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‎CÉLINE, Louis-Ferdinand‎

Reference : 7800

(1944)

‎Guignol's band.‎

‎ 1944 1 Paris, Editions Denoël, 1944, in-12 broché de 348 pages. Frontispice photographique (cliché non signé) tiré sur double page repliée. ‎


‎Première édition. ‎

Librairie Elisabeth Brunet - Rouen

Phone number : 02 35 98 63 06

EUR90.00

‎CÉLINE, Louis-Ferdinand‎

Reference : 7933

(1943)

‎Mort à crédit. Roman. Nouvelle édition avec 16 dessins de Gen Paul.‎

‎ 1943 1 P., Denoël, 1943, in-8° de 429 pp., relié demi-basane rouge, titre or sur dos lisse, première de couverture conservée ; dos passé. ‎


Librairie Elisabeth Brunet - Rouen

Phone number : 02 35 98 63 06

EUR160.00

‎CÉLINE, Louis-Ferdinand‎

Reference : 10915

(1988)

‎Voyage au bout de la nuit. Illustré par Tardi.‎

‎ 1988 1 Paris, Futuropolis-Gallimard, septembre 1988, gd in-4° de 380 pages, cartonnage souple d'éditeur, couverture imprimée et illustrée. ‎


‎ Première édition des illustrations de Tardi. Exemplaire enrichi d'un dessin original au feutre de Tardi. ‎

Librairie Elisabeth Brunet - Rouen

Phone number : 02 35 98 63 06

EUR780.00

‎CELINE Louis-Ferdinand‎

Reference : 64327

(1947)

‎Lettre autographe signée de Louis-Ferdinand Céline au docteur Tuset et à Henri Mahé "Ces choses-là ne s'oublient pas. Tout est poésie ! "‎

‎Copenhage 10 avril [1947], 22,5x28,4cm, 6 pages sur 3 feuillets.‎


‎Très longue lettre autographe signée "Dest" au docteur Tuset et à Henri Mahé, datée du 10 avril [1947] à Copenhage, 130 lignes à l'encre bleue sur six pages pleines, corrections et soulignements de la main de l'auteur. La date indiquée par l'auteur du 10 mars est erronée, Naud n'acceptant de défendre Céline qu'en avril 1947. Pliures inhérentes à la mise sous pli ayant provoqué d'infimes déchirures sans manque de texte. Affaibli par son exil, Céline se réfugie dans sa correspondance où les multiples évocations du passé constituent des repères qui le rattachent à la vie. En 1947, Céline, poursuivi par la justice française pour son engagement collaborationniste, est reclus à Korsør, au Danemark. Epuisé par son isolement, Céline tente de maintenir un contact permanent avec son cercle d'amis français et parmi eux, le docteur Augustin Tuset, figure autour de laquelle gravite le monde des arts de Quimper, «cette petite Athènes au bord de l'Odet». La période d'exil permet à Céline de renouer avec le monde de l'avant-guerre ressurgissant à travers les abondantes listes de noms parfois non identifiés: «et Mme. Le Gallou? Et votre assistante? Et Desse? [...] Et les frères confitures, et leur grand-père divin! et Le Floche? Et Rosbras? [...] Et Troulalaire? Et notre si gentille crêpière. Je n'en aurais pas fini». Les différentes époques de la vie de Céline s'entrecroisent dans la correspondance du Danemark, donnant à la mémoire un rôle à la fois néfaste et salvateur pour l'auteur: «Je suis inépuisable aux souvenirs. L'atroce est que je n'oublie jamais rien. Il faudrait bien que j'oublie certaines choses [...] Ah Marie Bell, mes amours! [...] elle était vraiment extraordinaire dans Armide! Ces choses-là ne s'oublient pas. Tout est poésie!». L'écriture de la lettre épouse le fil de la pensée de l'auteur, n'effectuant aucune transition entre les sujets: «Maria le Bannier nous écrit souvent. Je l'aime bien. C'est un tempérament et tout un trésor de Bretagne. Et Saudemont? Vers quelles ivresses? Serre bien la main de Pipe. Affection à Stève. [...] comment va la mère de Madeleine? Nous parlons souvent de la «Puce». Leur pauvre petite chatte... » Aucune affaire n'est épargnée par la soif de Céline de retrouver les repères familiers dans sa solitude où finit par poindre la fatigue qui l'accable: «Jusqu'où vont nos souvenirs...» A l'instar de plusieurs autres missives de la correspondance danoise, cette lettre est destinée à deux interlocuteurs: le docteur Tuset, mais aussi le peintre Henri Mahé, qui présenta d'ailleurs le premier à Céline. Le ton change significativement lorsque l'écrivain, s'adressant à son ami de longue date, quitte cette bienveillance nostalgie pour laisser éclater sa colère: «[...] prévenez Henri que Karen est à rayer une fois pour toutes!». Ici s'ouvre le long et virulent récit de l'un des tournants principaux de l'épopée du Danemark. Céline avait, avant son exil, confié de l'or à la danseuse Karen Jensen (dédicataire de L'Eglise). Assistée d'Ella Johansen, cette dernière mit des appartements à la disposition des Destouches qui s'y réfugièrent à leurs sorties respectives de prison. Dépositaires de l'or de Céline dont la réserve diminue de manière suspecte, les deux femmes sont ici violement prises à partie: «Elle [Karen] et son amie se sont comportées comme des sorcières de Macbeth et en plus pillardes, canailles. Des monstres. Elles ont littéralement torturé la pauvre Lucette. Deux mégères en délire [...] Son amie Johansen, ivrogne aussi hystérique, méchante, envieuse, un monstre.». Céline va même jusqu'à les comparer à «Landru [...] plus timides, plus sournoises, mais textuelles». La colère doublée de frustration de Céline n'épargne personne, pas même sa propre fille: «La mienne d'enfant, Colette, végète à Paris, la pauvre conne» L'exil mais surtout la période de prison que Céline a endurée lui fournissent une source intarissable de fureur qui lui inspire des lignes aussi percutantes que celles qui forment ses romans : «Ce fut un cauchemar de 17 mois, méticuleux. Et avec toute la monstrueuse hypocrisie protestante! Pour notre bien! toujours de superbes alibis pour les pires crimes, les plus écurantes lâchetés. Au résultat, j'ai été dépouillé de quelques millions, le plus hypocritement du monde, sous chantage, et rien à dire, absolument rien». Les aphorismes, particulièrement présents dans cette lettre, sont le signe de la fusion permanente entre style et écriture épistolaire: «L'or rend fou, vous le savez, et folle, car tout ce monde est rastaquouère, vit bien au-dessus de ses moyens. Voyages, robes, alcools, jeu, etc... Victimes du cinéma!». L'éloignement de Céline le rend d'autant plus soucieux de l'évolution de sa situation dans la capitale, auprès de ses amis comme de ses ennemis, parmi lesquels se distinguent une fois encore toutes les relations artistiques de Céline: «Daragnès, qui me condamnait fort à la pendaison en juin 1943 [...] se rachète, il semble, en se remuant un petit peu auprès de ses amis: . du Quai d'Orsay. Il le faut.» La mention de Gen Paul, autre figure de peintre qu'il a quitté sur une dispute, est significative de son affection pour celui qui appelle «son frère» et dont il fera un personnage central de Féerie pour une autre fois, alors en travail à cette époque: «Quant à Popaul, jaloux comme trente-six tigres, maléficieux comme 40 sorcières, je l'aime bien et tout est dit. Il a au moins l'immense avantage de ne jamais être emmerdant». Cette lettre d'une grande densité constitue un témoignage quotidien des étapes de «l'affaire Céline» notamment du côté de sa défense: «[...] Maître Naud, l'avocat de Laval, qui veut bien prendre ma défense». On note aussi l'une des premières occurrences de Milton Hindus «un très affectueux défenseur [...] un juif professeur de littérature à Chicago» qui manifeste à l'auteur son admiration pour son écriture et qui lui rendra visite en 1948. Céline ne ménage pas ses opposants, armé de son sarcasme habituel: «[...] son attaché de presse Raynaud, un petit merdeux chienlit, maquisard, pénible scribouilleux de quelque Marmande, mais communiste, qui me relance dans les canards danois. Bref on s'amuse. Que de coups de pieds au cul...» Cette précieuse lettre saisit un moment clef de l'exil danois où apparaît un Céline qui ne vit qu'à travers sa correspondance: «Positivement nous ne tenons plus debout ni l'un ni l'autre. Même Bébert en fut. Il nous fait bien plaisir d'avoir de vos nouvelles qui nous rendent un peu d'espoir et d'existence.» - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR4,000.00

