejoindre Paris.Le poème fut par la suite publié dans Solstices n°2 en juillet 1917. Il est l'un des deux seuls à porter une date dans le recueil et dans sa version manuscrite, sans doute pour souligner le contexte difficile de sa rédaction:«par un sale temps, l'auteur rimant ce poème pour être certain de ne pas du tout prendre part à la conversation de ses parents [...] sur quelque ignoble route de Lorient où ceux-ci s'étaient à temps retirés» (note de Breton, 1930). On reconnaît sans peine l'influence des symbolistes dans la précision de l'alexandrin rimé et le goût pour les allusions mythologiques. Le jeune Breton consacre son hymne aux amants de Lesbos, le couple légendaire de poètes grecs Sappho et Alcée. Breton glisse dans la première strophe un souvenir de L'après midi d'un faune parmi les allusions voluptueuses(« Un bras faible se noue en des mythologies / Scabreuses dont la flûte émeut l'enchanteresse / Au torse vain du faune avide [...]»). Erotisme et fascination morbide se mêlent lorsqu'il évoque le sort tragique de Sappho, qui, selon Ménandre, s'élança du haut des rochers de Leucade. Le poème s'achève sur une invocation d'Alcée à Sappho, déjà emportée par les eaux : «Tu vois qu'un cerne aimable diminue Aux paupières. La peur que fraîchissent les touffes Désertes, l'une ou l'autre, en vain, si tu l'étouffes, Promit ta chevelure aux fleurs d'écaille, bleue... Trêve d'héliotrope où s'irise une queue De sirène, le flot te cajole.» Digne héritier de la poésie de Mallarmé, ce rarissime manuscrit date de la jeunesse symboliste d'André Breton, au lendemain de la déclaration de guerre. *** Poème essentiel de la période pré-dadaïste de l'auteur, il fait partie d'un ensemble cohérent de sept poèmes manuscrits de Breton (désigné sous le nom de coll.X. dans les uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1071). Ces poèmes, de sa graphie de jeunesse, sont soigneusement calligraphiés à l'encre noire sur papier vergé filigrané. Cet ensemble a étéadressé à son cercle d'amis et d'écrivains, où figurent notamment Valéry, Apollinaire, Théodore Fraenkel, et son frère d'armes André Paris. Il fut par la suite publié dans son premier recueil, Mont de piété, qui parut en juin 1919 à la maison d'édition Au sans Pareil, nouvellement fondée par son ami René Hilsum. La datation précise de cet ensemble de poèmes autographes est déterminée par l'écriture du dernier poème de la collection («André Derain»),composé le 24 mars 1917, qui offre un terminus post quem absolu. En outre, une version plus ancienne du poème «Age», dédié à Léon-Paul Fargue, figure dans notre collection sous son nom originel «Poème». Daté par l'auteur du 19 février 1916 - le jour de ses vingt ans - et créé 10 jours plus tôt selon sa correspondance, il ne fut rebaptisé et remanié que pour sa publication en juillet 1918 dans Les Trois Roses. Selon toute vraisemblance antérieur à la parution de ce dernier poème, les sept poèmes autographes, furent probablement rédigés courant 1917 ou au début de l'année 1918, alors que Breton poursuit son internat au Val-de-Grâce et fait la rencontre décisive de Louis Aragon. Les poèmes qui constitueront Mont de piété représentent un rare et précieux témoignage de ses influences de jeunesse, à l'aube de son adhésion au mouvement Dada et sa découverte de l'écriture automatique. Assez brefs et parfois sibyllins, on y sent poindre des accents symbolistes empruntés à Mallarmé, qu'il redécouvre lors de matinées poétiques au théâtre Antoine, au Vieux-Colombier, en compagnie de son camarade de lycée Théodore Fraenkel. Durant le premier mois de la guerre, Breton se consacre également à Rimbaud, et se plonge dans Les Illuminations, seul ouvrage emporté dans la confusion et la hâte qui suivit la déclaration de guerre. De ses lectures rimbaldiennes naquirent les poèmes «Décembre», «Age», et «André Derain», tandis qu'il emprunte à Apollinaire sa muse Marie Laurencin à qui il dédie «L'an suave». Par ailleurs, l'héritage poétique de l'auteur sera particulièrement marqué par la figure de Paul Valéry, avec qui il entre en correspondance dès 1914. Valéry joue dans l'écriture des poèmes de Mont de Piété un rôle considérable par l'attention et les conseils qu'il prodigue au jeune poète. Admiratif de l'audace de son disciple, qui lui adressa chacun de ses poèmes, il apprécie le poème «Facon» (1916) en ces termes: «Thème, langage, visée, métrique, tout est neuf, mode future, façon» (Lettre de juin 1916,uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1072). Ces fleurons incontournables de la jeunesse de Breton furent composés entre sa dix-septième et vingt-troisième année. Surpris à Lorient par la déclaration de guerre, il devient infirmier militaire, puis officie dans plusieurs hôpitaux et sur le front pendant l'offensive de la Meuse. Il fait à Nantes la connaissance de Jacques Vaché, qui lui inspire un projet d'écriture collective, ainsi que l'illustration du futur recueil Mont de Piété, finalement réalisée par André Derain. La fréquentation de ce «dandy révolté contre l'art et la guerre», qui partage son admiration pour Jarry, et le contact des aliénés du centre neuro-psychiatrique de Saint-Dizier marquent une étape décisive dans la genèse du surréalisme. Affecté au Val-de-Grâce à partir de 1917, Breton trouve à Paris l'effervescence littéraire nécessaire à sa quête poétique et récite Rimbaud en compagnie d'Aragon. C'est par l'entremise d'Apollinaire qu'il se lie d'amitié avec Soupault, futur co-auteur des Champs magnétiques, et Reverdy, fondateur de la revue Nord-Sud, qui publiera des poèmes de Mont de piété. Les sept poèmes de la collection seront par la suite publiés dans des revues littéraires d'avant-garde (Les Trois Roses, Solstices, Nord-Sud) entre 1917 et le début de l'année 1919. Quatre des sept poèmes urent dédiés aux maîtres et amis de l'auteur: Léon-Paul Fargue, et surtout Apollinaire, à qui Breton avait consacré une étude dans l'Eventail. L'auteur rend également hommage à Marie Laurencin et André Derain, créateurs "d'oeuvres plastiques encore toutes neuves, en butte à un décri et une intolérance presque unanimes", chères à Breton tout au long de sa vie (XXe siècle, n°3, juin 1952). Il multiplie avec ces dédicaces les allusions croisées, dédiant à l'un un poème inspiré par l'autre, à l'exemple de «Décembre», dédié à Apollinaire, qui fait écho à Rimbaud et son poème «Aube» (Les Illuminations, 1895). - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎BRETON André‎

Reference : 64262

(1917)

‎Poème autographe de jeunesse signé et dédié à Léon-Paul Fargue : « Aube adieu ! Je sors du bois hanté ; j'affronte les / routes, croix torrides »‎

‎circa 1917-1918, 22,3x27,6, une feuille sous chemise et étui.‎


‎Remarquable poème de jeunesse autographe signé d'André Breton, titré "Poème" et dédié à Léon-Paul Fargue, 21 vers à l'encre noire sur papier vergé, daté par l'auteur du 19 février 1916 et probablement composé dix jours plus tôt. Notre manuscrit fut rédigé entre mars 1917 et le début de l'année 1918. Notre poème est présenté sous chemise et étui aux plats de papier à motifs abstraits, dos de la chemise de maroquin vert olive, gardes et contreplats de daim crème, feuille de plexiglas souple protégeant le poème, étui bordé de maroquin vert olive, étiquette de papier olive portant la mention "poème autographe" appliquée en pied du premier plat de l'étui, ensemble signé de Thomas Boichot. Poème essentiel de la période pré-dadaïste de l'auteur, il fait partie d'un ensemble cohérent de sept poèmes manuscrits de Breton (désigné sous le nom de coll.X. dans les uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1071). Ces poèmes, de sa graphie de jeunesse, sont soigneusement calligraphiés à l'encre noire sur papier vergé filigrané. Cet ensemble a étéadressé à son cercle d'amis et d'écrivains, où figurent notamment Valéry, Apollinaire, Théodore Fraenkel, et son frère d'armes André Paris. Il fut par la suite publié dans son premier recueil, Mont de piété, qui parut en juin 1919 à la maison d'édition Au sans Pareil, nouvellement fondée par son ami René Hilsum. La datation précise de cet ensemble de poèmes autographes est déterminée par l'écriture du dernier poème de la collection («André Derain»),composé le 24 mars 1917, qui offre un terminus post quem absolu. En outre, le présent manuscrit est une version plus ancienne du poème «Age», dédié à Léon-Paul Fargue. Daté par l'auteur du 19 février 1916 - le jour de ses vingt ans - et créé 10 jours plus tôt selon sa correspondance, il ne fut rebaptisé et remanié que pour sa publication en juillet 1918 dans Les Trois Roses. Selon toute vraisemblance antérieurs à la parution de ce dernier poème, les sept poèmes autographes, furent probablement rédigés courant 1917 ou au début de l'année 1918, alors que Breton poursuit son internat au Val-de-Grâce et fait la rencontre décisive de Louis Aragon. Les poèmes qui constitueront Mont de piété représentent un rare et précieux témoignage de ses influences de jeunesse, à l'aube de son adhésion au mouvement Dada et sa découverte de l'écriture automatique. Assez brefs et parfois sibyllins, on y sent poindre des accents symbolistes empruntés à Mallarmé, qu'il redécouvre lors de matinées poétiques au théâtre Antoine, au Vieux-Colombier, en compagnie de son camarade de lycée Théodore Fraenkel. Durant le premier mois de la guerre, Breton se consacre également à Rimbaud, et se plonge dans Les Illuminations, seul ouvrage emporté dans la confusion et la hâte qui suivit la déclaration de guerre. De ses lectures rimbaldiennes naquirent les poèmes «Décembre», «Age», et «André Derain», tandis qu'il emprunte à Apollinaire sa muse Marie Laurencin à qui il dédie «L'an suave». Par ailleurs, l'héritage poétique de l'auteur sera particulièrement marqué par la figure de Paul Valéry, avec qui il entre en correspondance dès 1914. Valéry joue dans l'écriture des poèmes de Mont de Piété un rôle considérable par l'attention et les conseils qu'il prodigue au jeune poète. Admiratif de l'audace de son disciple, qui lui adressa chacun de ses poèmes, il apprécie le poème «Facon» (1916) en ces termes: «Thème, langage, visée, métrique, tout est neuf, mode future, façon» (Lettre de juin 1916,uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1072). Ces fleurons incontournables de la jeunesse de Breton furent composés entre sa dix-septième et vingt-troisième année. Surpris à Lorient par la déclaration de guerre, il devient infirmier militaire, puis officie dans plusieurs hôpitaux et sur le front pendant l'offensive de la Meuse. Il fait à Nantes la connaissance de Jacques Vaché, qui lui inspire un projet d'écriture collective, ainsi que l'illustration du futur recueil Mont de Piété, finalement réalisée par André Derain. La fréquentation de ce «dandy révolté contre l'art et la guerre», qui partage son admiration pour Jarry, et le contact des aliénés du centre neuro-psychiatrique de Saint-Dizier marquent une étape décisive dans la genèse du surréalisme. Affecté au Val-de-Grâce à partir de 1917, Breton trouve à Paris l'effervescence littéraire nécessaire à sa quête poétique et récite Rimbaud en compagnie d'Aragon. C'est par l'entremise d'Apollinaire qu'il se lie d'amitié avec Soupault, futur co-auteur des Champs magnétiques, et Reverdy, fondateur de la revue Nord-Sud, qui publiera des poèmes de Mont de piété. Les sept poèmes de la collection seront par la suite publiés dans des revues littéraires d'avant-garde (Les Trois Roses, Solstices, Nord-Sud) entre 1917 et le début de l'année 1919. Quatre des sept poèmes urent dédiés aux maîtres et amis de l'auteur: Léon-Paul Fargue, et surtout Apollinaire, à qui Breton avait consacré une étude dans l'Eventail. L'auteur rend également hommage à Marie Laurencin et André Derain, créateurs "d'oeuvres plastiques encore toutes neuves, en butte à un décri et une intolérance presque unanimes", chères à Breton tout au long de sa vie (XXe siècle, n°3, juin 1952). Breton multiplie avec les dédicaces les allusions croisées, dédiant à l'un un poème inspiré par l'autre, à l'exemple de ce poème, dédié à Léon-Paul Fargue, qui fait écho à Rimbaud et son poème «Aube» (Les Illuminations, 1895).Ce poème fut publié pour la première fois après la rédaction du présent manuscrit dans la revue Les trois roses, n°2, juillet 1918, dans laquelle il change de titre et devient «Age» après avoir été originellement baptisé « Poème». Notre manuscrit autographe est une épreuve antérieure, telle qu'elle a été adressée par Breton à Valéry et Apollinaire en février 1916. Il y glisse à la quatrième strophe un vers supplémentaire qu'il retrancha de la publication finale : «O bras si pleins qui m'ont déçu de flexions troubles, anses lilas que rudoyait le nud tors!». L'influence de Rimbaud y est éclatante - un hommage au maître que l'on peut facilement déceler dans les vers "Aube adieu ! Je sors du bois hanté ; j'affronte les / routes, croix torrides" (v. 1-2), s'inspirant de la fin du poème de Rimbaud "L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois. Au réveil il était midi." Valéry, après réception du poème, pardonne au jeune Breton sa fièvre rimbaldienne : «Je vois maintenant que l'illumination vous gagne. La noble maladie suit son cours. Il faut l'avoir eue, guérir, et en garder certaines traces ». Rarissime manuscrit de jeunesse, révérence rimbaldienne d'André Breton alors «au point intellectuel de fusion [...] quand le Rimbaud, le Mallarmé, inconciliables, se tâtent dans un poète» (Paul Valéry, lettre de janvier 1916). - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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Reference : 64267

(1917)

‎"Coqs de Bruyère" : poème autographe de jeunesse « et seront-ce coquetteries / de péril / ou de casques couleur de quetsche ? »‎