‎Hindus (Milton) sur Louis-Ferdinand Céline - André Belamich, traduction‎

Reference : 88218

(1971)

‎L.-F. Céline tel que je l'ai vu traduit de l'anglais par André Belamich - dans la collection Essais et Philosophie (Louis-Ferdinand Céline, correspondance, lettres à Milton Hindus)‎

‎Editions de l'Herne , Essais et Philosophie Malicorne sur Sarthe, 72, Pays de la Loire, France 1971 Book Condition, Etat : Bon broché, sous couverture imprimée éditeur à rabats blanche, titre en vert, illustrée d'une photographie en noir et blanc de Céline jeune en médaillon grand In-8 1 vol. - 263 pages‎


‎ 1ere traduction en français, 1971 Contents, Chapitres : Préface à une nouvelle édition de Céline - Introduction - 1ere partie - 2eme partie : La visite - Paris - Sur le départ - Epilogue - Une dernière mise au point - Appendice - Correspondance (pages 127 à 240 de lettres de Céline à Hindus) - Céline, une nouvelle appréciation - Milton Hindus est un écrivain et universitaire américain né le 26 août 1916 à New York et mort le 28 mai 1998 à Waltham. - Né en 1916, Milton Hindus est principalement connu pour son ouvrage L.-F. Céline tel que je lai vu (The Crippled Giant), paru en 1950 aux États-Unis, qui fait le portrait de l'écrivain Louis-Ferdinand Céline, rencontré au cours de lannée 1948 alors qu'il est en exil au Danemark, étant accusé, par la justice française, de collaboration pendant l'occupation allemande de la France. En effet, l'universitaire, alors jeune professeur de littérature à l'université de Chicago, dans les années 1930, découvre l'écrivain à travers ses deux premiers ouvrages, Voyage au bout de la nuit et Mort à crédit. Il est cependant déçu par les opinions antisémites de l'auteur, manifestées dans les pamphlets Bagatelles pour un massacre, L'École des cadavres et Les Beaux Draps. Après la guerre, Milton Hindus reste cependant un défenseur de Céline, et entretient avec lui une correspondance, alors que ce dernier est emprisonné au Danemark. Il a entretemps été nommé professeur à la Brandeis University, et fait paraître une édition de Mort à Crédit traduite en anglais, quil préface. L'Américain décide de rencontrer Céline, sur son invitation, et part pour l'Europe en juillet 1948, où il croise d'abord Jean Paulhan et Gen Paul, deux proches de lécrivain, avant de partir pour le Danemark, où il passe trois semaines aux côtés de Céline, Lucette et leur chat Bébert. Cette rencontre se passe relativement mal et Hindus écrit, à partir de cette rencontre, son ouvrage L.-F. Céline tel que je lai vu. Il y fait un portrait peu flatteur de lécrivain, le décrivant « aussi bourré de mensonge qu'un furoncle de pus ». Louis-Ferdinand Céline essaye d'intenter un procès, mais l'ouvrage n'a que peu d'échos en France. Les deux hommes se perdent de vue après ces événements. Du reste, son ouvrage sur Céline est le premier livre de nature biographique consacré à l'écrivain, et constitue une source importante pour l'étude célinienne, puisque l'auteur décrit en détail la vie, laspect et les manières de Louis-Ferdinand Céline. Il semble que Céline se soit inspiré de lui pour son personnage du professeur Y dans ses Entretiens avec le professeur Y (1955). (source : Wikipedia) couverture à peine jaunie avec une infime trace de pliure au coin supérieur droit du plat supérieur sans aucune gravité, intérieur frais et propre, papier à peine jauni, cela reste un bel exemplaire, signature de l'ancien propriétaire sur la première page avec une date, cet ouvrage contient une abondante correspondance entre Céline et Milton Hindus qui commence le 1er mars 1947‎

Librairie Internet Philoscience - Malicorne-sur-Sarthe
EUR45.00

‎CELINE Louis-Ferdinand‎

Reference : 63242

(1947)

‎Lettre autographe signée de Louis-Ferdinand Céline à Henri Mahé "Le martyr, c'est le crachat des imbéciles"‎

‎s.l.[Copenhague] 23 avril [1947], 22,5x28,4cm, 6 pp. in-folio.‎


‎Lettre autographe signée de Céline à Henri Mahé, datée du 23 avril [1947], 113 lignes à l'encre noire sur trois feuillets, corrections de la main de l'expéditeur. Pliures inhérentes à la mise sous pli, quelques petites taches sur le premier feuillet sans manque de texte. Empreinte de l'emblématique style célinien, cette longue lettre à l'un de ses plus intimes amis, révèle un exilé fébrile, tiraillé entre mal du pays et rancur vis-à-vis de ses détracteurs. En 1947, Céline, poursuivi par la justice française pour son engagement collaborationniste, est reclus au Danemark. Cette période de grande solitude, pénible à l'écrivain, est marquée par une importante correspondance avec ses contacts parisiens et notamment avec «[son]cher vieux», Henri Mahé, l'un des rares fidèles qui lui rendront visite dans sa captivité. L'artiste peintre, rencontré en 1929, entretient une relation amicale privilégiée avec Céline, immortalisée par son avatar dans le Voyage, et dont on perçoit toute la portée dans la lettre que Céline lui adresse. Retenu prisonnier contre son gré, Céline fantasme une Bretagne mythifiée, berceau de son amitié avec Mahé: les filles de celui-ci, filleules des Destouches, deviennent des «fées», images de la «Bretagne en fleur». La pensée nostalgique de ce pays devient un refuge récurrent durant les années difficiles: «Mon Dieu, que vous devez être heureux». Articulée autour de «la petite musique» célinienne, la lettre, à l'image de toute la correspondance, fait partie intégrante de l'uvre de l'auteur où se côtoient grotesque et tragique: «Jojo n'a pas de veine alors. [...] La ténacité, bien agréable dans le cas, est souvent récompensée. Tuset représente admirablement le géniteur fin, philosopheet magnifiquement vivant... Je n'irai tout de même pas jusqu'à le recommander à Madame Jojo!»/«J'ai vu finalement l'attaché de presse Raynaud et sa femme, deux petites ambitions promenades d'Alger satisfaites sans aucun sacrifice ni risques, champignons poussés sur le fumier de la catastrophe et des décombres». A l'instar des romans, cette lettre met en exergue le talent d'argotiste de Céline: «Là je te dis que l'on ergote, trafouille, cafouille que c'est une joye.» Son ressentiment n'est pas seulement perceptible dans ses mots mais transparaît aussi par sa graphie, de plus en plus irrégulière, espacée et démesurée au fur et à mesure qu'il s'échauffe, certains mots étant rageusement soulignés de plusieurs traits : «Vous, vous, chère petit tête précieuse, bien habile et bien planquée, que ferez-vous, vous, pas un autre, pas le Pape, vous?». L'ennui qui ronge Céline se devine dans l'empressement avec lequel il enjoint Mahé de lui rapporter des nouvelles de la France, qu'elles soient privées ou politiques: «Comment est l'enfant Mourlet? Sont-ils bêcheurs? Et Desse?[...] Que pense-t-on de de Gaulle? Boulanger? Badinguet? Kerensky?». La plume agitée de Céline jette les informations sur le papier, multipliant les noms, sans organisation ni transitions entre les différentes affaires qui l'intéressent: «Tu ne me parles pas des Mondains? Je te recommande une jolie revue «Courrier du Continent» [...] Le cinéma français me semble bien mort...» La régularité et l'ardeur que Céline met à sa correspondance est signe de sa détermination à ne pas être oublié ni de ses amis ni de ses défenseurs potentiels: «Je lui [Naud] ai envoyé tout mon dossier, et puis une aucune nouvelle! Je voudrais bien qu'on le stimule. Qu'on lui demande ce qui se passe? [...] Tu vois comme tout ceci est critique [...] Il faudrait prouver à Naud que j'ai des amis distingués à Paris». La haine de Céline face aux hommes, déjà profondément enracinée dans le Voyage, s'intensifie durant l'exil et face aux accusations, qu'il subit: «Pas un jour de peine, tout en bénéfice. Ecurant! Tout perdre, tout souffrir pour des petits cafouilleux pareils. J'ai honte.» Mais Céline, impuissant, déplore au-delà de cette injustice présumée, la bêtise de ses accusateurs: «Il [Charbonnière] a écrit des lettres aux Danois dont la bêtise, la gafferie, la balourdise, me font pleurer, pas le crime, la sottise, les sottises ». La lettre est progressivement envahie par l'aigreur de Céline qui, accablé par ses prises de positions précédentes, choisit de rester ironiquement sur ses gardes face aux événements présents: «Moi je dis: je serai cette fois avec le plus fort et que l'on rira bien ». Belliqueux, Céline pousse la provocation jusqu'à l'image crue: «Je ne prendrai parti que lorsque tous les vainqueurs auront leurs organes coupés et enfoncés dans la bouche au plus profond, plus bas que les sophages». À travers cette agressivité, transparaît une misanthropie, plus précisément dirigée contre ses compatriotes, dont il se présente comme la victime: «Je ne reproche pas aux Français de m'avoir baisé, mais ils me font mal. Ils me butent. Tout ce qu'ils racontent pour m'accabler est idiot, m'atteint tout de travers. Ils me font mal». Cette position, dans laquelle il s'enfermera après son retour en France, causant d'ailleurs la rupture avec Mahé, entretient l'idée qu'il est seul contre tous: «Chez moi rien n'est gratuit. J'ai payé pour tout, effroyablement payé. A la guerre - et dans la paix. Les autres trichent, truquent. Je suis toujours prêt à mettre ma peau sur ma table et mes malheureux 4 sous. D'ailleurs s'il la veut, me parler, d'Honneur, homme à la disposition! au pistolet à 25 mètres, quand on veut, comme on veut, où l'on veut, tout tordu de rhumatismes que je suis. Mais on ne sait que m'envoyer en cellule, me faire pourrir en cachot ». L'isolement atteint Céline bien plus que tout autre châtiment au point qu'il en vient presque à émettre des regrets : «Quelle misère, morale, mentale! Avoir été se foutre là-dedans! Quel imbécile! Je suis éreinté par «la France du Sud-Ouest»! Voyez-vous ça! Que sait la France du Sud-Ouest! C'est atroce. Ce sont des coups de pieds de l'âne perpétuels. Le martyr, c'est le crachat des imbéciles ». Ultime trait sarcastique, la lettre se clôt sur un jugement sans appel: «Mais le peuple, ce peuple qui ne veut se battre qu'à 10.000 contre un, qu'osera-t-il?» Ces pages acerbes dévoilent l'état d'esprit de Céline, épuisé par son exil forcé, et offrent un rare aperçu de l'effondrement que représente cet épisode qu'il lui permettra de cultiver son image de vaincu. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR3,800.00