‎circa 1917-1918, 22,3x27,6, une feuille sous chemise et étui.‎


‎Remarquable poème de jeunesse autographe d'André Breton, intitulé "Coqs de Bruyère", 14 vers à l'encre noire sur papier vergé, composé en août 1916. Notre manuscrit fut rédigé entre mars 1917 et le début de l'année 1918. Notre poème est présenté sous chemise et étui aux plats de papier à motifs abstraits, dos de la chemise de maroquin vert olive, gardes et contreplats de daim crème, feuille de plexiglas souple protégeant le poème, étui bordé de maroquin vert olive, étiquette de papier olive portant la mention "poème autographe" appliquée en pied du premier plat de l'étui, ensemble signé de Thomas Boichot. Poème essentiel de la période pré-dadaïste de l'auteur, il fait partie d'un ensemble cohérent de sept poèmes manuscrits de Breton (désigné sous le nom de coll.X. dans les uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1071). Ces poèmes, de sa graphie de jeunesse, sont soigneusement calligraphiés à l'encre noire sur paprier vergé filigrané. Cet ensemble a étéadressé à son cercle d'amis et d'écrivains, où figurent notamment Valéry, Apollinaire, Théodore Fraenkel, et son frère d'armes André Paris. Il fut par la suite publié dans son premier recueil, Mont de piété, qui parut en juin 1919 à la maison d'édition Au sans Pareil, nouvellement fondée par son ami René Hilsum. La datation précise de cet ensemble de poèmes autographes est déterminée par l'écriture du dernier poème de la collection («André Derain»),composé le 24 mars 1917, qui offre un terminus post quem absolu. En outre, une version plus ancienne du poème «Age», dédié à Léon-Paul Fargue, figure dans notre collection sous son nom originel «Poème». Daté par l'auteur du 19 février 1916 - le jour de ses vingt ans - et créé 10 jours plus tôt selon sa correspondance, il ne fut rebaptisé et remanié que pour sa publication en juillet 1918 dans Les Trois Roses. Selon toute vraisemblance antérieurs à la parution de ce dernier poème, les sept poèmes autographes furent probablement rédigés courant 1917 ou au début de l'année 1918, alors que Breton poursuit son internat au Val-de-Grâce et fait la rencontre décisive de Louis Aragon. Les poèmes qui constitueront Mont de piété représentent un rare et précieux témoignage de ses influences de jeunesse, à l'aube de son adhésion au mouvement Dada et sa découverte de l'écriture automatique. Assez brefs et parfois sibyllins, on y sent poindre des accents symbolistes empruntés à Mallarmé, qu'il redécouvre lors de matinées poétiques au théâtre Antoine, au Vieux-Colombier, en compagnie de son camarade de lycée Théodore Fraenkel. Durant le premier mois de la guerre, Breton se consacre également à Rimbaud, et se plonge dans Les Illuminations, seul ouvrage emporté dans la confusion et la hâte qui suivit la déclaration de guerre. De ses lectures rimbaldiennes naquirent les poèmes «Décembre», «Age», et «André Derain», tandis qu'il emprunte à Apollinaire sa muse Marie Laurencin à qui il dédie «L'an suave». Par ailleurs, l'héritage poétique de l'auteur sera particulièrement marqué par la figure de Paul Valéry, avec qui il entre en correspondance dès 1914. Valéry joue dans l'écriture des poèmes de Mont de Piété un rôle considérable par l'attention et les conseils qu'il prodigue au jeune poète. Admiratif de l'audace de son disciple, qui lui adressa chacun de ses poèmes, il apprécie le poème «Facon» (1916) en ces termes: «Thème, langage, visée, métrique, tout est neuf, mode future, façon» (Lettre de juin 1916,uvres complètes d'André Breton, tome I de La Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1988, p. 1072). Ces fleurons incontournables de la jeunesse de Breton furent composés entre sa dix-septième et vingt-troisième année. Surpris à Lorient par la déclaration de guerre, il devient infirmier militaire, puis officie dans plusieurs hôpitaux et sur le front pendant l'offensive de la Meuse. Il fait à Nantes la connaissance de Jacques Vaché, qui lui inspire un projet d'écriture collective, ainsi que l'illustration du futur recueil Mont de Piété, finalement réalisée par André Derain. La fréquentation de ce «dandy révolté contre l'art et la guerre», qui partage son admiration pour Jarry, et le contact des aliénés du centre neuro-psychiatrique de Saint-Dizier marquent une étape décisive dans la genèse du surréalisme. Affecté au Val-de-Grâce à partir de 1917, Breton trouve à Paris l'effervescence littéraire nécessaire à sa quête poétique et récite Rimbaud en compagnie d'Aragon. C'est par l'entremise d'Apollinaire qu'il se lie d'amitié avec Soupault, futur co-auteur des Champs magnétiques, et Reverdy, fondateur de la revue Nord-Sud, qui publiera des poèmes de Mont de piété. Les sept poèmes de la collection seront par la suite publiés dans des revues littéraires d'avant-garde (Les Trois Roses, Solstices, Nord-Sud) entre 1917 et le début de l'année 1919. Quatre des sept poèmes furent dédiés aux maîtres et amis de l'auteur: Léon-Paul Fargue, et surtout Apollinaire, à qui Breton avait consacré une étude dans l'Eventail. L'auteur rend également hommage à Marie Laurencin et André Derain, créateurs "d'oeuvres plastiques encore toutes neuves, en butte à un décri et une intolérance presque unanimes", chères à Breton tout au long de sa vie (XXe siècle, n°3, juin 1952). Il multiplie avec ces dédicaces les allusions croisées, dédiant à l'un un poème inspiré par l'autre, à l'exemple de «Décembre», dédié à Apollinaire, qui fait écho à Rimbaud et son poème «Aube» (Les Illuminations, 1895). Ce poème champêtre fut composé «sur une belle route un dimanche» (note de Breton, 1930) durant le séjour de l'auteur à Chaumont avant son affectation au centre neuropsychiatrique de Saint Dizier. Il est publié pour la première fois dans la revue Nord-Sud, n°3, du 15 mai 1917. A l'instar de "Façon", écrit quelques mois auparavant, "Coqs de Bruyère" fait partie d'une série que Valéry considère comme des "brouillages des règles du jeu" - des exercices de savante destruction de l'ancien appareil poétique. Breton impose ici à l'alexandrin rimé l'apparence du vers libre et lui ajoute une force sonore par des jeux d'allitérations. En voici la deuxième strophe reconstituée : «Au Tyrol, quand les bois se foncent, de tout l'être abdiquant un destin digne, au plus, de chromos savoureux mon remords: sa rudesse, des maux, je dégage les capucines de sa lettre.» Le poème se double d'une subtile évocation de sonaventure amoureuse avec une certaine Alice, rencontrée peu auparavant à Nantes.Au mois de juin, il confesse à André Paris : «J'aime quasi une jeune fille délicieuse nommée Alice, inquiétante et fine, qui conduit un très beau chien, est brune, mystérieuse et tendre. Elle ne sait rien de moi ni moi rien d'elle, hors des formes que nous avons prises pour nous plaire et du goût des baisers, du vertige d'être ensemble. Je la trouve magnifique. Espagnole à l'évidence. Je l'aime depuis quelques jours pour, sans doute, encore quelques jours...».Elle figurera à nouveau dans le chapitre "Saisons" desChamps magnétiques, écrits trois ans plus tard. Rarissime manuscrit datant la jeunesse d'André Breton, qui mêle le souvenir de sa mystérieuse bien-aimée Alice à la guerre qui vient de débuter. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎[Laurencin] - ‎ ‎Louis Codet, Jean Pellerin et de MM. Roger Allard, André Breton, Francis Carco, M. Chevrier, F. Fleuret, G. Gabory, Max Jacob, Valery Larbaud, A. Salmon‎

Reference : 009681

(1922)

‎L'EVENTAIL. Poésies de nouvelles de Louis Codet, Jean Pellerin et de MM. Roger Allard, André Breton, Francis Carco, M. Chevrier, F. Fleuret, G. Gabory, Max Jacob, Valery Larbaud, A. Salmon‎

‎Paris Nouvelle Revue Française 1922 In-12 Broché, couverture décorée d'un éventail en rose et bleu à rabats ‎


‎EDITION ORIGINALE. 10 EAUX-FORTES originales de Marie LAURENCIN illustrent les têtes de chapitre. Tirage unique à 335 exemplaires. Un des 327 numérotés sur Hollande Van Gelder vergé filigrané « A l'Amour ». >>> Fervent lecteur des Soirées de Paris, Breton rentre en relation épistolaire avec Apollinaire en décembre 1915. Il rencontre le poète le lendemain de sa trépanation, en mai de l'année suivante, lors d'une permission parisienne. Les deux hommes se fréquenteront alors, Breton lui rendant souvent visite au 202 boulevard Saint-Germain où il fait la connaissance de Marie Laurencin en 1916. Breton lui consacrera un premier texte en mars 1917, qui sera publié en 1918 dans la revue le Livret Critique. En 1922, André Breton s'installe dans l'ancien atelier de Jacques Rigaut, rue Fontaine. En mars parait le premier numéro de la nouvelle série de Littérature, dirigée par le jeune écrivain. La revue après quelques numéros trouve un mécène en la personne de Jacques Doucet, chez qui Breton était conseiller artistique et bibliothécaire depuis juin 1921. Gaston Gallimard quant à lui accepte d'assurer la diffusion de la jeune revue. Bien que plus préoccupé des soubresauts de Dada, Breton lui donne alors un de ses premiers poèmes, L'AN SUAVE rédigé en avril 1914, pour l'ouvrage collectif L'EVENTAIL orné de gravures originales de Marie Laurencin. Très bon 0‎

Librairie-Galerie Emmanuel Hutin - Paris

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‎BRETON DE LA MARTINIÈRE (Jean Baptiste Joseph)‎

Reference : 4598

(1814)

‎L'Egypte et la Syrie ou moeurs, usages, costumes et monumens des Egyptiens, des Arabes et des Syriens. Par M. Breton. Précédé d'un précis historique. Orné de 84 planches dont une partie a été exécutée d'après les dessins originaux et inédits, et l'autre d'après l'ouvrage de Louis Mayer. Accompagné de notes et Eclarcissemens fournis par M. Marcel, Directeur de l'Imprimerie impériale, membre de la commission d'Egypte.‎

‎Paris, Nepveu, 1814. 1814 6 vol. in-16° (140 x 90 mm.) de : I. [2] ff. (faux titre, imprimeur, titre) ; 1 frontispice dépliant ; XVI (préface, avis au relieur) ; 202 pp. ; [1] f. (table) ; 10 gravures hors texte ; II. [2] ff. (faux titre, imprimeur, titre) ; 1 frontispice sur double page ; 226 pp. ; [1] f. (table) ; 15 gravures hors texte ; III. [2] ff. (faux titre, imprimeur, titre) ; 1 frontispice dépliant ; 18 ; 254 pp. ; [1] f. (table) ; 18 gravures hors texte ; IV. [2] ff. (faux titre, titre) ; 1 frontispice sur double page ; 206 pp. ; [1] f. (table) ; 13 gravures hors texte ; V. [2] ff. (faux titre, imprimeur, titre) ; 1 frontispice sur double page ; 249 pp. ; [1] f. (table) ; 13 gravures hors texte ; VI. [2] ff. (faux titre, imprimeur, titre) ; 1 frontispice ; 272 pp. (dont table) ; 9 gravures hors texte. Soit un total de 6 frontispices (3 dépliants et 3 sur double page) et 78 gravures hors texte (dont de nombreuses sur double page), avec coloris et réhauts à l'or d'époque. Plein maroquin havane, dos lisses recouverts de maroquin rouge ornés, tranches dorées, couvertures éditeur conservées placées par le relieur sur les plats intérieurs.‎