‎CÉLINE (Louis-Ferdinand)‎

Reference : 5822

(1947)

‎Lettre autographe signée adressée à Maurice Nadeau‎

‎25 juillet 1947 LAS de 5 pp. in-folio (33,8 x 20,8 cm) rédigée à l'encre bleue Longue lettre autographe signée adressée à Maurice Nadeau en réaction à un article du grand journal russe des Izvestia. Elle fut publiée par Maurice Nadeau dans Combat le 1er août 1947 sous le titre "L.-F. Céline nous écrit" précédé de cet avant-propos : "Nous avons publié dans la page littéraire de Combat du 11 juillet dernier, sous le titre, Sade américain ? un passage des Izvestia, où l'auteur, A. M. Leites, faisait de Céline l'inspirateur de la littérature française actuelle. Cette littérature, ajoutait-il, prépare à son tour le retour de Céline en France. A la suite de cet article, nous avons reçu, de Copenhague, la lettre ci-dessous, signée de L.-F. Céline. Nous avons toutes les raisons de penser qu'elle émane bien de l'auteur du Voyage au bout de la nuit. On comprendra qu'il soit inutile de la commenter". La lettre a été reprise dans Cahiers Céline 1, Céline et l'actualité littéraire (1932-1957) (Gallimard, 1957) accompagnée de ces précisions : "L'article [des Izvestia] qui traitait Céline dans le premier paragraphe cité de "nullité littéraire" et de "criminel fasciste", trouvait des signes concomitants de ce retour de Céline dans le succès de Henry Miller en France, dans celui de Jean Genet et dans la résurrection de Sade." Elle figure également dans les Lettres publiées dans la Pléiade (Gallimard, 2009, 47-59) et il est précisé dans les notes que "c'est la première fois, après l'article de Nuit et jour, que la parole était donnée à Céline dans la presse française depuis juin 1944". Dans une lettre à Albert Paraz du 26 juillet 1947 (Lettres, 47-58), Céline le remierciait pour l'envoi d'une coupure Combat [du 11 juillet] en lui annonçant : "Je leur réponds. On verra s'ils insèrent ma lettre". Céline réagit avec sa verve habituelle et beaucoup de virulence à l'encontre des Soviets. Il y évoque la traduction en russe du Voyage au bout de la nuit par Elsa Triolet et Aragon, qu'il qualifie de tripatouillage et précise que tous ses romans ont été interdits en Allemagne.‎


‎"Copenhague le 25 juillet 47 / Hé, Diable ! Monsieur, je parie / bien les Dardanelles que ce Jean / foutre des "Investias" [sic] (1) n'a jamais lu / un seul de mes livres ! / Que veut dire / tout son cafouillage ! Qu'ai-je de / de commun avec Sade ? Sartre ? / Millner [sic, pour Miller] ? Le Pape ? En sait-il, lui / le premier mot ce damné troufignon ? / Sait-il même lire ? Je ne crois / pas. Écrire ? Certainement non. / Il bafouille des choses, sans / queues ni têtes, n'importe quoi...! Il est payé ! Il rapproche tout, / confusionne tout, merdoye, aboye, tout est dit. On s'écoeure à penser / que de grands Empires employent / de tels crétins. En si minuscules / affaires tellement déconner !... / Que ce doit-il être dans les grandes ! / J'aimerais à parler de ces / tristesses au Dr Braun, à / Mr Sokoline que j'ai connus.. / Ils seraient bien gênés... Ces / "Investias" d'abrutis quelle / tare ! Et vas-y pour l'existentia- / lisme ! Pan ! pour l'homosexualité ! / Vlan ! pour Voltaire ! Boum ! / pour la Lune ! Quelle salade ! / Quelle honte ! / Je veux bien faire un petit effort, encore / une suprême gentillesse pour les / Soviets, leur fixer une bonne / fois pour toutes un petit point / de l'Histoire littéraire française, / qu'ils n'y déconnent plus. La / "nullité littéraire Céline" leur / apprend (puisqu'ils ne savent rien, / même de ce qui les concerne, ils / bavent sous eux !) que le / Voyage au bout de la nuit / a été lancé par un article / de Georges Altman dans le / "Monde" communiste, d'Henri / Barbusse en 1934 [sic]. Les articles de Daudet, Descaves, / Ajalbert, ne sont venus qu'ensuite. / J'ai d'ailleurs toujours entretenu / avec Altman des relations très / cordiales. Je leur apprends "secundo" / que le "Voyage" a été traduit / d'office par les Soviets (sans / absolument me demander mon avis ! ) / et que ces traducteurs ne / sont pas moins qu'Elsa / Triolet et son mari Aragon, / qui ne se sont point gênés / pour tripatouiller mon texte / dans le sens de leur propagande. / Les Soviets me doivent d'ailleurs / toujours de l'argent sur cette / traduction. Avant d'engueuler / les gens il est bon de leur rembourser ce qu'on leur doit. / Voici une première petite mise au point. Les Investias / ignorent évidemment (2) qu'en tant / que "criminel fasciste" tous / mes romans ont été interdits / en Allemagne / dès l'avènement d'Hitler / et pendant tout le règne Hitlérien ? Savent-ils que mon / dernier éditeur en "allemand"(3) / est Julius Kittel juif / réfugié à Marich Ostrau / -Moravie ? (1936) / De tels crétineries (4) découragent / la polémique, on comprend / que la parole soit de plus en / plus à la bombe, à la mine, / au déluge ! / Je vous prie de croire, Monsieur, à mes sentiments très / distingués. / L.-F. Céline". La retranscription dans la Pléiade donne : 1. Investias (sans guillemets); 2. "également" au lieu de "évidemment"; 3. "allemand" au lieu de "en allemand" 4. "De telles crétineries". Céline avait initialement écrit "De tels crétins" qu'il corrigera en "De tels crétineries" sans faire l'accord au féminin, faute que la Pléiade corrige. Remerciements à M. Jean-Paul Louis pour sa relecture avisée des retranscriptions des lettres de Louis-Ferdinand Céline à Maurice Nadeau. ‎

Librairie Faustroll - Paris

Phone number : 06 67 17 08 42

EUR7,500.00

‎[Du Lérot, Le Lérot rêveur] - ‎ ‎PIA, Pascal ; D'ARRIBEHAUDE, Jacques ; GIBAULT, François ; CELINE, Louis-Ferdinand ; DAUPHIN, Jean-Pierre ; ‎

Reference : 57286

(2011)

‎Céline en liberté. Chroniques publiées dans Carrefour [ Avec : ] Le Cinéma de Céline[ Avec : ] Mireille Martine avec Céline, Marcel Aymé et Hen Paul à Montmartre 1940-1944 [ Avec : ] Céline - Bloy [ Avec : ] Préfaces et Dédicaces [ Avec : ] Bibliographie des articles de presse & des Etudes en langue française consacrés à L. -F. Céline 1914-1961[ Avec : ] Le Procès de Céline 1944-1951. Dossiers de la Cour de Justice de la Seine et du Tribunal militaire de Paris‎

‎7 vol. in-8 ou in12 br., Céline en liberté. Chroniques publiées dans Carrefour, Du Lérot, 2011 [ Avec : ] Le Cinéma de Céline, Le Lérot rêveur, 1987 [ Avec : ] Mireille Martine avec Céline, Marcel Aymé et Hen Paul à Montmartre 1940-1944, Du Lérot, 2002 [ Avec : ] Céline - Bloy, Du Lérot, 2005 [ Avec : ] Préfaces et Dédicaces, Du Lérot, Tusson [ Avec : ] Bibliographie des articles de presse & des Etudes en langue française consacrés à L. -F. Céline 1914-1961, Du Lérot, Tusson, 2011 [ Avec : ] Le Procès de Céline 1944-1951. Dossiers de la Cour de Justice de la Seine et du Tribunal militaire de Paris, Du Lérot, 2010‎


‎Bel ensemble en très bel état réunissant 7 volumes d'études et de bibliographie célinienne. Prix de l'ensemble, non séparable.‎

SARL Librairie du Cardinal

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR99.00

‎CELINE Louis-Ferdinand‎

Reference : 67454

(1976)

‎Cahiers Céline : collection complète‎

‎Gallimard, Paris 1976-1988, 14x20,5cm, 8 volumes brochés.‎


‎Edition originale dont il n'a pas été tiré de grands papiers (sauf pour le N°7) pour chacun des volumes. Notre série complète se compose ainsi : Cahiers Céline 1 : Céline et l'actualité littéraire 1932-1957. Cahiers Céline 2 : Céline et l'actualité littéraire 1957-1961 Cahiers Céline 3 : Semmelweis et autres écrits médicaux Cahiers Céline 4 : Lettres et premiers écrits d'Afrique 1916-1917 Cahiers Céline 5 : Lettres à des amies Cahiers Céline 6 : Lettres à Albert Paraz 1947-1957 Cahiers Céline 7 : Céline et l'actualité 1933-1961 Cahiers Céline 8 : Progrès suivi de Oeuvres pour la scène et l'écran. Iconographie. Première garde du premier volume ombrée en raison d'une coupure de presse. Rare ensemble complet. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR600.00

‎CELINE Louis-Ferdinand - DAUPHIN J.-P. - GODARD H.‎

Reference : 728629

‎Cahiers CELINE. Collection complète. 8 volumes.‎

‎Gallimard NRF Paris 1976 - 1988 8 volumes in-8 ( 205 X 140 mm ) brochés sous couvertures imprimées. Edition originale dont il n'a pas été tiré de grands papiers ( sauf pour le N°7 ). Très bel exemplaire de cette série complète.- Cahiers Céline 1: Céline et l'actualité littéraire 1932-1957. - Cahiers Céline 2: Céline et l'actualité littéraire 1957-1961.- Cahiers Céline 3: Semmelweis et autres écrits médicaux. - Cahiers Céline 4: Lettres et premiers écrits d'Afrique 1916-1917.- Cahiers Céline 5: Lettres à des amies.- Cahiers Céline 6: Lettres à Albert Paraz 1947-1957.- Cahiers Céline 7: Céline et l'actualité 1933-1961.- Cahiers Céline 8: Progrès suivi de Oeuvres pour la scène et l'écran. Iconographie. D'autres photos sur www.cazitel.com ‎


Librairie Tiré à Part - Marseille

Phone number : 04 91 42 63 17

EUR260.00

‎CÉLINE (Louis-Ferdinand)‎

Reference : 19046

(1952)

‎Féerie pour une autre fois‎

‎ Paris, Gallimard, (10 juin) 1952 1 vol. (125 x 190 mm) de 327 pp. et [1] f. Décor mosaïqué de pièces de box gris repoussé et plissé, chants de box rouge, dos lisse, titre à l'oeser rouge, doublures box et gardes velours, couvertures et dos conservés, emboîtage (reliure signée de Nobuko Kioymiya, 2012). Edition originale. Un des 45 premiers exemplaires sur Hollande, celui-ci 1 des 10 hors commerce (exemplaire B). Envoi signé : "A Willemin André, L.F. Céline".‎


‎Qui était André Willemin ? Serge Perrault, qui le présenta à Céline au cours de l'année 1952, se souvient : "Il fut très enthousiaste à l'idée de rencontrer son illustre confrère, à Meudon." Pendant ses études de médecine à Paris, il fut journaliste à L'Intransigeant, le concurrent de Paris-Soir d'avant la guerre. Après-guerre, il est médecin généraliste avant de se spécialiser en électro-radiologie. Par la suite, il pratique particulièrement la mammographie. Il acquit ainsi une solide réputation, par sa compétence, sur la place de Paris. Son cabinet était situé au 29 de la rue Barbey de Jouy dans le VIIe arrondissement. Co-auteur d'un remarquable Atlas de mammographie avec le professeur François Baclesse, de l'Institut Curie, grand ponte de la cancérologie, très connu du monde médical. Le centre de radiologie qui existe encore rue Barbet de Jouy porte aujourd'hui son nom. Il y eut de nombreuses rencontres et entretiens à Meudon. Willemin avait un humour sarcastique et beaucoup d'à-propos. Il pouvait amuser et intéresser Céline. Cela n'empêchait pas son confrère de déclarer à propos des appétits excessifs, pressants de celui-ci pour les dames : "Willemin !... Il se balade toujours avec sa queue sous le bras". Plus sérieusement, il fut la première personne que Lucette, en plein désarroi, appela au moment où Céline était mourant. "C'est Willemin, alors en consultation, qui me téléphona pour que je monte en vitesse près de Lucette." Après la mort de Céline, il demeura un intime de Lucette et un fidèle de la villa Maïtou. "C'était aussi un personnage fantasque, inattendu : soudainement, sans explication, il déserta la maison de Meudon. Jamais, là-haut, on ne le revit. Plus tard, quelquefois, j'allais le voir dans son rez-de-chaussée de la rue de Varenne. Bien entendu, je ne lui posais pas de questions au sujet de la désertion. Je me serais fait ramasser ; je connaissais le bonhomme... Il est mort à Paris, un matin de décembre 1987, en essayant de sortir de son lit, là, subitement." Ajoutons que c'est à André Willemin qu'on doit le masque mortuaire de Céline (réalisé par Léon Paul Berthault), ainsi que l'empreinte de la main droite, réalisée le 2 juillet 1961, le lendemain de la mort de Céline. François Gibault cite à plusieurs reprises les déjeuners, avec André Frossard, Lucette Almansorn à Monfort-L'Amaury, chez ce "spécialiste des seins qu'il manipulait avec dextérité et non sans plaisir (...) Il exigeait qu'on le prenne tel qu'il était, avec des idées sur tout qui n'étaient jamais celles de tout le monde et un formidable mépris des conventions et des bons usages" (Gibault, in Libera Me). Céline et Willemin se fréquentent régulièrement dès cette année 1952, qui marque la sortie de Féérie et la date de leur rencontre, grâce au danseur Serge Perrault. Et Willemin sera la seule personne avec qui Céline accepta une sortie à Paris, pour un ballet de Cuévas au théâtre des Champs-Elysées. Avec une représentation de La Tête des autres de Marcel Aymé au Louvre, ce sera la seule sortie parisienne des dix dernières années de Céline après son retour à Meudon. "Ce fut tout. Pas un film, une revue, un autre ballet, une autre pièce" (Frédéric Vitoux, Vie de Céline). ‎