‎Édition originale, superbement reliée et en coloris dépoque avec rehauts dor, de cet ouvrage consacré à lEgypte et au Proche Orient. Jean Baptiste-Joseph Breton de la Martinière (1777-1852), réalise ici un travail particulièrement réaliste et documenté. Grand acteur de la sténographie judiciaire en France, cofondateur et gérant de la Gazette des Tribunaux, il connaît presque toutes les langues de lEurope (anglais, allemand, espagnol, flamand, hollandais, italien). Il est ainsi lhomme idéal pour réaliser ce travail que lui confia léditeur Nepveu, Libraire passionné des voyages. Breton a produit des travaux similaires sur la Chine et la Russie. Pour son livre sur l'Egypte et la Syrie, il fait appel à Jean-Joseph Marcel, élève de Louis-Mathieu Langlès. Marcel, qui avait participé à la publication de "La recherche asiatique" de Langlès, avait accompagné Napoléon en Égypte en 1798. Il cède à Breton non seulement des informations, mais également des dessins qu'il avait lui-même réalisés dans la course de son voyage et que Breton y ajoute ceux de Luigi Mayer publiés en Angleterre plus de dix ans auparavant. Dans sa préface, Breton fait l'éloge de la réussite des Français en Égypte "où le nom français a laissé de si beaux souvenirs". Le texte, de loin supérieur à celui de l'édition anglaise de Mayer, fournit des informations sur les coutumes, les religions et les antiquités de la région, et son ton est très anti-anglais. Liconographie constituée de 84 planches comporte une importante partie ethnographique : habitants de toutes catégorie sociale, scènes de vie, artisanat, objets, mobilier, armes, instruments de musique ainsi quun ensemble de vues de monuments, cités et paysages de Terre Sainte et d'Égypte. Les planches doubles page sont pour la plupart des versions réduites des planches de lÉgypte de Mayer. Lensemble est en coloris dépoque avec des rehauts dor particulièrement frais. Superbe exemplaire. Blackmer 200; Brunet I-1226; Atabey 148. 6 vol. in-16°. 84 colored plates. Contemp. morocco. First edition, beautifully bound and in period colors with heightened gold, of this book dedicated to Egypt and the Middle East. Jean Baptiste-Joseph Breton Martinière (1777-1852), performs here a particularly realistic and documented work. A major actor in court reporting in France, co-founder and manager of the Gazette des Tribunaux, he knows almost all the languages of Europe (English, German, Spanish, Flemish, Dutch, Italian). He was thus the ideal man to carry out the work entrusted to him by the publisher Nepveu, a bookseller passionate about travel. Breton has produced similar works on China and Russia. For his book on Egypt and Syria, he appeals to Jean-Joseph Marcel, a student of Louis-Mathieu Langlès. Marcel, who had participated in the publication of Langlès's "La recherche asiatique", and had accompanied Napoleon to Egypt in 1798. He yielded to Breton not only information, but also unpublished drawings he had himself made during his journey and that Breton adds those of Luigi Mayer published in England. In his preface, Breton praises the success of the French in Egypt "where the French name has left such beautiful memories." The text, far superior to that of the English edition of Mayer, provides information on the customs, religions and antiquities of the region, and its tone is very anti-English. The iconography consists of 84 plates with an important ethnographic part: inhabitants of all social categories, scenes of life, crafts, objects, furniture, weapons, musical instruments and views of monuments, cities and landscapes of the Holy Land and from Egypt. The double page plates are mostly reduced versions of Mayer's Egypt. The set is in period colors, especially fresh. Superb copy.‎

J-F Letenneur Livres Rares - Saint Briac sur Mer

Phone number : 02 99 88 92 44

EUR4,500.00

‎BULLETIN DE LA SOCIETE DE STATISTIQUE DES SCIENCES NATURELLES ET DES ARTS INDUSTRIELS DU DEPARTEMENT DE L'ISERE. - GIMEL - H. FAURE - Philippe BRETON - A. CHARVET - HENRI BRETON - C.-Alph. VALSON - A. VILLOT - Comte d'AGOULT - Albert de ROCHAS - E. CAILLEMER - C. BEVIERE.‎

Reference : 9518

‎BULLETIN DE LA SOCIETE DE STATISTIQUE DES SCIENCES NATURELLES ET DES ARTS INDUSTRIELS DU DEPARTEMENT DE L'ISERE (3me Série - Tome IV - XVe de la collection - 1875). - Entre autres : Etude sur la division de la propriété foncière dans le département de l'Isère. - / Transformation des propriétés métriques des figures à l'aide de l'homologie (3ème partie) Applications des formules relatives à la transformation homographique. - / Sur les formes des lits de déjection des torrents. - / L'Ether de Descartes et de Newton. - / Compte-rendu du service médical de l'hôpital civil de Grenoble, seconde division, pendant le semestre d'avril à septembre 1871. - / Etude sommaire sur une conduite d'eau pour la ville de Grenoble. - / Physique moléculaire. Sur le rôle de l'espace dans les phénomènes de dissolution. - / Classification des sciences. - / Sur deux colonnes lumineuses de l'aurore boréale du 4 février 1872. - / Nouveau point critique entre les deux théories de la lumière. - / Simplification de la mesure des aires sphériques. - / Conséquences de l'établissement d'un impôt sur les matières premières au point de vue de l'agriculture dans le département de l'Isère. - / Sur la forme embryonnaire des Dragonneaux. - / Notice historique sur la Tour Rabot et le Jardin Dolle. - / Documents inédits relatifs à l'histoire de Grenoble. - / Sur la forme larvaire des Dragonneaux. - / Compte-rendu du service médical de l'hôpital civil de Grenoble, seconde division, pendant le semestre d'avril à septembre 1872. - / Notes pour servir à l'archéologie du département de l'Isère (Entraigues ; Saint-Laurent du Pont). - / Etude théorique et pratique sur le lavis d'une sphère. - / Etude sur l'amélioration de l'espèce chevaline dans le département de l'Isère... ‎

‎Typographie et Lithographie Maisonville et Fils, Grenoble 1875. - Broché in-8 (16,5x25cm). Couverture jaune imprimée du titre et vignettes en noir. 483 pages (dont 109 pages pour "Etude théorique et pratique sur le lavis d'une sphère"). 8 planches nb hors-texte. Exemplaire en partie non coupé. Bon état. ‎


‎Procés-Verbaux des séances du 10 juillet 1871 au 23 décembre 1872 (paginations multiples). - / Etude sur la division de la propriété foncière dans le département de l'Isère, par M. Gimel (83 pages, dont nombreux tableaux de relevés des contenances cadastrales des cantons). - / Transformation des propriétés métriques des figures à l'aide de l'homologie (3ème partie) Applications des formules relatives à la transformation homographique, par H. Faure (37 pages). - / Sur les formes des lits de déjection des torrents, par Philippe Breton (12 pages + 2 planches dépliantes). - / L'Ether de Descartes et de Newton, note par M. Philippe Breton (7 pages). - / Compte-rendu du service médical de l'hôpital civil de Grenoble, seconde division, pendant le semestre d'avril à septembre 1871, par le docteur A. Charvet (15 pages). - / Etude sommaire sur une conduite d'eau pour la ville de Grenoble, par Henri Breton (6 pages). - / Physique moléculaire. Sur le rôle de l'espace dans les phénomènes de dissolution, par C.-Alph Valson (6 pages). - / Classification des sciences, par A. Villot (17 pages). - / Sur deux colonnes lumineuses de l'aurore boréale du 4 février 1872, par Philippe Breton (6 pages). - / Nouveau point critique entre les deux théories de la lumière, par Philippe Breton (5 pages). - / Simplification de la mesure des aires sphériques, par Philippe Breton (10 pages). - / Conséquences de l'établissement d'un impôt sur les matières premières au point de vue de l'agriculture dans le département de l'Isère, par le comte d'Agoult (8 pages). - / Sur la forme embryonnaire des Dragonneaux, par A. Villot (4 pages). - / Notice historique sur la Tour Rabot et le Jardin Dolle, par Albert de Rochas (7 pages). - / Documents inédits relatifs à l'histoire de Grenoble, par Albert de Rochas (10 pages + 2 plans dont un dépliant). - / Sur la forme larvaire des Dragonneaux, par A. Villot (4 pages). - / Compte-rendu du service médical de l'hôpital civil de Grenoble, seconde division, pendant le semestre d'avril à septembre 1872, par le docteur A. Charvet (12 pages). - / Notes pour servir à l'archéologie du département de l'Isère (Entraigues ; Saint-Laurent du Pont), par E. Caillemer (5 pages + une planche dépliante). - / Etude théorique et pratique sur le lavis d'une sphère, par Philippe Breton (Lois générales de l'éclairage réel et de l'éclat apparent pour les lumières directes ou diffuses ; Distribution de la lumière en projection azimutale ; Choix des teintes à employer ; Détails de l'épure azimutale ; Projections usuelles ; Appréciation comparative des quatres lavis de la sphère ; Capsule hémisphérique mince et translucide ; Instruction pratique pour l'exécution des lavis des six figures de la première feuille à laver), par Philippe Breton (109 pages, avec quelques figures + 3 planches dépliantes). - / Etude sur l'amélioration de l'espèce chevaline dans le département de l'Isère, pa C. Bévière (33 pages). - / Statuts de la Société de statistique du département de l'Isère ; Liste de Membres de la Société de statistique au 1er Janvier 1875 ; Tables des communications ; Table méthodique de mémoires publiés (22 pages). ‎