Librairie Walden - Orléans

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EUR6,000.00

‎CELINE (Louis-Ferdinand Destouches, dit Louis-Ferdinand).‎

Reference : 3953

‎Né à Courbevoie. 1894-1961. Médecin et écrivain. Lettre Autographe Signée de son paraphe à « Mon cher Vieux » [Jean-Gabriel Daragnès]. S.l.n.d. (décembre 1949 ou janvier 1950). 2 pages in-folio.‎

‎ Peu de temps avant laudience de son procès qui devait se tenir le 21 février 1950, sous la présidence du juge Drappier, Céline tente de mobiliser ses soutiens :...Je vois qu'il faut que tous les vrais amis écrivent maintenant en ma faveur tout de suite au président Drappier cour de Justice directement. C'est à dire toi, Paulhan, Debuffet (sic, pour Jean Dubuffet), Marcel (Marcel Aymé), tous ceux auxquels tu penseras. Veux-tu les alerter ? Naud (son avocat Albert Naud) est d'accord. Ce sera lu à l'Audience avec comme en-tête des lettresAffaire CélineComme je suis malade ! J'ai peine à écrire et je n'ai aucune aide ; tu parles, faire ronéotyper à Copenhague ! Mik (son avocat danois Th. Mikkelsen) s'en fout et ne fait rien. Heureusement Löchen le Pasteur est admirable, sans lui jamais les pieces ne seraient visées au Consulat ni meme tapées ! Il m'a embauché une dactylo la bas... Mik garde mes lettres huit jours sans les lire... Il ne s'intéresse pas !.... Bien affectueusement...Lors de laudience du procès de Céline mi-décembre 1949 devant la cour de Justice de la Seine, son avocat danois Thorvald Mikkelsen avait envoyé un télégramme qui annonçait « Destouches malade, impossible de se présenter... ».Une procédure de jugement par contumace fut donc décidée avec ordre donné à Céline de se présenter à laudience fixée au 21 février 1950. Le président Drappier allait juger lécrivain. Tous les amis de Céline décidèrent alors de se mobiliser en sa faveur, Arletty, Marie Bell, Jean Paulhan, Marcel Aymé, Jouhandeau, Maulnier, jusquà Henri Miller, qui par lintermédiaire de Maurice Nadeau avait rédigé une lettre en faveur de lauteur du Voyage, et enfin beaucoup dautres, dont le peintre Jean Dubuffet...François Löchen était le chef de lEglise réformée de Copenhague. Cest à lautomne 1947 que le pasteur Löchen avait fait la connaissance de Céline au Danemark. Auparavant, il avait été aumônier militaire à Sartrouville, puis à Bezons en banlieue parisienne, là où le docteur Destouches avait lui-même exercé la médecine.L'amitié du graveur Jean-Gabriel Daragnès (1886-1950) et de Céline ne fut pas immédiate. Pendant l'Occupation, Daragnès se méfie de la " bande à Gen Paul ", mais Céline soigne sa mère " jusqu'à la dernière minute " (mars 1941) et Daragnès n'oubliera jamais son dévouement. Cest Daragnès qui met Céline en relation avec Paul Marteau et Jean Dubuffet, deux soutiens de lécrivain lors de son procès. Il accueillera Mikkelsen, lavocat danois de Céline à Montmartre et se rendra lui-même à Korsor en 1948., lexil danois de Céline et son épouse Lucette. Daragnès est à l'origine de la publication de Foudres et flèches et de À l'agité du bocal, et songe à illustrer Scandale aux Abysses qu'il veut imprimer lui-même. Il collecte des témoignages à décharge, et se présente au procès devant la Cour de Justice, comme témoin. On ne l'entendra pas, en l'absence de l'accusé.Le 25 juillet 1950, Daragnès meurt à la suite d'une banale opération. Céline perd un véritable ami, ainsi quun soutien financier actif, par son rôle de passeur de fonds vers le Danemark, en concours avec Pierre Monnier et François Löchen.‎


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‎CELINE Louis-Ferdinand‎

Reference : 63409

(1934)

‎Lettre autographe signée adressée à Léon Deffoux‎

‎Paris [3 mai 1934], 21x27cm, 2 pages sur un feuillet, une enveloppe jointe.‎


‎ Lettre autographe signée «L.F. Destouches» adressée au journaliste Léon Deffoux qui consacra plusieurs articles à l'uvre de Céline. 24 lignes rédigées à l'encre noire, plusieurs soulignements et ratures de la main de Céline. Enveloppe antérieure tamponnée du 25 février 1933 jointe. Pliures inhérentes à la mise sous pli du courrier ainsi que quelques très infimes trou d'épingles en marge haute droite du feuillet. Intéressante lettre dans laquelle Céline communique à son correspondant la liste du jury du prix Blumenthal, bourse distribuée depuis 1920 au profit de jeunes artistes talentueux. Céline y brosse un portrait de son«candidat»et«amiHenri Mahé», rencontré quelques années plus tôt :«25 ans réformé pour baullose(?) actuellement en traitement à Camaret Finistère. Sans fortune il travaille entre les périodes de dépression. Il est marié. Fort généreux et désintéressé de nature. Un excellent artiste à tous égards parfaitement recommandable. Ni arriviste, ni bluffeur.» Céline dresse ensuite un inventaire des ses travaux les plus emblématiques avant de conclure: «Tout ceci, fresques amples, dans le style Gauguin-Lautrec.» C'est à l'automne 1929 que Céline fait la connaissance d'Henri Mahé qui vit alors sur une péniche, la Malamoa, sur laquelle il reçoit une ribambelle d'amis chaque semaine. Le jeune peintre, de treize ans le cadet de Céline, connaît déjà à cette époque un franc succès. Fantaisiste, Mahé se spécialise dans la décoration des lieux de plaisir parisiens: maisons closes, boîtes de nuit et autres cabarets. «Au printemps 1933, son complice Henri Mahé, libéré par une réforme de ses obligations militaires, a abandonné sa péniche et quitté la région parisienne pour la Bretagne, plus précisément Camaret, où il fait construire un voilier l'Enez Glaz (l'Île bleue). De Paris, Céline s'emploie pour lui trouver des ressources, d'abord en le ventant auprès d'Abel Gance qui peut lui procurer des commandes de décor, puis en le recommandant auprès de plusieurs membres de l'entourage de Lucien Descaves, en vue d'un prix Blumenthal de décoration que Mahé obtiendra en effet en juillet 1934, et auprès de Denoël - qui déclinera - pour une édition illustrée du Voyage.» (Henri Godard, Céline) - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

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EUR1,350.00

‎CELINE (Louis-Ferdinand DESTOUCHES, dit Louis-Ferdinand)‎

Reference : 4295

‎1894-1961. Né à Courbevoie. 1894-1961. Médecin et écrivain. Lettre Autographe Signée « L.F.C » à « Chère Madame » [Madame Bailles]. S.l. 20 juillet, sans date [1948]. 2 pages in-folio.‎

‎ Émouvante lettre à une amie dans laquelle Céline évoque ses petits-enfants quil ne connaît pas encore, du fait de son exil au Danemark....Hélas ! bien sur que la vie nest pas drole a qui le dites vous !..., commence Céline ...Surtout pour les dames peut etre dont la vie est si brève. Les hommes font par contre tellement de sottises quils se rendent aussi malheureux quelles finalement. Sottises politiques surtout, les plus graves. Oh il ne faut tomber ni dans lalcool ni dans les toxines ! (...). Il faut surtout je pense essayer de beaucoup dormir. On ne dort jamais assez longtemps assez profondément. Le sommeil est vraiment la seule source de bonheur. Il donne seul la force de supporter la vie... Il ajoute : ...Croyez en lhomme dont linsomnie est le supplice depuis 30 ans. Le sommeil est la seule volupté humaine. La seule volupté dont je suis jaloux en tous cas ! Ah Que je suis prosaïque. La misère simplifie tout...Il aimerait bien la revoir, mais ...un monde nous sépare... dit-il, ...Je ne sais combien de bagnes, de gibets et de Guillotines ! qui ne tomberont pas ( je le crains du fait que tous ces ustensiles membêtent du fait que je voudrais rentrer chez moi )... Il demande des nouvelles de son enfant et de son mari ...se lance-t-il dans la pratique ? (...). Je jabote au petit bonheur. Lâge déjà sans doute... Me voici grand père pour la 4eme fois ! Et je nai jamais vu aucun de ces petits enfants... Grd père en prison ! Voilà qq chose à ne pas dire !...Les lettres de Céline à Mme Bailles, qui nous sont parvenues à ce jour, sont celles dune « mystérieuse » correspondante habitant « 19 rue des Puits clos, à Toulouse » ; elles ont été écrites de 1947 à 1950 selon la datation établie par Jean-Paul Louis dans LAnnée Céline 2013 (édition du Lérot, pp. 33 et suivantes), durant la période dexil de Céline au Danemark où il sétait réfugié avec sa seconde épouse, Lucette Almansor, dans une petite maison au bord de la baltique, dans la solitude de laustère lande danoise. Son exil durera 7 ans, de 1945 à 1951.De son premier mariage avec Édith Follet, Céline avait une fille prénommée Colette (Céline naura pas dautres enfants). Colette Destouches, née à Rennes en 1920, épouse Turpin, eut cinq enfants entre 1942 et 1950. Céline, qui était divorcé depuis 1926, naurait rencontré que laîné à son retour en France. À la mort de Céline, Colette Destouches-Turpin refusa lhéritage de son père, constitué en grande partie de dettes à léditeur Gallimard. ‎


Galerie Paul Blaizot - Paris

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EUR2,800.00

‎CELINE (Louis-Ferdinand)‎

Reference : 19151

(1948)

‎[Henning Jensen]‎

‎ 1 vol. (270 x 335 mm). 4 documents originaux, montés sur papier vélin paille. Box souple gris souris avec deux pièces de titres sde veau rouge et marron rivetés sur les plats, doublures en vachette et gardes de velours rouges, chemise titrée en long, étui (reliure signée de Nobuko Kiyomiya, 2008). Belle réunion de documents originaux sur la période danoise de Céline. ‎


‎Else Jensen et son époux Henning étaient un couple d'artistes peintres danois. A l'époque de l'incarcération de Céline, Henning Jensen était provisoirement gardien de prison à la Vestre Faengsel, où il sympathisa avec Céline. Ce dernier avait vu débarquer la police danoise le 17 décembre 1945, sur une demande d'extradition de la France. Lucette, liberée au bout de quelques jours, doit trouver un logement de toute urgence. " Une possibilité de logement s'est présentée alors grâce à ce gardien de prison (...) qui rêvait d'aller dans le Midi avec sa femme. Nous avons conclu un accord. Ma mère [Gabrielle Pirazzoli] a mis à sa disposition une chambre à Menton en lui laissant un peu d'argent et lui m'a laissé pendant ce temps son logement, un atelier de peintre, une soupente au 8 Kronprincessegade" (Vitoux, La Vie de Céline, 614). Lucette y emmenage en septembre. Céline, lui, ne sera liberé que le 24 juin 1947, et retrouva Lucette dans le petit logement, "trop chaudes durant les interminables journées d'été et glaciale quand venaient les hivers sans fin. Ils allaient encore y séjourner près de onze mois, jusqu'en 19 mai 1948, où ils acceptent l'offre de leur avocat Mikkelsen qui se propose de les loger dans son domaine de Korsör". Les documents présentés ici sont relatives au départ des Destouches de l'atelier des Jensen : * Une lettre autographe signée (210 x 297 mm), recto-verso, sur le vergé jaune qu'employait Céline pendant l'exil, à l'encre bleue, écriture très lisible : une correspondance avec des étrangers pour lesquels il fait manifestement un effort de graphie, datée Copenhague le 26 mai 1948 et signée "L.F. Destouches" : " Chers amis, Nous avons décidé de payer encore votre loyer jusqu'au 30 septembre soit ainsi 4 mois d'avance. Vous n'avez donc point à vous hâter de revenir [...] Cependant votre appartement est libre. Nous le quittons aujourd'hui " - lettre qui pose d'ailleurs un minuscule problème de chronologie, puisqu'il est communément admis que les Destouches s'installent à Korsör le 19 mai 1948 (voir Éric Mazet, Repères chronologiques Avril-Mai 1948, in Lettres à Antonio Zuloaga, page 101). On sait par le témoignage d'Else Jensen que l'appartement fut rendu dans un parfait état de propreté et que Céline ne ménagea pas sa reconnaissance aux Jensen pour leur hospitalité * Deux récépissés de demande de carte d'identité des époux Jensen, chacun d'entre eux comportant une photographie soit d'Else soit de Henning Jensen * Une lettre d'Henning Jensen, destinée au consul général du Danemark, rédigée par et pour le compte d'Ercole Pirazzoli (l'époux de la mère de la mère de Lucette Destouches, née Gabrielle Donas, divorcée de Joseph Almansor). Le texte est une biographie hagiographique de " M. Pirazzoli commandeur de la couronne d'Italie, chevalier de la Légion d'Honneur, ancien industriel, secrétaire pendant plusieurs années de la Délégation Générale en France de la Croix-Rouge italienne, membre du conseil d'administration, pendant 22 ans, de la chambre de commerce italienne de Paris est une personnalité des plus honorables et des plus hautes qualités morales. Il n'a jamais fait de politique et tous ceux qui le connaissent aiment témoigner de sa grande bonté, de sa loyauté, de son honorabilité ", qui a pour but de permettre l'obtention d'un visa afin de permettre aux parents de Lucette de venir la visiter, elle et Céline, au Danemark. " Si nous avons pu obtenir, ma femme et moi, l'autorisation de séjourner en France, nous le devons à Monsieur et Madame Pirazzoli". * une photographie originale en noir et blanc prise à Menton représentant les époux Jensen, les époux Pirazzoli et une amie non identifiée. L'ensemble a été intelligement monté et relié sous une reliure souple de Nobuko Kiymiya. ‎

Librairie Walden - Orléans

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EUR5,000.00

‎CELINE Louis-Ferdinand‎

Reference : 62588

(1949)

‎Lettre autographe signée à son ami lyonnais Charles Deshayes "... l'affaire Céline me paraît le meilleur comme l'Affaire Dreyfus..."‎

‎Korsor (Danemark) 12 Novembre (1949), 21x34cm, deux pages sur un feuillet.‎


‎Lettre autographe signée de Louis-Ferdinand Céline à Charles Deshayes datée du 12 novembre [1949] et rédigée depuis son exil danois de Korsor. Lettre de deux pages, de 25 lignes à l'encre bleue, enveloppe jointe. Traces de pliures centrales inhérentes à la mise sous pli. Charles Deshayes était un jeune journaliste lyonnais qui s'était proposé de prendre la défense de Céline. Il se lia rapidement d'amitié avec l'écrivain, alors abandonné de tous. Leur précieuse correspondance est riche d'informations sur les péripéties céliniennes d'après-guerre et son propre regard sur les années passées. Louis-Ferdinand Céline débute sa lettre en proie aux doutes et aux avanies: «C'est un coup bien moche. Que tenter? Moi-même je n'arrive plus à m'éviter nulle part. J'ai des plaintes en contrefaçon au cul. C'est tout. Tous ces gens ont peur au fond. Ils ne l'avoueront jamais. Qu'espérer?» Tandis que Deshayes qui uvre activement à la réhabilitation de l'écrivain lui soumet son mémoire en défense, Céline lui promet «(très peut-être) un possible (?) éditeur Valby» et des contacts parisiens: «J'écris à ce sujet à mon bon ami le DrBecart.» Mais ce n'est que pour adoucir sa véritable intervention que l'écrivain très directif et cinglant glisse en fin de lettre: «J'ai changé votre titre. Par l'amour de Dieu laissez la nuit tranquille! Et surtout le bout! C'est un cauchemar.» Avec une formidable, mais coutumière, indécence, il lui impose un autre titre violemment provocateur: «L'Affaire Céline me paraît le meilleur comme l'Affaire Dreyfus.» Céline changera finalement d'avis tandis que, ironie de l'Histoire, sous le titre L'Affaire Céline, l'histoire d'un cadavre, le Comité d'action de la Résistance publiera en 1952 les documents à charge contre le sulfureux écrivain. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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EUR2,500.00

‎CELINE (Louis-Ferdinand)‎

Reference : 19084

(1989)

‎Le Questionnaire Sandfort‎

‎ Paris, Monnier, (15 octobre) 1989. 1 vol. (160 x 225 mm) de 137 pp., [2] et 1 ff. Reliure moderne, couverture et dos conservés. Edition originale. Un des 75 sur Arches (n° 52). Précédé de neuf lettres inédites de Céline à J.-A. Sandfort ; textes et documents réunis, présentés et annotés par M. Uyen et P. Altena. ‎