Bouquinerie Bastien Chenal

Phone number : 09 53 41 72 06

EUR60.00

‎BRETON (André)‎

Reference : 6101

(1939)

‎Correspondance adressée à Maurice Nadeau‎

‎27 janvier 1939 au 17 octobre 1948 8 LAS (3 LAS au format in-4, 4 LAS in-8 et 1 in-16) formant un ensemble de 8 pp. Correspondance adressée à Maurice Nadeau composée de 8 lettres autographes signées datées de janvier 1939 au 1 octobre 1948. Il y est question de L'Histoire du surréalisme, dont le post scriptum, annonçant la fin du surréalisme, ne pouvait plaire à André Breton, des Documents surréalistes, de La lampe dans l'horloge, etc. LAS : "Paris le 27 janvier 1939 Mon cher ami, Ci-joint l'article d'Yves Allégret qui m'est parvenu ce matin. A bientôt, j'espère votre André Breton". LAS : "Paris le 25 avril 1947 Mon cher ami, Voulez-vous bien me retourner ces épreuves le lus tôt possible ? Merci. Vous savez comme je serais heureux de vous voir un peu longuement. Où en est l'édition des tracts ? Et l'anthologie ? très amicalement, André Breton". LAS : "Paris 9 octobre 1947 Mon cher ami, Je vous communique la copie de la réponse que j'adresse ce matin à l'Humanité à la suite de l'article intitulé "Des surréalistes qui ont compris". Comme il est peu probable que ces messieurs honorent le droit de réponse, je vous saurais le plus grand gré de publier ma lettre dans Combat. Très affectueusement, André Breton". LAS : "Paris 27 mai 1948 Il ne peut pas être dit que je ne vous ai pas répondu mais ce pneumatique et les propos que vous avez tenus à partir de cet article n'effacent pas l'impression qu'il m'a laissée. Qu'y faire ? Que voulez-vous je ne pouvais m'attendre à ce que vous, Maurice Nadeau, vous repreniez contre moi ce grief que je me suis vu faire à la mort de Crevel, ou de Rigaud et qui n'avait guère pu m'émouvoir alors, de la part de qui il venait. De la vôtre je suis bien obligé de penser aussi qu'il ne 'est pas généré spontanément : il était en puissance dans le P.S. de "L'Histoire du surréalisme" déjà et je l'ai vu se constituer embryologiquement dans l'attitude que vous avez adoptée vis-à-vis de moi depuis mon retour. Vous admettrez que cette amitié "inentamée" dont vous me rassurez a une manière paradoxale de se traduire publiquement. Ceci dit je ne comprends pas comment le texte "Aux intellectuels révolutionnaires" a pu vous échapper et encore moins se soustraire à vos recherches puisqu'il est reproduit en appendice à "Paillasse" que vous citez, je crois, in extenso. Je puis, si vous le désirez toujours, vous voir dimanche matin vers 11 heures. Disons que sans avis contraire de votre part je vous attendrai. André Breton". LAS : "Paris, le 30 mai 1948 Cher Maurice Nadeau, voici les pages que je propose d'adjoindre à "La lampe dans l'horloge". Êtes-vous d'accord ? Peut-être ce texte pourrait-il être composé en italiques. Vous saurez mieux que moi ce qui peut-être, or ceci ou du reste, inséré dans Combat. Je vous ai vu avec plaisir, et sans amertume. Je fais la part de ce qui, dans les événements, dispose de nous plutôt que nous n'en disposons nous-mêmes. Peut-être nous appartient-il seulement de dresser un barrage contre la discorde (déjà une redoutable divinité du temps homérique) dont l'"Histoire du surréalisme" ne montre pas assez à quel point elle a contribué à fausser les perspectives : par ces temps de misère, nous serions inexcusables, vous et moi, De lui fournir quelque baillons de supplément. (Si vous pouvez faire en sorte que cette addition au texte déjà composé ne retarde pas la publication de "La lampe dans l'horloge" je vous serai reconnaissant. J'aurais aimé que cela pût paraître avant les vacances). André Breton". LAS : "Paris le 16 juin 1948 Mon cher ami, Veuillez m'excuser auprès de ces messieurs des Éditions Marin. Il y a plusieurs semaines que j'ai engagé cette heure de demain pour une réception de presse que donne Mme Olive à l'occasion de son exposition d'Océanie. Désolé que ces deux invitations coïncident. Merci de votre lettre mais, sans savoir ce qu'a pu écrire Demarne, comme vous vous fâchez vite. Je commence à craindre vos premiers mouvements. Dites-moi que vous n'allez pas pour si peu (quelques impatiences de part et d'autre) ensevelir dans le mépris toute la gent "jeune surréaliste". Je suis persuadé que vous n'y pensez plus. À bientôt, très amicalement André Breton". LAS : "Paris, 17 octobre 1948 Mon cher ami, Puisque vous me l'avez offert l'autre jour, je vous serais très reconnaissant de me faire faire un versement par le Seuil : cela me serait diablement utile en ce moment (je vous rappelle qu'il m'a déjà été versé 20.000 francs en deux fois). J'attends de pouvoir vous tenir au courant des suites des opérations du côté G. D.. Il est probable qu'on va nous demander tout d'abord d'assister de notre présence une première conférence de presse où celui-ci se présentera réellement. Nos amis du "Front humain" craignent que sans ce minimum de soutien rendu public, il ne soit trop aisément kidnappé lors de l'intervention prévue. Outre les personnes que je vous ai nommés, ils comptent aussi faire appel à Rousset, ainsi qu'à Vercors, Martin-Chauffier et Aveline. Merci encore et affectueusement à vous, André Breton". LAS s.d. rédigée au dos d'une enveloppe du Select : "Mon cher ami, Je suis moi-même très heureux et impatient de vous revoir, mais aujourd'hui vraiment impossible. Demain matin ? Encore bien tôt, vu les difficultés d'emménagement. Voulez-vous mardi matin 10 heures 30 ? Sauf avis contraire je vous attends. Très affectueusement André Breton".‎


‎. ‎

Librairie Faustroll - Paris

Phone number : 06 67 17 08 42

EUR3,500.00

‎BRETON (André) - RIMBAUD (Arthur)‎

Reference : 005418

(1949)

‎Flagrant délit. Rimbaud devant la conjuration de l'imposture et du truquage. La Chasse spirituelle. La Chasse spirituelle pastiche rimbaldien. >3 volumes‎

‎Paris Thésée 1949 In-4 Broché, couverture illustreé Edition originale ‎


‎Edition originale. Couverture illustrée reprenant la lithographie du Douanier Rousseau titrée La Guerre. Où Breton dénonce un faux Rimbaud qui defraya la chronique... UN DES 100 EXEDMPLAIRES numérotés sur vergé de Hollande, SEUL GRAND PAPIER, signés par André Breton (bien complet du feuillet d'errata in fine; non coupé.) JOINTS: -1. un exemplaire du pastiche LA CHASSE SPIRITUELLE. Introduction de Pascal Pia. Un des 250 exdemplaires numérotés sur pur fil du Marais. -2. la plaquette " La Chasse spirituelle pastiche rimbaldien" publiée à leurs frais en 1954 par les auteurs de la supercherie, Nicolas Bataille et Akakia-Viala. Cette rare plaquette est dédicacée par ce dernier à un comédien. RARE ENSEMBLE. 3 volumes. ***** Breton par un article publié dans Combat le 19 mai 1949 fut le premier à dévoiler la mystification de LA CHASSE SPIRITUELLE. Sa lettre fut exposée dans la vitrine de la librairie La Hune, entraînant une vive polémique avec notement Maurice Nadeau et Pascal Pia qui avaient un peu vite cautionné le faux inédit de Rimbaud. Deux mois après Breton sort FLAGRANT DELIT où il expose ses arguments, s'appuyant en particulier sur ce qu'est pour lui la véritable connaissance artistique : "Les grandes oeuvres sont toujours voilées et la connaissance ne parvient à l'essentiel que si elle accepte ses limites...". Très bon état. 0‎

Librairie-Galerie Emmanuel Hutin - Paris

Phone number : 01 42 66 38 10

EUR850.00

‎GRACQ (Julien). - [BRETON].‎

Reference : 28542

‎André Breton. Quelques aspects de l'écrivain avec un portrait d'André Breton par Hans BELLMER.‎

‎ Paris, José Corti, 1947. In-12, broché, couverture rempliée, 207 pp. ‎


‎Edition originale du plus remarquable des ouvrages consacrés à André Breton. Tirage à 70 ex numérotés. UN DES 50 EXEMPLAIRES SUR PUR FIL (après 20 ex sur vélin du Marais. " Cet ouvrage a été unanimement salué comme le plus beau et subtil des livres consacrés à André Breton, bien que son auteur, dune modestie légendaire, ait jugé bon longtemps après de minorer son travail " : « Ce nest pas un regard sur lensemble de luvre de Breton, cest un projet beaucoup plus restreint () Cest lécrivain qui était mon sujet, et, dans le cas de Breton, il sagissait dune part très incomplète de son uvre, puisque cétait la vie surtout qui lintéressait. » « Compagnon de route » des surréalistes, Julien Gracq manifesta toujours une profonde admiration pour André Breton et cet ouvrage témoigne de son attachement à son uvre. On sait que Breton, qui était aussi son ami, faisait grand cas des romans de Julien Gracq, quil plaçait au plus haut dans lesprit du surréalisme, ainsi quil le déclara en 1952 : « Julien Gracq, plus quau surréalisme tel quil se définit théoriquement, reste absolument fidèle à lesprit qui animait son premier livre Au Château dArgol et dans lequel le surréalisme a immédiatement trouvé son bien. () Plus que romancier, Gracq savère avoir été poète puisquil a promu une légende » ‎

Livres de A à Z - Paris

Phone number : 09 50 67 82 02

EUR2,200.00

‎BULLETIN DE LA SOCIETE DE STATISTIQUE DES SCIENCES NATURELLES ET DES ARTS INDUSTRIELS DU DEPARTEMENT DE L'ISERE. - Philippe BRETON - Albert de ROCHAS - A. CHARVET - Henri BRETON - Maxime VILLARS - Dr MINDER - Léon BRETON - GUIGONNET - Jules VIOLLE - RACAPE - A. CHARVET - De SPARRE - JARRIGE - SIRAND.‎

Reference : 9519

‎BULLETIN DE LA SOCIETE DE STATISTIQUE DES SCIENCES NATURELLES ET DES ARTS INDUSTRIELS DU DEPARTEMENT DE L'ISERE (3me Série - Tome V - XVIe de la collection - 1876). - Entre autres : Points dits radiants des essaims d'étoiles filantes. Fausses comètes opposées aux radiants. - / Documents inédits relatifs à l'histoire et à la topographie militaire des Alpes. La Campagne de 1692 dans le Haut Dauphiné (Lettres de Catinat, de Vauban, relations des sièges - Mémoires du capitaine Le Clair et de J.-D. de Rochas, etc). - / Cébocéphalie avec adhérence de placenta au crâne et à la face sur un foetus humain. - / Observations sur le tableau des heures où doit commencer l'éclairage des lanternes publiques aux diverses époques de l'année. - / Emile Gueymard, notice biographique. - / Compte-rendu du service de clinique chirurgicale pendant les mois de janvier, février, mars, avril, mai, juin, juillet et décembre 1872. - / Les sauterelles en Algérie. - / Relation, par Maître Marchand, notaire à Grenoble, d'un déluge arrivé dans cette ville le 15 septembre 1733. - / Des moyens de régulariser la pression du gaz d'éclairage. - / Des théories modernes sur la nature de l'électricité. - / Sur le planimètre polaire d'Amsler. - / Compte-rendu du service médical de l'hôpital civil de Grenoble, seconde division, pendant le semestre d'avril à septembre 1873. - / Mouvement des projectiles oblongs dans le cas du tir de plein fouet (balistique). - / Dosage du glucose chez les diabétiques... ‎

‎Typographie et Lithographie Maisonville et Fils, Grenoble 1876. - Broché in-8 (16,5x25cm). Couverture jaune imprimée du titre et vignettes en noir. 435 pages (dont 177 pages pour "Documents inédits relatifs à l'histoire et à la topographie militaire des Alpes. La Campagne de 1692 dans le Haut Dauphiné" et 88 pages pour "Mouvement des projectiles oblongs dans le cas du tir de plein fouet"). 7 planches nb hors-texte. (Petits manques de papier en tête et pied du second plat de couverture) Exemplaire en partie non coupé. Bon état. ‎


‎Procés-Verbaux des séances du 20 janvier 1873 au 15 juin 1874 (paginations multiples). - / Points dits radiants des essaims d'étoiles filantes. Fausses comètes opposées aux radiants, par Philippe Breton (8 pages + une planche). - / Documents inédits relatifs à l'histoire et à la topographie militaire des Alpes. La Campagne de 1692 dans le Haut Dauphiné (Lettres de Catinat, de Vauban, relations des sièges - Mémoires du capitaine Le Clair et de J.-D. de Rochas, etc), par M. Albert de Rochas (177 pages). - / Cébocéphalie avec adhérence de placenta au crâne et à la face sur un foetus humain, par A. Charvet (19 pages + 3 planches). - / Observations sur le tableau des heures où doit commencer l'éclairage des lanternes publiques aux diverses époques de l'année, par Henri Breton (3 pages). - / Emile Gueymard, notice biographique, par M. Maxime Villars (14 pages). - / Compte-rendu du service de clinique chirurgicale pendant les mois de janvier, février, mars, avril, mai, juin, juillet et décembre 1872, service de M. le docteur Minder (12 pages). - / Les sauterelles en Algérie, par Léon Breton (5 pages). - / Relation, par Maître Marchand, notaire à Grenoble, d'un déluge arrivé dans cette ville le 15 septembre 1733, communiquée par M. Guigonnet (6 pages). - / Des moyens de régulariser la pression du gaz d'éclairage, par Henri Breton (7 pages). - / Des théories modernes sur la nature de l'électricité, par Jules Violle (7 pages). - / Sur le planimètre polaire d'Amsler, par M. Racapé (4 pages). - / Compte-rendu du service médical de l'hôpital civil de Grenoble, seconde division, pendant le semestre d'avril à septembre 1873, par le docteur A. Charvet (10 pages). - / Mouvement des projectiles oblongs dans le cas du tir de plein fouet (balistique), par M. De Sparre (88 pages + 3 planches dépliantes de figures). - / Sur une série de moyennes géométriques, par Jarrige (3 pages). - / Dosage du glucose chez les diabétiques, par M. Sirand (5 pages). - / Liste de Membres de la Société de statistique au 15 Mars 1876 ; Table des communications; Table méthodique de mémoires publiés (15 pages). ‎

Bouquinerie Bastien Chenal

Phone number : 09 53 41 72 06

EUR70.00

‎[Picabia] - ‎ ‎BRETON André SOUPAULT Philippe‎

Reference : 009168

(1920)

‎Les Champs magnétiques‎

‎Paris Au Sans Pareil 1920 In-8 Broché ‎


‎EDITION ORIGINALE dédiée à la mémoire de Jacques Vaché. En double frontispice, portraits des auteurs par Francis Picabia. Tirage à 180 exemplaires numérotés. Un des 150 sur vergé d'Arches. --------->C'est Apollinaire qui présenta en juin 1917 Philippe Soupault à André Breton. En septembre de la même année, il rencontre cette fois Louis Aragon. Les trois jeunes hommes se retrouvent en parfaite communion d'esprit autour de Lautréamont et de ses CHANT DE MALDOROR, dont Soupault possédait un exemplaire qu'ils lisaient à haute voix. Durant l'été 1918, unis également par leur intérêt pour l'art contemporain, ils envisagent un livre en commun sur la peinture, projet abandonné un an plus tard au profit de la création de la revue Littérature dont la direction est confiée aux trois écrivains, et dont le premier numéro parait en mars 1919. C'est à cette période que tous s'adonnent à l'écriture automatique que Breton et Soupault utilisent en mai de l'année suivante pour écrire LES CHAMPS MAGNETIQUES. Le livre paraît en mai 1920 au Sans Pareil dont le directeur René Hilsum avait connu Breton au lycée Chaptal, et chez qui les auteurs avaient déjà publié un livre l'année précédente : ROSE DES VENTS de Soupault et MONT DE PIETE de Breton. En plus du tirage numéroté il existe des exemplaires ordinaires sur bouffant sans les portraits et portant la mention de deuxième édition. >> BEL EXEMPLAIRE TRES BON ETAT 0‎