‎" Pour la première fois on a retrouvé une correspondance entre Céline et son traducteur contenant, en plus des lettres, tout un questionnaire sur des problèmes de traduction. Il y avait, en effet, dans les archives de J.A. Sandfort, avec les neuf lettres de Céline, trente-trois pages contenant les questions que Sandfort a posées à Céline afin d'éclairer sa compréhension du texte [Voyage au bout de la nuit]. Ces feuilles, prises dans un simple cahier d'écolier, nous présentent un singulier contraste entre l'écriture fine et appliquée du Néerlandais et celle de Céline. C'est Sandfort lui-même qui a numéroté soigneusement en haut et à gauche les pages de 1 à 33. En haut à droite on peut lire les numérotations des envois successifs : trois fois cinq pages, deux fois huit et deux pages non numérotées. Chaque page contient entre deux et quatre questions, séparées par l'espace où Céline était invité à écrire sa réponse ; celle-ci se compose souvent d'un " oui " bref, moins souvent d'un " non " souligné, suivi de la signification correcte. Quelquefois Céline rature une des réponses proposées par son correspondant, et souvent il désigne à l'aide d'une flèche la solution à retenir. Cette façon très lapidaire de répondre semble agacer Sandfort (page 25). " ‎

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EUR150.00

‎CELINE Louis-Ferdinand‎

Reference : 63228

(1950)

‎Lettre autographe inédite signée à Paul Marteau : "Quand elle vous court après le fantôme elle devient comique la haine"‎

‎s.l. [Klaskovgaard] 11 [janvier 1951], 20,5x33,5cm, 2 pages sur un feuillet, enveloppe jointe.‎


‎Lettre autographe inédite signée de Louis-Ferdinand Céline, adressée à Paul Marteau, datée du 11 [janvier 1951], une indication bibliographie indique la date erronée de 1950, démentie par la mention du procès de Céline le 21 février 1951. 27 lignes à l'encre bleue, plusieurs ratures et corrections de la main de l'expéditeur, enveloppe jointe. Structurée autour des traits cyniques de l'auteur, cette lettre dévoile l'ampleur de l'affaiblissement qui saisit Céline, tourmenté par sa condamnation imminente. Grand admirateur de Céline, le riche industriel Paul Marteau devient un correspondant régulier de l'écrivain pendant ses années d'exil et se révèlera d'une aide inébranlable lors du procès et à son retour en France. Ereinté par l'isolement et la maladie, à l'image de son double Bardamu dans l'épisode africain du Voyage, «cloué au lit à grelotter, la grippe, le paludisme, et des vertiges. Des vertiges couché!Le bateau vraiment craque bute échoue partout », Céline se réfugie dans l'humour sarcastique, ultime ressource contre ses tourments: «Cette famille de ma fille [...] a su donc par vous que j'existais - C'est déjà agréable. » Sous les traits ironiques transparaît l'anxiété de Céline à l'approche de son procès («Et il paraît en plus qu'ils vont me condamner à je ne sais quoi le 21 fév...») et la peur, récurrente du séjour au Danemark, d'être oublié de ses contemporains, la prolifique correspondance cherchant à enrayer ce mouvement : «Quand je dis que j'existe je me vante un peu - Ce n'est plus beaucoup exister où nous en sommes !» Les maximes grinçantes qui referment la lettre, emblématiques du style célinien, incarnent l'indissociabilité de l'humeur noire et de la dérision dans l'écriture de Céline, exacerbée par les affres de l'exil: «Quand elle vous court après le fantôme elle devient comique la haine... et pour des fantômes de crimes... C'est à rigoler bien sûr. Je veux dire en spectateur » - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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‎CELINE Louis-Ferdinand‎

Reference : 63243

(1949)

‎Lettre autographe signée de Louis-Ferdinand Céline à Paul Marteau: " Henri MAHÉ, français, breton et parisien."‎

‎Korsør, Danemark 24 [juillet 1949], 20,2x33cm, 2 pages sur un feuillet, enveloppe jointe.‎


‎Lettre autographe signée de Louis-Ferdinand Céline à Paul Marteau, datée du 24 [juillet 1949] à Korsør Danemark,23 lignes à l'encre bleue sur un feuillet de papier vergé, enveloppe jointe. Pliures inhérentes à la mise sous pli. Témoignage significatif des liens que l'auteur s'efforce de conserver avec la France lors de ses années d'exil, cette lettre montre la volonté de Céline de présenter, à travers une chaleureuse recommandation, son vieil ami Henri Mahé à une nouvelle connaissance alors encore purement épistolaire: Paul Marteau. Cette lettre se distingue par son ton relativement enjoué, remarquable dans la correspondance de cette époque, qui peut être attribué à «la visite icid'un admirable ami et admirable peintre», Henri Mahé, l'un des rares amis de l'auteur à venir le soulager de son isolement à Korsør. Céline y dresse l'un de ses portraits les plus connus de Mahé, après son avatar du Voyage, dont la citation se retrouve dans les ouvrages bibliographiques du peintre sur l'écrivain, Brinquebale avec Céline et l'inachevé Genèse avec Céline: «Henri MAHE. Français, breton et parisien». C'est en Mahé que se rejoignent les lieux chers au cur de l'exilé, Montmartre à travers Paris et la Bretagne dont la pensée ne quitte pas l'auteur durant ses heures sombres. «Un artiste et un cur généreux [...] pas tapeur! pas pleurnichard!». Dans ses éloges où pointe la reconnaissance de l'écrivain envers Mahé, Céline espère encourager une rencontre entre les deux hommes autour d'un «petit projet» qui demeure mystérieux. Admirable lettre d'exil où se distingue la portée des amitiés céliniennes, véritable échappatoire à la solitude qui accule l'auteur. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

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‎CELINE (Louis-Ferdinand) - COLLECTIF‎

Reference : 29006

(1997)

ISBN : 2908295547

‎L'année Céline 1999. Revue d'actualité célinienne. Textes, chronique, documents, études. ‎

‎Tusson & Paris, Du Lérot - Imec éditions, 2000. In-8 broché (22,6 x 15,3 cm), couverture imprimée, 262 pages + hors-texte couleur et nombreux fac-similés , photos et documents .Textes de Céline : La quinine en thérapeutique, lettres à divers correspondants (Richter, Gen Paul, Perin, Lafforest, Deshayes, Marteau, Block), Manuscrits, dédicaces et lettres passés en vente (Voyages au bout de la nuit, Mort à crédit, Féérie pour une autre fois, D'un château l'autre), dédicaces ; chroniques : éditions et rééditions d'oeuvres de Céline, bibliographie critique, adaptations et mises en scène, expositions, iconographie, échos et mentions, Céline à l'étranger ; documents : Un Céline surréaliste (R. de Lafforest), L. F. Céline européen (A. Pfannstiel). Tirage limité à 600 exemplaires.- 400g.L. - Excellent état‎


Phone number : +33 (0) 4 94 53 89 34

EUR29.00

‎CELINE Louis-Ferdinand - DERVAL A. - GODARD H. - LOUIS J.-P.‎

Reference : 125386

‎L'Année CELINE 1994. Revue d'actualité Célinienne. Textes - Chronique - Documents - Etudes.‎

‎Du Lérot - IMEC Editions Tusson - Paris 1994 In-8 ( 230 X 150 mm ) de 335 pages, broché sous couverture illustrée rempliée. Illustrations et fac-similés. Bandeau conservé. Très bel exemplaire.Revue d'actualité célinienne : textes, chronique, documents, études : Textes de Céline : reliquats de la Légende du Roi Krogold, Douze lettres à Eugène Dabit, Lettres à Henri Robert Petit, lettres à divers correspondants, billets à divers correspondants, manuscrits, dédicaces et lettres passés en vente bibliographie critique, adaptations & mises en scène, expositions, iconographie,revue de presse, Céline à l'étranger témoignage d'Henri Mondor pour le procès de février 1950, Céline dans le Petit Crapouillot, Céline au Collège de Pataphysique, portrait de Céline dans le Patmos de sa banlieue ( A. Vialatte ) études : les pamphlets de Céline et la belle époque ( T. Schmidt Grasset ), à propos de la Chanson des gardes suisses, à propos d'A. Coeuroy D'autres photos sur www.cazitel.com ‎


Librairie Tiré à Part - Marseille

Phone number : 04 91 42 63 17

EUR40.00

‎CÉLINE (Louis-Ferdinand).‎

Reference : 112821

(1976)

‎Cahiers Céline. 1. Céline et lactualité littéraire, 1932-1957. 2. Céline et lactualité littéraire, 1957-1961.‎

‎ Gallimard, 1976, 2 vol. in-8°, 185 et 245 pp, note bibliographique, index, brochés, couvertures noires, titres en rouge et blanc, bon état. Edition originale des 2 premiers Cahiers Céline, complets pour "L'actualité littéraire"‎


‎Ces deux cahiers rassemblent toutes les interviews, réponses à des enquêtes, lettres de Céline adressées à des journalistes et publiées par eux, qui portent sur la littérature ou sur des sujets généraux. L'ensemble représente la participation de Céline, plus active qu'il ne l'admet en général, à l'actualité littéraire de son temps. Beaucoup de ces textes, en particulier les plus anciens, sont très peu connus et font à l'oeuvre un accompagnement souvent éclairant. On y trouve notamment un grand nombre des déclarations dans lesquelles Céline s'explique sur son travail littéraire. Quant à ses relations avec les journalistes, on verra qu'elles diffèrent sensiblement de l'image qu'il en donne dans plusieurs de ses romans. ‎

Pages d'Histoire - Librairie Clio - Paris

Phone number : 33 01 45 41 59 20

EUR60.00

‎Poulet (Robert) et Louis-Ferdinand Céline‎

Reference : 88147

(1971)

‎Entretiens familiers avec Louis-Ferdinand Céline suivis d'un chapitre inédit de Casse-pipe‎

‎Editions Plon Malicorne sur Sarthe, 72, Pays de la Loire, France 1971 Book Condition, Etat : Bon broché, sous couverture imprimée éditeur blanche, titre en rouge In-8 1 vol. - 187 pages‎


‎ nouvelle édition de 1971, la première est parue dans Tribune Libre en 1958 "Contents, Chapitres : Introduction - Un jour de fièvre - Comment il faut lire ce qui suit - Divertissement - Là-dessus, il faut revenir en arrière - Où il est question du Voyage - Où l'on voit rire Céline - Bardamu en Normandie - Sur une polémique, la publicité, etc - Céline Bourgeois - Céliniana - Derniers gestes, derniers mots, Céline ! - Casse-pipe, chapitre inédit (page 169 à 186) - Robert Poulet, né le 4 septembre 1893 à Liège, décédé le 6 octobre 1989 à Marly-le-Roi est un écrivain et journaliste belge. - Robert Poulet connaît un parcours intellectuel complexe et non conformiste, qui l'amène du dadaïsme au rigorisme catholique, en passant par le fascisme et l'anarchisme de droite. Durant la Seconde Guerre mondiale, Robert Poulet fonde le quotidien ""Le Nouveau journal"" et défend une politique de collaboration conditionnelle avec l'occupant allemand. Il soutient politiquement le roi Léopold III. Arrêté et condamné à mort en 1945, Robert Poulet voit ensuite sa peine commuée en exil. Il s'installe en région parisienne, où il exerce une activité d'éditeur et de critique littéraire. Il est l'éditeur du Pont de Londres, la seconde partie de Guignol's Band, de Louis-Ferdinand Céline. Dans lincipit de Rigodon, Céline le décrit de la manière suivante: « Je vois bien que Poulet me boude... Poulet Robert condamné à mort... il parle plus de moi dans ses rubriques... autrefois j'étais le grand ceci... l'incomparable cela... maintenant à peine un petit mot accidentel assez méprisant. Je sais d'où ça vient, qu'on s'est engueulé... à la fin il m'emmerdait à tourner autour du pot !... vous êtes sûr que vos convictions ne vous ramènent pas à Dieu ! ». Les articles de Robert Poulet consacrés à la littérature furent très appréciés des lecteurs de l'hebdomadaire Rivarol. Robert Poulet était le frère aîné du critique littéraire Georges Poulet. (source : Wikipedia)" couverture à peine jaunie, intérieur frais et propre‎

Librairie Internet Philoscience - Malicorne-sur-Sarthe
EUR25.00

‎CELINE Louis-Ferdinand‎

Reference : 34126

(1932)

‎Voyage au bout de la nuit‎

‎Denoël & Steele, Paris 1932, 12x19cm, relié.‎


‎Edition de l'année de l'originale. Reliure en plein maroquin bordeaux, dos à cinq nerfs, date en queue, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures et dos conservés, tête dorée, étui bordé de maroquin bordeaux, plats recouverts de papier à la cuve, reliure signée de Patrice Goy. Exceptionnel et précieux envoi autographe signé de Louis-Ferdinand Céline à Abel Gance : "A mon ami Abel Gance fidèle dans un voyage autour de tout. LF Destouches." Quelques repère de lecture marginaux au crayon de papier in-fine. Ami de Gance depuis 1917, Céline lui voue une grande admiration: "Il restera dans cent ans bien plus de votre cinéma que de mon gros tambour mortuaire". L'estime est réciproque et Gance sera le premier à envisager, dès le mois de novembre 1932, une adaptation cinématographique du Voyage, projet auquel Céline tenait beaucoup. Abel Gance acheta les droits à Denoël pour 300.000 francs. Impossible défi, il abandonna le projet un an plus tard. Lui succéderont : Claude Autant-Lara, Michel Audiard, Sergio Leone, Federico Fellini, François Dupeyron... Autant d'échecs, malgré la ferveur des cinéastes ("Le voyage n'est pas un film, c'est un renvoi d'ascenseur, le père Céline on lui doit tout !" - Audiard) et les efforts de Céline (il se rendit à Hollywood en 1934 pour "signer une option de six mois avec Lester Yard [...] De tous les agents, il m'a semblé le plus apte, le plus coquin"). Rendez-vous manqué ou rencontre impossible, Céline conclura : "Je laisse rien au cinéma ! Je lui ai embarqué ses effets ! ... toute sa rastaquouèrie-mélo! ... tout son simili-sensible ! [...] j'ai capturé tout l'émotif ! ..." (Entretiens avec le professeur Y). Abel Gance ayant, par la suite, détruit une grande partie de sa correspondance avec son sulfureux ami, cette dédicace constitue un des rares témoignages de la rencontre de deux pionniers du langage artistique moderne. Bel et unique exemplaire parfaitement établi. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

Le Feu Follet - Paris

Phone number : 01 56 08 08 85

EUR10,000.00

‎CÉLINE (Louis-Ferdinand Destouches, dit L.-F.)‎

Reference : 3377

(1512)

‎Né à Courbevoie. 1894-1961. Médecin et écrivain. L.A.S. « Destouches » à son fidèle ami Paul MARTEAU. S.l., [Issy-les-Moulineaux], 15 décembre [1954]. 3 pp. in-folio. Enveloppe jointe affranchie.‎

‎ 15/12 Désopilante lettre de Céline à ses grands amis, pour leur souhaiter un joyeux Noël : ...Je vous vois tous les deux avec Lady Pascalyn [lépouse de Paul Marteau] cassant la croûte sur votre faux temple pour célébrer le petit Jésus ! et au gros rouge ! et publiquement... samuse Céline ...Pour « Mandun » je vous demanderai la permission daller y regarder moi-même... Je nai pas rêvé... Quand vous serez de retour Avenue Barres, Perrot, on verra ce quil apporte, si cest bon on vous dira merci... Cest l« Opera-Lulu » qui nous défend... sa plus jeune vedette a 4 ans [allusion aux cours de danse que donnait son épouse Lucette Almanzor]... Si Lady Pascalyn veut retrouver ses 20 berges, Lulu a tous les secrets... Autres choses que les cremes et massages !... et les amies de Pascalyn ! pas une grand-mère résiste ! cest de la magie !... le veritable esoterisme ! le retour pratique dans la jeunesse !... (...). Ah, je vous disais pas ! On a six chiens ! de quoi rire !...À son retour dexil forcé au Danemark, L.-F. Céline et son épouse Lucette trouvèrent asile à Neuilly chez Paul Marteau, un riche industriel, admirateur de lécrivain qui avait été présenté à Céline par Daragnès. Après lacquisition de la maison de Meudon, Céline se remet à lécriture, reprend son activité de médecin, tandis que sa femme donne des leçons de danse. En 1952 Céline avait opéré son retour en littérature avec la publication chez Gallimard, qui devint son éditeur attitré, de Féerie pour une autre fois, puis en 1954, de Normance.‎


Galerie Paul Blaizot - Paris

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