Librairie-Galerie Emmanuel Hutin - Paris

Phone number : 01 42 66 38 10

EUR3,500.00

‎(BRETON). LAM (Wifredo et Hélena).‎

Reference : 21518

‎L.A.S. d’Helena Lam à Elisa [BRETON]. ‎

‎1p. in-4, écriture serrée sur papier avion. Port-au-Prince (Haïti) el 21 de Enero de 1946 [21 janvier 1946]. En espagnol.Excellent document ! André Breton arrive à Haïti le 4 décembre 1945 pour rejoindre ses amis, le peintre cubain Wifredo Lam et Pierre Mabille, représentant de la France Libre et directeur de l’Institut Français de Port-au-Prince, qui l’a invité à donner une série de conférences. Ces conférences se dérouleront alors qu’Haïti est en pleine insurrection… Le numéro spécial de la Ruche Hommage à André Breton, où est reproduit le « Discours au club Savoy de Port-au-Prince » prononcé le 7 décembre, est immédiatement saisi et plusieurs responsables du journal, comme René Depestre, seront emprisonnés. Le soulèvement qui s’ensuit provoquera la chute du gouvernement Lescot… Trois semaines après l’arrivée de Breton et Elisa à Haïti, celle-ci partit pour le Chili rendre visite à sa mère. À l’issue de ce séjour qui dura environ un mois, elle rejoignit à Saint-Domingue Breton, qui s’y était rendu depuis Port-au Prince. Helena tient sa promesse d’écrire à Elisa afin de lui raconter le déroulement de la conférence d’André. Il doit s’agir de la deuxième conférence qu’il donne, à la Faculté de Droit, salle des Pas Perdus (ça ne s’invente pas !), sur « Victor Hugo et les influences occultes du Romantisme ». C’est si difficile à décrire : l’enthousiasme et l’émotion, la très grande salle pleine à craquer de public, les gens agglutinés aux fenêtres du fond qui écoutaient debout du début à la fin et ton André lisant sa conférence, que nous avons tous trouvé admirable, et qui a provoqué à diverses reprises les applaudissements les plus forts au beau milieu des phrases (…). Tout était splendide, jusqu’au résumé (paru) dans Le Soir le jour suivant qui était intitulé en grandes lettres : Conférence magistrale d’André Breton, dans lequel on ne relevait pas la moindre erreur de citation, où rien n’était omis, sans erreur… André Breton, qu’Helena a rencontré le matin suivant, lui dit avoir était extrêmement surpris de l’attention [elle dit perfección] avec laquelle la conférence a été suivie, mieux que n’importe où ailleurs. Helena regrette l’absence d’Elisa [ ]. Et pendant ce temps, lui écrit-elle, tu étais Dieu et la Vierge et le diable et les diablotins sait-on, entre les nuages de quel pays… Wifredo achève les dernières petites choses (finitions) pour son exposition de mercredi. (…) Nous verrons bien quelle sera la réaction du public, poursuit-elle, Wifredo veut créer des peintures de grands formats en Haïti. Il a travaillé avec acharnement sur un dessin dont je t’ai déjà parlé… N’oublie pas la connexion de « Fata Morgana » et du mot « nuée » en particulier… Helena espère revoir Elisa à son retour. La dernière ligne est de la main de Wifredo suivie de sa signature. [Sur le côté] Quand je suis allée poster cette lettre, j ’ai reçu la tienne de Panama… Helena a aussi revu André. De l’argent est arrivé, et elle a rendu à André les 150 (?). Elle offre (ou promet ?) un catalogue à Elisa. L ’exposition de Wifredo Lam eut lieu au Centre d’Art à Port-auPrince du 24 janvier au 3 février. Breton donna un poème pour le catalogue La nuit en Haïti… ‎


J.-F. Fourcade - Livres anciens et modernes. - Paris

Phone number : 33 01 48 04 82 15

EUR1,500.00

‎[BRETON]. COLINET (Paul) et PIQUERAY (Marcel).‎

Reference : 9000002

‎Œuvres diverses de la bibliothèque d'André Breton.‎

‎Réunion de quatre ouvrages de Paul Colinet, dont les deux premiers sont écrits en collaboration avec Marcel Piqueray, tous ayant appartenu à André Breton. (CN63) ‎


‎ - La Bonne semence. P., Fontaine, 1947, in-12, br., couv. rempl., 81 pp., illustrations de Robert WILLEMS. Édition originale. Un des 15 vélin d'Arches, après 10 hollande. Celui-ci justifié au crayon : "H.C. sur vélin d'Arches pour André Breton". - La Maison de Vénose. P., Fontaine, 1947, in-12, br., couv. rempl., 58 pp., illustrations de Robert WILLEMS. Édition originale. Un des 15 vélin d'Arches, après 10 hollande. Celui-ci justifié au crayon : "H.C. sur vélin d'Arches pour André Breton" . - Quelques textes inédits. Préface de Scutenaire, portrait de Permantier, avec une esquisse bibliographique. Bruxelles, juillet 1952, in-12, agrafé, 15 pp. Rare tiré à part du "Journal du Mois" enrichi d'un très bel envoi de l'auteur à André Breton : "De tout coeur, au grand Ami André Breton, en témoignage de ma plus vive admiration pour tout ce qu'il est et tout ce qu'il écrit - 24 décembre 1952". - Les Histoires de la lampe. Anvers, "Ça ira", 1942, in-24, br., jaq. éd., non coupé, 124 pp. Édition originale. Un des 300 vélin, après 10 cuves. Celui-ci avec un bel envoi de l'auteur : "à André Breton, au poëte absolu, cette lampe nuageuse... - 20 juin 1946". Très belle réunion du poète et dessinateur belge Paul Colinet (1898-1957), un des amis les plus proches de Magritte. Très lié aux surréalistes, plus par affinités électives que par militantisme, il fut l'animateur du Ciel bleu avec Dotremont et Mariën et l'un des rédacteurs de la Carte d'après nature (1952-1956). Quant à Marcel Piqueray, né en 1920, son sens du burlesque l'a rapproché de Magritte. Avec son frère jumeau, Gabriel, ils ont fait partie de l'aventure de Phantomas et du Daily Bul. ‎

Librairie Jean-Etienne HURET - Paris

Phone number : 33 01 40 50 15 40

EUR600.00

‎BRETON, André.‎

Reference : 984

‎1 L.A.S, 20 novembre 1953, à Guy Dupré : 2 pages in-4 à l'entête de la revue Le Medium, enveloppe timbrée.‎


‎Très belle lettre d'André Breton (1896-1966) à Guy Dupré (1925-2018), rédigée sur un papier à l'entête de la revue surréaliste Le Médium. Il y est question d'un malentendu entre les deux auteurs que Breton impute à Georges Lambrichs (1917-1992) "qui voulait à tout prix me persuader, sur le trottoir du boulevard Saint-Germain, que je n'avais qu'à me louer de tout ce que vous aviez dit dans Arts à mon propos." Breton explique alors sa réaction disproportionnée et la violence de langage dont il a pu faire preuve : "une certaine homologie de nom m'a fait, dans l'emportement, vous confondre avec quelqu'un d'autre et c'est à cet autre seul que s'adressaient ces épithètes fâcheuses : il ne me reste qu'à les retirer et m'en excuser vivement auprès de vous." Après ces excuses en règle, Breton ne résiste pas à l'envie de tancer le jeune Guy Dupré (qui a alors 28 ans) à propos du contenu de son article paru dans le journal Arts, le 20 novembre 1953, intitulé André Breton le grand indésirable. : "Il reste que, bien entendu, je ne cesse pas pour autant d'incriminer certains passages de votre texte. La plupart de ceux qui l'ont lu se sont accordés à y relever des allégations perfides, en dépit du contexte qui ne m'est que trop souvent favorable. Que diable, vous n'allez pas me dire que vous pensiez me plaire en assurant qu'on ne découvrait que suicides, ruines et folie dans mon sillage ou en insultants mes jeunes amis (que vous ne connaissez pas)..."L'article avait paru suite à la publication de la Clé des champs en août 1953, quelques mois auparavant, André Breton avait salué la parution du premier roman de Guy Dupré intitulé Les Fiancées sont froides. ‎

Librairie Busser - Paris

Phone number : 01 56 81 63 22

EUR1,500.00

‎BRETON, André‎

Reference : 625

(1955)

‎LES VASES COMMUNICANTS‎

‎Gallimard, NRF, Paris 1955. In-12 broché, couverture crème imprimée en noir et rouge de la "collection blanche". Nouvelle édition (en partie originale). ENVOI AUTOGRAPHE SIGNÉ D' ANDRÉ BRETON chevauchant le tampon rouge "1932 - Avant les procès de Moscou - 1955 - mais les Vases communiquent toujours" : "à Jean Dutourd Cordialement, André Breton".‎


‎Dans cette deuxième édition des "Vases Communicants", Breton ajoute un Appendice reprenant les lettres de Freud et sa réplique (insérée ici après la troisième lettre) : En 1932, André Breton adresse à Freud un exemplaire de la première édition des Vases communicants, qui vient de paraître dans les Cahiers libres. La première partie, consacrée au problème du rêve, contient l’affirmation que Freud « semble, en matière d’interprétation symbolique du rêve, n’avoir fait que reprendre à son compte les idées de Volkelt, auteur sur qui la bibliographie établie à la fin de son livre reste assez significativement muette. » Dans les trois lettres à André Breton des 13, 14 et 26 décembre 1932, Freud s’attache à clarifier ce point litigieux. Les trois lettres sont publiées, en français, dans le numéro 5 du Surréalisme au service de la révolution, en mai 1933, sous le titre « Correspondance » et enrichies d’une « Réplique » de Breton. Broché, bon état, menu défauts à la couverture (petites éraflures au second plat et sur le dos). Précieux exemplaire personnalisé par André Breton.‎

Patrice Jeudy - Livres Anciens et Modernes - Paris

Phone number : 06 88 90 24 07

EUR350.00

‎André Breton (1896-1966) Ecrivain, fondateur du surréalisme.‎

Reference : 10213

(1929)

‎Lettre d'André Breton à Georges Sadoul évoquant Buñuel à l'époque du Chien Andalou.‎

‎Intéressante lettre d'André Breton évoquant Buñuel, écrite à l'époque du Chien Andalou et de la publication du second Manifeste du Surréalisme. « Mon cher petit, Suite à la conversation chez Buñuel, veux tu bien venir demain mardi 4h précises chez moi. Il serait, je crois, nécessaire, d'avoir une conversation générale avant notre départ (n°3, etc.). A demain, mon petit enfant & pardon. AB ». La rencontre entre Buñuel et le groupe de Breton se fit à la fin du mois de juin 1929 par l'intermédiaire de Fernand Léger qui le présenta à Man Ray. Comme on avait parlé de surréalisme à son sujet, cela avait éveillé la suspicion de Breton et de ses amis, toujours sourcilleux quant à l'attribution de l'adjectif surréaliste sans leur autorisation expresse. Et c'est dans un climat de franche défiance réciproque que les surréalistes se rendirent à une projection du Chien Andalou et que Buñuel le leur présenta, car il avait en mémoire l'accueil réservé quelques mois plus tôt à La Coquille et le clergyman. Pendant la projection, le réalisateur se tint derrière l'écran afin de sonoriser le film (nous sommes encore à l'époque du cinéma muet) à l'aide de disques, faisant alterner pasodobles et extraits du Tristan de Wagner. Buñuel raconte qu'il avait pris soin de remplir ses poches de cailloux afin de les jeter sur les surréalistes s'ils réservaient un mauvais accueil à son film. Mais la réaction fut unanime et enthousiaste: Buñuel devint immédiatement le cinéaste officiel du groupe. Breton vient de publier le Second Manifeste du Surréalisme en décembre 1929 dans « La Révolution Surréaliste » Il y confirme un certain nombre d'exclusions : Artaud, Delteil, Desnos, Naville, Soupault. Pour Georges Sadoul, le surréalisme aura été une expérience fondamentale puisqu'il reconnaissait en André Breton une figure paternelle sans laquelle « [il] ne serai[t] pas devenu de la même façon » (cf. Valérie Vignaux « Georges Sadoul et le surréalisme, chronique d'un itinéraire intellectuel ».‎

‎Lettre signée des initiales. On joint une enveloppe autographe d'André Breton à Georges Sadoul, datée du 15 juin 1931.. Destinataire : [Georges Sadoul (1904/1967), écrivain proche des Surréalistes et historien du cinéma]. Date : "lundi 1h1/2 matin [30 décembre 1929, selon une no. Format : In-8. Etat : marge gauche un peu déchirée. Nombre de documents : 1. Type de document : lettre autographe signée. Nombre de pages : 1‎


Lettre d'André Breton à Georges Sadoul évoquant Buñuel à l'époque du Chien Andalou.. André Breton (1896-1966) Ecrivain, fondateur du surréalisme.
Traces Ecrites - Paris

Phone number : 01 43 54 51 04

EUR1,200.00

‎BRETON (André) - RIMBAUD (Arthur)‎

Reference : 011644

(1949)

‎Flagrant délit. Rimbaud devant la conjuration de l'imposture et du truquage.‎

‎Paris Thésée 1949 In-4 Broché, couverture illustreé Edition originale ‎


‎EDITION ORIGINALE. Couverture illustrée reprenant la lithographie du Douanier Rousseau titrée La Guerre. Où Breton dénonce un faux Rimbaud qui defraya la chronique... UN DES 100 EXEDMPLAIRES numérotés sur vergé de Hollande, SEUL GRAND PAPIER, signés par André Breton. Très bon état. 0‎

Librairie-Galerie Emmanuel Hutin - Paris

Phone number : 01 42 66 38 10

EUR750.00

‎[Kiesler] - ‎ ‎BRETON, André‎

Reference : 008099

(1947)

‎Ode à Charles Fourier‎

‎Paris Collection L'age d'or, Editions de la revue Fontaine 1947 In-8 en largeur En feuilles, couv. illustrée Edition originale ‎


‎EDITION ORIGINALE imprimée à l'horizontale, selon la maquette de Frederick Kiesler qui a illustré la couverture et le texte. Tirage à 1055 exemplaires numérotés. Un des 175 sur Marais Crève-coeur, second papier, signé par André Breton. -------------- Breton avait commencé le texte ODE A CHARLES FOURIER alors qu'il était aux Etats-Unis. Dans une lettre du 2 décembre 1946 adressée à Frederick Kiesler qui assurera la composition typographique de l'ouvrage, Breton qui était alors revenu en France explique : " Comme je persiste à croire que le poème est appelé à un grand retentissement et sur la présentation que vous en avez assuré en fera en outre une grande curiosité bibliographique, je souhaite à chacun de ces exemplaires sur Hollande, au nombre de 25, un document hors-texte qui les fasse passionnément rechercher ". Enthousiasmé par cette publication, l'écrivain ajoutera à ce tirage de tête des exemplaires sur Marais Crève-coeur qu'il signera. Très bon exemplaire 0‎

Librairie-Galerie Emmanuel Hutin - Paris

Phone number : 01 42 66 38 10

EUR550.00

‎BRETON ( André ) Edition préparée et présentée par Henri Béhar‎

Reference : 29657

(2008)

ISBN : 235119036X

‎André BRETON - Arcane 17 - Le manuscrit original . ‎

‎Edition originale. Paris 2008. Grand in-8 broché (24,2 x 18 cm) , 247 pages + XLVIII pages du manuscrit in-fine. *********** "" C'est lors de son séjour au Canada, en pleine guerre, en 1944, qu'André Breton écrit Arcane 17. Dans le tarot des bohémiens, l'arcane 17 est l'Etoile, symbole d'espérance, de liberté et d'amour. Mais c'est aussi Elisa, la compagne du poète, sa seule inspiratrice. C'est à elle qu'il dédie ce récit de rêve. Le manuscrit d'Arcane 17, l'un de trésors de la Bibliothèque littéraire Jacques-Doucet, est publié ici pour la première fois. Le texte, bien connu, est écrit à la main par Breton dans un " cahier de grande école buissonnière " de 48 pages. La partie illustration, elle, est totalement inédite. Les collages, les photos, les objets trouvés sont annotés par André Breton et constituent la clef pour comprendre Arcane 17. Notre édition contient également la transcription précise du manuscrit ainsi que le texte complet d'Arcane 17. Henri Béhar, biographe d'André Breton, professeur de littérature française à la Sorbonne Nouvelle, directeur du Centre de recherches sur le Surréalisme et de la revue Mélusine, présente dans un essai brillant ce texte majeur du Surréalisme. - 820g. - Excellent état.‎


Phone number : +33 (0) 4 94 53 89 34

EUR45.00

‎BRETON André:‎

Reference : 15045

(1937)

‎De l'humour noir.‎

‎Paris, GLM, 1937. Petit in-8 broché, couverture bleue illustré d'un dessin d'Yves Tanguy. ‎


‎Outre le dessin de couverture, on trouve un collage d'André Breton. Edition originale peu commune. Envoi autographe de l'auteur: "Exemplaire de Georges Hugnet, André Breton". Bien complet du texte de Sade et de la reproduction du collage de Breton, avec au dos, les noms des personnages y figurant. Coron, 167bis.Unusual original edition. Autographed dedication by the author: "Copy of Georges Hugnet, André Breton". With the text of Sade and the reproduction of Breton's collage, with on the back, the names of the characters written on it. Coron, 167bis. ‎

ILLIBRAIRIE | Alexandre Illi | Bombadil SA - Genève

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